Dictionnaire des rimes
Les rimes en : vioque
Que signifie "vioque" ?
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- (Argot) Variante orthographique de vioc.
- Quelque chose de ce tonneau : — « Miguel est vioque, estropié mais heureux ». — (San Antonio, Les cochons sont lâchés, S-A 148, 1991)
Mots qui riment avec "oque"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "vioque".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : oque , oques , oc , ocs , ock , ocks , och et ok .
- villevoques
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probloque
?- (Argot) Propriétaire.
- Si ton probloque aime les cabots tu pourrais peut-être le payer en nature, suggéra la maitresse de céans. — (Roland Dorgelès, Quand j’étais montmartrois, Albin Michel, Paris, 1936)
- (Argot) Problème.
- Mais c’est pas le moment de poser des probloques car je n’ai pas le temps de les résoudre. — (Frédéric Dard, Du mouron à se faire, Fleuve noir, Paris, 1955)
-
troc
?- (Économie) Échange direct de biens ou services non retranscrit par une opération monétaire.
- Il suivit M. Paul Cambon qui parvint à édifier le célèbre accord entre la France et la Grande-Bretagne, impliquant notamment le troc de nos droits sur l'Égypte contre le désintéressement anglais au Maroc. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- (Québec) (Finance) Échange financier
- gilhoc
-
croc
?- Instrument de fer, de bois, etc., à une ou plusieurs pointes recourbées, dont on se sert pour y pendre ou pour y attacher quelque chose.
- Pendre de la viande au croc.
- Un froid mouillé touchait sa paume, le mince corps se tordait au béement de la gueule translucide, si fragile que l'hameçon dont elle était percée semblait un croc de bronze monstrueux. — (Maurice Genevoix, La Boîte à pêche, Paris : éd. B. Grasset, 1926, page 29)
- Instrument de fer dont on se sert pour attraper ou cueillir quelque chose.
- Ils se tenaient par la main – Glaoda était devenu aveugle – et Corentine s’était munie d’un pot à lait et d’un croc pour la cueillette des mûres. C’est pour lui faire de la confiture, disait-elle. — (Mona Ozouf, Composition française, Gallimard, 2009, collection Folio, pages 55-56)
- Longue perche au bout de laquelle il y a une pointe de fer avec un crochet.
- Le croc des bateliers se nomme une gaffe.
- Tirer avec un croc.
- A l'arrière, se tient une jeune recrue, poupine et rose, mais maniant fort bien la perche à croc, et soufflant à tout va dans un sifflet à roulette, pour prévenir les riverains. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 10)
- (Par analogie) Façon de porter les moustaches recourbées en forme de crochet.
- Pour se donner l’air plus terrible, chaque franc-tireur laissait pousser sa barbe et ses moustaches, si bien qu’à la promenade le monde ne se connaissait plus. De loin vous voyiez un brigand des Abruzzes qui venait sur vous, la moustache en croc, les yeux flamboyants, avec un tremblement de sabres, de revolvers, de yatagans ; et puis, quand on s’approchait, c’était le receveur Pégoulade. — (Alphonse Daudet, La défense de Tarascon, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 63)
- Chacune des quatre grandes canines pointues des animaux carnivores.
- L'air maussade, il portait un jean et un tee-shirt orné d'un vélociraptor qui montrait les crocs, à cheval sur un chat géant arborant lui-même un tee-shirt sur lequel était écrit « XPTDR ». — (Chloe Neill, Les Vampires de Chicago, tome 7 : Permis de mordre, traduit de l'anglais (États-Unis) par Sophie Barthélémy, Paris : éditions Milady, 2013)
- Ce mâtin a de grands crocs. — Les crocs d’un tigre.
- (Argot) Dent humaine.
- Ils avaient plus de crocs pour bouffer, tellement qu’ils étaient vermoulus, ils avaient fourgué leurs lunettes… — (Louis-Ferdinand Céline, Mort à crédit, Denoël, Paris, 1936)
- La quarantaine et plus un croc à lui, si mes souvenirs ne me trahissaient pas. — (Léo Malet, Les rats de Montsouris, Robert Laffont, Paris, 1955)
- (Désuet) Personne qui triche aux jeux (de nos jours on utilise plutôt escroc).
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moloch
?- Lézard australien du genre Moloch.
- Or, à y regarder de près, seule une infime frange d’entre elles, une dizaine tout au plus – parmi lesquelles les araignées, la corneille et le moloch hérissé ( Moloch horridus ) –, est considérée comme immangeable. — (Emmanuel Désveaux, Avant le genre : Triptyque d'anthropologie hardcore, Paris, Éditions de L'EHESS, 2013, page 157)
- (Alchimie) Récipient en plomb utilisé part les alchimistes.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Utilisé comme qualificatif, indique que le terme associé a une dimension barbare, cruelle voire inhumaine, exigeant des sacrifices. On le trouve parfois écrit avec une majuscule comme le dieu du même nom ou avec un trait d’union le liant au mot qu'il qualifie.
- Comme Friedman et Hayek, Nozick refuse les débordements de l'état moloch, qu'il voudrait voir revenir aux principes du libéralisme constitutionnel et au rôle d'état veilleur de nuit de la théorie libérale classique [...] — (L’état et la justice: Les problèmes éthiques et politiques dans la philosophie Anglo-saxonne - John Rowls et Robert Nozick, Otfried Höffe, 1988, consultable sur GoogleBooks)
-
broque
?- Rejeton d’un chou frisé → voir brocoli.
- (Argot) Liard, sou, centime, pièce de monnaie de peu de valeur.
- Des balles, des ronds ou des broques. — (Victor Hugo, Les Misérables, tome 2, 1862, page 230)
- (Par extension) Pacotille, chose sans valeur.
- Son œil enregistra des boiseries […] des tableaux, et pas de la broque. — (Auguste Le Breton, Razzia sur la Chnouf, Gallimard, 1954, page 30)
- (Avec une négation) Rien.
- Ne pas valoir une broque : Ne rien valoir.
- (Théâtre) Ne pas en savoir une broque : Ne pas connaître un seul mot de son texte.
- [...] car tous ces assassinats dans sa baraque l’ont un peu excité, et je ne crois pas qu’il s’en fasse une broque pour ça, parce qu’il a dans l’idée que ça va donner à un tas de caves l’envie de venir voir l’endroit où les bonshommes se sont fait descendre [...]. — (Peter Cheyney, La Môme vert-de-gris, chapitre III, traduction de Marcel Duhamel, Gallimard, 1945)
- Mon texte, elle me l’a volé… elle l’a avalé… elle veut pas que je puisse en débiter une broque, ce soir, je l’ai bien vu… elle me l’a sorti de la cervelle… pas un mot, non, pas un mot qui me reste à moi… mon déshonneur, ma perte… — (Alexandre Arnoux, Zulma l’infidèle, 1960, page 305)
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pébroque
?- (Familier) (Nord de la France) (Nord-Est de la France) Parapluie.
- Il était affublé de grosses bacchantes noires, d’un melon, d’un pébroque et de larges tatanes. — (Raymond Queneau, Zazie dans le métro, Gallimard, Paris, 1959)
- On se demandait comment elle arrivait à vivre. Des pébroques, elle en vendait pas des gerbes… elle faisait quelques réparations. — (Alphonse Boudard, Les Combattants du petit bonheur, Éditions de la Table Ronde, 1977)
- Nous marchons en silence vers la villa « Magdala », partiellement à l'abri sous nos pébroques. — (Thierry Lepoire, Panier de crabes au Chaudron, Les Éditions Mélibée, 2016)
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débloque
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de débloquer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de débloquer.
- Parce que ça me décompresse, ça me débonde, ça me débouillonne, ça me décoince, ça me débloque ! — (Françoise Dorin, L’Intoxe, suivi de Le tout pour le tout, 2015)
- Première personne du singulier du subjonctif présent de débloquer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de débloquer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de débloquer.
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brook
?- (Sports hippiques) Un des types d'obstacle figurant dans les courses de steeple-chase.
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grandiloque
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de grandiloquer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de grandiloquer.
- Bonne fille, recevant de son ancien ami des lettres grandiloquentes qui parlent “des circonstances de la vie qui les ont séparés”, elle l’imite et grandiloque avec lui. — (Mathilde Brézet, Le grand monde de Proust, Grasset, 2022)
- Première personne du singulier du subjonctif présent de grandiloquer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de grandiloquer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de grandiloquer.
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pébroc
?- (Argot) Parapluie.
- On trotte cahin et surtout caha pour aller au collège avec Jasounette en serrant nos pébrocs au-dessus de nos têtes quand je lui sors : – Ma capilotade de cœur me confère une nouvelle dignitude.. — (Louise Rennison, Le journal intime de Georgia Nicolson, tome 5 : Syndrome allumage taille cosmos, traduit par Catherine Gibert, Gallimard Jeunesse, 2011)
- […], Byron, peut ouvrir mille fois son petit parapluie avec une tête de lapin dans le magasin ou le salon, elle ne se sent pas du tout effleurée par l'aile de la catastrophe, du moment que le pébroc est sec. — (Danièle Saint-Bois, Marguerite, Françoise et moi, Éditions Julliard, 2014)
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manioc
?- (Botanique) Arbrisseau d’Amérique du Sud, de la famille des euphorbiacées, dont le nom scientifique est Manihot esculenta et qui est cultivé en zone intertropicale pour ses tubercules.
- Je crains que cet auteur célèbre, qui décrit d’ailleurs assez exactement les objets d’histoire naturelle, n’ait confondu le manioc avec les ignames, c'est-à-dire le Jatropha avec une espèce de Dioscorea.— (Voyage de Humboldt et Bonpland : Essai politique sur le royaume de la Nouvelle-Espagne, Volumes 2 à 3, 1827, page 402)
- Le manioc est cultivé pour ses racines qui tubérisent au cours d’un cycle de 6 à plus de 36 mois selon les variétés et le milieu. Il est produit en majorité par de petites unités de production avec de faibles moyens techniques, surtout pour l’alimentation humaine. La totalité de la plante est parfois utilisée : le bois comme combustible, les feuilles et les épluchures pour l’alimentation animale. Dans certaines régions (Afrique, Amérique latine), les extrémités avec les jeunes feuilles sont cueillies en cours de végétation pour être consommées. — (Cirad/Gret/MAE, Mémento de l'Agronome, 1 692 pages, page 843, 2002, Paris, France, Cirad/Gret/Ministère des Affaires Etrangères (+ 2 CD-ROM))
- Le manioc est l’une des plantes alimentaires les plus importantes de la planète, occupant le 6ᵉ rang mondial. Les principaux pays producteurs sont le Brésil, la Thaïlande et l’Indonésie.
- Certaines variétés de manioc contiennent du cyanure dans leurs racines (mais il n’y a plus de cyanure si le manioc est bouilli)… — (Bill Forse, Christian Meyer et al., Que faire sans vétérinaire, Cirad / CTA / Karthala, 2002, page 325)
- Une horde de potamochères se désaltère plus loin, après s'être gavée dans une plantation de manioc.— (Emmanuel Dongala, Le Feu des Origines, 2013)
- Le manioc étant en grande partie cultivé à l’échelle familiale, les statistiques sont peu fiables ; on estime cependant que c'est la 6e plante nourrissant l’humanité et la 3e sous les tropiques après le riz et le maïs.— (Guillaume Jean, Ils ont domestiqué plantes et animaux: Prélude à la civilisation, 2013, page 330)
- On y croise nombre de motos à deux ou trois passagers avec leurs outils : les bas-côtés sont colonisés par du manioc, du maïs, des bananiers, mais aussi par des palmiers à huile plantés par des villageois. — (Huile de palme : polémique autour des plantations de Bolloré au Cameroun, Le Monde, 21 août 2017)
- (Par métonymie) Tubercule racinaire de cette plante qui est râpé afin de confectionner un pain nommé cassave et une fécule nutritive appelée tapioca.
- La partie fibreuse est mise dans le tipiti*, la presse à manioc, pour en extraire l’acide prussique, qui est un poison mortel. Puis la ménagère mélange l’amidon avec les fibres pour fabriquer les galettes de manioc qui est cuite sur une grande platine de céramique posée sur un muret de terre circulaire présentant une large ouverture pour alimenter le foyer.— (Patrice Bidou, Une civilisation du manioc amer, in Le Mythe de Tapir Chamane : Essai d’anthropologie psychanalytique, 2001, page 56-57)
- Le troc se pratiquait également avec les habitants de la basse vallée de la Manombo qui échangeaient du manioc et du maïs contre du pois du Cap cultivé dans la vallée de l’Androka. — (Marie-Christine Cormier-Salem, Patrimonialiser la nature tropicale: dynamiques locales, enjeux internationaux, 2003, page 220)
- "A La Gabarra, où je vis, l’État envoie ses éradicateurs et ses soldats", explique José, qui préférerait des professeurs et des médecins. Ou encore une route en bon état, qui lui permettrait d'aller vendre manioc, maïs et bananes à Tibu. "Dites bien que nous ne sommes pas des guérilleros", insiste-t-il...— (Marie Delcas, 28 juin 2013En Colombie, des paysans refusent la politique d'éradication des plantations de coca, Le Monde,)
- À propos de la bière de manioc offerte par son hôte Achuar (Jivaro), Philippe Descola notait en 1991 qu’«il est inconcevable de refuser la coupe offerte par une femme : un tel geste serait interprété comme un signe de défiance grave envers l’amphitryon, soupçonné ainsi d’avoir empoisonné le breuvage». — (Laure Noualhat, «Chacun veut se réapproprier le contenu de son assiette» , Libération, 15 janvier 2014)
- Elle attend aussi avec impatience le « 33 tours », comme on désigne ici le petit réchaud à un feu qui a été promis avec le contrat. Elle pourra alors cuisiner du poisson salé et des foufous à la farine de manioc. — (Laurence Caramel, L’électricité au secours des derniers gorilles de montagne, Le Monde, 26 octobre 2016)
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schnock
?- (Familier) (Vocabulaire injurieux) Imbécile, con.
- En civil à présent ce schnock ! Il était donc plus colonel ! — (Louis-Ferdinand Céline, Le Pont de Londres : Guignol’s Band II, Gallimard, Paris, 1964, p. 27)
- (Familier) (Péjoratif) Personne sénile, gâteux.
- Quand va-t-il finir de cracher dans ma soupe, ce vieux schnock ? — (Brigite Burlot, Reg et les esprits captifs, Artus Fébur, p. 13)
- (Familier) (Péjoratif) Individu à la mentalité de personne âgée.
- Pour chaque Québécois qui célèbre la naissance de Jésus, il y en a 100 qui célèbrent la création de Santa Claus (un vieux schnock avec une grosse poche qui exploite des personnes de petite taille) par Coca-Cola ! — (Richard Martineau, Des fêtes de Noël injustes?, Le Journal de Québec, 23 novembre 2020)
- (Familier) (Péjoratif) Individu, type.
- hautecloque
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broc
?- Récipient portatif d’une assez grande capacité, communément de bois, garni de cercles de fer ou de cuivre, qui a une anse et un bec évasé et dont on se sert ordinairement pour tirer ou transporter de l’eau ou du vin.
- […] il lui fallut absolument supplier son pieux amphitryon de lui fournir un breuvage quelconque ; celui-ci répondit à la prière en plaçant devant le chevalier un grand broc rempli de l’eau la plus pure. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- La belle MargotonTant matin s’est levée,A pris son broc d’argent,À l’eau s’en est allée… — (Alphonse Daudet, « Les Deux Auberges », in Lettres de mon moulin, 1887)
- À la vérité, il n’avait pas l’esprit tourné aux désirs charnels, et il lui en coûtait plus de renoncer aux brocs qu’aux dames. Car, sans manquer à la sobriété, il aimait à boire quand il faisait chaud. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 74)
- Alors les enfants d’aujourd’hui devenus adultes se souviendront peut-être avec mélancolie des courses du samedi à l’Hyper U, comme les plus de cinquante ans gardent en mémoire les épiceries odorantes d’hier où ils allaient « au lait » avec un broc de métal. — (Annie Ernaux, « Regarde les lumières mon amour », Seuil, 2014, page 72)
- (Métrologie) (Désuet) Ce qu’un broc peut contenir.
- Le broc, ⅓ du setier, = 10 pots ou mass = 100 verres ou becherlein = 500 pouces cubes de Vaud = 680.57 pouces cubes de Paris = 2.971 gallons = 13.5 litres. — (Horace Doursther, Dictionnaire universel des poids et mesures, anciens et modernes, M. Hayez, Bruxelles, 1840)
- Deux hommes à figure sinistre, à barbe hérissée, vêtus presque de haillons, touchaient à peine au broc de vin qu’on leur avait servi, — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, première partie, 1842)
- Je lançai à la tête de Rouletabille un broc d’eau. — (Gaston Leroux, Le Mystère de la chambre jaune, chapitre XXII, 1907)
- (En Picardie, en Champagne-Ardenne) Cruche en métal servant dans les cantines pour l’eau.
- Note : Cet emploi lui donne un caractère légèrement péjoratif.
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kapok
?- (Textile) Fibre végétale, très légère, fine et soyeuse, imperméable et imputrescible, constituée des poils recouvrant les graines du kapokier ou fromager.
- Le kapok naturel imperméable et gonflant est largement utilisé pour la confection des coussins.
- Lady Diana, à cette minute même exerçait peut-être les artifices de sa séduction entre deux monticules de kapok emmaillotés de velours brodé… Je la devinais, presque nue, sous sa robe rose et blanche… — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 188)
- En lacérant les gilets, les femmes recueillirent le kapok qui se trouvait à l’intérieur. Elle s’en servirent plus tard pour fabriquer des serviettes périodiques. — (Arto Paasilinna, Prisonniers du paradis, 1974. Traduit du finnois par Antoine Chalvin, 1996, page 81)
- Assis dans un rocking-chair rococo garni d’un coussin à capitons fait d’un kapok trop mou mais qu’un joli cuir à cordon galonnait, il s’offrait pour l’instant un imposant rollmops au vin blanc qu’il noyait dans un grand bocal à cornichons. — (Georges Perec, La Disparition, Gallimard, Paris, 1969)
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vioc
?- (Argot) Vieux.
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colloque
?- Conférence entre deux rois ou entre deux chefs d’état, en vue de s’entendre sur des matières politiques, religieuses, etc.
- Coucy-le-Château (Aisne) eut pour rabbins Simon ben Abraham, dénommé le sire de Coucy, et le célèbre Moïse de Coucy, l'un des quatre représentants du judaïsme au colloque de Paris de 1240. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Conférence ou communication scientifique présentée dans un cadre académique.
- Il ne faudrait pas passer sous silence le fait que les chercheurs et chercheures francophones se rencontrent aussi dans le cadre de colloques annuels et autres activités organisées par les centres de recherches dans les provinces. — (« Introduction » de Une Langue qui pense: la recherche en milieu minoritaire francophone au Canada, sous la direction de Linda Cardinal, Presses de l'Université d'Ottawa, 1993, page 8)
- Dans la préparation de ce travail universitaire, j’ai rencontré dans des séminaires ou des colloques, des chercheurs de premier plan qui m’ont ouvert la voie — (Benjamin Stora, Discours à la Cité de l’immigration dans le blog Voix du Sud de Médiapart, 24 septembre 2014)
- (Familier) Entretien plus ou moins mystérieux entre deux ou plusieurs personnes.
- Pendant ce colloque du lieutenant Hobson et de son sergent, Mrs. Paulina Barnett et Madge, elles aussi, échangeaient quelques paroles, […]. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Modeste vit et entendit ce petit colloque de sa chambre, où elle se postait toujours à cette heure derrière sa persienne, […]. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- À partir de ce moment, Mme Pasquain, sérieuse et active, alla tous les jours rôder dans la maison, s’arrêtant devant chaque objet, ayant avec chaque chose d’étranges colloques. — (Octave Mirbeau, Contes et nouvelles – Pour s’agrandir…, réédition Arcadia, 2002, page 113)
- Plusieurs coups de baguette assénés sèchement par le chef d'orchestre sur son pupitre interrompirent le colloque. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- C’était une jeune femme qui tourna résolument le dos aux colloques et marcha vers un cheval attaché à un arbre. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 298)
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block
?- (Technique) (chemins de fer) Signalisation destinée à empêcher les collisions par rattrapage ou nez à nez.
- Après avoir expérimenté un système américain, il met au point avec un autre ingénieur de la Compagnie du Midi, M. Ducousso, l'un des premiers blocks automatiques, le block « PD ». — (Patrick Castan, Les liaisons ferroviaires entre Bordeaux et Toulouse: De la construction de la première ligne à la ligne à grande vitesse, 2008)
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mastoc
?- (Familier) Qui est lourd, épais.
- Tout ce qu’elle contenait, solide, mastoc, pataud, affectait une étrange ressemblance avec le maître du logis. — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1925, page 117)
- Surtout qu’il en porte souvent une autre au petit doigt de la main droite, un genre de chevalière plutôt mastoc, qui n’arrête pas de se retourner quand il improvise et qu’il tripote distraitement lorsqu’il est embarrassé. — (Laurent de Wilde, Monk, 1996, collection Folio, page 228-229)
- La mastoc devanture qui protégeait la joncaille des frères Barier semblait bien rebelle à tout fric-frac. — (Auguste Le Breton, Du rififi chez les hommes, Gallimard, 1999)
- Des araignées grosses, poilues, toutes mastocAvec des mandibules faites pour bouffer un steak— (Stupeflip, Les Monstres sur l’album Stupeflip, 2003)
- Les trois hommes accédèrent à un salon petit-bourgeois, aux meubles mastoc sur un parquet ciré. — (Jean-Patrick Manchette, Ô dingos, ô chateaux !, 1972, Chapitre 19, Réédition Quarto Gallimard, page 285)
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multisoc
?- (Agriculture) (Rare) Qualifie un instrument aratoire muni de plusieurs socs.
- Malgré les intéressants résultats obtenus par les appareils spéciaux de préparation du sol, qui produisent un « émiettement » de la couche arable superficielle, au lieu du retournement accompli par le soc classique, ce sont encore les charrues ordinaires, multisocs, qui sont les plus employées, remorquées par des tracteurs plus ou moins puissants. — (P. Calfas, Les tracteurs agricoles anglais, Le Génie civil, 20/04/1918, page 2)
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cholédoque
?- (Anatomie) Qualifie le canal appelé aussi le cholédoque.
- Le canal cholédoque.
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cloc
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de cloure.
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raccroc
?- Action d’attraper au hasard ; coup heureux où il y a plus de chance que d’adresse.
- Il n’a obtenu ce succès que par raccroc.
- Cela me désoriente de penser que je ne suis un artiste que par raccroc. Cette certitude creuse un vide dans mes pensées et c'est ce vide qui est mon moi... — (Joë Bousquet, Traduit du silence, Gallimard, 1941, p. 150)
- (Vieilli) (Jeux) Coup réussi par hasard, au billard.
- (Vieilli) Racolage en parlant des prostituées.
- D’inquiétantes silhouettes, dans l’ombre bleue, les lumières, le grouillement, se perdaient pour réapparaître et se dérober encore, au milieu du raccroc obstiné des femmes. — (Francis Carco, Jésus-la-Caille, Deuxième partie, Le Mercure de France, Paris, 1914)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.