Dictionnaire des rimes
Les rimes en : sommeil
Que signifie "sommeil" ?
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- État inconscient, souvent accompagné de rêves, dans lequel doivent obligatoirement se plonger les hommes et les animaux périodiquement pour des raisons psychologiques et physiologiques.
- Alors que le Sommeil régne par tout le monde,Mes yeux n’en peuvent estre clos,Je suis seul privé du reposDont jouïssent la terre & l’onde. — (Chanson anonyme recueillie par Valentin Conrart dans Recueil Conrart in-4º, Tome X, xviie siècle, page 212 → lire en ligne)
- Il y eut encore entre ce moment de somnolence et le sommeil réel un intervalle pareil à celui du crépuscule, qui sépare le jour de la nuit, intervalle bizarre et indescriptible pendant lequel la réalité se confond avec le rêve, de manière qu’il n’y a ni rêve ni réalité. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- Et son ami Canalis dormait, lui, du sommeil des triomphateurs, le plus doux des sommeils après celui des justes. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Après son premier sommeil qui était toujours solide, si grandes que fussent ses préoccupations, il était resté longtemps éveillé, tourmenté de ce qui se passait, et assez inquiet aussi. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- J'avais les membres roidis et ressentais une si pénible lassitude, que je restai longtemps sans pouvoir trouver le sommeil. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 94)
- Dans la tiède torpeur du réveil le père Jourgeot savoura ce délicieux engourdissement qui est comme la prise de conscience des bons sommeils réparateurs et des nuits tranquilles ; […]. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Tous les chiens du pays, tirés de leur premier sommeil, aboyèrent à la lune et tracèrent autour de nous un vaste cercle carnassier. — (André Obey, Loire, Éditions Cheminements, 2003, page 41)
- Le sommeil comme la mort égalise les conditions : le roi et le manant dorment pareillement mais pour l'un le sommeil est un repos souverain, pour l'autre, l'oubli d'une vie trop difficile. — (Pascal Bruckner, Le Sacre des pantoufles, Grasset, 2022, page 87)
- Grande envie, un grand besoin de dormir.
- Il ne lui restait plus qu'à prendre un repos bien gagné, car il était à l'âge où le sommeil ne perd jamais ses droits et il avait bonne envie de dormir. — (Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, p. 52)
- Le premier jour des vacances d’été, je me rendis à l’usine dès potron-minet. Le sommeil avait beau engourdir encore mes membres, j’étais résolu à ne pas décevoir mon père. — (Erich Loest, Les souris du Dr Ley: une fable d’Allemagne, traduit de l’allemand par Bernard Huchet, page 12, Gingko, 2006)
- Et ils continuent de giberner, mais un tel sommeil s’était emparé de moi que je m’en allai dormir dans la grange. — (Władysław Stanisław Reymont, Pèlerinage à Czestochowa, page 21, L’Âge d’Homme, 1984)
- (Sens figuré) Mort.
- Le sommeil de la tombe.
- Presque autant que l’amour la haine m’a menti :J’ai bu toute la mer des larmes infécondes.Tombez, écrasez-moi, foudres, monceaux des mondes !Dans le sommeil sacré que je sois englouti ! — (Leconte de Lisle, Poèmes barbares dans la bibliothèque Wikisource , « La Tristesse du Diable », Librairie Alphonse Lemerre, 1900 (1re éd. 1862), page 297)
- État d’inactivité, d’inertie où se trouvent certaines choses.
- Ce ne fut qu'au milieu des années 1980 que William Steinman et Wendelle Stevens coécrivirent leur livre de 623 pages, UFO Crash at Aztec, et que la rumeur sur l'incident d’Aztec commença à s'éveiller de quatre décennies de sommeil. — (Suzanne et Scott Ramsey, Franck Thayer, AZTEC,1948 ; Un crash d'ovni au Nouveau Mexique 8 mois après Roswell !, traduit de l'américain, Éditions Atlantes, 2017, chapitre 2)
- Le sommeil de la nature. — Le sommeil de l’esprit. — Le sommeil des sens.
- (En particulier) (Botanique) (Familier) État dans lequel les plantes ont leurs feuilles et leurs fleurs pliées ou fermées, ordinairement durant la nuit, et qui est dû à l’absence de la chaleur et de la lumière.
- Sommeil des plantes.
- (En particulier) (Zoologie) (Familier) Sorte d’engourdissement qui saisit certains animaux pendant l’hiver ; ou qui, dans les pays chauds, saisit d’autres animaux durant la saison sèche.
- (Par extension) Phase d’inactivité d’un appareil, d’une machine.
- Lorsqu’une machine en sommeil devient active, il convient de suivre l’état du stock.
- (Familier) Période durant laquelle on dort.
- Allez les enfants, venez faire votre sommeil.
Mots qui riment avec "eille"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "sommeil".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : eille , eilles , eil et eils .
- theil
-
merveille
?- Chose qui cause une grande admiration.
- Pic de la Mirandole fut regardé comme la merveille de son siècle.
- À l’agrégation d’histoire, un candidat a fait l’histoire ancienne et moderne de cent cinquante îles de la Méditerranée ; un autre, douze pages sur le Concile de Florence avec citation des calembours latins du temps. Ce candidat-merveille est resté un homme de sixième ordre. Voilà les fruits du concours : des médiocrités et des monstruosités. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- La moindre photographie nous apprend cent fois plus sur le Parthénon qu'un volume consacré à vanter les merveilles de ce monument. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.IV, La grève prolétarienne, 1908, page 195)
- L'œuvre est imprimée à Genève : à quelques lieues de là, sur les rives du même lac, les notables de Vevey siègent sous un miroir hémisphérique, une merveille qui nous est conservée et qui suscite la rêverie. — (Denis Hüe, « Miroir de mort, miroir de vie, miroirs du monde », dans Miroirs et jeux de miroirs dans la littérature médiévale, sous la direction de Fabienne Pomel, Presses universitaires de Rennes, 2016, page 60)
- (Familier) Ce n’est pas grande merveille, ou, par ironie, Voilà une belle merveille, se dit pour rabaisser une chose, une action que quelqu’un veut faire passer pour admirable.
- (Pâtisserie) (Sud-ouest de la France) Beignet.
- Les merveilles ne sont pas particulières à Genève ; on en fait aussi dans la Dordogne. — (Littré)
- beausoleil
-
oreille
?- (Anatomie) Appareil de l’audition divisé en trois parties.
- On distingue l’oreille externe, l’oreille moyenne et l’oreille interne.
- Organe de l’ouïe, placé de chaque côté de la tête.
- L’argent ! ce mot retentissait à mes oreilles, toutes les minutes. Je n’entendais jamais que le tintement de ce mot qui, à la fin, avait pris comme une sonorité d’écus remués. — (Octave Mirbeau, La tête coupée,)
- Et toutes celles qui sentaient leurs oreilles mûrir contre leur tête ainsi qu’un fruit délicieux ; toutes celles dont les grand’mères avaient cru amollir le lobe, depuis l’hiver, en le massant de leurs doigts maigres ; celles que les gamins embrassaient le soir, sous les oreilles ; et les oreilles qui ne voulaient plus être tirées, et les oreilles qui s’étalaient, nacrées, comme une coquille qui attend sa perle ; et toutes les petites filles, dont les aïeules étaient mortes dans l’année, leur léguant à jamais des boucles déjà trop minces, toutes se rangèrent par deux, tapotant les jupes. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, pages 89-90)
- Ôtez donc vos boutons en diamant, qui valent chacun cent mille francs ; cette singesse vous les demanderait ; et, pour les offrir à une fille, autant les mettre à mes oreilles. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, première partie)
- L’ouïe, le sens qui perçoit les sons.
- Que voulez-vous, Monsieur ? demanda- t-elle au jeune homme d’une voix qui bruit à ses oreilles comme une musique délicieuse. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre V)
- Dans dix ans, parmi les vestiges de Beaumat, les souffles du vent, les croassements des corbeaux et la chute des pierres retentiront seuls ; nulle oreille humaine ne les entendra et la cloche du village elle-même se taira, fatiguée de tinter seulement pour les morts. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Depuis l'Argonne de 1914, […] je n'ai pas l’oreille si mal bâtie que d'avoir, en vingt et un ans, oublié l'art d'apprécier au son la trajectoire d'un obus et le point de chute probable. — (Marc Bloch, L'étrange défaite : La déposition d'un vaincu, 1940, FolioHistoire Gallimard, 1990, page 86)
- Appréciation de la justesse des sons musicaux, de la régularité de la mesure.
- Sans prévenir, il se mit à chanter, opératiquement, dans le registre ténor et en italien, même si Kit savait parfaitement que Reef n'avait aucune oreille, et était incapable de chanter en entier For He's a Jolly Good Fellow sans changer de ton. — (Thomas Pynchon, Contre-jour, traduit de l'anglais (USA) par Claro, Le Seuil, 2014)
- Le pavillon, la partie externe qui est autour du trou de l’oreille (sens 2).
- Tavannes remit la pie sur son bâton, et s’amusa à rouler et à dérouler les oreilles d’un lévrier. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VI)
- Toutes avaient des bijoux en or et de lourds anneaux passés dans les oreilles. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Plusieurs n'utilisent pas les oreilles pour écouter. Au moins, maintenant, elles servent à tenir le masque — (Michel Beaudry, Pas le temps de lâcher, Le Journal de Montréal, 28 novembre 2020)
- (Par extension) (Cuisine) Cet organe apprêté en cuisine.
- Les oreilles de veau ont de commun avec les pieds et les cervelles, l'avantage de pouvoir être frites ou mangées à la poulette ; et de plus elles se laissent farcir , accommoder aux pois, aux oignons, au fromage, etc. — (Alexandre Balthazar Laurent Grimod de La Reynière, Almanach des gourmands: servant de guide dans les moyens de faire la bonne chère, Maradan, Paris, an XII, page 12)
- (Sens figuré) (Désuet) Attention ; intérêt ; confiance.
- C’est un avantage d’avoir l’oreille du conseil d’administration.
- — Adieu, assassin à robe grise : je retrouverai l’oreille du Cardinal en ton absence. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- (Par métonymie) Personne qui entend ou écoute ce que l'on dit.
- Se pourrait-il que lui, prêtre, pasteur d’âmes, s’oubliât à proférer des paroles imprudentes, des mots qui pourraient choquer ces oreilles innocentes, éveiller des pensers mauvais […]. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Pour commencer, tu devrais fermer la porte. Inutile que des oreilles indiscrètes nous entendent nous disputer. — (Cathy Williams, Trompeuse séduction, éd. Harlequin, 2015)
- Ce qui évoque, par sa forme ou par sa position, l’auricule d’un humain ou d’un animal :
- anse ou poignée en excroissance sur les cotés d’un récipient ou d’un instrument.
- Elle saisit précieusement la tasse par l’oreille.
- (Vieilli) Corne, petite partie du haut ou du bas d’un feuillet d’un livre qu’on a plié pour marquer une page.
- […] prenait-elle un livre ? elle le renversait sens-dessus-dessous, tout ouvert, sur la première table, au risque de le tacher, ou bien elle en pliait les pages en y faisant des oreilles, chose qui casse le papier et déplaît souverainement à ceux qui connaissent les livres. — (Sophie de Renneville, Charles et Eugénie, ou la Bénédiction paternelle, Genets jeune, 1822, tome 2, page 8)
- (Vieilli) Partie de toile d’emballage qu’on laisse aux quatre coins d’un ballot pour pouvoir le saisir, le soulever, le transporter plus facilement.
- (Vieilli) Chacune des deux dents d’un peigne qui sont placées aux extrémités, et qui, étant plus fortes que les autres, servent à les maintenir et à les préserver.
- (Botanique) Appendice qui se trouve, par paire, à la base de certaines feuilles et de quelques pétales. — Note : On les nomme aussi oreillon ou oreillette.
-
veille
?- État du corps de l’homme ou de l’animal, dans lequel les sens sont en action.
- État de veille.
- Certains actes accomplis dans le sommeil ne peuvent pas se reproduire pendant la veille.
- Action de veiller volontairement dans le temps habituellement consacré au sommeil.
- Le café noir très fort qu'il a pris au début de la veille, empêche Arsène André de s'endormir. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Il ne dut qu'à ses réflexes, pourtant émoussés par sa nuit de veille, de ne pas être emporté par la tourmente. — (Pierre Bordage, Wang – I. Les portes d'Occident, « J'ai Lu », 1997, p. 42.)
- (Spécialement) Veillée.
- Finis les feux de la veille et les longues parlottes des jours de neige et de frimas, des jours de prison et d'ennui : les pissenlits pointaient; […]. — (Jean Rogissart, Mervale, Éditions Denoël, Paris, 1937, page 16)
- (Militaire) Sentinelle, garde qui se fait pendant la nuit.
- Toutes les précautions furent prises, la veille doublée, la machine prévenue et des espars disposés sur le pont. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- C’est votre tour de veille.
- (Technologie) État d'un dispositif technologique intermédiaire entre l'arrêt complet et le mode de fonctionnement normal, dans lequel la plupart des fonctions sont désactivées afin de diminuer la consommation énergétique.
- être en état de veille
- mettre en veille, activer la mise en veille
- (Au pluriel) (Sens figuré) Grande et longue application qu’on donne à l’étude, aux productions de l’esprit ou aux grandes affaires, le plus souvent au détriment du sommeil.
- Doctes, savantes veilles. — Consacrer ses veilles à un ouvrage. — C’est le fruit de ses veilles.
- (Antiquité) Une certaine partie de la nuit, dans la division qu’en faisaient les anciens.
- Les romains distribuaient la nuit en quatre veilles. — La première, la seconde veille.
- Jour qui précède un jour déterminé.
- La veille de ce mercredi 12 juin, mon ami Maurice Andin, assistant à la Faculté des Sciences d'Alger, avait été arrêté à son domicile et la police y avait laissé un inspecteur. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Une petite pluie mince et tenace dégoulinait sans arrêt depuis la veille et les passants, recroquevillés sous leurs riflards, […], lui fournissaient l'impression vague de spectres titubants. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 9)
- […] il remarqua que la porte de dehors n’était fermée qu’au loquet alors que, la veille au soir, il était sûr d’avoir poussé le verrou. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Les charrettes et les chars étaient là dès potron-minet, voire dès la veille, car le marché était clappé dès prime ; il durait jusqu'à midi. — (Alain Derville, Saint-Omer: des origines au début du XIVe siècle, page 189, Presses Univ. Septentrion, 1995)
- Si vous préparez la crème anglaise la veille, elle n'en sera que plus parfumée et plus savoureuse. — (Valérie Lhomme, Soupes & veloutés, Larousse, 2011)
- (Par extension) Époque immédiatement antérieure.
- La société enrichie la veille par des spéculations, honnêtes ou non, joignait à ses richesses des titres nobiliaires ; chacun s'improvisait comte, marquis ou baron. — (Général Ambert, Récits militaires : L'invasion (1870), page 240, Bloud & Barral, 1883)
- Mais aussi parce que nous nous trouvons à la veille d’une tragédie. L’angoisse monte, celle de perdre nos proches, ou simplement celle de mourir. — (Michel Eltchaninoff, « Carnet de la drôle de guerre », dans la newsletter du 21/03/220 de Philosophie Magazine.)
- Activité qui consiste à étudier des informations stratégiques pour permettre d'anticiper des évènements.
- Sa mission au sein de l'entreprise consiste à réaliser une veille technologique sur les logiciels de programmation. — Ils réalisent une veille juridique très active.
- draveil
-
éveil
?- Action d’éveiller ou de s’éveiller.
- (Par extension) (Militaire) Alarme.
- Une fois l’éveil donné, tout le camp fut sur pied.
- (Plus courant) (Militaire) (Sens figuré) Avertissement que l’on donne de bien veiller, d’être sur ses gardes.
- Donner l’éveil.
- Je n’en ai eu l’éveil que tout à l’heure.
- (Sens figuré) Action d'éveiller son esprit, son intelligence, sa pensée.
- L’éveil de l’intelligence, de la sensibilité, des sens, de la nature.
- Ce qui s’auto-détermine, à savoir l’éveil à soi, doit se trouver derrière tout ce qui est pensé comme plan de la conscience. — (Revue philosophique de Louvain, volume 97, 1999)
- L’éveil du Bouddha.
-
sommeil
?- État inconscient nécessaire à la vie.
- Il y eut encore entre ce moment de somnolence et le sommeil réel un intervalle pareil à celui du crépuscule, qui sépare le jour de la nuit, intervalle bizarre et indescriptible pendant lequel la réalité se confond avec le rêve, de manière qu’il n’y a ni rêve ni réalité. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- Et son ami Canalis dormait, lui, du sommeil des triomphateurs, le plus doux des sommeils après celui des justes. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Après son premier sommeil qui était toujours solide, si grandes que fussent ses préoccupations, il était resté longtemps éveillé, tourmenté de ce qui se passait, et assez inquiet aussi. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- J'avais les membres roidis et ressentais une si pénible lassitude, que je restai longtemps sans pouvoir trouver le sommeil. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 94)
- Dans la tiède torpeur du réveil le père Jourgeot savoura ce délicieux engourdissement qui est comme la prise de conscience des bons sommeils réparateurs et des nuits tranquilles ; […]. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Tous les chiens du pays, tirés de leur premier sommeil, aboyèrent à la lune et tracèrent autour de nous un vaste cercle carnassier. — (André Obey, Loire, Éditions Cheminements, 2003, page 41)
- Grande envie, un grand besoin de dormir.
- Le premier jour des vacances d’été, je me rendis à l’usine dès potron-minet. Le sommeil avait beau engourdir encore mes membres, j’étais résolu à ne pas décevoir mon père. — (Erich Loest, Les souris du Dr Ley: une fable d’Allemagne, traduit de l’allemand par Bernard Huchet, page 12, Gingko, 2006)
- Et ils continuent de giberner, mais un tel sommeil s’était emparé de moi que je m’en allai dormir dans la grange. — (Władysław Stanisław Reymont, Pèlerinage à Czestochowa, page 21, L’Âge d’Homme, 1984)
- (Sens figuré) Mort.
- Le sommeil de la tombe.
- État d’inactivité, d’inertie où se trouvent certaines choses.
- Ce ne fut qu'au milieu des années 1980 que William Steinman et Wendelle Stevens coécrivirent leur livre de 623 pages, UFO Crash at Aztec, et que la rumeur sur l'incident d’Aztec commença à s'éveiller de quatre décennies de sommeil. — (Suzanne et Scott Ramsey, Franck Thayer, AZTEC,1948 ; Un crash d'ovni au Nouveau Mexique 8 mois après Roswell !, traduit de l'américain, Éditions Atlantes, 2017, chapitre 2)
- Le sommeil de la nature. — Le sommeil de l’esprit. — Le sommeil des sens.
- (En particulier) (Botanique) (Familier) État dans lequel les plantes ont leurs feuilles et leurs fleurs pliées ou fermées, ordinairement durant la nuit, et qui est dû à l’absence de la chaleur et de la lumière.
- Sommeil des plantes.
- (En particulier) (Zoologie) (Familier) Sorte d’engourdissement qui saisit certains animaux pendant l’hiver ; ou qui, dans les pays chauds, saisit d’autres animaux durant la saison sèche.
- (Par extension) Phase d’inactivité d’un appareil, d’une machine.
- Lorsqu’une machine en sommeil devient active, il convient de suivre l’état du stock.
- (Familier) Période durant laquelle on dort.
- Allez les enfants, venez faire votre sommeil.
- masseilles
-
bouteille
?- Récipient à goulot étroit, destiné à contenir un liquide; le plus souvent fait de verre ou de plastique translucide.
- Une bouteille de Perrier entamée se dressait sur la table de la cuisine. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 14)
- Ils s’attablent dans de bons restaurants, se font déboucher des bouteilles de Châteauneuf-du-Pape, dégustent des liqueurs. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Une demi-heure plus tard, après avoir, suivant la tradition, placé dans une anfractuosité une bouteille cachetée contenant un document commémoratif que je leur passai, Moussard et Le François purent sauter de nouveau dans la baleinière […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Mon lieutenant, faites-moi servir une bouteille de pommard… Du meilleur… — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 15)
- Devant une table, encombrée par un chanteau de pain, une demi-meule de gruyère et une innombrable quantité de bouteilles vides, les deux amis qu’on croyait morts devisaient paisiblement comme des sages. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Par métonymie) Contenu d’une bouteille au sens premier.
- Deux ou trois bouteilles d’eau suffiront pour arroser les jardinières.
- Une bouteille de bière, de vin, d’eau-de-vie, de rhum.
- (Vieilli) Une bouteille d’encre, dans ce sens, il signifie toujours d’une bouteille de vin.
- Boire, vider une bouteille.
- Les pulsations des tempes s’alourdissaient. Des billes lui grouillaient dans la tête.– J’ai soif. Que dirais-tu d’une bouteille de supérieur?– Je t’en dirais le goût. — (Jules Romains, Les Copains, 1922, page 123)
- Récipient rigide servant à stocker un gaz sous pression.
- Le plongeur s’équipe de ses bouteilles d’air comprimé.
- (Colorimétrie) Couleur vert sombre, habituellement celle du verre d’une bouteille (sens 1). #096A09
- C’était un sous-sol étranglé, écrasé, mal éclairé par un vitrage d’une transparence grossière et couleur bouteille. — (Maurice Talmeyr, Histoires joyeuses et funébres, page 12, 1886, M. de Brunhoff)
- (Histoire, Marine) Saillie en charpente, sur les cotés arrières du navire, et qui servaient de latrines. [2]
- (Botanique) (Vieilli) Variété de courge. [2]
- Âge, expérience (par ellipse de avoir de la bouteille).
- Pinglet. — Ah ! mon vieux… vingt ans de bouteille !Paillardin. — Eh bien ! c’est une qualité.Pinglet. — Pour le vin !… pas pour les femmes !… Veux-tu que je te dise, la mienne sent le bouchon ! — (Georges Feydeau, L'Hôtel du libre échange, 1894)
-
appareille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe appareiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe appareiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe appareiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe appareiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe appareiller.
- donzeil
-
oeil
?- Orthographe par contrainte typographique d’œil.
- limeil
- breteil
-
oseille
?- (Botanique) Plante potagère de la famille des Polygonacées d’un goût acide.
- Les diverses espèces d’oseille semblent avoir, dès l’origine, poussé spontanément en Europe. Puis les Anciens les ont cultivées pour leur usage culinaire et c’est surtout à partir du XIVe siècle qu’on les trouve à la base de nombreuses sauces. — (Jacques Dubourg, Tout le Jardinage : potager, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2008, page 136)
- Le saumon et l’oseille font un mariage classique, mais en papillote, c’est plus original ! — (Rosa Jackson, La cuisine des paresseuses, éditions Marabout, 2005)
- Lantier paraissait ne pas comprendre, mangeait lentement du veau à l’oseille. — (Émile Zola, L’Assommoir, chapitre VII)
- Aux environs de Paris, on sème l’oseille au printemps. — (Félix Boncenne, Cours élémentaire d’horticulture, 1861)
- (Familier) (Indénombrable) Argent.
- Une nénette enceinte, c’est pas l’Himalaya, et un contrôle fiscal, c’est pas un mardi noir à Wall Street. D’abord tu largues la nénette, je te file l’oseille en liquide pour les formalités. Ensuite, tu disparais du bureau, […]. — (Marie-Thérèse Cuny, Une Garce, Paris : Editions Fixot, 1987)
- En fait, il se trouvait beaucoup plus d’affinités avec Job, qui était davantage un homme de son style et de son monde, un type on ne peut plus respectable, plein d’oseille et tout. — (Tom Sharpe, Porterhouse ou la vie de collège, traduit de l’anglais par François Dupuigrenet-Desroussilles, dans Cancres Ltd Cie, Omnibus/Place Des Éditeurs, 2010, chapitre 25)
- Il a toujours eu horreur des pâtes, ce qui est un handicap certain quand on n’a pas d’oseille (ne pas écrire quand on a l’estomac vide : ça influence le style). — (Béatrice Kern, La blonde africaine, BoD/Books on Demand France, 2012, page 5)
- Dans les banques, y a pas qu’ de l’oseilleY a des employés qui font leur métierEt c’est bien comm’ c’est. — (Léo Ferré, T’en as, Barclay)
- (…) les mecs qui vont à Davos, ce sont ceux qui ont de l’oseille. — (Stéphanie Binet, «On votera pour contrer Sarko», Libération, 17 avril 2007)
- moreil
- monteil
-
seille
?- Bassine, munie d’oreilles dans lesquelles on passe une corde en guise d’anse et qui sert à transporter les liquides, en particulier, le mout tiré du pressoir.
- La veille, parce qu’elle s’ennuyait à ne rien faire, elle avait rempli une seille. Et longuement y avait lavé le pantalon de velours de son mari. — (Jacques Ouvard, S.O.S. frère Boileau, Librairie des Champs-Élysées, 1971, chapitre II)
- La boutique, l’arrière-boutique, un appartement au quatrième, deux seilles d’eau pour la cuisine à remplir tous les matins ! — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, 1868, rééd. Le Livre de Poche, page 159)
- […], çà et là un puits surmonté d’une potence à laquelle pend une seille, […]. — (Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, page 30)
- (Suisse) Mesure de capacité d’environ 16 litres.
- mureils
- casteil
- tourreilles
-
peille
?- Chiffon qui sert à fabriquer le papier.
- La peille de jadis, lʼactivité des papeteries rythmée par le choc des maillets, ne suffisent plus au marché. — (Yannick Le Quentrec, Stéphanie Benson, Un job pour la vie : les salariés de JOB en lutte, 1995-2001, 2005)
- Guenille, pièce d’habillement en mauvais état.
- On l’appelle indifféremment le pailloux, parce qu’il est coiffé d’une perruque de paille et de chanvre, et que, pour cacher sa nudité mal garantie par ses guenilles, il s’entoure les jambes et une partie du corps de paille. Il se fait aussi un gros ventre ou une bosse avec de la paille ou du foin cachés sous sa blouse. Le peilloux, parce qu’il est couvert de peille (de guenilles). Enfin, le païen, ce qui est plus significatif encore, parce qu’il est censé par son cynisme et ses débauches, résumer en lui l’antipode de toutes les vertus chrétiennes. — (George Sand, La Mare au Diable, Appendice "Les noces de campagne", chapitre IV, "Le chou", 1846)
- bauzeil
- torreilles
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.