Dictionnaire des rimes
Les rimes en : eille
Que signifie "eille" ?
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- (Québec) (Populaire) Variante orthographique de heille. Interjection pour attirer l’attention sur quelque chose qui choque ou perturbe le locuteur.
- Eille! Eille! les jeunes! Qu’est-ce que vous faites là? — (Michel Rabagliati, Paul à la pêche, éditions la Pastèque, Montréal, 2006, page 74)
- Qu’il se dira: «Eille, c’ta moi que ça parle, ça»? — (Émilie Dubreuil, « Eille, pourquoi tu ne lis pas ma chronique? », dans Voir, 15 octobre 2017 [texte intégral])
- Louise Henry, 57 ans, fréquente depuis peu une maison de transition, après avoir purgé une peine à l’établissement de détention Leclerc et survécu à la COVID-19. « Juste la façon dont ils nous parlent ! Moi, c’était tout le temps : “Eille, Henry, envoye icitte !” » À son avis, le comportement du personnel aggrave la détresse de ces femmes plutôt que de les aider à se sortir de la misère. — (Jean-François Nadeau, « Misère et mépris pour les femmes détenues à la prison Leclerc », dans Le Devoir, 31 mars 2021 [texte intégral])
- Eille, chose, les reporters ne sont pas des courroies de transmission pour les bonnes œuvres de la GG! — (Sophie Durocher, Payée 362 000$ pour nous cracher dessus, Le Journal de Québec, 16 octobre 2024)
Mots qui riment avec "eille"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "eille".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : eille , eilles , eil et eils .
-
sommeille
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de sommeiller.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de sommeiller.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de sommeiller.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de sommeiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de sommeiller.
- begmeil
-
désembouteille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe désembouteiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe désembouteiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe désembouteiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe désembouteiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe désembouteiller.
- verzeille
-
orseille
?- Nom vernaculaire de divers lichens du genre Rocella dont on extrayait une matière colorante, l’orcine, pour teindre les étoffes en rouge violet.
- L’orseille: Elle est tirée de la rocelle (Rocella tinctoria), lichen poussant sur la roche en bordure de la mer Méditerranée. Utilisée dès la haute antiquité mésopotamienne, elle donne une teinture. Sa préparation exige l’apport d’ammoniaque (d’où l’emploi d’urine).
- Cette matière colorante obtenue par fermentation.
- La laine, non mordancée, teinte au bouillon dans un bain d’orseille ordinaire, prend une belle nuance rouge pur, ou rouge violacé, ou violette, suivant la qualité du produit.
- bonneil
- chaumeil
-
sommeil
?- État inconscient nécessaire à la vie.
- Il y eut encore entre ce moment de somnolence et le sommeil réel un intervalle pareil à celui du crépuscule, qui sépare le jour de la nuit, intervalle bizarre et indescriptible pendant lequel la réalité se confond avec le rêve, de manière qu’il n’y a ni rêve ni réalité. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- Et son ami Canalis dormait, lui, du sommeil des triomphateurs, le plus doux des sommeils après celui des justes. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Après son premier sommeil qui était toujours solide, si grandes que fussent ses préoccupations, il était resté longtemps éveillé, tourmenté de ce qui se passait, et assez inquiet aussi. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- J'avais les membres roidis et ressentais une si pénible lassitude, que je restai longtemps sans pouvoir trouver le sommeil. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 94)
- Dans la tiède torpeur du réveil le père Jourgeot savoura ce délicieux engourdissement qui est comme la prise de conscience des bons sommeils réparateurs et des nuits tranquilles ; […]. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Tous les chiens du pays, tirés de leur premier sommeil, aboyèrent à la lune et tracèrent autour de nous un vaste cercle carnassier. — (André Obey, Loire, Éditions Cheminements, 2003, page 41)
- Grande envie, un grand besoin de dormir.
- Le premier jour des vacances d’été, je me rendis à l’usine dès potron-minet. Le sommeil avait beau engourdir encore mes membres, j’étais résolu à ne pas décevoir mon père. — (Erich Loest, Les souris du Dr Ley: une fable d’Allemagne, traduit de l’allemand par Bernard Huchet, page 12, Gingko, 2006)
- Et ils continuent de giberner, mais un tel sommeil s’était emparé de moi que je m’en allai dormir dans la grange. — (Władysław Stanisław Reymont, Pèlerinage à Czestochowa, page 21, L’Âge d’Homme, 1984)
- (Sens figuré) Mort.
- Le sommeil de la tombe.
- État d’inactivité, d’inertie où se trouvent certaines choses.
- Ce ne fut qu'au milieu des années 1980 que William Steinman et Wendelle Stevens coécrivirent leur livre de 623 pages, UFO Crash at Aztec, et que la rumeur sur l'incident d’Aztec commença à s'éveiller de quatre décennies de sommeil. — (Suzanne et Scott Ramsey, Franck Thayer, AZTEC,1948 ; Un crash d'ovni au Nouveau Mexique 8 mois après Roswell !, traduit de l'américain, Éditions Atlantes, 2017, chapitre 2)
- Le sommeil de la nature. — Le sommeil de l’esprit. — Le sommeil des sens.
- (En particulier) (Botanique) (Familier) État dans lequel les plantes ont leurs feuilles et leurs fleurs pliées ou fermées, ordinairement durant la nuit, et qui est dû à l’absence de la chaleur et de la lumière.
- Sommeil des plantes.
- (En particulier) (Zoologie) (Familier) Sorte d’engourdissement qui saisit certains animaux pendant l’hiver ; ou qui, dans les pays chauds, saisit d’autres animaux durant la saison sèche.
- (Par extension) Phase d’inactivité d’un appareil, d’une machine.
- Lorsqu’une machine en sommeil devient active, il convient de suivre l’état du stock.
- (Familier) Période durant laquelle on dort.
- Allez les enfants, venez faire votre sommeil.
- naveil
- moreil
-
aureille
?- Aureille.
-
peille
?- Chiffon qui sert à fabriquer le papier.
- La peille de jadis, lʼactivité des papeteries rythmée par le choc des maillets, ne suffisent plus au marché. — (Yannick Le Quentrec, Stéphanie Benson, Un job pour la vie : les salariés de JOB en lutte, 1995-2001, 2005)
- Guenille, pièce d’habillement en mauvais état.
- On l’appelle indifféremment le pailloux, parce qu’il est coiffé d’une perruque de paille et de chanvre, et que, pour cacher sa nudité mal garantie par ses guenilles, il s’entoure les jambes et une partie du corps de paille. Il se fait aussi un gros ventre ou une bosse avec de la paille ou du foin cachés sous sa blouse. Le peilloux, parce qu’il est couvert de peille (de guenilles). Enfin, le païen, ce qui est plus significatif encore, parce qu’il est censé par son cynisme et ses débauches, résumer en lui l’antipode de toutes les vertus chrétiennes. — (George Sand, La Mare au Diable, Appendice "Les noces de campagne", chapitre IV, "Le chou", 1846)
- genneteil
- cormeilles
- bazeille
- verneil
-
pareil
?- Qui présente une forte ressemblance ou similitude ; qui est égal ou semblable, en parlant de deux personnes ou de deux choses.
- Et de son côté, le récent hiver a roussi les oliviers, dépenaillé les grands mimosas, pareils à des mâts dont les haubans sont coupés, et où pendent des paquets de vieilles voilures déralinguées. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Ce qu’elle chantait – ah ! la fatale et maudite chanson ! –, c’était une vieille romance larmoyante et tendre, pareille à celles que les aveugles nasillent dans les rues. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : La Chanson de Carmen (1882))
- Elle s’approcha sans bruit de Charles IX, qui donnait à ses chiens des fragments de gâteaux coupés en portions pareilles. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VI)
- Toutes les fois que nous atteignons le sommet d'une côte, nous n’apercevons devant nous qu’une autre côte pareille, couverte comme elle de palmiers nains, auxquels de maigres champs labourés essayent de disputer le terrain; […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 27)
- Tel, de cette nature, de cette espèce.
- Un pareil crime, si près du commissariat, en bordure du passage où le meurtrier risquait à son insu d’être surpris, se présentait, de prime abord, comme l’acte d’un fou, […]. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Sous le porche, un boueux attendait l'arrivée de la voiture en songeant que, par un temps pareil, elle ne viendrait sans doute pas. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 62)
- (Par extension) S’utilise pour désigner un accord, voire une affirmation.
- Si l’on me le propose, pareil, ce n’est pas une impossibilité.
-
abeille
?- (Entomologie) Abeille à miel ; insecte porte-aiguillon, social et domestiqué pour la fabrication du miel et de la cire d’abeille.
- Vous savez que les abeilles ont été apportées en Amérique par les Blancs. […] les abeilles sont les sentinelles avancées de Blancs : au fur et à mesure que les Blancs s’enfoncent dans l’intérieur de l’Amérique, les abeilles partent en avant pour leur tracer la route et leur indiquer les défrichements. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858, page 185)
- […]; l’hydromel y était une boisson fort en usage ; ce qui prouve que l'art d'élever les abeilles y était pratiqué en grand, et qu'on savait enlever à ces industrieux travailleurs le miel qu'ils produisaient. — (François-Xavier Masson, Annales ardennaises, ou Histoire des lieux qui forment le département des Ardennes et des contrées voisines, Mézières : imprimerie Lelaurin, 1861, page 54)
- Puis nous passons à l’histoire naturelle et étudions les mœurs des abeilles, des fourmis, des sauterelles et les vertus de certaines plantes médicinales. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 123)
- Réclamation du lieutenant Viard, dont la compagnie est près d’un rucher, et qui a déjà deux hommes piqués. Mais interdiction formelle d’enfumer les abeilles avant le café. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace – Août 1914, 1916)
- À l’école, à la maison, on nous répétait : « Ne faites pas de mal aux abeilles. » Nous pouvions tuer une mouche, un taon, une guêpe ; mais quand une abeille entrait dans la pièce, familière et pareille elle-même à une goutte de miel, nous la suivions d’un regard ravi. — ( Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, pages 178-179)
- Pour ce faire, il convient de ne pas perdre de vue le modèle empirique de l’abeille qui produit un excrétat nourricier, le miel, mais qui sécrète également du venin, substance toxique. — (Gilles Tétart, Le Sang des fleurs – une anthropologie de l’abeille et du miel, 2004, page 135)
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries.
- Abeille. Cet insecte est représenté montant, les ailes tantôt closes, tantôt étendues. Dans ce dernier cas, l’abeille est volante (I, 68). — (Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : précédé d’un Dictionnaire des termes du blason, tome 1 (A–K), G. B. van Goor Zonen, Gouda, 1884)
- D’argent au flambeau au trait de sable, accosté de deux abeilles d’or ; à la champagne ondée d’azur chargée de trois trangles ondées d’argent, qui est de Verrieres → voir illustration « armoiries avec 2 abeilles »
- (Spécifiquement) Représentation symbolique du pouvoir et du règne de Napoléon.
- Envolons-nous, comme les abeilles du manteau impérial devant les exhortations hugoliennes! — (San-Antonio, Béru-Béru, Éditions Fleuve noir, 1970, chapitre 7)
- (Par extension) (Entomologie) Insecte hyménoptère ailé, appartenant à la super-famille des apoïdes, important pollinisateur qui se nourrit généralement de nectar.
- La majorité des abeilles sont solitaires.
- (Sens figuré) (Littérature) Écrivain dont on considère le style pur comme le miel [1].
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Par métonymie) (Au pluriel) Bourdonnement sonore provoqué par des décharges partielles à l’approche d’un orage.
- Les alpinistes français disent alors qu'ils ont entendu « les abeilles » : soudain, sur toutes les surfaces, se créent de petites décharges bruyantes. Après cette sensation sonore d'abeilles, une autre observation est que les cheveux se dressent droit au-dessus de la tête, et que des étincelles peuvent se former entre les dents quand on ouvre la bouche. — (Orage en montagne sur l’encyclopédie Wikipédia )
- (Vieilli) (Militaire) Durant la Première Guerre mondiale, désigne une balle.
- Les crêtes surtout sont périlleuses. Les mitrailleuses boches sont braquées sur elles à demeure. Par intervalles se déclenche leur tacata et les abeilles meurtrières bruissent au ras du sol. — (Daniel Mornet, Tranchées de Verdun, Nancy, Presses universitaires de Nancy, 1990)
-
oseille
?- (Botanique) Plante potagère de la famille des Polygonacées d’un goût acide.
- Les diverses espèces d’oseille semblent avoir, dès l’origine, poussé spontanément en Europe. Puis les Anciens les ont cultivées pour leur usage culinaire et c’est surtout à partir du XIVe siècle qu’on les trouve à la base de nombreuses sauces. — (Jacques Dubourg, Tout le Jardinage : potager, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2008, page 136)
- Le saumon et l’oseille font un mariage classique, mais en papillote, c’est plus original ! — (Rosa Jackson, La cuisine des paresseuses, éditions Marabout, 2005)
- Lantier paraissait ne pas comprendre, mangeait lentement du veau à l’oseille. — (Émile Zola, L’Assommoir, chapitre VII)
- Aux environs de Paris, on sème l’oseille au printemps. — (Félix Boncenne, Cours élémentaire d’horticulture, 1861)
- (Familier) (Indénombrable) Argent.
- Une nénette enceinte, c’est pas l’Himalaya, et un contrôle fiscal, c’est pas un mardi noir à Wall Street. D’abord tu largues la nénette, je te file l’oseille en liquide pour les formalités. Ensuite, tu disparais du bureau, […]. — (Marie-Thérèse Cuny, Une Garce, Paris : Editions Fixot, 1987)
- En fait, il se trouvait beaucoup plus d’affinités avec Job, qui était davantage un homme de son style et de son monde, un type on ne peut plus respectable, plein d’oseille et tout. — (Tom Sharpe, Porterhouse ou la vie de collège, traduit de l’anglais par François Dupuigrenet-Desroussilles, dans Cancres Ltd Cie, Omnibus/Place Des Éditeurs, 2010, chapitre 25)
- Il a toujours eu horreur des pâtes, ce qui est un handicap certain quand on n’a pas d’oseille (ne pas écrire quand on a l’estomac vide : ça influence le style). — (Béatrice Kern, La blonde africaine, BoD/Books on Demand France, 2012, page 5)
- Dans les banques, y a pas qu’ de l’oseilleY a des employés qui font leur métierEt c’est bien comm’ c’est. — (Léo Ferré, T’en as, Barclay)
- (…) les mecs qui vont à Davos, ce sont ceux qui ont de l’oseille. — (Stéphanie Binet, «On votera pour contrer Sarko», Libération, 17 avril 2007)
-
mail
?- Petite masse cylindrique de bois, à long manche, dont on se servait pour jouer en poussant, en chassant avec force une boule de buis.
- Donner un coup de mail.
- Voilà un beau coup de mail.
- Jeu où l’on fait usage du mail.
- Une partie de mail.
- Lieu, l’allée où l’on joue au mail.
- Un mail planté d’arbres.
- Un mail bien entretenu.
- Il y a aussi un jardin plaisant, qui consiste en un étang, une volière, un écho, un mail, un labyrinthe, une maison pour les bêtes farouches. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
- Une seconde enceinte, faite de pieux, comprenait d’abord un verger d’arbres à fruits, ensuite un parterre où des combinaisons de fleurs dessinaient des chiffres, puis une treille avec des berceaux pour prendre le frais, et un jeu de mail qui servait au divertissement des pages. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : La Légende de Saint Julien l’Hospitalier, 1897)
- (Par extension) Dans quelques villes, pour désigner la promenade publique où l’on jouait autrefois au mail.
- On gagnait le mail entre les arbres duquel apparaissait le clocher de Saint-Hilaire. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913, Éditions Gallimard, Folio n° 1924, 1987, page 164)
- Les ormes du mail revêtaient à peine leurs membres sombres d’une verdure fine comme une poussière et pâle. — (Anatole France, Le Mannequin d'osier, 1897)
- L’avenue de la Porte-de-Villiers ressemblait au mail d’une toute petite ville du Sud-Ouest, avec ses quatre rangées de platanes. — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, page 26)
- J’habite au 3, mail Atlantis, à Massy.
- (Art) Gros marteau dont se sert le carrier pour enfoncer les coins entre les joints ou dans les entailles des pierres.
- Ils se servent pour cet effet de coins de différentes figures & grosseurs, & de marteaux qu’on appelle mail, mailloche, pic, &c. — (L’Encyclopédie sur wikisource)
- (Par extension) (Argot) Travail, boulot.
- Bon, on n’a pas que ça à faire, on a du mail !
- (Transport) (Désuet) Véhicule de transport collectif dans certaines villes.
- Le mail contournait le large cercle de la grève, au pied des villas et des jardins étagés sur le flanc de la colline. Et l’on voyait à gauche les remparts et le clocher de Saint-Malo sortir de la mer bleue. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 301)
-
bouteille
?- Récipient à goulot étroit, destiné à contenir un liquide; le plus souvent fait de verre ou de plastique translucide.
- Une bouteille de Perrier entamée se dressait sur la table de la cuisine. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 14)
- Ils s’attablent dans de bons restaurants, se font déboucher des bouteilles de Châteauneuf-du-Pape, dégustent des liqueurs. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Une demi-heure plus tard, après avoir, suivant la tradition, placé dans une anfractuosité une bouteille cachetée contenant un document commémoratif que je leur passai, Moussard et Le François purent sauter de nouveau dans la baleinière […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Mon lieutenant, faites-moi servir une bouteille de pommard… Du meilleur… — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 15)
- Devant une table, encombrée par un chanteau de pain, une demi-meule de gruyère et une innombrable quantité de bouteilles vides, les deux amis qu’on croyait morts devisaient paisiblement comme des sages. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Par métonymie) Contenu d’une bouteille au sens premier.
- Deux ou trois bouteilles d’eau suffiront pour arroser les jardinières.
- Une bouteille de bière, de vin, d’eau-de-vie, de rhum.
- (Vieilli) Une bouteille d’encre, dans ce sens, il signifie toujours d’une bouteille de vin.
- Boire, vider une bouteille.
- Les pulsations des tempes s’alourdissaient. Des billes lui grouillaient dans la tête.– J’ai soif. Que dirais-tu d’une bouteille de supérieur?– Je t’en dirais le goût. — (Jules Romains, Les Copains, 1922, page 123)
- Récipient rigide servant à stocker un gaz sous pression.
- Le plongeur s’équipe de ses bouteilles d’air comprimé.
- (Colorimétrie) Couleur vert sombre, habituellement celle du verre d’une bouteille (sens 1). #096A09
- C’était un sous-sol étranglé, écrasé, mal éclairé par un vitrage d’une transparence grossière et couleur bouteille. — (Maurice Talmeyr, Histoires joyeuses et funébres, page 12, 1886, M. de Brunhoff)
- (Histoire, Marine) Saillie en charpente, sur les cotés arrières du navire, et qui servaient de latrines. [2]
- (Botanique) (Vieilli) Variété de courge. [2]
- Âge, expérience (par ellipse de avoir de la bouteille).
- Pinglet. — Ah ! mon vieux… vingt ans de bouteille !Paillardin. — Eh bien ! c’est une qualité.Pinglet. — Pour le vin !… pas pour les femmes !… Veux-tu que je te dise, la mienne sent le bouchon ! — (Georges Feydeau, L'Hôtel du libre échange, 1894)
- mouzeil
- frausseilles
- esteil
- mareil
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.