Dictionnaire des rimes
Les rimes en : distance
Que signifie "distance" ?
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- Intervalle ; longueur.
- Des recherches menées par le Road Safety Trust et l’université de Westminster ont révélé qu’une distance d’au moins 1,5 mètre au moment de dépasser les cyclistes diminue sensiblement la fréquence des accidents. Des études de l’université de Bath ont prouvé que les manœuvres de dépassement laissant une distance inférieure à 1,5 mètre sont particulièrement dangereuses. Une analyse du ministère des transports britannique a révélé que 60% à 75% des accidents impliquant des cyclistes sont attribuables à de mauvais comportements de la part des automobilistes. — ("Chaque année, environ 1300 enfants sont victimes d’accidents dans les rues de Suisse", L'Illustré, 2025)
- A peu de distance de Dinant, en Belgique, dans la vallée de la Lesse, il existe un assez grand nombre de ces grottes qui ont dû servir d’habitation ou de refuge à nos ancêtres ; […] — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 176)
- Les îles Galapagos, mon escale prévue, n’étaient qu’à huit cent milles à vol d’oiseau, mais malgré la courte distance, c’était une longue traversée. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, 1929)
- — Il faut bien que je selle mon cheval pour suivre monsieur. Monsieur peut être tranquille, je tiendrai ma distance à six pas. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- (Par extension) Intervalle de temps.
- Séjournant, reprenant en 1912, à l'Institut Pasteur d’Algérie, l’étude de Edm. Sergent, V. Gillot, G. Lemaire et Bories sur les chèvres d’Alger et de Kléber, constate que le nombre des chèvres infectées est resté le même à Alger, à cinq ans de distance (4,2 p. 100). — (Edmond Sergent et L. Nègre, « La fièvre ondulante en Algérie », dans la Revue d’hygiène et de médecine préventive, volume 36, Éditions Masson et Cie, 1914, page 496)
- Ce sont donc le lunettes d'Argand que nous emprunterons pour suivre, à cinquante millions d'années de distance, la genèse des Alpes. — (Pierre Rousseau, Histoire de la Terre, volume 2 : Jeunesse de la Terre, Nouvelles Éditions Latines, 1950, page 63)
- (Sens figuré) Différence de nature, de statut ou de classe sociale.
- Le syndicalisme se trouve engagé, en France, dans une propagande antimilitariste qui montre clairement l’immense distance qui le sépare du socialisme parlementaire sur cette question de l’État. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre III, Les préjugés contre la violence, 1908, page 150)
- La distance qui sépare l’homme civilisé de l’homme sauvage.
- Il y a trop de distance entre vous, entre sa condition et la vôtre.
- Le danger commun rapproche les distances.
Mots qui riment avec "ance"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "distance".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ance , ances , anse , anses , ence , ences , ense et enses .
-
dispense
?- Exemption, acte par lequel on dispense une personne de quelque chose.
- Dispense de tutelle.
- Dispense de bans.
- Dispense de résider.
- Demander, accorder dispense, une dispense, des dispenses.
- Ainsi les parties peuvent prévoir contractuellement une dispense de mise en demeure. — (Hubert Bitan, Droit des contrats informatiques et pratique expertale, 2007)
- (Par extension) Pièce qui constate l’exemption.
- Montrez-moi votre dispense.
- (Par analogie) Permission de faire une chose contraire à ce qui est prescrit.
- Dispense d’épouser une parente.
-
excroissance
?- (Médecine) Sorte de tumeur qui se forme sur quelque partie extérieure du corps de l’homme ou de l’animal.
- Il lui est venu au visage une excroissance qu’il a fallu extirper.
- Excroissance charnue.
- (Par extension) Tumeur des arbres, des plantes.
- Les mycocécidies sont, le plus souvent, des tuméfactions diffuses, épaississant et déformant l'organe attaqué (par exemple la « hernie » du Chou […]). Quelques mycocécidies sont, cependant, de véritables galles, c'est-à-dire des excroissances nettement délimitées et de forme plus ou moins définies. — (Alexandre Guilliermond & Georges Mangenot, Précis de Biologie végétale, Paris : chez Masson & Cie, 1941, 2e éd, 5e tirage, 1960, p. 498)
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Par extension) Développement volumineux parasitaire.
- (Jeux) Petit bout arrondi d'une pièce de puzzle qui s'imbrique dans le creux d'une autre pièce.
- Les quatre pièces formant les coins du puzzle complet se repèrent par leur absence d'excroissance ou de creux sur deux côtés contigus — (La boite à puzzle, Histoire du puzzle)
- Corps secondaire qui croît vers l'extérieur d'un corps principal.
- Le sanglier est représenté avec une courte crinière de poils dressés, ainsi qu'une paire d'excroissances faciales ressemblant à des défenses, typiques des adultes mâles de l'espèce. — (AFP, La plus ancienne peinture rupestre au monde découverte dans une grotte indonésienne, radio-canada.ca, 14 janvier 2021)
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déficience
?- Défaillance intellectuelle ou physique.
- Cet enfant souffre d'une déficience physique
- Je ne parle convenablement aucune langue étrangère et cela, joint à beaucoup d’autres choses, me donne une impression de déficience et d’isolement. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 25.)
- La présence de troubles de la personnalité est d’autant plus marquée que la déficience intellectuelle est importante. — (Michèle Carlier, Catherine Ayoun, Déficiences intellectuelles et intégration sociale, 2013)
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variance
?- (Statistiques) Mesure de la dispersion des échantillons autour de la moyenne.
- (Thermodynamique) Nombre maximum de paramètres que peut fixer librement l’expérimentateur sans rompre l’équilibre.
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puissance
?- Pouvoir d’imposer son autorité.
- La puissance du faible qui peut se glisser partout est plus grande que celle du fort qui se repose sur ses canons. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Domination, empire.
- Mais quand l’Église, profitant de l’effondrement de la puissance romaine et du désarroi provoqué à travers les Gaules par les invasions barbares, s’installa dans le pays sans que nul n’y prît garde, son premier soin fut de s’assurer de la possession des terres. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- État souverain.
- Il jouait bien involontairement un rôle sinistre et mystérieux – le rôle d’espion international. Il surprenait des secrets ; il menaçait, en fait, les projets d’une puissance non moindre que l’Empire Germanique ; il se jetait étourdiment dans le foyer ardent de la WeltPolitik. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 112 de l’édition de 1921)
- L'Autriche déclarait en outre, qu'elle trouvait inadmissible que, dans l'article 3, les puissances se congratulassent de la signature de la paix entre la Prusse et le Danemarck, les hostilités ayant formellement repris. — (Eugène de Guichen, Les grandes questions européennes et la diplomatie des puissances sous la seconde république française, Paris : chez Victor Attinger, 1929, page 112)
- Au total, la Révolution n’est restée maîtresse du terrain qu’en Russie, après une lutte acharnée des Rouges contre les Blancs, ceux-ci soutenus par les puissances occidentales. — (Jacques Delpierrié de Bayac, Histoire du Front populaire, Fayard, 1972, page 13)
- Au moment où prenaient fin les principaux affrontements de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis, sur le plan militaire, s’étaient substitués dans le monde entier à la plupart des autres puissances capitalistes. — (Armando Uribe, Le livre noir de l’intervention américaine au Chili, traduction de Karine Berriot et Françoise Campo, Seuil, 1974)
- (Familier) (Au pluriel) Ceux qui possèdent les premières dignités de l’État.
- Avoir accès auprès des puissances.
- Il ne faut pas se brouiller avec les puissances.
- Il est bien avec toutes les puissances du jour.
- Pouvoir de faire une chose.
- Leur pouvoir était illimité ; ils guérissaient les malades abandonnés des médecins, rendaient fécondes les terres stériles, arrêtaient les épidémies de bestiaux, mais ils n’étaient point toujours d’humeur à ces sorcelleries bienfaisantes, et, plus volontiers, ils se servaient de leur puissance magique pour tourmenter les hommes et les bêtes. — (Octave Mirbeau, Rabalan)
- Ne revenez plus, monsieur, autrement vous tueriez aussi la mère, car la puissance de Dieu est infinie, mais la nature humaine a ses limites. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, deuxième épisode)
- À l’état naturel, les résineux comme les feuillus ont une grande puissance de conquête et une grande longévité. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 16)
- Force.
- Il affirme ainsi sa puissance, un peu par défi contre ceux de Vencimont ou de Vinemme, des Belges qui viennent se vanter en France de leurs forces pour enjôler les filles. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Sociologie) Probabilité, potentiel, capacité d’un acteur d’imposer sa volonté à un autre.[1]
- (Sens figuré) Ce qui exerce beaucoup d’empire sur l’âme ou sur l’esprit.
- Le général se croyait sous la puissance d’un songe, quand il se trouva les mains liées et jeté sur un ballot comme s’il eût été lui-même une marchandise. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Il est donc impossible pour le vétérinaire légiste, s’il n’a recueilli aucun renseignement, de pouvoir affirmer, à l’examen d’une morsure, si cette morsure a été faite par un animal sain ou un animal en puissance de rage. — (Alfred Gallier, Médecine légale vétérinaire, 1895)
- Efficacité qu’on attribue à certains remèdes, à certaines substances. Vertu, propriété.
- Le quinquina a la puissance de guérir la lièvre. - L’aimant a la puissance d’attirer le fer.
- (Philosophie) Possibilité qui n’est pas encore réalisée.
- Réduire la puissance en acte.
- Un gland est un chêne en puissance, parce qu’un gland peut devenir un chêne.
- Mais le frisson n’était pas une qualité naissante, un passage de la puissance à l’acte; c’était une chose; une chose-frisson se coulait dans l’arbre, s’en emparait, le secouait, et soudain l’abandonnait, s’en allait plus loin tourner sur elle-même. — (Jean-Paul Sartre, La Nausée, 1938)
- (Mécanique) Ensemble de forces motrices, de tout ce qui imprime ou peut imprimer un mouvement.
- Dans un moulin à eau, l’eau est la puissance.
- Toutes les puissances mécaniques se réduisent au levier et au coin.
- Puissance motrice.
- (Optique) Portée d’un instrument d’optique.
- Si, avec un télescope d’une profonde puissance, nous examinons soigneusement le firmament, nous découvrirons une ceinture de groupes faite de ce que nous avons jusqu’à présent nommé des nébuleuses, […]. — (Edgar Poe, Eureka, 1848, traduction de Charles Baudelaire, 1864)
- (Physique) Quantité d’énergie ou de travail fourni, ou susceptible d’être fourni ou consommé, par unité de temps, mesurée en watts.
- Malgré la marche extrêmement régulière du moteur, malgré son déploiement absolu de puissance, j’ai dû arracher le manche de toute la force de mes deux bras. — (Dieudonné Costes et Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- Le 15 janvier 1924, la centrale produit ses premiers kilowattheures. La station affiche bientôt une puissance de 124 MW. — (Ludovic Dupin, « La centrale qui a électrifié la Bavière », dans L’Usine nouvelle, n°3252, 8 septembre 2011, page 8)
- (Par extension) (Familier) Consommation d’un appareil électrique.
- La puissance de cette ampoule est de 40 watts.
- (Géologie) Épaisseur d’une couche de minerai exploitable entre deux couches de roches.
- Elle se présente en couches d’épaisseur très-variable, qui quelquefois n’ont que 4 à 5 mètres de puissance, et d’autres fois dépassent 50 mètres ; mais il est à remarquer que les couches les plus puissantes sont rarement les plus avantageuses pour l’exploitation. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 17)
- (Au pluriel) (Religion) Une des hiérarchies des anges.
- Voici comment s'exprime saint Grégoire le Biglosse : « Nous reconnaissons neuf degrés ou ordres d’Anges, parce que la Parole de Dieu rend témoignage des Anges, des Archanges, des Vertus, des Puissances, des Principautés, des Dominations, des Trônes, des Chérubins et des Séraphins. — (Macaire, Théologie dogmatique orthodoxe, tome 1, traduit du russe par un russe, Paris : chez Joël Cherbuliez, 1859, p. 484)
- Afin d’en finir avec cette orfèvrerie symbolique, disons encore que […] la sarde évoque les Séraphins, la topaze les Chérubins, le jaspe les Trônes, la chrysolithe les Dominations, le saphir les Vertus, l’onyx les Puissances, le béryl les Principautés, le rubis les Archanges et l’émeraude les Anges. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- (Mathématiques) Produit d’une quantité un nombre entier de fois par lui-même, la quantité pouvant être un nombre réel ou complexe, une indéterminée, etc.
- 128 est une puissance de 2.
- (Mathématiques) Nombre de fois qu’on multiplie une quantité par elle même.
- 3 élevé à la puissance 4 vaut 81.
- (Droit) ?
- Cette femme est en puissance de mari, (Droit) Elle ne peut contracter ni disposer de rien sans être autorisée de son mari.
- De notre pleine puissance, (Histoire) Formule dont le roi se servait en certaines lettres patentes.
- Gusman (parlant de Don Juan) --... jusqu’à forcer dans sa passion l’obstacle sacré d’un couvent, pour mettre Done Elvire en sa puissance. — (Molière, Don Juan, acte I scène I)
- (Équitation) Concours de saut d’obstacles de quatre à six obstacles dont un mur, ou un vertical de remplacement, qui doit être l’obstacle le plus haut.
-
récurrence
?- (Didactique) Retour à un état antérieur, à une position passée.
- Ce qui avait sauvé Marthe de l’épouvantable récurrence, c’était d’abord le peu de temps qu’elle était restée dans cette maison. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
- De nombreux cordons morainiques recensés entre les isohypses 1 050 m et 520 m, attestent de plusieurs niveaux de stationnement et, peut-être, de faibles récurrences du glacier. — (Sylvain Coutterand et Gérard Nicoud, Les stades de retrait du glacier de l’Arve entre le verrou de Cluses et l’ombilic de Chamonix. (Vallée de l’Arve, Haute-Savoie), Quaternaire, 16, (2), 2005, p. 85-94)
- (Médecine) État, propriété de ce qui est récurrent, qui revient.
- Crème 2 en 1 garantie sans récurrence.
- (Biologie) Retour d’une espèce ou d’un organe à un type antérieur.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Par ellipse) (Mathématiques) Raisonnement par récurrence.
- Faire une récurrence sur
- N
- {displaystyle mathbb {N} }
- .
-
enfance
?- Première partie de la vie de l’être humain, précédant l’adolescence.
- Jadis, aux temps lointains de ma jeunesse, aux temps de mon enfance à jamais disparue, je me réjouissais en arrivant pour la première fois dans un endroit inconnu… — (Nicolas Gogol, Les âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
- De ma tendre enfance je ne parlerai pas. […]. Eussé-je autrement décidé que je me garderais du ridicule qui s’attache à quiconque fait un sort aux minuties du premier âge. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, 1942, page 15)
- Ma grand-mère a des principes, elle est le cadre rigide et clair de mon enfance, celui sur lequel on s'appuie, à l'opposé de l'agitation trouble de l'hôtel. Pas de bruit le dimanche chez mamie, pas de vélo, la table est un lieu de silence, pas une friterie de gare. — (Sylvia Kristel, Nue : Dans l'ombre du fantasme, écrit avec Jean Arcelin, Le Cherche-Midi, 2006)
- État de celui qui est enfant, qui se comporte comme tel.
- De sa bouche lisse, Amédée souriait, repris par l’hébétude de l’enfance. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- être, tomber ou retomber en enfance, se dit d’une personne âgée qui n’a plus l’usage de la raison, se dit aussi d’une personne qui retrouve l’exubérance de sa jeunesse.
- Elle me l’avait écrit en effet, et il fallait que j’eusse perdu un peu la tête pour l’oublier. Ce fut l’opinion du domestique, car il me regarda d’un air qui disait : « Monsieur Bonnard est tombé en enfance », et il se pencha sur la rampe de l’escalier pour voir si je ne me livrerais pas à quelque action extraordinaire. Je descendis raisonnablement les degrés et il se retira désappointé. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; éd. Le Livre de Poche, 1967, p. 204.)
- Les litanies de saint Antoine de Padoue que sa petite-fille vient lui réciter aux trois Angelus ont seules la vertu de calmer la grand-mère en enfance qu'on ne voit pas, cachée qu’elle demeure dans sa chambre, mais comme l’âme de la maison, on la devine partout présente. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 276)
- (Sens figuré) Commencement, début.
- Les monuments qui nous restent de cette époque lointaine, attestent que les premiers Ardennais étaient des hommes demi-sauvages et appartenant à un peuple encore dans l’enfance de la civilisation. — (François-Xavier Masson, Annales ardennaises, ou Histoire des lieux qui forment le département des Ardennes et des contrées voisines, Mézières : imprimerie Lelaurin, 1861, p.22)
- (Collectivement) Ensemble des enfants.
- Le seul aspect de la femme révèle qu’elle n’est destinée ni aux grands travaux de l’intelligence, ni aux grands travaux matériels. Elle paie sa dette à la vie non par l’action mais par la souffrance, les douleurs de l’enfantement, les soins inquiets de l’enfance ; […]. — (Arthur Schopenhauer, Essai sur les femmes, dans Pensées & Fragments, traduction par J. Bourdeau , Félix Alcan, éditeur, 1900 (16e éd.))
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obsolescence
?- Désuétude ; vieillissement.
- Au « régime normal » de la fiscalité anglaise, correspond, aux États-Unis, « l’amortissement pour dépréciation », mais entendu d’une façon plus large en ce sens qu’il couvre la dépréciation physique et l’obsolescence. — (Statistiques & études financières, n° 1–12, Imprimerie nationale, Paris, 1949, page 234)
- Cette tendance à l’obsolescence est maximale chez nous en matière de vêtements, surtout féminins mais aussi masculins, et en matière d'automobiles de tourisme ou de ville. — (Annales de l’Institut de philosophie, Éditions de l’Université de Bruxelles, 1982, page 114)
- Les mutants, cette minorité créatrice source de toutes les grandes aventures humaines, méritent une attention particulière. Mais celle-ci ne saurait toutefois conduire à oublier les autres, menacés par une inertie qui risque de les condamner à l’obsolescence à quarante ans, mi-temps de leur vie active. — (Silvère Seurat, « La Coévolution créatrice », dans la Revue des deux Mondes, juillet-août 1988, p. 120)
- À l’obsolescence technique s’adjoint donc une obsolescence psychologique : un téléphone de deux ans est ringard, un vêtement de six mois est démodé, un écran plat est déjà bien triste face à une télévision 3D. — (Christophe Sempels & Jonas Hoffmann, Les Business models du futur : créer de la valeur dans un monde aux ressources limitées, Pearson Education France, 2012, p. 120)
- Formé sur le participe présent du latin obsolescere, le substantif obsolescence et son dérivé adjectival obsolescent sont des néologismes créés d’après l’anglais. Ils désignent tout ce qui est tombé en désuétude. Leur emprunt s’explique par le fait que l’adjectif obsolète, ayant le même sens et venu lui aussi de l’anglais d’après le latin obsoletus, a un champ d’application sémantique limité. Terme littéraire et vieilli, il se dit, non exclusivement mais surtout, de ce qui se rapporte à la langue, au vocabulaire, à la grammaire. Est obsolète ce qui est dépassé, suranné, désuet, vieillot, bref, ce qui ne fait plus partie des normes actuelles du langage.Dans la langue usuelle, obsolescence, ayant une aire sémantique plus large, offre l’avantage de se dire de tout ce qui n’a plus cours, de ce qui est périmé, aussi bien en matière de langage (notions frappées d’obsolescence) que de toute activité humaine (obsolescence d’un produit, d’une machine, d’un équipement, d’une pratique, d’une technique).Dans la langue spécialisée, obsolescence fait partie du vocabulaire de l’économie. Le Trésor de la langue française lui assigne un sens restreint : « Diminution de la valeur d’usage d’un bien de production due non à l’usure matérielle, mais au progrès technique ou à l’apparition de produits nouveaux. » Aujourd’hui, le sens d’obsolescence s’est élargi; il en est venu à s’étendre au cas de l’usure matérielle d’un bien. — (« obsolescence / obsolescent, ente / obsolète », Juridictionnaire, Centre de traduction et de terminologie juridiques (CTTJ), Faculté de droit, Université de Moncton & Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada, 2015)
- (Médecine) Sorte d’atrophie avec induration ; racornissement.
- Mais il y a plus : lorsque la tuberculisation pulmonaire passe à guérison, l’on rencontre en général les tubercules à l’état d’obsolescence, enveloppés d’une espèce de capsule qui les isole des parties environnantes : c’est un tissu noir induré […] — (Bulletin de l’Académie royale de médecine de Belgique, vol. 7, 1864, page 240)
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contenance
?- Capacité ou étendue superficielle.
- Ce parc est d’une contenance de cent hectares. - Cette citerne a une contenance de cent mètres-cubes.
- Manière de se tenir, de se présenter devant une personne ou d’autres personnes.
- Il était visible, à la contenance du maître, qu’il était d’un caractère franc mais impétueux et irascible. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Est-ce le chagrin, est-ce le bonheur qui prête à la femme de trente ans, à la femme heureuse ou malheureuse, le secret de cette contenance éloquente ? — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Sitôt qu’elles ne furent plus seules dans le compartiment, ces dames prirent une contenance grave, et se mirent à parler de choses relevées pour donner une bonne opinion d’elles. — (Guy de Maupassant, La maison Tellier, 1881, réédition Le Livre de Poche, page 24)
- Celles-là venaient dès le crépuscule, s’installaient dans une anfractuosité bien éclairée, réclamaient, plutôt par contenance que par besoin réel, un petit verre de vespetro ou un « mazagran », puis surveillaient le passant d’un œil méticuleux. — (Auguste de Villiers de L'Isle-Adam, Les Demoiselles de Bienfilâtre, dans les Contes cruels, 1883, éd. J. Corti, 1954, volume 1, page 4)
- J'ai bien cru que c'était une de ces femmes comme on en voit beaucoup, qui prennent un mari pour avoir une contenance. — (Casimir Colomb, Mademoiselle Renée, dans La Revue des deux mondes, tome 88, 1870, page 154)
- Trois ou quatre personnes, en effet, erraient sur la place en jetant de fréquents regards à l’hôtel. On sentait qu’elles cherchaient une contenance. — (Georges Simenon, Le fou de Bergerac, Fayard, 1932, réédition Le Livre de Poche, page 51)
- Mais je n'avais aucune idée de ce que je voulais faire, ni avec quelle contenance (blague? détachement? enthousiasme? maturité?) [...]. — (Thomas Ouellet St-Pierre, Même ceux qui s'appellent Marcel, Leméac, 2014, page 109)
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adjacence
?- (Mathématiques) Relation topologique.
- Matrice d’adjacence. Liste d’adjacence.
- Les relations topologiques exploitées dans ce contexte sont l’adjacence, la connectivité, l’inclusion et l’intersection. — (Régis Caloz, Claude Collet, Analyse spatiale de l’information géographique, page 27, 2011, Presses polytechniques et universitaires romandes)
- codominance
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impudence
?- Manque de pudeur, effronterie extrême.
- Ces rustres n’eussent pas osé agir avec une impudence aussi inconcevable s’ils ne se sentaient appuyés par quelque forte bande. — (Walter Scott, Ivanhoé, ch. XXV, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Le Truculentus représente la vie et les gestes d'une gueuse, qui, par sa rapacité, ses éhontements et l’impudence de sa mauvaise foi, révolterait même les blasés de nos petits théâtres. — (Edelestand Pontas Du Méril, Histoire de la comédie ancienne, Paris : chez Didier & Cie, 1869, volume 2, page 285)
- Ce mouvement était inimitable; il avait la canaillerie, l’impudence, la persuasion d’un dresseur, d’un tombeur de femmes. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- En effet, je n'en ai pas, et cela m'est égal, mais je ne désire pas supporter une nouvelle impudence de votre part ! — (Jean Ray, Harry Dickson, La Chambre 113, 1933)
- (Par extension) Action et parole impudentes.
- Il mérite d’être châtié pour ses impudences.
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repentance
?- Regret, douleur qu’on a de ses péchés.
- Il est mort avec beaucoup de repentance, avec une grande repentance de ses péchés. Note : Ne s’emploie guère que dans le langage de la piété.
- « Je suis au désespoir d’avoir encore manqué à la fidélité que je dois à Votre Majesté ; je la supplie très-humblement d’agréer que je lui en demande un million de pardons, avec un compliment de soumission et de repentance. » — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XXIV, 1826)
- [...] il meurt avec des repentances très-grandes de l'avoir si mal traitée, et lui dit : « Pour votre consolation et ôter votre tristesse, souvenez-vous comme je vous ai traitée. » — (Gérard de Nerval, « Angélique », dans Les Filles du feu, 1854)
- Une secte juive, comme par hasard, et qui ferait mieux, au bout du compte, après ses erreurs innombrables, ses crimes, ses persécutions, ses censures, de se dissoudre, au lieu d’exprimer une « repentance » qui ne convainc personne. — (Philippe Sollers, Éloge de l’infini, Gallimard, page 725)
- Mais si vous acceptez ce renversement d'attitude, ce retournement, cette conversion (c'est le vrai sens du mot metanoïa des Évangiles improprement traduit par repentance) toute la vie est transformée. — (Arnaud Desjardins, Les chemins de la sagesse, La Table Ronde, Pocket spiritualité, 1999, page 141)
- En droit, personne ou individu répondant aux dispositions légales ou réglementaires afférantes.
- Un amendement sur la "repentance" des personnes détenant des faux pass et voulant se faire vacciner est également prévu. — (Sébastien Marcelle, «Covid-19 : 6 questions sur le nouveau pass vaccinal en discussion à l'Assemblée», 30 décembre 2021)
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cohérence
?- Union complète entre divers éléments d’un corps.
- (Sens figuré) Accord ou harmonie, intuitive ou logique, d'un système d'idées entre elles.
- La cohérence d'une théorie ne garantit pas qu'elle décrit son objet correctement.
- Dans le passage de l’oral à l’écrit, la spécificité du messager s'efface derrière celle du message. Peut-être y perd-on en spontanéité, mais on y gagne en cohérence, celle précisément d'une forme littéraire. — (Jean-Paul Desaive, Délits sexuels et archives judiciaires (1690-1750) , Communications, 1987, vol.46, n°46, page 120)
- Une telle synthétisation de la théorie implique un haut degré d'unité des explications fournies, de la cohérence philosophique, conceptuelle et méthodologique. — (Alain Spalanzani & Dumitru Zait, La recherche en management et en économie, L'Harmattan, 2009, page 58)
- (En particulier) Consistance, absence de contradiction entre des données, des idées ou des informations.
- (Physique) Ensemble des propriétés de corrélation d'un système ondulatoire.
- (Mathématiques) En logique mathématique, la cohérence ou consistance est la propriété d'une théorie exempte de contradiction, ou de façon équivalente, d'une théorie qui possède un modèle.
- (Informatique) Capacité pour un système à refléter sur la copie d'une donnée, les modifications intervenues sur d'autres copies de cette donnée.
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convenance
?- Conformité, accord d’une chose avec une autre.
- Ces choses-là n’ont point de convenance l’une avec l’autre, entre elles.
- Il y a entre ces deux fiancés une parfaite convenance de fortune, de condition.
- Il y a convenance d’humeur, de caractère, de goût entre ces deux amis.
- Quand la directrice siège dans le préau et qu’il ne s’agit pas de faits très graves, les parents conversent avec elle, sur place, au-dessus de la barrière, au lieu d’aller dans son cabinet. Si je me trouve occupée à attifer des enfants, je ne me dérange pas ; car, — par l’excès même de mon anxiété observatrice, — j’ai pris un visage mort, un air de stupidité laborieuse, tout à fait en convenance avec ma fonction, — aussi puis-je, sans indiscrétion, rester près de la directrice : « Je n’existe pas ». — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- Commodité ; utilité particulière.
- On sentait qu’il ne demandait rien à personne, qu’il travaillait à sa convenance, et que, dans ce monde, sa philosophie ne pouvait être ni étonnée ni troublée. — (Jules Verne, Voyage au centre de la Terre, chapitre 11, 1867)
- Mais il y a folkloristes et folkloristes. J'en ai vu de singuliers, quelques-uns d’effarants. On se fait un folklore à sa convenance. On attend des fées. On part à leur rencontre, le bâton de pèlerin à la main. — (Charles Le Goffic, Brocéliande, avec la collaboration de Auguste Dupouy, La Renaissance du Livre, 1932, page 98)
- (Spécialement) (Au pluriel) Ce qui est conforme aux règles, aux usages de la société.
- Il alla remercier le lieutenant-colonel Filloteau et s’informer des petits devoirs de convenance qui doivent occuper la première journée d’un sous-lieutenant arrivant au régiment. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Croyez-moi, pour une fille, comme pour une femme, la gloire sera toujours d’enfermer dans la sphère des convenances les plus serrées, ses ardents caprices. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- — M. de Sainte-Austreberthe est ici pour me plaire, dit-elle ; il ne me plaît point, je le lui montre.— Encore faut-il le faire avec convenance.— En quoi ai-je manqué aux convenances ? — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- Ce fut la veuve qui nous tira d’embarras ; elle parlait d’une voix vive, légère, qui baissait parfois par décence, puis, les convenances satisfaites, reprenait avec un nouvel entrain. — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 223)
- Mais le maître des Hautes Héez dédaigne toute convenance. Qu'il garde sa barbe toute entière, mais qu'il la cultive. Elle lui donne l'air d'un Robinson, d'un homme des cavernes, voire d'un hors-la-loi: — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- De même que les enfants flairent sous l’écorce des convenances la vraie étoffe dont sont faits les êtres, mon radar interne, s’affolant subitement, m’apprenait que M. Ozu me considérait avec une patiente attention. — (Muriel Barbery, L’élégance du hérisson, 2006, collection Folio, page 180)
- Un mec qui ne s'encombrera pas des convenances et de la séduction à deux balles, qui rentrera, posera le kébab et sans dire un mot, m'embrassera fougueusement en me disant de ne pas m'inquiéter pour toutes les histoires de couple pourries […]. — (Laura Bernard, Football, amour, kébab, Éditions Publibook, 2012, page 49)
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rénitence
?- (Médecine) Caractère de ce qui est rénitent.
- La rénitence d’une tumeur.
- Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)
- (Philosophie) Signifie la force des corps solides par laquelle ils résistent à l'impulsion des autres corps, ou réagissent avec une force égale à celle qui agit sur eux.
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plaisance
?- (Vieilli) Plaisir, agrément.
- Je m’enivrais ainsi d’une sorte de modestie capiteuse et m’habituais, hélas ! consultant peu ma plaisance, à ne me satisfaire à rien qui ne m’eût coûté quelque effort. — (André Gide, La porte étroite, 1909, réédition Le Livre de Poche, page 26)
- Suave est ce temps de plaisance !Tremblez, mortels ! Je suis bien fortQuand jamais à ma suffisance,Je bâille à briser le ressort ! — (Paul Valéry, Ébauche d’un serpent)
- Des officiers allemands étaient venus, qui voulaient transformer les prairies en champs de légumes, et la maison en séjour de plaisance pour de jeunes Allemandes. — (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, page 80)
- (Rare) Aspect plaisant, agréable (de quelqu’un, quelque chose).
- La plaisance de cette demeure tient à sa cour intérieure.
- C’est une esthétique du regardUne plaisance du coeurUne grâce de sa part — (Grégory Creston, Au cœur d’un phare solitaire, Le sourire d’une femme est une grâce, page 32, 2014, Edilivre)
- (Courant) (Par ellipse) Navigation de plaisance.
- – Quel est ce bateau ? demandai-je.– Le Cormoran. Une goélette armée en plaisance, qui s’est amarrée pendant quarante-huit heures au Lorraine, quinze jours avant le découverte du cadavre. — (Georges Simenon, Les 13 Mystères, Fayard, 1932, réédition Le Livre de Poche, page 90)
- Je m’suis cogné partoutJ’ai dormi dans des draps mouillésÇa m’a coûté des sousC’est d’la plaisance, c’est le pied ! — (Renaud, Dès que le vent soufflera, 1983)
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négligence
?- Défaut de soin, d’exactitude, d’application.
- Des prêtres prêchaient que les malheurs du pays étaient la conséquence des hérésies et de la négligence des devoirs religieux. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Ce texte a été corrigé avec beaucoup de négligence.
- Il aura peine à se faire pardonner ses négligences.
- (En particulier) Le peu de soin qu’une personne apporte à son vêtement, à son extérieur.
- Ce savant affecte dans sa mise une excessive négligence.
- Faute légère que fait un auteur, lorsqu’il n’apporte pas assez de soin à corriger son style.
- Il y a dans cet ouvrage des négligences qu’il sera facile de corriger.
- (Droit) Faute involontaire qui néanmoins peut donner lieu à des poursuites judiciaires.
- (Psychologie) Problème neurologique qui empêche un patient d’avoir conscience d’une partie de son environnement ou de son corps.
- La négligence ne se limite pas à une modalité sensorielle, mais elle peut affecter l’ensemble de nos sens et toucher notre capacité à agir. Par exemple, un malade négligera aussi bien les informations visuelles, auditives ou tactiles que certaines odeurs. D’autre part, il n’utilisera plus son bras et sa jambe gauche, même si elles ne sont pas paralysées. — (Lionel Naccache, Le Nouvel Inconscient : Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Odile Jacob, 2009, page 85)
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nuisance
?- Trouble, dérangement, gêne persistante, calamité, fléau, pollution. Cause de perturbation pour le bon fonctionnement d'une entreprise, d'un projet.
- Hitler, Staline, Mussolini, tout le monde connaît leurs crimes et leurs capacités de nuisance sur leurs congénères. — (France Mutuelle Magazine, n° 174, octobre-novembre-décembre 2022, page 63)
- Les astres ne nous font pas de nuisance : ils sont donc pleins de bonté. — (Montaigne, Essais , II, 12 – Apologie de Raymond Sebond, 1595)
- La tour lyonnaise UAP est déconstruite étage par étage, sous une coiffe, pour limiter les nuisances de ce chantier situé en périphérie immédiate des halles de Lyon et d’une école notamment. — (Vincent Charbonnier, La déconstruction inédite d'une tour lyonnaise, dans l'Usine nouvelle du 22 mars 2012, page 24)
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amordance
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe amordancer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe amordancer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe amordancer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe amordancer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe amordancer.
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paissance
?- (Droit forestier) Action de paître, de mettre en pâturage des animaux.
- Puis c’est la fuite éperdue, ou l’assaut donné à l’intrus (s’il est faible), ou la reprise des occupations, de la paissance, de la rumination, de l’amour, des gambades. — (Samuel Beckett, Mercier et Camier, 1946. p. 23.)
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condescendance
?- Complaisance qui fait qu’on se rend aux sentiments, aux volontés de quelqu’un. Mais depuis le XIXe siècle, le sens a glissé vers la 2e définition[1].
- Mme de Rênal s’était trouvée assez de sens pour oublier bientôt, comme absurde, tout ce qu’elle avait appris au couvent ; […] Avec l’apparence de la condescendance la plus parfaite, et d’une abnégation de volonté, que les maris de Verrières citaient en exemple à leurs femmes, et qui faisait l’orgueil de M. de Rênal, la conduite habituelle de son âme était en effet le résultat de l’humeur la plus altière. Telle princesse, citée à cause de son orgueil, prête infiniment plus d’attention à ce que ses gentilshommes font autour d’elle, que cette femme si douce, si modeste en apparence, n’en donnait à tout ce que disait ou faisait son mari. Jusqu’à l’arrivée de Julien, elle n’avait réellement eu d’attention que pour ses enfants. — (Stendhal, Le Rouge et le Noir, 1830)
- […], je vais vous remettre les deux lignes ; vous les porterez au grand homme en l’assurant d’une entière condescendance à ses désirs ; mais à une condition. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844 ; page 337 de l’édition Houssiaux de 1855)
- Delouche nous offre à chacun la goutte, mais il n’y a qu’un verre et nous buvons tous dans le même. On me sert le premier avec un peu de condescendance, comme si je n’étais pas habitué à ces mœurs de chasseurs et de paysans… — (Alain-Fournier, Le Grand Meaulnes, 1913)
- Bienveillance mêlée d’un léger mépris ; comportement distant, presque hautain, arrogant, ou qui pourrait être ressenti comme tel.
- Oh ! l’ignorance ! murmura le savant, et il ajouta tout haut avec ce ton de condescendance doctorale particulier aux disciples d’Esculape : mon ami, je cueille des simples que je collectionne, afin de les classer dans mon herbier ; […]. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, 1858)
- Puis, dans la songerie de Clotilde, la figure de sa grand’mère Félicité s’évoquait. Celle-ci venait la visiter de temps à autre, avec une condescendance de parente puissante, qui est d’esprit assez large pour pardonner toutes les fautes, quand elles sont cruellement expiées. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre XIV)
- Il saluait chapeau bas tous ceux qui appartenaient à une classe sociale supérieure à la sienne, il traitait avec mépris ou condescendance ses inférieurs, […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910)
- En Afrique, un Blanc qui adresse la parole à un Noir n’a plus la condescendance raciste des colonisateurs d’antan ; désormais c’est bien plus violent. Désormais, il a le regard apitoyé du prêtre qui administre l’extrême-onction à un condamné à mort. — (Frédéric Beigbeder, 99 francs, Gallimard, 2000, collection Folio, page 141)
- Lorsqu’il gémit et dans mon cou laissa tomber sa tête, porté enfin, sur et dans mon ventre, j’en conçus avec étonnement, une fugitive condescendance. — (Marie Darrieussecq, Claire dans la forêt, nouvelle, supplément au magazine « Elle », 2000, page 13)
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potence
?- Assemblage de trois pièces de bois ou de fer, dont une est dressée verticalement, une autre est posée horizontalement sur la première, et la troisième soutient l’extrémité de celle-ci.
- Zarzavadjian avait appris à aimer l'univers enchevêtré des arrière-gares et des voies de triage. Tous les poteaux, les potences et les portiques et leurs signalisations suspendues. […]. Et bien entendu l'infinie arborescence des rails. — (Ian Manook, Les Temps sauvages, Paris : Éditions Albin Michel, 2015)
- Les potences de fer servent principalement à porter des balcons, des poulies, des lanternes, etc.
- Les enseignes des aubergistes sont ordinairement soutenues par des potences de fer ou de bois.
- Gibet, instrument servant au supplice de ceux que l’on pend.
- Dans la logique mentale de leur temps, les magistrats l'accusent et la condamnent de « sorcellerie », crime pour lequel le bourreau l’énuque avec la « hart » de la potence (corde d'infamie). — (Michel Porret, L'ombre du diable: Michée Chauderon, dernière sorcière exécutée à Genève (1652), Éditions Georg, 2009, p. 64)
- Pendaison.
- On l’a condamné à la potence.
- Il mérite la potence.
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silence
?- Absence de bruit.
- Si tout est silence et repos dans les savanes de l’autre côté du fleuve, tout ici, au contraire, est mouvement et murmure : […]. — (François-René de Chateaubriand, Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert)
- Tout était calme autour de lui ; on était arrivé à cette heure mystérieuse de la nuit où la nature semble dormir, et où tous les bruits sans nom de la solitude s’éteignent pour ne laisser, suivant l’expression indienne, entendre que le silence. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Et puis le silence , ce grand silence qui plane au-dessus des solitudes islandaises , et que trouble seul le sifflement du vent ou le cri des pluviers dorés. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 81)
- Aux arrêts, dans les gares, tous les bruits du dehors – la sonnerie du télégraphe, le clac-clac rythmique du graisseur, […] –, tout cela vous arrive multiplié par le silence, rendu plus net par la nuit. — (Octave Mirbeau, La Chambre close, Ernest Flammarion, Paris, 1920)
- Enfin, en ces temps particulièrement bruyants médiatiquement, de nombreux fans d’Arte y apprécient les silences et chuchotements, et l’absence d'émissions et de jingles criards. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 28 septembre 2022, page 10)
- Le silence tombait du haut du ciel comme une cascade vertigineuse, traversant de part en part la Terre, sans rencontrer la plus légère résistance. — (Jules Supervielle, Le voleur d’enfants, Gallimard, 1926, collection Folio, page 125)
- Le cri du gravier sous ses bottines, dans le silence, la fit tressaillir. — (Pierre Louÿs, Psyché, 1927, page 136)
- Tout à coup, deux coups de feu brisent le silence de midi. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Le fait de se taire, de ne plus faire de bruit.
- […], la jeune fille porta un doigt à sa bouche pour lui commander le silence, et de l’autre main lui fit signe de la suivre. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- Au moindre geste d’improbation, il nous apostrophait et nous imposait silence avec une fureur qui nous touchait sans nous convaincre ; […]. — (Anatole Claveau, Les snobs, dans Sermons laïques, Paris : Paul Ollendorff, 1898, 3e éd., page 36)
- Puisqu’on a lyrisé tous les bruits de la nature, depuis le murmure de l'ouragan jusqu'au beuglement du cricri, je vais mettre, moi, ses silences en musique. — (Karol Beffa, « Bruit et musique », dans Parler, composer, jouer : Sept leçons sur la musique, éditions Le Seuil, 2017)
- (Par extension) Action de ne pas exprimer sa pensée, oralement ou par écrit ; fait de se taire.
- Quoique très instruite, elle n’avoit ni les caprices, ni l’humeur qu’on attribue aux gens de lettres, qui tantôt se livrent à une loquacité importune, tantôt se renferment dans un silence méprisant. — (E.-F. Lantier, Voyages d’Anténor en Grèce et en Asie, Paris : chez Belin & chez Bernard, 2e édition revue, an VI, tome 1er, page 35)
- Il nous semble être retourné au collège, de nouveau nous marchons en rang, nous faisons des devoirs et surtout des pensums, et l’on nous astreint au silence […] — (Jean Heimveh, Question d’Alsace, 1889)
- Et rien en effet dans son langage, pas plus que dans ses silences ni dans son attitude, ne décela à sa bourgeoise qu’il avait les sens aux aguets et faisait bonne garde. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Mon passe-temps favori est la conversation coupée de silences. Les autres fournissent la conversation, moi les silences. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 74)
- Aussi, lorsque, après avoir franchi une porte vitrée immense, donnant sur un vestibule un peu moins vaste que le Square du temple, nous nous engageâmes dans un large escalier aux marches déclives, usées et traîtresses, mais qu’une rampe remarquablement ciselée aidait à gravir sans péril, je me contentai, toujours prudent, d’admirer l’élégante rampe en silence. — (Léo Malet, L’Ours et la Culotte, 1955, chapitre VIII)
- Le silence est l’arme la plus puissante du mal. — (Maurice Magre, Le Sang de Toulouse, 1931)
- Absence de mention d’une chose, du manque de témoignage sur un sujet, sur un fait.
- Mon manuel fait silence sur ce fait. - Le silence des journaux sur cet incident est significatif.
- (En particulier) (Internet) Absence d’un document pertinent dans un moteur de recherche.
- Le moteur de recherche doit fonctionner rapidement et efficacement (en minimisant à la fois le silence — informations pertinentes auxquelles on n’a pas accès — et le bruit — informations non pertinentes auxquelles on accède. — (Jean-Marc Hardy, Gaetano Palermo, Réussir son site web en 60 fiches, 3e édition, page 70)
- (Musique) Interruption du son dans une phrase musicale.
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véhémence
?- Impétuosité, mouvement violent.
- Nous prenons deux otages, le vieux maire, […] et le jeune curé, qui proteste avec véhémence, bien que les soldats aient encore, épinglé à la capote, les Sacré-Cœur distribués à Paray-le-Monial. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- La soudaine irruption d’un ennemi prêt à l’offensive n’eut d’autre effet immédiat sur New York que d’accroître sa véhémence habituelle. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 212 de l’édition de 1921)
- Éloquence vigoureuse, accompagnée d’une action vive.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.