Dictionnaire des rimes
Les rimes en : chevaleresque
Que signifie "chevaleresque" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Qui est relatif à la chevalerie, qui en a le caractère.
- Précisons que les règles chevaleresques qui jouaient bel et bien au XIIIe siècle un rôle de contrainte absolue, n’interviennent dans le roman qu’à titre d’obstacle mythique et de figures rituelles de rhétorique. — (Denis de Rougemont, L'amour et l'occident, 1938)
- On les entendait dire : « Grâce pour le royalisme ! il a rendu plus d’un service. Il a rapporté la tradition, le culte, la religion, le respect. Il est fidèle, brave, chevaleresque, aimant, dévoué. […] » — (Victor Hugo, Les Misérables)
- L’urbanité, l’esprit chrétien et un je ne sais quoi d’antique et de chevaleresque qui régnait à sa cour, m’avaient fait désirer de la mieux connaître; […]. — (Arnauld d'Abbadie, Douze ans de séjour dans la Haute-Éthiopie, 1868)
- S’il a des goûts relevés et chevaleresques, il prend une femme qui ne fait pas passer la rue par son lit. — (Paul Lafargue, Sapho, paru dans Le Socialiste, 2 janvier 1886)
- Sire Réginald Front-de-Bœuf, avec ses nobles et chevaleresques alliés et compagnons, n’accepte point de défi de la part d’esclaves, de serfs ou de fugitifs. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- « Kevin contre la GroKo », cela pourrait être le titre d'une épopée enfantine et chevaleresque où un jeune héros finit par terrasser le monstre et réveiller la belle princesse endormie. Mais c'est bien autre chose. — (Thomas Schnee, Kevin contre la GroKo, dans Marianne, no 1092 du 16 au 22 février 2018, page 44)
Mots qui riment avec "esque"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "chevaleresque".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : esque et esques .
-
caméléonesque
?- Qui a la forme d’un caméléon, ou qui concerne les caméléons, ou se comporte comme les caméléons.
- Flavie admira cet être caméléonesque : un genou en terre, les mains en croix sur la poitrine et les yeux levés vers le ciel, dans une extase religieuse, il récitait une prière, il était le catholique le plus fervent, il se signa. — (Honoré de Balzac, Les Petits Bourgeois, 1844, version écrite par Balzac d’un roman inachevé, repris ensuite par un autre auteur)
- Qui d’ailleurs démêlera le véritable caractère, qui osera tenter une définition de l’idéal caméléonesque de notre dix-neuvième siècle finissant ? — (Gazette des beaux-arts, 1885)
- Même pour les problèmes éthiques, il faudrait suivre alors un paradigme de pensée, caméléonesque et prudente, pour naviguer entre les écueils dans la mer de la précarité, dans la transition d’un ordre à l’autre, dans la médiation d’une culture à l’autre, dans les négociations entre un monde d’intérêts et un autre, pour résoudre un problème après l’autre. — (Franco Volpi, Chapitre VII : « Le Paradigme perdu » : L’Éthique contemporaine face à la technique, dans Gilbert Hottois (éditeur), Aux fondements d’une éthique contemporaine : H. Jonas et H. T. Engelhardt, Librairie philosophique J. Vrin, 1993)
-
funambulesque
?- Relatif aux funambules et, par extension, aux tours et procédés de comique des farceurs populaires.
- […] ; c'était une semaine après cette nuit alcoolisée, et Camila était en train de travailler son art funambulesque, vêtue d'un bermuda marron qui laissait voir la blancheur presque transparente de ses mollets. […]. Elle descendit de la corde, m'embrassa et m'obligea à monter sur le banc. — (Joao Tordo, Le Domaine du Temps, traduit du portugais par Dominique Nédellec, éditions Actes Sud, 2010)
- (Par extension) Qui est burlesque, grotesque ou extravagant.
- Un projet, un programme, un discours funambulesque.
- À la vue de ces têtes funambulesques, de ces bouches ébréchées, de ces yeux ouverts comme des bondes de tonneaux, de ces chefs vermoulus qui oscillent sous d’interminables casquamèches, ma colère tombe, je me tords de rire, Pardon suffoque, les infirmiers sont ébahis, il n’y a que la sœur qui garde son sérieux et parvienne, à force de prières et de menaces, à rétablir l’ordre dans la chambrée. — (Joris-Karl Huysmans, Sac au dos, in L’Artiste, Bruxelles, 1877)
- Du funambulesque professeur éméché de tout à l’heure plus rien ne subsistait dans le grand gaillard vert et dru, en qui Lafcadio n’hésitait plus à reconnaître Protos. — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
- […] je la revois à seize ans, à dix-huit… dans notre tapin funambulesque quand on portait la parole pour la Mission propagatrice, de lieux-dits en fermes et bourgades… — (Louis-Ferdinand Céline, Version B de “Féérie pour une autre fois”, Gallimard, Paris, 1993)
- La majorité, il faut la stigmatiser, la culpabiliser et l’humilier. Il faut qu’elle aille plus loin que la reconnaissance de l’existence du racisme. Elle doit reconnaître le « racisme systémique »... C’est funambulesque. — (Maka Kotto, Lettre à Boucar Diouf, Le Journal de Québec, 22 février 2021)
-
goyesque
?- Relatif à l’œuvre de Francisco de Goya, à son style.
- Mes dessins se firent d’abord goyesques et ingristes, puis ne pouvant me dégager de l’influence de Klee, dépressif, doutant de moi, je me réfugiai dans les difficultés techniques et entrepris de travailler et d’exacerber mon acuité visuelle sur le modèle vivant. — (Serge Gainsbourg, Evguénie Sokolov -1980)
-
fresque
?- Manière de peindre avec des couleurs détrempées dans l’eau sur un mur, une surface de maçonnerie spécialement préparée à cet effet.
- Peindre à fresques.
- Peinture à fresque.
- Cette femme si jeune, si fraîche, si occupée des peintures à fresque de sa galerie d’été, imitées de Pompeia, était presque continuellement absorbée dans les calculs de la politique la plus profonde. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- En attendant l’arrivée des Prussiens, il ne faisait plus que se promener avec son grand costume, à travers les trois longues salles que le roi lui avait données au jardin de la cour, espèce de Palais-Royal, plus vert et plus triste que le nôtre, entouré de murs de cloître peints à fresque. — (Alphonse Daudet, L’empereur aveugle, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, pages 238-239)
- (Par extension) Toute peinture exécutée par ce procédé.
- Maxime Aubert, spécialiste de la datation, a identifié un dépôt de calcite qui s'est formé au-dessus de la fresque, puis a utilisé une méthode de datation par uranium pour affirmer que le dépôt était vieux de 45 500 ans. — (AFP, La plus ancienne peinture rupestre au monde découverte dans une grotte indonésienne, site radio-canada.ca, 14 janvier 2021)
- Tout avait commencé en 1981, quand au cours d’un sondage d’investigation dans la chapelle nord de l’église Saint-Vincent de Saint-Flour, il avait découvert la présence de fresques du début du quinzième siècle. — (Samuel Gance, La Chapelle des Damnés, ExAequo, 2013)
- François Schuiten, Enki Bilal ou encore Chloé Wary ont été choisis parmi d’autres pour réaliser des fresques pérennes sur les quais des stations. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 27 janvier 2023, page 2)
- Suite d'œuvres consacrées à un même sujet.
- Dans cette fresque romanesque, les personnages ne sont pas réduits à leur caricature mais exposés dans toute la complexité de leurs sentiments et de leurs déchirements. — (Guillaume Fraissard, « «Un Village français», grande fresque romanesque », letemps.ch, 1er octobre 2013 → lire en ligne)
-
prudhommesque
?- (Par plaisanterie) Façon de parler banale et sentencieuse qui s’accompagne d’un air important, comme Monsieur Prudhomme.
- Tous les deux ont donné dans le lieu commun prudhommesque. — (Journal de Genève, 23 décembre 1875)
- Dès qu’il entendait un mot grave dit sérieusement comme venait de l’être le mot « bonheur », il croyait que celui qui l’avait prononcé venait de se montrer prudhommesque. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913, Éditions Gallimard, Folio n°1924, 1987, page 201)
-
chevaleresque
?- Qui est relatif à la chevalerie, qui en a le caractère.
- Précisons que les règles chevaleresques qui jouaient bel et bien au XIIIe siècle un rôle de contrainte absolue, n’interviennent dans le roman qu’à titre d’obstacle mythique et de figures rituelles de rhétorique. — (Denis de Rougemont, L'amour et l'occident, 1938)
- On les entendait dire : « Grâce pour le royalisme ! il a rendu plus d’un service. Il a rapporté la tradition, le culte, la religion, le respect. Il est fidèle, brave, chevaleresque, aimant, dévoué. […] » — (Victor Hugo, Les Misérables)
- L’urbanité, l’esprit chrétien et un je ne sais quoi d’antique et de chevaleresque qui régnait à sa cour, m’avaient fait désirer de la mieux connaître; […]. — (Arnauld d'Abbadie, Douze ans de séjour dans la Haute-Éthiopie, 1868)
- S’il a des goûts relevés et chevaleresques, il prend une femme qui ne fait pas passer la rue par son lit. — (Paul Lafargue, Sapho, paru dans Le Socialiste, 2 janvier 1886)
- Sire Réginald Front-de-Bœuf, avec ses nobles et chevaleresques alliés et compagnons, n’accepte point de défi de la part d’esclaves, de serfs ou de fugitifs. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- « Kevin contre la GroKo », cela pourrait être le titre d'une épopée enfantine et chevaleresque où un jeune héros finit par terrasser le monstre et réveiller la belle princesse endormie. Mais c'est bien autre chose. — (Thomas Schnee, Kevin contre la GroKo, dans Marianne, n° 1092 du 16 au 22 février 2018, page 44)
-
picaresque
?- Genre littéraire d’origine espagnole pratiqué entre le XVIe et le XVIIIe siècle, dont le personnage principal est un aventurier marginal et malhonnête.
- Mais concevoir la psychologie comme une simple affaire de mécanisme, prétendre ne pas tenir compte de la qualité morale des actes ni de leur retentissement intime... voilà qui nous conduit tout droit au picaresque. — (André Gide, Journal 1889-1939, Bibliothèque de la Pléiade, Éditions Gallimard, 1951, page 298-299)
- cauchemaresque
-
animalesque
?- Qui a un comportement d’animal ; qui tient de l’animal.
- Des habitudes animalesques. — (Larousse du XXe siècle, s.v.)
- La honte des harems en Orient, la loi des mormons en Amérique assimilent les femmes à un animalesque troupeau. — (Ausonia, G2201, dans La femme de France n° 408 du 4 mars 1923, page 5, col. 2.)
- fesques
-
fourbesque
?- Argot italien.
- Le fourbesque a donné naissance à des mots d’argot français.
- Oui, le fourbesque, parce qu'il a cours en Italie où je suis né. — (Robert Massin, La cour des miracles, 1991)
-
livresque
?- En rapport avec les livres.
- Des années durant, les maîtres des lieux vont poursuivre leurs travaux illicites et maintenir leurs activités livresques, cinématographiques et gastronomiques, sans être le moins du monde inquiétés. — (Hervé Liffran et Cristophe Nobili, « À Arles, le patrimoine tout-permis de la ministre du patrimoine », Le Canard enchaîné, 20 juin 2018, page 3)
- (En particulier) Qui provient uniquement des livres et non de l’expérience.
- Il prouva de la sorte qu’il avait peu de sens politique. Il en manquait, en effet, non seulement parce qu’il portait la maladresse en lui mais parce qu’il était livresque. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I. Ma jeunesse orgueilleuse, 1942, page 61)
- Ces leçons sont nécessairement élémentaires, dispersées, souvent livresques et surannées, sans travaux sur le terrain et sans contact réel avec la science en marche. — (Marie-Victorin, « Pour un institut de géologie », Le Devoir, 27 janvier 1937, page 10)
-
madrigalesque
?- (Musique, Poésie) Relatif au madrigal.
- Style madrigalesque.
- Robert Ballard a publié les chansons madrigalesques à quatre ou cinq parties de Guédron.
-
cannibalesque
?- Qui est relatif au cannibalisme, qui en a le caractère.
- [...] toutes les légendes ont de même leur race cannibalesque d’hommes ou de monstres à face humaine, pires que les tigres et les loups, ogres des contes français, gouls (d’où goulu) des contes arabes, démons sauvages retirés, embusqués dans les lieux déserts, affamés de chair humaine, dont la griffe ne fait quartier à aucun passant. — (Adolphe de Lescure, ''Le Monde enchanté, Firmin-Didot, 1883, page XLV)
- Beaucoup de grands se mettent par couples, filles et garçons, et l’appropriation de leur mimique achève de caractériser la joie hystérique et cannibalesque de la foule, devant la souffrance, la mutilation et la mort. — (Léon Frapié, La ribouldingue, dans Les contes de la maternelle, éditions Self, 1945, page 47)
- Un grand nombre d’intégristes fréquentaient le salon des nababs, connaissaient intimement les rouages des hautes sphères. Celui-là était garde du corps de tel PDG, le voici émir d’une horde cannibalesque. — (Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 142)
-
pédantesque
?- Qui tient du pédant, qui sent le pédant.
- La troisième est une ère prosaïque et pédantesque; à elle la dernière partie du Roman de la Rose, recueil de science aride, dans lequel il n'y a de remarquable que la satire, la satire toujours puissante contre une époque qui approche de sa fin. — (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française au moyen-âge, Revue des Deux Mondes, 1839, tome 19)
- On n’a baptisé aucun gâteau du nom de Lavater ; mais la mémoire de cet homme angélique vivra encore parmi les chrétiens, quand les braves bourgeois eux-mêmes auront oublié le Brillat-Savarin, espèce de brioche insipide dont le moindre défaut est de servir de prétexte à une dégoisade de maximes niaisement pédantesques tirées du fameux chef-d’œuvre. — (Charles Baudelaire, Du vin et du haschisch, 1851)
- Il imposa à tous les moines de l’Empire la règle de saint Benoît. Combien cette réforme minutieuse et pédantesque fut inférieure à l’institution première, c’est ce que M. Guizot a très-bien montré — (Jules Michelet, Histoire de France, tome I, A. Lacroix et Cie, Paris, 1880, p. 350)
- […]Swann ne put trouver les plaisanteries de Brichot que pédantesques, vulgaires et grasses à écœurer. — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 87)
-
léonardesque
?- Relatif à Léonard de Vinci, son œuvre, ses disciples.
- Jean Mabuse s'exerça plus encore à conquérir le sfumato et le pastoso léonardesques qu'à connaître les architectures antiques ; tels de ses portraits, sortant d'un fond d'émail sombre, pourraient se confondre avec ceux que peignirent les élèves milanais de Léonard. — (La Peinture en Belgique)
-
moresque
?- Qui a rapport aux coutumes, aux usages, au goût des mores.
- Ici nous trouvons déjà quelques traits originaux des édifices moresques de l’Espagne. — (François-René de Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, 1811)
- Peut-être ne trouvera-t-on pas mauvaise un jour la fantaisie qui lui a pris de mettre, comme l'architecte de Bourges, une porte presque moresque à sa cathédrale gothique. — (Victor Hugo, Préface de « Hernani ou l'honneur castillan », 9 mars 1830)
- Le reste de la ville est sillonné en tous sens d’inextricables ruelles de trois à quatre pieds de large qui ne peuvent admettre de voitures, et rappellent tout à fait les rues moresques d’Alger. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Qui a rapport aux danses à la manière des mores.
- Danse moresque.
-
clownesque
?- Relatif aux clowns.
- Bientôt, tous deux paraissaient dans l’arène, en tête du bataillon clownesque, vêtus de costumes à la fois singuliers et coquets, et Nello jetant, ma foi, en fort bon anglais au public la phrase consacrée des clowns :« Here we are again — all of a lump ! How are you ? » — (Edmond de Goncourt, Les Frères Zemganno, 1879, page 168)
- (Sens figuré) Qui rappelle la drôlerie des clowns.
- A de telles époques, où peuvent trouver place les formidables goinfreries de gaieté du vieux Breughel ? Où le rire net et chantant de Jacques Callot ? Où la brutalité puissante d’Hogarth ? Où le débordement clownesque de Rowlandson ? — (Arsène Alexandre, L’Art du rire et de la caricature, Librairies-imprimeries réunies, Paris, 1892, pages 307-308)
- (Sens figuré) (Péjoratif) Dont le ridicule fait penser aux clowns.
- J’ai passé une heure à farfouiller dans mes archives vestimentaires pour dénicher une cravate clownesque d’avant la nationalisation des hydrocarbures. — (Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 22)
-
tintamarresque
?- (Peu usité) Qui est excessivement bruyant, cacophonique.
- Et le cortège s’épand dans la ville, bruyant, tintamarresque, déchirant. — (Henri-Ludovic Jammes, Souvenirs du pays d’Annam, A. Challamel, 1900, page 92)
- Même en quittant les bruyants couloirs, si vous passez dans la cour intérieure du Conservatoire, ce n’est pas une harmonie, mais une véritable cacophonie que vous entendrez : des voix d’hommes et de femmes, ténors, barytons, basses, dominées par un concert tintamarresque de flûtes, de clarinettes, de bassons, de cors, de trompettes, de cornets à pistons ; toute la foire de Montmartre ! — (Maurice Couyba, Les Beaux-Arts et la Nation, Hachette, 1908, page 183)
- (Journalisme) Qui évoque l’univers satirique, la verve burlesque du Tintammarre, journal fondé par Touchatout [Léon-Charles Bienvenu].
- C’est une nature élevée, libre, très-blagueuse et très-tendre… Au fond, c’est une mélancolique tintamarresque… — (Edmond et Jules de Goncourt, Renée Mauperin, Charpentier, 1864, page 40)
- En un mot, guerre pour guerre, le colonel Stoffel aime mieux guerroyer avec l’Allemagne contre la Russie que contre l’Allemagne avec la Russie, et cela par l’unique raison que ce dernier pays est trop fort et trop puissant ! Tout cela parait absolument tintamarresque, et pourtant je défie de trouver dans la brochure du colonel autre chose que ce raisonnement fantaisiste. — (Élie de Cyon, La France et la Russie, La Nouvelle Revue, 1890, page 5)
- Touchatout, cet humouriste un peu dépassé, écrivait, traduisant Horace, en sa prose tintamarresque : « Carpe diem » – À chaque jour sa carpe ! — (Jules Claretie, La Vie à Paris : 1910, G. Charpentier et E. Fasquelle, 1911, page 404)
-
aristophanesque
?- Qui rappelle la manière des satires d'Aristophane, qui a le caractère de ses comédies où règne la fantaisie la plus hardie. (Pour ce qui relève d'Aristophane, on utilise plutôt aristophanien.)
- (1842) [L]a prose française [était] assez forte pour résister au commerce des génies les plus différents, [dont] la plaisanterie aristophanesque de Voltaire[.] (Victor Cousin, « Rapport à l'Académie française [etc.] », 1842)[fr 1]
- (1853) [Il y a dans La philosophie positive de M. Auguste Comte], pour quelqu'un qui voudrait faire des charges au théâtre, dans le goût aristophanesque, sur les théories sociales, des californies de rire[.] (Flaubert, Correspondance, 1853)[fr 2]
- (1856) Ce caractère aristophanesque du Mariage de Figaro [...] (Louis de Loménie, Beaumarchais et son temps, 1856)[fr 3]
- L’ensemble de la nation, hommes et femmes, devant les événements publics, est plus frivole encore que chez nous, où cependant règne une légèreté, une mobilité aristophanesque d’assemblées d’oiseaux. Mais l’Anglais est un oiseau migrateur, au lieu que la majorité des Français est sédentaire, attachée à son arbre intime, à son paysage familier. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, page 498)
- (2006) [Nous sommes] prêts comme aucun temps ne le fut jamais [...] à la raillerie aristophanesque de l'univers. (Friedrich Nietzsche, Par-delà le bien et le mal, trad. 2006 de 1866)[fr 4]
-
ingresques
?- Pluriel de ingresque.
-
grotesque
?- (Art) Très orné, voire ampoulé, à la manière des fresques romaines découvertes à la Renaissance.
- Dans la grande salle qui précède, il y a des boiseries grotesques représentant des métiers, des masques, des dominos, tout un carnaval en bois. — (Jules Michelet, Journal, 1838, page 269)
- (Par analogie) Bizarre ; extravagant ; invraisemblable.
- Armé d’un chalumeau, le gnome absorbait à même le ruisseau la boisson répandue. C’était grotesque, révoltant. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 56)
- (Par hyperbole) Bouffon, excentrique, burlesque, caricatural, cocasse ou risible.
- Modeste avait surnommé ce grotesque premier clerc le nain mystérieux. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Il a noté avec une ironie sans amertume les gestes gauches de l’ouvrier endimanché, les silhouettes grotesques des petits bourgeois, en réalisant une galerie d’un intérêt sociologique très réel. — (Camille Mauclair, L’Impressionnisme, son histoire, son esthétique, ses maîtres, Libraire de l’Art Ancien et Moderne, 1904, page 169)
- Appuyé à la cheminée, il s’exprime d’un ton grave, tire un papier de sa poche, le consulte. Thérèse n’a plus peur ; elle a envie de rire ; il est grotesque ; c’est un grotesque. — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
- Le nain Ilioucha était parmi eux, hilare, effréné, grotesque, se livrant à un kozatchok endiablé. — (Louis Dumur, Les loups rouges, 1932, page 22)
- Outrancier et de mauvais goût.
- Si vous voulez voir le vrai Karel du Jardin, regardez ces Charlatans italiens, ce Polichinelle, qui passe la tête à travers les toiles de la baraque, et ce Scaramouche faisant la parade et se démanchant [sic : déhanchant] en poses grotesques sur des tréteaux que supportent des barriques, pendant qu’Arlequin au bas de l’estrade chatouille le ventre d’une guitare pour la faire rire. — (Théophile Gautier, Guide de l’amateur au Musée du Louvre, 1872, page 153)
-
hippopotamesque
?- (Par plaisanterie) Énorme comme pourrait l'être un hippopotame.
- Je range les quelques journaux féminins, outils de fantasmes, où il y a des femmes minces et même malingres à l'opposé de Sarah qui a un corps hippopotamesque aux mille replis. — (Angeline Solange Bonono, Marie-France l'orpailleuse, L'Harmattan, 2012, page 78)
- L’Antonin ouvrit son hippopotamesque gueule, j'oserais dire son hippopotamesque bouche, et pesta dans son hippopotamesque langage. — (Gilbert Hennevic, Le Papetier des enfers, Éditions Publibook, page 50)
-
romanesque
?- Qui tient du roman ; qui est merveilleux comme les aventures de roman, ou exalté comme les personnages de roman, comme les sentiments qu’on leur prête. — Note : Cet adjectif souvent utilisé péjorativement pour qualifier des histoires invraisemblables, des aventures extraordinaires, des sentiments excessifs, loin de toute réalité.
- L'histoire de Diana Spencer, pour être romanesque, n'est pas féerique. — (Secrets d'histoire, n° 35, sept.-oct.-nov. 2022, p. 58)
- Maintenant, toutes les jeunes filles, romanesques ou non, peuvent imaginer dans quelle impatience vécut Modeste pendant quelques jours ! — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Mais pour le garder auprès de lui, il déploie sa maîtrise romanesque ultraconvaincante : par sa sobriété remarquable, par son sens souvent hilarant du micro-détail, il offre une belle densité à ses personnages. — (Les inrockuptibles, n° 544 à 552, 2006, page 129)
- Au cours des dernières années, les affaires avaient marché cahin-caha, avec une prédisposition romanesque à l’insécurité, dans une petite échoppe délabrée ouvrant sur la Grand’Rue. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 43 de l’édition de 1921)
- Les heures de la nuit ont un aspect romanesque. Deux heures de l’après-midi est prosaïque, presque vulgaire ; mais deux heures du matin est un aventurier qui s’enfonce dans l’inconnu. Et cet inconnu, c’est trois heures du matin, le pôle nocturne, le continent mystérieux du temps. On en fait le tour ; et si on croit l’avoir traversé jamais, on se trompe, car bientôt quatre heures du matin arrive sans que vous ayez surpris le secret de la nuit. Et le petit jour strie déjà les volets de ses baguettes bleues parallèles. — (Valery Larbaud, Fermina Márquez, 1911, réédition Le Livre de Poche, pages 220-221)
- Sans doute serait-il enfantin de représenter cette machine d'une manière grossièrement romanesque : le ministre de l’Intérieur ne se réunit pas avec son collègue de l’Instruction publique pour déterminer les sujets des thèses de doctorat et des cours de l’année : la pauvreté intellectuelle des gouvernements, leur étroite conscience, leur sottise enfin, enlèvent tout crédit à l’hypothèse d'un complot aussi méthodique. — (Paul Nizan, Les chiens de garde, 1932, page 118)
-
gigantesque
?- Qui dépasse considérablement la taille ordinaire.
- Isaac […] partit accompagné de deux gigantesques forestiers, qui devaient lui servir à la fois de guides et de protecteurs à travers la forêt. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- C’est une verrière diaprée, une filigrane gigantesque, une parure de fête, aussi ouvragées que celles d’une reine et d’une fiancée. — (Hippolyte Taine, Philosophie de l’art, Germer Baillière, Paris, 1865, page 131)
- À ce tronc si court sont attachés des membres d’une longueur gigantesque : l’enjambée faite est ainsi profitable à une marche fort rapide ; […]. — (Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, Quelques Considérations sur la Girafe, 1827)
- Des azalées, des rhododendrons aux dimensions sénégaliennes donnent une note gaie à ce triste parc où les couleurs éclatantes étonnent, où leur taille gigantesque semble lutter de force avec les vieux remparts toujours solides. — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1895, 1923)
- […] et le porteur de pancarte, qui indiquait les rounds, se mis à promener dans le parterre un gigantesque numéro un. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- (Sens figuré) Qui excède beaucoup les proportions ordinaires.
- Il y a un an, il avait accusé le Maroc, le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) et le mouvement islamiste Rachad, deux organisations classées comme terroristes en Algérie, d’être à l’origine des incendies gigantesques qui ont frappé le pays. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 5)
- En examinant avec soin, en étudiant scrupuleusement, et dans les moindres détails, les ouvrages défensifs de ces temps, on comprend ces récits d’attaques gigantesques que nous sommes trop disposés à taxer d’exagération. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- […], un récif au large, dragon gigantesque, la gueule terrifiante, l’épine dorsale et la longue queue hérissées de pointes, semble en interdire l’accès; […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- D’énormes blocs de corail éblouissants de blancheur sortaient de l’eau et semblaient les débris d’une gigantesque convulsion. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.