Dictionnaire des rimes
Les rimes en : chevaleresque
Que signifie "chevaleresque" ?
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- Qui est relatif à la chevalerie, qui en a le caractère.
- Précisons que les règles chevaleresques qui jouaient bel et bien au XIIIe siècle un rôle de contrainte absolue, n’interviennent dans le roman qu’à titre d’obstacle mythique et de figures rituelles de rhétorique. — (Denis de Rougemont, L'amour et l'occident, 1938)
- On les entendait dire : « Grâce pour le royalisme ! il a rendu plus d’un service. Il a rapporté la tradition, le culte, la religion, le respect. Il est fidèle, brave, chevaleresque, aimant, dévoué. […] » — (Victor Hugo, Les Misérables)
- L’urbanité, l’esprit chrétien et un je ne sais quoi d’antique et de chevaleresque qui régnait à sa cour, m’avaient fait désirer de la mieux connaître; […]. — (Arnauld d'Abbadie, Douze ans de séjour dans la Haute-Éthiopie, 1868)
- S’il a des goûts relevés et chevaleresques, il prend une femme qui ne fait pas passer la rue par son lit. — (Paul Lafargue, Sapho, paru dans Le Socialiste, 2 janvier 1886)
- Sire Réginald Front-de-Bœuf, avec ses nobles et chevaleresques alliés et compagnons, n’accepte point de défi de la part d’esclaves, de serfs ou de fugitifs. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- « Kevin contre la GroKo », cela pourrait être le titre d'une épopée enfantine et chevaleresque où un jeune héros finit par terrasser le monstre et réveiller la belle princesse endormie. Mais c'est bien autre chose. — (Thomas Schnee, Kevin contre la GroKo, dans Marianne, no 1092 du 16 au 22 février 2018, page 44)
Mots qui riment avec "esque"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "chevaleresque".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : esque et esques .
- monesque
-
léonardesque
?- Relatif à Léonard de Vinci, son œuvre, ses disciples.
- Jean Mabuse s'exerça plus encore à conquérir le sfumato et le pastoso léonardesques qu'à connaître les architectures antiques ; tels de ses portraits, sortant d'un fond d'émail sombre, pourraient se confondre avec ceux que peignirent les élèves milanais de Léonard. — (La Peinture en Belgique)
- babelesque
- premesques
-
éléphantesque
?- Qui rappelle l’éléphant par sa taille, sa masse, son allure.
- C'est une personne de dimensions éléphantesques.
- Sa silhouette éléphantesque apparut au bout du chemin.
- J’avais beau m’être sentie anormale toute ma vie, sous mon corps éléphantesque se cachait une femme comme les autres. — (Sarai Walker, (In)visible, traduit de l’anglais américain par Alexandre Guégan, Gallimard, 2017, page 200.)
-
ingresque
?- Qui se rapporte à Ingres, peintre français du XIXe siècle.
- Le siècle passe, entre le regard apaisé que porte Ingres sur le dos placide de la Baigneuse dite «de Valpinçon», forme ingresque de l'harmonie, et le regard scrutateur de Bonnard qui traque, jour après jour, son épouse Marthe dans sa salle de bain. — (Michèle Haddad, La Divine et L'Impure: Le nu au XIXè, 1990)
-
aristophanesque
?- Qui rappelle la manière des satires d'Aristophane, qui a le caractère de ses comédies où règne la fantaisie la plus hardie. (Pour ce qui relève d'Aristophane, on utilise plutôt aristophanien.)
- (1842) [L]a prose française [était] assez forte pour résister au commerce des génies les plus différents, [dont] la plaisanterie aristophanesque de Voltaire[.] (Victor Cousin, « Rapport à l'Académie française [etc.] », 1842)[fr 1]
- (1853) [Il y a dans La philosophie positive de M. Auguste Comte], pour quelqu'un qui voudrait faire des charges au théâtre, dans le goût aristophanesque, sur les théories sociales, des californies de rire[.] (Flaubert, Correspondance, 1853)[fr 2]
- (1856) Ce caractère aristophanesque du Mariage de Figaro [...] (Louis de Loménie, Beaumarchais et son temps, 1856)[fr 3]
- L’ensemble de la nation, hommes et femmes, devant les événements publics, est plus frivole encore que chez nous, où cependant règne une légèreté, une mobilité aristophanesque d’assemblées d’oiseaux. Mais l’Anglais est un oiseau migrateur, au lieu que la majorité des Français est sédentaire, attachée à son arbre intime, à son paysage familier. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, page 498)
- (2006) [Nous sommes] prêts comme aucun temps ne le fut jamais [...] à la raillerie aristophanesque de l'univers. (Friedrich Nietzsche, Par-delà le bien et le mal, trad. 2006 de 1866)[fr 4]
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cannibalesque
?- Qui est relatif au cannibalisme, qui en a le caractère.
- [...] toutes les légendes ont de même leur race cannibalesque d’hommes ou de monstres à face humaine, pires que les tigres et les loups, ogres des contes français, gouls (d’où goulu) des contes arabes, démons sauvages retirés, embusqués dans les lieux déserts, affamés de chair humaine, dont la griffe ne fait quartier à aucun passant. — (Adolphe de Lescure, ''Le Monde enchanté, Firmin-Didot, 1883, page XLV)
- Beaucoup de grands se mettent par couples, filles et garçons, et l’appropriation de leur mimique achève de caractériser la joie hystérique et cannibalesque de la foule, devant la souffrance, la mutilation et la mort. — (Léon Frapié, La ribouldingue, dans Les contes de la maternelle, éditions Self, 1945, page 47)
- Un grand nombre d’intégristes fréquentaient le salon des nababs, connaissaient intimement les rouages des hautes sphères. Celui-là était garde du corps de tel PDG, le voici émir d’une horde cannibalesque. — (Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 142)
-
clownesque
?- Relatif aux clowns.
- Bientôt, tous deux paraissaient dans l’arène, en tête du bataillon clownesque, vêtus de costumes à la fois singuliers et coquets, et Nello jetant, ma foi, en fort bon anglais au public la phrase consacrée des clowns :« Here we are again — all of a lump ! How are you ? » — (Edmond de Goncourt, Les Frères Zemganno, 1879, page 168)
- (Sens figuré) Qui rappelle la drôlerie des clowns.
- A de telles époques, où peuvent trouver place les formidables goinfreries de gaieté du vieux Breughel ? Où le rire net et chantant de Jacques Callot ? Où la brutalité puissante d’Hogarth ? Où le débordement clownesque de Rowlandson ? — (Arsène Alexandre, L’Art du rire et de la caricature, Librairies-imprimeries réunies, Paris, 1892, pages 307-308)
- (Sens figuré) (Péjoratif) Dont le ridicule fait penser aux clowns.
- J’ai passé une heure à farfouiller dans mes archives vestimentaires pour dénicher une cravate clownesque d’avant la nationalisation des hydrocarbures. — (Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 22)
-
prudhommesque
?- (Par plaisanterie) Façon de parler banale et sentencieuse qui s’accompagne d’un air important, comme Monsieur Prudhomme.
- Tous les deux ont donné dans le lieu commun prudhommesque. — (Journal de Genève, 23 décembre 1875)
- Dès qu’il entendait un mot grave dit sérieusement comme venait de l’être le mot « bonheur », il croyait que celui qui l’avait prononcé venait de se montrer prudhommesque. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913, Éditions Gallimard, Folio n°1924, 1987, page 201)
-
courtisanesque
?- Qui est empreint de courtisanerie.
- Ce grand seigneur a la prétention d’avoir à lui seul Josépha, tout le monde courtisanesque en parle, et le baron n’en sait rien ; car il en est au treizième arrondissement comme dans tous les autres : l’amant est, comme les maris, le dernier instruit. — (Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846)
-
chevaleresque
?- Qui est relatif à la chevalerie, qui en a le caractère.
- Précisons que les règles chevaleresques qui jouaient bel et bien au XIIIe siècle un rôle de contrainte absolue, n’interviennent dans le roman qu’à titre d’obstacle mythique et de figures rituelles de rhétorique. — (Denis de Rougemont, L'amour et l'occident, 1938)
- On les entendait dire : « Grâce pour le royalisme ! il a rendu plus d’un service. Il a rapporté la tradition, le culte, la religion, le respect. Il est fidèle, brave, chevaleresque, aimant, dévoué. […] » — (Victor Hugo, Les Misérables)
- L’urbanité, l’esprit chrétien et un je ne sais quoi d’antique et de chevaleresque qui régnait à sa cour, m’avaient fait désirer de la mieux connaître; […]. — (Arnauld d'Abbadie, Douze ans de séjour dans la Haute-Éthiopie, 1868)
- S’il a des goûts relevés et chevaleresques, il prend une femme qui ne fait pas passer la rue par son lit. — (Paul Lafargue, Sapho, paru dans Le Socialiste, 2 janvier 1886)
- Sire Réginald Front-de-Bœuf, avec ses nobles et chevaleresques alliés et compagnons, n’accepte point de défi de la part d’esclaves, de serfs ou de fugitifs. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- « Kevin contre la GroKo », cela pourrait être le titre d'une épopée enfantine et chevaleresque où un jeune héros finit par terrasser le monstre et réveiller la belle princesse endormie. Mais c'est bien autre chose. — (Thomas Schnee, Kevin contre la GroKo, dans Marianne, n° 1092 du 16 au 22 février 2018, page 44)
-
churrigueresque
?- (Art) Art baroque hispanisant.
- Le churrigueresque, une manifestation spécifique du baroque entre les années 1730 et 1780. au Mexique il se distinguait par ses constructions architecturales chargées.
- Cette école andalouse du baroque servira de répertoire formel pour les spéculations du churrigueresque dans la Nouvelle- Espagne, car Séville était la grande métropole, siège de l’administration des Indes. — (Germain Bazin, Le Langage des styles, 1976)
-
romanesque
?- Qui tient du roman ; qui est merveilleux comme les aventures de roman, ou exalté comme les personnages de roman, comme les sentiments qu’on leur prête. — Note : Cet adjectif souvent utilisé péjorativement pour qualifier des histoires invraisemblables, des aventures extraordinaires, des sentiments excessifs, loin de toute réalité.
- L'histoire de Diana Spencer, pour être romanesque, n'est pas féerique. — (Secrets d'histoire, n° 35, sept.-oct.-nov. 2022, p. 58)
- Maintenant, toutes les jeunes filles, romanesques ou non, peuvent imaginer dans quelle impatience vécut Modeste pendant quelques jours ! — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Mais pour le garder auprès de lui, il déploie sa maîtrise romanesque ultraconvaincante : par sa sobriété remarquable, par son sens souvent hilarant du micro-détail, il offre une belle densité à ses personnages. — (Les inrockuptibles, n° 544 à 552, 2006, page 129)
- Au cours des dernières années, les affaires avaient marché cahin-caha, avec une prédisposition romanesque à l’insécurité, dans une petite échoppe délabrée ouvrant sur la Grand’Rue. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 43 de l’édition de 1921)
- Les heures de la nuit ont un aspect romanesque. Deux heures de l’après-midi est prosaïque, presque vulgaire ; mais deux heures du matin est un aventurier qui s’enfonce dans l’inconnu. Et cet inconnu, c’est trois heures du matin, le pôle nocturne, le continent mystérieux du temps. On en fait le tour ; et si on croit l’avoir traversé jamais, on se trompe, car bientôt quatre heures du matin arrive sans que vous ayez surpris le secret de la nuit. Et le petit jour strie déjà les volets de ses baguettes bleues parallèles. — (Valery Larbaud, Fermina Márquez, 1911, réédition Le Livre de Poche, pages 220-221)
- Sans doute serait-il enfantin de représenter cette machine d'une manière grossièrement romanesque : le ministre de l’Intérieur ne se réunit pas avec son collègue de l’Instruction publique pour déterminer les sujets des thèses de doctorat et des cours de l’année : la pauvreté intellectuelle des gouvernements, leur étroite conscience, leur sottise enfin, enlèvent tout crédit à l’hypothèse d'un complot aussi méthodique. — (Paul Nizan, Les chiens de garde, 1932, page 118)
-
feuilletonesque
?- Relatif au feuilleton ou aux feuilletonistes.
- Chose étrange! ce sont les Parisiens que nous trouvons les plus rebelles en intelligence feuilletonesque ou feuilletonine. — (Delphine de Girardin, Le Vicomte de Launay: Lettres Parisiennes, lettre XIV, V.1, 1856)
- La trame principale de ces fictions à épisodes est bien de type feuilletonesque puisqu'il s'agit de nous présenter au fil des épisodes la lente évolution de la vie personnelle et professionnelle (relationnelle) de chaque membre du groupe. — (Stéphane Benassi, Séries et feuilletons T.V.: pour une typologie des fictions télévisuelles, 2000, page 79)
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animalesque
?- Qui a un comportement d’animal ; qui tient de l’animal.
- Des habitudes animalesques. — (Larousse du XXe siècle, s.v.)
- La honte des harems en Orient, la loi des mormons en Amérique assimilent les femmes à un animalesque troupeau. — (Ausonia, G2201, dans La femme de France n° 408 du 4 mars 1923, page 5, col. 2.)
-
pédantesque
?- Qui tient du pédant, qui sent le pédant.
- La troisième est une ère prosaïque et pédantesque; à elle la dernière partie du Roman de la Rose, recueil de science aride, dans lequel il n'y a de remarquable que la satire, la satire toujours puissante contre une époque qui approche de sa fin. — (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française au moyen-âge, Revue des Deux Mondes, 1839, tome 19)
- On n’a baptisé aucun gâteau du nom de Lavater ; mais la mémoire de cet homme angélique vivra encore parmi les chrétiens, quand les braves bourgeois eux-mêmes auront oublié le Brillat-Savarin, espèce de brioche insipide dont le moindre défaut est de servir de prétexte à une dégoisade de maximes niaisement pédantesques tirées du fameux chef-d’œuvre. — (Charles Baudelaire, Du vin et du haschisch, 1851)
- Il imposa à tous les moines de l’Empire la règle de saint Benoît. Combien cette réforme minutieuse et pédantesque fut inférieure à l’institution première, c’est ce que M. Guizot a très-bien montré — (Jules Michelet, Histoire de France, tome I, A. Lacroix et Cie, Paris, 1880, p. 350)
- […]Swann ne put trouver les plaisanteries de Brichot que pédantesques, vulgaires et grasses à écœurer. — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 87)
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faunesque
?- (Littéraire) Qui a les traits caractéristiques du faune.
- […] il a les pommettes saillantes et le type faunesque, comme si le peintre eût voulu caractériser en lui le sauvage de l’Écriture. — (Charles Blanc, Gazette des Beaux-Arts, volume 1, page 262, 1859)
- Quand la ferveur et l’excitation sont au comble, les garçons exécutant autour de la châsse leurs bonds presque faunesques, pareils à ceux qu’on fait autour du feu de la Saint-Jean, se jettent à la poursuite des filles, mimant un épisode de la légende de sainte Rolende. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 283)
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moresque
?- Qui a rapport aux coutumes, aux usages, au goût des mores.
- Ici nous trouvons déjà quelques traits originaux des édifices moresques de l’Espagne. — (François-René de Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, 1811)
- Peut-être ne trouvera-t-on pas mauvaise un jour la fantaisie qui lui a pris de mettre, comme l'architecte de Bourges, une porte presque moresque à sa cathédrale gothique. — (Victor Hugo, Préface de « Hernani ou l'honneur castillan », 9 mars 1830)
- Le reste de la ville est sillonné en tous sens d’inextricables ruelles de trois à quatre pieds de large qui ne peuvent admettre de voitures, et rappellent tout à fait les rues moresques d’Alger. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Qui a rapport aux danses à la manière des mores.
- Danse moresque.
-
dantesque
?- Propre à Dante Alighieri, qui imite ou rappelle son œuvre.
- Un style dantesque.
- Grandiose dans l’horreur, terrifiant, en référence à sa description de l’enfer dans la Divine Comédie.
- Un paysage dantesque. Une vision dantesque.
- (Par extension) (Par analogie) D’une très grande horreur.
- … le terrible fait divers qui l’a inspiré: l’échouage de la frégate La Méduse … et l’abandon sur un radeau de 151 passagers qui dériveront pendant treize jours dans des conditions dantesques. — (Sabine Gignoux – Et vogue le radeau de « La Méduse »… - Journal La Croix, page 24, 22 mars 2015)
- Ce coup d’État marque le début d’une succession d’événements tragiques qui plongent le Liberia dans une période dantesque. — (Mikal Hem, Et si je devenais dictateur, traduit du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud, Gaïa, 2017, pages 17-18)
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mirlitonesque
?- (Péjoratif) (Musique, Poésie) Qualifie une œuvre musicale ou poétique de peu de valeur.
- Très tôt, Jarry s'est préoccupé de ce qu'il appelait le théâtre mirlitonesque, c'est-à-dire un spectacle léger, extrêmement conventionnel, fait de mauvais vers, par définition. — (Henri Béhar, Jarry: le monstre et la marionnette, Librairie Larousse, 1973, p. 209)
- Une nouvelle et formidable détonation lui fit oublier la rime en âtre subtile qu’il avait espéré amener : découragé, il essaya un début mirlitonesque :Croyez pas que je moralise,Si je vous envoie ces bobards,C’est que notre mess analyseCe soir la question du hasard… — (André Maurois, Les Silences du colonel Bramble , Éditions Grasset, 1918, p. 202)
- Robert dansait, en chantant, sur un air improvisé, et d'une voix outrageusement fausse, ce mirlitonesque couplet de sa composition : J'ai trouvé, j'ai trouvé : Le secret, je le possède ; J'ai trouvé, j'ai trouvé : — (Léon Groc, La maison des morts, Éditions Ferenczi, 1923 & Les Moutons Électriques, 2016)
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barbaresque
?- Relatif à la Barbarie, au Maghreb actuel, berbère.
- Quand les Maures, venus des pays barbaresques, Conquirent enhardis, l’Espagne au coeur dolent, En tous lieux il surgit des palais gigantesques Où l’on voyait l’or pur orner le marbre blanc. — (Ali-Bert, Le Coran du poète in "La Parenthèse" n°1 du 15 octobre 1930)
- Les États-Unis ont, dès l’an 1795, signé un traité de paix et d’amitié avec les États barbaresques qui leur donnaient des avantages incomparablement plus grands que ceux que leur offrait l’ordre de Malte qui voulait lui aussi traiter avec eux. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Zénon aurait été un des agents secrets de l’Empereur en pays barbaresque, et seule la discrétion lui fermait la bouche. — (Marguerite Yourcenar, L'Œuvre au Noir, Troisième Partie « La prison », chapitre « L’acte d’accusation », Gallimard, Paris, 1968, page 317)
- Relatif aux pirates, corsaires et marins originaires de cette aire géographique.
- On aperçoit, au fond de la baie, une longue ligne de murailles grises flanquées de tours et de bastions où flotte le pavillon sanglant des anciens corsaires barbaresques. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 20)
-
grotesque
?- (Art) Très orné, voire ampoulé, à la manière des fresques romaines découvertes à la Renaissance.
- Dans la grande salle qui précède, il y a des boiseries grotesques représentant des métiers, des masques, des dominos, tout un carnaval en bois. — (Jules Michelet, Journal, 1838, page 269)
- (Par analogie) Bizarre ; extravagant ; invraisemblable.
- Armé d’un chalumeau, le gnome absorbait à même le ruisseau la boisson répandue. C’était grotesque, révoltant. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 56)
- (Par hyperbole) Bouffon, excentrique, burlesque, caricatural, cocasse ou risible.
- Modeste avait surnommé ce grotesque premier clerc le nain mystérieux. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Il a noté avec une ironie sans amertume les gestes gauches de l’ouvrier endimanché, les silhouettes grotesques des petits bourgeois, en réalisant une galerie d’un intérêt sociologique très réel. — (Camille Mauclair, L’Impressionnisme, son histoire, son esthétique, ses maîtres, Libraire de l’Art Ancien et Moderne, 1904, page 169)
- Appuyé à la cheminée, il s’exprime d’un ton grave, tire un papier de sa poche, le consulte. Thérèse n’a plus peur ; elle a envie de rire ; il est grotesque ; c’est un grotesque. — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
- Le nain Ilioucha était parmi eux, hilare, effréné, grotesque, se livrant à un kozatchok endiablé. — (Louis Dumur, Les loups rouges, 1932, page 22)
- Outrancier et de mauvais goût.
- Si vous voulez voir le vrai Karel du Jardin, regardez ces Charlatans italiens, ce Polichinelle, qui passe la tête à travers les toiles de la baraque, et ce Scaramouche faisant la parade et se démanchant [sic : déhanchant] en poses grotesques sur des tréteaux que supportent des barriques, pendant qu’Arlequin au bas de l’estrade chatouille le ventre d’une guitare pour la faire rire. — (Théophile Gautier, Guide de l’amateur au Musée du Louvre, 1872, page 153)
-
tudesque
?- (Histoire) Relatif aux anciens Germains.
- L’effet produit par le latin sur la langue celtique, qu’il a transformée en roman et en wallon, s’est aussi fait sentir sur la langue tudesque, dans les pays situés en deçà du Rhin et voisins de la France. — (François-Xavier Masson, Annales ardennaises, ou Histoire des lieux qui forment le département des Ardennes et des contrées voisines, Mézières : imprimerie Lelaurin, 1861, page 568)
- Les Romans appelaient « tudesque » tout ce qui était germanique et les Germains nommaient « welche » tout ce qui était roman.
- (Vieilli) Germanique ; allemand ancien.
- Je tiens à la fois et de l’Allemagne et du midi de la France, j’ai dans la pensée la rêverie tudesque, et dans le sang la vivacité provençale. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Il parlait couramment anglais, mais avec un fort accent tudesque, qu’on remarquait spécialement dans la prononciation des lettres v et b ; il adoucissait ses th jusqu’à faire entendre le son dz très doux, et il articulait le nom supposé de Bert avec un bruit de détonation : Pouteraidge. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 153 de l’édition de 1921)
- (Péjoratif) Par dénigrement, qualifie des expressions, un comportement, des manières grossières.
- C’est un rustre avec des manières tudesques.
- En homme qui ne sait rien faire légèrement, il était bien assis à la table du banquier, mangeait avec ce tudesque appétit si célèbre en Europe, et disait un adieu consciencieux à la cuisine du grand CARÊME. — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
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marinesque
?- Relatif à Giambattista Marino, ou qui fait penser à la façon dont Giambattista Marino écrivait.
- École marinesque et ses adversaires. — (Emile Lefranc, Histoire élémentaire et critique de la littérature, 1843)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.