Dictionnaire des rimes
Les rimes en : boucau
Que signifie "boucau" ?
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- Entrée d'un port.
- Celle-ci « dépend de la difficulté de l'entrée et de la sortie du boucal qui est à l'entrée de la mer », et la survie de la ville passe, désormais, par la réfection du boucau. — (Philippe Masson, Michel Vergé-Franceschi, La France et la mer au siècle des grandes découvertes, 1993)
Mots qui riment avec "o"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "boucau".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : o , os , ot , ôt , ots , ôts , au , aux , aut , auts , eau , eaux et ho .
- cocteau
-
casseaux
?- Pluriel de casseau.
-
arsenicaux
?- Masculin pluriel de arsenical.
-
coquelicot
?- (Botanique) Fleur principalement rouge, composée de quatre pétales d’aspect froissé, de la famille des papavéracées, garnissant souvent les talus, les terrains vagues, les décombres et les champs de blé (floraison de mai à juillet), de nom scientifique Papaver rhoeas.
- Les plantes signalées comme nuisibles aux récoltes, sont en première ligne le chiendent qui est répandu partout, et le chardon (Cirsium arvense) dont la présence est l’indice d’un sol pierreux, ensuite la trainasse (Polygonum aviculare), le coquelicot, le panais sauvage, le liseret (Convulvulus arvensis), la nielle, le séné bâtard ou raveluche (sinapis), très-communs dans les avoines des sols inférieurs. — (Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Betz, arrondissement de Senlis (Oise), 1841, page 141)
- coquelicot. Repos. — Le coquelicot des champs repose agréablement la vue et fait ressortir la couleur blonde des épis qui l’environnent; sa vertu narcotique en a fait l’emblème du repos. — (Baronne de Fresne, Le nouveau langage des fleurs, des dames et des demoiselles ; suivi de la Botanique à vol d'oiseau, 1858, page 34)
- Parfois, un champ tout entier semblait arrosé de sang tant les coquelicots l’avaient envahi. — (Guy de Maupassant, La maison Tellier, 1881, collection Le Livre de Poche, page 29)
- Les années « pluvieuses » des tapis de coquelicots, d’orchidées, de pieds d’alouettes, de verveine, primevères et tournesols fleurissent dans une farandole de couleurs et senteurs, comme un jardin sacré sur ce sol si stérile. — (Isabel Jacoby-Esteban, Les Routes d’Agate et Diego, 2016, page 15)
- […] l’aspect automnal, de beaucoup le mieux marqué, est surtout déterminé par la floraison de Galeopsis Ladanum qui étend ses nappes roses lilacées sur le fond jauni des chaumes parmi le rouge des Coquelicots, le jaune soufre des Linaires et l’azur des Bleuets. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 33-34)
- Autour de Giverny, surtout à la fin du XIXe siècle, quand les pesticides sont encore absents, les coquelicots abondent. — (Loïc Mangin, Le mystère du coquelicot de Monet, Pour la Science, 27 août 2020)
- (Par extension) Nom que l’on donne à certaines autres papavéracées.
- Le coquelicot « patte d’ours », Arctomecon californica, est une plante sauvage que l’on trouve dans une partie isolée du désert Mojave et nulle part ailleurs dans le monde. À la fin du printemps, elle donne pour un temps très court une délicate fleur dorée, mais pendant la plus grande partie de l’année, elle se recroqueville, sans grâce et ignorée, sur la terre aride. — (John Krakauer, traduit par Christian Molinier, Into the Wild : Voyage au bout de la solitude, 2013)
- (Familier) (Vieilli) Bonbon de couleur rouge.
- Un soir, à l’insu du brigadier, sa fille est entrée chez l’instituteur, le sourire aux yeux, les lèvres plus rouges que ces tablettes de sucre écarlate — des coquelicots — qu’on suce contre les enrouements ; […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Par extension) (Canada) Épingle représentant un coquelicot, portée par la population en souvenir des membres des forces militaires canadiennes morts ou blessés au combat.
- L’ex-contrôleur aérien porte fièrement le coquelicot rouge à sa boutonnière. Il a œuvré pendant 23 ans dans plusieurs bases des Forces canadiennes avant de prendre sa retraite. — (Vicky Boutin, Un fauconnier au service des avions de chasse de Bagotville, radio-canada.ca, 2 décembre 2020)
- Si les Canadiens ne savent pas toujours la raison précise pour laquelle le coquelicot est porté en signe de respect à l’égard des anciens combattants, beaucoup mentionnent toutefois l’importance que ce symbole revêt à leurs yeux. — (Elvis Nouemsi Njiké, Le coquelicot a 100 ans, ici.radio-canada.ca, 11 novembre 2021)
-
accot
?- Ce qui sert à accoter.
- (En particulier) (Jardinage) Paillage sur le côté des couches.
- Les accots sont des amas de feuilles, de paille, de mousse, de vieux fumier, formés autour des coffres pour empêcher le froid d'y pénétrer. (O. Bussard, Cultures légumières -1943)
-
cuisseau
?- Partie de la chair qui entoure le bassin d’un veau dépecé pour la boucherie.
- Cuisseau de veau.
- Le chemineau est au cheminot des chemins de fer ce que le cuisseau de veau est au cuissot de chevreuil... — (Bernard Pivot, 100 mots à sauver, 2004)
- (Venaison) → voir cuissot ; (orthographe traditionnelle)
-
aérospatiaux
?- Masculin pluriel de aérospatial.
-
cahot
?- Saut que fait un véhicule en roulant sur un chemin pierreux ou mal uni.
- Luizzi la soutenait dans ses bras en protégeant sa tête contre le mouvement et les cahots de la voiture ; il l'enveloppa dans la roulière et la contempla ainsi pâle, froide, presque mourante. — (Frédéric Soulié, Les mémoires du diable, chapitre 26, tome 2, Paris : chez Michel Lévy frères, 1858, page 236)
- Depuis un instant, des bruits confus venaient de derrière les coteaux, au milieu desquels se perd la route de Nice. C’étaient comme les cahots éloignés d’un convoi de charrettes. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
- En jeep ou en command-car, il fallait bien compter dix heures de piste pour arriver au taladro où s’était produit l’accident de la veille. Le grand patron et son brain-trust avaient les fesses talées par les cahots. — (Georges Arnaud, Le Salaire de la Peur, 1950)
- L’avion roulait avec de rapides cahots, puis il n’y eut plus de secousses, mais un glissement doux. Ils avaient quitté le sol. — (Joseph Kessel, L’Équipage, Gallimard, 1969, page 50)
- (Sens figuré) (Vieilli) Chose ne s’étant pas bien passée, mécompte.
- Nous avons eu, nous avons éprouvé beaucoup de cahots dans cette affaire.
-
claveau
?- (Architecture) Pierre taillée en forme de coin, élément d’une voûte (on parle alors de voussoir), d’un arc ou d’une plate-bande.
- Si donc on pratique une crossette sur chaque joint par tête à ce claveau d'angle, un claveau courant cen'o pourra venir s'appuyer sur cette crossette et sur celle des sommiers, et on ferait voir, par un raisonnement semblable au précédent, que ce claveau resterait en place de lui-même. — (Jean-Paul Douliot, Des Voûtes plates, chap. 11 de Traité spécial de coupe des pierres, Paris : chez l'auteur & chez Carillan-Gœury, 1825, p. 187)
- Cinq claveaux seuls font parpaing et forment ainsi un arc de décharge au-dessus des arcs linteaux. — (Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle, page 351, 1854)
- L'auteur des étranges modillons d’Ardentes est venu à Sassierges-Saint-Germain, petite localité voisine, pour réaliser le décor de la porte occidentale de l'église. Celle-ci est un reflet parfait, quoique plus simple, du portail nord de Saint-Martin : même archivolte sculptée de demi-cercles opposés deux à deux, même alignement de rosaces sur les claveaux de la voussure médiane à l'arête torique, même mouluration complexe des tailloirs. — (Patricia Duret, La Sculpture romane de l'abbaye de Déols, chez l'auteur, 1987, p. 210)
-
cacao
?- Graine du cacaoyer qui sert à la fabrication du chocolat.
- Je viens d’adresser quatre balles de Cacao à Rouen. — (Supplement au Dictionnaire œconomique contenant divers moyens d’augmenter son bien et conserver sa santé, volume 1, 1743, page 29)
- La Côte d’Ivoire a baissé de 36% le prix du cacao payé au producteur. — (Claire Fages, Cacao: les filières ébranlées par la chute des prix RFI le 3 avril 2017)
- (Par métonymie) Poudre soluble obtenue après torréfaction et broyage de l’amande des fèves de cacao fermentées produites par le cacaoyer, pressage et séparation de la graisse de cacao.
- Disposer une nouvelle couche de biscuits et de crème puis terminer en saupoudrant du cacao.— (Joséfa Lopez, « Astuce de chef italien : préparer un tiramisu léger », Le Monde le 12 mars 2017)
- Je me suis lié d'amitié avec un cracheur de feu. Je lui ai dit : je te donne cent balles, tu m'apprends à cracher le feu, il a pris les cent balles, il m'a appris. Il y a deux méthodes pour cracher le feu : le cacao très pur et le kerdane. J'ai appris au kerdane. C'est un mélange de pétrole, je crois, je n'ai jamais très bien su. — (Thomas Baumgartner , L'Oreille en coin, une radio dans la radio, Nouveau Monde éditions, 2013)
- Christophe Michalak — encore un pâtissier canon ! — conseille de saupoudrer le tiramisu de sucre glace avant de le recouvrir de cacao ; la couche de sucre va absorber l’humidité de la crème, laissant le cacao impec… — (France Mutuelle Magazine, n° 174, octobre-novembre-décembre 2022, page 54)
- Boisson cacaotée.
- Les cuisiniers avaient retrouvé intacts leurs appareils de chauffage sans feu et ils avaient préparé du cacao pour les officiers et de la soupe pour les hommes. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 261 de l’édition de 1921)
- Il mangea mollement sa biscotte-confiture – des gâteaux de l’autre année, pas trace ! – la trempant dans une étrange décoction, nommée infusion de coques de cacao. Même plus de thé dans cette boîte ! La petite fille à sa table n’était pas contente, parce qu’il était interdit de servir les coques de cacao aux enfants de moins de huit ans, et qu’elle en voulait ! — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 180)
-
calao
?- (Ornithologie) Nom normalisé donné à treize genres comprenant 59 espèces d'oiseaux arboricoles et omnivores, souvent de très grande taille, appartenant à l’ordre des bucérotiformes, et qui se caractérisent par leur bec énorme et légèrement incurvé rappelant celui des ramphastidés (e.g. toucans) — auxquels ils ne sont que très indirectement apparentés — souvent surmonté d'un casque, ou sorte de protubérance cornée à fonctions mal comprises et parfois aussi massive que le bec, pourvu d'une queue longue et large, nichant dans des cavités d'arbres et qui sont exclusives aux régions tropicales de l'Ancien Monde (genres principaux: (Anthracoceros, Bycanistes, Lophoceros, Rhyticeros, Tockus, etc.).
- Avec son plumage noir et blanc, son long bec incurvé et son casque proéminent, le calao fait partie des oiseaux les plus originaux des forêts pluviales tropicales d’Asie du Sud-Est. — (Jérôme Bouchaud, Malaisie, 2010)
- La zoochorie permet la dissémination des graines sur de grandes distances. Par exemple, les graines de moabi sont mangées par les animaux (éléphant), celles de Maesopsis par le calao, les noix sont stockées par les rongeurs, les petites graines par les fourmis, etc. — (Jean-Noël Marien & Dominique Louppe, Les plantations, chap. 8 du Mémento du forestier tropical, coordonné par Dominique Louppe & Gilles Mille, Éditions Quae, 2015, p. 740)
-
basaux
?- Masculin pluriel de basal.
-
albatros
?- (Ornithologie) Oiseau palmipède des mers australes comptant une vingtaine d’espèces, la grande envergure de leurs ailes en fait des voiliers exceptionnels.
- L’albatros est le plus gros des oiseaux palmipèdes ; il est reconnoissable à sa corporance massive qui lui a fait donner le nom de mouton du Cap, en le comparant à ce quadrupède pour sa grosseur. — (Encyclopédie méthodique : Histoire naturelle des Oiseaux, t.2, article Albatros, Paris, Panckouke & Plomteux, 1784, page 481)
- Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipagePrennent des albatros, vastes oiseaux des mers,Qui suivent, indolents compagnons de voyage,Le navire glissant sur les gouffres amers. — (Charles Baudelaire, L’Albatros)
- Avec le cinéaste Tati et le romancier Modiano, il était de ceux qui s’affolent quand on les interroge, comme un albatros sur le pont du navire, mais nous éblouissent par leur talent inimitable et indémodable, léger et distingué. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 13 août 2022, page 5)
-
dactylo
?- Employé de bureau généralement chargé de dactylographier des lettres et autres documents.
- Mounette commence à travailler en 1927 comme sténo-dactylo.
- (Par extension) Secrétaire.
- Avec ça, je m'exhibe dans les boîtes de nuit et les grands restaurants la plus superbe poule qui se puisse rêver, ma dactylo, Suzanne, une enfant de dix-huit ans, […]. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 180)
-
bigorneaux
?- Pluriel de bigorneau.
- On privilégiera les abords de la Cotinière, sur Oléron, pour les étrilles, les oursins, les bigorneaux et les patelles. — (journal Sud-Ouest, supplément Guide saison 2022 Charente-Maritime, page 24)
-
aequo
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de aequare.
-
faux
?- Qui n’est pas conforme, ou qui ne se conforme pas à la réalité. Quand il s’agit des idées et des sentiments, et de leur expression, il signifie que ces idées, ces sentiments ou leur expression sont contraires à la réalité par erreur ou par imposture.
- Ces gens-là savent bien qu’ils sont exposés à des dommages-intérêts et même à la prison ; mais que leur importe ? ils ont changé d’habit, donné un faux nom et une fausse adresse et par-dessus tout ils sont insolvables. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- (Souvent) Vain et infondé.
- Fausse joie ; fausse crainte ; fausse honte
- Fausse pudeur, pudeur qui se trompe d’objet.
- (Art) Ce qui s’écarte du naturel.
- Le faux goût qui règne dans cet ouvrage. — Fausse éloquence.
- Dessin faux. — Coloris faux ; ton faux. — Tableau faux de couleur.
- Faux brillants, pensées ingénieuses et qui ont quelque éclat, mais qui sont dépourvues de justesse et de solidité.
- Qui manque d’exactitude, de justesse ou de rectitude.
- Règle fausse. — Faux calcul ; argument, raisonnement faux
- Avoir le jugement, l’esprit, le goût faux. — Les esprits faux sont dangereux.
- Qui, soit volontairement et dans un dessein de mensonge, soit involontairement, par suite d’insuffisance, ne répondent pas à leur nom, à leur nature présumée ou à leurs apparences.
- Une presse complaisante jusqu’à la servilité répandait dans le public, depuis les salons jusqu’aux mansardes, les idées les plus fausses et les plus dangereuses. — (Général Ambert, Récits militaires : L’invasion (1870), Bloud & Barral, 1883, page 240)
- Fausse piété ; faux zèle ; fausse modestie ; fausse politesse
- Faux contrat ; faux acte ; faux titre ; faux testament. — Faux poids.
- Faux diamants ; bijoux faux
- Qui est postiche ou contrefait, sans qu’il y ait dans l’objet postiche ou dans la contrefaçon une intention de simulation frauduleuse.
- Fausse porte ; fausse fenêtre ; fausse dent ; faux cheveux
- La dame de Lespoisse, leur mère, ne menait grand train, à la Motte-Giron, que pour faire des dupes. En réalité, elle n’avait rien et devait jusqu’à ses fausses dents. — (Anatole France, Les Sept Femmes de la Barbe-Bleue et autres contes merveilleux, 1909)
- Qualifie des phénomènes ou des objets qui présentent l’apparence de phénomènes ou d’objets différents en réalité et peuvent ainsi causer des méprises.
- Faux croup, maladie des organes respiratoires qui ressemble à la diphtérie.
- (Par extension) Qualifie des objets ou à des actes irréguliers, incorrects, insuffisants, manquant à leur destination.
- Les petits faux sauniers imaginaient aussi toutes sortes de camouflages pour passer de faibles quantités de faux sel. — (Bernard Briais, Contrebandiers du sel : La vie du faux saunier au temps de la gabelle, Paris : Éditions Aubier Montaigne, 1984, page 74)
- Faux mouvement, faux bond, faux pas
- Faire un faux pas. — Fausse manœuvre. — Faire fausse route.
- (Musique) Qui n’est pas juste ; qui n’est pas dans le ton.
- Fausse corde, Corde qui n’est pas montée au ton juste.
- Corde fausse, Corde qui ne peut jamais s’accorder avec une autre.
- Qui n’est pas ce qu’elle semble ou ce qu’elle dit être, en parlant d’une personne.
- Le faux Smerdis, le faux Démétrius, Les imposteurs qui se firent passer pour Smerdis, pour Démétrius.
- Faux prophète. — Faux brave.
- Il s’est glissé parmi eux un faux frère qui les a trahis.
- Qui affecte des sentiments qu’il n’a pas, dans le dessein de tromper.
- L’essentiel pour les jésuites, c’était d’affaiblir, d’amoindrir, de rendre les âmes faibles et fausses, de faire des petits très-petits, et les simples idiots ; une âme nourrie de minuties, amusées de brimborions, devait être facile à conduire. — (Jules Michelet, Le prêtre, la femme, la famille, Paris : Chamerot, 1862 (8e éd.), page 65)
- Et le roi éclata de rire, mais d’un rire si faux, que l’écho de la chambre le répéta d’un ton lugubre. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VI)
- Le chevalier jeta un coup d’œil sur l’inconnu : sourire faux, regard sournois, l’homme lui déplut. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
-
chrémeau
?- Petit bonnet blanc de linge fin, dont, après l’onction du saint chrême, on coiffe l’enfant baptisé.
- Linge dont l’évêque se sert pour essuyer le front de ceux qu’il confirme.
- L'usage du chrémeau nous conduit ainsi naturellement à celui du bandeau de lin que les confirmands tiennent à la main en s'approchant du Pontife et dont on leur bande le front après l’onction sacramentelle. — (D. L. J., « La Confirmation », dans Le Messager des fidèles, n° 9 du 21 novembre 1887, Maredsous (Province de Namur) : Abbaye de Saint-Benoit , p. 452)
- Toile cirée qui sert à recouvrir un autel récemment consacré.
- Sur un autel fixe on met toujours une toile cirée ou chrémeau (chrismale). Il est louable d'en mettre une aussi sur les pierres consacrées. — (R.P Le Vavasseur, Cérémonial selon le rit Romain, d'après Joseph Baldeschi & l'Abbé Favrel, tome 1, Paris : Librairie Jacques Lecoffre, 1871, p. 63)
- Ensemble de deux vases cylindriques accolés, qui au Moyen Âge contenait respectivement l'huile des catéchumènes et le saint chrême, servant pour les onctions prébaptismales et postbaptismales.
- Les chrémeaux sont des récipients à couvercle qui conservent les huiles saintes, consacrées par l'évêque le jeudi-saint lors de la messe chrismale. Ces huiles sont utilisées pour conférer les sacrements de baptême et d’extrême-onction. Ils se présentent souvent sur un plateau. — (Bossan - Armand-Calliat : Musée des beaux-arts de Lyon, Palais Saint-Pierre, octobre-décembre 1986, éd. Le Musée, 1986, p. 15)
-
asociaux
?- Masculin pluriel de asocial.
-
naos
?- (Architecture) Sanctuaire d'un temple de l'Égypte ou de la Grèce antiques.
- Pendant trois jours, le Critique, dressé sur le pinacle, insulta la multitude qui se pressait autour du temple. Les bras levés, l’écume à la bouche, courant sur les pentes du toit, il hurlait des imprécations contre Homère et se proclamait son fléau.Vers la fin du troisième jour, il se précipita, la tête en bas, sur le pavement du naos, afin de salir une fois encore le sanctuaire de la Beauté. — (Albert t’Serstevens, « Zoïlos, Critique » dans Le carton aux estampes , Albin Michel, Paris, 1943, page 15)
- À Sélinonte (Sicile), le dieu Selinos est représenté dans le naos orné de la feuille d'ache ou de persil suspendue au mur, et derrière lui on voit la statue d’un taureau de bronze. — (L’Histoire et ses méthodes, 1961, page 364)
- Édicule où est la statue du dieu.
- Le naos de Mendès est un monolithe de basalte, haut de 6,50 m.
-
commerciaux
?- Masculin pluriel de commercial.
- Plus de la moitié de ces hauts salaires sont des cadres administratifs ou commerciaux : leur poids parmi les très hauts salaires s’est accru de 8 points en 10 ans. — (INSEE, Partage de la valeur ajoutée, partage des profits et écarts de rémunérations en France, mai 2009)
-
automnaux
?- Masculin pluriel de automnal.
-
artichaut
?- (Botanique) (Agriculture) Plante de la famille des Astéracées qui porte une inflorescence à bractées piquantes se recouvrant les unes les autres et dont le réceptacle charnu est comestible.
- Et le Progrès vint, qui l’obligea à mettre dans son étalage des artichauts et des aubergines de France, des pommes étrangères, […] des bananes, des noix aux formes insolites, des « grappes fruits » et des mangues… — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 8 de l’édition de 1921)
- Entre Saint-Pol-de-Léon et Roscoff, je fais route parmi d'immenses plantations d’artichauts et de choux-fleurs, prosaïquement accroupies entre leurs murets de pierres sèches. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Par extension) Capitule de la plante, utilisé comme légume.
- Une pomme d’artichaut.
- Des artichauts à la poivrade.
- Une friture d’artichauts.
- Arnold achète un artichaut – il aime bien le cérémonial de l’artichaut, la longueur de la cuisson, le dépouillement des feuilles, puis le rituel de l’assiette relevée, un couteau en dessous pour accueillir la vinaigrette, avec le fond qui reste toujours un peu poilu. — (Philippe Delerm, Il avait plu tout le dimanche, Mercure de France, 1998, page 73)
- Pièce de ferronnerie, hérissée de plusieurs pointes et de crocs et dont on garnit une clôture pour empêcher de passer ou d’escalader.
- Soudain, une voix formidable cria : − À l'assaut! Et l'on vit le prince des Boscénos dressant sur le mur armé de pointes et d'artichauts de fer sa forme gigantesque. — (Anatole France, L'Île des pingouins, 1908)
- Je n'ai jamais vu dans un endroit en maçonnerie une telle multiplicité de fers de lance, de pals, d'artichauts, de buissons et de ronces. — (Blaise Cendrars, Moravagine, Grasset, Les Cahiers Rouges, 1986, page 198)
- (Canada) (Botanique) Grande bardane (Arctium lappa L.).
- (Argot) Portefeuille, par analogie avec les nombreuses feuilles du capitule.
- On barbote au pauvr' diable qui crèveCe qu'il a dans son artichaut,Ses beaux crocs même on lui enlève,À l'hosteau. — (Goualantes de la Vilette, 1906)
-
boscot
?- Qui a l’allure d’une personne bossue.
-
bistro
?- Petit café ou restaurant sans prétention.
- Comme tout bistro qui se respecte, celui-ci réservait aux habitués une arrière-salle et deux étages de chambres meublées […]. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- On traverse la place de la gare pour aller au bistro d’en face. Il neige dur. La place est toute blanche. — (Albert Vidalie, C'était donc vrai, éd. René Julliard, 1952, p. 34)
- J’vais au cinéma voir des films suédoisEt j’entre au bistro pour boire du whisky à gogo — (Boris Vian, J’suis snob, 1955)
- Murs de brique, bois, tableaux noirs : tout indique la nature du restaurant et la cuisine qu’on y sert. Il s’agit en fait d’un bistro français avec soupe à l’oignon, bière Boréale, bavette, confit de canard et crème brûlée, entre autres. — (Le Devoir, 26 janvier 2007)
- C’est bien fait pour le genre, le dosage entre ready-mades et autres touches rigolotes est bon. Ça ne fait ni grano ni concept. Juste une ambiance de bistro de quartier un peu déjanté. Dans l’air, un mélange de western et de hits des années 80. — (Le Devoir, 2 février 2007)
- (France) Tenancier de cet établissement (métonymie, ici synonyme de bistrotier).
- Allons, les gosses, filez chez le bistro et apportez des litres… on trinquera su’ l’coin de la voiture. — (Léon Frapié, Réalisme, dans Les contes de la maternelle, 1910, éditions Self, 1945, page 134)
- Et il n’y avait pas que M. Bobin, crémier, fruitier et bistro, à s'exalter ainsi ; M. le professeur Dumont n’était pas plus calme. — (Marcel Martinet, La maison à l’abri, 1919)
- […] puis le vingt-cinq au soir, son sac d’outils en bandoulière et son baluchon sur l’épaule, il fit au bistro et à ses clients des adieux ironiques et rien moins que polis . — (Louis Pergaud, Un petit logement, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Pendant des années, sans penser aux enfants, elle buvait ; elle se piquait le nez chez le bistro. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.