Dictionnaire des rimes
Les rimes en : belle
Que signifie "belle" ?
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- (En particulier) Femme qui a de la beauté, de l’agrément, et, d’une manière générale, une femme. — Note : parfois (Ironique)
- Souvent m’esbats, et mon cœur est marri :Je vis en deuil et en grand’ déplaisance,Toutes les fois qu’il me vient souvenanceDe la belle qui vers moi a failli. — (Souvent m’ébats, et mon cœur est marri (XVe siècle) dans La chanson française du XVe au XXe siècle, Jean Gillequin - Renaissance du livre, Paris, 1910, page 37)
- J’admire les discours que tenoit cette belle,Quand, tout ravy de l’écouter,Je fus quelque temps à douterSi quelque Dieu parloit en elle. — (Chanson anonyme recueillie par Valentin Conrart dans Recueil Conrart in-4º, Tome X, xviie siècle, page 212 → lire en ligne)
- Un grand jeune blondin, que je me souviens de n’avoir point vu durant l’éclipse de la belle, rentra en catimini. — (Restif de la Bretonne, Le Paysan et la paysanne pervertis, 1775-1784)
- Non, non, la constance n’est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer, et l’avantage d’être rencontrée la première ne doit pas dérober aux autres les justes prétentions qu’elles ont toutes sur nos cœurs. — (Molière, Dom Juan ou le Festin de pierre, acte I, scène 2, 1665)
- Il était aux pieds de sa belle : De sa maîtresse.
- La belle ne se doutait guère du tour qu’on lui jouait.
- Faire la belle : Se rengorger, se pavaner, laisser voir qu’on se croit belle.
- (Jeux) Partie qui doit décider de l’avantage entre deux joueurs ayant eu jusque-là des chances égales.
- Nous sommes manche à manche, baron, nous jouerons la belle quand vous voudrez. — (Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846)
- […], des joueurs de flipper qui tiltaient, et qui poussaient des grognements, en bousculant fiévreusement le flipper, des joueurs de baby qui rejouaient la belle, pour la centième fois. — (Louis Nicoletto, Une petite Mouche noire, TheBookEdition, page 52)
- (Marine) (Vieilli) (Désuet) Embelle.
- (Argot) La liberté, pour le prisonnier.
- Malgré tout, je ne cessais de penser à la Belle.… Quelle Belle ?— La liberté, pardi ! C’est ainsi qu’on la nomme là-bas.— (Albert Londres, L’Homme qui s’évada, Les éditions de France, 1928, page 38)
Mots qui riment avec "el"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "belle".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : el , els , elle , elles , aile , ailes , èle et èles .
-
craterelle
?- (Mycologie) Genre de champignons (Craterellus spp.) voisins des chanterelles, lisses ou à plis faibles, et au chapeau infundibuliforme.
- Les craterelles sont comestibles.
- Malgré son nom vulgaire plutôt macabre, très nombreux sont les amateurs de cette Craterelle. — (Bulletin de la Société des naturalistes et des archéologues de l’Ain, Volume 67, 1953)
- (Mycologie)(Spécialement) Synonyme de chanterelle en tube (espèce de champignons, du genre Craterellus).
-
labelle
?- (Botanique) Pétale caractéristique des orchidacées, généralement orienté vers le bas, pouvant imiter l’apparence d’un insecte ou prendre des formes spectaculaires.
- Chez les orchidées, par convention, seuls les pétales latéraux gardent ce nom, par opposition au labelle. — (Jean-Claude Guérin, Jean-Michel Mathé, André Merlet, Les Orchidées de Poitou-Charentes et de Vendée, 2007)
-
asexuel
?- (Sexualité) Qui ne ressent pas ou peu d’attirance sexuelle.
- La vraie raison, c’est que nous voulons être sûr-es que toutes les personnes asexuelles puissent grandir sans penser qu’elles sont défaillantes ou dysfonctionnelles, qu’elles puissent grandir sans être seules et en étant assurées que leur existence est reconnue. — (Calinlapin (Pseudonyme), Pourquoi on ne peut pas se passer d’une éducation à l’asexualité, sur Asexualité-s, le 25 août 2013)
- (Biologie) (Rare) Asexué.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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bissexuelle
?- Féminin singulier de bissexuel.
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menstruel
?- (Médecine) Qui arrive tous les mois, qui a rapport à la menstruation.
- Il est d'usage courant que les pensionnaires travaillent même en période menstruelle ; la tenancière use de savants maquillages pour laisser ignorer au client l'état de sa partenaire. — (Alain Corbin, Les filles de noce , 1978)
- On ne prend les mots qu'avec des gants : à menstruel on préfère périodique, et l'on va répétant qu'il est des termes médicaux qui ne doivent pas sortir des laboratoires ou du Codex. — (Léo Ferré , Préface, 1956)
- Les femelles de certaines espèces [de chauves-souris] font partie des très rares mammifères présentant des écoulements menstruels. — (Christian Coiffier, Chauves-souris et roussettes en Papouasie Nouvelle-Guinée. Leurs représentations dans la région du Sepik, dans le Journal de la Société des Océanistes, n° 150, Paris, 2020)
-
enjavelle
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe enjaveler.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe enjaveler.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe enjaveler.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe enjaveler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe enjaveler.
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contractuel
?- (Droit) Relatif au contrat, qui est stipulé par contrat.
- Nos obligations contractuelles sont lourdes.
-
nouvelle
?- (Littérature) Genre littéraire basé sur un récit de fiction habituellement court, en prose, centré sur un seul événement, laissant peu de répit au lecteur et dont la chute est souvent surprenante.
- […], il en est un que Poe affectionne particulièrement, c'est la Nouvelle. Elle a sur le roman à vastes proportions cet immense avantage que sa brièveté ajoute à l'intensité de l'effet. Cette lecture, qui peut être accomplie tout d'une haleine, laisse dans l'esprit un souvenir bien plus puissant qu'une lecture brisée, interrompue souvent par le tracas des affaires et le soin des intérêts mondains. — (Charles Baudelaire, Notes nouvelles sur Edgar Poe, p. XVI, dans les Nouvelles histoires extraordinaires, par Edgar Poe, Paris : chez Michel Lévy, 1857)
- La nouvelle, c’est une nuit dans un motel américain. — (Paul Morand, Le Prisonnier de Cintra)
- Le recueil fut prêt en 1941, toutes les nouvelles et les novellas ayant été traduites par d’éminents écrivains italiens tels que Cesare Pavese (1908-1950), Alberto Moravia (1907-1989) et Eugenio Montale (1896-1981). — (Les traducteurs, acteurs sur la scène du pouvoir, chapitre 5 de Les traducteurs dans l’histoire, ouvrage collectif sous la direction de Jean Delisle et Judith Woodsworth, Presses de l’Université d'Ottawa/Éditions UNESCO, 1995, page 150)
- Si le conte ressortit à l’oralité, la nouvelle, elle, est faite pour être lue. Comme son nom l’indique, elle ressemble aux nouvelles du journal. D’ailleurs, c’est un genre réaliste, souvent sombre, brutal, pessimiste. — (Michel Tournier, Raconte-moi une histoire…, dans Les vertes lectures, collection Folio, 2007, page 23)
- Fait nouveau dont on est informé ; annonce d’une chose arrivée récemment.
- Lorsqu'une bande de baleines est signalée, la nouvelle se répand aussitôt dans tout l'archipel au moyen de feux allumés sur les montagnes ; […]. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 37)
- Le télégraphe venait d’apporter la nouvelle que l’Assemblée nationale avait adopté les préliminaires de la paix […] — (Charles Le Goffic, Le Biniou du mobilisé (1871), dans Bourguignottes et pompons rouges, 1916, page 233)
- La nouvelle était montée de la Vallée comme un influenza et les griveleux ne doutaient ni de sa vérité, ni de l’hostilité qu’on leur vouait. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (En particulier) Information donnée par un média (journal, radio, télévision, etc.)
- Ils peuvent se réjouir, tous ces journalistes qui annoncent de fausses nouvelles. […]. Ils font la course au sensationnel et pissent de la ligne pour remplir du papier. C’est tout. — (Jérémy Vandurme, Jusqu’à ce que la mort nous sépare…, Auteur lulu (Lulu.com), 2011, page 180)
- Mon père avait déplié son journal, L’Express de l’Est', dirigé par M. Chatelain, un ex-Kédale. Il commentait les nouvelles. Il était passionné par les exploits de l’Aéropostale - chose normale pour un facteur des Postes ! — (Marcel Thomas, L’enfant du siècle se souvient: Mémoires, Éditions Criterion, 2018)
- Renseignement sur l’état d’une personne ou d’une chose dont on n’était pas informé depuis quelque temps.
- Depuis son départ de Rejkjavik en Islande, le 9 août, on en est sans nouvelles, et malgré ma grande confiance en lui, je suis fort inquiet. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Sans doute étonné par l'absence de nouvelles de Ned, George Brough, le constructeur de motocyclettes, lui a proposé, il y a quelques semaines, la dernière-née de ses ateliers : une nouvelle version du modèle Brough SS 100. — (Julien Jean Loup, Lawrence d'Arabie, Éditions Chronique/Dargaud, 2006)
-
conflictuelle
?- Féminin singulier de conflictuel.
-
mamelle
?- (Anatomie) Partie charnue et glanduleuse du sein des mammifères femelles où se forme le lait.
- Mamelle droite, gauche.
- Les enfants à la mamelle.
- Les mamelles d’une vache, d’une jument, d’une baleine constituent le pis.
- (Anatomie) Téton ; sein — Note : Se dit pour l'homme comme pour la femme.
- Je n'en perdais pas une broquille de toute cette bidoche exposée, de ces mamelles volumineuses, de ces cuisses grasses, vergeturées, s'entrouvrant sur des paysages insoupçonnés. — (Serge Loupien, Sexties, Grasset, 1993)
- (Sens figuré) (Au pluriel) Sources dont dépend [le complément de nom]. Note : Cette expression a été utilisée pour la première fois par le duc de Sully, ministre de Henri IV (voire citation ci-dessous) dans une phrase qui devint si célèbre que le modèle fut repris avec des concepts différents par la suite, souvent par plaisanterie.
- Sully, ministre de Henri IV, avait jadis déclaré, dans une célèbre envolée lyrique : « Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France ». — (Blogue « Langue sauce piquante », Le Monde, 13 juin 2007)
- Innovation et répression : les deux mamelles de la Chine — (Le Monde, 22 mai 2013)
- Jargon et pathos sont les deux mamelles de l'amphigouri. — (Le Figaro Magazine, 31 mai 2008)
- Bricolage et jardinage, les deux mamelles du temps libre — (L'Express, 13 novembre 1997)
- Humour et colère, les deux mamelles de l'éloquence — (Le Point, 6 avril 2019)
- Effort collectif, sentiment d'appartenance, projet commun, sécurité d'emploi : ces valeurs désuètes ont été remplacées par compétition et profit, les deux mamelles siliconées de la mondialisation. — (Michel Rabagliati, Paul à la pêche, éditions la Pastèque, Montréal, 2006, page 84)
- Réalisme et solidité avaient été les mamelles du Grand Chelem en 2010. — (Le Figaro, 5 février 2011)
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fidèle
?- Qui garde sa foi, à l’égard d’une personne ou d’une idée, qui est constant dans les affections, qui remplit ses devoirs, ses engagements.
- Ah ! J’espérais te voir fidèle à ton vieux père jusqu’à sa mort, j’espérais te conserver près de moi heureuse et brillante ! T’admirer comme tu étais encore naguère. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- (En particulier) Qui ne s’adonne pas aux amours extra-conjugales.
- Néanmoins la foi conjugale est sans cesse violée dans les grandes sociétés policées. Il est peu de maris qui soient fidèles à leurs femmes ; il est peu de femmes qui soient fidelles[sic] à leurs maris. — (Jean-Claude de La Métherie, De l’homme considéré moralement : de ses mœurs, et de celles des animaux, vol. 2, an XI, page 268)
- Elle se dit qu’il fallait montrer aujourd’hui tout son courage, être comme ces femmes de la ville, ces grandes dames qui savent mépriser les hommes peu fidèles et regarder avec hauteur leur légèreté oublieuse. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- Francine, se levant et la main sur l’épaule de Chanal. — Ah ! Je n’ai pas su t’apprécier, vois-tu… (Appuyant chaque partie de son argument d’autant de tapes sur l’épaule de Chanal.) Si les maris pouvaient laisser leurs femmes avoir un ou deux amants pour leur permettre de comparer, il y aurait beaucoup plus de femmes fidèles !… (Quittant Chanal, elle va jusqu’au canapé puis se retournant.) beaucoup plus ! — (Georges Feydeau, La Main passe !, acte IV, scène 2)
- […], mais la brave matrone ne se tient point rigueur d'avoir laissé ses propres enfants pousser comme du chiendent, dès lors qu'elle est restée fidèle à son époux. — (Adolph von Knigge, Du commerce avec les hommes, Toulouse : Presses Universitaires du Mirail, 1993, page 87)
- Qui ne s’écarte pas de quelque chose ; qui n’y renonce pas.
- Être fidèle à des principes, à une habitude.
- N'oublie pas! Être fidèle, ce n'est pas suivre sa route toute droite sans jamais s'arrêter, ni quelquefois s'égarer ou tomber; c'est toujours recommencer. — (Michel Quoist, Construire l'homme, Éditions de l'atelier, Paris, 1997, page 115)
- (En particulier) (Vieilli) Qualifie un employé, un domestique qui a de la probité, de l’attachement pour ceux qu’il sert.
- Un serviteur fidèle.
- (Sens figuré) — La fortune lui fut toujours fidèle. — La victoire nous resta fidèle.
- Qualifie des actes, des sentiments où il y a de la fidélité.
- De fidèles services. — Amitié fidèle. — Amour fidèle.
- (Religion) Qui professe ce qui est considéré comme la vraie religion.
- Le peuple fidèle.
- J’ai toujours estimé que ces deux questions, de Dieu et de l’âme, étaient les principales de celles qui doivent plutôt être démontrées par les raisons de la philosophie que de la théologie : car bien qu’il nous suffise, à nous autres qui sommes fidèles, de croire par la foi qu’il y a un Dieu, et que l’âme humaine ne meurt point avec le corps ; certainement il ne semble pas possible de pouvoir jamais persuader aux infidèles aucune religion, ni quasi même aucune vertu morale, si premièrement on ne leur prouve ces deux choses par raison naturelle. — (Descartes, Méditations Métaphysiques, Dédicace, alinéa 1)
- Qui est exact, qui ne s’écarte pas de la vérité, en parlant des personnes et des choses.
- Les corsaires qui commandaient le navires furent donc très satisfaits ; ils le furent peut-être un peu moins… Quand ils apprirent que les capitaines qui ne dressaient pas un inventaire fidèle de leurs prises commettaient, eux, un vol irrémissible, s’ils ne restituaient pas aux armateurs tout ce qu’ils détournaient. — (Étienne Dupont, Le Vieux Saint-Malo : Les Corsaires chez eux, Édouard Champion, 1929, pages 49 & 50)
- Traduction, copie, rapport, récit, histoire, portrait fidèle. — C’est une fidèle peinture des mœurs du temps.
- (En particulier) Qualifie une mémoire qui retient bien et avec exactitude ; ou le souvenir exact que l’on a d’une chose.
- (Métrologie) Qualifie une balance, un appareil de mesure, qui donne une mesure semblable de quantités égales.
- […] : prenant la métaphore de la balance, on peut dire que le calcul économique n’est pas une balance tout fait juste, tout simplement parce qu’on ne sait pas vraiment construire une balance tout à fait juste, mais c’est une balance fidèle. — (Roger Guesnerie, De l’utilité du calcul économique public, 2004)
- (Sens figuré) Qui ne fait pas défaut.
- Rien ne leur répondit que les fidèles échos de la vallée qui, dans la nuit étoilée et paisible, roulaient ironiques en se répercutant au loin. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
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irréel
?- Qui n’est pas réel, qui est illusoire.
- Vos craintes sont irréelles.
- (Par hyperbole) Qui semble être sorti de la réalité.
- C’était à la fois irréel et fantastique. Je zigzaguais pour trouver le moyen de sortir de ces masses de vapeur d’eau. — (Dieudonné Costes et Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- Les clients paraissent se mouvoir lentement, comme pris dans une espèce de torpeur, celle que dégage la vision quasi irréelle de l’amoncellement de nourriture et d’objets. — (Annie Ernaux, « Regarde les lumières mon amour », Seuil, 2014, page 54)
- On te demande pas d’être rationnel, mais de désétriquer ton cerveau, et d’accepter la dimension presque irréelle et émotionnelle d’une histoire qui n’est pas vraiment la vie mais l’est quand même un peu… — (Michaël Cohen, Ça commence par la fin (scénario du film), 2013, page 81)
- (Philosophie) Qui n’existe qu’à l’état d’invention imaginative ou de conception logique.
- Spéculations irréelles.
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impersonnel
?- (Didactique) Qui ne constitue pas une personne.
- Pour les panthéistes, Dieu est impersonnel.
- (Plus courant) Qui n’appartient pas, qui ne se rapporte pas à une personne.
- De toute façon, l’État d’Europe occidentale, en tant qu’expression de la réalité politique et source impersonnelle du droit public, est une institution relativement récente […]. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.61)
- On a soutenu que la raison, en tant qu’elle conçoit, dans une certaine mesure, l’infini, est impersonnelle, c’est-à-dire la même chose chez tous, parce qu’elle n’appartient en propre à personne.
- (Grammaire) Qui est employé à la troisième personne du singulier, sans relation à un sujet déterminé, en parlant de certains verbes.
- Les verbes impersonnels proprement dits sont ceux qui n’ont que l’infinitif et la troisième personne du singulier, tels que falloir, pleuvoir (parfois personnel), neiger, etc., qui font il faut, il pleut, il neige, etc. Quelques verbes impersonnels employés figurément prennent le pluriel : Les honneurs pleuvent sur lui. Certains verbes personnels deviennent quelquefois impersonnels, comme Il convient de faire cela, etc.
- Modes du verbe qui ne reçoivent pas d’inflexions indiquant les personnes.
- L’infinitif et le participe sont des modes impersonnels.
- Les formes impersonnelles du verbe.
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personnelle
?- Féminin singulier de personnel.
- Quoi qu’il en soit, pour lui, privatiser FR3 sonne comme une insulte personnelle : lui qui, avec ses amis, a convaincu le pays de prendre le virage du « moins d’État » en tout chose, va se retrouver à coprivatiser une sous-chaîne, le rebut du service public, un machin provincial et crotteux dont nul ne veut, une usine à gaz de sous-préfecture ! — (Pierre Péan, Christophe Nick, TF1, un pouvoir, Fayard, 1997, chapitre 9)
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homosexuelle
?- Féminin singulier de homosexuel.
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douvelle
?- (Architecture) Petite douve.
- La dimension extérieure de la barrique est de 90 centimètres de longueur à la douvelle. — (M. A. De Comet, Monographie de la commune de Saint-Loubès, (département de la Gironde), 1869)
- […], huit percherons halent un tronc de quinze mètres, seulement ébranché et maintenant vertical, la motte serrée par des douvelles de tonneau comme les cuves. — (Jean de La Varende, Versailles, édition Henri Lefebvre, 1959, page 103)
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feldwebel
?- (Militaire) Grade dans l’armée allemande correspondant à celui d’adjudant.
- Le 24 avril 1917, de Tascher tente de s’évader. Un feldwebel couche dans la pièce voisine de la sienne et un petit guichet permet de voir ce qui se passe. — (Jacques Mortane, La guerre des airs : Traqués par l’ennemi, Baudinière, 1929, page 134)
- Le feldwebel tourna vers Kerkardec des yeux pétillants et ouvrit la bouche comme un poisson tiré de l’eau. — (André Wurmser, Mémoires d’un homme du monde, Paris : Les Éditeurs français réunis, 1964, page 95)
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ciel
?- Espace immense dans lequel se meuvent tous les astres.
- Cicéron a dit que Socrate fit descendre la philosophie du ciel, et la tradition rapporte que Confucius n’aimait pas à parler du ciel et de la nature. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d’Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
- (En particulier) (Courant) Partie de l'univers qui apparaît comme une voûte en demi-sphère au-dessus de nos têtes.
- Par la fenêtre entr’ouverte, l’air entrait, gonflant comme une voile les rideaux de mousseline, et j’apercevais un pan de ciel bleu […] — (Octave Mirbeau, La Chambre close, Ernest Flammarion, Paris, 1920)
- Le ciel était taché seulement d’une main nuageuse de fines dentelles amarante qui se tendait comme pour nous souhaiter la bienvenue. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- De nombreux arcs-en-ciel apparaissent, mais le ciel entre les nuages est d’un bleu trop pâle et je sais que ce n’est pas encore la fin du mauvais temps. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Autour de lui la forêt frouait infiniment, à croire qu’un vol immense de ramiers très bas, occupait tout le ciel. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Archaïsme) Chacun des cercles concentriques à la terre où, suivant les anciens, se mouvaient les planètes et les étoiles.
- Pour concevoir plus facilement les raisons des apparences de Mars, de Jupiter & de Saturne, représentez-vous que le Corps A est la terre, laquelle est placée au Centre du Monde. Que B C D, est le Ciel du Soleil. Que 2,3,4. représente le Ciel de Mars qui envelope le Ciel du Soleil. Que s représente le corps du Soleil, que E F G est un Épicycle placé dans le Ciel de Mars, dans la surface duquel cette Planète est enchassée en H. Représentez vous enfin que I K L est le Ciel des Étoiles fixes. — (Pierre Silvain Regis, Cours entier de philosophie ou système général selon les principes de M. Descartes, Huguetan, 1691, page 32)
- La partie visible de l'univers considérée selon les divers aspects que lui donnent les changements atmosphériques.
- Le ciel était sans un nuage ; la mer brillait sous le soleil, sans un frisson. — (Octave Mirbeau, Les Eaux muettes)
- Avant-hier il a plu toute la journée, mais le soir, malgré le ciel couvert, tout le monde guettait anxieusement l’apparition de la lune nouvelle. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 131)
- Le ciel demeurait beau, mais le vent fraîchissait et le roulis de l’aéronat s’accentuait. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 179 de l’édition de 1921)
- Le ciel est huit dixième couvert par cumulus et cumulo-nimbus, et un vent de S.-S.-E. à S.-E. de 60 kilomètres-heure augmente notre vitesse jusqu’à 240 kilomètres-heure. — (Jean Mermoz, Mes vols, Flammarion, 1937, page 91)
- […] sur toute l’Ardenne, le temps s’était levé. Le ciel était bleu éblouissant, la neige étincelait au soleil. — (Georges Blond, L’Agonie de l’Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, page 155)
- Un ciel de plomb : un temps lourd et orageux.
- (Par extension) Ambiance.
- Elle ne devint catastrophe que dans sa troisième phase, quand soudain, au milieu d’un ciel serein, la foudre du krach bancaire de New-York frappa l’édifice orgueilleux de la prospérité du capital américain. — (Carl Steuermann, La Crise mondiale, traduit de l’allemand, Gallimard, 1932, page 65)
- (Par extension) Climat, pays.
- Il nous revient que le forban qui dirige la Banque Corland et Cie serait à la veille de mettre les clefs sous la porte et de filer vers des cieux plus hospitaliers. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 242)
- Un ciel tempéré. — Un beau ciel. — 'Le ciel de l’Italie. — Changer de ciel. — Vivre sous un ciel étranger, sous un ciel inconnu.
- (Religion) Séjour des bienheureux, paradis.
- Que répondre à un homme qui vous dit qu’il aime mieux obéir à Dieu qu’aux hommes, et qui, en conséquence, est sûr de mériter le ciel en vous égorgeant ? — (Voltaire, Dictionnaire philosophique : Fanatisme)
- Ce sont d’abord les saints ayant foi en la révélation qui, prochainement et du jour au lendemain, disparaîtront tous de ce monde pour être transportés au ciel, sans laisser ici-bas aucune dépouille mortelle. — (Une station sur les côtes d’Amérique — II. New-York et la société américaine, dans La revue des deux mondes, 1862, page 197)
- (Par extension) Divinité ; providence.
- Voyant qu’il ne nous restait plus d’espoir sur la terre, mes compagnons et moi tournâmes nos regards vers le ciel et nous mîmes à supplier le Tout-Puissant d’avoir compassion de nos âmes pécheresses. — (Dillon, Voyage dans la mer du sud, Revue des Deux Mondes, 1830, tome 1)
- Le Ciel, mon prince, reprit Ivanhoé, s’est chargé du châtiment de cet homme orgueilleux. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Quiconque mange bien peut défier le ciel. Ce sont les ascètes et les meurt-de-faim aux estomacs débilités qui ont inventé les dieux. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 191)
- Le ciel avait destiné M. Smallways à vivre dans un monde paisible, mais il avait oublié de créer un monde paisible pour M. Smallways. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 6 de l’édition de 1921)
- (Industrie minière) Voûte de la galerie d’une mine ou d’une carrière souterraine.
- On appelle les Feuillières d’une carrière, les veines de terre, qui en couvrent le ciel; & qui n’étant point soutenues, peuvent causer des fondis. — (Dictionnaire universel de commerce, tome 2 (C -K), ouvrage posthume de Jacques Savary des Brûlons, continué par Philémon-Louis Savary, nouvelle édition, Paris : chez la veuve Estienne & fils, 1748, page 1224)
- ART. VII. Les galeries qu'on formera dans les mines qu'on extraira, ne pourront être plus larges de huit pieds, quelque bonne que soit la consistance du charbon, et celle du ciel ou sol de ladite mine : seront lesdites galeries d'autant plus étroites, que le charbon, le ciel et le sol de la mine auront une consistance moins solide, […]. — (« Arrêt du conseil-d'état du Roi portant règlement pour l'exploitation des mines de houille ou charbon de terre », du 14 janvier 1744, dans le Recueil des Lois et Actes du gouvernement, relatif aux mines, minières, usines, carrières, tourbières et salines, inclus dans la Jurisprudence générale des mines, en Allemagne, traduite de l'ouvrage de Franz Ludwig von Cancrin, par M. Blavier, tome 3, Paris : chez Adrien Égron et chez l’auteur, 1825, page 14)
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muselle
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de museler.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de museler.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de museler.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de museler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de museler.
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chapelle
?- Petit édifice religieux.
- Une chapelle qui est au milieu des champs. Les chapelles sépulcrales d’un cimetière.
- (Christianisme) Chacune des enceintes ménagées dans une église pour y enfermer un autel sous l’invocation particulière d’un saint.
- Cette église se compose d’une nef […], et d’un transept avec abside et chapelles, datant du commencement du XIVe siècle. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- La chapelle des fonts ou baptistère, […], est une des parties les plus remarquables de la basilique ; ce fut là, pendant des siècles, le vrai sanctuaire lorrain. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
- Les colonnes qui supportent les voûtes de la chapelle de la Vierge sont d'une légèreté telle que pour un peu on crierait au miracle. — (Jean Bertot, Août 1893: la France en bicyclette de Paris à Grenoble et Marseille, Ancienne maison Quantin, 1894, page 42)
- (Par extension) Église dépendant d’une paroisse.
- (Religion) Lieu où l’on célèbre l’office religieux, dans un domaine privé, dans un hospice, dans un collège, etc.
- La chapelle du roi, lieu où le roi entendait ordinairement la messe.
- Plusieurs services traditionnels ont été construits comme la chapelle et le bar, même si malheureusement, en 2021, on ne pourra pas se marier ici ni commander un verre. — (TVA Nouvelles, L'Hôtel de glace ouvre ses portes, Le Journal de Québec, 5 janvier 2021)
- (Par extension) Corps des ecclésiastiques attachés à la chapelle du roi.
- Ensemble des musiciens d’une église.
- La chapelle pontificale. Il faisait partie de la chapelle.
- (Par extension) Toute l’argenterie dont on se sert, trésor d’une église privée, royale ou princière.
- Ce prélat a une belle et riche chapelle.
- (Sens figuré) Coterie littéraire ou autre groupe d’intérêt.
- Elle a été conduite ainsi à rompre avec les anciennes chapelles officielles, utopistes et politiciennes, qui ont horreur de la grève générale, et à entrer, au contraire, dans le mouvement propre du prolétariat révolutionnaire. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.IV, La grève prolétarienne, 1908, page 157)
- Le rejet du radical permet à Bourdieu de poser la question du photographiable et du non-photographiable au sein de valeurs établies, de normes en vigueur, de chapelles artistiques. — (Steven Bernas, La photographie et le sensible, 2009, page 16)
- À rebrousse-poil des sentiers battus, Onfray s’attire naturellement la haine des béni-oui-oui de toutes les chapelles. — (Basile de Koch, Histoire universelle de la Pensée de cro-Magnon à Steevy, 2005)
- Les médias, comme les politiques, souffrent d’une crise de légitimité, on le sait, mais aussi d’une crise du statut de la vérité. Les intellectuels ont explosé en chapelles concurrentes, incapables de rassembler. — (Brice Teinturier, Antoine Reverchon, Brice Teinturier : « Les Français sont pessimistes, pas dépressifs », Le Monde. Mis en ligne le 22 janvier 2019)
- (Agriculture) Serre rattachée par un groupe de serre.
- (Charpenterie, Menuiserie) Cavité ménagée dans une pièce à boulonner perpendiculairement à une autre, pour pouvoir placer le boulon ou visser son écrou.
- (Héraldique) Meuble représentant l’édifice du même nom dans les armoiries. Elle se distingue de l’église par ses dimensions plus modestes. Quand l’orientation (front, profil…) n’est pas définie, on la représente de front. À rapprocher de église et temple.
- De gueules à une chapelle d’argent ouverte et ajourée de sable, posée sur une terrasse ployée d’or, chargée d’un sentier de sable ; accompagnée en chef de deux écussons : à dextre d’argent à la croix de gueules, à senestre de sable à une bordure d’or, qui est de la commune de La Chapelle-Iger de Seine-et-Marne → voir illustration « armoiries avec une chapelle »
- (Belgique) Coffret électrique de chantier.
-
impersonnelle
?- Féminin singulier de impersonnel.
-
maternel
?- Qui est propre à la mère, qui est naturel à une mère.
- Premiers matins où les jeunes mères aiment leur fils, mais pas encore par amour maternel ; elles le plaignent, elles l’admirent : il sera un grand artiste : il se mariera. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- Sa chair épanouie, luxuriante, lui renvoyait une image maternelle, et cela bien que sa propre mère n'eût que la peau sur les os. — (Pierre Bordage, Rohel 3.3 : Le chœur du vent, Nantes : Éditions L’Atalante, 2013)
- (Par extension) Qualifie un comportement de mère.
- Vous êtes maternelle pour lui.
- Relatif à la lignée du côté de la mère.
- L’invasion de la Belgique et du nord de la France par les Allemands disperse la famille Mermoz. Les grands-parents maternels de Jean choisissent la prudence et quittent précipitamment Mainbressy pour se réfugier à Aurillac, […]. — (Note de l’éditeur scientifique dans Défricheur du ciel: correspondance 1923-1936, de Jean Mermoz, rassemblée et présentée par Bernard Marck, Éditions Archipel, 2001, page 381)
- Côté maternel, ligne maternelle, biens maternels
- Qualifie la langue que l’on a appris avec ses parents.
-
cautèle
?- (Vieilli) Précaution où il entre de la défiance et de la ruse.
- La cautèle de Robin tournait volontiers en dissimulation et cachait, le plus souvent, d’âpres convoitises. — (Anatole France, Les Sept Femmes de la Barbe-Bleue et autres contes merveilleux, 1909)
- C’était un garçon honnête et rieur, connaissant son affaire, mais sans ambition comme sans cautèle ; on voyait bien qu’il ne serait jamais de ces maquignons chez qui naissent les juments vertes. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 11)
- Il était tellement heureux, après ces jours héroïques, de rencontrer un homme dont la cautèle lui parlait des paix bien reposantes de l’égoïsme, qu’il en était littéralement fasciné. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 76)
- Les compliments furent aussi vains. Arsène André se mure dès qu’il devine leur cautèle faufilée de blanc. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Dans le creux de ces êtres il semblait à Ouroz qu’il voyait remuer la peur, la vénalité, la soumission, la cautèle, le mensonge et l’impudeur. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, 1967)
- Il faudrait charrier dans les veines non du sang congolais mais de l’eau, comme un concombre ghanéen, pour considérer avec calme, pis que venin et crapaud, pis que le squameux pangolin enroulé à sa branche, pis que la longue langue tremblée, cautèle du protèle torve, l’indécent grouillement de l’Afrique de la trahison ! — (Aimé Césaire, Une saison au Congo, 1973, acte II, scène 10, éditions Points, page 87)
-
dépucelle
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de dépuceler.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de dépuceler.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de dépuceler.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de dépuceler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de dépuceler.
-
cruel
?- Qui inflige la souffrance ou la mort ; qui a un caractère de cruauté, en parlant des hommes, des animaux ou des choses.
- Et même en ce moment où ta bouche cruelle Vient si tranquillement m’annoncer le trépas. — (Jean Racine, Andromaque IV, 5)
- Un tyran cruel.
- Le tigre est un animal cruel.
- Une guerre cruelle, sanglante, acharnée.
- (Par extension) Dur ; sévère ; rigoureux ; inflexible ; exigeant, en parlant des personnes et des choses.
- Nos terroristes du quinzième et du seizième siècle ont été des moines. Les prisons monastiques furent toujours les plus cruelles. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, Préface de la 3e édition, p.XVII)
- Une peine cruelle.
- Des devoirs cruels à remplir.
- Douloureux ; fâcheux.
- Cette terrible histoire des Vaudois, dois-je en parler ou m'en taire ? En parler ? Elle est trop cruelle ; personne ne la racontera sans que la plume n'hésite, et que l'encre, en écrivant, ne blanchisse de larmes. — (Jules Michelet, Le prêtre, la femme, la famille, Paris : Chamerot, 1862 (8e éd.), page 23)
- C’est une chose cruelle que d’être abandonné de ses amis.
- Quels reproches cruels ne nous ferons-nous pas ?
- Insensible. (En particulier) Se dit d’une femme qui repousse les avances de son soupirant.
- Beauté cruelle.
- S’étant toujours adressé à des villageoises coquettes ou faibles, il n’avait pas trouvé de cruelles. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Cruelle ! Vous présenter à cet homme qui laisse éclater la passion que vous venez de lui inspirer ! Jamais ! — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Cette femme passe pour n’être pas cruelle, elle cède facilement à ceux qui la poursuivent.
- (Familier) Insupportable.
- C'est ici que l'on voit deux choses bien cruelles, Des maris ennuyeux et des femmes fidelles, Car l'Amour, tu le sais, n'est pas luthérien. — (Évariste de Parny, « Lettre à Bertin, du Cap de Bonne-Espérance, octobre 1777 », dans le recueil Œuvres d'Évariste Parny, tome 1, Paris : chez Debray, impr. Didot l'aîné, 1808, page 217)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.