Dictionnaire des rimes
Les rimes en : scolarisable
Mots qui riment avec "able"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "scolarisable".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : able et ables .
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approuvable
?- Qui peut être approuvé.
- L’église pour être approuvable, ne doit excommunier que celui dont la conduite est incompatible avec le caractère de disciple de Jésus-Christ [...]. — (Fortunato Bartolomeo De Felice, Encyclopédie ou dictionnaire universel raisonné des connaissances humaines, Supplément, tome IV, Yverdon, 1776, page 652)
- Mais il fallait franchir ce pays presque impénétrable avant la concentration des Français et l’arrivée de Napoléon, et il était déjà un peu tard pour réaliser ce projet ambitieux, fort approuvable du reste, s’il était aussi bien exécuté qu’il était bien conçu. — (Adolphe Thiers, Histoire du Consulat et l'Empire faisant suite à l'Histoire de la Révolution française, tome X, Paris, Paulin, 1851, pages 114-115)
- Oui, oui, je vous entends bien vous qui me dites que, sous l'influence très approuvable des idées sportives, la jeunesse (…) s'adonne moins qu'autrefois à l'usage des boissons fortes. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
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fable
?- (Sens propre) (Rare) (Vieilli) Ce que l’on dit, ce que l’on raconte.
- Vilquin, dont le désespoir le rendait la fable du Havre, venait de proposer une jolie habitation en toute propriété à Dumay, qui de nouveau refusa. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Sujet de malins récits.
- Être la fable du peuple, la fable de tout le monde, la fable de la ville : être le sujet des propos, des risées populaires.
- Si la science pauvre, affreuse et mespriséeSert au peuple de fable, aux plus grands de risée. — (Mathurin Régnier, Épistres : Discours au Roy, I)
- Il me laisse au milieu d’une terre étrangère,La fable de son peuple et la haine du mien. — (Pierre Corneille, Médée, I, 5)
- Gardez-vous de l’homme malicieux, qui est toujours appliqué à faire le mal, de peur qu’il ne vous rende pour jamais la fable du monde. — (Louis-Isaac Lemaistre de Sacy, Bible, Ecclésiastique, II, 35)
- Nous allons servir de fable et de risée à tout le monde. — (Molière, Les Précieuses ridicules, scène 19)
- Un prince sera la fable de toute l’Europe, et lui seul n’en saura rien. — (Blaise Pascal, Pensées, Première Partie, Article V : Vanité de l’homme, effets de l’amour-propre, VIII)
- Suis-je, sans le savoir, la fable de l’armée ? — (Jean Racine, Iphigénie, II, 7)
- Dieu me préserve de faire le jaloux, ce personnage est odieux ; mais aussi je ne prétends pas qu’une patience ridicule me rende la fable de la ville. — (Antoine Hamilton, Mémoires de la vie du Chevalier de Grammont, 8)
- Par vous la piété devient la fable du monde, le jouet des impies […] — (Jean-Baptiste Massillon, Sermon […] sur l’injustice du Monde envers les gens de bien, Deuxième Partie)
- Non, ça ne peut pas durer ainsi, je n’entends pas que nous redevenions la fable de la ville entière, avec tes histoires… — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre VI)
- Sa liaison sans maire ni curé était la fable de la ville. — (Daniel Boulanger, Le chemin des caracoles, Laffont, 1966, réédition Le Livre de Poche, page 61)
- Récit imaginaire, c’est-à-dire d’imagination.
- […] Si fortune s’en mocque, et s’on ne peut avoirNy honneur, ny crédit, non plus que si nos peinesEstoient fables du peuple inutiles et vaines. — (Mathurin Régnier, Satires, 1608, Satire IV : La Poésie toujours pauvre : À M. Motin)
- Et si l’enfer est fable au centre de la terre, Il est vrai dans mon sein. — (François de Malherbe, V, 21)
- Après y avoir bien pensé, il m’a semblé que cela sent extrêmement sa fable et qu’il n'est pas possible qu’il y ait au monde un homme si petit ni si galant. — (Vincent Voiture, Les Œuvres de Monsieur de Voiture : Lettres, 28)
- En une saison où l’histoire est si brouillée, j'ai cru que je vous pouvais envoyer des fables, et qu’en un lieu où vous ne songez qu’à vous délasser l’esprit, vous pourriez accorder à l’entretien d’Amadis quelques-unes de ces heures que vous donnez aux gentilshommes de votre province. — (Vincent Voiture, Les Œuvres de Monsieur de Voiture : Lettres, 3)
- Tu ne trouveras plus ici, Alexandre, de fables ridicules à conter pour te vanter d’être le fils de Jupiter. — (François de Salignac de La Mothe-Fénelon, tome XIX, page 238)
- (Par extension) Fausseté ; mensonge ; chose controuvée.
- Je me suis amusé à rechercher comment, tel journaliste sérieux et compétent, tel historien, tel psychologue, avaient pu reprendre à leur compte la fable du 80 %; chacun en fait la répétait pour l'avoir trop souvent lue. — (Albert Jacquard, Inventer l'homme, éditions Complexe, 1991, page 139)
- Cette aventure est vraie, ce n’est point une fable.
- Tu veux rendre, Asdrubal, par une pure fable, Le coupable innocent et l’innocent coupable. — (Jean de Mairet, Mort d’Asdrubal, II, 3)
- Sa mort est trop certaine et fut trop remarquablePour craindre un grand effort d’une si vaine fable. — (Pierre Corneille, Héraclius empereur d’Orient, I, 2)
- [Pharnace] […] me troublant par des fables,Grossit, pour se sauver, le nombre des coupables. — (Jean Racine, Mithridate, III, 4)
- (Religion) Récit ayant un caractère mythologique quelconque.
- Rien n’est beau que le vrai : le vrai seul est aimable ;Il doit régner partout, et même dans la fable :De toute fiction l’adroite faussetéNe tend qu’à faire aux yeux briller la vérité. — (Nicolas Boileau-Despréaux, Épitres, IX : Au Marquis de Seignelai)
- Le récit que fait Hérodote des premiers commencements de Cyrus a bien plus l’air d’une fable, que d’une histoire. — (Charles Rollin, Traité des Études, III, 2)
- Les fables sont l’histoire des temps grossiers. — (Voltaire, Mœurs, CXIX)
- Le pic tenait le premier rang dans les auspices ; son histoire, ou plutôt sa fable, mêlée à la mythologie des anciens héros du Latium, présente un être mystérieux et augural. — (Georges Louis Leclerc, Comte de Buffon, Histoire naturelle des oiseaux, tome XIII, page 14, dans Pougens)
- (Antiquité, Religion) Récit relatif aux divinités du paganisme.
- Euripide a laissé entendre dans son théâtre qu’il ne faut pas croire aux mensonges de la fable et trahit parfois dans ses vers un agnosticisme complet. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
- Les fables du paganisme, de l’antiquité païenne : Se prend, dans un sens collectif, pour toutes les fables de l’antiquité païenne.
- Les dieux, les divinités de la fable.
- Dictionnaire de la fable.
- (Poésie) En poésie épique et dramatique, la suite des faits qui forment une pièce, en tant qu’elle est un travail d’imagination. Sujet d’un poème épique, d’un poème dramatique, d’un roman.
- (Littérature) Apologue, récit en prose ou en vers dans lequel on exprime une vérité, une moralité sous le voile de quelque fiction. Petit récit qui cache une moralité sous le voile d’une fiction et dans lequel d’ordinaire les animaux sont les personnages.
- Les fables d’Ésope, de Phèdre, de La Fontaine.
- La fable du Loup et de l’Agneau.
- Le Chêne et le Roseau, fable.
- La moralité d’une fable.
- L’apologue est composé de deux parties, dont on peut appeler l’une le corps, l’autre l’âme ; le corps est la fable ; l’âme, la moralité. — (Jean de la Fontaine, Fables : Préface)
- Aristote n’admet dans la fable que les animaux. — (Jean de la Fontaine, Fables : Préface)
- Les fables ne sont pas ce qu’elles semblent être ;Le plus simple animal nous y tient lieu de maître. — (Jean de la Fontaine, Fables : Préface, VI, 1)
- On doute que les fables d’Ésope, telles que nous les avons, soient toutes de lui, du moins pour l’expression ; on en attribue une grande partie à Planude, qui a écrit sa vie, et qui vivait dans le XIVe siècle. — (Charles Rollin, Histoire ancienne, tome II, page 626, dans Pougens)
- Dans la plupart de ses fables il [la Fontaine] est infiniment au-dessus de tous ceux qui ont écrit avant et après lui, en quelque langue que ce puisse être. — (Voltaire, Louis XIV, Écrivains)
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insondable
?- Qui ne peut être sondé.
- Un gouffre insondable.
- (Sens figuré) Qui ne peut être exploré ou délimité.
- Au milieu de l’insondable obscurité, dont s’enveloppe le Kara-Koum, j’éprouve l’impression que donne l’immensité nocturne de la mer autour d’un navire. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VII, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Le saut vers la guérison demeure pour nous, psychanalystes, une énigme insondable. — (Alain Houziaux, La psychanalyse peut-elle guérir ?, L’Atelier, 2005, page 74)
- Howard jette un coup d'œil aux profondeurs insondables des niveaux inférieurs par-dessus la rambarde et aperçoit un méli-mélo de robes cerise, de corps au bronzage artificiel et de chaussures de strip-teaseuse — (Elizabeth Day, Paradise City, traduit de l'anglais par Benoîte Dauvergne, éd. Poche City (Terra Nova), 2017)
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congelable
?- Qui peut être congelé.
- Ce liquide n’est congelable qu’à une très basse température.
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irrespirable
?- Qui ne peut servir à la respiration.
- Les noyades secondaires : Succédant à une syncope ou à une perte de connaissance dont la particularité et de survenir en milieu irrespirable. — (Les noyades, formation niveau 4, site plongee.amiral.free.fr, consulté le 3 novembre 2020)
- Qui ne peut être respiré qu’avec danger.
- Humbolt observe que l’on doit distinguer les effets de la lumière de ceux d'un air irrespirable. Les mineurs qui ont des os rhachitiques[sic], travaillent dans les moffettes. — (Journal de physique, de chimie, d’histoire naturelle et des arts, messidor an VI, tome quatrième, A. J. Dugour, Paris, 1798, page 194)
- (Sens figuré) Insupportable, lourd, pesant.
- Josiane fait remarquer alors avec étonnement que lorsque des personnes étrangères à la famille sont invitées, l’ambiance est tout à fait détendue, ce qui tranche avec l’atmosphère irrespirable qui règne quand les membres de la famille ne sont qu’entre eux. — (Maurice Berger, Pratique des entretiens familiaux, Presses Universitaires de France, Paris, 1987, page 35)
- Si M. Trump poursuit sa tactique, celle qui consiste à estimer qu’il ne peut gagner une élection que par la surenchère, le climat aux Etats-Unis va devenir irrespirable au cours des prochains mois. — (Le Monde, Attentat d’El Paso : Trump, les armes et le terrorisme d’extrême droite, Le Monde. Mis en ligne le 5 août 2019)
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abominable
?- Qui est en horreur ; qui mérite d’être tenu en horreur.
- Quand on a repositionné l’abominable lit médicalisé droit devant la télé, mon frère a dit, tu veux regarder la télé maman ? — (Yasmina Reza, Serge, 2021)
- Mais la grande débâcle a commencé en 1875 et en 1876, quand, coïncidant avec le mouvement malthusien qui déjà gagnait les esprits, survint l’abominable phylloxera. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Ahurissant : on la juge pour la complicité dans des crimes abominables, et Monique Olivier se dépeint en ménagère effacée, régalant son tyran de mari de cacasse à cul nu et de tarte au sucre. — (Stéphane Durand-Souffland, Frissons d'assises: L'instant où le procès bascule, Denoël, 2012)
- (Par hyperbole) Qui est dégoûtant.
- Il devait me les payer. Mais, comme par hasard, cet abominable pingre, doublé d'un combineur sans vergogne, n'avait jamais le sou sur lui. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 175)
- Un type au sourire abominable, sur des affiches, disait aux passants, droit dans les yeux, Votre argent m’intéresse. — (Annie Ernaux, Les années, Gallimard, 2008, collection Folio, page 129.)
- Malgré les souffrances physiques que j’endure au moment où je trace ces lignes, je me souviens non sans une mélancolie amusée de l’abominable caban bleu marine dont m’affublait l’autrice de mes jours sans tenir compte de mes supplications : […]. — (Alain Giraudo, Le Respect qu'on se doit, Mon Petit Éditeur, 2014, page 19)
- Cette comédie, cette musique est abominable.
- Une odeur abominable. — Il fait un temps abominable.
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froissable
?- Qui peut se froisser.
- Chemise facile d’entretien non froissable pour homme.
- Nos parures de lit en satin de soie de prestige d'une densité de 19 mommes et sans couture sont plus durables, plus brillantes, plus douces et moins froissables. — (publicité)
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comprimable
?- Compressible
- Sans entrer maintenant dans la discussion, si l’eau pure n’est point comprimable elle-même, comme il se trouve qu’elle est dilatable quand elle évapore, cependant je suis dans le fond du sentiment de ceux qui croient que les corps sont parfaitement impénétrables, et qu’il n’y a point de condensation ou raréfaction qu’en apparence. — (Gottfried Wilhelm Leibniz, Nouveaux essais sur l'entendement humain, 1705, livre 2, chap.4 , dans les Œuvres de Leibnitz, Paris : Charpentier, 1842, vol.1, p.72)
- La syntaxe moderne nous a déjà habitués à considérer la proposition comme un nexus, un noyau, fonctionnant à la manière d'un accordéon dont les éléments sont extensibles ou comprimables à volonté. — (Cahiers de lexicologie, 1961, vol.2, page 48)
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distribuable
?- Qui peut, qui doit être distribué.
- En moyenne, depuis 1990, le surplus de productivité distribuable aux salariés a été de 0,7 point de PIB par an, alors qu’au cours des années 80 il atteignait plus de 2 points de PIB l’an. — (INSEE, Partage de la valeur ajoutée, partage des profits et écarts de rémunérations en France, mai 2009)
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inqualifiable
?- Qu’on ne peut qualifier, dont on ne saurait déterminer la qualité.
- […] ; le chasseur ne parvenait pas à comprendre qu’un homme sensé se résolût ainsi de gaieté de cœur à supporter une vie de privation et de périls, dans le but inqualifiable pour lui d’arracher des plantes qui ne servent à rien, […]. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- À l'instant, je me sens au milieu de nulle part. C'est une sensation de malaise indescriptible, un inconfort inqualifiable. — (Renée Pelletier, Cœur sur papier : paroles et dessins de guérison, Éditions Médiaspaul, 2005, page 27)
- (Péjoratif) Qui est tellement odieux, immoral, abject, répréhensible, etc. qu’on ne peut trouver de mot assez dur pour le qualifier.
- [...] car cette reparition[sic] ne peut raisonnablement s’imputer qu’aux auteurs de son exil, sur parole, à l’île d’Elbe, vu qu’ils n’ont pas pu douter du parjure qui accompagnerait cet acte d’une politique inqualifiable. — (Marquis de Lavalette, Politique des gens de bien, Adolphe Stapleaux, Bruxelles, 1816, pages 10-11)
- Quelques jours auparavant, M. Thiers, qui avait repris sa place parmi les députés, s'était vu odieusement insulter. Le pays le devait venger de ces attaques inqualifiables. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
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irisable
?- Qui est susceptible de prendre l’irisation.
- Les verres irisables sont de mauvais verres. — (Henri de Parville, Journal officiel 1er février 1877, page 792, 2e colonne)
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attirable
?- (Didactique) Qui est susceptible d’être attiré.
- Il y a des métaux qui ne sont pas attirables à l’aimant, à la température ordinaire, et qui le deviennent par la chaleur ou par le froid.
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ensable
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de ensabler.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de ensabler.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de ensabler.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de ensabler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de ensabler.
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indécollable
?- Qui ne peut être décollé.
- 'Ce phénomène qui paie 700 $ d’impôt par année et qui est l’auteur de milliers de fausses déclarations est encore indécollable comme la plus rebelle des taches et, même s’il est bel et bien et mathématiquement battu, éliminé, il continuera de protester, de provoquer et de contester. — (Michel Beaudry « Une vraie histoire », Le journal de Montréal, 7 novembre 2020)
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irréparable
?- Qui ne peut être réparé, au sens propre comme au figuré.
- Même elle avait encor cet éclat empruntéDont elle eut soin de peindre et d’orner son visage,Pour réparer des ans l’irréparable outrage. — (Jean Racine, Andromaque, II, 5, Athalie)
- C'était un irréparable malheur, qui, certainement, eût désespéré des gens moins énergiques. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- La jeune Américaine qui permet et se permet tout ce qui n’est pas irréparable. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- Son attitude avait été telle que M. Donis éprouva un sentiment de soulagement en la voyant sortir ; plus d’une fois il avait eu peur qu’elle ne laissât échapper quelque parole irréparable. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- Je vais les faire tous attendre un peu avant de révéler la cachette de la voyante : il faut laisser à son crime le temps de devenir irréparable. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 56)
- Il lui faisait pitié à cause de sa totale solitude et d’une amertume sans remède que trahissaient certains de ses propos comme si, depuis sa jeunesse, il avait subi déjà quelque désastre irréparable. — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 106)
- Une pompe à eau hors-service est irréparable, monsieur. Il faut la remplacer.
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impubliable
?- Qui ne peut pas être publié.
- Au reste, je me suis ordonné d’oser dire tout ce que j’ose faire, et me desplais des pensées mesmes impubliables. La pire de mes actions et conditions ne me semble pas si laide comme je trouve laid et láche de ne l’oser avouer. — (Michel de Montaigne, Essais, Livre troisième, 1595)
- Marie-Laure de Noailles, descendante du « divin marquis » racheta le manuscrit et décida, dans les années 30, de publier sous le manteau ce livre impubliable. — (Du marquis de Sade à Philippe Sollers, sudouest.fr, 24 avril 2015)
- Avant de devenir un monument intouchable de la littérature, le roman de Nabokov a d’abord scandalisé, au point d’être impubliable au pays de la liberté, les États-Unis d’Amérique. — (Christophe Tison, Lolita, ou comment un fantasme pédophile est devenu une icône pop, slate.fr, 7 octobre 2019)
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dénombrable
?- Que l’on peut compter, dénombrer.
- (Mathématiques) Se dit d’un ensemble infini qui peut être mis en relation bijective avec l’ensemble des nombres entiers naturels. Se dit parfois également d'un ensemble fini.
- (Grammaire) Que l’on peut compter sans unité de mesure. En français, les noms dénombrables peuvent être précédés de déterminants indiquant le nombre comme un et des. Comptable.
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inexorable
?- Qui ne peut être fléchi, apaisé.
- Il y avait, dans le son même de ce mot, quelque chose de définitif, d’inexorable et de fatal. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Pendant la Terreur, les hommes qui versèrent le plus de sang furent ceux qui avaient le plus vif désir de faire jouir leurs semblables de l’âge d’or qu’ils avaient rêvé, et qui avaient le plus de sympathies pour les misères humaines : optimistes, idéalistes et sensibles, ils se montraient d’autant plus inexorables qu’ils avaient une plus grande soif du bonheur universel. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 1908, page 12)
- Mais de grâce, monsieur, ne soyez pas inexorable à ce fauteuil qui vous tend les bras il y a un quart d'heure ; contentez un peu l'envie qu'il a de vous embrasser. — (Molière, Les Précieuses Ridicules)
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inextirpable
?- Qui ne peut être extirper.
- La propension des Italiens à la désunion politique parait être inextirpable. — (Ferdinando Dal Pozzo, Du bonheur que les italiens peuvent et doivent se procurer du gouvernement autrichien, Cherbuliez et Cie, Paris, 1834, page 13)
- Le brigandage, dans ce cas, est d’autant plus inextirpable qu’il est soutenu par les autorités, qui, dans les autres temps, ont mission de l’empêcher. — (Alexandre Dumas, La San-Felice, tome IV, Michel Lévy frères, Paris, 1865, page 207)
- Elle n’est pas indiquée en première intention sauf si la tumeur est inextirpable ou récidivant. — (Gabriel Perlemuter, Nelly Hernandez Morin, Endocrinologie, diabétologie et nutrition, Éditions estem, 2004)
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insociable
?- (Société) Qui n’est pas sociable ; qui n’aime pas vivre avec les autres.
- Cette fainéantise prodigieuse le rendait tellement insociable que jamais aucune femme n’avait envisagé, sans effroi, de partager son sort. — (Charles Exbrayat, Les Menteuses, chapitre II, Librairie des Champs-Élysées, 1970)
- Une tête dorée, immobile aux aguets entre des touffes de scabieuses et d’orpin jaune, un regard sérieux et presque insociable, c’est tout ce que j’eus d’elle ce jour-là. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; éd. Le Livre de Poche, 1968, page 83)
- Estimable, honorable, admirable, Alceste n’est pas moins infréquentable, insociable, invivable, imbuvable. — (Dominique Jamet, Quoi de neuf ? Molière sur bvoltaire.fr. Mis en ligne le 9 février 2014, consulté le 23 juin 2019)
- (Société) Qui contrarie la vie sociale.
- […] c’est, par exemple, un des défauts les plus insociables de l’homme, que, tandis qu’il dort, et justement quand il goûte lui-même le plus profond repos, il tient souvent son compagnon éveillé par un ronflement effréné. — (Johann Wolfgang von Goethe, Campagne de France, 1822 ; traduction française de Jacques Porchat, Hachette, 1889, page 83)
- (Physique) Qui ne crée pas de liens.
- La physique trouve souvent des corps qui sont insociables, des corps qui ne peuvent se lier, se mêler, ni s’accorder. — (Dictionnaire de la conversation et de la lecture, tome 33, à Paris chez Belin-Mandard, 1837, page 99)
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indénombrable
?- Que l’on ne peut pas dénombrer.
- (Mathématiques) Qui ne peut pas s’injecter dans l’ensemble des entiers naturels. De cardinalité plus grande que l’infini dénombrable.
- Par son argument de la diagonale, Georg Cantor a démontré que l’ensemble des nombres réels est indénombrable.
- (Grammaire) Que l’on ne peut pas compter sans unité de mesure. En français, les noms indénombrables peuvent être précédés d’article partitif du ou de la.
- En anglais, on utilise much pour les mots indénombrables comme l’eau, la neige, le pain et many pour les dénombrables.
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honorable
?- Qui fait honneur ; qui attire de l’honneur et du respect.
- Or, plus la vie est facile, plus ces occupations sont fastidieuses, à moins d’appartenir à la secte des quakers-tourneurs, à l’honorable corps des charpentiers ou des empailleurs d’oiseaux. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre deuxième)
- Être dans un poste honorable.
- Profession, condition, emploi, rang, caractère honorable.
- Capitulation honorable.
- Ils ne veulent se rendre qu’à des conditions honorables.
- Il a fait une fin honorable et glorieuse.
- Action honorable.
- Vie honorable.
- Accueil, réception honorable.
- Faire une mention honorable de quelqu’un, de quelque chose.
- Cette pièce de vers a obtenu une mention honorable, la première mention honorable, au concours de l’Académie.
- On lui donna la place la plus honorable.
- Il occupe un rang honorable parmi nos écrivains du second ordre.
- Qui mérite d’être honoré, considéré.
- […], il lui représenta donc charitablement qu’il aurait grand tort de ne pas profiter de l’occasion qui lui était offerte pour faire marcher un salaud de richard qui jetait sans scrupules le déshonneur et la misère dans les familles pauvres, mais honorables. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- C’est une des maisons les plus honorables de notre ville.
- Il est né de parents honorables.
- Qualifie celui ou celle qui vit honnêtement.
- Inversement, le signalement intervient quelquefois pour prouver la non identité, à la requête de personnes honorables (victimes soit d’un faussaire, soit d’une homonymie malheureuse), qui demandent que l’on efface de leur casier des condamnations indûment inscrites. — (Alphonse Bertillon, Identification anthropométrique, instructions signalétiques, Imprimerie Administrative, 1893, p. xiii-xvi)
- Note : On dit en des sens analogues :
- Il tient une maison honorable.
- Il fait les choses d’une manière honorable.
- Terme de civilité dans le langage parlementaire.
- L’honorable préopinant.
- Mon honorable collègue, mon honorable ami vous a dit, Messieurs, que…
- L’honorable orateur qui m’a précédé à cette tribune.
- Qualifie une fortune, pour indiquer sa situation moyenne, une aisance solide et bien assise.
- Cette jeune fille a une fortune honorable.
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intenable
?- Que l’on ne peut tenir.
- Promesse intenable.
- — C’est vrai, vous autres catholiques, vous n’aimez pas les positions intenables. Vous avez l’âme habituée au confort.— Je ne trouve pas, dit Pierson avec tout juste un peu de sécheresse dans la voix, le catholicisme exige beaucoup.— Non, il n’exige pas beaucoup par rapport au repos qu’il donne. C’est merveilleux, le repos qu’il donne. — (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 154)
- [Stephen Hawking] Il se pourrait que les attentes classiques du physicien d’une théorie unifiée de la nature soient intenables, et qu’il n’existe aucune explication unique. — (Gary Dagorn, Ce que les travaux de Stephen Hawking ont apporté à la physique, Le Monde. Mis en ligne le 14 mars 2018)
- Symbole d’une position de plus en plus intenable pour le tempétueux président, la Géorgie, où Joe Biden l’a emporté d’une courte tête, a officiellement certifié vendredi après-midi les résultats de l’élection. — (AFP, « L'étau se resserre sur Trump, qui refuse de s'avouer vaincu », Le journal de Montréal, 21 novembre 2020)
- Où l’on ne peut se maintenir.
- « Les gens vivent un enfer, sont agressifs… La situation est intenable » a-t-il poursuivi, ajoutant que « c’est aussi un enfer pour les crackers, indigne de la République française ». — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 23 septembre 2022, page 5)
- Dans les églises, dans les rues, sur les places publiques, évêques, prêtres et moines, nestoriens et cyrilliens se prennent à partie et s'invectivent en termes crus. La situation devient intenable. — (Frédéric Lenoir, Comment Jésus est devenu Dieu, Éditions Fayard, 2010, chapitre 6)
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insaisissable
?- (Droit) Que l’on ne peut saisir valablement.
- Certains objets sont déclarés insaisissables par la loi : Une pension insaisissable ou une rente viagère stipulée insaisissable.
- (Courant) Dont on ne parvient pas à s’emparer.
- Les fells rôdaient, insaisissables ; on les croyait ici, ils apparaissaient plus loin ; on partait les y chercher, ils se trouvaient ailleurs. — (Michel del Castillo, Le Vent de la nuit, éditions René Julliard, 1972, livre premier, sixième chapitre)
- Nous en avons assez de ce jeu de cache-cache. Depuis des mois que nous grenouillons sur les pistes et dans les marais en croisant sans arrêt les traces d'une bande de fellouzes insaisissables. — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, p.165, France-Empire, 1963)
- (Sens figuré) Qui ne peut être saisi par l’esprit.
- J’avoue que, pour moi, cette différence est tout à fait insaisissable.
- (Par hyperbole) Qualifie une personne si occupée, si affairée que l’on ne peut avoir un entretien avec elle ni même la rencontrer.
- incoiffable
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.