Dictionnaire des rimes
Les rimes en : remédiable
Que signifie "remédiable" ?
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- À quoi on peut remédier.
- Le mal est heureusement fort remédiable.
Mots qui riment avec "able"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "remédiable".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : able et ables .
-
consolable
?- Qui peut être consolé.
- Sa veuve s’est avéré facilement consolable.
- Affliction qui peut être consolé.
- Sa perte est si grande qu’il n’est pas consolable.
- Il y a des douleurs qui ne sont pas consolables.
-
chômable
?- Que l’on doit chômer, en parlant des jours fériés.
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attribuable
?- Que l’on peut attribuer.
- D'après les agriculteurs, la baisse de la qualité des sols était attribuable à une insuffisance de terre, qui faisait en sorte que la mise en jachère et la régénération des sols étaient impossibles. — (Louise Grenier, Connaissances indigènes et recherche: un guide à l'intention des chercheurs, I.D.R.C., 1998, page 77)
-
misérable
?- Qui est réduit à la misère ; qui inspire la pitié.
- Les habitants passagers des garnis qui constituent la population nomade de Paris ne représentent malheureusement pas à eux seuls la population misérable. — (Paul-Gabriel d’Haussonville, L’Enfance à Paris, 1879, Calmann-Lévy, p. 231)
- Les paysans du Lot, il y a vingt ans, étaient misérables, accablés par les hypothèques dont une prospérité relative, survenue à la suite de la guerre, les libéra. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Dans l’excavation […] on descendit les misérables bières de sapin, on les rangea l’une près de l’autre puis […] les fossoyeurs saisirent leurs pelles et comblèrent la tranchée. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Il se disait qu’il était seul au monde, affreusement seul, misérable. Cette idée l’affligeait. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 58)
- En parlant des choses.
- Il mène une vie, il a une existence bien misérable. Son sort est misérable. Une santé misérable.
- (Par hyperbole) Il n’a qu’un misérable cheval dans son écurie. Il n’est couvert que d’un vêtement misérable. Salaire misérable.
- Qui inspire une pitié mêlée de mépris ou d’indignation.
- Aujourd’hui les homélies misérables d’un vieillard cauteleux, ennemi de la République […] ont servi de texte à de nouvelles inculpations […] — (Danton, Déclaration de guerre aux Girondins, à la Convention, le 10 mars 1793, texte du Moniteur universel)
- Las, dans le petit monde de l’Université, la probité candide ne mène à rien, et l’enthousiasme pèse peu face aux manœuvres misérables de ceux qui ne reculent devant rien pour faire carrière. — (Alexis Liebaert, On achève bien les profs, dans Marianne (magazine), n° 758, 29 octobre 2011, p. 85)
- Qui est sans valeur.
- Un auteur, un livre misérable. — Toutes les raisons qu’il allègue sont misérables.
-
intouchable
?- Qui ne peut être touché, inaccessible.
- L’image vague d’un univers intouchable et silencieux. — (Paulhan, Fleurs tarbes, 1941)
- Une jeune fille secrète invisible, intouchable, soigneusement gardée pour vous ? Elle est là. Elle vous attendait. — (Jean Anouilh, La Répétition, 1950)
- L'on n'insistera pas trop sur l'identité du « poignardeur » en chef de cette fine équipe, intouchable judiciairement et dont la réputation en matière de lancer du couteau dans le dos des autres n'est plus à faire. — (Robert Grabinszky, Manifeste pour une nouvelle démocratie: devenir parlementaire : pourquoi pas vous ?, Éditions Edilivre/Éditions APARIS, 2007, note 11, page 22)
- Qu’on ne doit pas toucher, inviolable.
- Quant à mon père, je le voyais peu. Il partait chaque matin pour « le Palais », portant sous son bras une serviette pleine de choses intouchables qu’on appelait des dossiers. — (Simone de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée, 1958)
- Hors d’atteinte, impénétrable.
- Des effets de jonction ont été de la sorte obtenus dans tous les développements historiques. Zones de développement, axes de développement, nœuds de trafics sont conquis peu à peu sur les « données » naguère intouchables du théoricien qui, fermant les yeux sur la réalité, s’occupait surtout de la croissance du marché plus que de celle de l’économie. — (François Perroux, Économie du XXe siècle, 1964)
-
inimitable
?- Qui ne peut pas être imité.
- Les femmes ont un inimitable talent pour exprimer leurs sentiments sans employer de trop vives paroles ; leur éloquence est surtout dans l'accent, dans le geste, l'attitude et les regards. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Ce mouvement était inimitable; il avait la canaillerie, l'impudence, la persuasion d'un dresseur, d'un tombeur de femmes. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- En 2007, il s'est installé dans les murs de l'une des plus illustres saurisseries de Boulogne-sur-Mer pour fumer ses harengs dans des coresses, ces fours à bois qui ressemblent à de hautes armoires et où le poisson prend cette saveur et cet aspect inimitables que procure le lent fumage à l'ancienne (vingt-quatre à quarante-huit heures). — (Jacky Durand, La nuit où le hareng sort, dans Libération (journal) du 29 novembre 2010, p.30-31)
- On tourna le dos à l'Hôtel des monnaies, la vainqueresse musardait, feignant de rien deviner de mes émois ni de la captivité dans laquelle, d'un inimitable balancement fessier, elle m'avait jeté. — (Jacques Guyonnet, Les culs, Genève : Lamargelle, 2001 p.101)
-
insaisissable
?- (Droit) Que l’on ne peut saisir valablement.
- Certains objets sont déclarés insaisissables par la loi : Une pension insaisissable ou une rente viagère stipulée insaisissable.
- (Courant) Dont on ne parvient pas à s’emparer.
- Les fells rôdaient, insaisissables ; on les croyait ici, ils apparaissaient plus loin ; on partait les y chercher, ils se trouvaient ailleurs. — (Michel del Castillo, Le Vent de la nuit, éditions René Julliard, 1972, livre premier, sixième chapitre)
- Nous en avons assez de ce jeu de cache-cache. Depuis des mois que nous grenouillons sur les pistes et dans les marais en croisant sans arrêt les traces d'une bande de fellouzes insaisissables. — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, p.165, France-Empire, 1963)
- (Sens figuré) Qui ne peut être saisi par l’esprit.
- J’avoue que, pour moi, cette différence est tout à fait insaisissable.
- (Par hyperbole) Qualifie une personne si occupée, si affairée que l’on ne peut avoir un entretien avec elle ni même la rencontrer.
-
administrable
?- Qui peut être administré ; que l’on peut administrer.
- Contre la blennorrhagie, quand le copahu n’est pas administrable par la bouche. — (Alphonse Bertherand, Précis des maladies vénériennes, de leur doctrine et de leur traitement, Berger-Levrault, Strasbourg, 1852, page 368)
- Nous pouvons en conclure qu’un territoire très peuplé est administrable à condition d’être composé d’une population dense vivant sous une économie rurale agricole et organisée sur une base traditionnelle. — (Revue Synthèses, n° 116 à 122, Socodei, 1956, page 213)
- Un Switch manageable, appelé aussi « administrable », lui, va offrir des possibilités de configuration qui permettent de modifier et de gérer son fonctionnement: VLAN, CLI, SNMP, routage IP, QoS, etc. — (Cédric Locqueneux, Comment choisir son Switch réseau ?, maison-et-domotique.com, 4 février 2020)
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admirable
?- Qui mérite ou qui attire l’admiration.
- — Voilà, dis-je, qui est admirable.— Admirable ! admirable ! dit le capitaine Renaud en marchant plus vite, c’est le mot actuel ; quel mot puéril ! Je déteste l’admiration ; c’est le principe de trop de mauvaises actions. On la donne à trop bon marché à présent, et à tout le monde ; nous devons bien nous garder d’admirer légèrement. — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- Le reste du visage se composait d’un teint rosé, d’une lèvre mince, surmontée d’une moustache fauve et de dents admirables. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- L'admirable Calvignac, en équilibre au bord de sa falaise, n'a plus que 386 habitants après en avoir compté, en 1789, 900 ; …. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- A cette occasion, il me revient à l'esprit certain passage de Marcel Schwob, cet admirable artiste qu'il est toujours précieux de relire […]. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- La porte du pullman de queue, fermée à clef, s'ouvrit : superbement, admirablement vide, la voiture offrait à ses visiteurs impromptus le plus admirable décor de marqueterie en bois de rose — jaune citron et carmin pâle — qui se pût imaginer. — (Pierre-Jean Remy, Orient-Express, vol. 2, Albin Michel, 1984)
- (Ironique) (Familier) Sert à marquer qu’on est surpris ou choqué de ce que quelqu’un dit ou fait.
- Vous êtes admirable de venir ici nous contrôler.
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gonflable
?- Qui peut être gonflé.
- Les élèves de 4e et de 3e du collège Gounod ont assisté à une séance de planétarium à l’intérieur d’une structure gonflable amenée par Gilles Rémy, enseignant à l’Université de Cergy. — (Saint-Cloud magazine, n° 403, février 2023, page 10)
-
impeccable
?- (Théologie) Qui est incapable de pécher.
- Il n’y a que Dieu qui soit impeccable par nature.
- Il n’y a point d’homme impeccable.
- Qui est incapable de faillir.
- J’ai pu faire une faute, faillir, je ne suis pas impeccable.
- En jugeant le roi, la France fera voir aux autres nations, que les rois ne sont que des hommes, et ordinairement rien moins que des hommes ; que ces faux dieux ne sont plus des arches saintes, des oints du seigneur, impunissables comme impeccables; notre exemple les éclairera, leur sera utile et salutaire. — (Opinion de Michel Azéma, député du département de l'Aude, membre du comité de législation et de la section chargée de la faction du code français par l'Assemblée nationale législative, et membre du même comité de la Convention nationale, sur le jugement de Louis Capet, dernier roi des Français, Imprimerie nationale, Paris, 1792, page 12)
- (Par extension) Qui est absolument régulier ou correct.
- Le parfait gentleman qu'est mon vieil ami Jacques arborait ce soir-là une suave écharpe de soie, d'impeccables chaussures vernies, un pardessus du bon faiseur et un chapeau d'au moins vingt louis. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Il allait, tête haute, serré dans un complet avantageux, la cravate impeccable, le chapeau désinvolte. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 122)
- La tenue idéale pour un auto-stoppeur est le short blanc bien repassé, la chemise impeccable, les chaussettes blanches et les chaussures de tennis.— (André Halimi, Drôles de vacances, Librairie Hachette, 1961)
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achetable
?- Qui peut être acheté.
- Et si je meurs en ma poursuite, ce ne sera point sans honneur. L’oser seulement entreprendre est une gloire achetable de mille morts. — (Antoine de Montchrestien, La bergerie, dans Les Tragédies d’Anthoine de Monchrestien, Rouen, 1627, page 377)
- D’ailleurs, je ne suis point achetable ; & qui que ce soit n’a eu le pouvoir de me mettre à prix. — (Epidique de Plaute, III, 3, traduction de Nicolas Gueudeville, Les comédies de Plaute, Leyde, Pierre Vander Aa, 1719, page 83)
- Si l'on court après l'argent, c'est donc parce que tout ou presque, tout le monde ou presque, est achetable. — (Daniel Marguerat, Nicoleta Acatrinei, Parlons argent: économistes, psychologues et théologiens s'interrogent, 2006)
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impayable
?- Qui ne peut être payé.
- J'eus un vague sentiment que sa visite désespérée, la traite impayable de la fin du mois, la lettre de Janine, tout cela n'avait eu d'autre but que de m'extorquer la somme nécessaire à l'achat du lustre et peut-être d'autres objets. — (Edmond Jaloux, Le pouvoir des choses, 1941, page 125)
- Qui ne peut trop se payer.
- Tu nous rends un service impayable.Mais quand s'acquittera le compte général,Je ne t'oublîrai [sic] point ; tu seras caporal ! — (Victor Hugo, Cromwell, acte IV, scène 4)
- (Sens figuré) Qui est extraordinaire, très bizarre, très drôle.
- J'offris de le tirer de peine à l'aide de ma science du blason, et je lui fis, vous pouvez m'en croire, des armoiries impayables. Il y avait une tête de nègre tirant la langue, deux brochettes de goujons, trois canards, et un cochon de Siam; le tout en champ d'azur avec timbre et cimier. — (Julie de Quérangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, t. 2, 4, 1833)
- Sa poupée, ce grand gamin aux mines de fille, lui semblait impayable. — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- « Tu sais, tu ne le diras pas au moins ! » me recommandait-elle, avec un clignement impayable de ses yeux si fins (et je le dis, à présent que les années ont passé, que l’herbe d’une vingtaine d’étés a fleuri sur sa tombe). — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
- L’oncle Gustave est impayable… je n’oublierai jamais ce qu’il a dit au curé qui me baptisait… — (André Franquin, Gaston 8 — Lagaffe nous gâte, éditions J.Dupuis Fils, 1970, page 7)
- Ces Anglais sont décidément impayables ! — (Philippe Besson, Vivre vite, 2015)
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immariable
?- Qui ne peut se marier. Que l’on ne peut épouser.
- [...] mais elle songea, que Marion Saxancour n’ayant rien, le Chevalier serait obligé de l’avantager ; et en prudente Collatérale, elle préféra de lui procurer une Demoiselle de condition, immariable, mais qui avait du bien, parce qu’il était inutile de l’avantager. — (Nicolas Edme Restif de La Bretonne, Ingénue Saxancour, ou la Femme séparée, tome III, Liège, 1789, pages 245-246)
- Immariable à cause de sa pauvreté, Hélène accepte le duc d’Orléans, que d’autres motifs ont rendu aussi immariable qu’elle. Le 30 mai 1837, ces deux impossibilités conjugales s’unissent à Fontainebleau. — (Jacques Crétineau-Joly, Histoire de Louis-Philippe d'Orléans et de l'Orléanisme, tome II, Lagny frères, Paris, 1863, page 325)
- – T’épouser ? t’épouser, toi ! mais tu es folle, mais tu ne t’es pas regardée dans une glace, mais tu es immariable, laide, idiote !. — (Jean Cocteau, Les Enfants terribles, Grasset, 1929)
- (Familier) Euphémisme de laid.
- Cette fille est immariable.
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ineffable
?- Qui ne peut pas être exprimé par des paroles.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes déradesEt d’ineffables vents m’ont ailé par instants.— (Arthur Rimbaud, Le Bateau ivre)
- On croit ordinairement, il est vrai, que ce qu'il y a de plus haut, c'est l'ineffable. — (Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Encyclopédie des sciences philosophiques)
- Ils eurent un instant d’anéantissement ineffable, après lequel ils se réveillèrent, l’âme illuminée d’une lumière nouvelle, comme s’ils venaient de sortir des ténèbres. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Sous le yeux de ses frères en Mars il voulait accomplir, disait-il ce qui jusqu’ici avait été réservé à la puissance d’OG. (Og est la formule algébrique par laquelle les Martiens désignent l’inconnaissable et l’ineffable CELA, la-chose-qui-gît-derrière tous-les-phénomènes, dont ils admettent l’existence. — (Benjamin De Casseres, Arcvad le terrible, traduction de Émile Armand, dans Les Réfractaires, n° 1, janvier 1914)
- Le délire déporte le tortionnaire : implacable pouvoir, ineffable jouissance de donner la mort. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Et le soir, quand je rentrais de promenade et pensais au moment où il faudrait tout à l'heure dire bonsoir à ma mère et ne plus la voir, il était au contraire si doux, dans la journée finissante, qu'il avait l'air d'être posé et enfoncé comme un coussin de velours brun sur le ciel pâli qui avait cédé sous sa pression, s'était creusé légèrement pour lui faire sa place et refluait sur ses bords; et les cris des oiseaux qui tournaient autour de lui semblaient accroître son silence, élancer encore sa flèche et lui donner quelque chose d’ineffable. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, tome 1 : Du côté de chez Swann, Première partie : Combray, 1913)
- (Ironique) (Familier) Inqualifiable, inénarrable (en raison de son caractère ridicule).
- Il y a une bonne demi-colonne de ces ineffables bêtises. — (Paul Thédore-Vibert, La nouvelle France catholique, 1908)
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inopérable
?- (Chirurgie) Qui ne peut être opéré.
- D'une part, on est volontiers amené à restreindre les cas jugés inopérables puisque l’inopérabilité sous-entend une mort prochaine quasi inéluctable. — (Maurice Bariéty, Les carcinomes bronchiques primitifs, Éditions Masson, 1967, p. 536)
- En outre, la distinction opérable / inopérable se complique, certains cancers inopérables peuvent devenir accessibles à l'exérèse si celle-ci est couplée à la radiothérapie. — (Patrice Pinell, Naissance d'un fléau: histoire de la lutte contre le cancer en France (1890-1940), Éditions Métailié, 1992, page 321)
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indéclinable
?- (Grammaire) Qui ne peut être décliné, qui ne se décline pas.
- Il y a en grec des noms substantifs indéclinables dans tous leurs cas, tels sont les noms étrangers ou hébreux qui le sont aussi en latin. — (M. Furgault, Nouvel abrégé de la grammaire grecque, 7e édition revue corrigée et augmentée par M. Jannet, Paris : Mme Aumont veuve Nyon, 1810, p.36)
- Il y a deux sortes d'adjectifs ; les uns sont proprement des adjectifs indéclinables, qui se placent toujours avant les substantifs ; […]. — (João Rodrigues, Élémens de la grammaire japonaise, traduit du portugais par M.-C. Landresse, Paris : Librairie orientale Dondey-Dupré père & fils, 1825, page 6)
- (Christianisme) (Rare) Qui ne peut pas être en déclin.
- Il sera d'autant plus libre , qu'il échangera par sa délivrance l'attrait de pécher contre l’indéclinable attrait de ne plus pécher. — (Augustin d'Hippone, La Cité de Dieu, traduction de L. Moreau, Paris : Vaton, 1845, vol.2, p.547)
- C'est cette volonté spéciale du salut des élus qui ne peut être frustrée de son effet. C'est d'elle, et non pas de la grâce, dont saint Augustin dit souvent qu'elle est invincible, indéclinable, toute puissante. La grâce n'est point indéclinable par sa nature ou essence : si elle l'étoit, il faudrait de bonne foi admettre avec les contre-remontrants de Dordrecht le système de l'irrésistibilité de l'homme à la grâce; car irrésistible et indéclinable sont termes synonymes entre gens de bonne foi. — (« Lettres sur la Grâce et la Prédestination », dans les Œuvres de Fénelon, archevêque de Cambrai, vol. 2, Paris : Lefevre, 1835, page 328)
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inobservable
?- Qui ne peut pas être observé.
- Les phénomènes de cet ordre sont inobservables.
- Enfin, l’énergie noire est peut-être l’idée la plus obscure : inobservable, elle serait la cause d’une force qui s’oppose à la gravitation ordinaire. — (Roland Lehoucq, Les idées noires de la physique sur LeMonde.fr, Le Monde. Mis en ligne le 31 mai 2017, consulté le 3 juin 2017)
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inviolable
?- Que l’on ne peut profaner ou pénétrer (en parlant d’un lieu, d’un monument, etc.).
- Peut-être s’est-il jeté dans le lac, dont les eaux sont le plus discret et inviolable des tombeaux. — (Sylvie Germain, Magnus, Fragment 5 (notule), Albin Michel, Paris, 2005, page 36)
- Qu’on ne doit jamais violer, auquel on ne doit jamais attenter.
- […], elle lui assurerait une existence tranquille, à la condition de garder un secret inviolable sur le service réclamé. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- (Très rare) Qu’il est impossible de violer (au sens sexuel).
- Je vois alors, et quoi qu’on ose tenter, que la majesté royale est décidément… inviolable !!! — (Eugène Scribe, Potemkin (dernière phrase de la pièce))
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fable
?- (Sens propre) (Rare) (Vieilli) Ce que l’on dit, ce que l’on raconte.
- Vilquin, dont le désespoir le rendait la fable du Havre, venait de proposer une jolie habitation en toute propriété à Dumay, qui de nouveau refusa. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Sujet de malins récits.
- Être la fable du peuple, la fable de tout le monde, la fable de la ville : être le sujet des propos, des risées populaires.
- Si la science pauvre, affreuse et mespriséeSert au peuple de fable, aux plus grands de risée. — (Mathurin Régnier, Épistres : Discours au Roy, I)
- Il me laisse au milieu d’une terre étrangère,La fable de son peuple et la haine du mien. — (Pierre Corneille, Médée, I, 5)
- Gardez-vous de l’homme malicieux, qui est toujours appliqué à faire le mal, de peur qu’il ne vous rende pour jamais la fable du monde. — (Louis-Isaac Lemaistre de Sacy, Bible, Ecclésiastique, II, 35)
- Nous allons servir de fable et de risée à tout le monde. — (Molière, Les Précieuses ridicules, scène 19)
- Un prince sera la fable de toute l’Europe, et lui seul n’en saura rien. — (Blaise Pascal, Pensées, Première Partie, Article V : Vanité de l’homme, effets de l’amour-propre, VIII)
- Suis-je, sans le savoir, la fable de l’armée ? — (Jean Racine, Iphigénie, II, 7)
- Dieu me préserve de faire le jaloux, ce personnage est odieux ; mais aussi je ne prétends pas qu’une patience ridicule me rende la fable de la ville. — (Antoine Hamilton, Mémoires de la vie du Chevalier de Grammont, 8)
- Par vous la piété devient la fable du monde, le jouet des impies […] — (Jean-Baptiste Massillon, Sermon […] sur l’injustice du Monde envers les gens de bien, Deuxième Partie)
- Non, ça ne peut pas durer ainsi, je n’entends pas que nous redevenions la fable de la ville entière, avec tes histoires… — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre VI)
- Sa liaison sans maire ni curé était la fable de la ville. — (Daniel Boulanger, Le chemin des caracoles, Laffont, 1966, réédition Le Livre de Poche, page 61)
- Récit imaginaire, c’est-à-dire d’imagination.
- […] Si fortune s’en mocque, et s’on ne peut avoirNy honneur, ny crédit, non plus que si nos peinesEstoient fables du peuple inutiles et vaines. — (Mathurin Régnier, Satires, 1608, Satire IV : La Poésie toujours pauvre : À M. Motin)
- Et si l’enfer est fable au centre de la terre, Il est vrai dans mon sein. — (François de Malherbe, V, 21)
- Après y avoir bien pensé, il m’a semblé que cela sent extrêmement sa fable et qu’il n'est pas possible qu’il y ait au monde un homme si petit ni si galant. — (Vincent Voiture, Les Œuvres de Monsieur de Voiture : Lettres, 28)
- En une saison où l’histoire est si brouillée, j'ai cru que je vous pouvais envoyer des fables, et qu’en un lieu où vous ne songez qu’à vous délasser l’esprit, vous pourriez accorder à l’entretien d’Amadis quelques-unes de ces heures que vous donnez aux gentilshommes de votre province. — (Vincent Voiture, Les Œuvres de Monsieur de Voiture : Lettres, 3)
- Tu ne trouveras plus ici, Alexandre, de fables ridicules à conter pour te vanter d’être le fils de Jupiter. — (François de Salignac de La Mothe-Fénelon, tome XIX, page 238)
- (Par extension) Fausseté ; mensonge ; chose controuvée.
- Je me suis amusé à rechercher comment, tel journaliste sérieux et compétent, tel historien, tel psychologue, avaient pu reprendre à leur compte la fable du 80 %; chacun en fait la répétait pour l'avoir trop souvent lue. — (Albert Jacquard, Inventer l'homme, éditions Complexe, 1991, page 139)
- Cette aventure est vraie, ce n’est point une fable.
- Tu veux rendre, Asdrubal, par une pure fable, Le coupable innocent et l’innocent coupable. — (Jean de Mairet, Mort d’Asdrubal, II, 3)
- Sa mort est trop certaine et fut trop remarquablePour craindre un grand effort d’une si vaine fable. — (Pierre Corneille, Héraclius empereur d’Orient, I, 2)
- [Pharnace] […] me troublant par des fables,Grossit, pour se sauver, le nombre des coupables. — (Jean Racine, Mithridate, III, 4)
- (Religion) Récit ayant un caractère mythologique quelconque.
- Rien n’est beau que le vrai : le vrai seul est aimable ;Il doit régner partout, et même dans la fable :De toute fiction l’adroite faussetéNe tend qu’à faire aux yeux briller la vérité. — (Nicolas Boileau-Despréaux, Épitres, IX : Au Marquis de Seignelai)
- Le récit que fait Hérodote des premiers commencements de Cyrus a bien plus l’air d’une fable, que d’une histoire. — (Charles Rollin, Traité des Études, III, 2)
- Les fables sont l’histoire des temps grossiers. — (Voltaire, Mœurs, CXIX)
- Le pic tenait le premier rang dans les auspices ; son histoire, ou plutôt sa fable, mêlée à la mythologie des anciens héros du Latium, présente un être mystérieux et augural. — (Georges Louis Leclerc, Comte de Buffon, Histoire naturelle des oiseaux, tome XIII, page 14, dans Pougens)
- (Antiquité, Religion) Récit relatif aux divinités du paganisme.
- Euripide a laissé entendre dans son théâtre qu’il ne faut pas croire aux mensonges de la fable et trahit parfois dans ses vers un agnosticisme complet. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
- Les fables du paganisme, de l’antiquité païenne : Se prend, dans un sens collectif, pour toutes les fables de l’antiquité païenne.
- Les dieux, les divinités de la fable.
- Dictionnaire de la fable.
- (Poésie) En poésie épique et dramatique, la suite des faits qui forment une pièce, en tant qu’elle est un travail d’imagination. Sujet d’un poème épique, d’un poème dramatique, d’un roman.
- (Littérature) Apologue, récit en prose ou en vers dans lequel on exprime une vérité, une moralité sous le voile de quelque fiction. Petit récit qui cache une moralité sous le voile d’une fiction et dans lequel d’ordinaire les animaux sont les personnages.
- Les fables d’Ésope, de Phèdre, de La Fontaine.
- La fable du Loup et de l’Agneau.
- Le Chêne et le Roseau, fable.
- La moralité d’une fable.
- L’apologue est composé de deux parties, dont on peut appeler l’une le corps, l’autre l’âme ; le corps est la fable ; l’âme, la moralité. — (Jean de la Fontaine, Fables : Préface)
- Aristote n’admet dans la fable que les animaux. — (Jean de la Fontaine, Fables : Préface)
- Les fables ne sont pas ce qu’elles semblent être ;Le plus simple animal nous y tient lieu de maître. — (Jean de la Fontaine, Fables : Préface, VI, 1)
- On doute que les fables d’Ésope, telles que nous les avons, soient toutes de lui, du moins pour l’expression ; on en attribue une grande partie à Planude, qui a écrit sa vie, et qui vivait dans le XIVe siècle. — (Charles Rollin, Histoire ancienne, tome II, page 626, dans Pougens)
- Dans la plupart de ses fables il [la Fontaine] est infiniment au-dessus de tous ceux qui ont écrit avant et après lui, en quelque langue que ce puisse être. — (Voltaire, Louis XIV, Écrivains)
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indécelable
?- Qui n’est pas décelable, qui ne peut être décelé ou perçu.
- Le programme fut vite arrêté : avec un poison inconnu et indécelable, il empoisonnerait, dans son château, son beau-frère, et annoncerait qu’il avait été frappé d’une attaque d’apoplexie. — (Ernest Barillot, Traité de chimie légale: analyse toxicologique, recherches spéciales, Gauthier-Villars et fils, Paris, 1894, page 29)
- Cette pourriture interne se développe au verger et en entrepôt ; elle est indécelable à la cueillette. — (Etienne Laville, La protection des fruits tropicaux après récolte, CIRAD, 1994, page 52)
- Beaucoup de psychiatres allemands et autrichiens approuvèrent les conceptions d’Oppenheim, en faveur de l’action conjuguée de la commotion et de l’émotion, et de l’existence dans tous les cas d'une perturbation cérébrale objective, quoique « fonctionnelle » et anatomiquement indécelable. — (Louis Crocq, Les Traumatismes psychiques de guerre, Odile Jacob, Paris, 1999, page 226)
-
commuable
?- Qui peut être commué.
- Peine commuable.
-
comparable
?- Qui peut être comparé avec quelqu’un ou avec quelque chose pour leur ressemblance.
- La rupture des glaces s’opérait avec un fracas extraordinaire, comparable parfois à des décharges d’artillerie. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- J'ai vu, dans ma longue carrière d'ingénieur acousticien, bien des matières excellentes conductrices du son, mais jamais je n'en rencontrerai une seule comparable, même de loin, à celle dont sont pétris les murs de l'hôtel Terminus à Marseille. — (Alphonse Allais, Le petit loup et le gros canard, dans Deux et deux font cinq, Paris, Paul Ollendorff, 1895,)
- La fragilité des aciers carburés trempés, comparable à celle du verre, semble, elle aussi, une propriété caractéristique du carbure trempant du fer β plutôt que du fer β lui—même. — (Bulletin de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale, 1896, vol.95, page 266)
- (Mathématiques) (Au pluriel) Entre lesquels existe une relation d’ordre.
- Deux éléments x et y d’un ensemble sont dits comparables si le premier est inférieur ou égal au second (noté x ≤ y) ou vice-versa.
- (Grammaire) (Adjectif ou adverbe) Dont on peut former le comparatif de supériorité et le superlatif de supériorité.
-
calculable
?- Qui peut se calculer.
-
communicable
?- Qu’on peut communiquer.
- Le dossier de cet accusé n’est pas communicable.
- Qu’on peut faire communiquer.
- Ces deux rivières sont communicables, elles peuvent être jointes par un canal.
- (Vieilli) Qui peut se communiquer.
- Il est de la nature de Dieu d’être communicable.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.