Dictionnaire des rimes
Les rimes en : rataille
Que signifie "rataille" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Grande quantité de rats
- Je n'ai jamais observé l'odeur de paille pourrie, de rataille, etc., qu'on a signalée dans d'autres épidémies. — (Journal de médecine, de chirurgie et de pharmacologie, Volume 29 ;année 1859)
Mots qui riment avec "aille"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "rataille".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aille , ailles , ail , ails et aï .
-
chamaille
?- (Rare) Chamaillerie, querelle où l'on se chamaille.
- À l'intérieur de la Section, en revanche, on vivait « en famille ». Bien sûr cela n'empêchait ni les jalousies ni les chamailles, mais contre l'extérieur le service faisait aussitôt bloc. — (Marcel Thomas, L'Affaire sans Dreyfus, première partie, chapitre II, § 2 ; Édito-Service S.A., Genève, 1971, p. 62)
- L'entretien dégénérait, comme chaque soir, en chamailles singulières quand Joseph tomba dans la spélonque. — (Georges Duhamel, La nuit de la Saint-Jean, chapitre VII ; Le Livre de Poche, 1964, p. 115)
-
écaille
?- (Zoologie) Petites lames minces et plates qui couvrent la peau de certains poissons et de certains reptiles.
- Les écailles d’une carpe, d’un saumon, d’une morue.
- Des écailles dures, rondes, transparentes.
- (Zoologie) Enveloppe dure et calcaire qui couvre et protège le corps des mollusques bivalves, notamment les huîtres.
- (Agriculture) (Entomologie) Nom vernaculaire de plusieurs espèces de lépidoptères de la famille des arctidés (Arctiidae).
- Certaines espèces d’écailles s’attaquent aux vignes, telle l’écaille martre (Arctia caja).
- Enveloppe dure qui couvre le dos de la tortue et dont on faisait de petits objets précieux.
- La veille, j’avais vu dans les mains d’une dame, sur une boîte d’écaille, le portrait peint à la miniature du chevalier de Saint-Ange, en costume de dragon. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 169)
- J’avais acheté des malles. Elles étaient remplies de souvenirs : coffrets, tapis d’aloès, cannes en bois d’amourette, écaille travaillée par Belon, de Marseille. — (Albert Londres, L’Homme qui s’évada, Les Éditions de France, 1928, page 40)
- Sur la cheminée, dans un triple cadre de fausse écaille, des photographies étaient pâles comme si les morts qu’elles représentaient y fussent morts une seconde fois. — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
- Par une fenêtre ouverte, elle aperçut un piano sur lequel jouaient à quatre mains deux filles portant les mêmes lunettes à monture d’écaille. — (Jane Thynne, Le jardin d'hiver, traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Sophie Bastide-Foltz, Éditions JC Lattès, 2016, chapitre 4)
- (Anatomie) Lamelle microscopique qui couvre les poils et les cheveux.
- Vu au microscope, le poil se présente sous la forme d’un canal médullaire sur lequel on ne peut voir les écailles qu’en les observant avec beaucoup de soin […]. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- (Anatomie) Partie des os du crâne formant la cavité crânienne.
- L’écaille de l’os frontal.
- (Botanique) Productions plates et plus ou moins sèches, qui composent ou accompagnent certaines parties des végétaux.
- Les bulbes du lis, les cônes du sapin sont formés d’écailles.
- Les boutons du marronnier d’Inde, la tige de l’orobanche sont garnis d’écailles.
- (Médecine) Lamelles minces et légères qui se détachent de la peau dans certaines affections cutanées.
- Sa peau se soulevait par écailles.
- (Couvertures) Nom des ardoises étroites et arrondies dans le bout de la partie visible servant à la couverture des dômes.
- (Technique) Croûte qui se produit sur le fer trop chauffé.
- (Technique) Plaque de cuivre utilisée par les émailleurs pour faire du Bleu de Turquie.
- (Reliure) Teinture rouge que les relieurs utilisent pour colorer la tranche des livres.
- Écaille de mer : Pierre très dure que l’on utilise pour broyer les pigments.
-
traînaille
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de traînailler.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de traînailler.
- La grosse galette sur laquelle comptait Legrand, versée par le directeur de la Banque « Popaul-Armand » se fait un peu désirer. Ça traînaille. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 174)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de traînailler.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de traînailler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de traînailler.
-
rail
?- (Chemin de fer) Chacune des deux bandes de fer ou d’acier poli posées parallèlement sur des traverses et qui constitue une voie ferrée sur laquelle roulent les trains, les tramways, les métros etc.
- Le train s’ébranle en ce moment, les roues de la locomotive patinent sur le rail, puis la vitesse s’accélère… — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre I, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- La place de la Nation, […], s'ouvrait à tous les vents. Des tramways éclairés et vides y décrivaient, en piaulant sur leurs rails, une courbe laborieuse […]. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- (Par analogie) (Mécanique) Pièce métallique profilée, longue et étroite, sur laquelle se déplace une autre pièce.
- Quelle ne fut pas notre malchance : le générateur de notre poste, qui est escamotable, […], lorsqu'il n'est pas nécessaire de recharger les accumulateurs, se coinça sur son rail de sortie : […]. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- (Indénombrable) (Par métonymie) Le transport par voie ferrée.
- Partout le rail assied la victoire de l'industrialisation, relance toutes les activités de pointe, ancre le capitalisme. — (Jean-Pierre Rioux, La révolution industrielle 1780-1880, Le Seuil (Collection Histoire), 1971, page 78)
- Moins connu et peut-être plus intéressant encore : en raison du peu de frottement généré par le contact fer contre fer, le rail nécessite six fois moins d’énergie pour véhiculer un même chargement que la route. — (Eric Béziat, Le transport de fret par le train se réveille doucement, Le Monde. Mis en ligne le 1er mai 2022)
- (Marine) Dispositif qui permet, dans une zone très fréquentée, d'organiser les flux de navigation et d'éviter les collisions en définissant des voies distinctes selon le sens de circulation des bateaux ou la nature de la marchandise que ceux-ci transportent ; chacune de ces voies (appelées couloirs de navigation).
- Le rail d’Ouessant.
- (Indénombrable) (Géographie, Marine) (Argot) La Manche.
- À l’ouest le ciel et la mer sont d’un noir d’encre, piqué des feux de toute des bateaux du rail. — (Pierre Schoendoerffer, Le Crabe-tambour, 1976, page 240)
- (Familier) (Sens figuré) Ligne.
- À commencer par l’Allemagne, qui l’a théorisé sous la plume de Friedrich List, et sa juste doctrine de protection des « industries dans l’enfance », afin de résister à la première puissance industrielle du monde de l’époque, le Royaume-Uni – nous sommes au XIXe siècle –, mais dont les industries ont depuis disparu, grâce à miss Maggie, qui préférait les rails de coke des traders aux pintes des mineurs. — (Jacques Littauer, Libre-échange : Joe l’Américain, Charlie Hebdo, 26 décembre 2021)
-
emmouscaille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe emmouscailler.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe emmouscailler.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe emmouscailler.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe emmouscailler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe emmouscailler.
-
congaï
?- (Époque coloniale) Jeune femme, en Indochine.
- Il était très courtisé, et il eut droit au choix quand ils lui offrirent une congaï. — (Jean Basile Lapaloque, Un chemin d’églantiers, 2013)
- (Époque coloniale) Concubine indigène d’un colon, en Indochine.
-
mézail
?- (Histoire) Partie mobile du milieu et devant du heaume, puis de l'armet, qui protège le visage.
- Le mézail, également nommé ventaille, carnet ou viaire est la partie mobile qui se rabat sur le visage à l'avant du casque. Les trous permettant la vision sont appelées perçures ou vues. Dans certains casques, le mézail se dira à vue coupée lorsque celle-ci est découpée en pleine pièce et à vidaille lorsque la vue se fait entre le haut du mézail descendu complètement et le frontal du casque.
- Le mézail était quelquefois d'une seule pièce et se relevait pour découvrir la figure ; d'autres fois il se composait de deux ou plusieurs parties, les unes s'élevant vers le front, les autres s'abaissant sur la mentonnière ensemble ou séparément. — (Ange de Saint-Priest, Encyclopédie du dix-neuvième siècle, Paris, 1838, vol.3, page 654)
- Le mézail, à soufflet, présente cette particularité, que le ventail et le nasal sont également percés d'ouvertures et semblent, quoique séparés, ne faire qu'une seule pièce. — (Octave Penguilly-L'Haridon, Catalogue des collections du Cabinet d'armes de Sa Majesté l'empereur, Paris : Imprimerie impériale, 1864, page 56)
- L’armet est le casque le plus perfectionné; il est composé du timbre surmonté de la crête, de la vue, du nasal et du ventail, dont l'ensemble se nommait mézail, et du gorgerin. — (Auguste Demmin, Guide des amateurs d'armes et armures anciennes, Paris : Veuve Jules Renouard, 1869, page 297)
-
chandail
?- (Habillement) Maillot en tricot de laine.
- Il portait un chandail rosâtre et ses joues trop fardées tournaient au lie de vin. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Un mulâtre en chandail chiné de rouge et vert, en casquette de toile blanche, était entré derrière elle et refermait la porte. — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre VI, Gallimard, 1937)
- « Qu’est-ce que vous avez oublié chez moi ?– Mon chandail. »Sans mot dire, elle ouvrit la porte du placard et, plongeant le bras dans les profondeurs, elle en sortit un chandail de laine bleue qu’elle jeta sur le plancher.« Ça ? fit-elle en poussant du pied le vêtement dans la direction du jeune homme. J’ai cru que c’était un chiffon pour nettoyer mes souliers. » — (Julien Green, Moïra, 1950, réédition Le Livre de Poche, page 156)
- (Canada) (Habillement) Pull, sweat-shirt, ou t-shirt.
-
remmaille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe remmailler.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe remmailler.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe remmailler.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe remmailler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe remmailler.
- xaintrailles
- pellouaille
-
mouscaille
?- (Populaire) Excrément, merde.
- Boue, mais aussi neige fondue.
- Mais d'autres n'avaient quittés la boue des tranchées que pour venir en permission, juste le temps nécessaire de faire un coup d'œil à leur femme, puis repartir, propres comme un sou neuf, pour se replonger dans la mouscaille que les obus fouillaient comme autant de taupes monstrueuses. — (Joseph Ligneau, Quand les femmes tenaient la France, Éd. Lilu, 2017)
- Je me mets à patauger dans la mouscaille tout en rechargeant mon feu. — (Fréderic Dard, L'intégrale : 1970, Éd. Univers poche, 2013)
- (Populaire) (Sens figuré) Situation difficile, embarrassante, surtout pécuniairement.
- « Alors, mon chou, me dis-je, car j’aime me prendre par la douceur, qu’est-ce que tu vas inventer ce matin pour te tirer de la mouscaille ou pour t’y enliser jusqu’au trognon ? » — (Frédéric Dard (San-Antonio), Tout le plaisir est pour moi, Fleuve Noir, 1959, page 179)
- C’est la disette, la mouscaille noire ici à Reims comme ailleurs. — (Alphonse Boudard, Le corbillard de Jules, Éditions de la Table Ronde, 1979, page 139)
- altaï
-
autorail
?- (Chemin de fer) Véhicule ferroviaire automoteur destiné au transport de voyageurs.
- Je ferai la navette entre l’épicerie et la fac, une demi-heure par l'express ou l’autorail. — (Annie Ernaux, Mémoire de fille, Gallimard, 2016, p. 145)
-
retrouvaille
?- Réunion avec des gens dont on était séparé.
- Force est de constater que le couple ultraglamour est très attendu pour leurs retrouvailles à l’écran dans ce qui s’annonce comme un grand film romantique d’aventures. — (Dominique Choulant, Marion Cotillard, 2016)
-
travail
?- Labeur, application à une tâche, effort soutenu pour faire quelque chose, en parlant de l’esprit comme du corps.
- L’homme qui vendait son travail, qui recevait un salaire, se dégradait au rang des esclaves, il se vendait comme esclave, il perdait sa dignité d’homme libre. Cette action dégradante est commise quotidiennement par les hommes libres de la société capitaliste. Les prolétaires de la main comme ceux de l’intelligence, n'ont qu’une unique préoccupation : se vendre, vendre leur travail manuel, vendre leur travail intellectuel, vendre la pensée, cette chose sacrée. — (Paul Lafargue, L’idéalisme et le matérialisme dans la conception de l’histoire. Réponse à la Conférence du citoyen Jean Jaurès, dans La Jeunesse socialiste, janvier 1895, page 1)
- L’Écosse l’attendait bouche bée. Il arriva à Glasgow vers une heure, et l’on raconte que le travail ne fut pas repris avant deux heures et demie dans les docks et les manufactures de cette ruche industrielle. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 30 de l’édition de 1921)
- Il s’acharnera au travail, il ne ménagera ni son temps, ni ses forces, à une époque où le radium et la radiothérapie profonde était encore inconnue. — (Bulletin de la Société d’obstétrique et de gynécologie de Paris, 1924, volume 3, page 403)
- (Par extension) Activité professionnelle ; emploi.
- Lui avait trouvé deux travails : l’un dans une forge où il aidait à décharger les matériaux et à transporter diverses choses, l’autre dans un moulin où il jouait les mules. — (site feleth.superforum.fr, 13 mars 2014)
- Elle avait deux travails. Deux fatigues. Deux épuisements. Mais ça, elle savait faire et, la plupart du temps appréciait. Elle aimait travailler. — (Vincent Jolit, Clichy, Éditions La Martinière, 2013)
- Mais on ne vous en voudra hélas pas si vous devez révéler que la crise vous force à avoir deux travails, oh que non. — (Fabian Bouleau, Chienne de langue française !, 2014)
- Il faisait un froid de gueux. Dans la ville, sous un ciel plus que sombre les rares passants se pressaient de rentrer au plus tôt chez eux ou à leur travail, pour ceux qui en avaient. — (A. M. Ivankov-Diaz, Moi, Jean Thomas Collot, fils de gueux, Lyon : L’encre et le grattoir, 2017, page 126)
- Manière dont on travaille habituellement.
- Il a le travail difficile, lent.
- Ouvrage même, de quelque nature qu’il soit, qui est produit par le labeur.
- L’oxydation relativement rapide du fer n’a pas permis de retrouver aisément, parmi les restes des travaux métalliques que l’antiquité a laissés derrière elle, un grand nombre d’objets fabriqués avec ce métal ; […]. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 179)
- Et alors on fera juger leurs deux travails. — (M. Lockroy, Jules de Wailly, Deux compagnons du tour de France, 1845)
- Monsieur Saito lut mon travail, poussa un petit cri méprisant et le déchira: […]. — (Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements, Éditions Albin Michel S.A., 1999, page 10)
- (Spécialement) Ouvrage de l’esprit, étude historique, philosophique ou scientifique. — Note : Il est alors souvent au pluriel.
- Je n’insiste pas, car il existe des ouvrages sur ces questions, tels l’important mémoire de Candolle et les travaux de A. Chevalier. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 97)
- Le physiologiste hollandais Jordan écrivait que les travaux de Pavlov ont fait de Léningrad la Mecque des physiologistes du monde entier. — (E. Asratian, I. Pavlov : sa vie et son œuvre, Éditions en langues étrangères, Moscou, 1953, page 3)
- Manière dont l’ouvrage est fait.
- Travail exquis, délicat. - Ce bijou est d’un beau travail.
- Ouvrage qui est à faire ou auquel on travaille présentement.
- C’était elle qui assumait dans la maison les travaux de l’homme que sa vieillesse lui eût rendus difficiles. Combien de ménagères auraient, d’elles-mêmes, pris cette initiative généreuse ! — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Distribuer le travail aux ouvriers.
- Je ne puis faire cela à ce prix, il y a trop de travail.
- Le travail en souffrira.
- Entreprendre des travaux.
- Un ouvrier sans travail.
- J’ai beaucoup de travail à faire.
- (Par extension) Action des forces de la nature.
- En longeant l’atoll, j’étais rempli d’admiration et d’étonnement pour l’extraordinaire travail des madrépores. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Le travail de la fermentation.
- Le travail des eaux le long des rives d’un fleuve.
- (Sens figuré) Les esprits sont en travail.
- (Médecine) Première période de l’accouchement caractérisée par l’apparition de contractions douloureuses de l’utérus et l’effacement du col de l’utérus. Les douleurs de l’enfantement.
- La salle de travail de la maternité.
- Par moments, la tête qui sortait, semblait vouloir rentrer, repoussée par l’élasticité des tissus, tendus à se rompre ; et des crampes atroces l’étreignaient à chaque reprise du travail, les grandes douleurs la bouclaient d’une ceinture de fer. — (Émile Zola, Pot-Bouille, chapitre XVIII, 1882)
- (Sens figuré) — Rien ne voulait sortir de ses lèvres, toute sa face exprimait un travail de gésine intellectuelle horriblement douloureux : il lui semblait que son cerveau était muré. — (Louis Pergaud, La guerre des boutons, Paris : Mercure de France, 1912, chapitre 3)
- (Mécanique, Physique) Produit d’une force appliquée sur une distance. L’unité SI de travail (d’énergie) est le joule.
- Le travail d’une machine.
- (Économie, Politique) Labeur humain considéré comme facteur essentiel de la production.
- Un système complexe de taxes permettait au gouvernement, aux aristocrates et aux religieux de profiter du travail de la plus grande partie de la population. — (Louis Dubé, La sagesse du dalaï-lama : Préceptes et pratique du bouddhisme tibétain, dans Le Québec sceptique, n° 66, p. 5, été 2008)
- Le travail se rattache ainsi aujourd’hui moins à la nécessité économique de produire des marchandises qu’à la nécessité politique de produire des producteurs et des consommateurs. — (Catherine Dyja, L’Insurrection qui vient, dans la « Revue de la Défense nationale » de juillet 2009)
- (Droit) Labeur humain considéré sous le rapport des conflits qu’il soulève et des règlements qu’il y faut apporter.
- La réglementation du travail.
- Un contrat de travail.
- Les accidents du travail.
- Le Ministère du travail.
- (Équitation) Ensemble des exercices que l’on fait faire à un cheval, entraînement.
- Il dispose d'un engagement de choix et tout est parfait au travail selon son entourage. — (La dernière minute de Zone-Turf pour le Quinté du jour : le n° 8 Vison Fromentro, zone-turf.fr, 16/12/2016)
-
blanchecaille
?- (Argot) Blanchisseuse.
- empoitraille
-
curaille
?- (Religion) (Péjoratif) Bas clergé.
- Un jour, j’ai pu en choper un et je l’ai tabassé. Ce qui m’a valu pas mal d’ennuis avec les autorités locales, qui trafiquaient avec la curaille. — (Cizia Zykë, Oro, 1985, p. 73)
-
grenaille
?- Rebuts de graine qui servent principalement à nourrir la volaille.
- Des troupes de canards gourmands guettaient dans le bief les poissons assommés par la roue, et les poules, groupées sous une petite fenêtre, attendaient la grenaille qui, de temps en temps, leur tombait du ciel. — ( Léonce Bourliaguet, Les aventures du petit rat Justin, Société universitaire d’Éditions et de Librairie, 1935, page 41)
- Halle aux grains et grenailles. — Marchand de grains et grenailles.
- (Par analogie) — Nourris de lait sûri, d’orties, puis de grenailles de pommes de terre, finalement poussés au seigle jusqu’à frôler le coup de sang, les cochons vagabondent tout le jour dans le pachis —le clos— autour de la maison. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Par extension) Métal réduit en menus grains.
- Une des causes qui contribuèrent le plus efficacement à répandre le fusil de chasse, ce fut l’invention de la grenaille de plomb. — (Henri Mangeot, Traité du fusil de chasse, 1851, page 213)
- Elle mit charge pleine avec un petit supplément et elle doubla sa balle de petite grenaille. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 323)
- (Sens figuré) Mes paroles font grenaille sur la canaille de ses os. — (Jules Supervielle, Gravitations, Gallimard, 1925 (édition 1988), page 205)
- (Sens figuré) (Québec) Très peu de restant de quelque chose.
- En ne leur laissant que des grenailles dans les intentions de vote, il s’en démarque déjà. — (Josée Legault, François Legault a su trouver le ton juste, Le Journal de Québec, 5 octobre 2021)
- Pomme de terre de petit calibre (moins de 3,5 cm).
- Je trouve préférable de dégrenailler avant et faire passer la grenaille sur un double séparateur de motte. — (site www.agri-convivial.com)
-
revaille
?- Première personne du singulier du présent du subjonctif du verbe revaloir.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif du verbe revaloir.
-
muraille
?- (Sens propre) Ensemble de murs clôturant un espace.
- D’un autre côté, il n’existait dans les environs ni pierres ni rochers qui eussent pu servir à élever une sorte de muraille. — (Dillon, Voyage dans la mer du sud, Revue des Deux Mondes, 1830, tome 1)
- On pouvait le surprendre intrépidement planté sur ses jambes, le nez en l’air, assistant à la chute d’une pierre qu’un maçon ébranle avec un levier en haut d’une muraille, et sans quitter la place que la pierre ne tombât ; et, quand la pierre était tombée, il s’en allait heureux comme un académicien le serait de la chute d’un drame romantique. — (Honoré de Balzac, Les Petits Bourgeois, 1844, version écrite par Balzac d’un roman inachevé, repris ensuite par un autre auteur)
- (Par analogie figurative) Élévation de matière imposante par sa hauteur.
- L'aspect de muraille qui présente la banquise du Nord cesse à l’origine du « Nordbugt » ; la lisière des glaces plus lâches et plus morcelées devient inégale et très variée. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- (Par extension) Paroi verticale monomorphe.
- C’est, ajoute M. Botta, à l’affaissement de cette muraille de terre, qui s’est en quelque sorte délitée […] — (Jean Chrétien Ferdinand Hoefer, Chaldée, Assyrie, Médie, Babylonie, Mésopotamie, Phénicie, Palmyrène, Didot, 1852, page 277)
- Cependant nous finissons par découvrir une place inoccupée dans un angle de la kasba, près des murailles de pisé croulantes. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 48)
- (Héraldique) Meuble représentant un mur crénelé dans les armoiries. Il se blasonne comme le mur. Il se démarque du mur en occupant une grande surface de l’écu.
- D’azur à la muraille crénelée de cinq pièces d’argent, maçonnée de sable, qui est de la commune de Mars du Gard → voir illustration « armoiries avec une muraille »
- (Marine) Partie latérale de la coque d’un navire.
- Les murailles peuvent être verticales, ou évasées vers l’extérieur (on dit aussi « tulipées » [...]), ou plus rarement rentrantes au niveau du pont, on dit dans ce cas que la coque est frégatée. — (Dominique Paulet et Dominique Presles, Architecture navale, 1998, page 22)
- La partie de la muraille qui dépasse parfois du pont vers le haut (pour constituer un garde corps) s’appelle un pavois. — (Dominique Paulet et Dominique Presles, Architecture navale, 1998, page 22)
- (Militaire) Paroi de la cuirasse d’une pièce d’artillerie.
- Les épaisseurs de la cuirasse ( muraille et voûte ) sont progressivement plus fortes vers l’embrasue […] — (Office national de la propriété industrielle, Description des machines et procédés pour lesquels des brevets d'invention ont été pris sous le régime de la loi du 5 juillet 1844, 1894, page 3)
- (Architecture, Militaire) Ceinture défensive entourant une ville. → voir cordon de muraille
- Ce lugubre silence annonce seulement que les hommes sont à leur poste sur les murailles et qu’ils s’attendent à une attaque prochaine. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Quant à la ville […], elle garde encore les traces du terrible assaut de Skobeleff en 1880, murailles démantelées, bastions en ruines… — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VIII, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Enfin la dernière nous paraît représenter le bosson, ou bélier des anciens, avec lequel on battait en brèche les murailles avant l’emploi de l’artillerie. — (Bulletin monumental, page 337, Société française d'archéologie, 1861)
- La ville avait la réputation d’être imprenable ; son château s’élevait à l’est et la ceinture de murailles qui entourait la cité venait s’y attacher; des portes, des bastions, des fossés formaient un respectable appareil de défense. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
- (Hippologie) Paroi du sabot d’un ongulé.
- Le sabot est une enveloppe de corne qui comprend la muraille (ou paroi), la sole et la fourchette. — (Yves Bertrand, Ghislain de Halleux, Chevaux et prairies, France Agricole Editions, 2005, page 184)
- (Par métonymie) (Habitat) Mur d’une habitation ou d’une ville.
- Si je meurs, je veux qu'on m'enterreDans une cave où y a du bon vin ;Dans une cave, oui, oui, oui,...Les deux pieds contre la murailleEt la tête sous le robinet. — (Chevaliers de la table ronde (chanson populaire))
- (Par extension) (Sens figuré) Structure imaginaire destinée à protéger quelqu’un ou quelque chose.
- L’équateur est une frontière défendue par une muraille gigantesque qui fait le tour de la planète, comme une ceinture de pierre. — (Serge Brussolo, La Muraille interdite : Almoha, tome 1, Bragelonne, 2012)
- (Par analogie d’usage) Ceinture protectrice.
- Le cercle magique , comme une muraille, non pas une muraille d’airain , car l’airain eût fondu ainsi qu’une cire à ces souffles embrasés, mais comme une muraille bâtie de cet éther dont sont faits les bastions du ciel, arrêta la cohue furieuse. — (Revue bleue politique et littéraire, volume 36, 1885, page 721)
- (Écologie) Zone de végétation naturelle.
- Au total, la perspective du « Projet majeur africain de la grande muraille verte » devrait pouvoir réussir à susciter, encourager et soutenir hardiment une synergie d’action collaborative […] — (Abdoulaye Dia, La Grande Muraille Verte, IRD Éditions, 2013, page 76)
- (Société) Bouclier de protection par la communication.
- La muraille de protection médiatique dont il bénéficie a donné à ces massacres un assez faible écho, mais n'a tout de même pas pu engendrer une amnésie générale. — (ThéOphile Kouamouo, J’Accuse Ouattar, Books on Demand France, 2012, page 67)
- (Théologie) Barrière mentale.
- Elle avoit une haute grande muraille ; c’est la protection spéciale dont Dieu honore son Église , qui la rend invincible à tous ses ennemis, à tous les persécuteurs […] — (Nicolas Leduc, Année ecclésiastique ou instructions sur le propre du tems et sur le propre et le commun des Saints, volume 7, Lottin, 1739, page 603)
- (Littérature) (Sens figuré) Collectif protecteur.
- […] tandis que se faisait plus épaisse, comme une vivante muraille de protection, la masse de ceux qui connaissaient l’intention de leurs camarades et se chargeaient d’en assurer la bonne réalisation. — (Cyrille, Un mur à Berlin, Éditions Occident, 1969, page 52)
- (Psychologie) Système de protection du moi intérieur.
- Le soir où ils s’étaient rencontrés, lors des fiançailles d’amis communs, le sourire étincelant de Sierra avait vaincu la muraille de protection, pourtant soigneusement fortifiée, qu’il avait élevée depuis des années afin de se protéger […] — (Karen Rose Smith, Marie Ferrarella, Pour l’amour d'un enfant - Ce troublant inconnu, Harlequin, 2009)
- (Par métonymie) Ensemble protégé par un système de défense. → voir muraille de Chine
- Le vainqueur laisse au loin la tourbe des lassables, ceux qui ont admis des murailles et que l’empêchement arrête ; seul, il a droit à nos palpitantes pitiés, car lui aussi se fatigua mais bien davantage; […]. — (Aurel, Les jeux de la flamme: roman, Mercure de France, 1906, page 236)
- (Soutenu) (Littérature) Ville.
- Sous les murailles solitaires, les eaux passaient tranquilles, fouettant le sable des rives […] — (Revue de France (Paris. 1871), volume 4, 1873, page 451)
-
gradaille
?- (Argot) (Péjoratif) Ensemble des petits gradés de l’armée.
- Vautrés à terre entre deux fumiers, à coups de gueule, à coups de bottes, on se trouvait bientôt relevés par la gradaille et relancés encore un coup vers d’autres chargements du convoi, encore. — (Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932)
- Les hommes commandés par leurs gradailles, occupaient les trois côtés du carré. — (Jean-Joseph Milhiet, Saint-Cyr, trois siècles d’histoire, 1998)
- La gradaille c'est mis sur la terre que pour faire crever les mirlitons! — (Louis-Ferdinand Céline, Casse-pipe, 1949)
-
tripaille
?- (Familier) Amas de tripes, entrailles.
- Ce n’est que de la tripaille.
-
camail
?- (Religion) Sorte de petit manteau qui couvre depuis les épaules jusqu’à la ceinture et que les évêques et autres ecclésiastiques privilégiés portent par-dessus le rochet dans les cérémonies. → voir mosette
- Il portait négligemment sur ses épaules courbées un long camail de velours rouge, et sa robe traînait sur ses pieds. — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- Il marmotta des oraisons tant que dura la nuit, sans décroiser un moment ses bras de son camail de soie violette, sans obliquer un regard vers moi, sa postérité, […] — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Mollement drapé d’un camail de nuées grises, le crépuscule déroulait ses brumeuses tentures sur la pourpre fondante d’un soleil couchant. — (Joris-Karl Huysmans, Le Drageoir des épices, 1877)
- Elle avait bien changé, Mme Rezeau, depuis l'époque des précepteurs en camail et de la confession familiale. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 173)
- (Religion) Collet avec capuchon que le clergé porte en hiver.
- Le dos rond sous le camail, il me précède dans le couloir qui fait communiquer la cure et la sacristie. — (Hervé Bazin, Qui j’ose aimer, Grasset, 1956, page 76)
- Camail d’armure : pièce d’armement protégeant le cou et le haut des épaules. Le terme camail est souvent utilisé à tort pour désigner la coiffe de maille qui protège également la tête.
- (Héraldique) Lambrequin, décoration de casque [2].
- Longues plumes du cou et de la poitrine, chez le coq.
- Si le Coq de Java diffère des autres Coqs par sa crête et par son fanon sous-mandibulaire, le Coq de Sonnerat ne s'en écarte pas moins par une singularité très curieuse des plumes de son camail. — (Pierre-Amédée Pichot, Le Coqs sauvages, dans le Bulletin de la Société nationale d'acclimatation de France, 1914, volume 61, page 103)
- (Ornithologie) (Vieilli) (Désuet) Espèce de tangara de Guyane [2].
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.