Dictionnaire des rimes
Les rimes en : raphaélesque
Que signifie "raphaélesque" ?
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- (Art) Qui a le caractère correct, la pureté de dessin et l’harmonie de couleur de Raphaël, peintre italien du XVIe siècle.
- Samuel a le front pur et noble, les yeux brillants comme des gouttes de café, le nez taquin et railleur, les lèvres impudentes et sensuelles, le menton carré et despote, la chevelure prétentieusement raphaélesque. — (Charles Baudelaire, La Fanfarlo, 1847 ; Gallimard, collection Folio, page 9)
Mots qui riment avec "esque"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "raphaélesque".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : esque et esques .
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soldatesque
?- (Vieilli) Relatif aux soldats.
- C’est de lui que le maréchal Lannes disait trente ans plus tard, avec un esprit soldatesque: « Si, pendant qu’il vous parle, son derrière venait à recevoir un coup de pied, sa figure ne vous en dirait rien. » — (Hippolyte Castille; Le Prince de Talleyrand, 1857)
- Ces étudiantes national-socialistes cent pour cent affichent volontiers une allure soldatesque qui contraste, étrangement, avec leur pruderie réelle et touchante. — (Xavier de Hauteclocque, La tragédie brune, Nouvelle Revue Critique, 1934, p.57)
- Mais l’argot soldatesque et civil nous fourniraient une profusion d’exemples d’une verdeur encore plus significative. — (Denis de Rougemont, L’Amour et l’Occident, édition de 1946)
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aristophanesque
?- Qui rappelle la manière des satires d'Aristophane, qui a le caractère de ses comédies où règne la fantaisie la plus hardie. (Pour ce qui relève d'Aristophane, on utilise plutôt aristophanien.)
- (1842) [L]a prose française [était] assez forte pour résister au commerce des génies les plus différents, [dont] la plaisanterie aristophanesque de Voltaire[.] (Victor Cousin, « Rapport à l'Académie française [etc.] », 1842)[fr 1]
- (1853) [Il y a dans La philosophie positive de M. Auguste Comte], pour quelqu'un qui voudrait faire des charges au théâtre, dans le goût aristophanesque, sur les théories sociales, des californies de rire[.] (Flaubert, Correspondance, 1853)[fr 2]
- (1856) Ce caractère aristophanesque du Mariage de Figaro [...] (Louis de Loménie, Beaumarchais et son temps, 1856)[fr 3]
- L’ensemble de la nation, hommes et femmes, devant les événements publics, est plus frivole encore que chez nous, où cependant règne une légèreté, une mobilité aristophanesque d’assemblées d’oiseaux. Mais l’Anglais est un oiseau migrateur, au lieu que la majorité des Français est sédentaire, attachée à son arbre intime, à son paysage familier. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, page 498)
- (2006) [Nous sommes] prêts comme aucun temps ne le fut jamais [...] à la raillerie aristophanesque de l'univers. (Friedrich Nietzsche, Par-delà le bien et le mal, trad. 2006 de 1866)[fr 4]
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hugolesque
?- Propre ou relatif à Victor Hugo et à son œuvre.
- Les bons pères confisquent dans son pupitre une Ode aux Morts de la Commune, dans laquelle une indignation authentique s’exprime en lieux communs hugolesques, sans le grand souffle du vieux de Guernesey. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 238)
- quesques
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romanesque
?- Qui tient du roman ; qui est merveilleux comme les aventures de roman, ou exalté comme les personnages de roman, comme les sentiments qu’on leur prête. — Note : Cet adjectif souvent utilisé péjorativement pour qualifier des histoires invraisemblables, des aventures extraordinaires, des sentiments excessifs, loin de toute réalité.
- L'histoire de Diana Spencer, pour être romanesque, n'est pas féerique. — (Secrets d'histoire, n° 35, sept.-oct.-nov. 2022, p. 58)
- Maintenant, toutes les jeunes filles, romanesques ou non, peuvent imaginer dans quelle impatience vécut Modeste pendant quelques jours ! — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Mais pour le garder auprès de lui, il déploie sa maîtrise romanesque ultraconvaincante : par sa sobriété remarquable, par son sens souvent hilarant du micro-détail, il offre une belle densité à ses personnages. — (Les inrockuptibles, n° 544 à 552, 2006, page 129)
- Au cours des dernières années, les affaires avaient marché cahin-caha, avec une prédisposition romanesque à l’insécurité, dans une petite échoppe délabrée ouvrant sur la Grand’Rue. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 43 de l’édition de 1921)
- Les heures de la nuit ont un aspect romanesque. Deux heures de l’après-midi est prosaïque, presque vulgaire ; mais deux heures du matin est un aventurier qui s’enfonce dans l’inconnu. Et cet inconnu, c’est trois heures du matin, le pôle nocturne, le continent mystérieux du temps. On en fait le tour ; et si on croit l’avoir traversé jamais, on se trompe, car bientôt quatre heures du matin arrive sans que vous ayez surpris le secret de la nuit. Et le petit jour strie déjà les volets de ses baguettes bleues parallèles. — (Valery Larbaud, Fermina Márquez, 1911, réédition Le Livre de Poche, pages 220-221)
- Sans doute serait-il enfantin de représenter cette machine d'une manière grossièrement romanesque : le ministre de l’Intérieur ne se réunit pas avec son collègue de l’Instruction publique pour déterminer les sujets des thèses de doctorat et des cours de l’année : la pauvreté intellectuelle des gouvernements, leur étroite conscience, leur sottise enfin, enlèvent tout crédit à l’hypothèse d'un complot aussi méthodique. — (Paul Nizan, Les chiens de garde, 1932, page 118)
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picaresque
?- Genre littéraire d’origine espagnole pratiqué entre le XVIe et le XVIIIe siècle, dont le personnage principal est un aventurier marginal et malhonnête.
- Mais concevoir la psychologie comme une simple affaire de mécanisme, prétendre ne pas tenir compte de la qualité morale des actes ni de leur retentissement intime... voilà qui nous conduit tout droit au picaresque. — (André Gide, Journal 1889-1939, Bibliothèque de la Pléiade, Éditions Gallimard, 1951, page 298-299)
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somnambulesque
?- Qui a l’apparence, certaines des caractéristiques du somnambulisme.
- Huit heures de délire somnambulesque.
- Comme les vrais ivrognes, ceux pour lesquels la médecine ne peut rien, elle connaissait sa mesure et entretenait, chez elle, un état déterminé, cette sorte d’indifférence somnambulesque qui intriguait à première vue. — (Georges Simenon, Maigret et le corps sans tête, ch. 3, Presses de la Cité, 1955 ; rééd. Le Livre de poche no 14238, 2002, ISBN 978-2-253-14238-6, p. 53)
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tintamarresque
?- (Peu usité) Qui est excessivement bruyant, cacophonique.
- Et le cortège s’épand dans la ville, bruyant, tintamarresque, déchirant. — (Henri-Ludovic Jammes, Souvenirs du pays d’Annam, A. Challamel, 1900, page 92)
- Même en quittant les bruyants couloirs, si vous passez dans la cour intérieure du Conservatoire, ce n’est pas une harmonie, mais une véritable cacophonie que vous entendrez : des voix d’hommes et de femmes, ténors, barytons, basses, dominées par un concert tintamarresque de flûtes, de clarinettes, de bassons, de cors, de trompettes, de cornets à pistons ; toute la foire de Montmartre ! — (Maurice Couyba, Les Beaux-Arts et la Nation, Hachette, 1908, page 183)
- (Journalisme) Qui évoque l’univers satirique, la verve burlesque du Tintammarre, journal fondé par Touchatout [Léon-Charles Bienvenu].
- C’est une nature élevée, libre, très-blagueuse et très-tendre… Au fond, c’est une mélancolique tintamarresque… — (Edmond et Jules de Goncourt, Renée Mauperin, Charpentier, 1864, page 40)
- En un mot, guerre pour guerre, le colonel Stoffel aime mieux guerroyer avec l’Allemagne contre la Russie que contre l’Allemagne avec la Russie, et cela par l’unique raison que ce dernier pays est trop fort et trop puissant ! Tout cela parait absolument tintamarresque, et pourtant je défie de trouver dans la brochure du colonel autre chose que ce raisonnement fantaisiste. — (Élie de Cyon, La France et la Russie, La Nouvelle Revue, 1890, page 5)
- Touchatout, cet humouriste un peu dépassé, écrivait, traduisant Horace, en sa prose tintamarresque : « Carpe diem » – À chaque jour sa carpe ! — (Jules Claretie, La Vie à Paris : 1910, G. Charpentier et E. Fasquelle, 1911, page 404)
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mirlitonesque
?- (Péjoratif) (Musique, Poésie) Qualifie une œuvre musicale ou poétique de peu de valeur.
- Très tôt, Jarry s'est préoccupé de ce qu'il appelait le théâtre mirlitonesque, c'est-à-dire un spectacle léger, extrêmement conventionnel, fait de mauvais vers, par définition. — (Henri Béhar, Jarry: le monstre et la marionnette, Librairie Larousse, 1973, p. 209)
- Une nouvelle et formidable détonation lui fit oublier la rime en âtre subtile qu’il avait espéré amener : découragé, il essaya un début mirlitonesque :Croyez pas que je moralise,Si je vous envoie ces bobards,C’est que notre mess analyseCe soir la question du hasard… — (André Maurois, Les Silences du colonel Bramble , Éditions Grasset, 1918, p. 202)
- Robert dansait, en chantant, sur un air improvisé, et d'une voix outrageusement fausse, ce mirlitonesque couplet de sa composition : J'ai trouvé, j'ai trouvé : Le secret, je le possède ; J'ai trouvé, j'ai trouvé : — (Léon Groc, La maison des morts, Éditions Ferenczi, 1923 & Les Moutons Électriques, 2016)
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turlupinesque
?- (Rare) (Péjoratif) Qui tient du turlupin, bassement comique.
- Les mois passèrent, et les années ; la fatigue vint, et le dégrisement ; on se frotta les yeux : on avait devant soi ce spectacle turlupinesque : des jockeys de Grand Prix en train de chevaucher des limaces. — (Julien Gracq, La Littérature à l’estomac, 1989, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, ISBN 2-07-011162-8, page 524)
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rocambolesque
?- Qui est plein de rebondissements, d’aventures remplies de péripéties invraisemblables, extraordinaires.
- À partir de 1953, l'année de la mort de Staline, le lyssenkisme connut une éclipse partielle, due à une conjonction de plusieurs facteurs : le décès de son protecteur, le caractère rocambolesque de la métamorphose des espèces […]. — (Denis Buican, Darwin et l'épopée de l'évolutionnisme, 2012)
- Né à Budapest en 1905, Koestler a eu une vie rocambolesque. — (Esther Benfredj, « Arthur Koestler : itinéraire d'un enfant du siècle », in Argument, vol. 18, n° 2, printemps-été 2016, p. 58)
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léonardesque
?- Relatif à Léonard de Vinci, son œuvre, ses disciples.
- Jean Mabuse s'exerça plus encore à conquérir le sfumato et le pastoso léonardesques qu'à connaître les architectures antiques ; tels de ses portraits, sortant d'un fond d'émail sombre, pourraient se confondre avec ceux que peignirent les élèves milanais de Léonard. — (La Peinture en Belgique)
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funambulesque
?- Relatif aux funambules et, par extension, aux tours et procédés de comique des farceurs populaires.
- […] ; c'était une semaine après cette nuit alcoolisée, et Camila était en train de travailler son art funambulesque, vêtue d'un bermuda marron qui laissait voir la blancheur presque transparente de ses mollets. […]. Elle descendit de la corde, m'embrassa et m'obligea à monter sur le banc. — (Joao Tordo, Le Domaine du Temps, traduit du portugais par Dominique Nédellec, éditions Actes Sud, 2010)
- (Par extension) Qui est burlesque, grotesque ou extravagant.
- Un projet, un programme, un discours funambulesque.
- À la vue de ces têtes funambulesques, de ces bouches ébréchées, de ces yeux ouverts comme des bondes de tonneaux, de ces chefs vermoulus qui oscillent sous d’interminables casquamèches, ma colère tombe, je me tords de rire, Pardon suffoque, les infirmiers sont ébahis, il n’y a que la sœur qui garde son sérieux et parvienne, à force de prières et de menaces, à rétablir l’ordre dans la chambrée. — (Joris-Karl Huysmans, Sac au dos, in L’Artiste, Bruxelles, 1877)
- Du funambulesque professeur éméché de tout à l’heure plus rien ne subsistait dans le grand gaillard vert et dru, en qui Lafcadio n’hésitait plus à reconnaître Protos. — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
- […] je la revois à seize ans, à dix-huit… dans notre tapin funambulesque quand on portait la parole pour la Mission propagatrice, de lieux-dits en fermes et bourgades… — (Louis-Ferdinand Céline, Version B de “Féérie pour une autre fois”, Gallimard, Paris, 1993)
- La majorité, il faut la stigmatiser, la culpabiliser et l’humilier. Il faut qu’elle aille plus loin que la reconnaissance de l’existence du racisme. Elle doit reconnaître le « racisme systémique »... C’est funambulesque. — (Maka Kotto, Lettre à Boucar Diouf, Le Journal de Québec, 22 février 2021)
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carnavalesque
?- Qui a rapport au carnaval.
- Certes elle avait un aspect quelque peu irréel et carnavalesque, mais cela n’en amusait que plus les domestiques chargés de mettre à flot ce lourd vaisseau de la route. — (Stefan Zweig, traduit par Alzir Hella (2002), La pitié dangereuse, Grasset, Paris, 1939, page 184)
- La puanteur était si épaisse que le cheval fut pris de panique et, probablement effrayé aussi par les attitudes carnavalesques de quelques cadavres qui étaient restés debout et écartaient les bras comme des croix, il prit le mors au dents. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 74)
- Estomaqué par ce portrait carnavalesque, je voulus en savoir plus, et demandai à mon interlocuteur qu’il me dise ce qu’il savait de la bibliothèque de guerre de Hans Reiter. — (Jean-Yves Jouannais, La bibliothèque de Hans Reiter, Éditions Grasset, 2016, page 92)
- (Critique littéraire) (Depuis Bakhtine) Renversement temporaire des hiérarchies et des valeurs dont le carnaval fournit un exemple particulièrement frappant.
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donjuanesque
?- Relatif au caractère de don Juan et à sa légende.
- C'est un des lieux communs de la critique moderne que de nier le caractère donjuanesque du personnage de Casanova. Certes Casanova n'est pas impie, n'est pas un démon, ne provoque ni Dieu ni les hommes. […]. Enfin il se contente de conquêtes faciles. — (Denis de Rougemont, Comme toi-même : Essais sur les Mythes de l'Amour, Albin Michel, 1961, note n°1, p.114)
- En privant le privé de son happy end habituel, en blessant sa virilité donjuanesque qui lui tient lieu de bonne éducation, elle envoie dire à tous les surmâles hollywoodiens de son espèce que les temps sont en train de changer. — (William Bourton, Robert Aldrich: Violence et rédemption, Presses Universitaires de France, 2015)
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faunesque
?- (Littéraire) Qui a les traits caractéristiques du faune.
- […] il a les pommettes saillantes et le type faunesque, comme si le peintre eût voulu caractériser en lui le sauvage de l’Écriture. — (Charles Blanc, Gazette des Beaux-Arts, volume 1, page 262, 1859)
- Quand la ferveur et l’excitation sont au comble, les garçons exécutant autour de la châsse leurs bonds presque faunesques, pareils à ceux qu’on fait autour du feu de la Saint-Jean, se jettent à la poursuite des filles, mimant un épisode de la légende de sainte Rolende. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 283)
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caravagesque
?- Relatif à la vie et la peinture du Caravage.
- L’école caravagesque.
- (Art) Se dit de la peinture baroque caractérisée par un clair-obscur prononcé.
- Les peintres caravagesques.
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giottesque
?- (Art) Relatif à Giotto di Bondone.
- Les écoles giottesques désignent les mouvements artistiques locaux que le peintre Giotto di Bondone a suscités au Trecento.
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simiesque
?- Qui rappelle le singe.
- […], et le bellâtre à tête plus ou moins simiesque, bovine, équine, porcine, corvidée ou batracienne, — toute la lyre esthétique ! — exulte devant son miroir, se tient pour la copie la plus parfaite de l’Antinoüs, et se fait a lui-même les yeux doux. — (Auguste Dietrich, 31 décembre 1911, « Préface » de Fragments sur l'histoire de la philosophie, par Arthur Schopenhauer, Paris : Librairie Félix Alcan, 1912, p. 12)
- La surexcitation de Bert s’aggravait. Il se leva, faisant avec ses doigts une mimique simiesque. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 396 de l’édition de 1921)
- elle hèle les passants en usant de mimiques simiesques. — (Virginie Despentes, Vernon Subutex 1, Grasset, 2015, page 358, ISBN 978-2246713517)
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prudhommesque
?- (Par plaisanterie) Façon de parler banale et sentencieuse qui s’accompagne d’un air important, comme Monsieur Prudhomme.
- Tous les deux ont donné dans le lieu commun prudhommesque. — (Journal de Genève, 23 décembre 1875)
- Dès qu’il entendait un mot grave dit sérieusement comme venait de l’être le mot « bonheur », il croyait que celui qui l’avait prononcé venait de se montrer prudhommesque. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913, Éditions Gallimard, Folio n°1924, 1987, page 201)
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moliéresque
?- Relatif à l’œuvre de Molière.
- Et elle lança gaiement ce « plus » en faisant l’s, comme il est de tradition à la Comédie-Française quand on annonce le crocodile de l’usurier moliéresque. — (Pierre Louÿs, Trois Filles de leur mère chapitre 15)
- Je me souvenais de la famille de M. de Charlus citant tant de traits de bonté admirables, de la part du baron, à l'égard de cette vieille bonne dont il venait de rappeler le patois moliéresque et je me disais que les rapports, peu étudiés jusqu'ici, me semblait-il, entre la bonté et la méchanceté dans un même cœur, pour divers qu'ils puissent être, seraient intéressants à établir. — (Marcel Proust, Le Côté de Guermantes, 1921)
- L’éminent professeur, dit Brichot, s’exprime, Dieu me pardonne, dans un français aussi mêlé de latin et de grec qu’eût pu le faire M. Purgon lui-même, de moliéresque mémoire ! — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Sodome et Gomorrhe, tome II)
- Toujours victime de ses migraines, elle prie Monsieur et Mademoiselle d’acheter pour elle à la pharmacie des spécialités aux noms rébarbatifs et aux effets moliéresques ; elle fournit innocemment à leur comédie romantique l’indispensable élément cocasse. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 337)
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moresque
?- Qui a rapport aux coutumes, aux usages, au goût des mores.
- Ici nous trouvons déjà quelques traits originaux des édifices moresques de l’Espagne. — (François-René de Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, 1811)
- Peut-être ne trouvera-t-on pas mauvaise un jour la fantaisie qui lui a pris de mettre, comme l'architecte de Bourges, une porte presque moresque à sa cathédrale gothique. — (Victor Hugo, Préface de « Hernani ou l'honneur castillan », 9 mars 1830)
- Le reste de la ville est sillonné en tous sens d’inextricables ruelles de trois à quatre pieds de large qui ne peuvent admettre de voitures, et rappellent tout à fait les rues moresques d’Alger. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Qui a rapport aux danses à la manière des mores.
- Danse moresque.
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éléphantesque
?- Qui rappelle l’éléphant par sa taille, sa masse, son allure.
- C'est une personne de dimensions éléphantesques.
- Sa silhouette éléphantesque apparut au bout du chemin.
- J’avais beau m’être sentie anormale toute ma vie, sous mon corps éléphantesque se cachait une femme comme les autres. — (Sarai Walker, (In)visible, traduit de l’anglais américain par Alexandre Guégan, Gallimard, 2017, page 200.)
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guignolesque
?- Qui est digne d'une représentation de Guignol.
- Mais dans l'évolution de son esthétique, Vargas Llosa a choisi de le dire d'une façon histrionique et guignolesque qui, loin de lui retrancher de l'efficacité, donne à cette représentation, à ce « miroir » stendhalien du monde qu'est tout roman, une portée supérieure, comme potentialisée par l'ironie, l'humour et le rire. — (Albert Bensoussan, J'avoue que j'ai trahi — Essai libre sur la traduction, L'Harmattan, 2005)
- Après plusieurs séances dramatiques, ce fut possible de passer outre le comportement tantôt rigide et catatonique, tantôt guignolesque de la patiente et de créer un contact personnel. — (Christian Muller, Études sur la psychothérapie de psychoses, 1998, page 139)
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chaplinesque
?- Relatif à la vie et l’œuvre de Charlie Chaplin.
- D’emblée, ces derniers considèrent Charlie Chaplin comme un des leurs et son (indissociable) personnage comme l’incarnation de l’homme moderne aux prises avec les transformations du siècle naissant. Dès lors, peintres, sculpteurs, photographes, écrivains interrogent, reprennent, prolongent l’œuvre chaplinesque. — (Véronique Cauhapé, Peintres, sculpteurs, photographes… Comment l’œuvre de Charlie Chaplin a inspiré de nombreux artistes, Le Monde. Mis en ligne le 31 octobre 2019)
- Qui peut être rapproché de l’humour ou de la manière de faire de Charlie Chaplin.
- À titre d’exemple, nous consignons ci-dessous quelques-unes des attestations orales […] qui nous sont tombées sous les oreilles : […] une interprétation chaplinesque, presque charlotesque du mythe de Landru […] — (Jakob Jud, Arnald Steiger, Vox romanica : Annales helvetici explorandis linguis romanicis, Volumes 47-48, 1988)
- Cela dura peu, tourna au mode chaplinesque lorsque frère Grégoire, s’arrachant à l’étreinte enivrante tant chantée par Tino, se rua sur la passerelle. Mirabelle, panique, le religieux dérapa sur la planche et, comme à sa première visite, chut dans le canal. — (René Fallet, Le braconnier de Dieu, 1974, Bibliothèque du temps présent, page 62.)
- […] charlotesque et chaplinesque sont faits sur le surnom (Charlot) et le nom (Chaplin) du représentant-type de l’invention comique […] — (Albert Dauzat, Le Français moderne, Volume 26, 1958)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.