Dictionnaire des rimes
Les rimes en : rabaisse
Que signifie "rabaisse" ?
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- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de rabaisser.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de rabaisser.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de rabaisser.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de rabaisser.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de rabaisser.
Mots qui riment avec "esse"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "rabaisse".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : esse , esses , aisse , aisses , èce , èces et ess .
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déesse
- (Religion) Divinité de genre féminin.
- Elle ne croyait pas à Aphrodite, mais elle aimait qu’on lui comparât la déesse, et elle allait quelquefois au temple, pour lui donner, comme à une amie, des boîtes de parfums et des voiles bleus. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
- Mars, identifié avec le dieu grec Arès, l’a été aussi avec le dieu gaulois Toutatis; Minerve, confondue avec la déesse grecque Athéna, l’a été aussi avec la déesse gauloise Belisama, etc. — (Henri d'Arbois de Jubainville, Les druides et les dieux celtiques à forme d'animaux, Paris : chez H. Champion, 1906, p. 66)
- (Par hyperbole) Femme qui est d’une beauté majestueuse.
- Me voici à genoux devant vous, fascinante déesse, le torse nu et la tête inclinée, pareil au prisonnier que l’on veut humilier en le portant aux pieds de son vainqueur […]. — (Marika Moreski, Ces dames en bottines, Éditions Dominique Leroy, 1971, p. 40)
- Une grande nostalgie s’empare de lui quand il se remémore son corps de déesse aux fines attaches, sa peau ambrée qui sentait bon les parfums envoûtants de l’Orient et son art consommé pour faire l’amour. — (Yannick Surun, Les caravanes de Zanzibar, L’Harmattan, 1999, page 180)
- (Argot) Cocaïne.
- Le problème c’est que dans ses une poche ils ont trouvé cinq grammes de déesse, de la meilleure, pure, blanche, pas encore coupée, et je te jure, mec, c’est pas moi qui l’y avait mise. — (Luis Sepúlveda, Rolandbar, dans le recueil Rendez-vous d’amour dans un pays en guerre, 1997. - Traduit de l’espagnol (Chili) par François Gaudry, 1997, p.59)
- (Mélioratif) (Automobile) La Citroën DS, par homophonie de l’acronyme.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- clesse
- marmiesse
- lavaqueresse
- favresse
- sabraisse
- ludesse
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drôlesse
- (Péjoratif) (Populaire) Jeune femme, adolescente, avec éventuellement une nuance péjorative.
- Et que de Léonore on ne me parle plus ;La drôlesse me coûte et l’honneur et l’ouie,Et je ne l’en vois pas guéres moins réjouie. — (Paul Scarron, Don Japhet d’Arménie, acte III, scène 4, 1653)
- Si le curé, manipulant sa barrette aux arêtes luisantes de crasse, t’appelle Madame depuis ce baptême discret d’une bâtarde indiscrète qui braillait le sel à pleins poumons… s’il y en a qui disent : « Ma foi, elle se tient, elle ne se dérange plus », nous en connaissons d’autres dont les yeux luisent sur ton passage et qui pensent : « Drôlesse ! On t’a eue. On t’aura. Et tant qu’à faire, pourquoi pas moi ? » — (Hervé Bazin, Qui j’ose aimer, Grasset, 1956, page 308)
- Je n’aurai pas de rancune - pas assez de place dans mon chagrin - mais toutes les minauderies des drôlesses ne sauraient me réconcilier avec ceux que j’estime être aujourd’hui mes fossoyeurs potentiels. — (Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 20)
- Femme de mauvaise vie.
- Innocent, il l’avait été si peu de temps, qu’avant sa quatorzième année, on l’avait renvoyé du lycée, pour avoir fait du scandale, en costume de collégien, aux courses de la Marche où il s’était montré dans la compagnie de deux drôlesses célèbres. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- S’il se marie un jour, ce qui peut très bien arriver, ce sera quand il sera tout à fait vieux, impotent et invalide. Alors, s’il est amoureux de quelque drôlesse, et il le sera ; si la drôlesse résiste, et il est probable qu’elle résistera, il l’épousera. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- […] et je me félicite d’avoir élevé le niveau mental de mes sujets en leur permettant de constater en paix la beauté des vierges, quand nos voisins fondent tout leur art sur la bedaine de quelques drôlesses. — (Pierre Louÿs, Les Aventures du roi Pausole, 1901)
- — Elle a couché ici ! Tu as osé la faire coucher ici, et dans le lit de ton pauvre frère ! Cette drôlesse ! — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 211)
- franchesse
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sauvagesse
- (Désuet) (Injurieux) Femme sauvage.
- … Denyse avait accoutumé de porter devant elle un petit pagne de dentelles qui lui faisait ressembler à une sauvagesse élégante… — (Pierre Louÿs, Les aventures du roi Pausole, 1901)
- Dire que j’ai failli tout abandonner pour cette petite sauvagesse… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Ne m’enlevez pas une miette de notre passé ! Plutôt, ajoutez des anneaux à cette parure de sauvagesse où je suspends des fleurs, des coquillages irisés, des morceaux de miroir, des diamants et des amulettes… — (Colette, La Retraite sentimentale, 1907)
- Les peignoirs de bain ne sont plus blancs : il sont bariolés à la sauvagesse, ocellés à la façon de pelages de tigresses et de panthères, et jetés, comme des capes, sur les épaules humides et les reins ruisselants. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, page 488)
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gonzesse
- (France) (Populaire) (Familier) Femme ou jeune femme, nana.
- Partage ou non partage,Tout est à notre usage :N’épargnons le poitou.Poissons avec adresseMézières et gonzesses, Sans faire de regout. — (« Chanson morale », dans la préface de Les voleurs, physiologie de leurs mœurs et de leur langage, de Eugène-François Vidocq, tome 1, Paris, chez l'auteur, 1837, page XVIII)}
- Ça ne court pas les fêtes, des broquilles comme les vôtres, et ça se reconnaît. Si ce n’est pas dégoûtant pour une gonzesse de porter des perles comme ça, il y a de quoi nourrir une famille pendant des années ! — (Jean Lorrain, Le crime des riches, Baudinière, 1905, page 288)
- Il m'accompagne jusqu'à la porte de mon hôtel : « Nous avons aussi des cajibis de nuit où dansent de très belles gonzesses. Si vous n'avez pas les foies, allez-y. » — (Philippe Soupault, Carte postale, Éditions des Cahiers libres, 1926, page 23)
- — À cause des grosses gonzesses qu’est là, poursuivit l’étonnant garçon, l’nom de « Vacherie » a été donné à la boite. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Eh bien, ça se passe sous votre Paris de mes couilles, mon vieux. Votre Paname comme vous dites, qui sent si bon Chanel, avec plein de belles gonzesses qui trottinent, il repose sur du pus et de la crevaison ! — (Frédéric Dard, San Antonio : La fête des paires, éd. Fleuve Noir, 1986)
- (France) (Populaire) (Par extension) Homme efféminé, sans courage, pleutre.
- Les « gonzesses », personne ne les appelait plus autrement, s’occupaient du ménage dans les piaules, briquaient les chiottes, ciraient les chaussures, raccommodaient les boutons, les épaulettes, préparaient le café à nos retours de saut ou de crapahutage. — (Didier Daeninckx et Tignous, Corvée de bois, 2002, pages 33-34)
- T’as peur d'un teckel ? Ma parole, t’es une vraie gonzesse !
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comtesse
- (Noblesse) Épouse ou veuve d’un comte.
- Quoique la comtesse aspirât à régner sur Paris et qu’elle essayât de marcher de pair avec mesdames les duchesses de Maufrigneuse, de Chaulieu, les marquises d’Espard et d’Aiglemont, les comtesses Féraud, de Montcornet, de Restaud, madame de Camps et mademoiselle Des Touches, elle ne céda point à l’amour du jeune vicomte de Portenduère qui fit d’elle son idole. — (Honoré de Balzac, Le Bal de Sceaux, 1830)
- Je connais des époux assortis : Quand « Monsieur » court le guilledou « Madame » court la prétantaine Et Madame gagne toujours d'une longueur.Voilà, comtesse, des steeples-chases autrement divertissants, avouez-le, que ceux de la Marche ou de Vincennes. — (Émile Villars, Les oeufs de Pâques de M. le Baron, dans Le roman de la Parisienne, Paris : librairie centrale, 1866, page 48)
- (Noblesse) Femme possédant un comté.
- En 1214, il fit hommage du sénéchalat de Champagne à la comtesse Blanche et à son fils Thibaut, mineur, qu'il jura de défendre, comme étant son homme lige, contre les fils du comte Henri et contre toute créature morte ou vivante. — (Paulin Paris, « Essai sur la généalogie des sires de Joinville », chap. 10 de la Notice sur les manuscrits du sire de Joinville, dans Histoire de Saint Louis, par Jehan Sire de Joinville, Paris : chez Firmin Didot frères, fils & Cie, 1859, p. cxxxiii)
- L’abbaye, dit-on, doit son origine à une comtesse Cuniga, une sorte de Barbe-Bleue en jupons, qui avait empoisonné ses sept maris et terrifiait toute la contrée par ses crimes. — (Maurice Grandjean, À travers les Alpes autrichiennes, page 147, A. Mame, 1893)
- […], la comtesse fit incarcérer le meurtrier et, après jugement, celui-ci fut pendu. L’exécution eut lieu le jour de Pourim. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
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finesse
- Qualité de ce qui est fin, délié ou menu.
- De près, je pus remarquer la finesse de ses cheveux, qui eussent rivalisé avec ces fils de soie que les premières brises de l'automne détachent du manteau de la Vierge; …. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes,)
- […], et l'on y voit de grands troupeaux de mérinos, remarquables par leur bonne conformation et l'abondance et la finesse de leurs toisons […]. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 103)
- Le cachemire n'est pas ondulé comme la laine; il est souple, soyeux et brillant. Son élasticité est plus grande que celle de la laine, de même que sa finesse et sa souplesse; […]. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- La proportion nécessaire pour empêcher le gonflement dépend de la nature de la houille, du degré de finesse du poussier, du degré de finesse de l’infusible, de la densité apparente du mélange et de la loi de chauffage. — (La Vie technique et industrielle, 1926, vol.8, page 237)
- La finesse des bas nylon est évaluée en deniers et inscrite sur la pochette ; le chiffre correspond au titrage du fil ; plus il est bas, plus le fil, donc le bas, est fin. — (Geneviève de Corbie, Savoir équiper et entretenir sa maison, Paris : chez Gautier-Languereau, 1965)
- Qualité ce qui a une forme délicate et agréable.
- Quant aux « désespoir du peintre », la finesse des petites taches rouges sur le blanc des pétales m'attirait sans que jamais j'aie pu savoir pourquoi leur irréalité me troublait autant. — (Jeannine Burny, Le jour s'en va toujours trop tôt: sur les pas de Maurice Carême, page 13, éditions Racine, 2007)
- La finesse des traits. - La finesse des contours dans un dessin, dans une figure.
- (Gravure, Peinture) Manière de peindre, de graver, de dessiner légère, délicate et gracieuse ; effet qui en résulte.
- Finesse de pinceau, de burin, de touche.
- (En particulier) (Au pluriel) Effets de touche, de ton, remarquables par leur légèreté, leur grâce, leur délicatesse.
- Finesses de touche. - Finesses de ton.
- Délicatesse, en parlant des sens.
- Il a l’ouïe d’une grande finesse. - Les aveugles acquièrent en général une grande finesse de tact.
- (Sens figuré) Délicatesse de l’esprit, du goût, du jugement.
- Finesse de goût, de tact. - Un esprit doué de beaucoup de finesse.
- (Par analogie) Qualité des choses faites pour être appréciées par le goût et par la pénétration d’esprit.
- Cela est dit, est exprimé avec finesse. - Il ne sentit pas d’abord toute la finesse de cette réponse. - La finesse de ses railleries. - Des jugements pleins de finesse.
- La chose même qui est difficile à sentir, à saisir, à pénétrer.
- Les artifices et les mystères du style chinois sont sans nombre; ici le titre lui-même, Printemps et Automne, n'est probablement pas sans quelque secrète intention et quelque finesse cachée. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d'Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
- C’est une finesse de langage que peu d’étrangers sont capables de sentir. - Savoir toutes les finesses d’une langue, d’un art.
- (Absolument) La finesse d’esprit.
- Il y a beaucoup de finesse dans ses yeux, dans son regard, dans sa physionomie.
- Pascal oppose l’esprit de finesse à l’esprit de géométrie.
- Il y a beaucoup de différence entre l’esprit de Géométrie et l’esprit de finesse. (…) Dans l’esprit de finesse les principes sont dans l’usage commun, et devant les yeux de tout le monde. — (Pascal, Pensées, éd. 1670)
- Ruse ; artifice. Invention cousue de fil blanc, machination particulièrement habile ou ridicule. Mensonge.
- Le duc et la duchesse mouraient de rire à tous ces propos , comme gens qui avaient fabriqué l'aventure, s’applaudissant de la finesse et de la dissimulation que montrait la Trifaldi. — (Cervantes, L'ingénieux hidalgo don Quichotte de la Manche, traduction L. Viardot, 1836, tome 2, page 402)
- Mais il n’importe pas seulement de connaître les finesses du métier, il faut surtout être perspicace pour ce qui est répréhensible, nous voulons parler des moyens frauduleux auxquels se livrent peu ou prou tous ceux faisant commerce de chevaux. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- Découvrir une finesse. - Finesse grossière. Finesse colossale - Ses finesses ne trompent plus personne.
- "Colossale finesse" est un oxymore (figure de mots) et une antiphrase (figure de sens). L'expression s'est popularisée depuis belle lurette pour désigner une balourdise, venant de la part de gens qui se croient plus malins que les autres.
- Les apprentis - manipulateurs ont montré là l'étendue de leur colossale finesse.
- Comme il vit qu’elle ne lui nommait point M. de Nemours, il lui demanda en tremblant si c’était tout ce qu’elle avait vu, afin de lui donner lieu de nommer ce prince, et de n’avoir pas la douleur qu’elle lui en fît une finesse. — (Madame de Lafayette, La Princesse de Clèves, 1678, réédition Garnier-Flammarion, 2009, Quatrième Partie, page 215.)
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fesse
- (Anatomie) Chacune des deux masses charnues situées à la partie postérieure du bassin, chez l’être humain et certains mammifères.
- C'est la plus jolie des trois. Ses cheveux tombent jusqu’aux talons. Elle a des seins et des fesses de statue. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre II)
- Je pensai que « de ma vie » je n’étais monté dans un fiacre, et je courus m’y installer sans plus de façons ; les coussins en étaient moelleux, et je regrettais de n’avoir pas les fesses de l’oncle Jules pour en profiter plus largement. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 36)
- — Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ? — (Jean-Luc Godard, Le Mépris, 1963)
- La victime, face contre terre, était coincée dans la ruelle du lit, fesses en l’air. Pas besoin d’être diplômé de la faculté Xavier-Bichat pour comprendre qu’il était raide mort. — (Patrick de Funès, Médecin malgré moi, 2008)
- Il possédait un corps d’apollon qu’elle rêvait d’étudier afin d’en absorber chaque détail, afin de les graver dans sa mémoire. Et ses fesses... Que dire de ses fesses ? — (Debbi Rawlins et Lisa Renee Jones, La Tentation faite homme, Harlequin, 2014)
- (Marine) (Au pluriel) En parlant d’un voilier, la partie arrière qui s’arrondit, s’élevant au-dessus de la flottaison.
- La poupe, les fesses d’un voilier.
- (Familier) (Au pluriel) (Par métonymie) La vie ou le corps d’une personne.
- Ordinateur de bord d’une capsule de sauvetage : Merci d’avoir choisi la compagnie Autobot pour sauver vos fesses. — (Nico et Matt, Adoprixtoxis, épisode 15, Phase 2, 2007 → lire en ligne)
- (Vulgaire) Activité sexuelle.
- C’était un brav’ gnièreQui ne mouftait guèreQu’avait depuis sa jeunesseLe goût d’la cambrousseLes jetons d’la rousseEt un faible pour la fesse— (Boris Vian, Ballade de la chnouf, 1957)
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poétesse
- (Poésie) Femme qui fait des vers, qui se consacre à la poésie.
- Il faut dire cette femme est poète, est philosophe, est médecin, est auteur, est peintre ; et non poétesse, philosophesse, médecine, autrice, peintresse, etc. — (Nicolas Andry de Boisregard, 1689, cité dans Éliane Viennot, « “Mme le Président” : l’Académie persiste et signe… mollement », dans Libération, 23 octobre 2014 [texte intégral])
- L’un d’eux, qui porte comme titre le nom d’une poétesse de la fin du ixe siècle à la vie sentimentale mouvementée, Izumi Shikibu, raconte d’un ton enjoué comment celle-ci a fait l’amour avec son propre fils, sans savoir, il est vrai, qui il était. — (traduit par André Geymond, L’Aube au printemps, Éditions Philippe Picquier, collection « Le pavillon des corps curieux », 2012, page 9)
- Il faudrait beaucoup se raidir pour ne pas tomber sous le charme de cette extraordinaire poétesse [Anna de Noailles] au cerveau bouillant et au sang froid. — (André Gide, Journal 1889-1939, Éditions Gallimard, collection « Bibliothèque de la Pléiade », 1951, page 292)
- Sapho est une poétesse illustre.
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confesse
- (Religion) Action de se confesser.
- Mon grand frère l’abbé dit qu’avant toute chose on devait m’envoyer à confesse, puisque j’avais l’âge de raison. On me mena à confesse. Grande affaire ! Il fallait ramasser dans tous les coins de ma conscience un tas de vieux péchés qui traînaient là depuis sept ans. — (Alphonse Daudet, Le petit chose, 1868, réédition Le Livre de Poche, pages 11-12)
- Il parlait tout bas comme à confesse : « Plus haut ! plus haut ! » lui criait-on. — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, 1868, réédition Le Livre de Poche, pages 231-232)
- Nous allions à confesse à jours fixes : chacune passait à son tour ; quand il n’en restait plus qu’une ou deux avant moi, je commençais à trembler. — (Marguerite Audoux, Marie-Claire, Grasset, 1910, Les Cahiers Rouges, page 51)
- Le curé était réduit à dire que Dieu suspendait sa colère en considération des mérites d’Adélaïde qui était bonne catholique, et il essayait, par des manœuvres habiles, de jeter la discorde dans le ménage Haudouin, exhortant l’épouse, lorsqu’il la tenait à confesse, à se refuser autant que possible aux caresses de son mari, ce qui leur eût valu des indulgences à tous les deux. Adélaïde ne voulut jamais consentir ce sacrifice à Dieu, mais après le plaisir elle ne manquait jamais à dire une prière ou deux, selon qu’il avait été. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 55)
- Un tremblement de terre survient, il ne demande pas si vous avez été à confesse, si vous êtes entré dans une synagogue ou une mosquée, et vous êtes emporté par le principe de causalité ! — (Alain Houziaux, La psychanalyse peut-elle guérir ?, L’Atelier, 2005, page 92)
- Il vient de confesse.
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encaisse
- (Finance) Somme des valeurs qui sont dans la caisse ou dans le portefeuille d’une maison de banque, d’une administration.
- La banque aura le droit d’émettre des banknotes jusqu’au triple de son encaisse. — (François-Xavier-Théodore Heuschling, L’empire de Turquie, 1860, page 448)
- L’encaisse métallique, les valeurs en or et en argent.
- Animés par la « préférence pour la liquidité », les agents économiques conservent sous forme d’encaisses une partie des revenus non consommés. — (Yves Carsalade, Les grandes étapes de l’histoire économique: Revisité le passé pour comprendre le présent et anticiper l’avenir, 2002)
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richesse
- Opulence ; abondance de biens.
- La richesse des Roudier et des Granoux exaspérait Aristide au point de lui faire perdre toute prudence. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 98)
- La société enrichie la veille par des spéculations, honnêtes ou non, joignait à ses richesses des titres nobiliaires ; chacun s'improvisait comte, marquis ou baron. — (Général Ambert, Récits militaires : L'invasion (1870), page 240, Bloud & Barral, 1883)
- Favori de l’esprit impérialiste allemand, il représentait l’idéal du nouveau sentiment aristocratique, – la chevalerie nouvelle, disait-on, – qui régna après que le socialisme, affaibli par ses divisions intestines et son manque de discipline, fut anéanti,et que la richesse se fut concentrée entre les mains de quelques familles. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 129 de l’édition de 1921)
- Quoi qu’il en soit, à Ambert, des sommes immenses sont thésaurisées. Voilà un signe évident de richesse. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Avec le grand capitalisme commence l'inévitable collusion de la richesse et de la puissance politique. — (André Maurois, Histoire de l'Angleterre, Fayard & Cie, 1937, page 238)
- La vie urbaine dépérit et, comme la civilisation islamique médiévale était elle-même essentiellement urbaine et que la richesse matérielle dépendait du commerce, la prospérité déclina. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
- Toute richesse n’implique-t-elle par une forme de vol, fût-ce celle de l’exploitation? — (Pierre Bertrand, Éloge de la fragilité, page 30, éditions Liber, Montréal, 2000)
- Abondance des productions naturelles.
- L’écorce de chêne, employée pour le tannage des cuirs, est un élément important de la richesse forestière du département. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 173)
- La nature étale ici toute sa richesse.
- Chose dont la matière ou les ornements sont riches et précieux.
- La richesse d’une étoffe.
- La richesse d’un ameublement.
- La richesse d’une parure.
- La richesse des ornements.
- (Sens figuré) Fécondité en idées et en images, en parlant des ouvrages de l’esprit.
- La richesse d’un sujet.
- (Linguistique) Abondance d’une langue en expressions et en tours.
- La grande richesse du français.
- (Versification) Exactitude, justesse de rimes portée au-delà de ce qui suffit.
- Certains poètes recherchent jusqu’à l’excès la richesse des rimes.
- (Peinture) Éclat du coloris d’un tableau ; le talent de coloriste d’un peintre.
- La richesse du coloris d’un tableau, de la palette d’un peintre,
- (Musique) Puissance et variété des combinaisons harmoniques ou orchestrales.
- La richesse de l’harmonie, de l’orchestration,
- (Mécanique) Rapport carburant/air du mélange qui alimente un moteur.
- (Au pluriel) Grands biens.
- Ravie de cette réponse, Theodehilde fit charger sur plusieurs voitures les richesses de son mari, et partit pour Chalon-sur-Saône, résidence du roi Gonthramn. — (Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, 1er récit : Les quatre fils de Chlother Ier — Leur caractère — Leurs mariages — Histoire de Galeswinthe (561-568), 1833, Union Générale d’Édition, 1965)
- Il possède de grandes richesses. — Des richesses immenses, prodigieuses.
- Choses d’un grand prix.
- Ce sont des richesses que vous avez là. — Il y a des richesses dans cette bibliothèque, dans ce musée.
- conpresse
- possesse
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compresse
- (Médecine) Morceau de linge simple, ou plié en plusieurs doubles, qu’on applique sur un pansement pour le maintenir ou directement sur une partie blessée ou malade.
- Elle déchira un des voiles de son sein, dont elle fit une première compresse, qu’elle attacha avec une boucle de ses cheveux. — (François-René de Chateaubriand, Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert)
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panneresse
- (Maçonnerie) Pierre ou brique placée dans un mur de manière à laisser voir sa longueur et sa hauteur.
- Mettre des pierres alternativement en panneresse et en boutisse — (Legoarant cité dans Littré)
- Les murs extérieurs de la tour alternent boutisses et panneresses en très gros blocs taillés à double marge très bien ajustés. [...] Les murs intérieurs, qui présentent panneresses et boutisses sans ordre, divisent l’espace en six pièces, accessibles par des portes. — (Ambre Peron-d’Harcourt, Édifices ruraux à tour de Palestine hellénistique : parallèles à Qumrân, Syria, archéologie, art et histoire, nº 91, 2014.)
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nièce
- Fille du frère ou de la sœur.
- Voilà le moment de donner des preuves de votre amitié à ma malheureuse nièce, et je vous prie de venir auprès d’elle, sans perdre un seul instant. Vous savez combien le marquis de St. Alban était cher à toute la famille, à moi, à ma pauvre nièce ; l’année ne se serait pas passé sans qu’il entrât dans cette famille qui l’honorait, le chérissait : hélas ! il n’est plus de bonheur pour moi, pour nous — (Gabriel Sénac de Meilhan, L'Émigré, Brunswick, Fauche et compagnie, 1797, p. 218).
- (Par extension) Fille du cousin ou de la cousine.
- « Tu as bien vu. C’était ma nièce, Zara-Maria, la petite-fille de [mon oncle] Oktavius. Elle se cherchait une chambre où se coucher. [...] » — (Jean Raspail, Hurrah Zara !, Paris, Albin Michel, 1998, page 129 sq.).
- Épouse du neveu
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souplesse
- Qualité de ce qui est souple, de ce qui se plie aisément.
- L'humidité donne de la souplesse et de l'élasticité aux fils, et c'est en vue de la facilité du travail que les filateurs maintiennent l'air de leurs salles de préparation et de métier à filer à un degré hygrométrique suffisant. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Il avait saisi l’arbre à pleins bras, […]. À chaque effort, il se haussait d’une demi-coudée. Dans ses reins se mouvaient des souplesses de lézard ; l’écorce pétillait sous ses orteils nus ; […]. — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chap.1, 1910)
- Le singe est un animal qui a beaucoup de souplesse.
- Ce cheval a de la souplesse dans les jarrets.
- (Sports d’hiver) Flexibilité.
- (Gymnastique) Renversement du corps vers l’avant ou vers l’arrière terminant en position verticale après un passage en pont.
- Les pouces joints, prêts à saisir la poutre, je ferme mon esprit à tout sauf à la trajectoire de la souplesse arrière — (Alpheratz, Requiem, 2015, page 22.)
- (Sens figuré) Qualité d'esprit, de style, de voix, etc., qui est souple
- Il a beaucoup de souplesse dans l’esprit.
- Il a une grande souplesse de talent.
- Son style a de la souplesse.
- Sa voix n’a aucune souplesse.
- (Sens figuré) Docilité, complaisance, soumission aux volontés d’autrui.
- Avoir de la souplesse dans les affaires.
- Il est difficile de réussir dans le monde, si on n’a pas à souplesse, si l’on manque de souplesse.
- Il a beaucoup, il a trop, il n’a pas assez de souplesse dans le caractère.
- (Œnologie) Caractérise un vin bien équilibré dont la teneur en tanin et en acide ne heurte pas le palais. Pour les vins qualifiés de souples, la rondeur l'emporte sur l'astringence.
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prestesse
- (Vieilli) Promptitude, agilité, vivacité.
- Pille-miche tira la voiture par le timon, et Marche-à-terre la poussa par une des roues avec une telle prestesse que Francine se trouva dans la grange et sur le point d’y rester enfermée, avant d’avoir eu le temps de réfléchir à sa situation. — (Honoré de Balzac, Les Chouans, 1829)
- Les vingt pirates se trouvaient par ce mouvement exécuté avec une prestesse incroyable, enfermés dans un cercle formé par plus de cinq cents hommes bien armés et parfaitement montés. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Joliffe le déshabillait, le tournait, le retournait avec prestesse, tout en disant :…. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Était-ce l’effet de sa prestesse ou de sa dextérité, toujours est-il que le garçon captura un écureuil au sommet d’un arbre. — (Robert Louis Stevenson, Olalla, 1884, traduction Jean-Pierre Naugrette, 2004)
- (Vieilli) (Sens figuré) Promptitude en parlant de l’esprit et des choses qui en dépendent.
- Et le lendemain même de cette conversation (la simplicité n'exclut pas la prestesse) Mme Balizard prenait l'express de Paris, très simplement. — (Alphone Allais, À se tordre, 1891)
- Ailleurs, des gouvernants, bien intentionnés pour la plupart, mais limités, ayant à leur actif — parfois — la prestesse d'entournures que donne l'usage du monde, tel M. de Bulow en Allemagne. Insuffisant. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.