Dictionnaire des rimes
Les rimes en : primordiaux
Que signifie "primordiaux" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Masculin pluriel de primordial.
Mots qui riment avec "o"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "primordiaux".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : o , os , ot , ôt , ots , ôts , au , aux , aut , auts , eau , eaux et ho .
-
chenaux
?- Pluriel de chenal.
-
albinos
?- (Biologie) Atteint d’albinisme.
- Lapin albinos.
- Chez beaucoup d’espèces la forme albinos est notamment plus colorée que la forme sauvage. — (Société zoologique de France, Bulletin de la Société zoologique de France, volume 128, 2003)
- Il entre aussi, par la porte sans serrure, sans loquet, une femme albinos, à peau translucide, aux yeux rouges, aux lèvres comme rodées. — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, collection Le Livre de Poche, page 226.)
- – Sais-tu que les kangourous ne sont pas tous de la couleur rousse que tu connais? Certains sont tout blancs.– Ils sont métis comme moi?– Pour les kangourous on a un autre mot. On dit qu'ils sont albinos. Je ne crois pas que ça les dérange. — (Madeleine Mansiet-Berthaud, Wanda, Presses de la Cité, 2017, page 32)
-
arsenicaux
?- Masculin pluriel de arsenical.
-
chapiteau
?- (Architecture) Partie du haut de la colonne, sur laquelle est posée la frise, et qui repose sur le fût.
- Chapiteau corinthien. Chapiteau ionique.
- En face, sur le chapiteau d’un pilier, trois moines trapus, dodus et pansus, semble s’attrister du badigeon beurre frais qu’on leur a infligé. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, page 141, 2012)
- Quelques autres ornements d’architecture qui forment la partie supérieure, le couronnement de certaines choses.
- Chapiteau de pilastre. Chapiteau de balustre. Chapiteau de couronnement. Chapiteau de niche, etc.
- (Par extension) Corniches et autres couronnements qui se posent au-dessus des buffets, des armoires et d’autres ouvrages.
- (Par extension) Partie supérieure d’un alambic, dans laquelle se condensent les vapeurs qui s’élèvent de la cucurbite.
- (Par extension) Morceau de carton en forme d’entonnoir, qui se met vers le haut d’une torche, pour recevoir ce qui en dégoutte de cire ou de poix.
- (Par extension) (Histoire, Militaire) Deux ais joints qui couvrent la lumière d'un canon.
- (Par extension) (Alchimie) Vaisseau sur la cucurbite.
- (Par extension) Cornet placé au sommet d’une fusée volante.
- Grande tente destinée à accueillir les spectacles, principalement ceux du cirque.
- Note : Il se compose, en général, de mâts, poteaux de tour, d’une grande toile confectionnée spécialement avec, éventuellement, des mâts intermédiaires appelés corniches. Cette architecture est maintenue par des pinces (de grands pieux en acier), plantées autour et amarrées par des sangles.
- Elle repense à ce comédien qui, pendant qu'elle ajustait son costume, lui contait avec force détails l’accouplement zoophilique auquel il avait assisté sous un chapiteau en compagnie d'une trentaine d'autres gringos. — (Serge Brussolo, Cheval rouge, Le Masque, 2017, chapitre 28)
- Quand les catcheuses regagnèrent les vestiaires, les spectateurs se retirèrent lentement du chapiteau. Les commentaires fusèrent. — (Daniel Crozes, Un été d'herbes sèches, Éditions du Rouergue, 2016)
- (En particulier) (Cirque) Tente de cirque.
- Peu d'années après sa création, le cirque fermé et couvert trouva le moyen de devenir nomade. La tente de toile ou « chapiteau » soutenue par un mât central, les gradins démontables, une enceinte formée de matériaux légers, ont permis au cirque de transporter son spectacle de ville en ville. — (Gustave {Fréjaville, « Cirques fixes et cirques voyageurs », dans Encyclopédie française, Tome XVI : Arts et littératures dans la société contemporaine, Paris, 1935, pages 16.76-16)
- Ils ont les mêmes grands mâts — on définit un chapiteau comme un bateau par leur nombre — et les mêmes mâts annexes, de charge ou de corniche. — (Louis Merlin, C'était formidable !, Mémoires, Tome II, Julliard, Paris, 1966, chap. XI « Radio-Circus », p. 227)
- Les monteurs eux-mêmes se répartissaient en plusieurs groupes. Un des plus importants érigeait les mâts, plantait les pinces, tendait les haubans, fixait les corniches, bref hissait le chapiteau. — (Achille Zavatta, Viva Zavatta, coll. "Vécu", Robert Laffont, Paris, 1976, chap. 8 « Le spectacle continue ! », page 84)
- En contrebas, derrière les arbres,on distinguait la toile à rayures blanches et bleues d'un cirque. Des baltringues en maillots de corps, après avoir monté les chapiteaux, étaient venus se désensoiffer. — (Jean-Michel Morel , Le prix du pardon, éditions Stock, 2006)
-
beau
?- D’aspect agréable à l’œil ou à l’oreille.
- Il n’y a de beau que ce qui nous semble inutile ! — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- On ne pouvait voir de fille plus fraîche, plus riante ; elle était blonde, avec de beaux yeux bleus, des joues roses et des dents blanches comme du lait ; […]. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Vuillet était la bête noire d’Aristide. Il ne se passait pas de semaine sans que les deux journalistes échangeassent les plus grossières injures. En province, où l’on cultive encore la périphrase, la polémique met le catéchisme poissard en beau langage : Aristide appelait son adversaire « frère Judas », ou encore « serviteur de saint Antoine », et Vuillet répondait galamment en traitant le républicain de « monstre gorgé de sang dont la guillotine était l’ignoble pourvoyeuse. » — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 99)
- Mettez-vous en garde contre ces belles promesses, elles cachent souvent la plus infame des tromperies. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- D’ailleurs, elle voyait bien qu’il était tout jeune et très beau sous sa simple tenue de toile blanche. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Il n’y a de beau que ce qui nous semble inutile ! — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Marseille, quand elle est belle, est extrêmement belle, mais, dans ses hideurs, elle va au paroxysme. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Zaheira ne put s’empêcher de penser qu’elle n’avait jamais vu un homme aussi prodigieusement beau. Elle se sentit rougir. Sa gorge se serra. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », Édition Corrêa, 1940)
- (Par extension) Agréable.
- Et puis, je continuais à embellir ma maison : […]. Les lilas plantés par Sam étaient en fleur à présent et, l'un dans l'autre, la vie était belle. — (Kristan Higgins, Un grand amour peut en cacher un autre, traduit par Karine Xaragai, éditions Harper Collins & Mosaïc, 2014)
- (Météorologie) Qualifie un temps ensoleillé.
- Le ciel demeurait beau, mais le vent fraîchissait et le roulis de l’aéronat s’accentuait. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 179 de l’édition de 1921)
- Les jours de beau, ils s'asseyent sur les chaises en métal au milieu de la pelouse. — (Sandrine Collette, Ces orages-là, J-C Lattès, 2021)
- (Cuisine) Gros.
- Prendre trois belles tomates.
- Grand.
- — Pourquoi n’as-tu pas mangé un morceau de pain ?— J’en ai mangé deux, mais j’ai encore une belle faim. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- Dans les noms composés de parenté, indique que la relation est due à une alliance (incluant un second mariage).
- Le beau-frère est le frère de l’épouse ou l’époux de la sœur (ou de la belle-sœur).
-
boucau
?- Entrée d'un port.
- Celle-ci « dépend de la difficulté de l'entrée et de la sortie du boucal qui est à l'entrée de la mer », et la survie de la ville passe, désormais, par la réfection du boucau. — (Philippe Masson, Michel Vergé-Franceschi, La France et la mer au siècle des grandes découvertes, 1993)
-
cerceaux
?- Pluriel de cerceau.
- rsquo
-
sitôt
?- (Vieilli) Aussitôt.
- Votre affaire ne sera pas sitôt finie que la mienne. Je n’arriverai pas sitôt que vous.
- Sitôt que vous serez entrés, il faudra vous dégréer ; on vous garde pour le souper, car, ce soir, il y a une veillée. — (La Bottine souriante, "Dans nos vieilles maisons")
- Notre quête de l'objet rare nous amène à regarder beaucoup (énormément... trop ?) de films, dont finalement peu méritent vraiment le qualificatif de "nanar". Un qualificatif qu'on ne considère pas comme un sceau infâmant mais bien comme un label de prestige, au contraire des tonnes de navets infâmes et soporifiques qu'on se coltine à longueur d'année dans notre exploration assidue des bas-fonds filmiques, des ruelles mal famées des vidéo-clubs, des arrières-cours interlopes de mini-studios de margoulins sitôt créés sitôt disparus et, de plus en plus, des fonds de catalogues affligeants des chaînes de streaming et de VOD. — (Nanarland, Nos 27 derniers échecs, le 16 juin 2022 → lire en ligne)
-
cahot
?- Saut que fait un véhicule en roulant sur un chemin pierreux ou mal uni.
- Luizzi la soutenait dans ses bras en protégeant sa tête contre le mouvement et les cahots de la voiture ; il l'enveloppa dans la roulière et la contempla ainsi pâle, froide, presque mourante. — (Frédéric Soulié, Les mémoires du diable, chapitre 26, tome 2, Paris : chez Michel Lévy frères, 1858, page 236)
- Depuis un instant, des bruits confus venaient de derrière les coteaux, au milieu desquels se perd la route de Nice. C’étaient comme les cahots éloignés d’un convoi de charrettes. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
- En jeep ou en command-car, il fallait bien compter dix heures de piste pour arriver au taladro où s’était produit l’accident de la veille. Le grand patron et son brain-trust avaient les fesses talées par les cahots. — (Georges Arnaud, Le Salaire de la Peur, 1950)
- L’avion roulait avec de rapides cahots, puis il n’y eut plus de secousses, mais un glissement doux. Ils avaient quitté le sol. — (Joseph Kessel, L’Équipage, Gallimard, 1969, page 50)
- (Sens figuré) (Vieilli) Chose ne s’étant pas bien passée, mécompte.
- Nous avons eu, nous avons éprouvé beaucoup de cahots dans cette affaire.
-
biveaux
?- Pluriel de biveau.
-
arioso
?- (Musique) Indique un chant soutenu et approprié aux airs.
-
baptismaux
?- Masculin pluriel de baptismal.
- hugo
-
amicaux
?- Masculin pluriel de amical.
-
chassepot
?- (Histoire) (Armement) Fusil à tir rapide et à longue portée, en usage dans l’armée française de 1866 à 1874.
- C’était la première fois que je voyais le feu, je n’étais pas complètement rassuré. Mon cœur battait à coups profonds, et malgré moi je serrai la batterie de mon chassepot tout armé d’une main nerveuse. — (Amédée Achard, Récits d’un soldat - Une Armée Prisonnière ; Une Campagne Devant Paris, 1871)
- Mais non; pour régler les différents entre les exploiteurs et les exploités, entre les parasites et les producteurs, l’Empire n’a rien trouvé mieux que le chassepot, qu’il vient de mettre à la disposition de la classe des capitalistes, sa complice, son alliée, […]. — (« Manifeste des ouvrières de Lyon », paru dans La Marseillaise du 23 avril 1870 ; cité dans L’Internationale de Oscar Testut, 1871)
- On l’a tuée à coups de ChassepotÀ coups de mitrailleuseEt roulée avec son drapeauDans la terre argileuseEt la tourbe des bourreaux grasSe croyait la plus forte.— (Eugène Pottier, Elle n’est pas morte !)
- Deux ou trois fédérés passent devant la vitre, en courant, et lâchent leur chassepot qui tombe sur le pavé.— Regardez !… ils s’enfuient ! — (Jules Vallès, L’Insurgé, G. Charpentier, 1908)
-
agneaux
?- Pluriel de agneau.
- Ces migrations pastorales permettaient aux moutons des plaines de bord de mer de fuir la chaleur et, sous la direction des bergers, de monter vers les pâturages d’altitude pour y trouver herbe et fraîcheur pendant trois ou quatre mois d’été, avant de « démontagner » à l’automne, en prévision des premières neiges, afin que les brebis retournent mettre bas leurs agneaux dans les bergeries de la plaine originelle. — (Antoine de Baecque, Ma transhumance, 2019)
-
adjectivaux
?- Masculin pluriel de adjectival.
-
brutaux
?- Masculin pluriel de brutal.
-
centavo
?- Un centième de diverses unités monétaires en pays hispanophones ou lusophones.
- Le centavo vaut un centième de metical.
-
câblot
?- Variante de câbleau.
- Les baleinières de l’avant-garde seront réservées à la fraction qui doit embarquer la dernière ; si la profondeur de l’eau le permet, la vedette aura repris leurs câblots et se tiendra prête à les éloigner rapidement. — (Institut français de la mer, La Revue maritime, 1908)
-
cogito
?- Théorie qui propose que l’être humain doit exister puisqu’il est capable de se poser la question même.
- À l’instar du cogito gourmand qui intègre, dans son conatus, les autres hommes et les autres vivants, le cogito engendré ressent le trouble de plusieurs lignées derrière la sienne. — (Corine Pelluchon, « Les nourritures, ce monde commun », journal La Croix, 2 janvier 2015, page 12)
-
cadeau
?- (Vieilli) Fête que l’on donnait principalement à des femmes, partie de plaisir.
- Elles y ont reçu des cadeaux merveilleux de musique et de danse. — (Molière, Am. magn. I, 1)
- Des promenades du temps,Ou dîners qu’on donne aux champs,Il ne faut point qu’elle essayeSelon les prudents cerveaux,Le mari dans ces cadeauxEst toujours celui qui paye. — (Molière, L’École des femmes, III, 2)
- Présent, don.
- Je me représentais sa mine lorsqu’elle recevrait mon cadeau, et je me demandais : « Qu’est-ce qu’elle dira ? » — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Je reçus de France un important matériel, un nouveau cinématographe, cadeau de mon ami Pierre Albaran, et un phonographe envoyé par Jean Borotra, le champion de tennis. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Le « gros » l'entretenait parcimonieusement de repas et de cadeaux mesquins et lui payait sa chambre, au coin de la rue Grange-Batelière. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 88)
- Cheikh Gaafar se montra généreux pour la dot et les cadeaux. Il fit célébrer de belles fêtes pour le mariage. […]. Le village entier fut en liesse. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", 1940)
- J’ai reçu des sous-vêtements, des montres, même des étuis à crayon. Que des choses pratiques. Ce ne sont pas des cadeaux, ça! Les cadeaux, c’est le luxe, l’inattendu, le flafla. Ça ne sert à rien, un cadeau qui sert à quelque chose. — (David Goudreault, La bête à sa mère, Stanké, 2015, page 152)
- (Ironique) Employé par antiphrase pour désigner quelqu’un ou quelque chose qui déplait ou qui nuit.
- Ah ! C’est un joli cadeau ! Depuis vingt-huit ans que je l’endure ! Ah ! Je suis servie ! — (Louis-Ferdinand Céline, Mort à crédit, Denoël & Steele, Paris, 1936)
- Avec ça le crâne aussi lisse que ces saletés de melons qui font la richesse de la région, mais l’intelligence en moins.Incapable de prononcer une phrase sans mettre un mot à la place d’un autre.Un cadeau pour l’humanité. — (Tito Topin, Shanghai Skipper, Série noire, Gallimard, 1986, page 20)
- Ivre mort, le salaud ! Allons bon, v’là autre chose ! Tu parles d’un cadeau, ce mec ! — (Frédéric Dard (San-Antonio), La Matrone des Sleepinges, Fleuve Noir, 1993)
-
boqueteau
?- Petit bois, groupe d’arbres.
- […], puis il avait remonté les crêts par un des milles[sic] sentiers que l’ingéniosité des contrebandiers leur fait sans cesse frayer à travers ces prés-bois et ces boqueteaux de sapins. — (Louis Pergaud, L’Évasion de Kinkin, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Regardez ce boqueteau : une des entrées des souterrains du manoir y aboutit. — (Jean Ray, Harry Dickson, Les Vengeurs du Diable, 1932)
- (Sens figuré) Nous touchons le fond obscur près d’un boqueteau marinOù les poissons de couleur jouent aux oiseaux du latin — (Jules Supervielle, Gravitations, page 183, 1925, Gallimard, 1988)
- Un boqueteau de sapins leur servit d’abri et tous deux s’y dissimulèrent. — (James Oliver Curwood, Kazan, 1914, traduit de l’anglais par P. Gruyer et L. Postif, Hachette, 1937, page 80)
- Certes des boqueteaux peuvent être rencontrés aux détours de Gollainville avec les bois de Châteaugay, près de Fresnay-les-Chaumes avec les bois de Bel-Ebat tous proches, ou vers Fromonvilliers et Baccon. Mais la tendance reste à la rareté de la végétation. — (Bruno Martinet, Maisons et paysages du Loiret, Éditions Créer, 1988, page 37)
-
berceau
?- (Puériculture) Petit lit où l’on couche les nourrissons et qui est disposé pour que l’on puisse le balancer, le bercer, aisément.
- Deux berceaux côte à côte, dans sa chambre, renfermaient les deux petits corps. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- C’était une carapace de tortue de mer qui, paraît-il, avait servi de berceau à Henri IV nouveau-né. — (Jean L’Hôte, La Communale, Seuil, 1957, réédition J’ai Lu, page 167)
- Les parents d’un bébé trouvé mort dans son berceau à Bray-Saint-Aignan (Loiret) ont été mis en examen ce vendredi du chef de « meurtre d’un mineur de moins de 15 ans » et placés en détention. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 5)
- (Sens figuré) Lieu du commencement, du début.
- Au milieu de cet entraînement général vers l’Afrique, l’Asie est négligée d’une manière vraiment inexplicable. Presque tout reste à découvrir dans cet antique berceau du genre humain. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, L’Altai, son histoire naturelle, ses mines et ses habitants, Revue des Deux Mondes, tome 11, 1845)
- Agustina accoucha seule au-delà des faubourgs de Cádiz, Andalucía, berceau de ce mythe, près du cap de Trafalgar où cet hijo de puta de Nelson mit la pâtée à la flotte franco-espagnole — ce qui n'a rien à voir avec notre histoire, passons. — (François Coupry, L'œil du gitan: roman, Éditions du Rocher, 2000, page 10)
- En cette fin de XIXe siècle, la France est le berceau incontesté de la recherche sur les personnalités multiples. — (Antoine Bello, Scherbius (et moi), Gallimard, 2018, page 114)
- Prime enfance.
- Roland avait, depuis le berceau, ce que nos grands-mères appelaient le diable au corps, ce que nous appellerions nous la bougeotte névrotique, un besoin viscéral de se frotter à tous les interdits, […]. — ('Francis Renaud, Justice pour le juge Renaud : Victime du gang des lyonnais ?, Éditions du Rocher, 2011, chap. 8)
- (Jardinage) (Par analogie) Charmille taillée en voûte, treillage de même forme sur lequel on fait monter de la vigne, du jasmin, etc.
- Vous ne sentez pas, sous les berceaux de clématite où vous méditez sur les poésies, l’odeur du cigare qui dépoétise les manuscrits […] — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Mais un des charmes de ce jardin d’hiver était, aux quatre coins, des antres de verdure, des berceaux profonds, que recouvraient d’épais rideaux de lianes. — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- Et enfin il me faut parler de certain berceau qui s’y trouvait et où se passa, deux étés plus tard, le fait capital de ma vie d’enfant. Il était adossé au mur d’enceinte et couvert d’une treille de muscat toujours grillée par le soleil. — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
- (Architecture) Arceau.
- La voûte centrale, en berceau avec arcs-doubleaux, est contre-butée par les voûtes également en berceau, couvrant les collatéraux très-étroits. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Si on dispose orthogonalement entre elles deux voûtes en berceau et que l'on élimine les parties qui se trouvent en dessous de l'intersection, on obtient une nouvelle figure structurale appelée voûte d'arêtes. — (Aurelio Muttoni, L'art des structures: Une introduction au fonctionnement des structures en architecture, PPUR Presses polytechniques, 2015, page 91)
- Pièce ou chemin courbé dans le plan vertical pour permettre un changement d’inclinaison (pivotement vertical) sans employer d’essieu.
- Le berceau d’un canon. - Les berceaux d’une chaise berçante.
- (Industrie minière) Lavoir à barrage pour certains minerais.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Gravure) Instrument du graveur en manière noire ; sorte de ciseau terminé par un biseau aigu que l’on promène — en berçant — sur le métal à graver ; on obtient ainsi une série de pointillés, de grains, de petits trous qui retiennent le noir d’impression. L’épreuve obtenue, après l’emploi du berceau, est d’un noir plus velouté.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.