Dictionnaire des rimes
Les rimes en : pierre
Que signifie "pierre" ?
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- Désigne dans l'usage courant une roche solide et plus ou moins dure, qui constitue une masse compacte dans le sol ou qui affleure à la surface.
- Tirer de la pierre d’une carrière.
- Sculpter la pierre.
- Escalier, pont de pierre.
- L'âge de pierre.
- Bloc de roche employé dans la construction des édifices.
- Or, cette surélévation est construite en pierres avec bossages, les créneaux sont plus espacés, l’appareil beaucoup plus soigné que dans la partie inférieure […]. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Poser, mettre la première pierre à un bâtiment.
- Un tailleur de pierre ou de pierres.
- Une assise de pierres.
- Pierre faite : entièrement taillée et prête à être mise en place.
- (En particulier) Différentes sortes de pierres qui servent à divers usages :
- Pierre taillée, pierre polie, pierre éclatée : Noms donnés à différentes sortes d’armes ou d’outils primitifs, qui étaient faits en pierre.
- Pierre à bâtir, de taille.
- N’embrasse pas les morts : car ils étouffent les vivants.Aie pour les choses mortes le respect qu’on doit aux pierres à bâtir. — (Marcel Schwob, Le Livre de Monelle, Mercure de France, 1895)
- Pierre à feu.
- Où est mon briquet ? […] Zut ! Plus de pierre… Je vais en mettre une… — (Franquin, Gaston — Gala de gaffes à gogo, éditions J.Dupuis Fils, 1973, page 48)
- (Sens figuré) Symbole de la dureté.
- Une âme, un cœur de pierre : Une personne dure, insensible, que rien ne peut émouvoir.
- Bloc de taille variable ; quartier de roche, caillou.
- On a cru voir dans ce bas-relief une représentation de la mort de Simon de Montfort, tué devant les murs de Toulouse par la pierre d’un engin servi par des femmes, sur la place de Saint-Sernin. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Jeter une pierre dans un puits.
- Trébucher sur une pierre.
- Se battre à coups de pierres.
- (En particulier) Gemme.
- Les peuples préhistoriques ont eu des conventions monétaires, de coquillages, pierres, pépites ou lingots de métaux précieux, de valeur intrinsèque relative constante, pour acheter des objets moins portatifs dont le possesseur était titulaire. C'était des constitutions financières démocratiques de l'âge d'or. — (Géo, Démocratie Européenne, Saint-Nazaire : Imprimerie ouvrière, 1924, non paginé : 3e page)
- Pierres gravées : Pierres fines ou compositions imitant les pierres fines, sur lesquelles on a gravé des figures en creux ou en relief.
- (Par ellipse) Pierre précieuse, en particulier diamant.
- Voilà une belle pierre.
- (Par ellipse) Pierre tombale, dalle recouvrant la tombe d’un mort.
- Personne ne vient prier sur sa pierre.
- On ne mit point d’inscription sur sa pierre.
- (Par métonymie) Bien immobilier.
- Dans un contexte d’incertitudes économiques, la pierre reste une valeur refuge pour les investisseurs. — (Béatrice Madeline, Le risque de bulle immobilière est loin d’être écarté, Le Monde. Mis en ligne le 10 août 2020)
- (Désuet) Calcul, concrétion qui se forme dans les reins, dans la vésicule ou ailleurs dans le corps.
- Trois mois après le malade pissa un calcul d’acide urique qu’on jugea le noyau d’une pierre plus volumineuse qui avait été usée et dissoute. — (Dr Petit, Traitement médical des calculs urinaires par les eaux de Vichy, dans Revue Médicale française & étrangère, juin 1838, en collection dans l’Encyclographie des sciences médicales, Bruxelles, 1838, page 107)
- Dureté ou sorte de gravier qui se trouve dans quelques fruits.
- Ces poires ont beaucoup de pierres.
- (Go) Jeton utilisé au jeu de go.
- Le jeu de go oppose deux adversaires qui placent à tour de rôle des pierres noires et blanches sur un tablier.
- (Curling) Objet sphérique en granite et muni d’une poignée servant à jouer au curling
- Les équipes jouent alternativement et chaque joueur envoie à son tour 2 pierres de 19,6 kg avec style dans un ordre immuable, quelle que soit la situation et les points en place. — (www.curling-lyon.fr, Curling Club Lyon, Tout savoir sur le curling, 2019)
- (Vieilli) Pierre à eau, ancêtre de l’évier en faïence, dans laquelle les ménagères faisaient la vaisselle et tous les lavages relatifs à la préparation de la cuisine.
- (Afrique francophone) (Argot) Argent, monnaie.
Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "pierre".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
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dessert
?- (Cuisine) Mets généralement sucré habituellement servi à la fin d’un repas.
- Sorbet, gâteau au chocolat, tarte au pommes, crème caramel, mousse au chocolat. Je vous récite la litanie mais il n'y a qu'un dessert qui compte : nos îles flottantes. Il est impératif que vous goûtiez nos îles flottantes. Spécialité absolue. — (Paul Emond, Les îles flottantes : théâtre, Éditions Lansman, 2005, page 51)
- Le but de l'étude consistait à optimaliser les propriétés sensorielles et rhéologiques des desserts lactés UHT, en recherchant les types adéquats et les quantités appropriées d’amidon et de carragénate, et en ajustant la technologie du procédé UHT direct. — (Revue de l'agriculture, n° 4 à 6, Paris : Ministère de l'agriculture, 1982, page 2808)
- — Je connais des enfants qui, si le choix leur était donné, préféreraient la fessée à la privation de dessert. — (Le griffon couronné - 7)
- (Par extension) Moment où ce mets est sur la table.
- Une discussion avait fait traîner le dessert en longueur, et les gens tardaient à servir le café. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Les hors-d’œuvre disparaissaient avec les banalités d'une conversation qui attend le dessert pour se dessiner. — (Pierre Audibert, Les Comédies de la Guerre, 1928, p.88)
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meurtrière
?- (Droit) Celle qui a commis un meurtre.
- Comme cette première enquête ne lui permet pas d’identifier la coupable, le professeur monte à l’aide d’Innes, d’Alice et de Fred, un stratagème destiné à démasquer la meurtrière en l’obligeant à “désassassiner” Innes… — (Jacques Baudou, Jean-Jacques Schléret, Les Métamorphoses de “La Chouette”, 1986, page 1920)
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caloyère
?- Féminin singulier de caloyer.
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camembert
?- (Fromage) Fromage français à base de lait de vache, à pâte molle à croûte fleurie, de couleur blanche et de forme ronde.
- les camemberts, d’un fumet de gibier trop faisandé. — (Émile Zola, Le Ventre de Paris, Georges Charpentier, Paris, 1873)
- À Suresnes (à moins que ce ne soit à Asnières), la mère de Pomme annonçait à ses patrons que les camemberts ne tiendraient pas jusqu’au soir. — (Pascal Lainé, La dentellière, Gallimard, 1974, réédition Folio, page 58)
- La barbaque est accompagnée de légumes ou de pâtes, c'est comme on veut. Pour le frometon, à pile ou face, on se prend camembert ou bleu. — (Petit Futé Niort 2007, page 36)
- Le camembert fait partie de la famille des fromages à pâte molle, sous section croûte fleurie. On retrouve dans cette famille le coulommiers, le bric, le carré de l'Est, le chaource, le saint-marcellin et, en Normandie, le neufchâtel et le gournay. — (Gérard Roger-Gervais, L'esprit du camembert, Editions Cheminements, 2005, page 109)
- Peu de produits de grande consommation peuvent se décliner ainsi sur toute la gamme des revenus, du « clacos » hors d'âge qui fait le bonheur du clochard au camembert spécialement affiné et planché en cave par « votre fromager » qui, sur les plateaux de grands restaurants, se retient presque de sentir. — (Pierre Boisard, Le Camembert, mythe français, éd. Odile Jacob, 2007, page 289)
- […] cette fois où Georges, devant trente personnes, mit à la porte manu militari un représentant de chez Le Petit, invité par je ne sais qui, qui avait eu le malheur de défendre le camembert pasteurisé. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
- (Statistiques) (Familier) Synonyme de diagramme circulaire, ce type de diagramme faisant penser à un camembert découpé en parts.
- les radsocs de l'époque, véritables précurseurs de la social-démocratie, situés à la droite de socialistes sur le demi-camembert électoral, passeraient aujourd'hui pour des gauchistes. — (Périco Légasse, Que la gauche redevienne cassoulet !, dans Marianne (magazine), n° 772 du 11 février 2012, page 82)
- (Jeux) Au Trivial Pursuit, pion associé à un joueur, et faisant penser à un tel diagramme.
- (Poste) Tampon de forme circulaire, imprégné d’encre d’oblitération, autrefois utilisé dans le service postal.
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chimère
?- (Mythologie) Figure imaginaire représentant un animal fabuleux à buste de lion à ventre de chèvre et à queue de serpent.
- Si Barbicane avait seulement pensé à se munir d’un appareil de scaphandre et d’une pompe à air, je me serais aventuré au dehors, et j’aurais pris des attitudes de chimère et d’hippogriphe sur le sommet du projectile. — (Jules Verne, Autour de la Lune, 1869)
- Voici encore, toujours chez M. Koch, un jeune chirobate du Céleste-Empire et une figure d’Ascète, et des griffons, des chimères, des fleurs, des oiseaux, toute une faune quelque peu apocalyptique. — (Casimir Stryienski, Soirées du Stendhal Club : documents inédits, Mercure de France, Paris, 1905, page 147)
- (Par extension) (Fantastique) Toute créature composée de parties de différents animaux.
- La coquecigrue et la cocatrix sont des chimères.
- (Par extension) (Architecture) Sculpture mythique ou grotesque qui orne un bâtiment.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Par analogie) (Biologie) Individu qui possède deux génotypes différents, provenant de deux zygotes différents ou plus (qui peuvent être d’espèces différentes). À ne pas confondre avec un hybride.
- Créer des chimères Une chimère est un organisme portant des caractères génétiques issus de deux génotypes différents. Des chimères interespèces chez les mammifères sont réalisées depuis les années 1970, où elles ont été générées chez les rongeurs et utilisées pour étudier les processus de développement précoce. — (Radio-Canada, Des embryons chimériques humain-singe créés, site radio-canada.ca, 21 avril 2021)
- On peut créer des chimères d’espèces différentes, mais il faut que ces espèces soient suffisamment proches génétiquement.
- A-t-on jamais vu une chimère d’homme et de cheval ?
- (Par analogie) (Botanique) Organisme greffé composé de tissus de génotypes différents.
- (Par analogie) (Zoologie) Poisson marin vivant dans les abysses de la sous-classe des holocéphales en classification classique.
- Il dit avoir pêché une chimère dans la rivière, mais j’ai quelques doutes là dessus.
- (Sens figuré) Projet vain, impossible ; utopie.
- Autrefois, rechercher les sources du Nil, « fontes Nili querere », était regardé comme une tentative insensée, une irréalisable chimère. — (Jules Verne, Cinq semaines en ballon, 1863)
- Cavalerie, ma mie, à vous de donner l’exemple. Quittez vos vieilles fanfreluches, soutaches, brandebourgs ou plastrons ; pelisses engonçantes, habits vestes étranglant la taille ; tresses et torsades gênant les mouvements. Renoncez à ces couleurs éclatantes, cibles niaisement glorieuses, devant le tir certain des armes d’aujourd’hui. Disons ensemble ici, un dernier adieu à ces héroïques défroques, symboles encore si vivaces des sublimes chimères pour lesquelles nos pères versèrent le plus pur de leur sang ; cela fait, endossez gaiement votre nouvelle tunique qui, pour si sombre et si prussienne qu’elle soit, est aussi plus saine, plus commode, moins coûteuse, vous couvrant mieux les reins et vous tenant plus chaud au ventre. — (Émile-Marcelin-Isidore Planat dit « Marcelin », « Vieux Uniformes », in La Vie parisienne : magazine mensuel artistique et littéraire, 19 décembre 1868)
- « Le mouvement perpétuel est impossible : il faut se tenir loin de ceux qui le trouvent. »Cet aphorisme incisif et précis est de Joseph Bertrand ; il devrait être écrit sur les murs des bureaux de brevets, car il détournerait peut-être certains inventeurs de la poursuite d’une vaine chimère. — (Aimé Witz, « Le Mouvement perpétuel de deuxième espèce », dans La Revue scientifique, 2e sem. 1910)
- Bert portait toujours ce plastron ; c’était sa chimère favorite, créée par une somnambule extra-lucide qui avait déclaré au jeune homme qu’il avait les poumons faibles. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 102 de l’édition de 1921)
- Dire qu’il y a des années que je caresse cette chimère, que je vis avec cette idée folle : mon journal à moi […] Je l’ai réalisé, ce rêve impossible, je le tiens, l’oiseau bleu, entre mes doigts. Le Justicier. C’est un journal de finance. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 171)
- L’évolution des 30 dernières années a nettement montré que la construction d’une société sans classe dans un milieu national arriéré est une chimère. — (« L’U.R.S.S. et le Stalinisme » ; thèse présentée au 2e congrès mondial de la IVe Internationale à Paris en 1948)
- Certains souhaits peuvent paraître utopiques. Cependant, ne perdons jamais de vue que nous sommes aujourd’hui la réalisation des chimères d’hier ! — (Réjean Parent, Dix tracas en moins pour 2021, Le journal de Québec, 30 décembre 2020)
- Armoiries avec une chimère (sens héraldique) (Héraldique) (Rare) Meuble représentant dans les armoiries un être fabuleux à corps de lion et tête et buste de femme. Se blasonne comme la lionne.
- D’argent à une chimère de gueules, tachetée d’azur, qui est de Hideux le Fort Tirant (armoiries fictives des Chevaliers de la Table Ronde) → voir illustration « armoiries avec une chimère »
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concert
?- (Désuet) Concorde.
- Plus le concert regne dans les assemblées, c’est-à-dire plus les avis approchent de l’unanimité, plus aussi la volonté générale est dominante ; mais les longs débats, les dissentions, le tumulte, annoncent l’ascendant des intérêts particuliers & le déclin de l’Etat. — (Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social, 1762, livre IV, chapitre 2)
- Ensemble de collectivités tendant vers la concorde.
- Être admis dans le concert des nations.
- Dès les années 90-130, dans le concert des Églises, l'Église romaine jouit d'une certaine « mise en vedette ». — (Après Jésus. L'invention du christianisme, sous la dir. de Roselyne Dupont-Roc et Antoine Guggenheim, Albin Michel, 2020, page 548)
- (Musique) Harmonie formée par plusieurs voix, ou par plusieurs instruments, ou par une réunion de voix et d’instruments.
- Le mélange de ces instruments et de ces voix forme un agréable concert.
- (Spécialement) Séance musicale où l’on entend l’exécution de divers morceaux.
- Pourquoi restaurer les histoires vermoulues et poudreuses du moyen-âge, lorsque la chevalerie s’en est allée pour toujours, accompagnée des concerts de ses ménestrels, des enchantements de ses fées et de la gloire de ses preux ? — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Mais l’artiste et son auditoire sont infatigables, le concert s’éternise, et nous devons fournir une bonne étape demain. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 34)
- La mode aurait voulu que lui et ses fils revêtissent des costumes flamboyants pour exécuter leurs concerts, […]. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n'arrive jamais, 1955)
- Petit "prospectus" élevé au rang d’œuvre d'art, le flyer est un des moyens de diffusion de l’information parmi les plus efficaces et les plus branchés. Le flyer est aussi utilisé pour les warm-up, les soirées, les concerts, les DJ set, les after. — (Petit Futé Paris Nuit, 2007, page 53)
- En 1973, quand le centre d’activités culturelles et de loisirs de Sully organisait son « florilège musical » en présentant un récital de guitare, un récital d’orgue et un concert de l’Ensemble instrumental Andrée Colson, tu n’étais pas intéressé encore ; […]. — (Colette Bissonnier, Chroniques du festival, Éditions Publibook, 2011, page 21)
- (Par analogie) Ensemble de plusieurs sons ou bruits qui se font entendre à la fois.
- Mille bruits, que je ne pouvais distinguer de nos souffles, de nos frôlements contenus, établissaient autour de nous leur concert. — (Philippe Sollers, Une curieuse solitude, Seuil, 1958, réédition Le Livre de Poche, page 73)
- Sa chute, pensait Ouroz, tandis que sur les branches au-dessus de sa tête se répandait, plus sonore à chaque instant et mieux accordé, le concert des oiseaux, sa chute, après tout, n’était qu’un accident – et banal. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- Un concert de huées et de rires méprisants lui répond. — (Patrick Senécal, Aliss, Éditions Alire, Québec, 2000, page 373)
- A partir d’enregistrements de concerts de rainettes en période de reproduction, les chercheurs ont tout d’abord modélisé de quelle manière les femelles perçoivent le concert de mâles. — (Benjamin Prud'homme et Nicolas Gompel, Le chant des rainettes criardes, pas si cacophonique Le Monde le 27 mars 2017)
- (Sens figuré) Ensemble d'expressions d'idées de sources multiples allant généralement dans le même sens.
- Plusieurs responsables républicains se sont associés au concert de critiques. — (Le Monde avec AFP, Mis en cause par les parents d’Otto Warmbier, Trump plaide une « mauvaise interprétation », Le Monde. Mis en ligne le 1er mars 2019)
- Depuis la naissance du mouvement Black Lives Matter, de nombreux athlètes ont ajouté leurs voix au concert des contestations. — (Robert Frosi, Les athlètes ont-ils une influence sur la politique américaine?, radio-canada.ca, 10 janvier 2021)
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boursicotière
?- Féminin singulier de boursicotier.
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père
?- Mâle ayant fécondé un ovule qui a donné naissance à un enfant.
- Rabalan était le dernier représentant d’une famille de sorciers qui, durant plus d’un siècle, régnèrent dans Trélotte. Son arrière-grand-père, son grand-père, son père, tous ses oncles et tous ses cousins avaient été sorciers, et l’on racontait d’eux des choses terribles et merveilleuses. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Rabalan)
- À mon père, inaccessible et caché comme un dieu, je ne saurais directement penser. — (Pierre Michon, « Vies d'Eugène et de Clara », in Vies minuscules, éd. Gallimard, coll. « Folio », 1984, page 71)
- Un bon père, un père tendre.
- Être père de plusieurs enfants.
- Tendresse de père, amour de père.
- Il faut honorer son père et sa mère, respecter son père, obéir à son père.
- Les enfants ne peuvent avoir trop de déférence, trop de respect pour leur père.
- Cet enfant a perdu ses père et mère.
- Individu mâle qui a pris le rôle et la responsabilité paternelle dans la vie d’un enfant.
- (Par extension) (Souvent au pluriel) Ascendant, quel que soit le degré de parenté.
- C’est la loi de mes pères, répondit Rébecca ; elle leur a été donnée au milieu des foudres de la tempête, sur le mont Sinaï, dans la nue et dans le feu. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Nos pères étaient donc plus sages que nous lorsqu’ils repoussaient l’idée des courses. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Nous considérons aujourd’hui comme une parfaite cuistrerie l’ancienne prétention qu’eurent nos pères de créer une science de l’art ou encore de décrire l’œuvre d’art […] — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chap. IV, La Grève prolétarienne, 1908, page 195)
- (Sens figuré) Celui qui a beaucoup fait pour la prospérité, pour le salut, pour le bonheur d’un peuple ou d’une classe nombreuse de personnes, qui agit envers ceux dont il prend soin comme un père agirait envers ses enfants.
- Cicéron fut appelé le père de la patrie.
- Ce général est le père de ses soldats.
- Cet homme est le père des pauvres.
- Ce maître est un père pour ses élèves.
- (Religion) (Surtout au pluriel) (Par ellipse) Père de l’église.
- En vain donc ces dangereux interprètes nous crient que le gros des Pères n'a jamais examiné critiquement, le vrai ou le faux des explications littérales de la Bible ; qu'aussi la Tradition varie fort sur cela ; […]. — (Père Ignace de Laubrussel, Traité des Abus de la Critique en Matière de Religion, Paris : Grégoire du Puis, 1711, vol.2, page 135)
- Alors que les premiers Pères expliquaient les analogies entre les enseignements des Écritures et ceux des philosophes par des contrefaçons diaboliques […] un Origène, un Eusèbe, un Ambroise recourent à la théorie du plagiat des Écritures par les Sages de la Grèce. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
- Homme ayant inventé ou fait naître une science, un art, une technique.
- Cet écrivain est considéré comme le père de la poésie anglaise. — (Magali Favre, Si la langue française m'était contée, Fides, 2021, page 203)
- Mon département a eu l’honneur de donner naissance au père de l’Entomologie ; l’illustre Latreille. — (Edmond Perrier, préface à Le Faune de France - Coléoptères de Alexandre Acloque, Baillière, 1896)
- Mais ce fut le comte de Chardonnet […] qui fut véritablement le père de ce nouveau produit industriel. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Tout autre fut l’attitude de l’oratorien Richard Simon, le père de la critique biblique, dont les controverses avec Bossuet sont restées célèbres. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Remarquons d’entrée de jeu qu’il faut méconnaître le père de la théorie de la relativité pour imaginer qu’il ait pu assimiler l’astrologie à une « science ». — (Denis Hamel, Albert Einstein, astrologue ? Vous voulez rire ? La fin d’un canular, dans Le Québec sceptique, n°57, été 2005, p. 31)
- Il y est encouragé par l’ingénieur Oskar von Miller, le « père » de l’hydroélectricité allemande, qui y voit une solution pour électrifier le pays. — (Ludovic Dupin, La Centrale qui a électrifié la Bavière, dans L’Usine nouvelle, n°3252, 8 septembre 2011, page 8)
- Titre donné aux dignitaires des congrégations et des ordres religieux.
- Le père Cotton craignait si peu que ses pénitentes le quittassent, qu’au contraire il leur conseillait d’aller parfois aux autres confesseurs […] — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, Hachette & Paulin, 1845, 3e éd., p. 83)
- Ces négociants, volés et persiflés par les jésuites, les attaquèrent en justice réglée ; ils prétendirent que ces pères, en vertu de leurs constitutions, étaient solidaires les uns pour les autres, et que ceux de France devaient acquitter les dettes des missions américaines. — (Jean le Rond d’Alembert, La Suppression des jésuites (éd. populaire abrégée), Édouard Cornély, 1888)
- À peine majeur et par les soins de l’Ignacien, Laurent Tailhade fut marié à une hoberelle bretonne dont le terre à terre provincial et l'esprit façonné par les Pères étaient capables de couper les ailes au poète le mieux doué. — (Fernand Kolney, Laurent Tailhade: son œuvre, étude critique, Carnet-Critique, 1922, page 9)
- (Religion) Première personne de la sainte trinité, dans la doctrine chrétienne trinitaire.
- Le père, le fils et le Saint-Esprit.
- Le père éternel.
- (Vieilli) (Sens figuré) (Familier) Homme d’un certain âge que l’on traite avec familiarité. Dans certains cas cette appellation peut contenir une nuance de déférence voire d’admiration affectueuse.
- Par un entrebâillement de rideaux, un rayon de soleil planta dans la pièce sa lance d’or, et son éclat […] sembla transformer la chambre du poêle du père Jourgeot. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Un jour, je découvris une inscription toute fraîche sur le mur de l’École, je m’approchai et lus : « Le père Barrault est un con . » […] Mais, quand je détournais mon regard [du mot « con »], c’était pour retrouver l’appellation infâme : « le père Barrault », qui m’épouvantait plus encore : le mot « con », après tout, je ne faisais qu’en augurer le sens ; mais je savais très bien qui on appelait « père Untel » dans ma famille : les jardiniers, les facteurs, le père de la bonne, bref les vieux pauvres. Quelqu’un voyait M. Barrault, l’instituteur, le collègue de mon grand-père, sous l’aspect d'un vieux pauvre. […] Il me semblait à la fois qu’un fou cruel raillait ma politesse, mon respect, mon zèle, le plaisir que j’avais chaque matin à ôter ma casquette en disant « Bonjour, Monsieur l’Instituteur » et que j’étais moi-même ce fou, que les vilains mots et les vilaines pensées pullulaient dans mon cœur. […] Je murmurai : « Le père Barrault pue » et tout se mit à tourner : je m’enfuis en pleurant. Dès le lendemain je retrouvai ma déférence pour M. Barrault, pour son col de celluloïd et son nœud papillon. — (Jean-Paul Sartre, Les Mots, I, 1964)
- D’abord le père Perrault. (Le titre de père, en Craonnais, est obligatoirement accolé au nom des hommes, même célibataires, qui ont dépassé la quarantaine et n’ont pas droit, de naissance, à s’entendre appeler « monsieur ». Il est officiellement employé en chaire.) — (Hervé Bazin, Vipère au poing, 1948, V)
- Fête (souvent bachique), apparue dans l’armée pour célébrer un certain nombre de jours avant la quille. Note : Cette fête est aujourd’hui présente dans certains lycées un certain nombre de jours avant le baccalauréat, et dans quelques autres écoles un certain nombre de jours avant le diplôme.
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cafetière
?- (Cuisine) Appareil où l’on prépare l’infusion de café ; machine à café.
- Depuis qu’il était seul, Jean ne mangeait plus chez lui, et dans la cuisine il n’y avait qu’une cafetière métallique, enrobée dans du marc de café. Jean prenait beaucoup de café, et ne lavait jamais la cafetière. — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, réédition Cercle du Bibliophile, 1944, page 300)
- Elle avait mis la bouilloire et la cafetière en route et elle glissait des tranches de pain dans le toaster. — (Bernard Minier, Glacé, XO Éditions, 2011, épilogue)
- Récipient où l’on verse cette infusion pour la servir.
- Il tenta de se servir un café mais cassa également la cafetière car il n’y connaissait rien […] — (Quentin Leclerc, La ville fond, Ogre (De l’), 2011)
- Commerçante qui vend du café tout fait, ainsi que d’autres boissons, chaudes ou froides (pour un homme, on dit : cafetier).
- Toute la vallée venait jadis y prendre modèle sur les turbans, les chapeaux à visière, les bonnets en fourrures chinoises de la belle cafetière, au luxe de laquelle contribuaient les gros bonnets de Soulanges. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, A. Houssiaux, 1855, page 452)
- Commerçante qui tient un café (pour un homme, on dit : cafetier).
- Après cela, il nous conta qu’étant entré dans un café en arrivant à La Haye, après s’y être suffisamment rafraîchi, il voulut payer l’hôtesse et que cette cafetière, qui est une grande et grosse Hollandaise, au lieu de prendre son argent, lui avait serré la main en fermant en même temps la sienne […] — (Anne-Marguerite Petit du Noyer, Mémoires, volume 5, Pierre Marteau, Cologne, 1711, page 87)
- (Familier) Tête.
- Son crâne porta sur la pierreAvec un beau bruit musicalProduisant en sa cafetièreUn bouleversement fatal — (Boris Vian, La Mauvaise Mémoire, 1958)
- Je rentre dans des rochers qui sont plantés au milieu du chemin, et en même temps quelqu’un saute sur le marchepied et me cogne sur la cafetière avec un truc qui me fait l’effet d’être le mot mexicain pour matraque. — (Peter Cheyney, traduit par de Michelle et Boris Vian, Les femmes s’en balancent, Gallimard, 1949, page 163)
- (Familier) Cafard, mouchard, délateur.
- Adam récrimine : « Sale cafard ! » Le mot court : cafard ! cafetière ! — (Léon Frapié, La Maternelle, Librairie universelle, 1904, page 59)
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débarcadère
?- (Marine) Espèce de cale, de jetée qui, du rivage, s’avance un peu dans la mer ou dans un cours d’eau et qu’on nomme également embarcadère, parce qu’elle est destinée à servir à l’embarquement comme au débarquement.
- Là, devant l’auberge, se trouvait naturellement un petit débarcadère où le bateau, loué par le négociant pour son voyage, était amarré. — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
- (Chemin de fer) Lieu d’arrivée et de départ, qu’on nomme aussi embarcadère ou quai.
- — Comment, des gares ?— Mais oui, les églises situées près des débarcadères ont une clientèle spéciale de voyageuses. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
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abandonnataire
?- (Droit de propriété) Personne qui reçoit des biens abandonnés.
- Après un an et un jour vous serez l’abandonnataire.
- Le créancier abandonnataire fera vendre le navire aux enchères publiques (en supposant que le navire existe encore aux mains de l'armateur). — (Daniel Danjon, Jean Lepargneur, Manuel de droit maritime, 1929)
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compère
?- (Désuet) Parrain d’un enfant, par rapport à la marraine et aux parents de l'enfant.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Par extension) (Familier) Quelqu’un avec qui on vit habituellement, à qui l’on parle librement.
- elle [Catherine de Médicis] l [Le connétable Anne de Montmorency]’appellle toûjours mon compere, auſſi bien que le Roy [Henri II] — (Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves, 1678)
- Comme ils étaient en ce temps-là les deux seuls fusils de la commune, dès qu’un paysan avait repéré les lieux et heures de sortie d’un lièvre, […], il s’en venait annoncer la chose à l’un ou l’autre des deux compères, […]. — (Louis Pergaud, Un renseignement précis, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Puis, d'autorité, il apporte une piste de 421. Vissés au zinc, les deux vieux compères poursuivent leur conversation. — (Franck Maubert, Ville close, Éditions Ecriture, 2013)
- Celui qui est secrètement d’intelligence avec un escamoteur, avec un charlatan, pour l’aider à faire ses tours, à abuser le public.
- Cet escamoteur, ce charlatan a des compères, est bien secondé par ses compères.
- Ces soirs-là, le commandant Sicardot jouait le rôle d’un compère complaisant. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
- La grande Poulard était vedette à ce moment-là. Elle m’aimait bien, je vais la trouver. « Poulard, je lui dis, ce qui serait bien, c’est que tu me prennes pour compère quand tu descends chanter dans la salle, que tu choisis un bonhomme, que tu le fais monter sur la scène avec toi et que tu l’embrasses un peu partout en lui laissant du rouge à lèvres. » — (Daniel Boulanger, Le chemin des caracoles, Laffont, 1966, réédition Le Livre de Poche, page 26)
- (En général) Personne qui en seconde une autre pour quelque supercherie.
- Un tel prépare ses bons mots, et il a un compère qui l’aide à les amener dans la conversation.
- Homme adroit, subtil et artificieux.
- Voilà, se dit le gentilhomme, une auberge qui s’annonce bien, et l’hôte qui la tient doit être, sur mon âme, un ingénieux compère. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Homme qui se montre un bon compagnon ; homme agréable et de bonne humeur.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Théâtre) Chacun des deux principaux personnages d’une revue. → voir commérer
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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ordurière
?- Féminin singulier de ordurier.
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bruyère
?- (Botanique) Plante ligneuse du genre Erica, dont le feuillage est toujours vert et qui croît dans des terrains incultes et sablonneux.
- Le rucher se composait de 75 ruches avec 10 à 12 k. d'abeilles. La récolte se faisait sur une petite bruyère, dite la grelotteuse (Erica cinerea). Le miel récolté était si clair, que le fond du seau en était visible. — (L'Apiculteur, vol. 63-64, Société centrale d'apiculture, 1919, page 295)
- (Par analogie) (Botanique) Nom donné à plusieurs autres plantes de la famille des Éricacées appartenant aux genres Bruckenthalia, Calluna (les callunes), Daboecia et Pentapera entre autres.
- On commence d'abord par nettoyer le sol en arrachant les ronces, les épines, les bruyères, etc., puis on procède à l'abatage du taillis. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 162)
- Lieu où croissent ces plantes.
- Son casse-pierres sur l’épaule, le carnier de toile, bourré d’un morceau de pain bis, sur le dos, il dévala la bruyère, prit la route. — (Octave Mirbeau, Rabalan)
- La bruyère spongieuse à Erica Tetralix est souvent en continuité avec des petits ilots de l'association à Schœnus établis dans la zone des marnes supra-gypseuses et l'on constate alors , à la marge des deux groupements un mélange de leurs éléments respectifs. — (Pierre Allorge, Les Associations végétales du Vexin français, thèse de doctorat, 24 novembre 1922, p.256)
- La plus grande métairie en superficie était Mauvy : 140 hectares environ, mais la surface labourable ne représentait que 18 % des terres (25 hectares), car l'essentiel était constitué de bruyères (72 hectares), de pâtures (24 hectares) et de taillis (14,3 hectares). — (Isabelle Aristide, La fortune de Sully, Institut de la gestion publique et du développement économique, 1990, Open Edition book, 2014, page 311)
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avocassière
?- (Péjoratif) Mauvaise avocate.
- Et avec une avocassière qui laisse planer le doute sur l’identité du criminel jusqu’au dernier paragraphe ? Hein ? C’est triste. — (Arsenal: littératures, numéros 4 à 6, 2001)
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cordelière
?- Corde à plusieurs nœuds dont les religieux se ceignent le corps.
- Il crut son cœur brisé à jamais et voulut mettre la chose en vers. Comme les rimes venaient mal, il chercha autre chose et pensa ne pouvoir moins faire que d’entrer dans les ordres. Il serait frère prêcheur. Déjà, il se voyait vêtu de bure, avec une retombée de cordelière qui lui battait les jarrets. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 31)
- Cordon qui sert aux hommes ou aux femmes pour attacher un vêtement.
- Sa ceinture était une cordelière à gros glands. — (Gustave Flaubert, Madame Bovary, Michel Lévy frères, Paris, 1857)
- Alice bondit, sangla la cordelière du peignoir de bain dans lequel elle avait dormi, et rejoignit sa sœur. — (Colette, Le toutounier, 1939)
- (Héraldique) Collier autour des armoiries.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Architecture) Baguette sculptée en forme de corde.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Religion) (Catholicisme) Religieuse franciscaine (pour un homme, on dit : cordelier).
- La transaction de 1614, au contraire, obligeait l’hôpital à verser 25 septiers de seigle aux cordelières, ex-directrices de la maison. — (Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, 1923, page 41)
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canardière
?- (Chasse) (Vieilli) Lieu qu’on prépare dans un marais ou sur un étang pour prendre des canards sauvages dans des nasses. [1&2]
- Le canard privé est employé dans les canardières pour attirer les sauvages , on lui donne alors les noms de canard traitre ou d’appellant. — (Encyclopédie méthodique, ou par ordre de matières: Dictionnaire de toutes les espèces de chasses, Paris : chez H. Agasse, an III, p. 62)
- Cet enclos est une canardière ; ces massacres ont lieu presque journellement, et les victimes en sont d'innombrables canards, attirés par ce silence absolu, garantie menteuse d'une parfaite sécurité ! — (Maurice Engelhard, La chasse dans la vallée du Rhin (Alsace et Bade), Strasbourg, 1864, page 10)
- (Armement) (Chasse) (Vieilli) Long fusil portant très loin, propre à la chasse des canards sauvages et des autres oiseaux qu’on ne peut approcher que difficilement. [1&2]
- Pour y rêver à son aise, l’ogre prit sa canardière et alla se mettre à l’affût dans les clairs ou, si vous l’aimez mieux, les marais de Palluel. — (Charles Deulin, Martin et Martine, 1874)
- Je crus que la discussion allait dégénérer en drame, quand je vis le capitaine sortir de sa cabine, armé d’un énorme pistolet, dont le calibre égalait celui d’une canardière. La querelle reprit de plus belle. — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 137)
- Quelques instants plus tard Weeden apparut, et les conjurés allèrent s’aligner en bon ordre dans la rue, portant sur l’épaule un mousquet, une canardière ou un harpon à baleine. — (H. P. Lovecraft, L’Affaire Charles Dexter Ward, 1941 ; traduit de l’anglais américain par Jacques Papy, 1956, page 55)
- (Fortification) Meurtrière. [2]
- En même temps, de grosses tours cerclées de cordons de pierre de taille et "garnies de canardières" à la base renforçaient les angles, pour en faire une forteresse, intimement liée à la ville par ses terrasses. — (Fortifications et châteaux: des premières positions défensives aux châteaux de plaisance, dans la Drôme, sous la direction de Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Conservation du patrimoine de la Drôme & Paris : Créaphis, 2004, page 44)
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chicanière
?- Chicaneuse.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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couvert
?- Protégé par-dessus, muni d’un toit, d’un couvercle, d’une couverture.
- La casserole est couverte.
- Un temple couvert en tuiles.
- Il préfère les piscines couvertes.
- Au fond de la cour, à l’ouest, un passage couvert, flanqué d’un auvent, s’étendait de la maison aux étables. Le passage permettait le service, à l’abri, des bêtes à corne et à laine. — (Joseph de Pesquidoux, Le Livre de raison (2e série), 1928)
- Un wagon couvert.
- Obturé, bouché.
- Une margelle (de puits) couverte.
- Dissimulé sous quelque chose, masqué, caché.
- Contre des troupes couvertes mais dispersées […] les effets très localisés de très gros projectiles seront assurément disproportionnés à l’énormité de l’effort. — (Jules Paloque, Artillerie de campagne, 1909)
- (Sens figuré) Dissimulé masqué, caché.
- Il accomplit toutes ces trahisons sous le couvert de l’intérêt qu’il prétend nous porter.
- Ces odieuses persécutions eurent lieu sous le couvert de la justice.
- Habillé, vêtu.
- Être chaudement, suffisamment couvert.
- Chapeauté.
- Assis un peu de travers dans le fond de la grosse Delaunay-Belleville, Simon ne savait s’il devait rester couvert ou non. Il finit par ôter son chapeau melon le plus naturellement qu’il put. — (Maurice Druon, Les Grandes Familles, tome 1, 1948)
- On les reconnaît dans les boutiques et magasins à ce qu'ils restent couverts quand les bourgeois mettent bas le chapeau. — (Pierre-Jakez Hélias, Le quêteur de mémoire, Plon, 1990, page 20)
- Voilée, coiffée du hijab ou du tchador.
- Femmes couvertes selon les règles que la religion prescrit. — (Gérard de Nerval, Voyage en Orient, tome 3, 1851)
- (Météorologie) Nuageux ; voilé ; assombri.
- Soleil à demi couvert. — (Maine de Biran, Journal, 1816)
- Le temps couvert de Lorraine, un temps pour les mirabelliers. — (Maurice Barrès, Mes cahiers, tome 3, 1902-1904)
- Avant-hier il a plu toute la journée, mais le soir, malgré le ciel couvert, tout le monde guettait anxieusement l’apparition de la lune nouvelle. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 131)
- (Cuisine) Maintenu sous la cendre en parlant du feu, par extension, atténué en parlant des plaques chauffantes.
- Parfois aussi le feu couvert se dégage un peu. Un écroulement de cendres se fait entre les bûches. — (Alphonse Daudet, Contes du lundi, 1873)
- Cuire le goulash à feu couvert pendant soixante minutes.
- Atténué, rauque, peu sonore, en parlant de la voix.
- Un timbre couvert.
- Peu ou pas clair, fuyant, voilé, dissimulé.
- À mots couverts, en termes couverts.
- Entre parents, grand’mères et tantes, commençaient, pour m’intriguer davantage, de continuelles conversations à mots couverts ; des chuchotements, qu’on faisait mine d’étouffer dès que je paraissais. — (Pierre Loti, Le Roman d’un enfant, 1890)
- (Héraldique) Se dit d’une tour, d’un château muni d’un toit pointu ou d’une coupe de son couvercle
- D’azur au château donjonné d’or, le donjon couvert, maçonné de sable, qui est de Lauterbourg → voir illustration « donjon couvert »
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commère
?- (Vieilli) Personne qui est la marraine d’un même enfant, du point de vue du parrain, du père et de mère de l’enfant.
- SUZANNE. Mes amis, je vous présente le nouveau fermier de Gros-Bois.NANETTE, à André. Na !… quand je vous avais dit que vous seriez content d’la commère que je vous donn’ra,ANDRÉ, à Landuriau. Si je suis parrain aujourd’hui, c’est à charge de revanche, et je te le promets avant un an… Partons pour le baptême… Ma commère, voulez-vous permettre ? — (Saintine , « La Paysanne demoiselle » dans Le Magasin théâtral : choix de pièces nouvelles, jouées sur les théâtres de Paris, Paris, Marchant, 1834, page 19)
- Napoléon Bayet s'y est installé tout aussitôt après la guerre ; il y a ramené sa commère, et six enfants lui sont nés : […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Familier) (Péjoratif) Femme bavarde, qui aime jaser, médire d’autrui. — Note : On peut même quelquefois l’appliquer aux hommes.
- Mettons dans la même classe les dialecticiens et les sophistes, gens qui font plus de bruit que tous les chaudrons de Dodone, et dont le moins babillard pourrait tenir tête aux vingt plus bavardes commères qu'on puisse trouver sous le ciel. — (Érasme, Éloge de la folie, 1509. Traduction de Thibault de Laveaux en 1780)
- Il est certaines situations dont bénéficient seuls les gens tarés. Ils fondent leur fortune là où des hommes mieux posés et plus influents n’auraient point osé risquer la leur. Certes, Roudier, Granoux et les autres, par leur position d’hommes riches et respectés, semblaient devoir être mille fois préférés à Pierre comme chefs actifs du parti conservateur. Mais aucun d’eux n’aurait consenti à faire de son salon un centre politique ; leurs convictions n’allaient pas jusqu’à se compromettre ouvertement ; en somme, ce n’étaient que des braillards, des commères de province, qui voulaient bien cancaner chez un voisin contre la République, du moment où le voisin endossait la responsabilité de leurs cancans. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 95-96)
- En province,[…], toute fille qui devient amante « fait une faute » ; le terme est significatif. Les commères ne la reçoivent plus. On la fuit. — (Pierre Louÿs, Liberté pour l'amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
- […] il accueillit d’un air enjoué et d’une âme égale l’annonce câlinement faite par la Julie d’une paternité future et les sourires des voisins, les cancans des commères et jusqu’aux plaisanteries égrillardes du maire […]. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Toi, il faut que tu saches tout, parce que tu as un esprit de commère, d’espincheur, et de bazarette. — (« Scénario de La Prière aux étoiles », 1941, dans les Œuvres complètes de Marcel Pagnol, tome 6, Club de l'Honnête Homme, 1977, page 472)
- – La classe est encore vide, je suis seule à mon rang et derrière moi sont assises les deux plus mauvaises élèves de la classe, des commères inséparables, toujours en train de chuchoter entre elles, d’échanger des coups d’œil, de ricaner… — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 238)
- (Archaïsme) Appellation familière, entre gens du peuple qui ont des relations fréquentes.
- Avec ou sans patente — la loi l'y autorisait peut-être à l'époque, et de toute manière il y a prescription — elle tenait dans sa vaste cuisine un lot de marchandises épicières qu'elle débitait aux commères du voisinage. — (Maurice Le Lannou, Un bleu de Bretagne : souvenirs d'un fils instituteur de la 3e République, Éditions Hachette, 1979, chapitre 1)
- L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ;Ma commère la carpe y faisait mille toursAvec le brochet son compère. — (Jean de La a Fontaine, Le Héron)
- (Désuet) (Familier) Femme qui a de la tête, une femme hardie, que rien ne rebute.
- Une commère dont la chemise très courte cachait mal les rondeurs, m'accueillit et, me poussant dans une pièce quasiment obscure, me confia d'un air canaille: […]. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Cette gamine vicieuse et prétentieuse est la fille d'une grosse commère qui tenait, naguère, une fruiterie dans les environs du Barbès. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 198)
- (Théâtre) Les deux personnages principaux d’une revue. → voir compère
- Tandis que Joséphine Balsamo s’apprêtait, il apprit par une ouvreuse que la commère de la revue, Brigitte Rousselin, habitait une ancienne maison de Montmartre, d’où chaque jour, avec une vieille femme de chambre très dévouée, du nom de Valentine, elle descendait pour assister aux répétitions de la prochaine pièce. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- (Music-hall) Animatrice d’une revue.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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chocolatière
?- Vase, généralement d’argent, de cuivre ou de terre, pour faire fondre et bouillir le chocolat ou pour le servir.
- Dès qu’un domestique arrivait, elle lui arrachait la chocolatière et prenait un plaisir extrême à emplir les tasses, avec une promptitude de garçon de café. — (Émile Zola, Une page d’amour, Charpentier, Paris, 1878, page 133)
- Celle qui fait et vend le chocolat (pour un homme, on dit : chocolatier).
- Une cardeuse de matelas, aux narines poilues, envoya des deux mains un baiser ; trois jeunes brunisseuses exprimèrent une gratitude tendre ; une chocolatière détacha un œillet de son corsage et l’envoya à toute volée, tandis que mainte commère faisait un murmure flatteur. — (J.-H. Rosny aîné, La Vague rouge, roman de mœurs révolutionnaires, Plon-Nourrit et Cie, Paris, 1910, page 241-242)
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argentifère
?- Qui contient de l’argent.
- Le plomb sulfuré ou galène argentifère est disséminé avec une certaine abondance, et d'une manière uniforme, dans des gangues de baryte sulfatée et de quartz grenu ou cristallin , qui constituent assez généralement les filons. — (Auguste Bravard, Rapport sur les mines de plomb argentifère d'Esteil, Paris : Imprimerie Boisseau & Cie, 1855, page 6)
-
boulangère
?- (Boulangerie) Artisane dont le métier est de fabriquer ou de vendre le pain.
- Pendant qu’il attendait sa monnaie, un petit garçon de six ou huit ans, pauvrement mais proprement vêtu, entra dans la boutique du boulanger. « Madame, dit-il à la boulangère, maman m’envoie chercher un pain. » — (Pierre-Jules Hetzel, préface à Charles Perrault, Contes, Pierre-Jules Hetzel, 1867 (1re édition 1697))}
- La boulangère a des écusQui ne lui coûtent guère. [bis]Elle en a, je les ai vus ;J’ai vu la boulangère aux écus,J’ai vu la boulangère. — (Pierre Gallet (1698-1757), La boulangère a des écus)
- Il prendra vos filles pour parfumeuses, pour cuisinières et pour boulangères. — (La Bible, « Livre de Samuel », 1923, traduction Augustin Crampon, paragraphe 8, ligne 13)
- (Christianisme) Sœur converse qui fait le pain d’un couvent de religieuses.
- Or, ce même jour, la bonne Sœur boulangère avouait à la supérieure une omission dont elle gémissait : elle avait oublié de boulanger ! De ce chef, la communauté se trouvait privée de pain. — (Gaëtan Bernoville, Une apôtre de l’enfance délaissée : Sainte Marie-Euphrasie Pelletier, fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur d’Angers, Alsatia, Paris, 1950, page 213)
- (Vieilli) Épouse d’un boulanger.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Cuisine) Plat cuisiné comprenant des pommes de terre et des oignons.
- Boulangère de merlu au safran.
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censière
?- (Histoire) ou (Régionalisme) Épouse d’un censier.
- Le lendemain, qui était un samedi, la censière alla réveiller le Ninoche à l’écurie. — (Charles Deulin, « Les Trentes-Six Rencontres de Jean du Gogué », in Cambrinus et autres Contes, XIXe siècle (1874?))
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baptistaire
?- (Religion) Qui constate un baptême.
- Registre baptistaire, registre où l’on inscrit les noms de ceux qu’on baptise.
- Extrait baptistaire, extrait de baptême.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.