Dictionnaire des rimes
Les rimes en : père
Que signifie "père" ?
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- Mâle ayant fécondé un ovule qui a donné naissance à un enfant ; géniteur.
- Rabalan était le dernier représentant d’une famille de sorciers qui, durant plus d’un siècle, régnèrent dans Trélotte. Son arrière-grand-père, son grand-père, son père, tous ses oncles et tous ses cousins avaient été sorciers, et l’on racontait d’eux des choses terribles et merveilleuses. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Rabalan)
- À mon père, inaccessible et caché comme un dieu, je ne saurais directement penser. — (Pierre Michon, « Vies d'Eugène et de Clara », in Vies minuscules, éd. Gallimard, coll. « Folio », 1984, page 71)
- Un bon père, un père tendre. — Être père de plusieurs enfants. — Tendresse de père, amour de père.
- Il faut honorer son père et sa mère, respecter son père, obéir à son père. — Les enfants ne peuvent avoir trop de déférence, trop de respect pour leur père.
- Cet enfant a perdu ses père et mère.
- Individu mâle qui a pris le rôle et la responsabilité paternelle dans la vie d’un enfant.
- Les trois fils devinèrent, levèrent la tête en même temps. Et ils eurent le même cri, un élan commun et unique les souleva, les jeta à son cou.— Le père ! — (Émile Zola, Les Trois Villes : Paris, 1897)
- – Tous les hommes se ressemblent par certains côtés. Tu n’en trouveras pas beaucoup qui se marient pour être pères. C’est à nous, les femmes, de leur donner envie d’avoir un enfant… — (Henri Troyat, Les Eygletière. III. La Malandre, Flammarion, 1967, page 170)
- Cela pour te dire qu’une mère aime ses enfants différemment d’un père. Les pères ne sont pas des mères comme les autres. La grossesse doit bien ordonner quelque chose de singulier et d’incomparable dans le rapport maman-bébé. […] Notre présence d’homme et de père leur donne, à elle et au bébé, un extérieur, une altérité de présence autre. — (Lettre d’un père citée par Joël Clerget, « Bébé d’amour », dans Spirale, no 28 « La grande aventure de monsieur bébé », Érès, Toulouse, 2003/4, pages 49 à 64)
- (Par extension) (Souvent au pluriel) Ascendant, quel que soit le degré de parenté.
- C’est la loi de mes pères, répondit Rébecca ; elle leur a été donnée au milieu des foudres de la tempête, sur le mont Sinaï, dans la nue et dans le feu. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Nos pères étaient donc plus sages que nous lorsqu’ils repoussaient l’idée des courses. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Nous considérons aujourd’hui comme une parfaite cuistrerie l’ancienne prétention qu’eurent nos pères de créer une science de l’art ou encore de décrire l’œuvre d’art […] — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre IV, La Grève prolétarienne, 1908, page 195)
- (Sens figuré) Celui qui a beaucoup fait pour la prospérité, pour le salut, pour le bonheur d’un peuple ou d’une classe nombreuse de personnes, qui agit envers ceux dont il prend soin comme un père agirait envers ses enfants.
- Cicéron fut appelé le père de la patrie. — Ce général est le père de ses soldats. — Cet homme est le père des pauvres. — Ce maître est un père pour ses élèves.
- (Religion) (Surtout au pluriel) (Par ellipse) Père de l’Église.
- En vain donc ces dangereux interprètes nous crient que le gros des Pères n'a jamais examiné critiquement, le vrai ou le faux des explications littérales de la Bible ; qu'aussi la Tradition varie fort sur cela ; […]. — (Père Ignace de Laubrussel, Traité des Abus de la Critique en Matière de Religion, Paris : Grégoire du Puis, 1711, volume 2, page 135)
- Alors que les premiers Pères expliquaient les analogies entre les enseignements des Écritures et ceux des philosophes par des contrefaçons diaboliques […] un Origène, un Eusèbe, un Ambroise recourent à la théorie du plagiat des Écritures par les Sages de la Grèce. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
- Homme ayant inventé ou fait naître une science, un art, une technique.
- Cet écrivain est considéré comme le père de la poésie anglaise. — (Magali Favre, Si la langue française m'était contée, Fides, 2021, page 203)
- Mon département a eu l’honneur de donner naissance au père de l’Entomologie ; l’illustre Latreille. — (Edmond Perrier, préface à Le Faune de France - Coléoptères de Alexandre Acloque, Baillière, 1896)
- Mais ce fut le comte de Chardonnet […] qui fut véritablement le père de ce nouveau produit industriel. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Tout autre fut l’attitude de l’oratorien Richard Simon, le père de la critique biblique, dont les controverses avec Bossuet sont restées célèbres. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Remarquons d’entrée de jeu qu’il faut méconnaître le père de la théorie de la relativité pour imaginer qu’il ait pu assimiler l’astrologie à une « science ». — (Denis Hamel, Albert Einstein, astrologue ? Vous voulez rire ? La fin d’un canular, dans Le Québec sceptique, no 57, été 2005, page 31)
- Il y est encouragé par l’ingénieur Oskar von Miller, le « père » de l’hydroélectricité allemande, qui y voit une solution pour électrifier le pays. — (Ludovic Dupin, La Centrale qui a électrifié la Bavière, dans L’Usine nouvelle, no 3252, 8 septembre 2011, page 8)
- Titre donné aux dignitaires des congrégations et des ordres religieux.
- Le père Cotton craignait si peu que ses pénitentes le quittassent, qu’au contraire il leur conseillait d’aller parfois aux autres confesseurs […] — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, Hachette & Paulin, 1845, 3e éd., page 83)
- Ces négociants, volés et persiflés par les jésuites, les attaquèrent en justice réglée ; ils prétendirent que ces pères, en vertu de leurs constitutions, étaient solidaires les uns pour les autres, et que ceux de France devaient acquitter les dettes des missions américaines. — (Jean le Rond d’Alembert, La Suppression des jésuites (éd. populaire abrégée), Édouard Cornély, 1888)
- À peine majeur et par les soins de l’Ignacien, Laurent Tailhade fut marié à une hoberelle bretonne dont le terre à terre provincial et l'esprit façonné par les Pères étaient capables de couper les ailes au poète le mieux doué. — (Fernand Kolney, Laurent Tailhade : son œuvre, étude critique, Carnet-Critique, 1922, page 9)
- (Religion) Première personne de la sainte trinité, dans la doctrine chrétienne trinitaire.
- Le père, le fils et le Saint-Esprit.
- Le père éternel.
- (Vieilli) (Sens figuré) (Familier) Homme d’un certain âge que l’on traite avec familiarité. Dans certains cas cette appellation peut contenir une nuance de déférence voire d’admiration affectueuse.
- Par un entrebâillement de rideaux, un rayon de soleil planta dans la pièce sa lance d’or, et son éclat […] sembla transformer la chambre du poêle du père Jourgeot. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Un jour, je découvris une inscription toute fraîche sur le mur de l’École, je m’approchai et lus : « Le père Barrault est un con . » […] Mais, quand je détournais mon regard [du mot « con »], c’était pour retrouver l’appellation infâme : « le père Barrault », qui m’épouvantait plus encore : le mot « con », après tout, je ne faisais qu’en augurer le sens ; mais je savais très bien qui on appelait « père Untel » dans ma famille : les jardiniers, les facteurs, le père de la bonne, bref les vieux pauvres. Quelqu’un voyait M. Barrault, l’instituteur, le collègue de mon grand-père, sous l’aspect d'un vieux pauvre. […] Il me semblait à la fois qu’un fou cruel raillait ma politesse, mon respect, mon zèle, le plaisir que j’avais chaque matin à ôter ma casquette en disant « Bonjour, Monsieur l’Instituteur » et que j’étais moi-même ce fou, que les vilains mots et les vilaines pensées pullulaient dans mon cœur. […] Je murmurai : « Le père Barrault pue » et tout se mit à tourner : je m’enfuis en pleurant. Dès le lendemain je retrouvai ma déférence pour M. Barrault, pour son col de celluloïd et son nœud papillon. — (Jean-Paul Sartre, Les Mots, I, 1964)
- D’abord le père Perrault. (Le titre de père, en Craonnais, est obligatoirement accolé au nom des hommes, même célibataires, qui ont dépassé la quarantaine et n’ont pas droit, de naissance, à s’entendre appeler « monsieur ». Il est officiellement employé en chaire.) — (Hervé Bazin, Vipère au poing, 1948, V)
- Fête (souvent bachique), apparue dans l’armée pour célébrer un certain nombre de jours avant la quille. Note : Cette fête est aujourd’hui présente dans certains lycées un certain nombre de jours avant le baccalauréat, et dans quelques autres écoles un certain nombre de jours avant le diplôme.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "père".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
- arêtiere
-
chambrière
?- (Équitation) Bâton au bout duquel est attachée une courroie ou une longe de cuir pour fouetter les chevaux dans un manège.
- Plus le cheval est irritable, nerveux ou craintif plus il faut être modéré dans l’emploi de la chambrière ; […]. — (Félix van der Meer, Connaissances complètes du cavalier, de l'écuyer et de l'homme de cheval, page 255, Lebègue & Cie à Bruxelles & Dumaine à Paris, 1865)
- […] Au cirque, le signe du commandement est la chambrière. Le chef de piste ou le maître de manège sont seuls détenteurs de cet important instrument, qui doit mesurer la moitié de la piste, soit six mètres cinquante. — (Henry Frichet, Le cirque et les forains, Tours : chez Alfred Mame et fils, 1899, page 21)
- (Vieilli) (Désuet) Bâton qui sert à soutenir une voiture quand on dételait les chevaux ou quand les charrons la réparaient.
- On avait sorti une charrette de dessous un hangar ; on la posa sur ses chambrières, et on nous fit monter dedans. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- (Vieilli) (Désuet) Trépied de charron.
- (Vieilli) (Désuet) Béquille de charrette.
- (Vieilli) (Désuet) Chandelier.
- (Vieilli) (Désuet) Petit ruban qui tenait la quenouille.
- (Marine) Forte tresse en corde qu'on attachait au hauban.
- (Musique) (Rare) Baguette de l’archet.
- Mariées comme la mèche et la flamme et la cire, les étoiles au fond du ciel perceront le noir de la nuit. Sous la main tsigane et jusqu’au déploiement de l’aube, les archets à talon d’argent, chambrières tendues de crins fins, feront gémir nos violons d’érable et de sapin. — (Jacques Debot, Romstorie : A Francesca, enfant rom, née dans la rue, morte dans la rue sur blogs.mediapart.fr, 4 janvier 2015)
-
cerbère
?- (Mythologie) Gardien sévère, par allusion au chien à trois têtes qui, selon la fable, gardait la porte des Enfers.
- C’est un cerbère, un vrai cerbère. Votre vieux cerbère ne voulait pas me laisser entrer.
- — Montrez-moi vos papiers ! dit le cerbère, un Tatar colossal. — (Guillaume Apollinaire, Les Onze Mille Verges, chapitre III)
- (Québec) (Sport) Gardien de but, surtout au hockey.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Héraldique) (Rare) Meuble représentant l’animal mythologique du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté avec deux têtes tournées à dextre, la troisième contournée, chacune la gueule béante. Une tête de serpent orne l’extrémité de la queue et est orientée à senestre. Il suit les principes de blasonnement des quadrupèdes. À rapprocher de chien, goupil, levrette, lévrier, loup et renard.
- Écartelé : au 1er d’or à la grappe de raisin de pourpre feuillée d’une pièce de sinople, au 2e d’azur à la barque catalane d’argent voguant sur une mer d’azur, au 3e d’azur au cerbère d’or, au 4e d’or à quatre pals de gueules, qui est de la commune de Cerbères des Pyrénées-Orientales — (→ voir illustration « armoiries avec un cerbère »)
-
coursière
?- (Commerce) Personne qui fait les courses pour un commerce ou une administration. Personne qui livre de petits colis et des enveloppes.
-
bannière
?- (Féodalité) Enseigne que le seigneur de fief avait droit de porter à la guerre et sous laquelle se rangeaient les vassaux qu’il y conduisait.
- (Par extension) Enseigne ; étendard.
- Les petites bannières blanches viennent de grimper au sommet des minarets, annonçant l'heure méridienne de l’oûli, quand nous passons sous la voûte sombre de la grande porte de Casablanca. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 27)
- (Marine) (Vieilli) (Désuet) Pavillon qui indiquait à quelle nation appartenait le navire qui l’arborait.
- Trafiquer sous la bannière de France. Arborer la bannière.
- Voile en bannière : (Marine) Voile déployée dont la partie inférieure n’est retenue par aucun cordage.
- Sorte d’étendard que l’on porte aux processions et qui sert à distinguer une paroisse ou une confrérie.
- […] des frères de charité avec leurs dalmatiques rouges, dont l’un portait une bannière et l’autre la lourde croix d’argent, riaient en dessous, s’amusaient à se bourrer le dos de coups de poing. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
- (Par métonymie) (Administration, Féodalité) En Albanie, Mongolie et Touva, territoire relevant de l’autorité d’un seigneur.
- Ils rappelaient des cas de personnes punies par leurs familles elles-mêmes, de familles entières châtiées par le village et même de villages entiers punies par un groupe de village, ou par la bannière. — (Ismaïl Kadare, Avril brisé, 1978 ; traduit de l’albanais par Jusuf Vrioni, 1982, page 18)
- Signe ou insigne partisan ; parti.
- Une guerre au service d’une grande idée est la seule susceptible d’être comprise par un Berbère, c’est la guerre sainte, celle qui, sous le nom de djehad, permit aux Arabes d’enrôler les indigènes nord-africains sous les bannières de l’Islam […] — (René Pottier, Saint Augustin le Berbère, Lanore, 2006, page 249)
- (Informatique) Court texte renvoyé par un serveur avant la demande d’identification de l’utilisateur.
- La bannière du serveur FTP.
- Pour qu'une bannière web soit efficace, elle doit comprendre plusieurs éléments : le logo de la marque, la proposition de valeur et un appel à l'action.— (Hubspot, "Bannière web : 5 exemples de bannières réussies pour vous inspirer (+ conseils)", 9 juillet 2021 → lire en ligne)
- (Informatique, Internet) Zone d’écran plus haute que large, à vocation publicitaire, informative ou décorative, située sur un des côtés de la page d’un site.
- (Publicité) Forme abrégée de bannière publicitaire.
- (Héraldique) Meuble représentant l’enseigne du même nom dans les armoiries. Elle est généralement représentée carrée, attachée à une lance et orientée à senestre. Certains illustrateurs utilisent à tort le guidon comme représentation (drapeau rectangulaire étroit et long à l’extrémité fendue). Elle est parfois dite enverguée quand une barre horizontale est utilisée pour maintenir le tissu tendu. On la dit frangée quand la bordure est faite de fils. Par commodité, il arrive qu’elle soit orientée à dextre quand son déploiement à senestre n’est pas faisable (un autre meuble gêne, le mât est trop près du flanc senestre, un espace vide apparaît dans l’écu…) mais ce n’est jamais blasonné. À rapprocher de étendard, gonfanon, guidon, oriflamme, pavillon et pennon.
- D’or aux trois bannières enverguées d’azur rangées en fasce, au chef de gueules chargé d’un lion léopardé d’argent, qui est de la commune de Chessy-les-Mines du Rhône → voir illustration « armoiries avec 3 bannières »
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braconnière
?- (Histoire, Militaire) Lames articulées qui, dans les armures à plates, défendent le ventre et le haut des cuisses.
- Le tout était ordinairement en toile légèrement matelassée et garnie de mailles sous le plastron, aux emplacements des rotules et des creux des genoux et à la braconnière. — (A. DEMMIN, Journal officiel de la République française du 27 février 1869, page 256, 5e col.)
- La braconnière ou jupe de plates [de lames de fer plat] n'apparaît que sur les derniers sceaux équestres (1515). — (A. MAURY, Revue des Deux-Mondes, 15 octobre 1874, page 910)
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coquillière
?- Féminin singulier de coquillier.
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lumière
?- (Physique) Radiation électromagnétique qui peut produire une sensation visuelle.
- Cette diffusion est d'autant plus grande que la lumière incidente est plus réfrangible. En lumière blanche, la lumière diffusée sera donc bleuâtre, ce qui est, en effet, le cas. — (Jean Perrin, Les Atomes, Félix Alcan, rééd. 1924, p. 194)
- La lumière enfin, le plus rapide de tous les mouvements, bondit de la Lune à la Terre en 1 seconde 1/4. — (Amédée Guillemin, La Lune, chapitre V, § XXI ; Librairie Hachette et Cie, Paris, 1870, p. 174)
- Dehors, il y a le dieu Soleil. Je te salue Phœbus, dispensateur de vie et de lumière, toi, de qui nous vient toute Beauté; maître de la Forme, et des Couleurs. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 249)
- Aussi cette théorie corpusculaire de la lumière, à laquelle Newton se ralliait, a-t-elle été adoptée par la plupart des physiciens jusqu’au début du XIXe siècle. Il faut cependant noter que, dès la fin du XVIIe siècle, le grand savant hollandais, Christiaan Huygens, avait proposé une théorie ondulatoire de la lumière et donné de remarquables explications, encore classiques aujourd’hui, des phénomènes de réflexion, de réfraction et de double réfraction […]. — (Louis de Broglie; La Physique quantique restera-t-elle indéterministe ? Séance de l’Académie des Sciences, du 25 avril 1953)
- Or il se trouve que très fréquemment de nombreux arbres sont les uns à côté des autres. Ils peuvent être d’espèces différentes, chacun luttant avec le voisin pour la lumière ; l’ensemble forme un groupement homogène appelé forêt. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 101)
- Ce qui éclaire et qui rend les objets visibles.
- Le lendemain, j’ai vu la chambre dans la simplicité de la lumière du jour. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- J’entrais dans la pièce, admirais les moulures des hauts murs d’un rose pâle, exceptionnellement colorés par le lampadaire à la lumière rose-orangée qui diffusait son atmosphère tamisée tout autour de nous. — (Axelle Bessière, Sous le ruban rouge, tome I, 2015, page 632)
- Énorme oiseau de proie, mon avion, désormais hélas ! en pleine lumière, décrit lentement des orbes sournois. — (Jacques Mortane, Missions spéciales, 1933, page 120)
- Il contempla son verre où la lumière de la lampe se réfractait et soupira : — Nul n'y peut rien! — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 90)
- La lumière rasante faisait paraître d’un noir intense les nuées qui furent déchirées bientôt par cent autres lumières, lorsque les éclairs les parcoururent. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- Ce qui sert à éclairer.
- On se levait avant le jour, aux lumières. — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, 1868, réédition Le Livre de Poche, page 89)
- Il fallut passer la première nuit sans feu et sans lumière. Les moteurs qui alimentaient les dynamos avaient été mis en pièces, et personne ne possédait d’allumettes ; […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 270 de l’édition de 1921)
- […], à 1 heure du matin, je pénétrais dans le port de Colon. Entre les deux jetées j’étais ébloui par de nombreuses lumières et j’évitais de justesse un vapeur qui sortait. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Peinture) Effets de la lumière imités dans un tableau.
- Bel effet de lumière. - Le clair-obscur est la juste distribution des ombres et de la lumière. - Les lumières sont bien ménagées dans ce tableau.
- (Mécanique) Ouverture.
- Lumière oblongue
- (Armement) Ouverture, du petit trou par où l’on mettait le feu à un canon, à un fusil, etc.
- On inaugurait le nouveau maire ; deux pièces de canon éraillés, qui partaient par la lumière, nous saluèrent à notre entrée ; …. — (Alexandre Dumas, La Vendée après le 29 juillet, La Revue des Deux Mondes T.1, 1831)
- Tous ces ordres donnés, le vieux ministre, toujours assis sur l’affût, appuyant ses deux bras sur la lumière du canon, et son menton sur ses bras, dans l’attitude de l’homme qui ajuste et pointe une pièce, continua en silence et en repos à regarder le combat du Roi. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- (Marine) Ouverture pratiquée au corps de pompe et par laquelle l’eau sort pour entrer dans la manche où le tuyau la conduit.
- (Mathématiques, Physique) Petit trou à travers lequel on aperçoit l’objet observé, dans l’instrument de mathématique à pinnules.
-
aciculaire
?- (Botanique) Se dit d’une feuille linéaire, rigide et pointue.
- Les aiguilles des conifères sont des feuilles aciculaires.
- Chez notre Pin, le cône végétatif d’un bourgeon à feuille aciculaire double n’est que très-faiblement développé. — (Hermann Schacht, Les Arbres : études sur leur structure et leur végétation, 1862)
- (Zoologie) En forme de pointe très fine comme celle d’une aiguille ; c’est ce qu’on dit parfois du dernier article des palpes.
- (Minéralogie) En aiguilles ou en baguettes.
- Le faciès aciculaire de certains silicates — (Le Nouveau Petit Robert, 1995)
-
père
?- Mâle ayant fécondé un ovule qui a donné naissance à un enfant.
- Rabalan était le dernier représentant d’une famille de sorciers qui, durant plus d’un siècle, régnèrent dans Trélotte. Son arrière-grand-père, son grand-père, son père, tous ses oncles et tous ses cousins avaient été sorciers, et l’on racontait d’eux des choses terribles et merveilleuses. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Rabalan)
- À mon père, inaccessible et caché comme un dieu, je ne saurais directement penser. — (Pierre Michon, « Vies d'Eugène et de Clara », in Vies minuscules, éd. Gallimard, coll. « Folio », 1984, page 71)
- Un bon père, un père tendre.
- Être père de plusieurs enfants.
- Tendresse de père, amour de père.
- Il faut honorer son père et sa mère, respecter son père, obéir à son père.
- Les enfants ne peuvent avoir trop de déférence, trop de respect pour leur père.
- Cet enfant a perdu ses père et mère.
- Individu mâle qui a pris le rôle et la responsabilité paternelle dans la vie d’un enfant.
- (Par extension) (Souvent au pluriel) Ascendant, quel que soit le degré de parenté.
- C’est la loi de mes pères, répondit Rébecca ; elle leur a été donnée au milieu des foudres de la tempête, sur le mont Sinaï, dans la nue et dans le feu. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Nos pères étaient donc plus sages que nous lorsqu’ils repoussaient l’idée des courses. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Nous considérons aujourd’hui comme une parfaite cuistrerie l’ancienne prétention qu’eurent nos pères de créer une science de l’art ou encore de décrire l’œuvre d’art […] — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chap. IV, La Grève prolétarienne, 1908, page 195)
- (Sens figuré) Celui qui a beaucoup fait pour la prospérité, pour le salut, pour le bonheur d’un peuple ou d’une classe nombreuse de personnes, qui agit envers ceux dont il prend soin comme un père agirait envers ses enfants.
- Cicéron fut appelé le père de la patrie.
- Ce général est le père de ses soldats.
- Cet homme est le père des pauvres.
- Ce maître est un père pour ses élèves.
- (Religion) (Surtout au pluriel) (Par ellipse) Père de l’église.
- En vain donc ces dangereux interprètes nous crient que le gros des Pères n'a jamais examiné critiquement, le vrai ou le faux des explications littérales de la Bible ; qu'aussi la Tradition varie fort sur cela ; […]. — (Père Ignace de Laubrussel, Traité des Abus de la Critique en Matière de Religion, Paris : Grégoire du Puis, 1711, vol.2, page 135)
- Alors que les premiers Pères expliquaient les analogies entre les enseignements des Écritures et ceux des philosophes par des contrefaçons diaboliques […] un Origène, un Eusèbe, un Ambroise recourent à la théorie du plagiat des Écritures par les Sages de la Grèce. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
- Homme ayant inventé ou fait naître une science, un art, une technique.
- Cet écrivain est considéré comme le père de la poésie anglaise. — (Magali Favre, Si la langue française m'était contée, Fides, 2021, page 203)
- Mon département a eu l’honneur de donner naissance au père de l’Entomologie ; l’illustre Latreille. — (Edmond Perrier, préface à Le Faune de France - Coléoptères de Alexandre Acloque, Baillière, 1896)
- Mais ce fut le comte de Chardonnet […] qui fut véritablement le père de ce nouveau produit industriel. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Tout autre fut l’attitude de l’oratorien Richard Simon, le père de la critique biblique, dont les controverses avec Bossuet sont restées célèbres. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Remarquons d’entrée de jeu qu’il faut méconnaître le père de la théorie de la relativité pour imaginer qu’il ait pu assimiler l’astrologie à une « science ». — (Denis Hamel, Albert Einstein, astrologue ? Vous voulez rire ? La fin d’un canular, dans Le Québec sceptique, n°57, été 2005, p. 31)
- Il y est encouragé par l’ingénieur Oskar von Miller, le « père » de l’hydroélectricité allemande, qui y voit une solution pour électrifier le pays. — (Ludovic Dupin, La Centrale qui a électrifié la Bavière, dans L’Usine nouvelle, n°3252, 8 septembre 2011, page 8)
- Titre donné aux dignitaires des congrégations et des ordres religieux.
- Le père Cotton craignait si peu que ses pénitentes le quittassent, qu’au contraire il leur conseillait d’aller parfois aux autres confesseurs […] — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, Hachette & Paulin, 1845, 3e éd., p. 83)
- Ces négociants, volés et persiflés par les jésuites, les attaquèrent en justice réglée ; ils prétendirent que ces pères, en vertu de leurs constitutions, étaient solidaires les uns pour les autres, et que ceux de France devaient acquitter les dettes des missions américaines. — (Jean le Rond d’Alembert, La Suppression des jésuites (éd. populaire abrégée), Édouard Cornély, 1888)
- À peine majeur et par les soins de l’Ignacien, Laurent Tailhade fut marié à une hoberelle bretonne dont le terre à terre provincial et l'esprit façonné par les Pères étaient capables de couper les ailes au poète le mieux doué. — (Fernand Kolney, Laurent Tailhade: son œuvre, étude critique, Carnet-Critique, 1922, page 9)
- (Religion) Première personne de la sainte trinité, dans la doctrine chrétienne trinitaire.
- Le père, le fils et le Saint-Esprit.
- Le père éternel.
- (Vieilli) (Sens figuré) (Familier) Homme d’un certain âge que l’on traite avec familiarité. Dans certains cas cette appellation peut contenir une nuance de déférence voire d’admiration affectueuse.
- Par un entrebâillement de rideaux, un rayon de soleil planta dans la pièce sa lance d’or, et son éclat […] sembla transformer la chambre du poêle du père Jourgeot. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Un jour, je découvris une inscription toute fraîche sur le mur de l’École, je m’approchai et lus : « Le père Barrault est un con . » […] Mais, quand je détournais mon regard [du mot « con »], c’était pour retrouver l’appellation infâme : « le père Barrault », qui m’épouvantait plus encore : le mot « con », après tout, je ne faisais qu’en augurer le sens ; mais je savais très bien qui on appelait « père Untel » dans ma famille : les jardiniers, les facteurs, le père de la bonne, bref les vieux pauvres. Quelqu’un voyait M. Barrault, l’instituteur, le collègue de mon grand-père, sous l’aspect d'un vieux pauvre. […] Il me semblait à la fois qu’un fou cruel raillait ma politesse, mon respect, mon zèle, le plaisir que j’avais chaque matin à ôter ma casquette en disant « Bonjour, Monsieur l’Instituteur » et que j’étais moi-même ce fou, que les vilains mots et les vilaines pensées pullulaient dans mon cœur. […] Je murmurai : « Le père Barrault pue » et tout se mit à tourner : je m’enfuis en pleurant. Dès le lendemain je retrouvai ma déférence pour M. Barrault, pour son col de celluloïd et son nœud papillon. — (Jean-Paul Sartre, Les Mots, I, 1964)
- D’abord le père Perrault. (Le titre de père, en Craonnais, est obligatoirement accolé au nom des hommes, même célibataires, qui ont dépassé la quarantaine et n’ont pas droit, de naissance, à s’entendre appeler « monsieur ». Il est officiellement employé en chaire.) — (Hervé Bazin, Vipère au poing, 1948, V)
- Fête (souvent bachique), apparue dans l’armée pour célébrer un certain nombre de jours avant la quille. Note : Cette fête est aujourd’hui présente dans certains lycées un certain nombre de jours avant le baccalauréat, et dans quelques autres écoles un certain nombre de jours avant le diplôme.
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sert
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de servir.
- Il ne faut pas contremander les fêtes, cela a d’abord un intérêt industriel et commercial considérable et, en outre, cela sert mon projet. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Le Bouquet tragique, 1912, chapitre III)
- Si vous aimez les sortilèges, venez par un beau clair de lune d’une nuit de mai évoquer la nixe de Vaucluse, et peut-être à votre appel la verrez-vous sortir de cet abîme de cristal qui lui sert de palais. — (Henri Blaze de Bury, Revue des Deux Mondes, 15 juillet 1874, page 261)
- Ça sert à rien qu’il s’excite, m’sieur Ribourdoir… qu’il leur braille que son fils dans la camionnette, est mort au champ d’honneur… ils s’en contrebranlent les Ricains ! — (Alphonse Boudard, Le Corbillard de Jules)
- Mais à sa grande surprise, la liste de présence dont elle se sert tous les jours est couverte de signes mystérieux auxquels elle ne comprend goutte. — (Pierre Barthelemy, Passeur de sciences, 2014)
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dataire
?- Officier du pape qui préside à la daterie. Quand le dataire est un cardinal il a le titre de prodataire.
- Des textes isolés et insuffisants nous montrent le dataire, à la fin du XVe S., préposé à la surveillance du registre, mais ne permettent pas d’établir l’origine exacte de ce rôle, ni d’en suivre l'évolution. — (Revue d’histoire ecclésiastique, Volume 12, Numéros 3 à 4, 1911)
- Officier du pape sous les ordres du dataire : dataire per obitum, dataire de matrimoniales, etc.
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confiturière
?- Celle qui fait des confitures.
- … si pour cette première recette de confiture, on s’en remet à une Alsacienne, Christine Ferber, la fée confiturière... — (Didier MEREUZE – « La confiture de quetsches, c’est pas pour des prunes ! » - Journal La Croix, page 27, 6-7 septembre 2014)
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boyaudière
?- Celle qui prépare les boyaux pour les usages industriels.
- A l’occasion de cette réflexion, nous ne croyons pas trop déplaire au lecteur en lui donnant ici la liste des principales professions nommées par Restif et figurées par Binet, dans les Contemporaines du commun et dans les Contemporaines par gradation. Plusieurs de ces professions n’existent plus aujourd’hui. […] Boyaudière — (Jules Assézat dans Nicolas Edme Restif de La Bretonne, Les Contemporaines, tome 2, Alphonse Lemerre, Paris, 1876, page 272-275)
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complaire
?- S’accommoder au sentiment, au goût de quelqu’un pour lui plaire.
- Non, me dit-il, si pour vous complaire je souscris à la nécessité d'une Guerre, il seroit fâcheux que vous ne souscrivissiez pas, pour avoir votre Guerre, à la nécessité d'une somme à laquelle vous ne sauriez trouver à redire. — (Mr. de Lambertt, Mémoires pour servir à l'histoire du XVIIIe siècle, Amsterdam : chez Pierre Mortier, 1734, vol. 11, p. 648)
- Je veux bien vous complaire en cela. — Ce que j’en fais n’est que pour lui complaire.
- (Pronominal) Se plaire, se délecter en soi-même, en ses productions, en ses ouvrages, y mettre sa satisfaction, son plaisir. — Note d’usage : En ce sens, il se prend presque toujours en mauvaise part.
- En s’occupant d’Arthur, elle s’était complue à croire qu’un homme, en apparence si doux, si délicat, devait être resté fidèle à son premier amour. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832, page 41)
- Ce pressentiment, je n’essayai pas de le repousser, tant il me satisfaisait. Au contraire, je m’y complus avec une joie intense. — (Octave Mirbeau, Le Journal d’une femme de chambre, 1900. p. 440.)
- Je me complus à mon obscurité, je souhaitai la prolonger, m’en faire un mérite. J’enviai les détenus célèbres qui ont écrit dans des cachots sur du papier à chandelle. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 155.)
- Le désert solognot se confirme et semble se complaire dans son isolement comme au temps où marécages et autres humidités l'écartaient du reste du monde. petits nous sommes petits nous resterons. — (Gérard Bardon, Intercommunalité en Loir-et-Cher : Le sud en miettes !, dans Le petit Solognot (n°550) & Le petit Blaisois (n°8 bis) du 28 novembre 2012.)
- Et donc ces intermédiaires, qui se sont complu à allumer une guerre artificielle entre les internautes et les créateurs, étaient certainement les plus mal placés pour proposer une telle déclaration des droits… A moins que ce ne soit comme dans la Ferme des Animaux d’Orwell et qu’avec le temps, les mots de cette déclaration universelle soient appelés à changer pour révéler leur véritable sens : dans l’écosystème de la création, "les animaux sont tous égaux", mais "certains animaux sont plus égaux que d’autres". Et comme par hasard, ce sont toujours les porcs qui gagnent à ce jeu, et pas les créateurs ! — (Lionel Maurel, Ivre, le Forum d’Avignon veut écrire une déclaration des droits et pond une déclaration de guerre… sur scinfolex.com, le 26 novembre 2013)
- Cependant, il ne se masqua pas la vérité : il n'était pas prêt à déambuler dans une foule en compagnie de Cathy. Parce que des sans-gêne se complairaient à jouer les étonnés ou à lui poser des questions fines comme le gros sel ! — (Roger Beteille, Les pouvoirs de Jean, Éditions du Rouergue, 2016)
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belluaire
?- (Antiquité) Celui qui, dans les jeux du cirque, combattait contre les bêtes féroces.
- Un belluaire vint, le saisit [un singe déguisé en tigre] dans ses bras, Déchira cette peau comme on déchire un linge, Mit à nu ce vainqueur, et dit : tu n’es qu’un singe ! — (Victor Hugo, Les Châtiments, page 150, 1880)
- Rien de tout cela ne concerne réellement les belluaires ou matutini qui, comme leur nom l'indique, combattaient en matinée. Ce groupe de gladiateurs devait soit affronter les bêtes sauvages directement, soit simplement diriger des combats entre elles, soit les chasser en groupe lors de véritables chasses artificielles. — (François Bachelot, Spectacles d'Eléphants : Plaudites cives, Editions L'Harmattan, 2012, p. 39)
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buissonnière
?- Féminin singulier de buissonnier.
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cyprière
?- Plantation de cyprès.
- Outougamitz se sentit près de mourir de joie lorsqu’il aborda la cyprière. — (Chateaubriand, Les Natchez II, 75)
- Les grues qui font de si beaux voyages au-dessus des savannes, des cyprières. — (Chateaubriand, Le génie du christianisme, ou Les beautés de la religion chrétienne, I, V, 8)
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intermédiaire
?- (Didactique) Qui est entre deux, en parlant des choses.
- Si le pouvoir cède à l’une, l’autre s’irrite, s’il croit devoir rester intermédiaire, alors elles semblent s’entendre toutes deux, votent unanimement contre lui, et l’accusent de marcher sans plan et sans système arrêté d’avance. — (Anonyme, Des intérêts en politique. - M. Canning et M. de Metternich, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- Les combats intermédiaires constituent un élément essentiel d’un récit excitant : chacun d’entre eux crée une mini-aventure dans l’épopée globale. — (Olivier d’Herbemont, Daniel Krob, Alain Bloch, Booster l’intelligence collective, 2012)
- (Géologie) Qualifie des terrains placés entre les roches des époques primitives et les couches de formation récente.
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altière
?- Féminin singulier de altier.
- rompant avec « l'éternité boursouflée de l'ennui » par une séparation altière, l'aventure s'improvise dans le temps de l'imprévu. — (Arnaud Sorosina, Présentation, Quelle aventure ? L'approche morphologique - L'Aventure, l'Ennui, le Sérieux, page 21, dans L'aventure, l'Ennui, le Sérieux Chapitre I)
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braisière
?- (Cuisine) Vaisseau, récipient sur le couvercle duquel on met de la braise de manière que les aliments cuisent par-dessus et par-dessous.
- Piquez votre foie de veau de gros lard assaisonné; foncez une braisière de bardes de lard; mettez-y le foie avec des carottes, un bouquet garni, des oignons, […]. — (Alexandre Dumas, Grand dictionnaire de cuisine, Paris : Alphonse Lemerre, 1873, p.565)
- (Vieilli) (Désuet) Étouffoir à braises.
- En même temps, il poussait la braisière auprès de l'alga, et quand son maître fut convenablement étendu, le visage tourné du côté de la muraille, il introduisit le page du Ras en lui recommandant de parler bas. — (Arnauld d’Abbadie, Douze ans de séjour dans la Haute-Éthiopie, 1868)
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autogestionnaire
?- Partisan de l’autogestion.
- Il fut à 18 ans taupe trotskyste aux PTT, libertaire autogestionnaire, puis pigiste à « Libé » avant de rejoindre, en 1983, France 3 Limoges. — (Affaire DSK : Michel Taubmann espérait réhabiliter « Dominique », site nouvelObs.fr, 1er décembre 2011)
- Caractéristique de l’autogestion.
- Ce grand projet autogestionnaire fut pris très au sérieux au département de philosophie : nos étudiants étaient désireux de participer à l'élaboration des programmes, les structures pour le leur permettre étaient en place, les fameux « modules », aujourd'hui disparus. Il se montrèrent rapidement très critiques de l'enseignement thomiste et la crise éclata. Ils voulaient non seulement participer, mais aussi être d'authentiques partenaires et acteurs de l'institution.— (Georges Leroux, Entretiens, propos rapportés par Christian Nadeau, Boréal, Montréal, 2017, page 149)
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caniculaire
?- Qui a rapport à la canicule, très chaud, torride.
- C'est par un jour caniculaire de la fin de juillet 1911, dans un long couloir étroit sur lequel donnaient, toutes portes ouvertes, les petites pièces étouffantes du Conseil supérieur de la guerre. — (Victor Margueritte, Au bord du Gouffre, 1919)
- Chaleur caniculaire, chaleur excessive, estivale.
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cotonnière
?- Ouvrière qui travaille le coton (pour un homme, on dit : cotonnier).
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Nom vernaculaire générique des plantes appartenant au genre Filago de la famille des Astéracées.
- Voici la cotonnière négligée. C’est une fleur de la famille des pissenlits. — (Jean-Marc Toussaint, Les aventuriers des espèces perdues, Le Mag, supplément de Vosges Matin, 6 mai 2018)
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consignataire
?- Celui, celle qui est préposé à la garde d’une consignation.
- Le consignataire délivra les fonds.
- (Commerce) Négociant ou commissionnaire auquel on adresse soit un navire, pour qu’il en opère le désarmement et le réarmement, soit les marchandises chargées sur un bâtiment, pour qu’il les reçoive en dépôt ou se charge de les vendre.
- Le consignataire du navire, substitué aux obligations du capitaine pour la délivrance de la cargaison, est tenu de délivrer les marchandises qu’il a reçues et telles qu’il les a reçues, à moins de prouver le cas fortuit ou la force majeure. — (Revue internationale du droit maritime, Volumes 11 à 20, 1906)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.