Dictionnaire des rimes
Les rimes en : pharmacodépendance
Que signifie "pharmacodépendance" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- (Nosologie) État de dépendance psychique ou physique, résultant de la prise périodique ou continue d’un médicament ou de tout autre produit psychoactif.
- En prolongeant l’usage de ces médicaments, le médecin fait lentement entrer son malade en pharmacodépendance. — (Claude Meyers, Mythologies, histoires, actualités des drogues, éditions L’Harmattan, 2007)
- L’usage prolongé de nombreux produits peut entrainer une pharmacodépendance ou dépendance physique, celle-ci n’allant pas forcément de pair avec un potentiel toxicomanogène de ceux-ci … — (M. Dierick, J. Peuskens, M. Ansseau, H. D'Haenen, P. Linkowski, Manuel de psychopharmacothérapie, Academia Press)
Mots qui riment avec "ance"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "pharmacodépendance".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ance , ances , anse , anses , ence , ences , ense et enses .
-
malveillance
?- Mauvaise volonté pour les hommes en général ou pour quelqu’un en particulier.
- En me voyant, le colonel parut un peu gêné, et je crus m’apercevoir qu’il baissait la voix pour m’adresser la parole en français. Autour de nous, on chuchotait : « Frantzose… Frantzose… » Je sentais de la malveillance dans tous les yeux. — (Alphonse Daudet, L’empereur aveugle, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, pages 233-234)
- Pas la moindre festivité non plus, le 14 Juillet, à VIRIAT (Ain). Mais il ne faut pas y voir la moindre malveillance à l'égard de la République. On a l'habitude, ici, de célébrer le 14 Juillet... le 1er dimanche d'août ! — (Pierre Bonte, Bonjour la France **, Éditions De Borée, 2000 & 2013)
- Tandis que les deux textes des commissaires-ouvriers ménageaient la susceptibilité des marchands-fabricants afin de les amener à négocier, […], Dodieu transpose aux relations industrielles le style politique paranoïde des clubistes, suggérant une malveillance omniprésente autour des ouvriers « que l'incivisme dépourvoit de travail ». — (Alain Cottereau, « La désincorporation des métiers et leur transformation en publics intermédiaires : Lyon et Elbeuf, 1790-1815 », dans La France, malade du corporatisme?: XVIIIe-XXe siècles, sous la direction de Steven L. Kaplan et Philippe Minard, Paris : chez Belin, 2004, page 122)
- Acte criminel ayant pour objectif de nuire à autrui.
- La protection contre la malveillance, et ses formes extrêmes, le sabotage et les actes de terrorisme, a pris depuis quelques années une importance accrue, avec la montée des risques terroristes dans le monde. — (Georges Sapy, Introduction à l'ingénierie des installations nucléaires, EDP Sciences, 2012, page 64)
-
triboluminescence
?- (Physique) Luminescence provoquée par un frottement.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
éloquence
?- Don de la parole, talent de bien dire, d’émouvoir, de persuader, art d’entraîner.
- Ainsi l’éloquence, dans la bouche d’un Orateur vertueux, rend les hommes justes, & dans celle du méchant rend les autres comme lui. L’un fait le bonheur des peuples, l’autre est la peste des nations. — (J. Beauvais, L'art de bien parler et de bien écrire en français, Paris : chez Valade, 1773, page 33)
- L'éloquence n'est pas dans la quantité des choses dites, mais dans leur intensité. — (Antoine Albalat, L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (sixième leçon), 1899)
- La bouche grasse, les pommettes rouges, les yeux injectés de bourgogne, Guillaume-Adolphe Porcellet célébra la grève, la sainte grève!… Avec une rare éloquence, il parla des exploiteurs de peuples, des affameurs de pauvres. — (Octave Mirbeau, Le gamin qui cueillait les ceps, dans La vache tachetée, 1918)
- Quand nous ne pouvons plus penser, nous nous sauvons par l’éloquence. — (Jean Guéhenno, Journal d’un homme de 40 ans, Grasset, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 153)
- Ce prologue le fatiguait, mais il ne pouvait l’écourter. L’éloquence fait partie de la fonction ; et il en avait trop complaisamment composé les périodes pour se priver de la satisfaction de s’entendre les phraser et de jouir de ces cadences étudiées. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- S’il a peu d’affinités avec l’impénétrable Robespierre que tous ces jeunes queutards traitent d’eunuque, il est fasciné en revanche par l’éloquence de l’avocat Danton qui n'a pas son pareil pour retourner un auditoire hostile. — (Alain Bouzy, La loi de la guillotine : La véritable histoire de la bande d'Orgères, Le Cherche-Midi, 2016, part. 4, chapitre 1)
- (Par extension) Qualité de ce qui produit ou peut produire sur l’auditeur ou le spectateur les mêmes effets, les mêmes impressions que l’éloquence.
- Les femmes ont un inimitable talent pour exprimer leurs sentiments sans employer de trop vives paroles ; leur éloquence est surtout dans l'accent, dans le geste, l’attitude et les regards. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Ce fut un mouvement respectueux plein de cette vive éloquence particulière au geste et qui surpasse celle des plus beaux discours. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Dans ce domaine, la maussade arithmétique vous a des éloquences qu’on ne saurait contredire. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Le canon grondait en avant de nous, comme un orage lointain ; nous entendions cela depuis Toul ; ce n’était pour moi qu’une sorte d’éloquence. Nul parmi nous ne savait rien de la guerre ; […]. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 9)
-
effervescence
?- Bouillonnement accompagné du dégagement d’un gaz, produit par le contact ou le mélange de deux substances et qui a les apparences de l’ébullition.
- Être en effervescence.
- Faire effervescence.
- Les alcalis font effervescence avec les acides.
- Il ne faut point confondre l’effervescence avec la fermentation, ni avec l’ébullition.
- Il s’est dit de bonne heure que le phénomène qu’on nomme vivre ressemble à l’éphémère effervescence de produits chimiques réagissant l’un sur l’autre. Un moment vient vite où ce bouillonnement prend fin. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 276)
- (Sens figuré) Émotion vive et passagère dans l’âme, dans l’esprit.
- Tout à coup il ralentit le pas, se raffermit à mon bras pour se contraindre à modérer je ne sais quelle enfantine effervescence qui sans doute aurait manqué de mesure ou d’esprit. Je compris qu’il était au bout de ses recherches. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 82)
- Il ne faut pas trop s’étonner de ce déchaînement de passions : la même effervescence régnait dans le monde chrétien. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- (Sens figuré) Agitation politique ou sociale.
- Point de raillerie ! « L’Europe est dans un état tel, que la moindre effervescence peut mettre en péril son repos, son équilibre factice. » — (Émile de Girardin, Paix et liberté : questions de l’année 1863, page 190)
- Quelques gardes nationaux s’efforçaient de calmer l’effervescence populaire, et parlementaient, en vain, avec la troupe, pour obtenir l’évacuation du poste. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- La grève est un succès : les salaires sont augmentés de 25 %. Mais cette effervescence sociale n’est pas du goût des autorités de l’Empire. L’activisme de Camélinat lui vaut quelques démêlés avec la justice. — (Rosa Moussaoui, Zéphyrin Camélinat (1840-1932) Un long chemin, de la commune au communisme, dans L’Humanité, 7 septembre 2011)
-
arrogance
?- Attitude hautaine et présomptueuse.
- Le prétentieux-joueur ne met pas longtemps pour piger que son arrogance inconvenante est gâteusement stupide, ici, entre ces murs, au vu de sa situation. — (Thierry Balloy, La femme du rétroviseur, 2019)
- Le corps d’officiers, respirant l’orgueil et l’arrogance, étalait à l’épreuve sa nullité professionnelle (à peu d’exceptions près) et sa pourriture morale. — (Jules Leverrier; « La naissance de l’Armée nationale 1789-1794 » -1939)
- […] vous avez humilié l’orgueil de vos ennemis et de ceux de votre roi quand leur arrogance était à son comble. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Choyé par les siens, protégé par ses aînés, il avait conquis l’assurance, l’arrogance presque de ceux qui se sentent forts, […]. — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Son monocle a l’air de ne servir qu’à maintenir son arrogance. — (Pierre Audibert, Les Comédies de la Guerre, 1928, p.88)
- Ils [les Américains] nous énervaient de plus en plus avec leur discours moral, leurs actionnaires et leurs fonds de pension, leur pollution de la planète et leur dégoût de nos fromages. Pour signifler la pauvreté foncière de leur supériorité, fondée sur les armes et l’économie, un mot les définissait usuellement : « arrogance ». Des conquérants sans idéal sinon le pétrole et le dollars. — (Annie Ernaux, Les années, Gallimard, 2008, collection Folio, pages 218-219.)
-
véhémence
?- Impétuosité, mouvement violent.
- Nous prenons deux otages, le vieux maire, […] et le jeune curé, qui proteste avec véhémence, bien que les soldats aient encore, épinglé à la capote, les Sacré-Cœur distribués à Paray-le-Monial. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- La soudaine irruption d’un ennemi prêt à l’offensive n’eut d’autre effet immédiat sur New York que d’accroître sa véhémence habituelle. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 212 de l’édition de 1921)
- Éloquence vigoureuse, accompagnée d’une action vive.
-
stridence
?- Caractère de ce qui est strident, d’une sonorité stridente.
- Il suffisait cependant de s'éloigner de quelques pas pour que la stridence de la meule fut atténuée par sa confusion avec les sons provoqués par les autres outils. — (Jean-Pierre Marin - Au forgeron de Batna)
- [...] pas le moindre grondement de machines à bielles et à volants, pas le plus mince sifflement de vapeur, mais la stridence continue des sauterelles, l'appel bref d'un roitelet des murs, le chant d'un coq. — (Maurice Bedel, La nouvelle Arcadie, 1934)
- Un ululement suraigu retentit et un autre et un autre encore. Ils semblaient venir de tous côtés en même temps et emplir tout l’espace de leur stridence. — (Joseph Kessel, Le Lion, Gallimard, 1958)
- Chaque fois qu'il venait au Palladium, il y restait une heure tandis que les orchestres et les chanteurs se succédaient sur l'estrade – adolescents de la banlieue ou jeunes employés du quartier. Et leur rêve était si fort, si violent leur désir d'échapper par la musique à ce qu'ils pressentaient de leur vie, que Bellune percevait souvent les stridences des guitares et les voix qui s'éraillaient comme des appels au secours. — (Patrick Modiano, Une jeunesse, Gallimard, collection Folio, 1981, pages 27-28)
- On tire vers l’aigu. Les profondeurs cuivrées font place à une stridence conquérante (a-t-on jamais écrit aussi haut pour sax soprano ? Il fallait bien Lacy pour tenir un pupitre aussi difficile). — (Laurent de Wilde, Monk, 1996, collection Folio, page 261)
- (Propulsion spatiale) Son aigu, d’une fréquence de quelques kilohertz, caractérisant une instabilité de combustion, en particulier dans un moteur à ergols liquides.
- (Propulsion spatiale) (Par extension) Cette instabilité elle-même.
-
rénitence
?- (Médecine) Caractère de ce qui est rénitent.
- La rénitence d’une tumeur.
- Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)
- (Philosophie) Signifie la force des corps solides par laquelle ils résistent à l'impulsion des autres corps, ou réagissent avec une force égale à celle qui agit sur eux.
-
alliance
?- Union entre personnes, qui est le résultat d’une entente ou d’un pacte.
- Louis la donnait pour femme au roi Alphonse VI, avec lequel il désirait resserrer son alliance. Deux ans plus tard cette princesse déposa son mari, et épousa Don Pedro son beau-frère, […]. — (Sismondi, Histoire des Français, Bruxelles : à la Société typographique belge, 1842, volume 17, page 255)
- Cette alliance des « partis ouvriers » avec des formations « bourgeoises ou petite-bourgeoises » allaient les empêcher de prendre les mesures énergiques et « anticapitalistes » que réclamait la situation économique et sociale du pays. — (Françoise Bosman, Jean-François Chanet& al., La fédération de l’éducation nationale, 1928-1992 : histoire et archives en débat, Presses universitaires du Septentrion, 2010, page 160)
- Cela dit, à l'intérieur de l’alliance centriste, chacun essaie de conquérir la position la plus forte, ce qui le conduit à s’appuyer dans une certaine mesure sur le parti extrême correspondant à sa tendance. — (Maurice Duverger, Sociologie politique, Paris : Presses universitaires de France, 1964, page 162)
- (Bible, Religion) Union entre Dieu et les hommes.
- Arche d’alliance. → voir arche.
- (Politique) Union ou confédération qui se fait entre deux ou plusieurs États pour leurs intérêts communs.
- Non seulement il invita ses concitoyens à déposer leurs ressentiments et leurs griefs sur l'autel de la patrie, mais il demanda encore que le bienfait de cette pacification fût étendu aux autres peuples, et que la France, introduisant parmi les nations une nouvelle diplomatie, jetât les fondements d'une alliance universelle. — (« Isnard (Maximin) », dans la Biographie universelle et portative des contemporains; ou, Dictionnaire historique des hommes vivants et des hommes morts depuis 1788 jusqu'à nos jours, tome 10, Paris : chez l'Éditeur, 1836, page 2141)
- Toutes les parties idéologiques des traités locarniens sont tombées l'une après l'autre. Et le résidu constitue l’alliance. — (André Géraud, L'assistance mutuelle franco-britannique, dans la revue Politique étrangère, 1937, volume 2, n° 2, page 111)
- Il est le premier ministre de la Guerre qui se soit déclaré hostile à l’alliance franco-russe, thème favori des hommes de la « Jésuitière ». — (Pierre Miquel, L'affaire Dreyfus, « Que sais-je ? » n° 867, Presses Universitaires de France, 1959)
- L’alliance qui existe entre ces deux souverains.
- Ils ont formé une alliance redoutable.
- Renouveler une alliance.
- Rompre une alliance.
- Deux partis font alliance, ont contracté une alliance, etc.
- Liens contractés par le mariage.
- Ce retour, nous l'avons vu, n'est pas la simple rémanence d'un passé tribal et paysan, mais la reconstitution dans une société moderne de modes traditionnels de loyauté et d'exercice du pouvoir : alliances matrimoniales, solidarité des corporations, clientélisme, c'est-à-dire échange de la loyauté politique contre une prébende matérielle. — (Olivier Roy, L'échec de l'islam politique, Éditions du Seuil, 1992)
- Il a fait une grande alliance, une alliance honorable en mariant sa fille à un tel.
- Bague, anneau d’alliance, ou, absolument,
- Bague d’or ou d’argent, symbole de l’union contractée par le mariage.
- Porter au doigt une alliance.
- 12 mai 43 – On cherche des débris d’or pour fournir une contrepartie au bijoutier qui nous vend nos alliances. Véga a retrouvé une vieille dent qui fera l’affaire. Et si la guerre se prolonge, nous pourrons toujours remettre notre alliance au dentiste pour qu’il puisse nous faire une couronne. C’est le Cycle de l’Azote ! — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 280)
- « Et son alliance ? » a demandé Poupette en prenant l’anneau dans le tiroir de la table. Nous la lui avons passée au doigt. Pourquoi ? Sans doute parce qu’il n’y avait aucune place sur terre pour ce petit cercle d’or. — (Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964, Le Livre de Poche, page 127)
- Il y avait aussi les alliances que les deux hommes portaient à leur annulaire gauche et que la graisse de l’âge enchâssait déjà, mais amaigris ils ne les eussent jamais ôtées. — (Daniel Boulanger, Le chemin des caracoles, Laffont, 1966, réédition Le Livre de Poche, page 96)
- Les garçons et les filles couleur du pain bis qui passent près d'eux leur jettent le bref regard latin qui juge et jauge et résume à la fraction de seconde, avec une précision implacable : un couple de jeunes mariés (ils portent l’alliance), point riches, puisqu'ils sont ici et non là-bas ; elle, plus belle que lui ; lui, plus amoureux qu'elle. — (Jean-Louis Curtis, Un jeune couple, 1967)
- Une alliance se cachait au fond du coffret ; elle prit aussi le chemin de la fonte, ce genre d’anneau n’étant sacré que laissé au doigt d’une morte. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 69)
- Elle m’accompagne souvent au resto U de l’ÉcoIe et je pousse la plaisanterie jusqu’à m'acheter une alliance et la porter. — (Philippe Molle, Mémoires d’outre mers, 2005)
- Affinité entre un époux et les parents de l’autre époux.
- Cousin, neveu par alliance.
- Affinité spirituelle.
- (Sens figuré) Union et mélange de plusieurs choses différentes, opposées, disparates.
- Faire une alliance du sacré et du profane, du vice et de la vertu.
- La hardiesse de certaines alliances de mots.
- L’hémistiche « Il aspire à descendre » offre une heureuse alliance de mots.
- (Au pluriel) (Argot) (Rare) Poucettes.
-
omnipotence
?- Toute-puissance.
- Ce pamphlet contre l’homme que Diderot n’osa pas publier, le Neveu de Rameau ; ce livre, débraillé tout exprès pour montrer des plaies, est seul comparable à ce pamphlet dit sans aucune arrière-pensée, où le mot ne respecta même point ce que le penseur discute encore, où l’on ne construisit qu’avec des ruines, où l’on nia tout, où l’on n’admira que ce que le scepticisme adopte : l’omnipotence, l’omniscience, l’omniconvenance de l’argent. — (Honoré de Balzac, La Maison Nucingen, 1838)
- Les bourreaux doivent savourer la même omnipotence, se livrer à pareille furie, goûter une égale joie de meurtrir sans remords. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (En particulier) Faculté de décider souverainement en certaines matières.
- L’omnipotence du jury.
-
biréfringence
?- (Optique) Propriété de certains matériaux transparents vis-à-vis de la lumière qui est de diviser en deux un rayon lumineux qui les pénètre.
- Son examen à la lumière polarisée y révèle une biréfringence qui est, d'ailleurs, commune aux substances visqueuses étirées en fils. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
-
obédience
?- Obéissance. Note : il ne se dit ordinairement qu’en parlant des religieux.
- Le supérieur a commandé à ce religieux en vertu de la sainte obédience.
- Ordre ou permission par écrit qu’un supérieur donne à un religieux ou à une religieuse pour aller en quelque endroit ou pour passer d’un couvent à un autre.
- Il ne saurait partir sans obédience, s’il n’a son obédience.
- (Religion) Emploi particulier qu’un religieux ou une religieuse a dans son couvent.
- Cette religieuse est cellérière, c’est son obédience.
- Maison religieuse qui dépend d’une maison principale.
- (Franc-maçonnerie) Groupe de loges partageant (en principe) des orientations communes, et souvent un rite commun.
- La Grande Loge nationale française est actuellement l'une des plus grosses obédiences de France
- La Grande Loge indépendante et souveraine des rites unis est une obédience qui fédère plusieurs rites
- Le Grand Prieuré de Nouvelle France est une obédience basée au Québec, mais qui possède des loges en France.
- (Politique, Religion) Rattachement à une doctrine.
- L'islam était alors divisé en deux obédiences religieuses, en deux « papautés » ennemies. — (René Grousset, Histoire des croisades, 1939)
- Le problème vient plutôt du psychanalysme, théâtre mondain où s’affrontent les obédiences, auquel s’opposent les promoteurs de l’anti-psychanalyse qui récuse l’idée d’inconscient. — (Francis Alföldi, L’analyse des pratiques en travail social, 2017, page 6)
- D’obédience socialiste, pionnier du mouvement coopératif, Turpain était aux antipodes d’un Branly encore présenté en 2012 par l’auteur de sa notice wikipédiesque comme « type même du savant travailleur, passionné, désintéressé et opiniâtre. » — (Marc Olivier Baruch, Des lois indignes ? : Les historiens, la politique et le droit, Tallandier, 2013, page 93)
- Cette secte japonaise, dirigée par Daisaku Ikeda depuis le 3 mai 1960, est le pendant laïque de l’ordre des moines bouddhistes de l’obédience Nichiren Shoshu. — (Bruno Fouchereau, La Mafia des sectes: Du rapport de l’Assemblée nationale aux implications des multinationales, Levallois-Perret : chez Filipacchi, 1996, chapitre 3, § d)
-
covariance
?- (Probabilités, Statistiques) Méthode mathématique d’évaluation du sens de variation de deux variables (moyenne de leurs produits centrés sur leurs espérances mathématiques, ou encore différence entre la moyenne de leurs produits et le produit de leurs moyennes) et permettant de qualifier leur indépendance.
- Si deux variables sont indépendantes, leur covariance sera nulle, mais l’inverse n’est pas forcément vrai.
- La covariance est la moyenne de la somme du produit des écarts des valeurs des deux variables par rapport à leur moyenne arithmétique (μ). Le terme « covariation » désigne cette dernière somme. On peut définir la covariance comme la moyenne de la covariation. — (Méthodologie d’utilisation des microdonnées : Covariance, Université du Québec à Rimouski (UQÀR))
- (Linguistique, Sociologie) Correspondance entre l’appartenance à une certaine classe sociale et un certain parler inhérent à cette condition sociale.
- (Programmation orientée objet) Propriété des types des arguments d’une méthode qui hérite par surcharge, de devenir plus spécialisés également[1].
- On dit qu’un langage applique la règle de covariance si, dans le cas de la redéfinition d’une méthode héritée, le type des arguments ou le type du résultat peuvent être remplacés par un type plus spécifique. Par exemple, si la classe POMME hérite de la classe FRUIT, les arguments (ou le résultat) des méthodes redéfinies peuvent passer de FRUIT à POMME. Ce changement de type est valide selon la règle de covariance. Ainsi, la possibilité de redéfinition varie dans le même sens que la relation d’héritage, d’où le nom de covariance. — (http://smarteiffel.loria.fr/wiki/fr/index.php/Glossary)
- Le mécanisme de la covariance apporte une nouvelle perspective au sein du langage Java. Comme les Generics [sic], ce principe donne la possibilité de détecter les erreurs de typage plus tôt durant le développement. — (http://fsznajderman.wordpress.com/2011/03/19/la-covariance-en-java/)
-
vaillance
?- Courage ; bravoure.
- Elle se laissa tomber dans un fauteuil car, en dépit de sa vaillance apparente, elle était terriblement lasse... — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre VIII, Gallimard, 1937)
- Sa bonne grâce à souffrir, l’entêtement de sa vaillance la maintenaient souriante et droite. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- Il sait jusqu'en ses os que la vertu cardinale de l'homme c'est le cœur à l'ouvrage, sa valeur première, cette vaillance. Une vaillance, oui, voilà ce qui est écrit en tête de sa table des valeurs. — (Henri Pourrat, Sous le pommier, éd. Albin Michel, 1945, chap. 4)
-
tendance
?- Action ou force par laquelle un corps tend à se mouvoir d’un côté.
- La tendance des corps vers le centre de la terre.
- Remarquez, d’autre part, cette tendance du tonnerre à choir non sur le clocher vieux, mais sur le clocher neuf ; […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- (Sens figuré) Inclination ; penchant.
- U se diphtongue en ou dans un grand nombre de cas. […]. Aujourd'hui la tendance est si bien enracinée qu'en récitant le Confiteor, nos enfants disent mea keulpa, mea maxima keulpa. — (E. de Chambure, Glossaire du Morvan, Paris, H. Champion & Autun, Dejussieu père & fils, 1878, p.23)
- Ne désespérons cependant pas de voir un jour le parlement, dans un élan collectif de patriotisme, oser braver certaines tendances funestes, chères à une partie de l’opinion publique, […]. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- L'interlude mahorais permit, par une nécessaire campagne de rectification, de triompher de quelques fâcheuses tendances petit-bourgeoises (indiscipline, alcoolisme, donjuanisme) […]. — (Alain Deschamps, Les Comores d'Ahmed Abdallah - Mercenaires, révolutionnaires et cœlacanthe, Karthala, 2005, p.121)
- Nous, on s’esbigne en souplesse sans seulement qu'elle s'en aperçoive, la chère épicemarde, attentive qu'elle est à sa laitue peu chère qu'a tendance à faner, et dont elle arrache une feuille jaunie de temps en temps, avec une grande détresse de femme qui épluche son capital. — (Frédéric Dard, San Antonio : Sucette boulevard, éd. Fleuve Noir, 1976)
- Pourtant, Sara trouvait que c'étaient les hommes qui, avec le temps, avaient tendance à se décatir. — (Judy Astley, Les Maris des autres, traduit de l'anglais (États-Unis) par Leslie Damant-Jeandel, Éditions Milady, 2013)
-
mense
?- (Désuet) Table.
- Au moment où les convives alloient s’approcher de la mense hospitalière. — (François-René de Chateaubriand, Les Martyrs, tome 1, 1810, page 165)
- Des capitaines au long cours et des armateurs faisaient quelquefois figure à la mense des patrons. — (Victor Hugo, Les Travailleurs de la mer, 1866)
- (Religion) Revenu d’une abbaye, d’un évêché, etc. affecté à l’entretien de la table d’une communauté religieuse, de l’abbé, de l’évêque.
- Lui ! s’exclama, en riant l’abbé, mais il ne possède aucune fortune ; il touche en tout et pour tout un traitement annuel de dix mille francs car il n’y a pas de mense à Chartres […] — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Mense abbatiale, conventuelle, épiscopale.
- (Par extension) Revenu ecclésiastique, sans affectation spécifique.
- Vous auriez part encore à la mense abbatiale et au revenu des pauvres. — (Paul-Louis Courier, Pamphlets politiques, Lettre IX, 1820, page 34)
- Les biens mobiliers et immobiliers des menses, fabriques, conseils presbytéraux, consistoires et autres établissements publics du culte. — (Recueil de textes historiques, Loi de séparation, 1905, page 98)
-
féculence
?- (Didactique) État des liqueurs qui sont chargées de lie, de sédiment.
- J’ai à vous dire que je vous abandonne à votre mauvaise constitution, à l’intempérie de vos entrailles, à la corruption de votre sang, à l’âcreté de votre bile, et à la féculence de vos humeurs. — (Molière, Le Malade Imaginaire, 1673, Monsieur Purgon, acte III, scène 6)
-
rouspétance
?- (Populaire) Action de rouspéter.
- Vous êtes une forte tête, à ce que je vois ; vous voulez faire de la rouspétance. — (Georges Courteline, La Vie de caserne, A. Magnier, 1896, page 133)
- L’agent. — Allez ! Allez ! Au bloc ! Et pas de rouspétance ! — (Georges Courteline, Le commissaire est bon enfant, 1899)
- Olivette, ma fille, ne m’échauffe pas les oreilles, sans ça, y aura de la rouspétance. — (Richard O'Monroy, L’Irrésistible Amour, C. Lévy, 1909, page 274)
- Par intervalles, la bonne femme intercalait sa voix de crécelle dans la basse, puis elle refermait d’un coup sa boîte à rouspétance, comme si elle en avait dit trop. — (Gustav Meyrink, Le Golem, 1915 ; traduit de l’allemand par Jean-Pierre Lefebvre, 2003, page 92)
- En style plus que populaire, « Pas de rouspétance ! » caractérise parfaitement l’impuissance de l’homme devant Allah. — (Onésime Reclus, L’Atlantide, pays de l’Atlas : Algérie, Maroc, Tunisie, La Renaissance du livre, 1919, page 115)
- Une femme qui commence pas à seize ans, rappelle-toi que ça ne fera jamais une bonne baiseuse. Moi, si j’étais ministre, je ferais des lois pour ça. Je leur ordonnerais, aux gens : "Votre môme a seize ans ? Allez ! A l’homme ! Et hop ! Tout de suite ! Pas de rouspétance !" — (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, pages 194-195)
- 13 août 1940 – Je ne trouve pas, contrairement à ce que prétendent mes ascendants, que la rouspétance rende le travail plus pénible. Au contraire, pendant qu’on se plaint on oublie son travail. C’est la résignation qui empoisonne les âmes. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 59)
-
connivence
?- Complicité par tolérance et dissimulation d’un mal qu’on doit ou qu’on peut empêcher.
- Plus la lutte contre les schismatiques s’aggrave, plus l’Église s’acharne contre les juifs, qu’elle soupçonne d’être de connivence avec les hérétiques. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- C’est vrai qu’il [Napoléon Bonaparte] a eu une légende. C’est vrai qu’il y avait le chauvinisme qui se satisfaisait, en pensant à toute la gloire que la France avait conquise… C’est vrai aussi que cette légende s’appuyait sur de sombres profondeurs humaines, avec cette connivence qui est en nous à l’égard de la guerre et de la mort. — (Henri Guillemin, Les Dossiers de l'Histoire : Napoléon, 17e épisode, « Bilan », Radio Télévision Suisse, réalisé par Maurice Huelin, 3 août 1968)
- (Par extension) Entente secrète ou tacite, intelligence avec quelqu’un.
- Il se douta que la mère et la fille étaient de connivence, mais comme il n’aimait point les querelles de ménage, il ne souffla mot et sortit pour dissiper sa colère. — (Charles Deulin, « Martin et Martine » in Cambrinus et autres contes, circa 1847-1875)
- Elle m’adressa avec les sourcils, les paupières clignées, la bouche avancée, un langage de complicité que je n’espérais pas et qui m’enchanta. Je la vis destinée à la dissimulation, la connivence défendue, enfin le péché. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; réédition Le Livre de Poche, 1968, page 80)
- Il disparaissait dans le salon, et j’avais surpris un geste de connivence qu’il faisait à l’intention du notaire, et ce geste – mais peut-être avais-je l’esprit mal intentionné – voulait dire :— Essaie de le persuader. — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, page 167)
- Cette séance fut donc la dernière à rendre compte de cette intime connivence entre Monk et Rollins ; on ne peut s’empêcher de regretter qu’ils n’aient pas plus souvent associé leur destin sur disque ; mais c’est comme ça, alors on imagine… — (Laurent de Wilde, Monk, 1996, collection Folio, page 192)
-
balance
?- (Métrologie) Instrument de mesure utilisé pour peser des éléments, pour déterminer leur masse.
- Aussi les Mores portent toujours des balances , & rebutent les pièces qui ne sont pas de poids: il faut les remettre à la fonte , ce qui produit des sommes considérables aux Juifs, qui sont les seuls monnoyeurs & fondeurs de ce Pays. — (Histoire des révolutions de l'empire de Maroc, depuis la mort du dernier Empereur Muley Ismael, écrite par John Braithwaite, traduite de l'anglois, Amsterdam : chez Pierre Mortier, 1731, page 461)
- — Messieurs, je suis hésitant par nature, et indécis. Je pèse le moindre de mes actes futurs à des balances de plus en plus fines. La plus fine ne m’assure pas encore. — (Jules Romains, Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 29)
- (Spécialement) Appareil servant à indiquer le poids d'une personne. → voir pèse-personne
- À cause de son poids (78 kg ce matin sur la balance), elle souffre de la chaleur. — (Pierre Lemaître, Le Serpent majuscule (1985), Albin Michel, 2021, page 20)
- (Par extension) Instrument de mesure utilisé pour déterminer des forces.
- La balance de Cotton sert à mesurer la force électromagnétique.
- Réglage précis.
- La balance audio.
- La balance des blancs est un réglage en photographie.
- La balance des couleurs est un réglage en photographie.
- Filet rappelant la forme d’un plateau de balance pour pêcher les écrevisses, les crevettes.
- (Argot) Dénonciateur, personne donnant des renseignements à la police. → voir cousin, donneuse, indic...
- Les multirécidivistes sont paranos, ils connaissent le travail de la police et font des contre-observations. […]. En plus, ce ne sont pas des poucaves, des balances qui parlent de leurs complices. De bons petits élèves très attentifs. — (Fabio Benoit, Mauvaise personne, Lausanne & Paris : Editions Favre, 2019)
- Je ne dis pas de nom. Je ne suis pas une balance.— (Rachid Laïreche et Amandine Cailhol, Interview Fabien Roussel: «J’en ai marre de cette gauche qui nous culpabilise de tout», Libération, 15 février 2022)
- (Belgique) (Argot) (Éducation) Note non satisfaisante mais qui n’entraîne pas d’échec.
- J’ai eu une balance en chimie.
- (Sens figuré) Équilibre.
- La balance des pouvoirs existe dans le gouvernement constitutionnel.
- (Économie) Montant qui représente la différence entre les comptes débiteur créditeur, entre deux soldes (import / export), etc.
- La balance de son compte, en ma faveur, est de deux mille francs.
- De la balance de chaque compte particulier ouvert au grand livre résulte l’état général de l’actif et du passif.
- Balance commerciale.
- (Vieilli) (Comptabilité) Action d’arrêter, à une certaine époque, les écritures d’une maison de commerce, pour qu’elle se rende compte de sa situation → voir bilan.
- Ce négociant fait sa balance tous les ans.
- (Audiovisuel) Dispositif permettant d’ajuster les niveaux acoustiques de sortie des deux voies d’un ensemble stéréophonique.
- (Héraldique) Meuble représentant l’instrument de mesure du même nom dans les armoiries. Sa représentation est généralement celle de la balance à plateaux tenue à la main.
- De gueules à deux balances d’or, qui est de la commune de Prayssas du Lot et Garonne → voir illustration « armoiries avec deux balances »
- (Héraldique) Attribut donné à certains êtres humains dans les armoiries (archange, femme aveugle…).
- D'azur au saint Michel Archange tenant de sa dextre une épée haute et de sa senestre une balance, le tout d’or, qui est de la commune de Reichstett du Bas-Rhin → voir illustration « armoiries avec un archange tenant une balance »
- (Musique) Étape de la préparation d'un concert au cours de laquelle on vérifie la sonorisation et on ajuste les niveaux d'amplification.
-
opalescence
?- (Physique) Propriété optique d’un matériau transparent ou translucide qui lui donne un aspect ou une teinte laiteuse, avec des reflets irisés rappelant ceux de l’opale.
- En outre, l’intensité de l’opalescence augmente dans le même sens que l’écart des indices. — (Société française de physique, Le Journal de physique et le radium, 1943)
-
souffrance
?- Douleur physique ou morale, état de celui, de celle qui souffre.
- Simplement une douleur infinie, une souffrance continue, sans trêve ni repos, la souffrance cruelle et injuste des êtres inconscients, enfants ou animaux, qui n’ont même pas l’amère consolation de comprendre pourquoi et comment ils souffrent… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Car il n’était pas fait pour la vie de collège. Pour lui, elle était un supplice renouvelé tous les jours. On comprenait, en l’observant, qu’il avait tellement pris l’habitude de souffrir que la souffrance était devenue sa meilleure amie. — (Valery Larbaud, Fermina Márquez, 1911, réédition Le Livre de Poche, page 163)
- Ne plus s’aimer, c’est pire que de se haïr, car, on a beau dire, la mort est pire que la souffrance. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Les jours qui suivirent furent pour la malheureuse fillette, qui découvrait à la fois l’amour et la souffrance, un supplice de tous les instants. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l'Amour et de la Mort », 1940)
- — Moi, dit Pierson, il me semble que j’essaierais de supporter mes souffrances.— Oh ! toi, naturellement ! Vous vénérez la souffrance, vous autres chrétiens !— Nous ne la vénérons pas, nous essayons de l’accepter.— Ça revient au même. — (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 148)
- Elle allait mourir dans des souffrances atroces, sans que rien pût la soulager. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Un des effets les plus immédiats de la souffrance est le repliement, pour ne pas dire l'enfermement sur soi. — (Bruno Chenu, Disciples d'Emmaüs, Bayard, Paris, 2003, page 124)
- (Droit) Tolérance en vertu de laquelle on accepte certaines choses que l’on pourrait empêcher.
-
cadence
?- Suite régulière de sons, de gestes, de mouvements, d’événements, etc., rythme.
- Sur chaque navire, […], les hommes […] font basculer les quatre cents kilos du mât trapu sur son emplanture, le couchent, sortent les avirons, les empoignent de leurs mains crispées par le froid, prennent la cadence de nage. Les Vikings remontent vers Rouen. — (Patrick Louth, La civilisation des Germains et des Vikings, Genève : éd. Famot, 1976, page 141)
- Le glissant est généralement apporté par une addition d’érucamide dont le pourcentage dépend de la cadence de la machine. — (Jean-Paul Pothet, Aide-Mémoire : Les Matériaux d'emballage, éd. Dunod, 2008, page 279)
- Mme Bédard demande également au ministre Dubé de résister à la tentation d’utiliser ce décret pour augmenter la cadence des blocs opératoires pendant l’été. — (Charles Lecavalier, COVID-19 au Québec: l’urgence sanitaire tout l’été, Le journal de Québec, 22 mai 2021)
- Airbus a décidé d’abaisser légèrement pour l’instant ses objectifs de cadence de production d’avions en raison de la crise financière et économique.
- Chute, terminaison d’une période, d’une phrase ou d’un membre de phrase.
- Ce prologue le fatiguait, mais il ne pouvait l’écourter. L’éloquence fait partie de la fonction ; et il en avait trop complaisamment composé les périodes pour se priver de la satisfaction de s’entendre les phraser et de jouir de ces cadences étudiées. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Danse) Mesure qui règle le mouvement de celui qui danse.
- La cadence bientôt s’accélère. Le balancement devient déhanchement saccadé, qu’accompagnent de violents coups de reins. Le visage de la danseuse se contracte. — (Out-el-Kouloub, Nazira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Et voici que des guirlandes de jeunes filles, fleurs rieuses dans leurs corolles couleur de ciel, couleur d'eau, couleur de feuille, essaient la cadence des rondes dont le cornemusiste joufflu guidera aigrement les temps. — (Marcel Brion, La reine Jeanne, Éditions Robert Laffont, 1944, chap. 1)
- (Militaire) Mouvement réglé du pas.
-
opulence
?- Abondance de biens, richesse dont on fait étalage.
- Elle vit l’opulence & les richesses succéder à l’aisance ; & son père, avant tout cela, avoit connu le mésaise & presque la pauvreté. — (La mésalliance, dans les Contes moraux dans le goût de ceux de M. Marmontel, recueillis de divers auteurs, publiés par Melle Uncy, Amsterdam & Paris : chez Vincent, 1763, vol.2, p.399)
- Ses concitoyens le regardaient comme un homme d’une grande opulence. Il possédait cinquante feddans de bonne terre; cinq gamousses, dix bœufs mugissaient dans ses étables. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- (Sens figuré) Ampleur, développement abondant.
- L’opulence des formes dans les tableaux de Rubens, de Jordaens.
-
préexistence
?- (Philosophie) Existence antérieure.
- La préexistence des âmes.
- Évidemment, dans les dessous de tout cela il doit y avoir, sinon des ressouvenirs de préexistences personnelles, au moins des reflets incohérents de pensées d’ancêtres, toutes choses que je suis incapable de dégager mieux de leur nuit et de leur poussière… — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.