Dictionnaire des rimes
Les rimes en : pénitence
Que signifie "pénitence" ?
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- Repentir suivi d’expiation, regret d’avoir offensé Dieu.
- La pénitence est une vertu chrétienne.
- Une pénitence tardive.
- Les fruits de la pénitence.
- Sacrement de pénitence ou
- Sacrement de la pénitence, Celui des sept sacrements de l’église par lequel le prêtre remet les péchés à ceux qui s’en confessent à lui.
- Le tribunal de la pénitence se dit du Prêtre qui confesse et du Lieu où il confesse.
- Aller porter ses péchés au tribunal de la pénitence.
- Ce que le prêtre ordonne en satisfaction des péchés que l’on lui a confessés.
- Son confesseur lui a donné pour pénitence un Pater et un Avé à réciter.
- Accomplir sa pénitence, satisfaire à sa pénitence, faire sa pénitence.
- Les pénitences publiques ne sont plus en usage dans l’église.
- Austérités qu’on s’impose volontairement pour l’expiation de ses péchés.
- Faire pénitence de ses péchés.
- Vivre dans la pénitence, dans une pénitence continuelle, dans les exercices de la pénitence.
- Il faut faire pénitence, si l’on veut être sauvé.
- Le carême est un temps de pénitence.
- Les psaumes de la pénitence. Voyez « psaume ».
- (Sens figuré) Faire pénitence de ses excès, de ses torts, de sa mauvaise conduite, En être puni par quelque maladie, par quelque infirmité, par quelque malheur.
- Il fait pénitence du passé.
- Il s’est abandonné à la débauche dans sa jeunesse, il en fait maintenant pénitence.
- Il s’est perdu par son indiscrétion, et il a maintenant tout le loisir d’en faire pénitence.
- (Sens figuré) (Familier) Mauvaise chère.
- Si vous voulez demeurer à dîner avec nous, vous ferez pénitence.
- Punition imposée pour quelque faute.
- Voilà une rude pénitence pour une faute bien légère.
- Faire subir une pénitence.
- (Jeux) Peine qu’on impose à ceux qui ont manqué aux règles, aux conventions, ou qui n’ont pas deviné quelque chose, qui ont mal répondu.
Mots qui riment avec "ance"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "pénitence".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ance , ances , anse , anses , ence , ences , ense et enses .
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érubescence
?- (Didactique) Le fait de rougir, apparition d'une rougeur.
- Jusqu’à l’horizon, tout était prairie et fleurs dans leur printanière érubescence. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846, pages 302-311)
- Rougeur apparue sur la peau.
- Que pouvait-il y avoir de plus enfantin que ce nez retroussé, ce visage couvert de taches de rousseur ou cette tache violacée sur son cou nu là où un vampire de conte de fées s'était repu, ou encore ce mouvement inconscient de sa langue explorant un début d'érubescence rose autour de ses lèvres gonflées ? — (Vladimir Nabokov, Lolita, 1955, Gallimard, Folio, édition de 2005, traduction de Maurice Couturier, pages 241-242.)
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souffrance
?- Douleur physique ou morale, état de celui, de celle qui souffre.
- Simplement une douleur infinie, une souffrance continue, sans trêve ni repos, la souffrance cruelle et injuste des êtres inconscients, enfants ou animaux, qui n’ont même pas l’amère consolation de comprendre pourquoi et comment ils souffrent… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Car il n’était pas fait pour la vie de collège. Pour lui, elle était un supplice renouvelé tous les jours. On comprenait, en l’observant, qu’il avait tellement pris l’habitude de souffrir que la souffrance était devenue sa meilleure amie. — (Valery Larbaud, Fermina Márquez, 1911, réédition Le Livre de Poche, page 163)
- Ne plus s’aimer, c’est pire que de se haïr, car, on a beau dire, la mort est pire que la souffrance. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Les jours qui suivirent furent pour la malheureuse fillette, qui découvrait à la fois l’amour et la souffrance, un supplice de tous les instants. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l'Amour et de la Mort », 1940)
- — Moi, dit Pierson, il me semble que j’essaierais de supporter mes souffrances.— Oh ! toi, naturellement ! Vous vénérez la souffrance, vous autres chrétiens !— Nous ne la vénérons pas, nous essayons de l’accepter.— Ça revient au même. — (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 148)
- Elle allait mourir dans des souffrances atroces, sans que rien pût la soulager. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Un des effets les plus immédiats de la souffrance est le repliement, pour ne pas dire l'enfermement sur soi. — (Bruno Chenu, Disciples d'Emmaüs, Bayard, Paris, 2003, page 124)
- (Droit) Tolérance en vertu de laquelle on accepte certaines choses que l’on pourrait empêcher.
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partance
?- (Vieilli) Départ.
- Faites hisser le pavillon et tirer le coup de canon de partance. — (Eugène Sue, Kernok le pirate, 1830)
- On commence à charger le bois pour la partance. — (Jules Supervielle, Gravitations, page 67, © 1925, Gallimard, 1988)
- (Par extension) Départ d’un train, d’une personne, etc.
- Comme je voudrais savoir que tu as eu le temps quand même de quelques pages, que j’ai pu te faire ce don, au moins, au cœur de tes partances. — (Geneviève Amyot, Je t’écrirai encore demain, « Lettre de mars », Éditions du Noroît, Montréal, 1995, page 71)
- La partance féminine vers l’occident marocain — (Brahim Labari, dans le titre de l’article La partance féminine vers l’occident marocain. L’attractivité ambivalente d’une ville-monde : le cas de Casablanca, in Migrations société, n° 103, 2006)
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démence
?- Aliénation mentale.
- Le XVe siècle apparaît affolé, dès sa naissance. Il semble que la démence de Charles VI se propage. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Voici les signes avant-coureurs de la mort : dans les accès de folie, la phase du rire, fatale ; dans la démence, le geste répétitif d'effranger et de froisser les draps du lit. — (Pline l'Ancien, Histoires de la nature, traduction de Danielle Sonnier, Éditions Jérôme Millon, 1994, p.86)
- (Par hyperbole) Démarche, action, conduite qui indique de la déraison, de l’extravagance.
- Je vous avais recommandé de ne jamais dormir deux à deux afin d'éviter les occasions de vous égarer en certaines démences que je ne suis pas autorisé par le Roi lui-même à vous interdire, mais que je déclare néanmoins, de mon chef, abominables. — (Pierre Louÿs, Les aventures du roi Pausole, 1901)
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intermittence
?- (Didactique) Sporadicité ; qualité de ce qui est intermittent.
- Freind, en parlant de Petrus Salimis, rapporte plusieurs exemples où, par l’intermittence du pouls, ce médecin prédisait certaines syncopes, dont il prévenait les paroxysmes par la saignée et par d'autres remèdes […]. — (Dictionaire des sciences médicales, tome 44, Paris : chez Charles-Louis-Fleury Panckoucke, 1820, p. 417)
- Une fois l’intermittence des signaux quantifiée, il est possible de séparer l’influence de cette disparition sur la fluctuation de fréquence. — (José Martinez, Pierre Gajan & Alain Strzelecki, Analyse Temps-frequence. Ondelettes, Techniques de l'Ingénieur, brochure AF 4 511, s.d. (avril 2002), p. 9)
- Une des lois de l’âme humaine est l’intermittence. — (Dai Sijie, Le Complexe de Di, Gallimard, p. 341)
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reviviscence
?- (Biologie) Propriété de certains êtres vivants d’effectuer un retour aux manifestations de la vie lorsque les conditions extrêmes (sécheresse, climat…) qu’ils ont dû endurer sont terminées.
- La reviviscence des germes, des cellules.
- … ; cette mousse, adaptée à l’aridité sévère de la dune, présente le curieux phénomène de reviviscence.— (Jean-Marie Pelt, La Vie sociale des plantes, 1984)
- Cette capacité à la reviviscence permet aux lichens de supporter sans problème de nombreux stress : sécheresse, froid, chaleur, rayonnement ionisant…— (Jean-Yves Floc’H, Véronique Véto-Leclerc, Les Secrets des algues, 2019, page 67)
- (Par extension) Manifestation d’un retour à la vie.
- Et il s’ingénia aussi à éteindre les flammes qui, parfois, s’allumaient en son cerveau, à étouffer définitivement dans le respect ce maudit esprit dont il s’effrayait de sentir, à de certains jours, les brusques reviviscences et qu’il croyait mort à jamais. — (Octave Mirbeau, Le Journal d’une femme de chambre, 1900, page 239)
- (Psychologie) Répétition ou réapparition d’une scène traumatique.
- Laissé en attente, le souvenir n’est pas en lui-même pathogène, ni traumatisant. Il ne le devient que par sa reviviscence lors d’une seconde scène qui entre en résonance associative avec la première. — (Jean Laplanche, Nouveaux fondements pour la psychanalyse, PUF, 2008, page 112)
- Mais il témoigne aussi d’un désir traumatique. La pointe pourrait en être ce signe d’une reviviscence du désir de maternité chez cette mère, qui brusquement retrouve des geste de « jeune mère ». — (Jean-François Chiantaretto, Anne Clancier, Anne Roche, Autobiographie, journal intime et psychanalyse, Economica, 2005, Paul-Laurent Assoun, page 67)
- (Sens figuré) Rappel d’un souvenir.
- Les images. — Ce sont les reviviscences de la sensation ; on connaît leur rôle extraordinaire dans la vie intérieure à laquelle, contrairement à la sensation, elles appartiennent entièrement. — (Lucien Fabre, Le Rire et les rieurs, Gallimard, Paris, 1929, page 228)
- La renommée, qui l’a contourné, comme un serpent, piquera un jour sa mémoire de son venin de reviviscence. Car il ne faut pas croire que la gloire post mortem soit un plaisir de tout repos. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, pages 486-487)
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signifiance
?- (Littéraire) Signification.
- Au final donc, l’argent, pour Simmel, n’est que « le moyen, le matériau ou l’exemple nécessaires pour présenter les rapports qui existent entre d’une part les phénomènes les plus extérieurs, les plus réalistes, les plus accidentels, et d’autre part les potentialités les plus idéelles de l’existence, les courants les plus profonds de la vie individuelle et de l’histoire. Le sens et l’ensemble se résume à ceci : tracer, en partant de la surface des évènements économiques, une ligne directrice conduisant aux valeurs et aux signifiances dernières de tout ce qui est humain ».
- (Linguistique) Fait d'être signifiant, d'avoir une signification ; caractère de ce qui signifie, de ce qui est un signe.
- La signifiance n’est pas forcément inhérente à la forme, et peut résulter de l’absence d’opposition sémantique qui crée la signification : ainsi le subjonctif français serait signifiant toutes les fois qu’on peut l’opposer à l’indicatif […] mais non quand il est régi, c’est-à-dire obligatoire, et qu’aucune autre forme verbale ne saurait figurer à sa place.
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abstinence
?- Action de s’abstenir.
- Certains médecins (Emmanuel Palomino à Jonzac…) qui ont compris depuis longtemps que l’abstinence est la solution la plus efficace et la plus élégante de l’alcoolodépendance, la présentent chaleureusement à leurs patients, sans la moindre gêne, avec une terminologie adaptée (« Zéro alcool »), parce que l’important n’est pas la peau, mais l’entité, la chair qui est dessous. — (Le Papier de Verre, bulletin de l’URSA (Unité pour la recherche et les soins en alcoologie), Centre hospitalier des Quatre-Villes, Saint-Cloud, n° 51, premier semestre 2017, page 5)
- (Absolument) Action de s'abstenir du boire et du manger.
- Rasé, en sabots et rêche tenue verdâtre, avec casquette de cuir coiffant sa calvitie, il passa de l’absinthe à l’abstinence, du péquet au piquet, de l’éthylisme à l’ascétisme. — (Patrick Roegiers, « Verlaine, Paul », dans Le Mal du pays : Autobiographie de la Belgique, Éditions du Seuil, 2003)
- (Par analogie) Abstention de relations sexuelles.
- Il la coquait sans arrêt comme s'il avait hâte de rattraper des années d’abstinence forcée et elle s'amusait plus de ce qu'elle tenait pour des gamineries de bougre trop savant, qu'elle ne jouissait vraiment. — (Raphaël Confiant, Le nègre et l'amiral, Éditions Grasset & Fasquelle, 1988, chapitre 5)
- Bien sûr, il avait connu le désir avant Lindiwe. Quand une des domestiques se penchait devant lui, offerte, tandis que Cornelia en était déjà à son deuxième ou troisième mois d’abstinence et de prières stériles. — (Philippe Morvan, Les Fils du Ciel, Calmann-Lévy, 2021)
- (Spécialement) (Religion) Privations ordonnées par l’Église.
- Pourquoi dans les jours d’abstinence l’Église romaine regarde-t-elle comme un crime de manger des animaux terrestres, et comme une bonne œuvre de se faire servir des soles et des saumons ? — (Voltaire, Dictionnaire philosophique, 1769)
- Guerrier redoutable, bigot ascétique, ses traits maigres et sévères conservaient l’expression farouche du soldat, et ils étaient également remarquables par la maigreur, fruit de l’abstinence, et par l’orgueil religieux du dévot satisfait de lui-même. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Il [William Blake] se tournait vers la religion révélée par la Bible, révélée surtout à William Blake ; il la voulait très fortement dosée de théologie, mais sans le mécanisme des cultes établis, sans « le prêtre liant avec des ronces les joies et les désirs de l’homme », car il trouvait odieux qu’on essayât d’entraver l’énergie humaine et de lui faire suivre les voies artificielles et pénibles de l’abstinence. — (Julien Green, William Blake, prophète, dans Suite anglaise, 1972, Le Livre de Poche, page 41)
- (En particulier) (Religion) Privation de viande recommandée par l’Église catholique les vendredis durant le Carême.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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efflorescence
?- (Botanique) Commencement de la floraison.
- (Sens figuré) (Littéraire) Début prometteur.
- Il était alors dans la première efflorescence de son talent.
- […] l’Être, dont nous avons été l’efflorescence passagère, a toujours existé, existera toujours. — (Ernest Renan, L’Avenir de la science, pensées de 1848, préface, page xx, 1890)
- (Sens figuré) Début, apparition.
- Plus tard, sans vouloir admettre qu’elle fût menteuse, il se mettait à croire confusément qu’en elle le mensonge était congénital, l’efflorescence instinctive de son caractère. — (Paul Lévy, Ouragans, 1959, page 68)
- […] les régions mosellanes et rhénanes auxquelles Liége doit sa splendeur précoce aux environs de l’an Mille, ses ivoires, ses émaux, ses évangéliaires, suprême efflorescence des Renaissances carolingienne et othonienne. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 78)
- L’efflorescence de cultes protestants, prometteurs de « guérisons » et d’autres « miracles » et, en attendant, dispensateurs d’entraide et de moments fusionnels grâce à des liturgies participatives, est souvent résumée dans le terme "révolution charismatique".— (Stephen Smith, La Ruée vers l’Europe, Grasset, 2018, page 85)
- [citation de Margaret Mead] : “il y a efflorescence prématurée de sentiments sexuels dans l’enfant qui est alors incapable de procréation”. — (Jean Laplanche, Nouveaux fondements pour la psychanalyse, PUF, 2008, page 91)
- (Médecine) Légère boursouflure de la peau.
- (Chimie, Minéralogie) Désagrégation d’un corps cristallisé par perte spontanée de son eau de cristallisation.
- Cette mine de cobalt arsénicale ne s'altère pas dans un air humide , l’efflorescence fleur de pêcher qu'on trouve quelquefois à sa surface, est formée d'acide arsénical (I) & de chaux de cobalt, elle n'a pas de saveur. — (François Rozier & al., Observations sur la Physique, sur l'Histoire Naturelle et sur les Arts, Paris : au Journal de Physique & Londres : chez Joseph de Boffe, juillet 1791, vol.39, p.55)
- (Construction, Maçonnerie) Couche de salpêtre ou de calcaire qui se forme sur les murs ou sur le sol.
- Les murs étaient couverts d’efflorescences.
- (Sens figuré) Tout enfant, j’avais fort aimé ces merveilleuses efflorescences de granit que la foi a fait sortir de terre du dixième au seizième siècle, pour couvrir le sol de la France, […]. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- (Pêche) Prolifération dans le milieu marin de micro-organismes végétaux dans des conditions hydroclimatiques favorables.
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impuissance
?- Manque de pouvoir, de moyens pour faire quelque chose.
- L’impuissance intellectuelle aboutit souvent au fractionnement de l’objet d’étude, à la transformation en salami de l’histoire humaine. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 58)
- Les délinquants s’amusèrent à comploter des délits inconstatables, et la vieille moustache enragea de son impuissance. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre huitième)
- Convaincu de son immense impuissance à régler les problèmes de la planète, il n’en considérait pas moins comme un devoir civique de se tenir au courant de l’actualité nationale et internationale. — (Jacques Bens, Lente sortie de l’ombre, Stock, 1998, page 23)
- (En particulier) Incapacité sexuelle.
- Il avait beau se dire que cela était passager sans doute, qu’une cause morbide devait être au fond : le sentiment de son impuissance ne l’en déprimait pas moins ; et il était, devant les femmes, comme les garçons trop jeunes que le désir fait bégayer. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre VI)
- En s’imposant brutalement dans les officialités, le congrès réveille et déchaîne les passions les plus grossières. Dès le XVIe siècle et grâce à lui, les procès en impuissance occupent le devant de la scène. Générateur de paradoxes, il marque l’âge d’or de la répression. — (Pierre Darmon, Le tribunal de l’impuissance : Virilité et défaillances conjugales dans l’Ancienne France, Éditions du Seuil, 1979, page 207)
- Il en résulte que la consommation du mariage demeure une notion clef. C’est pourquoi, outre l’impuberté, l’impuissance de l’un ou l’autre des époux constitue un empêchement dirimant, absolu et est une cause incontestable d’annulation. — (Revue historique de droit français et étranger, CNRS, 1988, page 529)
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pertinence
?- Qualité de ce qui est pertinent.
- En cas de doute sur la pertinence de l'exorcisme, mieux vaut alors faire appel aux chérifs détenteurs d'une baraka reconnue pour sa puissance thérapeutique. — (Inversion sociale et pouvoir thérapeutique au Maroc, dans Convocations thérapeutiques du sacré, Karthala, 2002, page 256)
- Chacun de nous put acquérir pour une modique somme une K7 contant le reportage et vingt minutes de rush qu'il eut la gentillesse de rendre intelligentes, ce qui dut lui donner beaucoup de mal, car, honnêtement, nos déplacements rugbystiques n'ont jamais vraiment brillé ni par leur originalité, ni par la pertinence de nos pensées. — (Patrice Obert, Ovalie, une vie de rugby et d'amitié: Un très beau récit de vie, Publishroom, 2016)
- L'origine onomatopéique d'un lexème est une question diachronique, sans pertinence en tant que telle pour la sémantique de la parole : ainsi, il n'est pas fondamental pour nous de trancher parmi les nombreux cas qui peuvent faire débats (quid de gong, flaque, grogner, grommeler, siffler, claquer, vrombir... ?) — (Rudolf Mahrer, Phonographie: La représentation écrite de l’oral en français, éd. Walter de Gruyter, 2017, page 166)
- provence
-
assurance
?- Certitude.
- On ne peut plus douter de cette nouvelle, on en a une entière assurance. J’ai l’assurance que cette place me sera donnée.
- Confiance.
- Prenez cette étoffe avec assurance, en assurance, elle est fort bonne. En toute assurance.
- (En particulier) Confiance en soi-même.
- Choyé par les siens, protégé par ses aînés, il avait conquis l’assurance, l’arrogance presque de ceux qui se sentent forts, […]. — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Par extension) Ensemble de paroles, de promesses, de protestations par lesquelles on s’efforce de donner à une personne la certitude de quelque chose, ou de lui inspirer de la confiance.
- Ce ne sont pas là de vaines assurances, des assurances en l’air. — Donner à quelqu’un des assurances de sa fidélité, de son dévouement. — On lui a donné l’assurance qu’il serait nommé. Recevoir l’assurance d’une chose.
- Hardiesse.
- Pour accuser avec une telle assurance, il fallait qu'existât la preuve indéniable de la félonie de François. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954)
- C’est un jeune acteur, qui n’a pas encore d’assurance. Prenez de l’assurance.
- Ayez plus d’assurance. Montrez de l’assurance. Perdre son assurance. Une noble assurance.
- (Rare) (Vieilli) Sûreté ; état où l’on est hors de péril.
- Je l’ai mis en lieu d’assurance.
- (Spécialement) Promesse, obligation nantissement, etc., qu’on donne pour servir de sûreté à quelqu’un avec qui l’on traite.
- Je vous donnerai vos assurances, une bonne assurance. C’est un homme dont il est prudent d’exiger des assurances.
- (Spécialement) (Assurance) Contrat par lequel on garantit contre certains risques sa personne ou son bien, ou par lequel, à de certaines conditions, on assure à soi ou à d’autres le paiement d’une somme convenue.
- Les sociétaires soumis à l’assurance obligatoire auront à supporter deux tiers du montant des cotisations, l'autre tiers est à la charge du patron. — (Statut de la Caisse locale générale de secours en cas de maladie pour l'arrondissement de Metz-campagne - Valable à partir du 1er janvier 1914, § 49, imp. H. Jauch, Metz, 1914, page 80)
- […] des observateurs, […] signalent chez les campagnards du Lot comme une tare tout à fait caractéristique un individualisme outrancier, féroce, têtu, rétrograde qui leur a laissé ignorer jusqu'à ce jour les bienfaits de la solidarité, de l'entr’aide et même, dans bien des cas, de l'assurance et du remembrement. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
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ance
?- Vocatif masculin singulier de ancus.
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absence
?- Le fait d’être absent.
- L’absence a des effets singuliers. J’en fis l’épreuve pendant cette première année d’éloignement qui me sépara de M. Dominique, sans qu’aucun souvenir direct parût nous rappeler l’un à l’autre. L’absence unit et désunit, elle rapproche aussi bien qu’elle divise, elle fait se souvenir, elle fait oublier ; elle relâche certains liens très-solides, elle les tend et les éprouve au point de les briser ; il y a des liaisons soi-disant indestructibles dans lesquelles elle fait d’irrémédiables avaries ; elle accumule des mondes d’indifférence sur des promesses de souvenirs éternels. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 23)
- Son absence durait un an, deux ans. Et puis, un beau soir, sans que personne de son entourage fût prévenu, il reparaissait soudainement. — (Octave Mirbeau, La Mort de Balzac, 1907)
- Après deux jours d'absence, nous revenions à Rockall ramenant une nuée de mouettes qui avaient quitté leur îlot pour nous accompagner ; […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Ripartites helomorphus se distingue de ses congénères par le chapeau gibbeux et charnu, beaucoup plus épais que la largeur des lamelles, par l’absence de cils marginaux et par ses spores très petites à verrues basses et arrondies. — (H. S. C. Huijsman, « Observations sur le genre Ripartites », dans Persoonia, vol. 1, part. 3, 1960, page 337)
- Il est probable qu’aucune preuve de vie ne soit trouvée sur Mars, et la question restera sans réponse (l’absence de preuve n’est pas une preuve d’absence). — (Cesar Menor-Salvan, Et si on ne trouvait pas trace de vie sur Mars ? Voici pourquoi ça serait (finalement) une bonne nouvelle, theconversation.com, 17 mars 2021)
- Défaut de présence à une réunion, à une assignation, à un appel.
- On n’a pas laissé de se divertir en votre absence.
- Il fut ordonné qu’on procéderait tant en présence qu’en absence de l’accusé, ou des parties.
- On a fait constater son absence.
- (Droit) Situation d’une personne dont on n’a pas reçu de nouvelles depuis une certaine époque et dont la résidence actuelle n’est pas connue.
- Tant que l’absence n’a pas été déclarée par un jugement, elle n’est que présumée.
- Présomption d’absence.
- Les effets de l’absence.
- (Médecine, Neurologie, Psychologie) Perte passagère de la mémoire voire arrêt momentané de la conscience. Il s’agit d’une manifestation mineure de l’épilepsie généralisée.
- On dit parfois d’un enfant qui a le regard dans le vide qu’il “rêve”, rêve dont il ne peut décrocher pendant quelques secondes. Il est alerte et attentif sur ce qu’il fait, puis soudainement il arrête ce qu’il fait, semble absent, n’est pas réceptif aux paroles qui lui sont adressées. Puis, au bout de quelques secondes, l’enfant redevient alerte et reprend son activité comme si aucune interruption n’avait eu lieu et aucun souvenir des dernières secondes. Ces différents symptômes sont caractéristiques de l’absence épileptique, appelée aussi “crise de petit mal”. — (Pauline Grangier, indesciences.com, Université Paris 5, 2015, http://www.indesciences.com/lenfant-reveur-ou-labsence-epileptique/)
- (Sens figuré) Au sens moral.
- L’intégrité journalistique repose largement sur l’absence de conflits de loyautés, et même sur l’absence d’apparence de tels conflits. — (Marc-François Bernier, Éthique et déontologie du journalisme, Presses de l’Université Laval, 2004, page 315)
- Il y a dans cet ouvrage une absence totale d’esprit, de goût, de logique.
- (Sens figuré) Distraction, manque d’attention.
- Absence d’esprit,
- Il est sujet à des absences d’esprit.
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redondance
?- Abondance de répétitions, de développements, d’ornements, généralement considérée comme excessive, critiquée pour sa lourdeur, son obscurité, son emphase.
- Il faut éviter les redondances dans ce qu’on écrit.
- — À considérer leur capacité crânienne, leur angle facial, et telles autres caractéristiques, énonça-t-il avec sa redondance habituelle, […] — (Arthur Conan Doyle, Le Monde perdu)
- (Communication) Caractère d’un message, d’un code, présentant des répétitions, des éléments excédentaires par rapport au nombre de signes strictement nécessaires à la transmission de l’information et permettant ainsi une compréhension et une fiabilité meilleures.
- La correction de ce type d’erreurs nécessite une redondance plus importante, qui peut être obtenue par l’usage de codes correcteurs d’erreurs ou par répétition du message.
- (Industrie) Doublement (ou plus) d’un système de contrôle, de pilotage, etc. pour améliorer sa fiabilité.
- (Sécurité nucléaire) Mise en place de plusieurs moyens techniques indépendants, identiques ou non, qui assurent la même fonction et sont destinés à se substituer les uns aux autres en cas de besoin.
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ambivalence
?- (Psychologie) Apparition simultanée de deux sentiments opposés : l’amour et la haine, ou encore désirer une chose et son contraire.
- Là encore, la relation à Shakespeare se joue sur un mode de l’ambivalence en ce qu’elle s’inscrit dans une tension entre une vénération à laquelle l’écrivain américain cherche à imprimer son propre rite ([…]) et une tentative d’inscrire le barde dans un processus historique en faisant référence à la Déclaration d’indépendance. — (Ronan Ludot-Vlasak, « Entre consécration et profanation. Melville et la lettre shakespearienne », dans Revue française d’études américaines 2014/4 (n° 141), page 50.)
- (Par extension) Caractère de ce qui a deux aspects, deux propriétés opposées.
- L’ambivalence et le laxisme des autorités de l’État laïque et de la nouvelle intelligentsia séculière ébranlèrent le sécularisme même. Dès l’instant […] où l’influence européenne diminua, la laïcité déclina et son attrait se volatilisa. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, 1992, p.97)
- L’ambivalence du numérique nécessite de repenser la protection des droits fondamentaux. — (Laure Kaltenbach, (directeur du Forum d'Avignon) et Olivier Le Guay (responsable éditorial du laboratoire d'idées du Forum d'Avignon), Sur les données personnelles, l’Europe peut encore gagner, Journal La Croix, 1er octobre 2014, page 24)
- La conséquence de ce complexe d’ambivalences est une série d’ambiguïtés aux niveaux différents du statut du texte littéraire, du traitement didactique de ce texte, et des fonctions de l'enseignant. — (Christian Puren, « Ambiguïtés et ambivalences dans le traitement didactique du texte littéraire dans l'enseignement de l'espagnol en France » , dans Ambiguïtés, ambivalences, textes réunis par Anne-Marie Vanderlynden, Cahiers du CRIAR n° 14, Publication Univ. Rouen-Le Havre, 1995, page 188)
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détumescence
?- Qualité de ce qui désenfle.
- (Anatomie) Résolution ou diminution de volume (d’une tumeur…).
- (Sexualité) Retour à la normale du pénis.
- Celui-ci a été remarquablement analysé par Moll, concevant le coït comme le soulagement spasmodique d’une tension, par conséquent comme le résultat d’une impulsion de détumescence. — (Mesures, Volume 3, 1969)
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prudence
?- Attitude d’esprit de celui qui, réfléchissant à la portée et aux conséquences de ses actes, prend ses dispositions pour éviter des erreurs ou fautes, des dangers possibles, s’abstient de tout ce qu’il croit pouvoir être source de dommage, ou pourrait être considéré par autrui comme non convenable ou désobligeant.
- La richesse des Roudier et des Granoux exaspérait Aristide au point de lui faire perdre toute prudence. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 98)
- Une accusation de complot contre la vie de Napoléon III fut abandonnée par prudence ; l’idée était dans l’air, on craignait d’évoquer l’événement. — (Louise Michel, La Commune, Paris : P.-V. Stock, 1898, p.22)
- En dépit de ses prudences, voire de ses palinodies, Abélard n’échappa au sort de Bérenger et de Roscelin. Saint Bernard, au concile de Sens, le fit condamner […]. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique: la Scolastique, 1925, éd. 1966)
- Après avoir approché, d’aussi près que la prudence le permettait, la tête de roche à fleur d’eau de Hazelwood, nous fîmes plusieurs fois le tour de l’îlot ; […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- La prudence, nous le rappelons , est une vertu cardinale dont le siège est dans la raison pratique, et grâce à laquelle nous sommes capables de déterminer quels moyens la volonté doit choisir pour atteindre sa fin. — (Saint Thomas, Textes sur la morale , chap.2 : La prudence, traduits pas Étienne Gilson, Paris : J. Gabalda (sous le titre de Saint Thomas d'Aquin), 1925, Paris : Librairie J Vrin, 1998, p.266)
- Rémi mena donc son enquête avec une prudence pointilleuse, n'hésitant pas à utiliser des subterfuges pour varier ses approches. — (Pierre Dimech, D'une jetée à l'autre: récits et nouvelles, Éditions Jean Curutchet, 1997, p.146)
- L’invasion de la Belgique et du nord de la France par les Allemands disperse la famille Mermoz. Les grands-parents maternels de Jean choisissent la prudence et quittent précipitamment Mainbressy pour se réfugier à Aurillac, […]. — (Note de l'éditeur scientifique dans Défricheur du ciel: correspondance 1923-1936, de Jean Mermoz, rassemblée et présentée par Bernard Marck, Éditions Archipel, 2001, p. 381)
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incroyance
?- Absence de croyance, de foi en matière de religion.
- [L'influence du Génie du Christianisme]: L'athéisme et le matérialisme ne furent plus la base de la croyance ou de l'incroyance des jeunes esprits ; (…) On ne fut plus cloué dans sa place par un préjugé antireligieux ; on ne se crut plus obligé de rester momie du néant, entourée de bandelettes philosophiques ; on se permit d'examiner tout système, si absurde qu'on le trouvât, fût−il même chrétien. — (Chateaubriand, Mémoires d'Outre-tombe, 2, 13, 10, 1848)
- Soudain ces hommes sceptiques, aimables, indifférents à toute religion, se mirent à raconter des faits étranges, des histoires incroyables mais arrivées, affirmaient-ils, retombant brusquement en des croyances superstitieuses, se cramponnant à ce dernier reste de merveilleux, devenus dévots, à ce mystère du magnétisme, le défendant au nom de la science.Un seul souriait, un vigoureux garçon, grand coureur de filles et chasseur de femmes, chez qui une incroyance à tout s'était ancrée si fortement qu'il n'admettait même point la discussion. — (Maupassant, Magnétisme in Boule de Suif, 1880)
- (…) si jadis la foi religieuse avait seule rendu possible la résignation aux injustices sociales, les vertus dont cette foi est le soutien pourraient, seules encore, assurer l'établissement et la durée d'une société d'où ces injustices seraient bannies. Or le peuple ne croyait plus. Incroyant lui-même, Hermann n'avait pas l'hypocrisie de lui reprocher son incroyance; mais il ne se dissimulait pas à quel point cette émancipation de l'esprit était destructive de la bonté et du désintéressement chez des hommes grossiers, (…) Si ces gens-là devenaient les maîtres, que feraient-ils de leur puissance? À quels brigandages, à quel désordre, à quel chaos fallait-il s'attendre? — (Jules Lemaître, Les Rois, 1893)
- Un couple de comiques anglais révolutionne l’incroyance avec le mouvement international The Sunday Assembly. [...] Cette vague nouvelle d’athéisme, d’incroyance, d’irréligiosité se répand depuis 2013 dans le monde anglophone. Des Sunday Assemblies ont surgi au Royaume-Uni, en Irlande, aux Etats-Unis (même dans des villes profondément chrétiennes telles que Nashville), au Canada et en Australie. — (Le Temps du 25 janvier 2014, L’athéisme, une religion comme les autres? [1])
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adhérence
?- Union d’une chose qui tient à une autre.
- L’adhérence de la roue sur le rail, qui agit le long du plan incliné en sens contraire du mouvement de translation, et produit la rotation de la roue en s’opposant à ce qu’elle puisse glisser sans tourner. — (Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, 1837, V.5, page 910)
- (Médecine) Union accidentelle ou morbide de deux parties qui sont séparées à l’état normal.
- Depuis une tentative d'assassinat au couteau en septembre 2018, M. Bolsonaro a subi de nombreuses opérations à l'abdomen en raison d'adhérences et a été soigné pour le même problème en juillet 2021, dans l'établissement où il se trouvait de nouveau lundi. — (AFP, Brésil: Bolsonaro hospitalisé d'urgence, probable occlusion intestinale, Le Journal de Québec, 3 janvier 2022)
- Il y avait adhérence du poumon aux côtes.
- Il lui est resté des adhérences qui le font souffrir.
- (Topologie) Adhérence d’une partie : plus petit fermé contenant cette partie.
- Dans un espace métrique, l’adhérence d’une partie A contient exactement tous les points de X qui sont limites d’une suite d'éléments dans A.
- (Mécanique) Liaison du sol avec les roues permettant à un véhicule d’avancer.
- (Sens figuré) (Vieilli) Fort attachement (à un parti, un sentiment, une croyance, ...).
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appartenance
?- Fait d’appartenir.
- L'important, pour le moment, est de constater que l’identification des musulmans est passée, pour assurer leur sécurité totale, de la désignation vague d’appartenance à un groupe (ahl) à celle, beaucoup plus précise, d'une kabila, symbolisée par un nom qui l’individualise durablement. — (Jean-Pierre Chrétien & Gérard Prunier, Les Ethnies ont une histoire, Karthala, 1989, page 113)
- Le groupe dʼappartenance peut être défini comme celui auquel lʼindividu est reconnu appartenir. — (Nathalie Guichard, Régine Vanheems, Comportement du consommateur et de lʼacheteur, 2004)
- « C’est vrai, je n’éprouve qu’un faible sentiment de solidarité à l’égard de l’espèce humaine… » dit Houellebecq comme s’il avait deviné ses pensées. « Je dirais que mon sentiment d’appartenance diminue un peu tous les jours. » — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, page 171)
- On n'est pas un juif, un musulman ou un catholique, on appartient seulement, par un hasard heureux ou non, à un groupe qui partage certaines croyances, certaines habitudes culturelles, certains rituels. Cette appartenance religieuse ne doit en aucune façon pervertir la liberté intellectuelle de chacun de nous.— (Alain Bentolila, Quand l'appartenance dicte sa loi à l'identité, dans La Croix, 13 octobre 2014, page 24)
- En général, les leffs concernent des familles et non des territoires et l’appartenance à un leff résiste à la pérégrination. — (Marie-France Dartois, Agadir et le sud marocain: à la recherche du temps passé, des origines au tremblement de terre du 29 février 1960, Courcelles, 2008, page 337)
- Dépendance d’une propriété foncière, d’un domaine.
- Vendre une maison avec toutes ses appartenances et dépendances.
- Cette métairie est une des appartenances de ma terre.
- Ce village était une appartenance de telle châtellenie.
- (Par analogie) (Équitation) Méronymes de la selle.
- Les appartenances de la selle.
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prestance
?- Maintien imposant.
- Sa taille était élevée, et sa prestance, que l’âge et la fatigue avaient respectée, était droite et majestueuse. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Pourvue d’une instruction supérieure, elle a commencé par des éducations particulières, mais sa prestance d’ogre faisait peur aux petites filles. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- Elle était une de ces femmes auxquelles leur forte taille et leur prestance masculine donneraient le droit de s’habiller, sans qu’on les remarquât, en homme. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- C’était un homme de belle prestance, blond, l’œil profondément enfoncé sous l’arcade, le nez camard, les pointes de la moustache relevées à angle droit, et de longues mains blanches. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 146 de l’édition de 1921)
- À plus de quatre-vingt ans, elle avait encore une prestance agréable et, ce qui m’avait toujours frappé et surpris, un cou parfait, sans une ride. Le devait-elle aux vertus du vinaigre de Bully dont elle faisait usage ? — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, page 105)
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cogérance
?- Action de gérer une entreprise avec une ou plusieurs autres personnes.
- La désignation à la cogérance de Pierre-Jules Boulanger et de Robert Puiseux à partir de 1938 rassure l’actionnariat et préserve les intérêts de l’héritier présumé François Michelin, fils d’Etienne Michelin (mort en 1932), alors âgé de 12 ans. — (André Gueslin, Les hommes du pneu: les ouvriers Michelin à Clermont-Ferrand de 1940 à 1980, 1999)
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potence
?- Assemblage de trois pièces de bois ou de fer, dont une est dressée verticalement, une autre est posée horizontalement sur la première, et la troisième soutient l’extrémité de celle-ci.
- Zarzavadjian avait appris à aimer l'univers enchevêtré des arrière-gares et des voies de triage. Tous les poteaux, les potences et les portiques et leurs signalisations suspendues. […]. Et bien entendu l'infinie arborescence des rails. — (Ian Manook, Les Temps sauvages, Paris : Éditions Albin Michel, 2015)
- Les potences de fer servent principalement à porter des balcons, des poulies, des lanternes, etc.
- Les enseignes des aubergistes sont ordinairement soutenues par des potences de fer ou de bois.
- Gibet, instrument servant au supplice de ceux que l’on pend.
- Dans la logique mentale de leur temps, les magistrats l'accusent et la condamnent de « sorcellerie », crime pour lequel le bourreau l’énuque avec la « hart » de la potence (corde d'infamie). — (Michel Porret, L'ombre du diable: Michée Chauderon, dernière sorcière exécutée à Genève (1652), Éditions Georg, 2009, p. 64)
- Pendaison.
- On l’a condamné à la potence.
- Il mérite la potence.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.