Dictionnaire des rimes
Les rimes en : opérette
Que signifie "opérette" ?
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- (Musique) Composition dramatique dont l’action est gaie ou comique et la musique légère.
- Et, au moment où je sors, j’entends un refrain d’opérette s’échapper de la bouche en cœur de M. Caterna. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- C’était la quatrième opérette de Jean-Jacques Brinès. Un spécialiste du succès et de la musique hispano-américaine. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre I, Série noire, Gallimard, 1956, page 10)
- J’ai vu aussi Luis Mariano […] Beaucoup d’opérettes aussi, car maman était, est toujours, une « fana » d’opérettes et comme elle venait quelquefois avec nous…Le soir nous rentrions heureux, nous étions fatigués mais heureux. — (Jean-Louis Giard, Les Pionniers du cinématographe en Hautes & Basses-Alpes, Éditions de Haute Provence, 1994, page 74)
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "opérette".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
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puisette
?- Récipient qui sert à puiser de l’eau.
- (Par extension) Ustensile du Moyen-Âge, servant à contenir de l'eau destinée à se laver les mains, à la toilette ou aux usages de la cuisine.
- (Familier) (Par analogie) Nom d’un petit panier en plastique avec anse centrale placé dans certains bocaux de cornichons pour permettre d’en épuiser (extraire) le contenu complètement.
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gorgerette
?- (Vieilli) Espèce de collerette servant à couvrir la gorge des femmes.
- Leur fine gorgerette blanche, leur jupe de tiretaine rayée rouge et bleue. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831, page 257, édition de Pocket (1989), ISBN 978-2-266-24000-0)
- Par la guimpe entrebâillée, je voyais de petites médailles d’argent qui reluisaient au fond de la gorgerette. — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, 1868, rééd. Le Livre de Poche, page 178)
- C'est ton sein dont la gorgeretteMe dévoile la blanche chair. — (Albert Glatigny, Poésies, Les flèches d'or, Paresse ; Alphonse Lemerre éditeur, Paris, 1870, page 115)
- — Une lettre pour Michel Corbier ! Il tint un moment la lettre haut en humant l’air. — Bigre ! celle-ci ne sent pas le tabac à priser... Une belle fille pourrait la mettre dans sa gorgerette. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- Bride destinée à nouer, les bonnets d'enfants.
- (Ornithologie) Fauvette à tête noire.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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brochette
?- (Cuisine) Petite broche de fer, de bois, et quelquefois d’argent, dont on se sert, soit pour assujettir la viande à la broche, soit pour faire rôtir ou griller de petites pièces de gibier, des rognons de mouton et d’autres viandes.
- Mon oncle avait une longue canne, terminée par une brochette de fer, au moyen de laquelle il enfilait les limaces et les escargots, mangeurs de salades. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
- (Par extension) (Cuisine) Petites pièces de gibier, des rognons de veau, des morceaux de foie, des petits poissons, etc., ainsi rôtis ou grillés.
- Pareil pour les yakitoris, des brochettes de légumes et de poulet. — (Françoise Bourdin, Dans les pas d’Ariane, Belfond, 2011, chapitre 3)
- Puis il envoya chercher une brochette de mouton, délicatement entourée de fines herbes, des confitures de rose et de gâteaux au miel. — (Out-el-Kouloub, Nazira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- Petite broche qui sert à porter ensemble plusieurs croix ou médailles.
- Une brochette de décorations.
- (Par extension) (Ironique) ou (Péjoratif) Ensemble de personnes ou de choses malfaisantes, inopportunes, fâcheuses, etc.
- Alors la causerie générale ressemblait étrangement, moins les poses et l'extériorité grossière, à un souper d'hommes. Jamais d'idée générale, des brochettes d'anecdotes et des discussions sur des riens : […]. — (Joséphin Peladan, La décadence latine (Éthopée), tome IX : La Gynandre, Paris : chez Dentu, 1891, page 237)
- Alignés en brochette, on était vraiment beaucoup sur la scène, dont une bonne moitié de resquilleurs. — (François Cavanna, Lune de miel, Gallimard, 2011, collection Folio, page 311)
- Lorsque le célèbre professeur prononce la brochette de mots « maladie orpheline, incurable, pour l'instant, et pas mortelle », j'ai l'impression qu'il fait un exposé à ses étudiants sans penser à l'impact de ses paroles sur l'être humain qui lui fait face. — (Sophie Bennarosh, Maladie de Lyme, empoisonnement aux métaux lourds : Non, ce n'est pas dans ma tête ..., ni dans la vôtre, Éditions Leduc.s, 2017, page 29)
- (Imprimerie) (Vieilli) (Désuet) Petite trigle de fer qui attachait la frisquette au châssis du tympan.
- (Fonderie) (Vieilli) (Désuet) Échelle campanaire.
- (Marine) (Vieilli) (Désuet) Baguette servant de mesure.
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moyette
?- (Agriculture) (Régionalisme) (Normandie) Petite meule de blé ou de seigle.
- Dans les étés excessivement pluvieux de 1828 et 1829, je me suis très bien trouvé de l’adoption d’une méthode usitée dans quelques cantons de la Normandie, et qui consiste à mettre le blé, après le faucillage, en meulons ou moyettes, qui se font de la manière suivante : on place sur un endroit sec et élevé des champs une javelle, que l’on replie sur elle-même vers le milieu de la longueur de la paille, en sorte que les épis ne posent pas à terre, mais viennent s'appuyer sur l’extrémité opposée de la javelle. (Calendrier du bon cultivateur,ou Manuel de l’agriculteur praticien -1830)
- Pour établir une moyette, on pose d'abord à terre une javelle, dans un lieu élevé du billon ; on replie cette javelle sur elle-même, en soulevant les épis d’une main que l’on passe par dessous, pendant que l’on appuie l’autre bras sur le milieu de la javelle, et l’on ramène ainsi les épis sur l’extrémité opposée de la javelle ; [...]. — (Christophe Mathieu de Dombasle, Moisson dans les saisons pluvieuses, in Le Cultivateur, journal des progrès agricoles, juillet 1830, page 8)
- Ah ! la moyette, c’est encore elle, dans cette saison assurément, qui a sauvé notre récolte ! Sans la moyette, qu’aurions-nous fait par ces temps exceptionnellement humides ? Tout aurait germé, ou à peu près ! — (E. Cassé, Sur l’ensilage, in Journal de l’agriculture, année 1882, tome IV : octobre à décembre, page 138)
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fusette
?- Petit tube de carton ou de plastique pour enrouler le fil à coudre et former une bobine de fil.
- La forme est élémentaire, enfantine même, allant de la fusette, la traditionnelle bobine de fil, au boisseau plus large. — (Centre national des arts plastiques (France): Des designers à Vallauris, 1998-2002: œuvres de la collection du Fonds national d’art contemporain, 2003)
- (Viticulture) Synonyme de maclon.
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coquillette
?- Pâte alimentaire en forme de petites coquilles.
- Notre alimentation était essentiellement composée de coquillettes et de spaghettis, agrémentés ou non de sauce tomate, et nous roulions dans une vieille 403, également peinte en vert. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
- Au Bouillon Pigalle, nouveau spot apprécié du boulevard de Clichy, la star s'appelle bourguignon aux coquillettes (notre strogonoff à nous). — (Valérie Hénau, « Back to CCCP », dans Marianne n° 1093, du 23 février 2018, page 79)
- Regarde où j'en suis, ça fait des mois que je suis sensée être devenue millionnaire et j'en suis toujours rendue à bouffer des coquillettes au beurre, dans un appartement qui ne contient pas le moindre élément instagramable. — (Rachel Vanier, Signes intérieurs de richesse, Nil éditions, 2020, chapitre 19)
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quête
?- Action par laquelle on cherche.
- « Nous sommes d’ailleurs en quête de nouveaux partenaires », souligne l’Angérien. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 9 juillet 2022, page 18)
- Là-dessus, Capestang se mit en quête d'une auberge pour s'y loger avec Cogolin. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Agressif ou flatteur, impromptu ou acharné, le dragueur égrène tout au long de son infructueuse quête sa concupiscente litanie. On presse alors le pas, tête baissée, découragée et battue, tristement ramenée à son humiliante condition de femme […]. — (Djamila Saadi-Mokrane, « Petit lexique du dragueur algérois », dans La virilité en islam, sous la direction de Nadia Tazi & Fethi Benslama, Éditions de l'Aube & Intersignes, 1998, réédition de poche : Éditions de l'Aube, 2004, p. 261)
- D'une façon intéressante, les néoconservateurs, poursuivant une quête digne de Moby Dick pour trouver un monstre à occire — […] — sont, de par leur tempérament et leur point de vue philosophique, bien plus « fondamentalistes » que ceux qu'ils perçoivent comme leurs ennemis. — (Anjum Anwar & Chris Chivers, Autorités locales et dialogue interreligieux, une perspective britanique - Une occasion manquée, chap. 6 de Des dieux dans la ville : le dialogue interculturel et interreligieux au niveau local, édité par le Conseil de l'Europe, 2007, p. 174)
- Action de demander et de recueillir des aumônes pour les pauvres ou pour une œuvre de charité.
- Les capucines étaient non-seulement confessées et dirigées par les capucins, mais nourries par eux et du produit de leurs quêtes. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, p.92)
- Faire la quête dans l’église, à domicile, pour les œuvres de la paroisse, pour les pauvres.
- (Chasse) Action d’un valet de limier qui va détourner une bête pour la lancer.
- Aller en quête.
- (Chasse) Action du chien qui démêle la voie d’un gibier qu’on veut détourner.
- Un épagneul bon pour la quête.
- Ce chien est trop vif, trop ardent, il n’est pas bon pour la quête.
- (Chasse, Musique) Ton de chasse que l’on sonne pour exciter les chiens à trouver l’animal qu'on veut leur faire chasser.
- Lorsqu’on entre en chasse, il faut sonner la quête à de courts intervalles. Les chiens savent alors qu’il faut travailler. La quête les excite, les encourage, leur rappelle d’heureux souvenirs ; vous les voyez s’animer à l'envi les uns des autres, et déjà quelques uns lancent par-ci par-là des notes graves comme des points d'orgue. — (Elzéar Blaze, La musique de chasse, La France musicale, 1842.)
- Ce livre contient les tons de chasse suivants : la quête, deux tons pour chiens, le laissé courre royal, le forhu, pour remettre les chiens dans la bonne voye et pour le hourvary, le débucher, l’eau, la sortie de l’eau, l’hallali, l’appel, la retraite prise. — (Bon Dunoyer de Noirmont., Histoire de la chasse en France depuis les temps les plus reculés jusqu’à la Révolution, par le baron Dunoyer de Noirmont. Tome 2 , 1867.)
- Lorsqu’on entre en chasse, on sonne la quête pour encourager les chiens.— (Charles Diguet, Le livre du chasseur , 1881.)
- « Tu dis vrai, Nicamor (nom du chien)! » s’écriait-il… et il sonnait la quête et la requête…, l'hourvari, quand le vieux chien tombait à bout de voix…, la vue, alors que, changeant le lieu de sa reposée, le piqueur tentait de se dérober à la meute…, l’hallali, lorsqu'après une heure de chasse, Nicamor, démêlant toutes les ruses de la bête, aboyait au fort devant la nappe du cerf, dont l’honnête serviteur s’était fait un manteau; puis, la fête terminée, le gentilhomme regagnait sa demeure en sonnant de toutes les forces de ses poumons la joyeuse fanfare de la retraite prise. — (Adolphe d'Houdetot, La petite vénerie ou La chasse au chien courant, 1930.)
- (Marine) Inclinaison d’un mât vers l’arrière ou l’avant.
- Il se retira à l’arrière de la dunette et braqua sa longue-vue au-dessus des bastingages. Il voyait deux mâts présentant une forte quête avec deux grandes voiles sombres, pareilles à des ailes. — (Alexander Kent, traduction d'Alain Bories, Capitaine de Sa Majesté, Phébus, coll. Libretto, 1992, p. 238)
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broquette
?- Sorte de petit clou de fer à tête.
- Clouer une estampe avec une broquette.
- Certaine quantité de ces petits clous.
- Acheter de la broquette.
- Clouer une tapisserie avec de la broquette.
- (Argot) Pénis de jeune garçon.
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biquette
?- (Familier) (Zoologie) Chèvre. — Note : Dans ce sens, le diminutif donne un sens plus affectueux que bique.
- Fin de pause, la route nous attend. Les biquettes me narguent tout le long du chemin, sont-elles des amies de celle que j’avais percutée lors du dernier voyage ? — (Dominique Demange, TOUBABOUS : 2 ans au Mali, chez l'auteur/Lulu.com, 2011, p. 229)
- Nourries au foin, les biquettes ne donnaient pas un lait aussi savoureux et parfumé. Rien ne valait les pâtures gourmandes du printemps et de l'été. — (Jérôme Deliry, L'Héritage de Terrefondrée, Éditions Calmann-Lévy, 2013, chap. 6)
- Dès le printemps, Julien, accompagné de son chien Fax, emmène les chèvres gambader sur le terril. C'est la transhumance. Les biquettes se nourrissent des broussailles. Elles permettent l'entretien de la végétation de cette réserve naturelle. — (« Chevrettes du terril » dans le Dictionnaire amoureux du Nord, de Jean-Louis Fournier, Éditions Plon, 2018)
- (En particulier) Chevreau ou chevrelle.
- Les biquettes sont parfois un peu brusques dans leurs jeux, un peu folles dans leurs caprices. Tu penses ce qui advenait parfois du baby encore mal assuré sur ses bonnes petites jambes maladroites. — (« Les Sœurs de lait », nouvelle anonyme, dans Le Magasin pittoresque, 39e année, Paris, 1871, p. 196)
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couette
?- Sac de tissu rempli de plumes et servant (rarement) de matelas ou (le plus souvent) d’édredon.
- Il était étendu sur le dos, sage, dans sa gigoteuse, semblant dormir. Sauf qu'à proximité, sur la housse de couette, il y avait une trace de régurgitation. — (Hervé Jourdain, Psychose au 36, Éditions Les Nouveaux Auteurs, 2013, chap. 4)
- L’épaisseur duveteuse de la couette. — (Maurice Genevoix, Raboliot, 1925)
- (Histoire) Couette à court : Droit féodal qu’avait le seigneur d’exiger de tous ses tenants cotiers une contribution de lits et de couvertures dans certaines solennités féodales.
- (Art) Pièce sur laquelle pose et pivote l’arbre d’une machine, le pivot d’un gond, crapaudine.
- (Marine) Glissière.
- Couettes mortes : Celles fixées à la cale de construction d’un navire et retenant entre elles les couettes vives qui coulissent contre elles pour descendre porter le navire à l’eau.
- Couettes vives : Pièces en bois, disposées parallèlement à la quille et supportant toute la charpente du ber qui maintient le navire.
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poulette
?- (Ornithologie) Jeune poule.
- Si vous prenez des poulettes, il faudra surtout choisir celles qui n’auront pas pondu, ou bien, si vous prenez celles qui ont pondu, ne sacrifiez point la poule aux œufs d’or ; […]. — (L. Prangé, Les Poules bonnes pondeuses reconnues au moyen de signes certains, Paris, Dusacq, 1852, p. 186)
- Avec peu de soins et en peu de temps vous aurez des poulardes , des poulettes et des poulets d’une saveur exquise. — (Les Classiques de la table à l'usage des praticiens et des gens du monde, Paris : E. Dentu & al., 1843, p. 353)
- Remarquable début de ponte, suivi en septembre d’un léger ralentissement, dû à une mue partielle des poulettes ayant commencé leur ponte de très bonne heure; mais ce ralentissement n’est que très passager […]. — (Maurice Ponsignon, Les Poules, Hachette, 1942, p. 84)
- (Familier) (Sens figuré) Jeune fille.
- Les gars mariés ne peuvent plus compter sur leurs belledoches ni les donjuans sur leurs poulettes. — (Paul Guérande , O. A. S. métro, ou, Les enfants perdus, Éditions du Fuseau, 1964, p. 171)
- Il m'en reste plus beaucoup, du temps, moi ! Je suis pas une tite poulette du printemps, moi ! — (Réjean Ducharme, L'hiver de force, Gallimard, 1973, p. 81)
- Une bonne petite, cette Mimi, reposante, mais au lit, sacrebleu, quelle chaude poulette ! — (Huguette Lombard, Le Temps des carnets intimes : Deux amours, deux femmes, l’aube et le crépuscule, Publibook, 2013, p. 96)
- Mo baissa la tête. Il murmura : – Vous êtes gentille. – C’est une poulette très gentille, dit Fane. — (Pierre Pelot, L’Été en pente douce, Gallimard, 2013)
- (Familier) Ampoule, la vésicule remplie de liquide qui se forme sous la peau.
- Les jeeps , arrivées en pièces détachées étaient remontées sur place. Ils construisaient des routes avec des cailloux ; « à attraper des poulettes aux pieds ». — (Guerre 39-45 : ils l’ont vécue à Hardinvast, dans Hardinfos (bulletin municipal d’information de la mairie d'Hardinvast) no 28 ; juin 2004, p. 8)
- […], mais on n’est pas dupe on voit bien que c’est de la frime, c’est pas le manche de la bêche qui doit vous faire souvent des poulettes aux mains. — (Ernestine Chasseboeuf, Ernestine écrit partout, 1999, Paris, Ginkgo, 2004, vol.1)
- Terme affectueux.
- — Salut, ma poulette ! me lança-t-il en allant suspendre son imper. — Salut, papa. — (Kristan Higgins, Un grand amour peut en cacher un autre, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Karine Xaragai, Harper Collins Poche, 2014, chap. 33)
- malfaite
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historiette
?- Court récit de quelque aventure galante ou plaisante, ou d’autres choses de peu d’importance.
- Lorsqu’il taillait un gros bloc, ou le sciait en long, il commençait toujours une petite chanson dans laquelle il y avait toute une historiette qu’il bâtissait à mesure qu’il allait, en vingt ou trente couplets, plus ou moins. — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- Quand la directrice racontait de gentilles historiettes : « Vos parents sont bons — ils n’agissent que pour votre bien — votre papa et votre maman se donnent beaucoup de peine pour que vous ne manquiez de rien… » je me suis souvent demandé comment elle n’était pas fascinée par le poche-œil de Gaston Fondant irradiant vert, jaune, noir, à la rencontre de ses paroles. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- S’il entend son métier [de conteur], il doit entremêler habilement ses historiettes, et entre deux vertes avoir soin d’en faire passer une mûre. — (Du Convoiteux et de l’Envieux, dans Fabliaux et Contes du Moyen Âge, Louis Tarsot (trad.) et Albert Robida (illustr.), éd. Heath, 1913, pages 55-56)
- À ce propos, une historiette : Au premier voyage qu’elles firent […]. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
- Je me suis moi-même diverti, moins des calembredaines qui ont traîné les rues et dont beaucoup furent inventées, que des historiettes qui me furent contées par des témoins auriculaires. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942, page 38)
- Une historiette très significative exprime parfaitement cet état de fait. — (Frédéric Lenoir, Petit traité d’histoire des religions, 2008, page 259, ISBN 978-2-7578-4176-1)
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gourmette
?- (Œnologie) (Vieilli) Celle qui, en dégustant le vin, sait en déterminer la provenance, la date et les diverses caractéristiques (pour un homme, on dit : gourmet).
- Cette Taverniere est bonne gourmette. — (Antoine Furetière, Dictionnaire universel contenant généralement tous les mots françois, tant vieux que modernes, et les termes de toutes les sciences et des arts, 1690 (posthume) → consulter le tome I (A-K) ou le tome II (L-Z))
- (Par extension) Celle qui apporte dans les choses de la table une recherche de délicatesse et de raffinement (pour un homme, on dit : gourmet).
- Ma chienne a nom Fanny ; cette fine gourmetteTrie avec soin chacun des morceaux qu’on lui jette. — (E. Zlatagorskoï, Essai d’un dictionnaire des homonymes de la langue française avec la traduction allemande, russe et anglaise et des exemples tirés des meilleurs auteurs, E. Goldberg, 1862, page 313)
- La gastronomie, même si elle est souvent simple, est importante pour Germain et je soupçonne Anna Rozen d’être une fine gourmette, je la verrais bien se régaler de sucré-salé et d’acide-amer comme elle le fait dans son texte. — (Denis Billamboz, « Loin des querelles du monde : le nouveau roman drôle et pétillant d’Anna Rozen », dans Benzine Magazine, 16 février 2020 [texte intégral])
- Curieuse et fine gourmette, elle aime explorer des répertoires variés pour proposer des alternatives qui allient gourmandise et équilibre. — (Pain au curry sur Elle)
- (Manège) Petite chainette de fer qui tient à un des côtés du mors d’un cheval et qu’on accroche à l’autre côté en la faisant passer sous la ganache.
- Quelques pas de plus, et elle s’arrête devant le cocher astiquant une gourmette au seuil de l’écurie ; elle le félicite (elle a remis son chapeau) pour la façon dont son petit a servi la messe. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 145)
- Eh bien, c’est que la gourmette est d’abord un accessoire équestre, une chaînette, accrochée au mors du cheval en passant sous la ganache, dont l’effet de levier rend plus directive encore la tension des rênes. — (Michel Dalloni, « Le retour de la gourmette », dans Le Monde, 24 septembre 2018 [texte intégral])
- (Bijouterie) Bracelet de chaîne à mailles plates et comportant souvent une plaquette gravée.
- Son cou s’ornait d’une grande chaîne où étaient enfilées une vingtaine de gourmettes. Un soir, elle montra à Odile et à Louis ces reliques. Elles portaient des prénoms gravés : Jean-Pierre, Christian, Claude, Bernard, Michel… Les gourmettes avaient appartenu à des Français qu’elle avait aimés à Bournemouth, la nuit, sous la jetée. — (Patrick Modiano, Une jeunesse, Gallimard, collection Folio, 1981, page 140)
- Un play-boy à gourmette d'acier et à la prunelle jaugeuse les installa sur des poufs autour d'une petite desserte ronde. — (Bernard Thomas, Aurore ou la Génération perdue, Éditions Balland, 1984, chapitre 8)
- Un stylo ? Une montre ? Ce fut une gourmette. Bon… En argent. Votre prénom gravé sur la plaque. Lettres noires. Date de naissance au dos. — (Michel Dalloni, « Le retour de la gourmette », dans Le Monde, 24 septembre 2018 [texte intégral])
- (Marine) (Vieilli) Manœuvre cantonné aux travaux les plus bas.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Marine) (Vieilli) Garde établie par les marchands pour surveiller la marchandise d'un navire avant et pendant son débarquement.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Marine) (Vieilli) Mousse au service des officiers supérieurs.
- Là, nous trouvons le brigantin et l’équipage à bord, depuis le pilote jusqu’au dernier gourmette, comme c’était toujours l’ordre de mon père sur l’Arondelle de mer, et l’ordre était toujours sagement tenu et exécuté à bord, car on y avait, pour châtier les fautifs, des fouets et des lanières aussi longues et aussi serrées qu’à bord de n’importe quelle ramberge de guerre, fût-ce même une amirale !… — (Eugène Sue, « Cornille Bart et le Renard de mer », dans Revue des Deux Mondes, 1835, page 60)
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proxénète
?- (Sexualité) Personne qui tire profit de la prostitution d’autrui ou bien la favorise.
- Les scandales des procès des proxénètes belges ont montré que ce règlement parfait avait bien quelques inconvénients. — (Yves Guyot, La Prostitution, 1882)
- Sans doute, comme il le disait à Odette, il aimait la sincérité, mais il l’aimait comme une proxénète pouvant le tenir au courant de la vie de sa maîtresse. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913, Éditions Gallimard, Folio n° 1924, 1987, page 354)
- En fait, il est établi que les « candidates » étaient placées au « pouf » par des proxénètes exerçant entre Belgique et Méditerranée. Et la gérante du foyer, qui conservait 2 francs par jeton pour ses frais de gestion, envoyait régulièrement à ces messieurs — ou à leur « boîte aux lettres » — les mandats résultant du labeur de ces dames. — (Le Monde : les grands procès, 1944-2010, sous la direction de Pascale Robert-Diard et Didier Rioux, éditions Les Arènes, 2009, page 258)
- (Vieilli) Courtier, celui qui négociait un marché.
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pommette
?- Ornement de bois ou de métal, fait en forme de petites pommes ou boules.
- Pommette de bois, de cuivre, d’argent. - Ces chenêts sont ornés de vases terminés par des pommettes.
- (Anatomie) Partie la plus saillante de la joue au-dessous de l’œil, en tirant vers l’angle extérieur.
- Le vieillard appartenait aux modèles affectionnés par les mâles pinceaux de Schnetz ; c’était un visage brun dont les rides nombreuses paraissaient rudes au toucher, un nez droit, des pommettes saillantes et veinées de rouge comme une vieille feuille de vigne, de contours anguleux, tous les caractères de la force, même là où la force avait disparu ; ses mains calleuses, quoiqu'elles ne travaillassent plus, conservaient un poil blanc et rare ; son attitude d’homme vraiment libre faisait pressentir qu’en Italie il serait peut-être devenu brigand par amour pour sa précieuse liberté. — (Honoré de Balzac, La Peau de chagrin, 1831)
- […] ; une rougeur fébrile colora les pommettes de ses joues, ses yeux presque éteints s’éclairèrent et brillèrent d’un vif éclat. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Une jeune fille a été frappée d'un coup de baïonnette à la mâchoire gauche et l'arme est ressortie par la pommette droite. — (Rodolphe Archibald Reiss, Comment les Austro-Hongrois ont fait la guerre en Serbie, 1915)
- La bouche grasse, les pommettes rouges, les yeux injectés de bourgogne, Guillaume-Adolphe Porcellet célébra la grève, la sainte grève!… — (Octave Mirbeau, Le gamin qui cueillait les ceps, dans La vache tachetée, 1918)
- Sous leurs yeux, à la hauteur des pommettes, ils avaient tous la marque caractéristique de peinture goudronnée qu’on applique à la fois pour couper l’éclat du soleil et pour se donner une allure plus guerrière. — (Philippe Labro, L’étudiant étranger, Gallimard, 1986, page 68)
- (Art) Plaque arrondie qui termine la crosse d’un pistolet.
- (Botanique) Synonyme de azerole (fruit).
- (Botanique) Petite pomme amère.
- (Bourgogne) Mâche (salade).
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margoulette
?- (Familier) Mâchoire.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Par métonymie) Visage, gueule.
- Mais, buvez un verre de vin, vous le méritez bien. Il faut vous mettre du velours sur l’estomac, si vous voulez entretenir convenablement votre margoulette. Monsieur, le vin de Vouvray, bien conservé, c’est un vrai velours. — (Honoré de Balzac, L’Illustre Gaudissart, 1832)
- Vous me paraissez tous de bons garçons, et assez convaincus pour aller vous faire casser la margoulette. Ces margoulettes, je les salue, mais j’efface la mienne !… — (Jules Vallès, L’Insurgé, 1886)
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canette
?- (Ornithologie) (Cuisine) Petite cane.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Autre nom de la sarcelle d’hiver, (Anas crecca).
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Héraldique) Meuble représentant un petit oiseau stylisé dans les armoiries. Elle est représentée de profil, ailes serrées, avec un bec et des pattes (à la différence de la merlette). Généralement, elle est représentée en nombre. À rapprocher de canard, cane, cygne, jars et oie.
- D’azur au lion d’or accompagné de cinq canettes d’argent rangée en orle 2, 2 et 1, qui est de Rignac de l’Aveyron → voir illustration « armoiries avec des canettes »
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clayette
?- Petit plateau à claire-voie.
- Étagère d’un réfrigérateur.
- Sept heures du soir, j’ouvre le frigo. Des œufs, de la crème, des salades, la bouffe s’aligne sur les clayettes. Aucune envie de préparer le moindre dîner, pire, aucune idée. — (Annie Ernaux, La femme gelée, 1981, réédition Quarto Gallimard, page 422)
- Dans le frigo, il y avait une clayette exprès pour les œufs. — (Michael Connelly, L’Envol des anges, 2000)
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meulette
?- Estomac des morues.
- Petite meule de foin, meulon.
- (Pêche) Fers qui arment l'ouverture d'un chalut.
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montagnette
?- (Familier) Petite montagne.
- (Alpes) (Construction) Espèce d’habitation temporaire de montagne, mieux aménagée qu’un chalet et comportant des aménagements pour le bétail.
- La montagne et le village peuvent se dédoubler. À la partie inférieure de la zone pastorale, parfois même au-dessous de cette zone, existe alors la montagnette. Toujours occupée par les animaux au printemps et à l’automne, la montagnette est essentiellement un habitat pastoral, mais parfois elle possède des cultures, de sorte qu’elle doit être définie tantôt comme une montagnette pastorale, tantôt comme une montagnette pastorale agricole. Sous l’une comme sous l’autre forme, la montagnette n’est pas particulière aux Alpes françaises ; elle n’est autre, en effet, que le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maiensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, le fourest du Val Pellicce, la casina du Valcamonica, le stavolo des Alpes carniques. — (Philippe Arbos, La Vie pastorale dans les Alpes françaises : étude de géographie humaine, A. Colin, 1922)
- Le bas de l’étage pastoral, parfois même la bande située au-dessous, tôt débarrassés de neige, reçoivent le bétail au printemps et à l’automne : la montagnette des Alpes françaises, le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maïensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, la casina du Val camonica, le stavolo des Alpes carniques, autant de noms pour désigner cette station, — nous négligeons les nuances d’exploitation entre la montagnette pastorale et la montagnette agricole. — (Maximilien Sorre, Les Fondements biologiques de la géographie humaine, A. Colin, 1950)
- Une difficulté se présente quand on recherche où se trouvent les montagnettes dans les diverses régions des Alpes françaises du Nord. Les bâtiments dont le rôle est celui que nous venons de rappeler ne portent pas toujours le nom de montagnette et il faut éviter de les confondre avec des remues ou des petites montagnes. Dans le Chablais, à Montriond et à Morzine, on utilise les pâturages du milieu, véritables montagnettes, puisque l’on y conduit le bétail au printemps et que le troupeau y revient pendant une quinzaine de jours en automne après l’inalpage. Dans la vallée d’Abondance (Chablais), et à Samoëns (Giffre) on emploie l’expression basse-montagne. Or certaines d’entre elles sont de véritables montagnettes, fréquentées du 20 mai au 21 juillet et, après l’inalpage, en septembre. Dans la vallée du Doron de Bozel, Saint-Bon, Pralognan, Saint-Jean, Saint-Martin possèdent des montagnettes mais, aux Allues, on a des mandes, à Planay et à Champagny-le-Bas, des hameaux ou métairies. En Maurienne, le paysan ne fait pas toujours de différences entre montagnette et petite montagne. Dans la commune de Valmeinier, les uns appellent montagnettes ce que d’autres désignent sous le nom de remue.II. — Les types de bâtiments : Les caractères générauxLa montagnette, intermédiaire entre le village et la montagne, tient également le milieu entre la maison permanente et le chalet. C’est une véritable habitation, plus petite, et d’un aménagement plus simple que celle du village, mais possédant l’essentiel pour permettre à un ménage de vivre pendant plusieurs semaines et, dans le cas des montagnettes agricoles et pastorales, plusieurs mois. Le plus souvent, une seule pièce à la fois cuisine, salle à manger et chambre à coucher. Pour le bétail, une ou deux écuries, parfois une porcherie, si possible isolée tout en s’accolant au bâtiment. Pour les récoltes, une grange. Pour le beurre et le fromage, comme il s’agit toujours de la tomme familiale, la cuisine suffit pour la fabrication. Un caveau à lait, parfois une cave à fromage complètent l’installation. Comparée au chalet de montagne, la montagnette est certainement plus vaste. La grange, destinée à contenir le fourrage réservé au bétail et celui que l’on descendra au village en automne et en hiver, ne ressemble pas à l’étroit grenier des chalets de montagne. La montagnette est aussi mieux construite. Grâce à des chemins relativement aisés, on peut apporter à pied d’œuvre des matériaux que l’on ne trouve pas toujours sur place, et la bâtisse dépendra moins que le chalet, plus difficilement accessible, des conditions du milieu. Enfin, la montagnette doit abriter humains et troupeau au printemps et en automne, à ces saisons intermédiaires où le climat capricieux peut connaître de brusques coups de froid, des chutes de neige tardives ou précoces. Alors que le chalet, demeure estivale, n’aura guère besoin de se protéger contre le mauvais temps, le bâtiment-étape devra se montrer plus prudent. — (Mélanges géographiques offerts au doyen Ernest Bénévent, professeur de géographie à la Faculté des lettres d’Aix, 1920–1953, Éditions Ophrys, 1954)
- Ainsi va le troupeau, de remue en remue. Après un séjour d’un mois à la montagnette juste le temps de faire quelques tommes pour les besoins du ménage, on donne le signal de l’emmontagnée, vers le 10 juin. Bêtes et hommes entament la longue marche vers les hauts alpages, proches des neiges éternelles qui narguent les blancs nuages. À la Saint-Michel (29 septembre), on prend doucement le chemin du retour, en s’accordant une étape généreuse à la montagnette, où le troupeau consomme la réserve de foin engrangée sur place au long de l’été.[…]Remue : déplacement des troupeaux, des hommes et du matériel d’un chalet à l’autre à l’alpage, ou entre le village et la montagnette.Montagnette : petite montagne [sic : Sens erroné !].Emmontagnée : la montée à l’alpage des troupeaux, des hommes et du matériel. — (Roger Loyet, Les Sentiers du petit bonheur, La Fontaine de Siloé, Montmélian, 2001, illustrations de Véronique Foltran et Jean-Luc Sollero, ISBN 2-842206-180-2 ISBN invalide)
- (Sens figuré) Petit tas.
- Je suis alors obligé par ma seule force psychique de dématérialiser cette montagnette de bois rouge, de la vaincre par les associations qui lui sont corrélées, tels le souvenir de parties effrénées ou la poésie que le jeu contient en lui-même avec ses caractères, ses bambous et ses dragons qui m’avaient tant plus que j’avais écrit à 20 ans 1 nouvelle intitulée 1 partie de mah-jong que je dois posséder dans mes archives, et qui racontait, autant qu’il m’en souvienne, le destin croisé de divers joueurs dans l’ambiance à la Duras et à la Paul Morand. — (Thomas Clerc, Intérieur, Gallimard, Paris, 2013)
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femmelette
?- (Familier) (Par dénigrement) Femme d’une grande faiblesse physique et morale.
- Madame Grandet fit bien de ne pas continuer à faire des phrases ; M. Leuwen, qui était bien plus un homme de plaisir et d’humeur qu’un homme d’affaires et surtout qu’un ambitieux, trouvait déjà ridicule de faire dépendre ses plans des caprices d’une femmelette, et cherchait dans sa tête quelque autre arrangement pour mettre Lucien en évidence. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Me trouver mal, moi ! Me prenez-vous pour une femmelette ? Quand on m’insulte, je ne me trouve pas mal, je me venge ! entendez-vous ! — (Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires, édition de 1849, page 294)
- (Sens figuré) Homme faible, sans énergie.
- Cet homme-là n’est qu’une femmelette.
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languette
?- Partie d'objet taillée, découpée en forme de petite langue.
- Tailler un morceau d’étoffe en languette.
- (Par analogie) (Technique) Petite pièce d'appareil ou d'instrument de forme allongée ayant une fonction particulière.
- J'avais oublié le cran d’arrêt : je pèse sur cette languette amovible qui poussée en arrière découvre une lettre majuscule gravée, une esse, initiale du mot sûreté. — (Gaston Cherpillod, Les Changelins, L'Âge d'Homme, 1981, p.147)
- (En particulier) (Désuet) Aiguille d’une balance
- (Musique) Petite pièce de métal, qui, en s’élevant ou s’abaissant, ouvre ou ferme les trous faits à un instrument à vent.
- (Bijouterie) Petit morceau d’argent ou d’or que les orfèvres laissent en saillie à chaque pièce qu’ils fondent et qui sert à faire l’essai avant de marquer la pièce du poinçon légal.
- (Menuiserie) Espèce de tenon continu formé par le rabot sur l’épaisseur d’une planche et fait pour entrer dans une rainure.
- (Maçonnerie) Séparation de quelques pouces d’épaisseur, faite de pierres, de briques ou de plâtre, dans l’intérieur des souches de cheminée, dans un puits mitoyen, etc.
- (Mécanique) Petite pièce de métal de forme rectangulaire que l'on actionne pour déclencher un mécanisme.
- [...] les fauteuils, sur plusieurs rangées, basculent en arrière comme ceux des avions, si l'on actionne une languette de fer; [...]. — (Angelo Rinaldi, L'éducation de l'oubli, 1974)
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caissette
?- Caisse d’emballage de petite taille, facilement manipulable.
- Les hommes triaient le poisson, rejetaient les saletés à la mer, rangeaient soles et turbots dans des caissettes, entre des couches de glace. — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 85)
- Zariffa et ses compagnes dépouillaient les orangers de leurs fruits vermeils, que les hommes alignaient dans des caissettes de bois. — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- C’étaient des étalages de mangues et de figues, de melons et de pastèques, de citrons, de grenades, des sacs d’amandes, de noix, de pistaches, des caissettes de raisins de Smyrne et de Corinthe, de bananes séchées, de fruits confits, de dattes sèches jaunes et translucides. — (Georges Perec, Les Choses, Julliard, 1965, réédition 1984, page 109)
- (Cuisine) Petit moule en papier sulfurisé à usage unique.
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mosette
?- (Religion) Camail d’ecclésiastique catholique.
- Je ne parle pas ici, bien entendu, des chanoines honoraires ou des chanoines d’honneur. Ceux-là n’ont aucune obligation à remplir ; ils sont pourvus d’un simple titre honorifique qui leur permet de porter la mosette. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.