Dictionnaire des rimes
Les rimes en : o
Que signifie "o" ?
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- Quinzième lettre et quatrième voyelle de l’alphabet latin (minuscule). Unicode : U+006F[1] .
Mots qui riment avec "o"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "o".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : o , os , ot , ôt , ots , ôts , au , aux , aut , auts , eau , eaux et ho .
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cordeaux
?- Pluriel de cordeau.
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barreaux
?- Pluriel de barreau.
- Comment se fait-il que l’Alhambra de nougat conserve intactes ses délicates aiguilles et ne tombe pas en ruines, que la compote soit assez patiente pour ne pas s’évader à travers les barreaux de pâte de la tarte, que le saint-honoré tremblant et mollasse ne devienne pas une informe bouillie semblable à de la neige longtemps piétinée, que le godiveau, continuant à présenter une figure géométrique, ne soit pas démantelé de ses quenelles, décasematé de ses écrevisses, et que la timbale elle-même ne finisse point par s’effondrer, laissant de son ventre ouvert dégouliner ses entrailles fumantes ? — (Jean Richepin, Le Pavé)
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cerveau
?- (Anatomie) Organe central supervisant le système nerveux des animaux présentant une céphalisation ; encéphale.
- Or, comme c’était par l’odorat qu’avait été empoisonnée Jeanne de Navarre, c’était le cerveau, seule partie du corps exclue de l’autopsie, qui devait offrir les traces du crime. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre I)
- J’avais comme une barre à l’estomac, et dans le cerveau quelque chose qui me brûlait. Je fus près de défaillir. — (Octave Mirbeau, La tête coupée,)
- […] le cerveau est l’organe de l’attention à la vie. — (Henri Bergson, L’Énergie spirituelle, ch. II L’âme et le corps, p. 51, 1919)
- Nous étions non pas las, mais notre cerveau était engourdi à la suite de la terrible tension d'esprit au milieu de la tempête. Pour ma part, j'avais la tête lourde. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- Structurellement, chaque hémisphère du cerveau humain se divise en quatre lobes. Chacune abrite un lobe frontal (devant et en haut), un lobe pariétal (en haut et derrière), un lobe temporal (sur les côtés) et un lobe occipital (derrière). — (Frances E. Jensen, avec la collaboration de Amy Ellis Nutt, Le cerveau adolescent : guide de survie à l'usage des parents, traduit de l'anglais par Isabelle Crouzet, Paris : chez Jean-Claude Lattès, 2016)
- (Anatomie) (plus précisément) La partie supérieure de l'encéphale, régissant les fonctions supérieures : diencéphale et télencéphale.
- (Par extension) Siège des facultés mentales, de la pensée.
- Le cerveau, ses produits en tous genres, […], sont un monde à part qui fleurit sous le crâne, dans une indépendance parfaite des sentiments, de ce qu’on nomme les vertus du citoyen, du père de famille, de l’homme privé. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Alors, une idée qui lui parut venir du ciel traversa son cerveau, comme un éclair lumineux. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Au lieu de demeurer solidement planté dans les préjugés de son grand-père, Bert eut le cerveau ravagé par de successives irruptions d’idées violentes au sujet de la concurrence allemande, du péril jaune, du péril noir, du fardeau de l’homme blanc : […] — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 118 de l’édition de 1921)
- Les propos du gros garçon se mirent à charlestonner dans son cerveau où la lucidité s'insinuait souverainement. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 144)
- Un cerveau, c’est tyran comme y a pas. — (Louis-Ferdinand Céline (Louis-Ferdinand Destouches), Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932 (réédition Gallimard, Folio #28, 2019, page 299)
- […], mais son talent c'est précisément de mettre les problèmes les plus ardus à la portée des cerveaux les plus frustes. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- La torpeur qui paralysait son cerveau lui procurait trop de bien-être pour qu'il tentât de la chasser. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- L'idée de déployer tous les fastes de la République et d'afficher une solennité churchillienne pour annoncer une augmentation de 1,6 point de la TVA ne peut venir que de cerveaux hallucinés. — (Jacques Julliard, Impression, soleil couchant, dans Marianne (magazine), n° 772 du 4 février 2012, p.3)
- (Par analogie) Centre organisateur qui gère et supervise ou personne qui a mis un plan sur pied.
- — Vous êtes au courant de l’arnaque ? C'est l’hypercherie ! L’embrouille totale. Tout est truqué. Silbermann, ça vous dit quelque chose ? C'est lui le cerveau de la magouille ! — (Frédéric Lasaygues, Back to la Zone, Paris : Éditions J'ai lu, 1992)
- Or, le Parti communiste chinois est non seulement le cœur du système politique de la Chine, mais aussi le cerveau de son système économique. — (Loïc Tassé, Un accord fort avantageux grâce à la naïveté de l’Europe, Le Journal de Montréal, 12 avril 2021)
- (Sens figuré) Personne à l’intelligence remarquable ; élite intellectuelle.
- Pour nombre de PVD l’exportation de main-d’œuvre et de cerveaux est devenue une véritable ressource, la conséquence étant une véritable dépendance vis-à-vis de ce « commerce » : […]. — (Christian Pradeau & Jean-François Malterre, Migrations et territoires, dans Les cahiers d'Outre-Mer n° 234/vol. 59, Presses Universitaires de Bordeaux, 2006)
- (Métallurgie) (Musique) Partie épaisse qui ferme la cloche dans son sommet et à laquelle est attaché le battant[1].
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boulot
?- Déverbal sans suffixe de boulotter (« mener un train de vie tranquille, sans surprise »), dérivé de bouler (« rouler »), avec le suffixe -oter, le sens de « travailler », a été concurrencé par le sens de boulotter (« manger ») et repris par le verbe boulonner → voir bosse et bosser pour un autre lien sémantique entre « rond » et « travail » ;
- La dérivation sémantique de bouleau (« bois difficile à travailler et qui donne beaucoup de travail aux menuisiers », d’où « travail pénible ») semble peu probable.
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abdominaux
?- Masculin pluriel de abdominal.
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boréaux
?- Masculin pluriel de boréal.
- Étant donné la position actuelle de Mars dans le cycle de précession orbitale, les hivers austraux sont plus longs que les hivers boréaux. — (A. McEwen, Mars, un remodelage permanent, Pour la science n° 430, p.38, août 2013)
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contralto
?- (Musique) La plus grave des voix de femme.
- Les contraltos.
- Il y a dans le violon — si, ne voyant pas l’instrument, on ne peut pas rapporter ce qu’on entend à son image, laquelle modifie la sonorité — des accents qui lui sont si communs avec certaines voix de contralto, qu’on a l’illusion qu’une chanteuse s’est ajoutée au concert. — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 205)
- Il atteint des régions qu’il avait jusque-là réservées à ses grandes œuvres chorales, telles que le Requiem allemand et la Rhapsodie pour contralto, à laquelle il est impossible de ne pas associer ce diptyque. — (Brigitte François-Sappey, Gilles Cantagrel, Guide de la mélodie et du lied, 1994)
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bathyaux
?- Masculin pluriel de bathyal.
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lavabo
?- (Liturgie) Prière que le prêtre dit en lavant ses doigts durant la messe, avant la consécration.
- (Par métonymie) Vasque destinée aux ablutions du prêtre officiant.
- (Ordinairement) Dispositif mobile garni d’une cuvette et d’un pot à eau ou d’une cuvette fixe, surmontée de robinets et dotée d’un trou d’évacuation d’eau et destinée à se laver.
- Mistingue.– Une brosse ! du savon !…Ils courent au lavabo, qu’ils apportent sur le devant de la scène et s’y lavent les mains. — (Eugène Labiche, L’affaire de la rue de Lourcine, 1857, Scène 8)
- Il serait difficile de décrire le pittoresque désordre qui règne dans ce noir séjour à l’heure où chacun attend son tour de passer à l’unique lavabo. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 26)
- Il saisit rageusement sa perruque, qui lui redonnait pour un soir la chevelure bananoïde de ses chères sixties, et la jette dans le lavabo où elle se met à sombrer comme un transatlantique. — (Jacques Jouet, sur un scénario de François Rivière, Jonathan Cap : Racket à Roland-Garros, chap. 1, Éditions Nathan, 2015)
- (Par métonymie) Pièce où est fixée cette sorte de cuvette.
- (Par extension) (Souvent au pluriel) Cabinet d’aisances installés dans cette pièce ou à proximité.
- Toutes les dix minutes, elle répare son maquillage au lavabo. — (Antoine de Saint-Exupéry, Manon, danseuse, 1925)
- Il se rendit aux lavabos, en revint les mains nettes, les cheveux brossés, le regard éclairé d’une petite flamme. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Pourtant, comme le train venait de dépasser Bréauté et qu’il ralentissait quelque peu — ce qui mettait sa vitesse à trente kilomètres à l’heure pour le moins, — il feignit de pénétrer au lavabo. — (Christian Brulls (pseudonyme de Georges Simenon), L’Amant sans Nom, éditions Arthème Fayard, 1929, réédition 1980, quatrième partie, chapitre V)
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peso
?- Monnaie de plusieurs pays, d’anciennes colonies espagnoles. Son symbole est ₱ (Unicode U+20B1).
- Les pesos sont réservés aux Cubains et les touristes doivent acheter des pesos convertibles.
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cadeau
?- (Vieilli) Fête que l’on donnait principalement à des femmes, partie de plaisir.
- Elles y ont reçu des cadeaux merveilleux de musique et de danse. — (Molière, Am. magn. I, 1)
- Des promenades du temps,Ou dîners qu’on donne aux champs,Il ne faut point qu’elle essayeSelon les prudents cerveaux,Le mari dans ces cadeauxEst toujours celui qui paye. — (Molière, L’École des femmes, III, 2)
- Présent, don.
- Je me représentais sa mine lorsqu’elle recevrait mon cadeau, et je me demandais : « Qu’est-ce qu’elle dira ? » — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Je reçus de France un important matériel, un nouveau cinématographe, cadeau de mon ami Pierre Albaran, et un phonographe envoyé par Jean Borotra, le champion de tennis. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Le « gros » l'entretenait parcimonieusement de repas et de cadeaux mesquins et lui payait sa chambre, au coin de la rue Grange-Batelière. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 88)
- Cheikh Gaafar se montra généreux pour la dot et les cadeaux. Il fit célébrer de belles fêtes pour le mariage. […]. Le village entier fut en liesse. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", 1940)
- J’ai reçu des sous-vêtements, des montres, même des étuis à crayon. Que des choses pratiques. Ce ne sont pas des cadeaux, ça! Les cadeaux, c’est le luxe, l’inattendu, le flafla. Ça ne sert à rien, un cadeau qui sert à quelque chose. — (David Goudreault, La bête à sa mère, Stanké, 2015, page 152)
- (Ironique) Employé par antiphrase pour désigner quelqu’un ou quelque chose qui déplait ou qui nuit.
- Ah ! C’est un joli cadeau ! Depuis vingt-huit ans que je l’endure ! Ah ! Je suis servie ! — (Louis-Ferdinand Céline, Mort à crédit, Denoël & Steele, Paris, 1936)
- Avec ça le crâne aussi lisse que ces saletés de melons qui font la richesse de la région, mais l’intelligence en moins.Incapable de prononcer une phrase sans mettre un mot à la place d’un autre.Un cadeau pour l’humanité. — (Tito Topin, Shanghai Skipper, Série noire, Gallimard, 1986, page 20)
- Ivre mort, le salaud ! Allons bon, v’là autre chose ! Tu parles d’un cadeau, ce mec ! — (Frédéric Dard (San-Antonio), La Matrone des Sleepinges, Fleuve Noir, 1993)
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anormaux
?- Masculin pluriel de anormal.
- mirabeau
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naseaux
?- Pluriel de naseau.
- Il s’agissait à première vue d’un équidé, sabots à ressorts, naseaux, tiges filetées hennissantes, crinière fildeuf et rondelles à crottin. — (Jean-Luc Blanchet, Marée blanche en Atlantique, Geste éditions, 2010, chapitre 4)
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arbitraux
?- Masculin pluriel de arbitral.
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burgau
?- (Malacologie) Nom commun de plusieurs coquilles univalves nacrées, entre autres d’un mollusque des Antilles dont la coquille fournit la nacre nommée burgaudine.
- Effaçant le bedon, il se faufila entre la Prolétaire et la Sainte-Vierge-du-Mont-Carmel – deux barques, bien sûr – et poursuivit son chemin en zigzags parmi les avirons, les piles de voiles, les rouleaux de cordages, les nasses en fil de fer, les têtes de poissons pourries, les tas de coquilles vides, lambis, burgaux, palourdes, huîtres sauvages. — (Jypé Carraud, Tim-Tim-Bois-Sec, éditions Payot et Rivages, 1996, collection Rivages/Mystère, page 16)
- Ils se nourrissent de burgaux, de crabes, de tortues, de lézards, de serpents et de poissons qu'ils assaisonnent avec du piment et de la farine de manioc. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Variétés dans l'espèce humaine, in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 386)
- (Par extension) Cette nacre elle-même.
- Boîtes de burgau incrustées d'étoiles d'or.
- Un bleu de ciel vert exactement pareil à celui de la turquoise, teignait toute la région du lac, sur laquelle se détachait la plate-bande de colza ; puis ce bleu allait s’assombrissant et prenait des nuances de burgau ou de plat arabe à vernis métallique. — (Théophile Gautier, Ce qu’on peut voir en six jours, 1858, réédition Nicolas Chadun, page 34)
- Pas un seul meuble de bois sculpté, pas une table incrustée en burgau, pas un cabinet de laque, rien ; l’ancienne Espagne a disparu complètement : il n’en reste que quelques tapis de Perse et quelques rideaux de damas. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
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agneaux
?- Pluriel de agneau.
- Ces migrations pastorales permettaient aux moutons des plaines de bord de mer de fuir la chaleur et, sous la direction des bergers, de monter vers les pâturages d’altitude pour y trouver herbe et fraîcheur pendant trois ou quatre mois d’été, avant de « démontagner » à l’automne, en prévision des premières neiges, afin que les brebis retournent mettre bas leurs agneaux dans les bergeries de la plaine originelle. — (Antoine de Baecque, Ma transhumance, 2019)
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armoriaux
?- Masculin pluriel de armorial.
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équivaux
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe équivaloir.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe équivaloir.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe équivaloir.
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bistro
?- Petit café ou restaurant sans prétention.
- Comme tout bistro qui se respecte, celui-ci réservait aux habitués une arrière-salle et deux étages de chambres meublées […]. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- On traverse la place de la gare pour aller au bistro d’en face. Il neige dur. La place est toute blanche. — (Albert Vidalie, C'était donc vrai, éd. René Julliard, 1952, p. 34)
- J’vais au cinéma voir des films suédoisEt j’entre au bistro pour boire du whisky à gogo — (Boris Vian, J’suis snob, 1955)
- Murs de brique, bois, tableaux noirs : tout indique la nature du restaurant et la cuisine qu’on y sert. Il s’agit en fait d’un bistro français avec soupe à l’oignon, bière Boréale, bavette, confit de canard et crème brûlée, entre autres. — (Le Devoir, 26 janvier 2007)
- C’est bien fait pour le genre, le dosage entre ready-mades et autres touches rigolotes est bon. Ça ne fait ni grano ni concept. Juste une ambiance de bistro de quartier un peu déjanté. Dans l’air, un mélange de western et de hits des années 80. — (Le Devoir, 2 février 2007)
- (France) Tenancier de cet établissement (métonymie, ici synonyme de bistrotier).
- Allons, les gosses, filez chez le bistro et apportez des litres… on trinquera su’ l’coin de la voiture. — (Léon Frapié, Réalisme, dans Les contes de la maternelle, 1910, éditions Self, 1945, page 134)
- Et il n’y avait pas que M. Bobin, crémier, fruitier et bistro, à s'exalter ainsi ; M. le professeur Dumont n’était pas plus calme. — (Marcel Martinet, La maison à l’abri, 1919)
- […] puis le vingt-cinq au soir, son sac d’outils en bandoulière et son baluchon sur l’épaule, il fit au bistro et à ses clients des adieux ironiques et rien moins que polis . — (Louis Pergaud, Un petit logement, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Pendant des années, sans penser aux enfants, elle buvait ; elle se piquait le nez chez le bistro. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
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cordeau
?- Petite corde tendue par ses extrémités afin de matérialiser une ligne droite.
- Cordeau dont le jardinier se sert pour semer et planter dans le même alignement.
- Rendez-moi donc mon piquet et mon cordeau à repiquages ! J’en ai besoin pour aligner les laitues. — (Colette, Sido, 1930, Fayard, page 25)
- Petite corde dont se servent les maçons, les jardiniers, les charpentiers pour tracer des lignes droites, pour aligner.
- Tracer une ligne droite avec un cordeau frotté de craie.
- Du sommet, se profile à vos pieds le panorama entier de Santiago, avec ses rues tracées au cordeau, comme celles de toutes les villes d'Amérique, sauf Valparaiso, où c'était impossible — (Camille de Cordemoy, Au Chili, 1896)
- Les Anglais ont tiré au cordeau les lignes conventionnelles qui séparent ces grandes provinces. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846)
- (Sens figuré) (Par extension), expression désignant une chose impeccable.
- Saint-Dizier tient ses promesses, avec une organisation au cordeau, des bolides qui en jettent, et des animations en continu. — (Stéphanie Maurice, La passion du tuning, Seuil, 2015, coll. Raconter la vie, page 18)
- La cuisine où ils se trouvaient était agréable mais apparemment gérée par un véritable maniaque. Tout était rutilant et aligné au cordeau. — (Camilla Läckberg, traduit par Lena Grumbach et Catherine Marcus, Le Tailleur de pierre, Actes Sud, 2009 (1re édition 2005), page 90)
- (Pêche) Ligne de fond pour la pêche fluviale, par exemple pour la pêche aux anguilles.
- Ils sont partis à la nuit tombante pour poser des cordeaux.
- (Industrie minière) Mèche utilisée avec des explosifs ou comme explosif.
- Cordeau Bickford.
- Cordeau détonant.
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museau
?- Partie de la tête de certains animaux, qui comprend la gueule et le nez (surtout lorsque cette partie est pointue).
- Contre sa jambe trottinait son chien « Lirot », un fort mâtin à museau aigu, à poil d’hyène, hérissé de piquants noirs de l’échine au panache. — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, 1910, chapitre 2)
- Museau de brochet, de requin.
- (Familier) Visage en parlant des personnes, mais seulement par mépris ou par plaisanterie.
- – Non, je ne l'ai pas vu. Personne ne le voit. Depuis qu'il s'est amené dans le pays et qu'il s'est installé là-haut, il n'a pas montré son museau une seule fois. — (Henri Bosco, L’Âne Culotte, 1937)
- Quand je vois maintenant passer une poutrôneQui se teint la tignasse et se peint le museau,C’est à courir piquer sa tête dans le RhônePour se désemplâtrer et se rincer la peau. — (Joanny Gonindard, Au gré du vent, 2016)
- (Ironique) (Populaire) Homme qui fait l’agréable.
- Voilà encore un beau museau, un plaisant museau.
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carreaux
?- Pluriel de carreau.
- Il préférait la musique classique et les chemisettes à carreaux mais, pour attirer les concupiscences, il devait avoir la tenue wesh-wesh, l’allure racaille, la casquette Nike, visière retournée en prime. — (Antoine Gouguel, Chifoumi !, Éditions du Frigo, 2011, page 77)
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consistoriaux
?- Masculin pluriel de consistorial.
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chaut
?- Troisième personne du singulier du verbe chaloir.
- En toute franchise, peu me chaut l’allure que l’endroit prend selon les conditions de température et de pression. — (Amanda Cross, L’affaire James Joyce, traduction de R.M. Vassallo-Villaneau, 1992, chapitre premier)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.