Dictionnaire des rimes
Les rimes en : o
Que signifie "o" ?
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- Quinzième lettre et quatrième voyelle de l’alphabet latin (minuscule). Unicode : U+006F[1] .
Mots qui riment avec "o"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "o".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : o , os , ot , ôt , ots , ôts , au , aux , aut , auts , eau , eaux et ho .
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chameaux
?- Pluriel de chameau.
- (au sens large) Synonyme de camélidés[1].
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affixaux
?- Masculin pluriel de affixal.
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chalumeau
?- (Vieilli) Tuyau de paille, de roseau.
- Ils brisaient mon sein oppressé en le frappant d'un chalumeau de paille, rompu en forme de fléau. — (Charles Nodier, Smarra, ou les démons de la nuit, 1821)
- (En particulier) Paille utilisée pour aspirer un liquide.
- Armé d'un chalumeau, le gnome absorbait à même le ruisseau la boisson répandue. C'était grotesque, révoltant. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 56)
- Dans la lumière d’une des lampes, un verre se découpe, à l’écart, sur le tapis : à demi plein d’un liquide rouge, avec une tranche de ctron que traverse un chalumeau. — (Raymond Jean, La Ligne 12, 1973, page 146)
- (Jeux) Tuyau utilisé pour souffler des bulles de savon.
- Celui dont la bulle crève en sortant du chalumeau donne un gage. — (Elisabeth Celnart, Manuel complet des jeux de société, 1836, page 323)
- (Chasse) Sorte de flûte champêtre pour attirer les oiseaux.
- Petit chalumeau pour contrefaire les cris des oiseaux et les attirer sur des arbres chargés de gluaux. — (Napoléon Landais, Dictionnaire général et grammatical des Dictionnaires Français, 1850, page 389)
- (Par extension) Tuyau ou tube en métal ou en verre.
- Le chalumeau de Tennant consiste en un tube droit, cylindrique […] — (Jöns-Jakob Berzelius, De l'emploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiques, Mequignon-Marvis, 1821, page 14)
- (Liturgie) Tube en or servant à aspirer le contenu d’un calice.
- Pour éviter cette difficulté et l’inconvénient de communier avec un grand Calice, dont les parois sont toujours évasées, les Évêques établirent l’usage d’un chalumeau ou tube en or […] — (Jean Louis Boucarut, Instructions historiques et théologiques sur les sacrements, 1857, page 244)
- (Plomberie) (Soudage) Dispositif terminé par un tuyau dans lequel est soufflé un gaz combustible produisant de la chaleur. → voir chalumeau oxyacétylénique, découper au chalumeau et chalumeau à plasma
- Le coffre-fort ne veut pas être brutalisé, violenté ; il faut user de douceur avec lui, le caresser longuement. Une pince-monseigneur, un chalumeau ? Allons donc. Un petit air de flûte. Le charme opère. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 187)
- L’appareil que je vous décris est tout bonnement un chalumeau à gaz oxygène et hydrogène, dont la chaleur dépasse celle des feux de forge. — (Jules Verne, Cinq semaines en ballon, chapitre 46, J. Hetzel et Cie, Paris, 1863)
- (Musique) Tuyau mélodique de certains instruments à vent comme le biniou, la cornemuse, la musette … → voir jouer du chalumeau
- Le vent sort par trois chalumeaux qu’on nomme : le grand bourdon, le petit bourdon, et la flûte, qui est à anche battante et qui , par conséquent , est un véritable hautbois. — (Conservatoire national de musique et de déclamation, catalogue, Firmin-Didot, 1884 , page 131)
- Instrument de musique pastorale qui n’était originairement qu’un roseau percé de plusieurs trous.
- Dans le langage courant, le chalumeau est un pipeau pastoral fait d’un tuyau de paille ou de roseau. — (La Banque des mots, Numéros 47 à 50, 1994, page 11)
- (Par analogie) Registre grave de la clarinette.
- […] pendant que le caractère menaçant des sons graves du chalumeau se rapproche, mais seulement par la rudesse des vibrations, de celui de certaines notes du basson. — (Gazette musicale de Paris, Volume 8, 1841, page 568)
- (Par analogie) (Poétique) Toute sorte de flûtes et d’instrument à vent qui composent une musique champêtre. → voir chalumeau champêtre et enfler ses chalumeaux
- Virgile pouvait dire comme nous : tu médites un air champêtre sur un faible chalumeau. — (Charles Batteux, Principes de la littérature, A. Leroy,, 1800, page 293)
- (Argot) Trachée-artère.
- Il n'a pas crié, celui-là, il ne le pouvait pas ; je pense que je lui avais crevé le chalumeau… — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 53)
-
casseaux
?- Pluriel de casseau.
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blaireau
?- (Zoologie) Une des espèces de mammifères omnivores, bas sur pattes, au pelage noir, gris et blanchâtre, qui se creusent de profonds terriers.
- Dès qu’il m’aperçut, Paul se leva et courut à ma rencontre pour m’annoncer que les chasseurs avaient « détérioré » un blaireau, c’est-à-dire qu’ils avaient passé la matinée à extraire cet animal de son terrier. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 115)
- Discret, extrêmement méfiant, le blaireau est un animal nocturne doté d'une vue moyenne, mais d'un très bon odorat et d'une ouïe très performante. — (Le blaireau, un animal trop méconnu qu’il faut protéger, La Montagne le 16 août 2016)
- Plus généralement, la décision d'euthanasier des castors est "dans la droite ligne des velléités de rouvrir la loi sur la conservation de la nature", s'inquiète Natagora. René Collin, le ministre wallon de l'Agriculture, envisage en effet d'ajouter le castor, de même que le blaireau, le héron cendré, le grand cormoran, la pie et la corneille, à la liste des espèces chassables.— (Nouveau rebondissement pour la famille de castors menacée à Walibi? "Les déplacer n'a aucun sens" RTL.be le 28 mars 2017)
- (Par métonymie)
- (Beaux-arts) Brosse en poils de cet animal dont se servent les peintres et les doreurs.
- (Courant) Pinceau garni de ces poils dont on se sert, en se rasant, pour étaler et faire mousser le savon.
- Toilette du bataillon. Le barbier passe pour particulièrement francophile. Tout le monde va se raser chez lui. Chacun emporte son savon, son blaireau, son rasoir, et lui n'a guère qu'à regarder, mais enfin on se rase chez un coiffeur. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
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banjo
?- (Musique) Cordophone portable à cordes pincées, à touche garnie de frettes marquant les demi-tons, et à table d’harmonie en membrane de parchemin tendue sur un tambour.
- De même nous n’étions pas de force contre les bandes de musiciens nègres qui courent les rues et que les Anglais appellent des nigger-melodits ; ces faux nègres qui s’accoutrent grotesquement avec des habits à queue de morue et d’immenses cols dans lesquels leur tête est enveloppée comme un bouquet dans une feuille de papier, étaient notre terreur plus encore que les bardes écossais : aussitôt que nous les voyions arriver, ou simplement quand nous entendions leurs banjo, nous nous taisions respectueusement et nous nous en allions loin de là dans un quartier où nous espérions ne pas rencontrer une autre de leurs bandes ; ou bien nous attendions, en les regardant, qu’ils eussent fini leur charivari. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Deux escaliers, sous un maigre lumignon, plongent aussitôt vers un sous-sol d’où la musique sonore et nasillarde de l’accordéon monte avec des accords de banjo. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Pour la deuxième soirée des Mardis, le groupe The Greenings, très applaudi, a mis la place des Halles à l’heure irlandaise au son du violon, du banjo, de la guitare et du stomp, avant les Son’s of O’Flaherty et leur musique folk-punk. — (journal Le Télégramme, édition Morlaix, 30 juillet 2022, pages locales, page 13)
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bocaux
?- Pluriel de bocal.
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berceau
?- (Puériculture) Petit lit où l’on couche les nourrissons et qui est disposé pour que l’on puisse le balancer, le bercer, aisément.
- Deux berceaux côte à côte, dans sa chambre, renfermaient les deux petits corps. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- C’était une carapace de tortue de mer qui, paraît-il, avait servi de berceau à Henri IV nouveau-né. — (Jean L’Hôte, La Communale, Seuil, 1957, réédition J’ai Lu, page 167)
- Les parents d’un bébé trouvé mort dans son berceau à Bray-Saint-Aignan (Loiret) ont été mis en examen ce vendredi du chef de « meurtre d’un mineur de moins de 15 ans » et placés en détention. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 5)
- (Sens figuré) Lieu du commencement, du début.
- Au milieu de cet entraînement général vers l’Afrique, l’Asie est négligée d’une manière vraiment inexplicable. Presque tout reste à découvrir dans cet antique berceau du genre humain. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, L’Altai, son histoire naturelle, ses mines et ses habitants, Revue des Deux Mondes, tome 11, 1845)
- Agustina accoucha seule au-delà des faubourgs de Cádiz, Andalucía, berceau de ce mythe, près du cap de Trafalgar où cet hijo de puta de Nelson mit la pâtée à la flotte franco-espagnole — ce qui n'a rien à voir avec notre histoire, passons. — (François Coupry, L'œil du gitan: roman, Éditions du Rocher, 2000, page 10)
- En cette fin de XIXe siècle, la France est le berceau incontesté de la recherche sur les personnalités multiples. — (Antoine Bello, Scherbius (et moi), Gallimard, 2018, page 114)
- Prime enfance.
- Roland avait, depuis le berceau, ce que nos grands-mères appelaient le diable au corps, ce que nous appellerions nous la bougeotte névrotique, un besoin viscéral de se frotter à tous les interdits, […]. — ('Francis Renaud, Justice pour le juge Renaud : Victime du gang des lyonnais ?, Éditions du Rocher, 2011, chap. 8)
- (Jardinage) (Par analogie) Charmille taillée en voûte, treillage de même forme sur lequel on fait monter de la vigne, du jasmin, etc.
- Vous ne sentez pas, sous les berceaux de clématite où vous méditez sur les poésies, l’odeur du cigare qui dépoétise les manuscrits […] — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Mais un des charmes de ce jardin d’hiver était, aux quatre coins, des antres de verdure, des berceaux profonds, que recouvraient d’épais rideaux de lianes. — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- Et enfin il me faut parler de certain berceau qui s’y trouvait et où se passa, deux étés plus tard, le fait capital de ma vie d’enfant. Il était adossé au mur d’enceinte et couvert d’une treille de muscat toujours grillée par le soleil. — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
- (Architecture) Arceau.
- La voûte centrale, en berceau avec arcs-doubleaux, est contre-butée par les voûtes également en berceau, couvrant les collatéraux très-étroits. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Si on dispose orthogonalement entre elles deux voûtes en berceau et que l'on élimine les parties qui se trouvent en dessous de l'intersection, on obtient une nouvelle figure structurale appelée voûte d'arêtes. — (Aurelio Muttoni, L'art des structures: Une introduction au fonctionnement des structures en architecture, PPUR Presses polytechniques, 2015, page 91)
- Pièce ou chemin courbé dans le plan vertical pour permettre un changement d’inclinaison (pivotement vertical) sans employer d’essieu.
- Le berceau d’un canon. - Les berceaux d’une chaise berçante.
- (Industrie minière) Lavoir à barrage pour certains minerais.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Gravure) Instrument du graveur en manière noire ; sorte de ciseau terminé par un biseau aigu que l’on promène — en berçant — sur le métal à graver ; on obtient ainsi une série de pointillés, de grains, de petits trous qui retiennent le noir d’impression. L’épreuve obtenue, après l’emploi du berceau, est d’un noir plus velouté.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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coraux
?- Pluriel de corail.
- Il accaparait tous les flacons de parfumerie pour mettre ses échantillons de baryte, ses sulfates, sels, magnésie, coraux, etc. — (Honoré de Balzac, Les Employés, édition définitive)
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coquelicot
?- (Botanique) Fleur principalement rouge, composée de quatre pétales d’aspect froissé, de la famille des papavéracées, garnissant souvent les talus, les terrains vagues, les décombres et les champs de blé (floraison de mai à juillet), de nom scientifique Papaver rhoeas.
- Les plantes signalées comme nuisibles aux récoltes, sont en première ligne le chiendent qui est répandu partout, et le chardon (Cirsium arvense) dont la présence est l’indice d’un sol pierreux, ensuite la trainasse (Polygonum aviculare), le coquelicot, le panais sauvage, le liseret (Convulvulus arvensis), la nielle, le séné bâtard ou raveluche (sinapis), très-communs dans les avoines des sols inférieurs. — (Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Betz, arrondissement de Senlis (Oise), 1841, page 141)
- coquelicot. Repos. — Le coquelicot des champs repose agréablement la vue et fait ressortir la couleur blonde des épis qui l’environnent; sa vertu narcotique en a fait l’emblème du repos. — (Baronne de Fresne, Le nouveau langage des fleurs, des dames et des demoiselles ; suivi de la Botanique à vol d'oiseau, 1858, page 34)
- Parfois, un champ tout entier semblait arrosé de sang tant les coquelicots l’avaient envahi. — (Guy de Maupassant, La maison Tellier, 1881, collection Le Livre de Poche, page 29)
- Les années « pluvieuses » des tapis de coquelicots, d’orchidées, de pieds d’alouettes, de verveine, primevères et tournesols fleurissent dans une farandole de couleurs et senteurs, comme un jardin sacré sur ce sol si stérile. — (Isabel Jacoby-Esteban, Les Routes d’Agate et Diego, 2016, page 15)
- […] l’aspect automnal, de beaucoup le mieux marqué, est surtout déterminé par la floraison de Galeopsis Ladanum qui étend ses nappes roses lilacées sur le fond jauni des chaumes parmi le rouge des Coquelicots, le jaune soufre des Linaires et l’azur des Bleuets. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 33-34)
- Autour de Giverny, surtout à la fin du XIXe siècle, quand les pesticides sont encore absents, les coquelicots abondent. — (Loïc Mangin, Le mystère du coquelicot de Monet, Pour la Science, 27 août 2020)
- (Par extension) Nom que l’on donne à certaines autres papavéracées.
- Le coquelicot « patte d’ours », Arctomecon californica, est une plante sauvage que l’on trouve dans une partie isolée du désert Mojave et nulle part ailleurs dans le monde. À la fin du printemps, elle donne pour un temps très court une délicate fleur dorée, mais pendant la plus grande partie de l’année, elle se recroqueville, sans grâce et ignorée, sur la terre aride. — (John Krakauer, traduit par Christian Molinier, Into the Wild : Voyage au bout de la solitude, 2013)
- (Familier) (Vieilli) Bonbon de couleur rouge.
- Un soir, à l’insu du brigadier, sa fille est entrée chez l’instituteur, le sourire aux yeux, les lèvres plus rouges que ces tablettes de sucre écarlate — des coquelicots — qu’on suce contre les enrouements ; […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Par extension) (Canada) Épingle représentant un coquelicot, portée par la population en souvenir des membres des forces militaires canadiennes morts ou blessés au combat.
- L’ex-contrôleur aérien porte fièrement le coquelicot rouge à sa boutonnière. Il a œuvré pendant 23 ans dans plusieurs bases des Forces canadiennes avant de prendre sa retraite. — (Vicky Boutin, Un fauconnier au service des avions de chasse de Bagotville, radio-canada.ca, 2 décembre 2020)
- Si les Canadiens ne savent pas toujours la raison précise pour laquelle le coquelicot est porté en signe de respect à l’égard des anciens combattants, beaucoup mentionnent toutefois l’importance que ce symbole revêt à leurs yeux. — (Elvis Nouemsi Njiké, Le coquelicot a 100 ans, ici.radio-canada.ca, 11 novembre 2021)
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biseaux
?- Pluriel de biseau.
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réseaux
?- Pluriel de réseau.
- Résultat d’une collaboration des acteurs du milieu du livre québécois (maisons d’édition, librairies, réseaux de distribution et bibliothèques publiques), la plateforme PRETNUMERIQUECA permet aux bibliothèques publiques d’acquérir des livres numériques et de les rendre disponibles à leurs usagers par l’entremise de prêts chronodégradables (c’est-à-dire qui s’efface automatiquement à la fin de la période de prêt). — (Serge-André Guay, Le monde du livre et ses coulisses, 2016)
- cocteau
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bractéaux
?- Masculin pluriel de bractéal.
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musicaux
?- Masculin pluriel de musical.
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buccaux
?- Masculin pluriel de buccal.
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argot
?- Langage de convention utilisé à l’origine par les voleurs, les malfaiteurs.
- Dans l’argot du temps on appelait M. Louis un homme spécial ; sa spécialité financière l’avait conduit à entasser l’argent des contribuables dans le trésor, pour le faire prendre par Bonaparte. — (François-René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, tome III, livre IV, Garnier, 1910, page 502)
- C'est un garçon fort agréable que Bernard. Soigné, rasé de près, le teint clair, il s'exprime dans une langue choisie et ne fait usage de l’argot qu'en d'exceptionnelles circonstances. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Et, tout à l'heure, quand il s'était adressé à la prostituée enceinte, il avait usé d'un terme dont la grossièretéTirant son origine d'une langue moins noble et moins enveloppée que l’argotMe choquait encore secrètement. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Après une vie exemplaire de vigilance et d’autorité, il paraît que le pauvre homme est tombé en enfance, qu’il se promène par les chemins de Claquebue en disant des vilains mots d’argot et en prêchant la fraternité. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 231.)
- Il convient de savoir qu'un « coq », dans l’argot d’avant guerre, signifiait un louis, car mon récit repose sur cette explication, […]. — (Francis Carco, Histoire sans titre, dans Pages choisies, Albin Michel, 1935, p.37)
- Les jeunes Français parlent un mélange de français, de verlan, d’arabe, de tzigane, d’anglais, de vieil argot et d'expressions inventées. « J'ai le seum » tiré de l'arabe, veut dire « Je suis en colère ». — (Isabel Rivero Vila, L’interculturel à travers le multimédia dans l’enseignement du français langue étrangère, Ediciones Universidad de Salamanca, 2014, page 370)
- Si l’on met à part les simples témoignages d’argotiers proprement dits ou de personnes les fréquentant professionnellement (policiers, magistrats), ce qui frappe c’est le caractère relativement tardif des études consacrées aux argots. — (Jacques Dargaud, Les argots, réunion du 22 janvier 2011, La Lettre de la DLF Champagne-Ardenne, Reims, lettre n° 84 de février 2011)
- (Par extension) Jargon ou sociolecte ; vocabulaire (et parfois autres traits de langage) utilisé au sein d'une profession ou bien d'un milieu ou classe sociale particulière.
- L’argot des peintres, des écoliers.
- L’argot des coulisses.
- L’argot de la Bourse.
- L’argot des cités.
- Langage populaire, non académique.
- En argot français, si le hareng saur est appelé gendarme, c'est peut-être parce qu'on pense qu'un gendarme est raide comme un hareng saur. — (Pierre Avenas & Henriette Walter, La fabuleuse histoire du nom des poissons, Robert Laffont, 2011)
- La cuisine était la préfecture de police dans l’argot des voleurs qui redoutaient sans doute de s'y retrouver pour être cuisinés. — (Philippe Normand, Langue de keufs sauce piquante, Cherche midi, 2014)
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chanteau
?- (Vieilli) Grand morceau de pain coupé.
- Des ouvriers, la bouche pleine, taillaient des tartines en des chanteaux de pains. — (Paul Adam, Chair molle, 1885)
- Une cuisse d’oie, un gros chanteau de pain, le tout arrosé de rakiou, il ne lui en fallut pas moins pour réparer ses forces. — (Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, pages 69-81)
- A onze heures il arrivait à Fresnay-les-Chaumes, déjeunait à l'unique bouchon de ce hameau de Pithiviers-le-Vieil, d'un chanteau de pain bis et d'un hareng saur, additionnés d'un petit vin du pays qui lui fit faire une de ces grimaces ! — (Louis Boussenard, « La bande des chauffeurs : roman historique et dramatique », dans L'Œil de la police, n° 17, 2e année, s.d. (1909 ?), page 6)
- Devant une table, encombrée par un chanteau de pain, une demi-meule de gruyère et une innombrable quantité de bouteilles vides, les deux amis qu’on croyait morts devisaient paisiblement comme des sages. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- A tour de rôle, Flamart d’abord, Joigneau ensuite, ils piquent avec la pointe du couteau un lambeau de chair huileuse qu’ils étalent sur leur pain. Puis ils détachent du chanteau une bouchée cubique, l’enfoncent prestement dans leur bouche, et, avant de commencer le laborieux effort de la mastication, ils ont soin, l’un et l’autre, d’essuyer d’un revers de main la frange de leur moustache.— ( Roger Martin du Gard, Vieille France, Gallimard, 1933 ; éd. Le Livre de Poche, p. 15-16)
- (Absolument) (Religion) Le morceau de pain bénit qu’on envoie à celui qui doit offrir le pain bénit le dimanche suivant ou le jour de fête le plus prochain.
- Ma mère avait un autre sésame pour s'immiscer dans les maisons, le chanteau. Chaque dimanche, une famille offrait le pain qui était béni par le prêtre ; on mettait de côté un « chanteau » & le reste était coupé en petits morceaux & distribué dans les rangs, tenant lieu d'hostie, tandis que des fillettes faisaient la quête. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, page 190)
- Morceau d’étoffe coupé à une plus grande pièce.
- Ce manteau a été coupé en plein drap, il n’y a point de chanteau.
- (Par extension) Morceau en pointe que les tailleurs disposent sur les côtés d’un vêtement pour l’arrondir.
- (Art) Douve terminale de chacun des deux fonds d’un tonneau.
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claveau
?- (Architecture) Pierre taillée en forme de coin, élément d’une voûte (on parle alors de voussoir), d’un arc ou d’une plate-bande.
- Si donc on pratique une crossette sur chaque joint par tête à ce claveau d'angle, un claveau courant cen'o pourra venir s'appuyer sur cette crossette et sur celle des sommiers, et on ferait voir, par un raisonnement semblable au précédent, que ce claveau resterait en place de lui-même. — (Jean-Paul Douliot, Des Voûtes plates, chap. 11 de Traité spécial de coupe des pierres, Paris : chez l'auteur & chez Carillan-Gœury, 1825, p. 187)
- Cinq claveaux seuls font parpaing et forment ainsi un arc de décharge au-dessus des arcs linteaux. — (Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle, page 351, 1854)
- L'auteur des étranges modillons d’Ardentes est venu à Sassierges-Saint-Germain, petite localité voisine, pour réaliser le décor de la porte occidentale de l'église. Celle-ci est un reflet parfait, quoique plus simple, du portail nord de Saint-Martin : même archivolte sculptée de demi-cercles opposés deux à deux, même alignement de rosaces sur les claveaux de la voussure médiane à l'arête torique, même mouluration complexe des tailloirs. — (Patricia Duret, La Sculpture romane de l'abbaye de Déols, chez l'auteur, 1987, p. 210)
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boqueteaux
?- Pluriel de boqueteau.
- cégésimaux
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crabot
?- Relatif à Lacrabe, commune française située dans le département des Landes.
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boréaux
?- Masculin pluriel de boréal.
- Étant donné la position actuelle de Mars dans le cycle de précession orbitale, les hivers austraux sont plus longs que les hivers boréaux. — (A. McEwen, Mars, un remodelage permanent, Pour la science n° 430, p.38, août 2013)
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chrémeau
?- Petit bonnet blanc de linge fin, dont, après l’onction du saint chrême, on coiffe l’enfant baptisé.
- Linge dont l’évêque se sert pour essuyer le front de ceux qu’il confirme.
- L'usage du chrémeau nous conduit ainsi naturellement à celui du bandeau de lin que les confirmands tiennent à la main en s'approchant du Pontife et dont on leur bande le front après l’onction sacramentelle. — (D. L. J., « La Confirmation », dans Le Messager des fidèles, n° 9 du 21 novembre 1887, Maredsous (Province de Namur) : Abbaye de Saint-Benoit , p. 452)
- Toile cirée qui sert à recouvrir un autel récemment consacré.
- Sur un autel fixe on met toujours une toile cirée ou chrémeau (chrismale). Il est louable d'en mettre une aussi sur les pierres consacrées. — (R.P Le Vavasseur, Cérémonial selon le rit Romain, d'après Joseph Baldeschi & l'Abbé Favrel, tome 1, Paris : Librairie Jacques Lecoffre, 1871, p. 63)
- Ensemble de deux vases cylindriques accolés, qui au Moyen Âge contenait respectivement l'huile des catéchumènes et le saint chrême, servant pour les onctions prébaptismales et postbaptismales.
- Les chrémeaux sont des récipients à couvercle qui conservent les huiles saintes, consacrées par l'évêque le jeudi-saint lors de la messe chrismale. Ces huiles sont utilisées pour conférer les sacrements de baptême et d’extrême-onction. Ils se présentent souvent sur un plateau. — (Bossan - Armand-Calliat : Musée des beaux-arts de Lyon, Palais Saint-Pierre, octobre-décembre 1986, éd. Le Musée, 1986, p. 15)
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appeau
?- (Chasse) Sorte de sifflet avec lequel on contrefait la voix des oiseaux pour les faire approcher ou pour les attirer dans quelque piège.
- Un appeau pour prendre des cailles.
- Ils parlaient […] de la chasse à la palombe, des appeaux qu’il faudrait bientôt monter, car les ramiers, qui précèdent les palombes, ne tarderaient pas. — (François Mauriac, Le Mystère Frontenac, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 117)
- Nʼimporte quel appeau imitera vaguement le cri du corbeau si vous soufflez dedans; mais, pour réussir, il faut que votre imitation soit parfaite. — (Au bord de lʼeau; plaine et bois - Numéros 222 à 233, 1955)
- Le chant artificiel propre à attirer les oiseaux se nomme un appeau. Les Sirènes sont la revanche des oiseaux sur les appeaux qui en font des victimes de leur propre chant. — (Pascal Quignard, La haine de la musique, Gallimard, 1996, collection Folio, pages 167-168)
- (Sens figuré) — A son appeau se prendront aisément les républicains français qui n'auront pas assez d’épithètes laudatives quand ils célébreront la victoire de Sadowa : l’intelligence philosophique, l’organisation moderne ont vaincu les donneurs d’eau bénite, les marchands de patenôtres. — (Georges Duveau, Sociologie de l'utopie et autres essais, ouvrage posthume, Presses Universitaires de France, 1961, partie 3, chapitre 3, § 5)
- (Chasse) Oiseau dont on se sert pour appeler et attirer les autres oiseaux.
- Bientôt passeraient les palombes : il fallait s’occuper des appeaux, leur crever les yeux. — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.