Dictionnaire des rimes
Les rimes en : nitescence
Que signifie "nitescence" ?
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- Clarté, lueur.
- Il entreprit alors, de sa douce voix, de m’expliquer combien j’étais nul et de me donner un véritable cours de vol en librairie : il m’enseignait avec orgueil tout ce que je savais déjà en vérité, tout ce que j’avais pratiqué à la perfection dans mes larcins antérieurs avant d’être paralysé, cloué sur place, par la maléfique nitescence du Graal hégélien. — (Claude Lanzmann, Le Lièvre de Patagonie, Gallimard, 2009, chapitre VIII)
- Oh, il me fallut la surveiller de près, ma Lo, ma languide petite Lo ! En raison peut-être de ses exercices amoureux quotidiens et malgré son physique encore très enfantin, elle irradiait une sorte de nitescence langoureuse qui plongeait les garagistes, les chasseurs dans les hôtels, les vacanciers, les ruffians au volant de luxueuses voitures, les béjaunes boucanés au bord de piscines bleues, dans des accès de concupiscence qui auraient pu titiller mon orgueil s’ils n’avaient exacerbé ma jalousie — (Vladimir Nabokov, traduit de l’anglais par Maurice Couturier, Lolita, in Œuvres romanesques complètes, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2010, tome II, page 973)
- Cette splendeur était-elle due à la nitescence que donne au teint l’air pur des montagnes et le reflet des neiges ? — (Honoré de Balzac, Séraphîta, 1835, chapitre premier)
- […] et il était entré dans la cathédrale. L’avait frappé la nitescence de ces nefs, si différentes de celles des églises italiennes et françaises. — (Umberto Eco, L’Île du jour d’avant, traduit de l’italien par Jean-Noël Schifano)
Mots qui riment avec "ance"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "nitescence".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ance , ances , anse , anses , ence , ences , ense et enses .
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transe
?- Frayeur, angoisse très vive, appréhension d’un malheur, d’un accident.
- Sauvée par ce hasard, elle était restée blottie ainsi une heure, dans des transes impossibles à exprimer. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- (Spiritisme) État particulier d’hypnose et d’angoisse où les médiums prétendent se trouver au moment où l’esprit se manifesterait en eux.
- On appelle maintenant Derbo, le grand ministre de Mamma. Celui-là fait quelques difficultés pour accepter son incarnation. […]. La Codia scrute les visages, espère les signes avant-coureurs de la transe magique. — (Out-el-Kouloub, Nazira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- (Musique) Style de musique électronique qui permet d’entrer en état de transe.
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cohérence
?- Union complète entre divers éléments d’un corps.
- (Sens figuré) Accord ou harmonie, intuitive ou logique, d'un système d'idées entre elles.
- La cohérence d'une théorie ne garantit pas qu'elle décrit son objet correctement.
- Dans le passage de l’oral à l’écrit, la spécificité du messager s'efface derrière celle du message. Peut-être y perd-on en spontanéité, mais on y gagne en cohérence, celle précisément d'une forme littéraire. — (Jean-Paul Desaive, Délits sexuels et archives judiciaires (1690-1750) , Communications, 1987, vol.46, n°46, page 120)
- Une telle synthétisation de la théorie implique un haut degré d'unité des explications fournies, de la cohérence philosophique, conceptuelle et méthodologique. — (Alain Spalanzani & Dumitru Zait, La recherche en management et en économie, L'Harmattan, 2009, page 58)
- (En particulier) Consistance, absence de contradiction entre des données, des idées ou des informations.
- (Physique) Ensemble des propriétés de corrélation d'un système ondulatoire.
- (Mathématiques) En logique mathématique, la cohérence ou consistance est la propriété d'une théorie exempte de contradiction, ou de façon équivalente, d'une théorie qui possède un modèle.
- (Informatique) Capacité pour un système à refléter sur la copie d'une donnée, les modifications intervenues sur d'autres copies de cette donnée.
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répugnance
?- Opposition naturelle, éloignement ou répulsion pour quelqu’un ou pour quelque chose.
- Ce fut donc le clergé qui, à Plassans, mena la réaction. La noblesse devint son prête-nom, rien de plus ; il se cacha derrière elle, il la gourmanda, la dirigea, parvint même à lui rendre une vie factice. Quand il l’eut amenée à vaincre ses répugnances au point de faire cause commune avec la bourgeoisie, il se crut certain de la victoire. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 88)
- L’iguane est un plat médiocre, disent les uns, cela sent le reptile. Mais si l'on peut vaincre sa répugnance, cela constitue un plat de résistance et qui vaut bien le singe rouge. Quant à moi, j'en suis très friand ; […]. — (Henri Anatole Coudreau, Chez nos indiens : quatre années dans la Guyane Française, 1887-1891, Librairie Hachette et Cie, 1895, p. 399)
- Il est vrai, […], que le juifs, plus versés que les prêtres chrétiens dans la connaissance des Écritures, étaient de redoutables controversistes, à ce point que Saint Louis manifesta sa répugnance pour les discussions entre les juifs et les chrétiens insuffisamment instruits : […]. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Sa nuit de noce n'avait pas été pour elle une nuit d'amour. Elle avait subi son époux sans ardeur et sans répugnance. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- Un problème d’incontinence peut ne pas être reconnu étant donné la répugnance de la personne à parler de quelque chose d'aussi privé et d'aussi intime que la fonction urinaire. — (Patricia Gauntlett Beare & Mickey Stanley, Soins infirmiers en gériatrie: Vieillissement normal et pathologique, traduit par Françoise Hallet, De Boeck, 2005, p. 224)
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semence
?- (Génériquement) Élément originaire d’un être.
- De sa semence naît Shou, le dieu de l’air, et de sa salive Tefnout, le principe humide, qui, ensemble, donnent naissance au dieu Geb. — (René Passet, Les grandes représentations du monde et de l’économie à travers l’histoire, 2011)
- (Agriculture) Grain, graine que l’on sème.
- Si les graines sont destinées à servir de semence, il vaut mieux ne pas les faire sortir des balles et les rentrer immédiatement dans un grenier bien sec ; de cette manière elles conservent mieux leur faculté germinatrice. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 149)
- La moindre semence de légumineuse, souvent pas plus grosse qu’une tête d’épingle, nourrit sa Bruche, un nain, qui patiemment la gruge, l’excave en habitacle ; et lui, le dodu, l’exquis, serait épargné ! — (Jean-Henri Fabre, La Bruche des haricots, Souvenirs entomologiques, 1903, Série VIII, chapitre 4)
- Ce fut M. de Chalvet-Rochemonteix qui apprit aux paysans à se prémunir contre les ravages de la carie dans les grains par le sulfatage de la semence, dont les résultats furent souverains. Le mal cessa avec l’application de ce remède. — (Abbé Henri-Dominique Larrondo, Monographie de la commune de Merville (Haute-Garonne), dans Monographies de communes, concours ouvert en 1897 par la Société des agriculteurs de France, Paris & Lille : J. Lefort - A. Taffin-Lefort, successeur, 1898, page 96)
- Ces espèces adventices, dont les graines sont apportées avec les semences introduites, ont pu résister à des conditions climatiques défavorables. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 34)
- (Biologie) Sperme, substance mâle dont les animaux sont engendrés.
- À mesure que les ovules quittent le ventre de la femelle, ils sont fécondés par le mâle. La semence s’échappe par l’orifice anal. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
- (Sens figuré) Acte ou action fondant une situation.
- Il démontre qu’un traité cauteleux est une semence de discorde & de haines. — (Gabriel Bonnot de Mably, Observations sur l'histoire de France, Volume 1, 1788, page 171)
- (Par extension) Organe d’un plant destiné à la propagation.
- Avant que de mettre la semence en terre, il est bon de la faire tremper dans l’eau jusqu’à ce qu’elle gonfle. — (Augustin Roux, Traite de la culture et de la plantation des arbres à ouvrer, 1750, page 53)
- (Agriculture) Élément obtenu par éclat, division ou récolte.
- En Afrique et dans le Pacifique du Sud, la cochenille Aspidiella hardii est un insecte suceur qui infeste les rhizomes encore au champ. […]. Les rhizomes infestés finissent par se dessécher. On parvient à lutter contre ce phénomène en plongeant les rhizomes de semence dans du phosalone, du monocrotophos ou du quinalphos. — (Dominique Cardon, Ressources végétales de l'Afrique tropicale : colorants et tanins, PROTA, 2005, page 81)
- (Maraîchage) Plant dans les cas d’espèces à reproduction végétative se reproduisant généralement avec des organes spécialisés tels que les pommes de terre (tubercules), l’ail (caïeux), l’échalote (gousses).
- Récoltez les pommes de terre de semence dès que possible afin de réduire l’exposition aux agents pathogènes. — (Pourriture Molle et Jambe Noire de la Pomme de Terre, International Potato Center, page 14)
- (Par extension) Grain ou graine qui n’est pas destiné aux semailles.
- On emploie aussi les semences de la nigelle de Damas en médecine ; on leur accorde à peu près les mêmes propriétés que celles de la Nigelle cultivée (Nigella sativa L.), espèce qu’on cultive aussi dans les jardins pour sa graine qu’on emploie comme condiment. — (Gustave Heuzé, Les plantes industrielles, 1860, seconde partie, page 361)
- (Par analogie de taille) (Bijouterie) Joyau de très petite taille.
- Les Orfèvres appellent semence de perles, des perles fort menues qu’on vend au poids. — (Antoine Furetière, Dictionnaire universel, chez Reinier Leers, 1708)
- (Absolument) Petits clous à tête large et à tige carrée qui sont employés par les tapissiers ou les cordonniers. Généralement en acier bleui ou en cuivre.
- Nous travaillions au bahut sous la lampe. Je battais les semelles mouillées. Mon père enfonçait les semences, cogne, cogneras-tu. — (Jean Guéhenno, Journal d’un homme de 40 ans, Grasset, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 67)
- … pour quarante sous de semences de tapissier qui pourraient peut-être servir. — (Georges Perec, Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?, Denoël, 2000, collection Folio, page 50)
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insouciance
?- État ou caractère de celui qui est insouciant.
- Rien ne pouvait être entrepris sous la domination incontestée de Richard, […], quoiqu’il tînt les rênes du gouvernement avec une sorte d’insouciance qui tendait tantôt à l’indulgence et tantôt au despotisme. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- On leur dénie l’un des droits les plus fondamentaux de l’enfance : le droit à l’insouciance. — (Richard Martineau, Laissons les enfants tranquilles!, Le Journal de Québec, 31 octobre 2021)
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tangence
?- (Géométrie) (Géométrie analytique) Position de ce qui est tangent.
- la condition de tangence demande que le discriminant de l'équation résolutive du système (1) et (2) soit zéro. — (L’intégrale des maths, Condition de tangence à la circonférence)
- (Philosophie) Correspondance limite entre deux pensées.
- Quelque chose, certes, entre en tangence avec cette machine à monter les signes que dressent nos facultés. — (Jean-Clet Martin, DERRIDA : Le démantèlement de l’Occident: Essai, éd. Max Milo, 2013)
- (Sens figuré) Moment de convergence, de rencontre.
- Nos deux destins ne se joignirent qu’en une tangence extrêmement brève. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 154.)
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téléconférence
?- (Télécommunications) Conférence dans laquelle les interlocuteurs sont répartis dans deux lieux, ou plus, reliés entre eux par des moyens de télécommunication.
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gouvernance
?- (Désuet) Dans le nord de la France (Flandre, Artois), bailliage.
- La gouvernance d’Arras, de Lille, etc.
- (Anglicisme) Mode de gestion des affaires, art du « bien gouverner ». — Note : Cette notion est sujette à controverse, car définie et entendue de manières très diverses, voire opposées.
- Le numérique, comme moteur d'un changement de l'école, ne peut agir que dans le cadre d'une gouvernance éducative renouvelée, qui fait confiance à l’encapacitation des acteurs locaux : l'Australie et le Royaume-Uni illustrent ici cette approche. — (Bernard Cornu & Jean-pierre Véran, « Le numérique et l'éducation dans un monde qui change », dans la Revue internationale d'éducation-Sèvres, n° 67 : Pédagogie et révolution numérique, décembre 2014, page 42)
- La gouvernance est sage et paternaliste, la politique infantile et malpolie. C’est pour ça que les peuples adultes préfèrent la politique à la gouvernance. — (Omar Saghi, « Soyez polis, dites gouvernance », Tel quel, n° 596 (http:/www.telquel-online.com))
- Le président Abdelaziz Bouteflika n'avait, à aucun moment, admis l'idée que l’Algérie et les Algériens étaient prêts, politiquement et culturellement, à vivre sous le régime de la démocratie. Dans la pensée du démocrato-sceptique qu'il était, celle-ci ne saurait fonctionner autrement que selon la mécanique obsolète de la moubayaâ, une gouvernance dirigiste à consonance mystique. — (Badr'eddine Mili, Les présidents algériens à l'épreuve du pouvoir, Casbah Éditions, 2015, page 76)
- (Spécialement) Structure supranationale d'encadrement, d'orientation et de réglementation plus ou moins formelle.
- Le terme gouvernance, l'« art ou la manière de gouverner », était employé en ancien français jusqu'au XIVe siècle comme synonyme de gouvernement. Tombé en désuétude, il réapparut dans les années 1990 par le biais de l'anglais (governance). Bien que ce vocable irrite certains penseurs, comme l'universitaire canadien Alain Deneault, qui le considère comme une façon de travestir la mainmise des entreprises privées sur l'État, l'expression « gouvernance mondiale » désigne aujourd'hui l'ensemble des règles d'organisation des sociétés humaines à l'échelle de la planète. — (Mathieu Ricard, Plaidoyer pour l'altruisme, NiL, Paris, 2013, page 760)
- La gouvernance est intimement liée au cosmopolitisme. Bien qu'il n'existe pas de démocratie mondiale, il existe bien une gouvernance mondiale. Des tribunaux internationaux (Cour pénale), des organisations régulatrices de l'économie (Banque mondiale, Fonds monétaire international), de la culture (UNESCO), du politique (Organisation des Nations unies), le marché, ses entreprises mondialisées et ses organismes régulateurs, les réseaux mondialisés issus de la société civile (organisations non gouvernementales), les diasporas, et j'en passe, constituent effectivement la toile de fond d'une gouvernance mondiale. La gouvernance se différencie d'un gouvernement mondial par le fait qu'elle n'a pas de centre, de frontières précises, n'est pas le lieu d'une souveraineté, mais des lieux où se nouent de multiples souverainetés; elle fonctionne en réseau. Le lieu d'un gouvernement est visible, alors que les lieux de la gouvernance sont invisibles. Le gouvernement renvoie à un démos, à une politie; la gouvernance, pour employer l'expression de Hardt et Negri, renvoie quant à elle à la « multitude ». — (Argument, volume XXII, n° 2, printemps-été 2020, page 161)
- Manière de concevoir et d’exercer l’autorité à la tête d’une entreprise, d’une organisation, d’un État.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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souffrance
?- Douleur physique ou morale, état de celui, de celle qui souffre.
- Simplement une douleur infinie, une souffrance continue, sans trêve ni repos, la souffrance cruelle et injuste des êtres inconscients, enfants ou animaux, qui n’ont même pas l’amère consolation de comprendre pourquoi et comment ils souffrent… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Car il n’était pas fait pour la vie de collège. Pour lui, elle était un supplice renouvelé tous les jours. On comprenait, en l’observant, qu’il avait tellement pris l’habitude de souffrir que la souffrance était devenue sa meilleure amie. — (Valery Larbaud, Fermina Márquez, 1911, réédition Le Livre de Poche, page 163)
- Ne plus s’aimer, c’est pire que de se haïr, car, on a beau dire, la mort est pire que la souffrance. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Les jours qui suivirent furent pour la malheureuse fillette, qui découvrait à la fois l’amour et la souffrance, un supplice de tous les instants. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l'Amour et de la Mort », 1940)
- — Moi, dit Pierson, il me semble que j’essaierais de supporter mes souffrances.— Oh ! toi, naturellement ! Vous vénérez la souffrance, vous autres chrétiens !— Nous ne la vénérons pas, nous essayons de l’accepter.— Ça revient au même. — (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 148)
- Elle allait mourir dans des souffrances atroces, sans que rien pût la soulager. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Un des effets les plus immédiats de la souffrance est le repliement, pour ne pas dire l'enfermement sur soi. — (Bruno Chenu, Disciples d'Emmaüs, Bayard, Paris, 2003, page 124)
- (Droit) Tolérance en vertu de laquelle on accepte certaines choses que l’on pourrait empêcher.
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recense
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de recenser.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de recenser.
- Il ne cherche pas à décanter, à ventiler, ni à trancher absolument ; il recense, il confronte ou déconfronte les avis, les positions respectives, de manière à prospecter en tout sens l’espace d’interprétabilité. — (Henry Duméry, Imagination et religion, 2006, page 166)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de recenser.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de recenser.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de recenser.
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inférence
?- (Logique) Action d’inférer.
- « L’analyse du témoignage du plaignant [...] permet de tirer l’inférence qu’il se donne comme mission de convaincre le tribunal, ce qui n’est pas un problème en soi, a expliqué le juge. Cependant, il le fait parfois au détriment de la vérité. » — (Michaël Nguyen, « Éric Salvail acquitté à son tour », Le journal de Montréal, 19 décembre 2020)
- Résultat de l’action d’inférer.
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intendance
?- Fonction d’un intendant.
- Il lui a donné l’intendance de sa maison, de ses finances, de ses biens.
- (Par extension) — Cela n’est pas de son intendance.
- (Militaire) Corps chargé de tout ce qui concerne l’administration et la comptabilité de l’armée.
- […] il ne reste plus un habitant, plus une tête de bétail, plus un boisseau de grain. L’intendance ne réussit plus à pourvoir aux besoins de tous les ventres affamés dont elle a la charge. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 96)
- Les camions de l’intendance regagnent sans dignité l’arrière. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Ce soudain branle-bas de combat gagna jusqu’à l’intendance. On vit des secrétaires, cuisiniers et autres non-combattants entourer les instructeurs pour s’initier rapidement au maniement du bazooka et du mortier de tranchée, et apprendre l’art de poser une mine. — (Peter Elstob, Bastogne : la bataille des Ardennes, traduit par André Comhaire, Verviers : Gérard & cie (collection Marabout), 1970, page 51)
- Endroit où sont les bureaux de celui qui remplit la fonction d’intendant.
- (En particulier) (Histoire) Charge, fonction publique ou autre, maintenant abolies.
- L’intendance des bâtiments.
- L’intendance des menus plaisirs.
- L’intendance des vivres.
- L’intendance d’une province.
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provenance
?- Origine, endroit d’où provient une chose.
- L’ampoule, qui éclairait cette dégringolade d’objets de toute provenance […] se balançait poussiéreuse, au bout de son fil, sous la voûte basse où le salpêtre faisait des croûtes. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- La variante sur le Hodna, baptisée Etincelle, visait à couper l'approvisionnement des katibas de Kabylie en provenance de Tunisie par le Hodna et les Aurès. — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, France-Empire, 1963, p. 31)
- La dépression du trafic de juillet à septembre semble être la conséquence du chômage sur le canal du Centre qui a interrompu les expéditions en provenance du Bassin minier de Blanzy à destination de la vallée du Doubs. — (Revue de la navigation intérieure et rhénane, vol. 27, 1955, p. 122)
- (Commerce et douane) (s’emploie surtout au pluriel) Tout ce qui provient d’un pays, tout ce qui est transporté d’un pays dans un autre.
- Les provenances de tel pays ne sont pas soumises aux mêmes droits que celles de tel autre.
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coalescence
?- (Vieilli) (Rare) (Désuet) Union de parties qui sont normalement séparées.
- Dans la partie conclusive de cet essai: « L’anarchisme et la destinée », et dans l’avant dernier chapitre; « Vue critique des religions », je me suis spécialement attaché à une coalescence (fusion serait trop dire) des thèses modernes de la philosophie scientifique et de la philosophie religieuse,… — (Charles Auguste Bontemps, L’anarchisme et le réel, éd. Les cahiers francs, 1963)
- (Linguistique) Rapprochement fortuit de deux phonèmes se mêlant en un seul, par exemple une diphtongue pour des voyelles.
- (Physique) Phénomène par lequel deux substances identiques, mais dispersées, ont tendance à se réunir.
- La coalescence est un phénomène irréversible.
- (Par analogie) Rapprochement, convergence ou réunion de phénomènes semblables.
- Les fibres sont ajoutées dans la matrice, non pour améliorer la résistance à la traction par flexion du béton, mais surtout dans le but de contrôler la fissuration, d'empêcher la coalescence des fissures et de changer le comportement du matériau renforcé de fibres en cousant les fissures [Aydin 2007]. — (Youcef Fritih, Apport d’un renfort de fibres sur le comportement d’éléments en béton autoplaçant armé, Université de Toulouse, thèse soutenue le 8 juillet 2009.)
- (Médecine) Adhérence de parties auparavant séparées, comme on l’observe dans la guérison des plaies simples ou dans les adhésions contre nature.
- (Astronomie) Phénomène par lequel deux astres fusionnent.
- microbalance
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tolérance
?- Capacité à supporter un inconvénient.
- Ne pouvant régler les événements, je me règle moi-même, et m’applique à eux, s’ils ne s’appliquent à moi. Je n’ai guère d’art pour savoir gauchir la fortune et lui échapper ou la forcer, et pour dresser et conduire par prudence les choses à mon point. J’ai encore moins de tolérance pour supporter le soin âpre et pénible qu’il faut à cela. Et la plus pénible assiette pour moi, c’est être suspens ès choses qui pressent, et agité entre la crainte et l’espérance. — (Montaigne, Essais , II, 17, De la présomption, 1595)
- Condescendance, indulgence, action de supporter ce que l’on ne peut empêcher ou que l’on croit ne pas pouvoir empêcher.
- Ce n’est pas un droit, c’est une tolérance. Il ne jouit de cela que par tolérance. Il n’en jouit que par la tolérance de ceux qui le pourraient empêcher.
- (En particulier) (Politique, Religion) Fait de ne pas s’opposer à des idées, à des positions différentes des nôtres.
- Qu’est-ce que la tolérance ? C’est l’apanage de l’humanité. Nous sommes tous pétris de faiblesses et d’erreurs ; pardonnons-nous réciproquement nos sottises, c’est la première loi de la nature — (Voltaire, Dictionnaire philosophique, 1764)
- Nos Prosélytes seront-ils intolérants pour cela ? Au contraire, ils seront tolérants par principe ; ils le seront plus qu’on ne peut l’être dans aucune autre doctrine, puisqu’ils admettront toutes les bonnes Religions qui ne s’admettent pas entre elles, c’est-à-dire, toutes celles qui, ayant l’essentiel qu’elles négligent, font l’essentiel de ce qui ne l’est point. (…) Quant aux Religions qui sont essentiellement mauvaises, qui portent l’homme à faire le mal, ils ne les toléreront point, parce que cela même est contraire à la véritable tolérance, qui n’a pour but que la paix du Genre-humain. Le vrai tolérant ne tolère point le crime, il ne tolère aucun dogme qui rende les hommes méchants. — (Rousseau, Lettres écrites de la montagne, Première Lettre, 1764)
- Un prince qui ne croit pas indigne de lui, de dire qu’il regarde comme un devoir de ne rien prescrire aux hommes dans les choses de religion, mais de leur laisser à cet égard une pleine liberté, et qui par conséquent ne repousse pas le noble mot de tolérance *, est lui-même éclairé et mérite d’être loué par le monde et la postérité reconnaissante, comme celui qui le premier, du moins du côté du gouvernement, a affranchi l’espèce humaine de son état de minorité, et a laissé chacun libre de se servir de sa propre raison dans tout ce qui est affaire de conscience. — (Kant, Qu’est-ce que les Lumières ?,1784 (in Éléments métaphysiques de la doctrine du droit) trad. Durand, 1853) → (voir infra une lecture plus proche du texte de Kant.) [3]
- [Homais] – Je veux seulement dire, répliqua-t-il alors d’un ton moins brutal, que la tolérance est le plus sûr moyen d’attirer les âmes à la religion. — (Flaubert, Madame Bovary, 1857)
- Ces bouffonneries ne sont pas bien prouvées. Ce qui l’est mieux et ce qui fut peut-être plus funeste à Boniface, c’est sa tolérance. Un inquisiteur de Calabre avait dit : « Je crois que le pape favorise les hérétiques, car il ne nous permet plus de remplir notre office. » — (Jules Michelet, Histoire de France : Moyen Âge, tome troisième, Ernest Flammarion, Paris, 1893, p. 132)
- (…) La véritable élégance est moins loin de la simplicité que la fausse ; (…) Un filet de vert sombre s’harmonisait dans le tissu du pantalon à la rayure des chaussettes avec un raffinement qui décelait la vivacité d’un goût maté partout ailleurs et à qui cette seule concession avait été faite par tolérance, tandis qu’une tache rouge sur la cravate était imperceptible comme une liberté qu’on n’ose prendre. — (Proust, À l’ombre des jeunes filles en fleurs, 1919)
- Le pape Innocent III (1193-1216) devait rompre avec cette tradition de tolérance et se faire l’inspirateur d’une politique hostile, qu’il mena avec une vigueur exceptionnelle. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Malheureusement, il n’existait aucun attachement philosophique au laïcisme et à ses valeurs de scepticisme, d’expérimentation et de tolérance, si essentielles au pluralisme politique. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
- La tolérance religieuse s’exprime volontiers aujourd’hui au travers de l’expression « Toutes les religions se valent « ou, en se limitant au champ chrétien, « Toutes les confessions se valent ». — (Olivier Fatio, Pour sortir l’œcuménisme du purgatoire, page 39, Labor et Fides, 1993)
- Affichant non sans panache un athéisme militant, il appelle à en finir avec une certaine tolérance envers les religions monothéistes, intrinsèquement intolérantes et pétries de haine. — (Basile de Koch, Histoire universelle de la Pensée: de cro-Magnon à Steevy, 2005)
- (Administration, Art, Métrologie) Écart toléré dans la dimension, la quantité, etc., des marchandises fournies.
- (Numismatique) Ce que la loi permet de donner aux monnaies d’or et d’argent en plus ou en moins que le titre ou le poids réel.
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dense
?- Épais, compact, dont les parties nous paraissent plus épaisses ou plus serrées.
- Un air dense.
- Une vapeur dense.
- Qualifie tout corps qui, sous un même volume, pèse plus qu'un autre. (Par extension) Pesant, lourd.
- l'or, le plomb, le mercure, sont très denses ; le platine est le plus dense des métaux.
- L’eau est plus dense que l'air ; l’hydrogène est moins dense que l’azote.
- (Topologie) Se dit d’une partie d’un espace topologique X dont l’adhérence est X.
- L'ensemble des nombres rationnels est dense dans l'ensemble des nombres réels.
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encense
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de encenser.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de encenser.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de encenser.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de encenser.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de encenser.
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recouvrance
?- (Désuet) Recouvrement, action de recouvrer.
- Dame de Recouvrance, la vierge, que les catholiques invoquaient pour recouvrer la santé.
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pertinence
?- Qualité de ce qui est pertinent.
- En cas de doute sur la pertinence de l'exorcisme, mieux vaut alors faire appel aux chérifs détenteurs d'une baraka reconnue pour sa puissance thérapeutique. — (Inversion sociale et pouvoir thérapeutique au Maroc, dans Convocations thérapeutiques du sacré, Karthala, 2002, page 256)
- Chacun de nous put acquérir pour une modique somme une K7 contant le reportage et vingt minutes de rush qu'il eut la gentillesse de rendre intelligentes, ce qui dut lui donner beaucoup de mal, car, honnêtement, nos déplacements rugbystiques n'ont jamais vraiment brillé ni par leur originalité, ni par la pertinence de nos pensées. — (Patrice Obert, Ovalie, une vie de rugby et d'amitié: Un très beau récit de vie, Publishroom, 2016)
- L'origine onomatopéique d'un lexème est une question diachronique, sans pertinence en tant que telle pour la sémantique de la parole : ainsi, il n'est pas fondamental pour nous de trancher parmi les nombreux cas qui peuvent faire débats (quid de gong, flaque, grogner, grommeler, siffler, claquer, vrombir... ?) — (Rudolf Mahrer, Phonographie: La représentation écrite de l’oral en français, éd. Walter de Gruyter, 2017, page 166)
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croissance
?- (Biologie) Fait ou action de croître ou de grandir.
- Cet ouvrage présente les connaissances actuelles sur l’écophysiologie du pois protéagineux : développement végétatif et reproducteur, croissance en condition non limitante, nutrition azotée. — (Nathalie Munier-Jolain, Agrophysiologie du pois protéagineux, 2005, page 19)
- […] ; parmi les écotypes, la croissance de la luzerne maritime sur les plages de la plaine orientale et du plantain des sables sur celles de la Balagne, est conditionnée par la teneur locale de la salinité du sol ;[…]. — (Fernand Ettori, Corse: écologie, économie, art, littérature, langue, histoire, traditions populaires, éditions C. Bonneton, 1979, page 250)
- L’ossification de membrane concerne la plus grande part de la voûte et de la face. La croissance des os de la voûte répond à l’augmentation du volume de l’encéphale sous-jacent. — (Jean Nauwelaërs, Radiopédiatrie : guide pratique, Heures de France, 1999, page 80)
- Sa croissance lente lui donne toujours une allure d’arbuste ou de petit arbre un rien contrarié. En cas de conditions extrêmes de froid ou de vent, il a même tendance à se « bonsaïfier ». — (Serge Schall, Jardiner en terrain sec, Larousse, 2016, page 41)
- Fait d’augmenter, de se développer, de propager.
- La croissance de cette ville est remarquable.
- (Mathématiques) Pente d’une courbe dont on qualifie l’évolution.
- Cette fonction a une croissance positive.
- (Économie) Augmentation sur le long terme de la production de biens et de services d’une économie, qui se mesure généralement année par année grâce au PIB.
- Il est convaincu que le retour de la croissance est une bonne nouvelle alors que la croissance signifie seulement de plus en plus de production vaine, « une immense accumulation de marchandises » (Karl Marx), une montagne d’objets supplémentaires pour nous ensevelir. — (Frédéric Beigbeder, 99 francs, Gallimard, 2000, collection Folio, page 27.)
- Nous devons rompre avec le mythe de la croissance économique, et avec l’idée qu’elle est la solution pour réduire les inégalités. C’est faux, c’est même l’inverse. La croissance détruit les écosystèmes comme les humains. — (Delphine Batho, Delphine Batho : « La décroissance est une société du plus, pas du moins », propos recueillis par Gaspard d’Allens et Hervé Kempf, Reporterre, 2 avril 2021 → lire en ligne)
- Quand on parle d’hypercroissance, on parle de plusieurs années de suite avec des croissances à plus de 100 %. — (Michel Offerlé, Patrons en France, 2017)
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providence
?- (Vieilli) Sagesse qui prévoit et qui pourvoit.
- La providence du prince doit s’étendre sur tous ses sujets.
- Suprême sagesse par laquelle Dieu (ou une autre puissance supérieure) conduit toutes choses.
- Le mot providence dérive du latin providentia, qui signifie « prévoyance », un néologisme créé par Cicéron qui provient de pro, « en avant », et videre, « voir ». La providence est ce qui voit d'avance; c'est Dieu pour les chrétiens par exemple. La plupart des courants spirituels ou religieux la décrivent comme une action d'une volonté extérieure, transcendante à l'homme et conduisant à des fins positives, à une possible évolution. — (Christine Michaud et Thomas De Koninck, Le Petit Prince est toujours vivant, Gallimard/Édito, 2020, page 140)
- Le conspirationnisme désigne en effet, selon lui, toute une vision de l'histoire dans laquelle la providence divine a été remplacée par l'action d'autres forces, humaines, qui pilotent tous les événements significatifs du monde ; […]. — (Guillaume Cazeaux, Odyssée 2.0: La démocratie dans la civilisation numérique, Armand Colin, 2014)
- Voilà l'histoire du cruel tyran. Elle se renouvelle régulièrement sur cette planète et explique assez bien pourquoi certains Terriens demeurent sceptiques sur les effets de la divine Providence. — (Pierre Daninos, Despotes cruels et divine Providence, in Daninoscope, 1963)
- (Par extension) Dieu lui-même considéré dans sa providence. — Note : On l’écrit alors avec une majuscule.
- Varlin avait dit, le 29 avril 70, salle de la Marseillaise : « Déjà l’Internationale a vaincu les préjugés de peuple à peuple. Nous savons à quoi nous en tenir sur la Providence qui a toujours penché du côté des millions. Le bon Dieu a fait son temps, en voilà assez ; […] ». — (Louise Michel, La Commune, Paris : P.-V. Stock, 1898, page 21)
- Les décrets de la providence sont ses pensées, lesquelles constituent sa nature même, et ne sont imperscrutables que pour l'esprit fini, pour l'esprit qui ne s'est pas élevé à la pensée. — (« Deuxième introduction du traducteur », dans Philosophie de l'Esprit, tome 2, par Georg Wilhelm Friedrich Hegel, traduit pour la première fois et accompagnée de deux introductions et d'un commentaire perpétuel par Auguste Véra, Paris : chez Germer Baillière, 1869, p. CXIII)
- Ainsi, cet argent que la Providence avait si longtemps tardé à mettre entre mes mains, il fallait à tout prix m'en débarrasser au plus vite sous peine de le voir fondre comme un bloc de glace. — (Pierre Daninos, Fortune, in Daninoscope, 1963)
- (Sens figuré) Chance, bonheur.
- Du reste sa venue avait été un bienfait, et sa présence était une providence. Avant l’arrivée du Père Madeleine, tout languissait dans le pays; maintenant tout y vivait de la vie saine du travail. — (Victor Hugo, Les Misérables, I, 5, 2 ; 1862)
- Celui ou celle qui contribue beaucoup à la fortune ou au bonheur d'autrui ou qui songe pour lui à tout ce qui peut lui être utile ou agréable.
- Écossais jusqu'à la moelle, grand amateur du pibroch dont il joue avec conviction, serviable, jovial, toujours très actif, il est la providence des rares touristes étrangers qui visitent la résidence chérifienne. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 75)
- (Rhône-Alpes) (Vieilli) Établissement congrégationniste destiné à l’hébergement, l’éducation religieuse et la formation à un métier des enfants de familles pauvres, dans le Rhône et la Loire à partir du XVIIIe siècle.
- Les providences sont apparues au xviiie siècle dans le cadre de la lutte contre la mendicité, le vagabondage et la prostitution. La première providence de Lyon apparut en 1711 quand des dames pieuses de la Compagnie de Sainte-Françoise louèrent à Fourvière une « Maison / Hôpital de la Providence » où furent accueillies des filles de huit à vingt ans dans le besoin et risquant de tomber dans la prostitution. — (Gabriel Mas, Internat et travail chrétien au milieu du XIXe siècle in Religion et enfermements, collectif, Presses universitaires de Rennes, 2005, page 93)
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arrogance
?- Attitude hautaine et présomptueuse.
- Le prétentieux-joueur ne met pas longtemps pour piger que son arrogance inconvenante est gâteusement stupide, ici, entre ces murs, au vu de sa situation. — (Thierry Balloy, La femme du rétroviseur, 2019)
- Le corps d’officiers, respirant l’orgueil et l’arrogance, étalait à l’épreuve sa nullité professionnelle (à peu d’exceptions près) et sa pourriture morale. — (Jules Leverrier; « La naissance de l’Armée nationale 1789-1794 » -1939)
- […] vous avez humilié l’orgueil de vos ennemis et de ceux de votre roi quand leur arrogance était à son comble. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Choyé par les siens, protégé par ses aînés, il avait conquis l’assurance, l’arrogance presque de ceux qui se sentent forts, […]. — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Son monocle a l’air de ne servir qu’à maintenir son arrogance. — (Pierre Audibert, Les Comédies de la Guerre, 1928, p.88)
- Ils [les Américains] nous énervaient de plus en plus avec leur discours moral, leurs actionnaires et leurs fonds de pension, leur pollution de la planète et leur dégoût de nos fromages. Pour signifler la pauvreté foncière de leur supériorité, fondée sur les armes et l’économie, un mot les définissait usuellement : « arrogance ». Des conquérants sans idéal sinon le pétrole et le dollars. — (Annie Ernaux, Les années, Gallimard, 2008, collection Folio, pages 218-219.)
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conductance
?- (Électricité) Capacité d’un matériau à conduire l’électricité, ou plus précisément à laisser circuler les porteurs de charge.
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récompense
?- Bien qu’on fait à quelqu’un, en reconnaissance d’un service ou en faveur d’une bonne action.
- Lorsque dans une armée le besoin de récompenses se fait très vivement sentir, on peut affirmer que sa valeur est en baisse. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p.359)
- Si tu réussis à faire venir Nazira dans mon magasin, seule, sans sa mère, je te donnerai une guinée de récompense. — (Out-el-Kouloub, Nazira, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", 1940)
- (Par antiphrase) — C’était un méchant homme, il a eu la récompense qu’il méritait.
- (Vieilli) Compensation ou dédommagement.
- On lui donna tant pour récompense des pertes qu’il avait faites.
- Il faut lui accorder quelque récompense pour le dommage qu’il a souffert.
- Pour récompense, on lui donna une pension.
- (En particulier) (Droit) Indemnité ou remploi dû lorsqu’on fait des liquidations de communautés conjugales ou de successions.
- Récompense due à la communauté par les époux, aux époux par la communauté.
- Titre accordé à quelqu’un pour lui rendre hommage.
- Tournées internationales, récompenses, starisation… la jeune fille vit un rêve — (France Mutuelle Magazine, n° 174, octobre-novembre-décembre 2022, page 50)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.