Dictionnaire des rimes
Les rimes en : nélombo
Que signifie "nélombo" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- (Botanique) Lotus hindou.
- Il est ainsi apparenté à très haute et très puissante famille, à très honnête, et haute, et noble lignée le nélombo ou nelumbo, qui sert de marque de fabrique à de jolies petites éditions, et même belles, dont une espèce est le lotus sacré des Hindous. — (Charles Péguy, Clio, 1931)
Mots qui riment avec "o"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "nélombo".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : o , os , ot , ôt , ots , ôts , au , aux , aut , auts , eau , eaux et ho .
-
colinot
?- Petit colin.
-
château
?- Demeure féodale défendue par des fossés et de gros murs flanqués de tours ou de bastions.
- Château situé sur un rocher, sur une montagne.
- Des châteaux forts.
- Le château commandait la ville.
- Le château de Vincennes.
- Cet examen de la naissance des principautés territoriales en Francie occidentale, Espagne et Angleterre [au Xe siècle] est par ailleurs très révélateur, car à chaque fois apparaît le moyen militaire qui permet cette indépendance : le château. — (Rouche, Michel, Histoire du Moyen Âge - Tome I, Éditions Complexe, 2005)
- (Par extension) (Histoire) Résidence, habitation seigneuriale ou royale.
- Il se retira dans son château.
- Un vieux château.
- Le château de Chambord.
- Les châteaux de la Loire.
- Le château de Versailles.
- (Par extension) (Art) Toute maison de plaisance vaste et magnifique.
- Il y a de beaux châteaux dans cette province.
- La vie de château.
- (Par extension) (Lorraine) (Populaire) Maison de relativement grande dimension, généralement la plus grande du village.
- Que dire de cette dernière, avec son logis plus haut, couvert d’ardoises, accolé à de vastes engrangements remplis de foin odorant et de bon grain, à une étable-écurie d’où émanaient de fortes senteurs animales. Les gens du pays l’appelaient pompeusement « le château ». — (Daniel Bontemps, Au temps de la soupe au lard, éditions Serpenoise, 1993, ISBN 978-2-87692-179-5)
- (Familier) Grand cru de Bordeaux (dont le nom commence souvent par « château... »).
- L'autre raison pour laquelle les buveurs de vin haïssaient le « château-la-pompe » ou le « jus de parapluie », c'était qu'alors il n'était pas rare qu'il fut versé dans des verres contenant de vrais châteaux. — (Bernard Pivot, Dictionnaire amoureux du vin, Éditions Plon, 2006 & 2014, article « Eau »)
- (Par métonymie) Exploitation viticole qui élabore son propre vin, en particulier dans le Bordelais.
- (Marine) (Anciennement) Construction surélevée édifiée à la poupe ou à la proue d'un navire. (Aujourd'hui) Superstructure construite dans la partie centrale d'un navire (Note: les navires affectés au transport des hydrocarbures tels que les pétroliers ou les méthaniers ont leur château édifié à l'arrière).
- Deux matelots, indifférents à la pluie, lavaient le plancher à grande eau ; de loin Dumont vit Bourgain longer le bastingage, contourner un câble mal lové, gagner l’escalier de fer et s’élever contre le château du navire — (Roger Bésus, La vie au sérieux, 1961)
- Les énormes châteux de poupe, sculptés de dieux antiques rouge et or, se haussaient très au-dessus des maisons. — (Jean-Christophe Rufin, Rouge Brésil, partie I (« Des enfants pour les cannibales »), chapitre 5, page 57, éditions Gallimard, 2001)
- (Héraldique) Meuble représentant la bâtisse du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté sous la forme de deux tours liées par un mur. Si le nombre de tours change de l’ordinaire, on doit le blasonner. Quand il s’agit d'une représentation d'un château spécifique, cela doit être mentionné dans le blasonnement. Le château peut également être muni de donjon, porte, herse, toit, échauguettes, girouettes, bannières, etc. À rapprocher de château-fort.
- D’azur au château d’argent, ouvert de trois portes, posé sur une terrasse de sinople, qui est de la commune de Blangy-le-Château du Calvados → voir illustration « armoiries avec un château »
-
consistoriaux
?- Masculin pluriel de consistorial.
-
équinoxiaux
?- Masculin pluriel de équinoxial.
-
allegretto
?- (Musique) D’un mouvement très vif.
-
continentaux
?- Masculin pluriel de continental.
- On “décorsifie” de plus en plus les emplois : les vicaires, les contrôleurs des tours…, devront être, désormais, di Terra ferma, c’est-à-dire continentaux. — (Simon Grimaldi, La Corse et le monde, 1988, page 242)
-
archipresbytéraux
?- Masculin pluriel de archipresbytéral.
-
chrémeaux
?- Pluriel de chrémeau.
-
naseaux
?- Pluriel de naseau.
- Il s’agissait à première vue d’un équidé, sabots à ressorts, naseaux, tiges filetées hennissantes, crinière fildeuf et rondelles à crottin. — (Jean-Luc Blanchet, Marée blanche en Atlantique, Geste éditions, 2010, chapitre 4)
-
caraco
?- (Habillement) Vêtement de femme en forme de corsage non ajusté.
- Cependant, la foule des bonnets blancs, des caracos noirs, des blouses bleues, emplissait les étroits sentiers. — (Émile Zola, Le Ventre de Paris, Georges Charpentier, Paris, 1873)
- Pinchard, de son sac, sortant une camisole. — Ah ! un caraco ! (À sa femme.) Coco ! Caraco ! — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
- Ayant retiré son caraco, elle n'était vêtue que d'une chemise et d'un jupon court ; sa peau flétrie apparaissait et ses bras, maigres et bruns, étaient semblables au manche de son outil. — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 22)
- Elle le poursuivait vainement de ses agaceries, se serrant contre lui ou proposant à sa curiosité un sein maigre qu’elle tirait de son caraco et qui filait entre ses doigts. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 56)
- C’était une fille trapue, courte sur pattes, mais qui avait du mou dans les rondeurs et qui sentait fort du caraco ; elle chaussait un bon 42, elle tiendrait debout par tous les vents et lui ferait de l’usage. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 172)
- Révérente dans son caraco gris, […], Léonie s'activait à repriser du linge de corps en bonne toile de chanvre très ancienne. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Un jour Kiki la cocotte demande à Coco le concasseur de cacao de lui offrir un caraco kaki avec un col de caracul. Coco le concasseur de cacao voulut bien offrir à Kiki la cocotte le caraco kaki mais sans col de caracul. Or vint un coquin qui conquit le cœur de Kiki la cocotte. Il offrit à Kiki la cocotte le caraco kaki avec le col de caracul ! Conclusion : Coco le concasseur de cacao fut cocu. — (site www.vulgarisation-informatique.com/forum)
-
conjungo
?- (Par plaisanterie) Mariage.
- Après neuf mois de conjungo,Digne fille de la Bourgogne,L'épouse allant vite en besogneLui donne un gras et gros marmot. — (Paul Parelon, Chansons folles et sages, Père et parrain ; Librairie de Frédéric Henry, Paris, 1864, page 65.)
- Il paraît que vous persistez dans votre entêtement de ce matin, dans votre idée fixe du conjungo. — (Eugène Chavette, La Chambre du crime, 1875)
- Je me sens, en face de vous, de l'humeur de ces moralistes, qui, hors du conjungo, ne voient dans le plaisir de la chair que péché et réprouvent toutes relations à l'exception des légitimes. — (André Gide, Corydon, Folio, 1924, page 31)
- Un type honnête, Charles. La preuve, c’est qu’il venait de lui proposer le conjungo. — (Raymond Queneau, Zazie dans le métro, Gallimard, Paris, 1959)
- Plus tard, il prit du plaisir à voir Olga, à l’ouïr discourir ; Olga, lui racontant son conjungo trop tôt rompu, lui disait sa passion pour Douglas Haig. — (Georges Perec, La Disparition, Gallimard, Paris, 1969)
-
cigogneaux
?- Pluriel de cigogneau.
- On peut observer, en particulier, une mortalité massive des jeunes cigogneaux lors des retours de froid un peu vifs qui parfois se produisent au mois de mai peu de temps après les naissances. — (Académie vétérinaire de France, Paris, Bulletin: Volumes 8 à 9, 1935)
-
nélombo
?- (Botanique) Lotus hindou.
-
équivaut
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de équivaloir.
- En juin 1890, dans une lettre à Pierre Louys, Valéry déclare avoir lu tout Verlaine hors La Bonne Chanson et, refusant de s’intituler « esthète » ou « symboliste » comme étiquette trop trop précise ou trop étroite, affirme son désir, quand il lui plaira, d’être décadent et de « verlainiser », ce qui pour lui équivaut alors à « oublier la rime, le rythme, la grammaire, vagir à ma guise et laisser crier mes sens ». — (Paul Gifford, Brian Stimpson, Paul Valéry ; Musique, Mystique, Mathématique, 1993)
-
abricot
?- (Botanique) (Cuisine) Fruit charnu de l’abricotier de couleur variant du jaune au orange et de forme arrondie, qui se consomme principalement frais ou en confiture.
- La ſaveur d’un Abricot d’eſpalier n’eſt pas comparable à celle du plein-vent, il n’y acquiert jamais cette couleur d’un rouge de brique, tiquetée de points plus foncés, qui déſigne une maturité parfaite. — (Jacques Joseph Juge de St. Martin, Notice des arbres et arbustes du Limousin, 1790, page 3)
- L’eau d’abricot se fait avec le ſirop d’abricot confit : lorsque l’on tire les abricots confit de leur sirop pour les faire sécher, on a soin de prendre tout de suite le sirop , sans mélange d’autre : […]— (Antoine Hornot, Traité raisonné de la distillation, ou La distillation réduite en principes, 1778, page 288)
- Les abricots de Damas, et ceux même du midi de la France, sont supérieurs, en qualité, aux abricots qui viennent près de Paris. — (Nouveau dictionnaire d’histoire naturelle, volume 1, 1803, page 55)
- On fait la confiture d’abricot avec le fruit parfaitement mûr et moitié ou tiers de sucre. L’abricot ouvert et le noyau séparé, on le met dans une terrine de gré, les lobes renversés de manière à pouvoir en saupoudrer l’intérieur de sa quantité de sucre que l’on a rappé à cet effet.— (Antoine-Alexis Cadet-de-Vaux, Le ménage ou l’emploi des fruits dans l’économie domestique, 1810, page 66)
- La pitagra (également appelée pistil, du turc pestil) est une confiserie que l’on trouve dans les épiceries orientales ; elle est à base de pulpe d’abricots séchés […] — (Évelyne Nahmias, La robe couleur abricot: El fostan de pitagra - Enfances sépharades Éditions L’Harmattan 2008 page 12)
- Mélangez la crème avec la compote d’abricots et les pistaches. — (Valéry Drouet, Soufflés, 2011, page 62)
- Essayez cette tarte aux abricots et sa somptueuse crème pâtissière à la cardamome.— (Niki Segnit, Le répertoire des saveurs, 2012)
- Elle découpe ce qui ressemble à une tarte aux abricots. Evana se lève en jetant un œil timide dans ma direction. — (Jena Rose Lanabellia, Intouchable, 2016)
- (Argot) Vulve.
- Je me fais remplir le vestibule, je me fais ramoner l’abricot — (Guy Breton, Les Nuits d’une demoiselle chanson chantée par Colette Renard, 1963)
- « Quant un moribond l’appelaitNarguant la mort à son chevetElle la collait comme un défiLa bouche édentée de l’ancêtreÀ son abricot en folieEt le papi était guéri. » — (Pierre Perret, La belle fermière, Chansons éroticoquines, 2002)
-
chérot
?- (Populaire) D’un prix élevé.
- Et cette préservation qui n’en est pas une nous coûte rudement chérot ! On sue des millions tous les ans pour engraisser toute la racaille justiciarde — (Émile Pouget, Faramineuse consultation sur l’avenir, 1896)
-
zozo
?- (Péjoratif) Bête ; niais.
- Je repasse dans ma tête le petit compliment un peu zozo, œuvre d’Antonin Rabastens, que je réciterai tout à l’heure. — (Willy et Colette, Claudine à l’école, Le Livre de Poche, 1900, page 231)
- — Si j'ai vu la momie ? Complètement zozo, notre curé ! fit-elle en se touchant deux fois la tempe avec l'index. — (Henri Prévost-Allard, Contes tropéziens, éditions Albin Michel, 2016)
-
assaut
?- Attaque pour enlever de vive force.
- — J’aime à vous voir dans ces dispositions, car la place sera assez difficile à enlever, pour que celui qui doit donner l’assaut, soit décidé à ne pas se ménager. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- Quant à la ville […], elle garde encore les traces du terrible assaut de Skobeleff en 1880, murailles démantelées, bastions en ruines… — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VIII, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- A Clervaux, les Allemands relancèrent l’assaut contre le château. Finalement les obus à charge creuse eurent raison des épaisses murailles, et des incendies éclatèrent. — (Peter Elstob, Bastogne : la bataille des Ardennes, traduit par André Comhaire, Verviers : Gérard & cie (collecion Marabout), 1970, page 50)
- Dernière phase d'une attaque.
- À l'assaut !
-
biseau
?- (Art) Extrémité ou bord coupé en biais, en talus. Note : se dit surtout du bord des glaces de miroir, des glaces de voiture, etc., et du tranchant de certains outils.
- C’est entre les biseaux et les barres du châssis que se mettent encore d'autres pièces de bois beaucoup plus courtes, taillées aussi en biseau, nommées les coins, qu’il chasse à coups de marteau, à l'aide d’un cognoir ou décognoir, qui est un véritable coin de bois. — (Dictionnaire raisonné universel des arts et métiers, tome 2, nouvelle édition, Lyon : chez Amable Leroy, 1801, page 497)
- Ces remarques, faîtes au sujet des biseaux d’affutage doubles, tels que ceux des haches, s'appliquent également, aux outils tranchants avec un seul biseau, comme les ciseaux à bois. — (Claude Dalois, Manuel de sciage et d'affûtage, chapitre 8 : Affûtage des outils manuels, Nogent-sur-Marne : Centre technique forestier tropical, 1990, page 137)
- Chose en biais.
- « On tourne ! Penchez une peu la tête, rentrez la pointe du pied. Souriez… Non, non, un sourire plus fermé, je vous prie. Ce que nous appelons le sourire en biseau. Souriez en biseau… Parfait ! » — (Henri Troyat, Le mort saisit le vif, 1942, réédition Le Livre de Poche, page 112)
- (Bijouterie) Principales faces qui environnent la table d’un brillant.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Horlogerie) Taille qui permet d’enchâsser dans le cercle d’ouverture le verre d’une montre ou d’une pendule.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Musique) Bec de l’embouchure de certains instruments, tels que la clarinette, le flageolet, et aussi de la partie terminale d’un tuyau d’orgue.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Imprimerie) Morceaux de bois entourant les pages de caractères, et dont un côté est taillé obliquement pour recevoir les coins qui servent à serrer la forme.
- Les coins se placent entre les biseaux et le fer du châssis.
- (Par extension) Ces outils eux-mêmes.
- Un biseau de menuisier, de tourneur.
- (Travail) Période entre deux postes où les deux activités se cumulent partiellement.
- J'ai fait un biseau de 2 mois entre mon ancien poste et mon nouveau poste.
-
bourricot
?- Petit âne. Note : Se dit surtout des ânes d’Afrique.
- J’avais souvent rencontré dans ma vie, et sous des cieux divers, des nomades en marche. Mais les plus déshérités et les plus humbles avaient toujours un bagage, si pauvre et primitif qu’il fût, et porté par des animaux de bât, au moins quelques bourricots exténués. — (Joseph Kessel, Le Lion, Gallimard, 1958)
- (Argot) (Vieilli) (Injurieux) Dénonciateur, bourrique, bourdille.
- Le mot bourricot est surtout employé dans les camps de travaux publics en Algérie, on nomme ainsi celui qui, pour n’importe quel fait, se plaint au sergent ou à l’adjudant chargé de la garde des détenus. — (Jean Lacassagne et Pierre Devaux, L’Argot du milieu, page 27)
-
automnaux
?- Masculin pluriel de automnal.
-
abot
?- Pièce fixée au paturon utilisée pour entraver les chevaux au pâturage.
- Cette espèce de serrure se nomme abot dans quelques endroits. Elle empêche le cheval de marcher vite, et s’oppose en outre à ce qu’un voleur ne l’emmène facilement ; mais il faut garnir d’un feutre l’anse, afin d’éviter les contusions trop fortes, que l’abot pourrait causer par la compression et le frottement réitéré [...]. — (André Thouin, Cours complet d'agriculture, théorique, pratique, économique, et de médecine rurale et vétérinaire, tome XI, Marchant éditeur, Paris, 1805, page 198)
- Des pelotons de gardes mobiles quadrillent les abords jusqu’aux grilles gardées par une trentaine de cavaliers ayant mis l’abot à leurs chevaux. — (Jean-Pierre Barbier, Le Brasier, Le Pré-aux-clercs, 1989)
-
sitôt
?- (Vieilli) Aussitôt.
- Votre affaire ne sera pas sitôt finie que la mienne. Je n’arriverai pas sitôt que vous.
- Sitôt que vous serez entrés, il faudra vous dégréer ; on vous garde pour le souper, car, ce soir, il y a une veillée. — (La Bottine souriante, "Dans nos vieilles maisons")
- Notre quête de l'objet rare nous amène à regarder beaucoup (énormément... trop ?) de films, dont finalement peu méritent vraiment le qualificatif de "nanar". Un qualificatif qu'on ne considère pas comme un sceau infâmant mais bien comme un label de prestige, au contraire des tonnes de navets infâmes et soporifiques qu'on se coltine à longueur d'année dans notre exploration assidue des bas-fonds filmiques, des ruelles mal famées des vidéo-clubs, des arrières-cours interlopes de mini-studios de margoulins sitôt créés sitôt disparus et, de plus en plus, des fonds de catalogues affligeants des chaînes de streaming et de VOD. — (Nanarland, Nos 27 derniers échecs, le 16 juin 2022 → lire en ligne)
-
capot
?- (Jeu de cartes) Ne faire aucune levée.
- Être capot, (Jeu de cartes) N’avoir fait aucune levée.
- Faire quelqu’un capot, (Jeu de cartes) Ne lui laisser aucune levée à faire.
- Mettre quelqu’un capot, (Jeu de cartes) Ne lui laisser aucune levée à faire.
- – Je n'ai jamais eu une guigne pareille. La petite vient de me faire capot trois fois d'affilée. — (Pierre Benoit, Le Soleil de minuit, Albin Michel, 1930, réédition Le Livre de Poche, page 140)
- Demeurer capot, (Sens figuré) Demeurer confus et interdit auprès de quelqu’un.
- (Sens figuré) (Familier) Se voir frustré de son espérance.
- Il a été bien capot de se voir reconnu.
- Elle est demeurée capot.
- Deux hommes de la patrouille emmenèrent les prisonniers qui, maintenant, étaient capots. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 243)
-
chameau
?- Mammifère quadrupède ruminant haut de jambes du genre Camelus, ayant une ou deux bosses sur le dos.
- Le poney est le seul moyen de transport dans ce pays dépourvu de voies de communication; il est à l’Islandais ce que le chameau est au Bédouin : il porte le voyageur et tous ses impedimenta. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 9)
- Ces chameaux des Touaregs sont de la meilleure espèce ; ils peuvent rester de trois à sept jours sans boire, et deux jours sans manger ; leur vitesse est supérieure à celle des chevaux, et ils obéissent avec intelligence à la voix du khabir, le guide de la caravane. — (Jules Verne, Cinq semaines en ballon, J. Hetzel et Cie, Paris, 1863)
- Nous avions un troupeau de chèvres assez nombreux, et quelques malheureux chameaux, maigres et épuisés, — épave de l’expédition d’In-Salah, qui a dépeuplé de chameaux le Sahara pour des années […] — (Isabelle Eberhardt, Dans la dune)
- Le poil de chameau naturel est de toutes les couleurs, depuis le brun foncé jusqu'au blanc, mais la teinte moyenne des blousses est fauve. […] Malheureusement le poil de chameau se file mal et se feutre très lentement. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature, 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- La pluie se remet à tomber, drue et froide, et la nuit s'approche à grands pas. Nous sommes trempés et glacés, et les chameaux portant nos tentes sont bien loin encore. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 28)
- Au Tchad, nous changerons nos chevaux de réquisition (qui sont d’insignes rosses) et nos bêtes de somme contre des chameaux pour continuer notre route dans la zone désertique d’Agadem. — (Louis Alibert, Méhariste, 1917-1918, Éditions Delmas, 1944, page 23)
- « Il faut faire attention avec les chameaux ! lançai-je avec enjouement. D’ailleurs, ce sont des dromadaires.– Le Robert donne chameau à une bosse ou chameau d’Arabie », remarqua-t-il d’un ton pensif, sans bouger pour autant. — (Michel Houellebecq, Rudi, nouvelle, supplément au magazine « Elle », 2000, page 13)
- (En particulier) Chameau de Bactriane par opposition au dromadaire.
- Mais il faut, si l’on compare le cheval de trait et le cheval de course, le dromadaire et le chameau, les diverses races de moutons adaptées soit aux plaines cultivées, soit aux pâturages des montagnes, et dont la laine, suivant la race, est appropriée tantôt à un usage, tantôt à un autre ; […] — (Charles Darwin, L’Origine des espèces, Chapitre I, traduit par Edmond Barbier, 1876, édition de 1906)
- À Daoulad Abas, comme dans tout l’Afghanistan, on avait la passion des spectacles où des animaux se dévorent, s’étranglent, se déchirent. Mais entre tous les jeux de cette nature : – combats de coqs, de chiens, de béliers, combats de cailles –, les gens préféraient de beaucoup les combats de chameaux parce que ces rencontres étaient de beaucoup les plus rares. Il y fallait des bêtes d’une vigueur et d’une férocité singulières, et encore n’avaient-elles le goût de tuer qu’à la saison du rut. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- (Argot polytechnicien) (Vieilli) Femme.
- (Sens figuré) (Familier) (Populaire) Personne méchante et désagréable.
- — Quand mon quatrième est né, j’étais si en colère que je n’arrêtais pas de cogner sur l’aîné, comme si c’était de sa faute : « Toi, chameau, si tu n’étais pas là, ça ne m’en ferait pas quatre. » — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- Il est cardiaque. Et elle, c'est un chameau. On sait peu de chose sur leur relation, cela permet de laisser naviguer son imagination. — (Marie-Noëlle Himbert , Marie Curie: Portrait d'une femme engagée (1914-1918), Éditions Actes Sud, 2014)
- Ce que tu m'as fait courir, vieux chameau, dit-elle. — (Pierre Lemaître, Le Serpent majuscule (1985), Albin Michel, 2021, page 284)
- (Zoologie) Notodonte chameau (Notodonta dromedarius).
- (Afrique) Faute de français.
- Enfin, si chameauser renvoie bien à chameau, il faut savoir qu'un chameau est, dans le langage scolaire, une faute de français : chameauser signifie donc «faire une faute de français ». — (Henriette Walter, Le Français d'ici, de là, de là-bas, éditions Jean-Claude Lattès, 1998)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.