Dictionnaire des rimes
Les rimes en : morbide
Que signifie "morbide" ?
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- (Médecine) Relatif à la maladie.
- Le mouillage est une véritable adultération du lait, car non seulement il diminue ses qualités nutritives, mais il introduit directement dans un aliment populaire les germes morbides que peuvent contenir les eaux de toute provenance employées par les falsificateurs. — (Laboratoire municipal de Paris : « Falsification du lait », dans Cosmos : revue des sciences et de leurs applications, Paris , nouvelle série : no 13, 34e année, 27 avril 1885, page 367)
- Parce qu'elle est mutilation psychologique, et s'accompagne généralement de pratiques mortificatoires, l’adhésion idéologique doit être considérée comme un état morbide, même si elle est socialement acceptée, devenant par là psychose socialisée. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 45)
- (Sens figuré) Qui est malsain ou pervers.
- Enfant, j’ai vu la Salomé de Strauss deux fois, à l’Opéra. La première fois, avec la cantatrice italienne Gemma Bellincioni, qui en dégageait assez bien le côté morbide. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 93)
- Arabisant morbide, on lui doit l’inquisition à l’encontre des francophones et la majorité des conflits estudiantins enregistrés dans les universités. — (Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 79)
- Mais on dérape très vite, le médecin est aussi fou que ses patients, les infirmières sont déchaînées, l'atmosphère vire au pandémonium morbide et sexué. — (« Kill Me Please », une tendresse gore, dans Marianne (magazine), no 707 du 6 novembre 2010, page 84)
Mots qui riment avec "ide"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "morbide".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ide , ides , oïd , oïds , oïde et oïdes .
-
géoïde
?- (Géographie) Représentation de la surface terrestre plus précise que l’approximation sphérique ou ellipsoïdale, qui correspond à une équipotentielle dans le champ de gravité terrestre.
- […], c'est que la Terre n'a pas vraiment la forme d'un ellipsoïde. Ses renflements l’apparentent plutôt à une pomme de terre. Il serait malséant de la baptiser ainsi : aussi appellerons-nous géoïde la figure schématique dont elle se rapproche le plus. — (Pierre Rousseau, La Terre, ma Patrie, collection "Savoir', librairie Arthème Fayard, 1947, p. 302)
- Le géoïde joue un rôle crucial de référentiel pour les mesures précises de la circulation océanique, du changement du niveau de la mer ainsi que pour une meilleure compréhension des processus en cours à l'intérieur même de la Terre (La Terre, foyer de l'humanité, est surnommée la planète bleue. — (Cartographie gravitationnelle: suivez en direct la présentation des résultats de GOCE, Techno-Science, 31 mars 2011)
- (Cartographie) Surface de niveau du champ de pesanteur terrestre, prolongeant sous les terres émergées la surface moyenne des océans[2].
- (Cartographie) Surface de niveau définie à partir d’un modèle mathématique de la pesanteur terrestre, choisie pour être convenablement voisine du géoïde réel[2].
-
humide
?- Qui tient de la nature de l’eau. — Note : Il ne s’emploie guère qu’en poésie.
- L’humide élément, L’eau.
- Les humides plaines, l’humide empire, La mer.
- (Plus courant) Qui est chargé de quelque substance ou vapeur aqueuse.
- « Ernest se sera trompé une fois quand il m’a prédit que de la vie je n’obtiendrais une femme comme il faut, sans l’aimer, autrement que par la pitié, les larmes et tout ce que ce chimiste de malheur appelle la voie humide. » — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- La nuit n'était pas brouillardeuse, mais terne, humide sans pluie, froide sans frimas, une vraie nuit française de janvier. — (Ivan Tourgueniev, L'Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française de Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- La terre, d'après l'estime, ne devait pas être éloignée; elle restait complétement cachée par une brume basse et humide. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Chaque période interglaciaire amène un adoucissement du climat, qui prend le type froid et sec ou bien doux et humide. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 58)
- Chaque pièce est protégée par un toit plat fait de ce même roseau : le berdi, qui pousse en abondance dans les bas-fonds humides de l'oued. — (René Pottier, Au pays du voile bleu, Nouvelles Éd. Latines, 1945, page 194)
- La température, le temps est humide.
- Un air humide.
- Ce climat, ce pays est froid et humide.
- L’hiver a été fort humide.
- Dans les temps humides.
- Après la saison humide.
- illide
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ulcéroïde
?- Qui ressemble à un ulcère.
- Un petit ramollissement superficiel ulcéroïde existe à la face externe du lobe occipital de l'hémisphère gauche qui est sain par ailleurs.
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trachéide
?- (Botanique) Cellule allongée du xylème des plantes vasculaires, servant au transport de la sève brute (composée d’eau et de sels minéraux).
- les trachéides constituent les seuls vaisseaux conducteurs des gymnospermes.
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péponide
?- (Botanique) Fruit du type d'une baie caractérisée par sa cuticule dure et imperméable de nombreuses espèces de cucurbitacées.
- Le fruit est très souvent une grosse baie (péponide), à couches externes coriaces et dont l’intérieur, qui comprend les placentas accrus, est charnu; ce peut être aussi une petite baie, parfois déhiscente. — (Pierre Crété, J.-L. Guignard, Précis de botanique - Volume 2, 1965)
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mastoïde
?- (Squelette) Qui est en forme de mamelon, en parlant de l’apophyse placée à la partie inférieure et postérieure de l’os temporal.
- Apophyse mastoïde.
- En forme de sein, en parlant généralement d’une poterie.
- Le décor figuré illustre probablement encore la lutte d’Héraklès et du lion de Némée. traitée dans un style hâtif de pure silhouette noire, comme par exemple sur un petit skyphos mastoïde de Francfort […] — (Bulletin de correspondance hellénique : Supplément, page 35, 1979)
-
océanide
?- (Mythologie) Nymphe de la mer et des eaux, filles d’Océan et de Téthys, au nombre de trois mille.
-
morbide
?- (Médecine) Relatif à la maladie.
- Le mouillage est une véritable adultération du lait, car non seulement il diminue ses qualités nutritives, mais il introduit directement dans un aliment populaire les germes morbides que peuvent contenir les eaux de toute provenance employées par les falsificateurs. — (Laboratoire municipal de Paris : « Falsification du lait », dans Cosmos : revue des sciences et de leurs applications, Paris , nouvelle série : n° 13, 34e année, 27 avril 1885, page 367)
- Parce qu'elle est mutilation psychologique, et s'accompagne généralement de pratiques mortificatoires, l’adhésion idéologique doit être considérée comme un état morbide, même si elle est socialement acceptée, devenant par là psychose socialisée. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 45)
- (Sens figuré) Qui est malsain ou pervers.
- Enfant, j’ai vu la Salomé de Strauss deux fois, à l’Opéra. La première fois, avec la cantatrice italienne Gemma Bellincioni, qui en dégageait assez bien le côté morbide. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 93)
- Arabisant morbide, on lui doit l’inquisition à l’encontre des francophones et la majorité des conflits estudiantins enregistrés dans les universités. — (Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 79)
- Mais on dérape très vite, le médecin est aussi fou que ses patients, les infirmières sont déchaînées, l'atmosphère vire au pandémonium morbide et sexué. — (« Kill Me Please », une tendresse gore, dans Marianne (magazine), n° 707 du 6 novembre 2010, page 84)
-
parasiticide
?- Qui tue les parasites, particulièrement les insectes parasites.
- Poudre parasiticide, pommade parasiticide, poudre, pommade qui fait périr le champignon parasite, cause de la teigne.
-
carotide
?- (Anatomie) Chacune des deux principales artères qui conduisent le sang au cerveau.
- Les carotides.
- Par apposition, on dit les artères carotides.
- Il pensa à la carotide fendue, au flot rouge qui en jaillissait, chaud, bouillonnant, à l’étalon affaissé, sacrifié… Il se sentit mieux. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- Il ne rentre plus chez lui, à Bab el Oued, depuis qu’un brelan de barbus est venu prendre les mesures de sa carotide pour lui choisir un couteau approprié. — (Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 18)
- — Ecoute, bonhomme ! éclata Gunnar excédé. Tu me mets le couteau sous la gorge, soit. Maintenant, ne viens pas me demander d’aimer la sensation de la lame contre ma carotide. — (Antoine Bello, Les Éclaireurs, 2009 ; édition Folio, 2010, page 347)
- Pour cette fois-ci… Derek Chauvin, ce policier qui a asphyxié George Floyd en appuyant son genou sur la carotide de ce dernier, est déclaré coupable des trois chefs d’inculpation qui pesaient contre lui. — (Danièle Lorain, Justice?, Le Journal de Montréal, 22 avril 2021)
- glucolipide
-
tuberculide
?- Dermatose provoquée par une réaction allergique à la tuberculose, mais qui, à l'examen, ne présente pas de bacille tuberculeux.
- tuberculides papuleuse, lichénoïde, miliaire.
-
scaphoïde
?- Évidé, creux (comme la carène du navire).
- Os scaphoïde.
- Le muscle tenseur du voile s'insère sur l'épine du sphénoide, la crête ptérygo-spinale, la fosse scaphoïde et la face latérale de la lame médiale.
-
myéloïdes
?- Pluriel de myéloïde.
-
bifide
?- (Botanique) Qui est plus ou moins fendu en deux dans le sens de sa longueur.
- Corolle obringentiforme, à limbe amplifié, divisé en deux segmens, l’intérieur quadrilobé au sommet, l’extérieur tantôt bifide jusqu'à la base, tantôt indivis. — (Dictionnaire des Sciences Naturelles, 1823, page 473)
- (Anatomie) Qui est en partie fendu en deux dans le sens de sa longueur.
- La langue des serpents est généralement bifide.
- Simpson n'avait, de toute sa vie, vu quelque chose de remarquable, si jamais il n'avait été témoin d'un crime, eh bien ! il venait d'être servi à souhait ! Une petite bête écailleuse, à la tête hideusement plate, à la langue bifide, se tordait sur la tête de Dickson. — (Jean Ray, Harry Dickson, La Bande de l'araignée, 1932)
- Et il faut bien avouer que la méthode de Galien était étrange : il disséquait des animaux et appliquait aux hommes, sans les vérifier, les observations qu’il avait faites. C'est ainsi qu’il affirma que l’utérus de la femme était bifide parce que celui de la lapine l’était. Vésale a corrigé cette erreur. — (Robert Merle, En nos vertes années, VIII., 1979)
- (Sens figuré) Qui semble partiellement séparé en deux parties.
- Noire, déchiquetée, muraille de géants, nous crûmes reconnaître la Terre de Liverpool à un sommet bifide que nous avions […] désigné en 1926 sous le nom de Notre-Dame. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- sialides
-
avide
?- Qui désire quelque chose avec beaucoup d’ardeur.
- Très bornée dans ses dépenses, elle ne pouvait se procurer les plaisirs dont elle était avide, ni consentir à s’en priver. — (Marie-Jeanne Riccoboni, Histoire d’Ernestine, 1762, édition Œuvres complètes de Mme Riccoboni, tome I, Foucault, 1818)
- Tu n'en fis pas assez, reine de sang avide ; Il fallait joindre encor l’inceste au parricide ! — (Crébillon, Sémir. V, 1.)
- En parlant de choses, avec le même sens.
- Ils s'étonnent comment leurs mains, de sang avides, Volaient, sans y penser, à tant de parricides. — (Pierre Corneille, Hor. I, 4.)
- Dessus l’avide espoir de quelque paraguante, Il n'est rien que leur art aveuglément ne tente. — (Molière, l'Étour. IV, 9.)
- Tous ces yeux qu’on voyait venir de toutes partsConfondre sur lui seul leurs avides regards. — (Jean Racine, Bérén. I, 5.)
- (Par extension) (Soutenu) Qui a une attention passionnée.
- Avide il écoutait vos paroles.
- Dans l’ombre, au clair de lune, à travers les buissons,Avides, nous pourrons voir à la dérobéeLes satyres dansants. — (Victor Hugo, Voix intér. VII.)
- (Absolument) Qui a un grand désir de manger.
- Un enfant si avide qu’il dévore plutôt qu’il ne mange.
- (Sens figuré) — L'acide fluorhydrique, très avide d'eau, attaque vivement les végétaux. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- (Sens figuré) Intéressé, cupide.
- Autour de Monsieur se groupaient quelques gentilshommes, factieux, avides, remuants, qui ne pouvaient grandir et s'enrichir que par le désordre. Le duc d’Orléans était leur garant, leur pavillon, leur espoir. — (Auguste Bailly, Mazarin, Fayard, 1935, p.104)
- L'on remarque, dans les cours, des hommes avides qui se revêtent de toutes les conditions pour en avoir les avantages. — (Jean de la Bruyère, 8.)
- (Expressions rationnelles) Se dit d’un regex qui englobe ses bornes.
-
translucide
?- (Physique) Qualifie un corps qui laisse passer une lumière diffuse, sans permettre de distinguer les objets à travers.
- Des rideaux translucides.
- Sans style et sans grâce de jour, dans la lumière magique de la lune, elle apparaissait diaphane et presque translucide, baignée d’un rayonnement imprécis. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina,1902)
- Un froid mouillé touchait sa paume, le mince corps se tordait au béement de la gueule translucide, si fragile que l'hameçon dont elle était percée semblait un croc de bronze monstrueux. — (Maurice Genevoix, La Boîte à pêche, Paris : éd. B. Grasset, 1926, p. 29)
- Je demandai à ma mère d’aller aux vergers cueillir la cerise. On en était aux griottes, rouges comme le sang caillé, translucides comme des pierres précieuses, […]. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 33)
- Lumineux.
- Il se retrouva dans la rue. Les passants avaient des visages translucides, les voitures roulaient sans bruit ; il n’entendait que le bourdonnement de ses oreilles. — (Joseph Kessel, L’équipage, Gallimard, 1969, page 103)
-
alcide
?- Nom d’Hercule dont on se sert pour désigner un homme très fort.
- Socquard, alcide de naissance, pouvait porter onze cents pesant ; son coup de poing, appliqué dans le dos d’un homme, lui cassait net la colonne vertébrale ; il tordait une barre de fer, il arrêtait une voiture attelée d’un cheval. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, deuxième partie, chapitre deuxième)
- En vertu du même privilège, ils ne se mêlent point avec le vulgaire, ils entrent à part, restent entre eux, s’emparent d’un intermède tout entier, et exécutent des groupes, des combats et des cabrioles pareils à ceux des alcides, moins la force, et à ceux des bédouins moins la légèreté. — (Alexandre Dumas, Une année à Florence, 1861)
- (En particulier)(Vieilli) Lutteur de foire.
-
ride
?- Pli de la peau qui se produit sur le visage, sur les mains, et qui est ordinairement l’effet de l’âge.
- La fatigue et les misères sans nombre de sa dure profession avaient creusé sur son visage un réseau de rides inextricables qui le faisaient paraître beaucoup plus vieux qu’il n’était en réalité. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Sa figure osseuse et blême était sillonnée de rides profondes imitant le dessin des fleuves et canaux sur une carte de Hollande. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, réédition Le Livre de Poche, page 158)
- Le vieux souriait, et, dans sa figure madrée, plissée de rides, creusée de sillons, embroussaillée de poils, ses petits yeux vifs et clignotants brillaient étrangement. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Depuis qu’il avait vu Herbin perdre la semelle de son soulier dans le taxi, Bigua s’imaginait, bien que le prote fût maintenant habillé avec soin, qu’il pourrait laisser tomber à table une manchette, sa cravate, ou l’une de ses trois rides frontales. — (Jules Supervielle, Le voleur d’enfants, Gallimard, 1926, réédition Folio, page 91)
- L’adolescent se tenait debout, son calot à la main. Il avait l'air songeur, préoccupé : une ride lui sillonnait douloureusement le front. — (Francis Carco, Les Hommes en cage, Éditions Albin Michel, Paris, 1936, page 121)
- Les belles rides; il les a toutes : les barres transversales du front, les pattes d'oie, les plis amers de chaque côté de la bouche, sans compter les cordes jaunes qui pendent sous son menton. — (Jean-Paul Sartre, La Nausée, 1938)
- Elle avait quarante-six ans, mais ce bilan gardait sa pertinence. Rien n’avait vraiment changé depuis sa jeunesse sinon que des rides étroites et profondes avaient entrepris leurs fines œuvres sur son visage. — (Jean-Christophe Rufin, La Salamandre, 2005)
- (Sens figuré)
- 14 novembre 44 – Trois jours de suite à dire des phrases qui tombent sans faire une ride dans son cerveau, c’est un peu long. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 369)
- Au goût qu’ils avaient l’un pour l’autre et au plaisir extrême qu’ils en tiraient était venue s’ajouter la confiance, la sécurité, l’amitié charnelles. Leur félicité n’avait pas une ride. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- (Sens figuré) Petit pli qui apparaît à la surface d’un liquide, sous l’effet d’un souffle d’air.
- C’était l’été austral; le jeudi 19 novembre, je passai exactement sous le soleil à midi par un ciel sans nuages, sur un océan sans rides. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- La friction du vent sous l’enveloppe produisait une série intermittente de rides et de petits claquements : on eût cru, en moins fort, le bruit du sillage à l’avant d’un bateau. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 231 de l’édition de 1921)
- (Géologie) Grand pli qu’offre un terrain.
- Les rides d’un terrain.
- (Marine) Sorte de cordage servant à tendre les haubans sur un voilier
- On frappe le minaouet sur le hauban qu'il faut roidir en le fouettant dessus ; ensuite on tourne la ride du hauban sur la traverse, & on la fixe avec un autre bois qui qui sert de levier, pour faire tourner la traverse, […]. — (« Minahouet », dans l’Encyclopédie méthodique: Marine, tome 2, Paris : chez Charles-Joseph Panckoucke & Liège : chez Plomteux, 1786, page 750)
-
celluloïd
?- (Chimie) Substance qui ressemble à la corne et à l’ivoire, formée par un mélange de cellulose nitrique et de camphre, parfois associé avec des matières pulvérulentes diversement colorées.
- Le vernis pour ongles est préparé avec de l’acétone, de l’acétate d'amyle, du celluloïd blanc et de l’isoeugénol, que l’on colore avec de la teinture d’éosine. — (Marcel Hégelbacher; La Parfumerie et la Savonnerie. - 1924, page 150)
- C’est le dimanche du carnaval. […] ; les jeunes aspergent les femmes de parfum. Elles répondent à coup de petites boules en celluloïd. — (Albert Londres, L’Homme qui s'évada, Les éditions de France, 1928, page 163)
- Son pantalon était retroussé sur ses bottines comme pour une longue marche ; au-dessus du veston noir, très étroit, s’entrebâillait un col de celluloïd sans cravate. — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 167)
- Les deux femmes vivaient seules, le père ayant été tué par une presse à celluloïd qui lui avait basculé sur la tête. — (Roger Vailland, 325.000 francs, 1954, réédition Le Livre de Poche, page 49)
- – Bon, tu as raison… mais pour ce qui est des clochettes, des sonnettes, ça non, je les entends… et aussi des bruits de crécelle, le crépitement des fleurs de celluloïd rouges, roses, mauves, tournant au vent… — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 21)
- (Cinéma) Feuille transparente d'acétate de cellulose servant à créer les dessins animés.
- Film de celluloïd.
-
triacide
?- (Chimie) Qualifie une base qui, en combinaison, ne peut être neutralisée que par trois équivalents d’un acide.
- L’alumine est triacide.
-
hydracide
?- (Chimie) Acide qui résulte de la combinaison d’un corps simple ou composé avec l’hydrogène.
- L’acide fluorhydrique devait donc être un hydracide et non un acide oxygéné. — (Claude Viel, Henri Moissan: pharmacien, premier français prix Nobel de chimie, 1852-1907, 2006)
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sylphide
?- (Mythologie) Sylphe femelle, génie ailé qui vit dans les airs.
- Ils montèrent rapidement dans la loge de M. Leuwen père, ils y trouvèrent trois demoiselles, et Raimonde en costume de sylphide. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Elle avait l’air d’une sylphide, elle montrait sur ses joues le divin coloris du plaisir. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- (Par analogie) Femme svelte d’une grande beauté.
- Ses tailleurs sages sont remplacés par des robes de soirée moulant son corps de sylphide. — (Secrets d'histoire, n° 35, sept.-oct.-nov. 2022, p. 64)
- (Sens figuré) Femme idéale ou idéalisée, plus imaginaire que réelle, objet de rêveries amoureuses.
- Fanny O’Brien était une de ces sylphides, forte de tendresse, invincible dans le malheur, douce comme la musique de sa voix, pure comme était le bleu de ses yeux, d’une beauté fine, élégante, jolie et douée de cette chair soyeuse à la main, caressante au regard, que ni le pinceau ni la parole ne peuvent peindre. — (Honoré de Balzac, Béatrix, 1838-1844, première partie)
- J’y ai remarqué une certaine sylphide, qui frétillait dans une robe abricot… — (Eugène Labiche, Alfred Delacour et Raymond Deslandes, On dira des bêtises, 1853, scène 7)
- Après le Pèlerinage National de Lourdes, il poussait d’ordinaire jusqu’à Cauterets où il soignait ses bronches et ne dut jamais, comme Chateaubriand soixante ans plus tôt, poursuivre des sylphides. — (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, page 69.)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.