Dictionnaire des rimes
Les rimes en : morale
Que signifie "morale" ?
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- (Philosophie) Science de la séparation du bien et du mal.
- Nous sommes arrivés, de critique en critique, à cette triste conclusion : […] ; que tous ces mots Droit, Devoir, Morale, Vertu, etc., dont la chaire et l'école font tant de bruit, ne servent à couvrir que de pures hypothèses, de vaines utopies, d'indémontrables préjugés; […]. — (Joseph Proudhon, De la Justice dans la Révolution et dans l’Église, 1858, tome I, page 70)
- La morale n'est point dans la superstition, elle n'est pas dans la cérémonie, elle n'a rien de commun avec les dogmes. On ne peut trop répéter que tous les dogmes sont différents, et que la morale est la même chez tous les hommes qui font usage de leur raison. — (Voltaire, Dictionnaire philosophique, 1767)
- Pour décrire le rapport des filles à la route, David Le Breton évoque "L'Ethique du care" de Carol Gilligan : un ouvrage sociologique décrivant, entre autres, l'idée que les femmes ont une autre manière de penser la morale que les hommes. — (Jean PORCHER, Le rapport des jeunes à la conduite, APRR, 10 juin 2023)
- Ensemble de doctrines, de règles de conduite, de relations sociales qu'une société se donne et qui varient selon la culture, les croyances, les conditions de vie et les besoins de la société.
- Sans doute cette morale est ferme et pure, mais elle manque entièrement d'enthousiasme et d'onction, et par là elle est inférieure à la morale antique et plus encore à la morale chrétienne. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d'Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
- Le livre de M. Charles Baudelaire intitulé Les Fleurs du Mal est un défi jeté aux lois qui protègent la religion et la morale. […]. A côté de ces pièces et de quelques autres où l’immortalité de l’âme les plus chères croyances du christianisme sont mises à néant, il en est d’autres qui sont l’expression de la lubricité la plus révoltante: […]. — (Rapport de la Direction Générale de la Sûreté publique du 7 juillet 1857, au Ministre de l’Intérieur)
- Certainement la morale ne change pas, elle est une ; mais ses obligations varient selon les sphères. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- […]; le respect de la personne humaine, la fidélité sexuelle et le dévouement pour les faibles constituent les éléments de moralité dont sont fiers tous les hommes d'un cœur élevé; - c'est même très souvent à cela que l'on réduit la morale. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p.340)
- Toutes les religions et toutes les morales ont tendu à jeter un voile sur la gesticulation fornicatoire qui est, cependant, à la base de la vie […]. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 118)
- La littérature érotique embrasse plus de réalités psychologiques que la morale bourgeoise ne voulait en connaître, et que le puritanisme n'en tolère. Or ces réalités, quoiqu'on en juge, sont au moins aussi quotidiennes et obsédantes que les réalités économiques, […]. — (Denis de Rougemont, Comme toi-même : Essais sur les Mythes de l'Amour, Albin Michel, 1961, page 41)
- Pourtant je tiens jalousement à l'avertissement lancé par Homère aux Grecs dans L'Iliade et par Tyrtée dans les Élégies: « C'est une faiblesse déraisonnable que de se décharger sur la divinité de la responsabilité d'une morale et d'un ordre public » — Dieu, Allah ou quel qu'il soit. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
- Toute morale est fondée sur la prise en considération de ce qui est juste et souhaitable pour autrui. — (Mathieu Ricard, Plaidoyer pour l'altruisme, NiL, Paris, 2013, page 164)
- La morale des surveillants se bornait à menacer de leurs cannes, tantôt tirant le revolver pour donner plus de force aux locutions d’arsouille dont ils avaient l'habitude de se servir. Voilà la vie du bagne. — (Alexis Trinquet, Dans l’enfer du bagne : Mémoires d’un transporté de la Commune, présenté par Bruno Fuligni, éditions Les Arènes, 2014)
- Traité de morale.
- La morale d’Aristote. On dit aussi Les Morales d’Aristote, parce que ce philosophe a fait plusieurs traités sous ce titre.
- Leçon morale qui se dégage d'un ouvrage, d'une histoire. Souvent quelques phrases de vers ou de prose qui la résument.
- La morale d’une fable de La Fontaine. - La morale de l'histoire.
Mots qui riment avec "al"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "morale".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : al , als , ale , ales , alle , alles , oil , oils , oile , oiles , oille et oilles .
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caecale
?- Féminin singulier de caecal.
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déballe
?- Nom donné au deux planches que l'on obtient en sciant grossièrement un morceau de bois.
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val
?- (Littéraire) Vallée étroite, espace de terre resserré entre deux coteaux.
- Ainsi le même risque, caractérisé par la note 6, sera associé à un tronçon de levée présentant un haut aléa de rupture et protégeant un val à vulnérabilité moyenne et à un autre affecté d'un aléa modéré mais protégeant un val à vulnérabilité forte. — (Patrice Mériaux, Michel Lino & Paul Royet, Méthodologie de diagnostic des digues: appliquée aux levées de la Loire moyenne, Éditions Quae, 2000, page 199)
- Le Doubs prend sa source à Mouthe (25) […] : il passe d'un val à l'autre en franchissant les monts par des cluses ou à la faveur de l'Accident de Pontarlier. — (Lydie Joan, Carte archéologique de la Gaule: Le Doubs et le territoire de Belfort ; 25 & 90, Éditions MSH, 2003, page 90)
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cortical
?- (Botanique) Qui est relatif à l'écorce.
- Si l'on écrase entre deux pierres des grains de blé, l'enveloppe corticale de chaque grain est brisée, et les débris, qui portent le nom de son, se mêlent à la farine provenant de la trituration de la partie intérieure ; […]. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 107)
- (Anatomie) Relatif au cortex d’un organe, généralement le cerveau.
- On sait d'autre part que dans toutes les formations solides de nature cornée, telles que le limbe inguéal, l'épidermicule et la substance corticale des poils, les cellules malpighiennes conservent leurs noyaux colorables et actifs, […]. — (« Épithélial (tissu) », rédigé par Albert Hénocque, dans le Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, dirigé par Amédée Dechambre & Léon Lereboullet, tome 35 (Epi-Esp), Paris : chez G. Masson et chez Asselin & Houzeau, 1887, p. 296)
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banal
?- (Féodalité) Qui appartient à un seigneur, et dont les paysans se servent en échange d’une redevance.
- Four banal, moulins banaux.
- Les ressources de la mer voisine qui venaient en aide à la charité publique, les levées de marais et quelques prairies banales où les plus gênés menaient pacager leurs vaches, un climat très-doux qui rendait les hivers supportables, tout cela faisait que les années passaient sans trop de détresse, et que personne ne se plaignait du sort qui l’avait fait naître à Villeneuve. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 27)
- Je suis perplexe, comme on dit dans je ne sais quel bête de vaudeville. J’ai devant moi des épreuves dont j’étais près de donner le bon à tirer. J’y parle de fours banaux. Quand en coupant les pages du tome III du « Traité de médecine et de thérapeutique » publié sous la direction de M. Brouardel, mes yeux tombent, à la page 5, ligne 16, sous la signature de M. J. Girode, sur ces mots : « des faits assez banals ». J’ai cru d’abord à un lapsus d’imprimerie, n’ayant pas souvenance d’une exception pour banal de la règle du pluriel des noms et des adjectifs en al. J’ai ouvert une demi-douzaine de dictionnaires : l’Académie (1884), Littré, Landais, [Jean-François-Marie Bertet] Dupiney de Vorepierre, Larousse et Bescherelle ; partout j’ai vu que, quoique employé surtout au sens féodal, le pluriel de banal était bien banaux. Quel n’a pas été mon étonnement en poursuivant mon enquête de trouver presque toujours le pluriel banals ! Voyez plutôt :M. [Louis-Félix-Achille] Kelsch, Traité des maladies épidémiques, t. I, p. 93 : « microbes banals » ;M. J. [(Joseph)] Girode, Traité de médecine et de thérapeutique, t. I, p. 102 : « processus banals » ;M. R. Blanchard, Traité de pathologie générale, t. II, p. 652 : « exemples banals » ;M. Chantemesse, Traité de pathologie générale, t. II, p. 374 : « saprophytes banals » ;M. Chantemesse, Traité de pathologie générale, t. II, p. 406 : « microbes banals ».J’ai pensé alors que c’était là une de ces fautes médicales que beaucoup répètent sur la foi d’un maître, sans remonter aux sources. Mais mon étonnement a grandi en trouvant in « Petits poètes du XVIIIe siècle », éd. Quantin, 1888, Notice sur la vie et les œuvres de Gresset, sous la signature de M. L. [(Léopold)] Derome, page XV : « compliments banals », et page XXII « des proverbes banals ».Enfin cet étonnement est devenu de la stupéfaction quand j’ai lu dans la « Revue », —je ne la désigne pas autrement, tout le monde sait qu’on dit la Revue, comme on disait autrefois Urbs, — t. 129e, année 1895, p. 413, ligne 4, sous la signature de M. Louis-Paul Dubois : « Ces moyens banals de publicité » ; — t. 137e, p. 919, de M. A. Bellessort : « ils ne sont que trop banals. »Je suis très perplexe avec mes « fours banaux ». A-t-on vraiment, à Paris, changé tout cela ? Mais alors qu’on le dise.J’ai consulté à ce sujet les projets de réforme proposés dans la « Revue scientifique » par M. Richet, le fisiologiste. J’ai relu attentivement l’article de M. Michel Bréal, les corrections que M. Clédat a adoptées pour le « Bulletin de l’Université de Lyon », rien n’est venu me tirer d’incertitude.Banals ou banaux, voilà la question. Parmi les lecteurs du Lyon Médical, il ne manque pas de membres de l’Université capables de faire cesser mon angoisse. — (P.-J. Navarre, « Banals ou banaux », in Bulletin du Lyon médical, 28e année, tome LXXXIII, numéro 46, Librairie médicale de Louis Savy, Lyon, 15 novembre 1896, page 391)
- (Droit) Commun, en parlant de biens dont le public a la jouissance.
- Arbitrage banal.
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échevinale
?- Féminin singulier de échevinal.
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lexical
?- (Linguistique) Propre ou relatif au lexique.
- L’existence de puissants moteurs de recherche dont les critères sont purement lexicaux (recherche d’un ou plusieurs mots) y conduit sans difficulté sans pour autant permettre de faire le tri, ni entre ceux qui parlent vraiment du Moyen Âge et ceux qui s’en servent (les critères de recherche ne sont pas sémantiques, c’est-à-dire en fonction du sens d’un ou de plusieurs mots). — (Joseph Morsel et al., L’Histoire (du Moyen Âge) est un sport de combat…, 2007)
- Dans un système lexical où les fibres sont les os, l’amidon est littéralement la substantifique moelle du manioc.— (Patrice Bidou, Une civilisation du manioc amer, in Le Mythe de Tapir Chamane : Essai d’anthropologie psychanalytique, 2001, page 56)
- Le chanteur utilise de nombreuses onomatopées et syllabes sans significations lexicales, les textes ne comportant souvent que peu de mots véritables (parfois il s’agit de réciter des poèmes alambiqués et ésotériques), et par ailleurs il sollicite une débauche de bruits de bouche, de cris, voire parfois d’une sorte de « yodl » indien (cri se terminant par de rapides vibratos), sur fond de rythme lancinant et répétitif.— (Régis Meyran Les aventuriers du son, Sciences Humaines, 21 août 2017)
- Il existe toutefois des logogrammes « muets », appelés déterminatifs ou classificateurs (ou encore déterminants sémantiques). Ce type de logogrammes, qui est attesté par exemple en égyptien ancien et en maya, ne sert qu’à donner des indications sémantiques, lexicales ou grammaticales, et n’est pas associé à une forme sonore. — (Nicolas Tournadre, Le prisme des langues : essai sur la diversité linguistique et les difficultés des langues, Paris : L’Asiathèque/Maison des langues du monde, 2014, chap. II, §. 4)
- (Courant) Propre ou relatif au dictionnaire, à une liste de mots.
- (Par extension) Propre ou relatif au vocabulaire.
- Erreur lexicale.
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équatoriale
?- Féminin singulier de équatorial.
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cannibale
?- Être vivant qui mange de la chair de la même espèce que lui.
- Ces deux infortunés étaient à peine morts qu’on les dépeça et qu’on les fit rôtir dans des fours préparés pour nous.[…]. Nous fûmes attaqués de tous côtés et avec une grande furie par ces cannibales, qui néanmoins montraient une extrême frayeur de nos fusils, […]. — (Dillon, Voyage dans la mer du sud, Revue des Deux Mondes, 1830, tome 1)
- J'entendais le bruit des sauvages qui piétinaient sur la plate-forme en poussant des cris assourdissants. La nuit se passa ainsi, et sans que l'équipage sortît de son inertie habituelle. Il ne s'inquiétait pas plus de la présence de ces cannibales que les soldats d'un fort blindé ne se préoccupent des fourmis qui courent sur son blindage. — (Verne, Vingt mille lieues sous les mers, 1870)
- –"Welcome!" dit aussi la reine de Bora-Bora, qui me tendit la main, en me montrant dans un sourire ses longues dents de cannibale... — (Loti, Le Mariage de Loti,1882)
- Un festin de cannibale.
- Dans le chapitre intitulé Des Cannibales, (Essais, I, 31), Montaigne condamne le cynisme et la cruauté des conquérants en Amérique.
- (Par extension) Toute personne cruelle et féroce.
- Une joie de cannibale.
- Lorsqu'ils s'avancèrent, nous distinguâmes deux têtes échevelées et défigurées, que les devanciers de Marat portaient chacune au bout d'une pique : c'étaient les têtes de MM. Foulon et Berthier. (…) Les massacreurs, qu'on poursuivait, n'eurent pas le temps d'envahir la maison et s'éloignèrent. Ces têtes, et d'autres que je rencontrai bientôt après, changèrent mes dispositions politiques ; j'eus horreur des festins de cannibales et l'idée de quitter la France pour quelque pays lointain germa dans mon esprit. — (Chateaubriand, Mémoires d'Outre-tombe, 1, 5, 9, 1848)
- (Belgique) Toast nappé de filet américain (nom belge du steak tartare).
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détale
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de détaler.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de détaler.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de détaler.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de détaler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de détaler.
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égal
?- Qui est semblable, soit en nature, soit en quantité, soit en qualité.
- Les deux chevaliers s'étant donc accordés avec un égal plaisir à se reconnaître frères d'armes, ils se séparèrent pour ce moment, après mille protestations d’amitié. — (Pierre Louis de Rigaud Vaudreuil , Tableau des mœurs françaises aux temps de la chevalerie, Paris : Adrien Égron, 1825, vol. 1, page 65)
- Comme Orwell dirait : « Tous les citoyens sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres. » — (Richard Martineau, Loi 21: le Québec est devenu un fromage suisse, Le Journal de Québec, 21 avril 2021)
- Deux lignes égales. — Deux poids égaux.
- En parlant des personnes.
- La Perse n’a point de caste. Tous sont égaux chez elle au point de vue religieux. — (Jules Michelet, Bible de l’Humanité, Calmann-Lévy, 1876, page 77)
- Fallait-il vivre inégaux et dissemblables, comme l’église le donnait à penser ? Ou bien égaux et semblables, égaux parce que semblables, comme l’enseignait l’école ? Ou encore égaux et dissemblables, égaux pour faire valoir nos dissemblances, comme le professait la maison ? Un écheveau de perplexités que je ne suis toujours pas sûre de débrouiller aujourd’hui. — (Mona Ozouf, Composition française, Gallimard, 2009, collection Folio, page 156)
- Tous les hommes naissent libres et égaux du point de vue de leur dignité et de leurs droits.
- Cela est bon entre égaux.
- Traiter d’égal à égal.
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amygdale
?- (Anatomie) Chacune des deux glandes, en forme d’amande, qui sont aux deux côtés de la gorge, sous la luette.
- Avoir les amygdales enflées.
- Je respire autour d’elle ce parfum commun, qu’on achète ici chez Maumond, le coupeur de cheveux, ce parfum qu’on respire, semble-t-il, avec les amygdales et qui fait penser à l’urine sucrée des chevaux, séchant sur les routes… — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, Hachette, 1922, collection Livre de Poche, 1960, page 60)
- Mais, tant qu’on ne m’aura pas enlevé les amygdales et les végétations, je choperai tout ce que je voudrai. — (Guy Bedos, « Une voix humaine », dans Bête de scène, Éditions Hors Collection, 2004)
- Les médecins enlevaient les amygdales des enfants délicats de la gorge qui se réveillaient de l’anesthésie à l’éther en hurlant et qu’on forçait à boire du lait bouillant. — (Annie Ernaux, Les Années, Gallimard, 2008, collection Folio, page 26.)
- (Anatomie) (Par extension) Structure paritaire située au cœur du cortex cérébral, ayant également une forme d’amande et jouant un rôle déterminant dans de nombreuses émotions, en particulier la peur.
- Les bases neuro-biologiques de la motivation impliquent le système dopaminergique avec ses projections sur le cortex, le noyau accumbens et l’amygdale, et la maladie de Parkinson reste bien sûr un modèle pour étudier l’apathie. — (Salvatore Campanella et Emmanuel Streel, directeurs, Psychopathologie et neurosciences: Questions actuelles de neurosciences cognitives et affectives, De Boeck Supérieur, 2008, p. 247)
- Dans une situation qui provoque de la peur, comme une pandémie, l’amygdale de notre cerveau s’active. Cette petite structure nous prépare à réagir au danger. — (Bouchra Ouatik, « Nous sommes prédisposés à être conspirationnistes », radio-canada.ca, 10 janvier 2021)
- Ce que les chercheurs appellent des « pratiques parentales coercitives » répétées (crier après l’enfant, le secouer, le frapper ou lui serrer le bras) semble notamment interférer avec le développement normal de l’amygdale et du cortex préfrontal. — (La Presse canadienne, « Les pratiques parentales affectent le développement du cerveau des enfants », radio-canada.ca, 22 mars 2021)
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étal
?- Sorte de table sur laquelle les bouchers débitent la viande.
- Viande à l’étal.
- Table où sont exposées les marchandises dans un marché public.
- Des ménagères comméraient devant les vendeurs, dont les bourgerons bleus dominaient l’entassement des poissons nacrés, luisants, sur les étals. — (Paul Adam, Chair molle, 1885)
- À six ans, les jours de marché, je volais à l’étal du poissonnier un hareng, et mon grand jeu était de poursuivre les filles pour frotter leurs jambes nues avec mon poisson. — (Jean-Louis Fournier, Où on va, papa ?, Stock, page 100)
- Ali et moi déambulons sous le tablier du métro aérien qui abrite, entre les étals du marché, les bicraves, les petits trafics du trabendo […] — (Jack-Alain Léger, Tartuffe fait ramadan, Denoël, 2003, page 30)
- il participait du paysage en général, au même titre que la pierre, les arbres, les urinoirs, bordels, pavillons de viandes, étaux de fleuristes et autres. — (Henry Miller, trad. Jean-Claude Lefaure, Max et les phagocytes, Chêne, 1947, page 14)
- (Par analogie)
- 12 octobre 1940 – Les prostituées ne voient pas plus loin que le bout de leur jeunesse. Quelle tristesse d’être encore à l’étal quand on n’est plus très frais ! — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 93)
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cambial
?- Qui a rapport au change.
- La première section s’occupe du droit privé… la seconde du droit commercial, cambial et maritime… — (Journal officiel 7 sept. 1872 page 5896, 1ière colonne)
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épicycloïdale
?- Féminin singulier de épicycloïdal.
- Ces inconvénients indiquent déjà suffisamment que la forme épicycloïdale n’est pas la plus convenable. — (Théodore Olivier, Géométrie Descriptive, Volume 1, 1847, page 264)
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banale
?- Féminin singulier de banal.
- Mais les cystes, les myrtes, les lavandes qui couvrent cette île d’un tapis bleu sombre ne suffiraient pas à désaffadir la chair banale et domestique de nos verrats. — (Mercure de France, 1902, page 374)
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social
?- Relatif à une société, une communauté, une collectivité.
- Au moment des luttes politiques, les électeurs du Léon, encadrés par leurs prêtres, font, grâce à leur discipline, échec aux aspirations sociales des populations citadines. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Chez les possédants, l’agitation sociale réveille une vieille hantise particulièrement vivace chez les bourgeois français : la peur de l'ouvrier. — (Jacques Delpierrié de Bayac, Histoire du Front populaire, Fayard, 1972, page 13)
- (Par extension) (Politique) Qui se préoccupe du fonctionnement de la société et de ses conséquences.
- Les catholiques sociaux […] veulent améliorer le sort des pauvres, non seulement par la charité, mais par une foule d’institutions propres à atténuer les douleurs causées par l'économie capitaliste. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre V, La grève générale politique, 1908, page 226)
- La mondialisation est une créature des gouvernements qui ont décidé de mettre en concurrence leurs propres économies et modèles sociaux. On en connaît désormais le bilan : la création et la fortification d’empires, aux puissances déchaînées, américain et chinois. — (« Arnaud Montebourg : « La mondialisation doit faire l’objet d’un débat démocratique » », le 4 novembre 2020, sur Alternatives économiques (www.alternatives-economiques.fr))
- Caractéristique de la vie en société, par opposition à l'état naturel.
- La solitude ramène en partie l’homme au bonheur naturel, en éloignant de lui le malheur social. — (Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie, 1788)
- Le voleur ne met pas en question dans les livres sophistiques la propriété, l’hérédité, les garanties sociales ; il les supprime net. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, quatrième partie)
- «Gims confond culture et religion : le jour de l’an est une fête profane, plus sociale que culturelle, et qui n’a rien de religieux» — (Coline Renault, «Les muslims, ce ne sont pas nos trucs à nous» : l'Islam interdit-il de fêter le Nouvel An ? Le Figaro, 4 janvier 2022)
- (Écologie) Qui vit en société.
- Guêpe sociale.
- (Botanique) Qualifie une plante qui forme des peuplements denses.
- […] ; pourtant la dominance toute locale du Genêt à balai ou de la Callune ou même de la Fougère Aigle, espèces sociales de « premier plan », confère à la lande une physionomie particulière. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 126)
- Relatif aux sociétés commerciales, industrielles, financières.
- La raison sociale de cette maison.
- Les engagements sociaux.
- Le fonds social.
- Cet associé a la signature sociale de la maison de commerce.
- Capital social, celui qui a été apporté par une ou plusieurs personnes dans une entreprise, dans une société commerciale.
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bacchanale
?- (Par analogie) Représentation d’une danse de bacchantes et de satyres.
- La bacchanale de Poussin reste chaste.
- (Par extension) Danse bruyante et tumultueuse, dans un ballet, dans un grand opéra.
- Le second acte de ce ballet, de cet opéra, est terminé par une bacchanale.
- (Familier) Fête bruyante et débridée, associée à danse, déguisement, excès de boisson ou/et de nourriture, etc.
- Noël a perdu son sens chrétien pour la plupart des gens, c’est une grande bacchanale où le tiroir-caisse règne en roi !
- Les trois qui avaient Gringoire l’amenèrent devant ce tonneau, et toute la bacchanale fit un moment silence. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
- Ce déserteur sans le savoir se mêla naïvement à la grande bacchanale parisienne et fut une célébrité du moment — (Alphonse Daudet, Le Turco de la Commune, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 127)
- Débauche faite avec grand bruit, orgie.
- Ils mangent et boivent, font ripaille, remuent leurs membres, embrassent les filles, sonnent les cloches, s’emplissent de bruit : rudes bacchanales où l’homme se débride, et qui sont la consécration de la vie naturelle : les puritains ne s’y sont pas trompés. — (Hippolyte Taine, Histoire de la littérature anglaise, V.1, 1856, p.255)
- On festoyait joyeusement en mangeant beaucoup et en buvant encore plus, comme si l’on n’allait plus manger de tout l’hiver. Ces festivités étaient nommées « Martinales », et tournaient aux Bacchanales, si bien que les évêques s’en offusquèrent vite. Déjà en 578, un concile réuni à Auxerre condamna les Martinales où l’on buvait sans modération le vin nouveau. — (Christian Montésinos, Éléments de mythologie sacrée aux XIIe et XIIIe siècles en France, Éditions de la Hutte, 2011, page 188)
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dental
?- Qui appartient aux dents.
- Nerfs dentaux.
- (Phonétique) Se dit de consonnes qu’on ne peut pas prononcer sans que la langue touche les dents.
- [d], [t] etc. sont des consonnes dentales.
- Reynolde avait pris l’accent dental de Jean-Gé et appelait le duc – mais l’était-il vraiment ? — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, page 82)
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principale
?- (Éducation) Femme qui, en France, assure la direction d’un collège.
- La principale du collège de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), auteure d’une fiche de recrutement de professeur décrivant les parents d'élève comme "laxistes" (…) — (Le rectorat de Lille s'excuse après une controverse sur des "parents laxistes", Le Monde et AFP, mars 2012)
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dorsal
?- (Anatomie) Qui appartient au dos.
- L’épine dorsale. - La région dorsale. - Les vertèbres dorsales.
- (Par extension) Ce qui occupe le dos, le revers, d’une chose.
- La fièvre aphteuse (cocotte), grave chez les bovidés, peut être transmise à l’espèce humaine. Elle donne lieu alors à une stomatite caractérisée par la fièvre et une éruption de grosses vésicules qui ont pour siège d’élection la face dorsale de la langue. — (Docteur Gaston Variot, Traité d’hygiène infantile, Doin, 1910, page 300)
- Patrick remarqua que ses artères métacarpiennes dorsales étaient bleu ciel sur le dos de ses mains pâles. — (Belinda Bauer, Cadavre 19, traduit de l’anglais par Christine Rimoldy, 10/18, 2015, page 179)
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amical
?- Qui fait preuve d’amitié.
- Un signe amical, un bonsoir de la main répondaient toujours à leur regard et à leur sourire. — (Auguste de Villiers de L'Isle-Adam, Les Demoiselles de Bienfilâtre, dans les Contes cruels, 1883, éd. J. Corti, 1954, vol. 1, p. 6)
- Bob, au passage, le secoua, le fit se lever et, lui administrant sur le crâne une amicale taloche, dit en me l’amenant : […] — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Conseil amical.
- Exhortation amicale.
- Des conseils amicaux.
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navale
?- Féminin singulier de naval.
- Le capitaine de vaisseau Christi-Pallières — plusieurs fois destitué, promu, redestitué et réintégré — fut nommé chef militaire de l’arsenal et le contre-amiral Emeriau fut chargé de commander une nouvelle division navale de deux vaisseaux et une frégate chargée de transporter « secrètement » à Malte… le Grand Maître de l’Ordre. — (Adolphe Auguste Marie Lepotier, Toulon, porte du Levant, 1972)
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comtal
?- Qui se rapporte à un comte.
- Elle est appelée « comtesse par la grâce de Dieu » et appose sa signature en bas des diplômes comtaux. — (Riché, Pierre, Les grandeurs de l'an mille, Bartillat, 1999)
- Monsieur de C. reconnut dès le palier du premier étage la silhouette corpulente et un peu tassée de sa mère, et la manière dont elle serrait contre son ventre, comme si on avait voulu la lui arracher, sa sacoche de cuir noir ornée d'une couronne comtale de fantaisie qui irritait Michel, encore qu'il se laissât parfois mollement donner du comte par les fournisseurs. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 45)
- Il est remarquable que le feudiste Andrea d'Isernia ait tenu à bien préciser qu'une concession féodale par le roi n'implique pas de concession juridictionnelle, […], alors que les concessions de titres ducaux, comtaux ou marquisaux sont des prérogatives juridictionnelles que le roi pouvait ajouter aux concessions de bénéfices. — (Patrick Gilli, Culture politique et culture juridique chez les Angevins de Naples, dans Les princes angevins du XIIIe au XVe siècle: Un destin européen, sous la direction de Noël-Yves Tonnerre & Élisabeth Verry, Presses universitaires de Rennes, 2003-2015, note no 43/p.141)
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colloïdale
?- Féminin singulier de colloïdal.
- D’un papier plié il sortit en effet quelques légers copeaux de bois, auxquels adhérait une substance colloïdale, déjà durcie au contact de l’air. — (Jean Ray, Harry Dickson, Le Temple de fer, 1933)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.