Dictionnaire des rimes
Les rimes en : marron
Que signifie "marron" ?
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- (Botanique) Fruit rond comestible de certaines variétés de châtaigniers, plus gros qu’une châtaigne ordinaire, de couleur brune.
- Chaud là, les marrons, chaud ! — (Ernest Grenet-Dancourt, Monologues comiques et dramatiques, Librairie Ollendorf, 1883, page 157)
- Quoique la châtaigne et le marron soient de la même espèce, on préfère le marron, parce qu’il est plus gros et plus sucré. — (Balthazar Georges Sage, Supplément aux institutions de physique, 1812, page 46 → lire en ligne)
- Sur le trottoir, un type en passe-montagne vendait des marrons chauds. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 152)
- Nous achetions des marrons pour nous chauffer les doigts dans la poche de nos pèlerines. — (Alexandre Vialatte, Fred et Bérénice, Le Rocher, 2007, page 124)
- Devant l’Uniprix t’avais l’hiver un marchand de marrons chauds, qui te les grillait juste devant toi dans une grande bassine en tôle avec des trous partout dans le fond et de la braise en dessous. — (Alain René Poirier, Souvenirs mélangés d’un Parisien malgré lui, 2017, page 178)
- Avec le succès de son entreprise, M. Chestnut décide de se développer et d’acheter le fonds de commerce de son confrère M. Marron, qui vend des marrons chauds au parc Montsouris. — (André Lévy-Lang, L’Argent, la finance et le risque, 2006, page 126)
- Le scientifique appelle marron le fruit du châtaignier qui ne possède qu’une amande sous le tégument coriace et châtaigne celui qui en possède plusieurs séparés par le tan. L’industriel et le commerçant … auraient tendance à élargir la notion de marron à toutes les châtaignes un peu grosses et dodues. Quant au gastronome, … de la purée ou de la crème de marron, … châtaigne blanchie, … on parle de boudins aux châtaignes et de dinde aux marrons ! — (Robert Bourdu, Le châtaignier, 1996, Actes Sud, Le nom de l’arbre, page 21)
- (Par analogie) (Colorimétrie) Brun, couleur du fruit mûr. #a04000 #602000 #402000 Voir la note sur les accords grammaticaux des noms de couleurs employés comme noms ou adjectifs.
- Elle se mit à rire, bougea la tête sur le côté, et le soleil éclaira de biais ses cheveux noirs et ses yeux d’un marron clair, à la limite de l’ambre. — (Françoise Sagan, Un matin pour la vie, et autres musiques de scènes, Éditions Stock, 2011, page 74 → lire en ligne)
- C’était le papier marron qui avait toujours régné chez les miens : « Votre grand-mère adore le marron. » — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 135)
- Le marron est issu du mélange des trois couleurs primaires. Les nuances de marron sont donc infinies selon la proportion de ces trois couleurs, plus le noir et le blanc pour la désaturation. — (Allan Carrasco, Le Grand Livre de la Peinture sur Figurines, 2007, page 46)
- Le choix de la couleur divise la population : le vert ne plaît pas, le marron est jugé fade, le jaune trop voyant et le noir salissant. — (Benigno Cacérès, Le bourg de nos vacances, 1970)
- (Sens figuré) (Populaire) Coup de poing, châtaigne, gnon.
- Il s’était trouvé un cloporte pour le dénoncer, le directeur ne voulait pas d’ennuis et, manque de bol, ça avait déclenché un foin du tonnerre de Zeus vu qu’il lui avait mis un marron dans la gueule, au cloporte, un putain de marron… Les cloportes, c’est tout ce que ça mérite… L’Abbé avait bien fait, considérait Baudelaire. — (Françoise Guyon, Le diable bat sa femme et marie sa fille, 2010, page 32)
- Y m’a filé une beigne,j’y ai filé un marron,m’a filé une châtaigne,j’y ai filé mon blouson. — (Renaud, Laisse béton, 1977)
- — Quand on a reçu un marron, on fait l’mort. — (Léon Frapié, Réalisme, dans Les contes de la maternelle, Éditions Self, 1945, page 131)
- (Botanique) Marron d’Inde, graine non comestible du marronnier d’Inde.
- En 1825, M. Vergnaud-Romagnési, dans ses travaux sur le marron d’Inde, dit que les marrons les plus avantageux rapportent 30 pour 100 de leur poids en belle fécule. — (Adolphe Thibierge et Dr Remilly, De l’amidon du marron d’Inde, ou des fécules amylacées des végétaux non-alimentaires, 1857, pages 101-102)
- Au fond une vingtaine de marronniers lâchaient comme des bombes leurs bogues piquantes sur la tête des enfants. Ceux-ci nous apportaient en cadeau des dizaines de marrons bien lustrés dont nous ne savions que faire. — (José Herbert, L’instituteur impertinent : Récit de vie, 2016)
- Quant au fruit à venir, le marron, c’est un excellent vasoconstricteur, base appréciée de médicaments pour traiter varices et hémorroïdes. — (Bernard Boullard, Plantes et arbres remarquables des rues, squares et jardins de Rouen, 2006 → lire en ligne)
- (Pyrotechnie) Feu d’artifice ou pétard provoquant beaucoup de bruit et un flash lumineux lors de l’explosion, généralement utilisé au cours d’un spectacle.
- Le tir de deux marrons d’air qui ont éclaté à 300 ou 350 mètres de hauteur a fait dans le nuage une large échancrure à travers laquelle apparut le ciel bleu ; deux autres marrons divisèrent le nuage en deux parties, qui prirent la direction des forces composant la résultante suivant laquelle se dirigeait sa masse. — (Congrès international de défense contre la grêle, Troisième Congrès international de défense contre la grêle et Congrès de l'hybridation de la vigne, 1902, tome 1, page 306)
- Peu d’instans après, le marron éclate en donnant une détonation sourde, et le glaçon se trouve brisé en morceaux assez petits pour passer sous les ponts ou dans les canaux d’une usine, sans causer aucun dommage. — (Bulletin des sciences technologiques, 1829, tome 12, page 363 → lire en ligne)
- Jeton servant à contrôler la présence d’une personne à son poste. Notamment en usage dans les mines, les casiers où ils se rangeaient se nommaient marronniers.
- Les marrons sont entre les mains des factionnaires : les rondiers les trouvent en faisant leur ronde et les déposent ensuite dans la boîte à marrons, dont le contenu est vérifié le matin par le capitaine d’armes. — (Robert de Parfouru, Manuel du marin, 1911, page 86)
- Un surveillant de ronde, qui inspectait le dortoir d’en bas du bâtiment-neuf, au moment de mettre son marron dans la boîte à marrons, − c’est le moyen qu’on employait pour s’assurer que les surveillants faisaient exactement leur service ; toutes les heures un marron devait tomber dans toutes les boîtes clouées aux portes des dortoirs. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
- (Désuet) (Boulangerie) Grumeau de farine se formant dans la pâte à pain lors du pétrissage.
- Marron, grumeau dans la pâte mal pétrie. — (Prudence Boissière, Dictionnaire analogique de la langue française, 1862, page 1080)
- La mie est d’un blanc jaunâtre, spongieuse, parsemée de cellules inégales, se relève quand on l’a pressée et ne doit pas contenir de marrons de farine qui indiquerait une mauvaise manutention. — (Eugène Thomas, Notions élémentaires et pratiques d’hygiène militaire, 1861, page 61. → lire en ligne)
- (Désuet) (Technique) Peloton coagulé dans une table de plomb mal fondue.
- MARRON […] Sorte de grumeau qui reste dans le plomb mal fondu. — (Pierre Larrouse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, 1873, tome 10, page 1247)
- MARRONS. Les plombiers appellent ainsi le plomb de leurs tables coagulé et ramassé en pelotons. — (L.-T. Pernot, Dictionnaire du constructeur, 1829, page 182. → lire en ligne)
- (Désuet) (Technique) Noyau non calciné d’une pierre passée au four à chaux.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Désuet) (Marbrerie) Partie très dure incluse dans le marbre et nuisant à son polissage.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Maçonnerie) Grumeau dans le plâtre.
- Cette gâchée est pleine de marrons !
- (Coiffure) Grosse boucle de cheveux ronde et nouée avec un ruban.
- Étienne de Jouy, le célèbre librettiste d’opéra, s’étonne en arrivant chez un ami pour dîner d’y trouver le père de celui-ci en habit de droguet à fleurs avec une perruque à marrons, son ami vêtu d’un habit français, sa femme en grande robe à la Médicis, tenant sur son bras un châle indien ; sa fille est vêtue à la grecque, son fils aîné à l’anglaise et les petits en mameluks. — (Patrick Barbier, À l’Opéra au temps de Balzac et Rossini, 2003 → lire en ligne)
- Le costume des juges peut paraître grotesque à un étranger : non que leur robe rouge doublée de satin blanc et leur rochet d’hermine n’aient de l’éclat et de la dignité ; mais ils sont affublés d’une perruque à marrons et à petite queue retroussée en plusieurs nœuds, poudrée plus ou moins également, et jetée au hasard de travers sur leurs cheveux, qu’elle ne cache pas en entier et qui déborde de toutes parts. — (Basile-Joseph Ducos, Itinéraire et souvenirs d’Angleterre et d’Écosse, 1834, page 34)
- (Désuet) (Ichtyologie) Petit poisson méditerranéen de la famille des pomacentridés, aplati latéralement (Chromis chromis)[22].
- Le Marron, ſelon Willughby, eſt un petit poiſſon qui n’a qu’environ quatre pouces de longueur, ſur une épaiſſeur aſſez conſidérable. — (Encyclopédie méthodique, Histoire naturelle, 1787, tome 3, page 247 → lire en ligne)
- Le Marron, selon Willughby, est un petit poisson qui n’a qu’environ quatre pouces de longueur, sur une épaisseur assez considérable.
- […] l’on a appelé Marron une espèce de poisson du genre Spare. — (Dictionnaire pittoresque d’histoire naturelle et des phénomènes de la nature, volume 5, 1837, page 56 → lire en ligne)
- (Cinéma) Copie intermédiaire d’un film en noir et blanc, obtenu à partir d’un négatif, et permettant de travailler sur une copie sans abîmer l’original.
- La première étape de la restauration a donc consisté à tirer un nouveau marron image à partir du négatif original et de rajouter les éléments manquants grâce à ce safety. — (Béatrice Valbin-Constant, Camille Blot-Wellens, Restauration du film « Donne-moi tes yeux » de Sacha Guitry, 3 décembre 2007, www.cinematheque.fr)
- Un interpositif, appelé aussi « marron » dans le cas des films en noir et blanc, est ensuite établi et prend en compte les nouvelles corrections d’étalonnage. — (Éric Le Roy, Cinémathèques et archives du film, Armand Colin, 2013, page 55 → lire en ligne)
- (Désuet) Lettres et chiffres découpés en à jour dans une feuille de métal, destiné à être utilisé en tant que pochoir.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Argot) Bagarre, baston, rixe.
- Prens toutes tes Baioffes [armes à feu], car il pourra bien y avoir du marron. — (Louis Ansiaume, Glossaire argotique des mots employés au bagne de Brest, 1821)
- (Argot) Testicule, couille.
- À ce moment précis, j’ai dû vraiment agacer les abeilles car, à peine avais-je grimpé un iota de plus que BEEUUINZZZ BZZZZZ, toute une brigade ou compagnie m’attaqua, et vas-y que je te pique de la tête aux pieds, partout, semblait-il, avec un acharnement particulier sur mes fesses, ma saucisse beige et mes deux marrons couleur foncée ! — (Saer Maty Ba, Le serment du maître ignorant, 2020)
- (Cameroun) Beignet à base de farine de manioc ou de maïs.
- Kanga, achète-moi des marrons !
- Dans le calendrier républicain, nom du 29e jour du mois de fructidor[23].
- Dans le calendrier républicain c’était le 29e jour dans le mois de fructidor, le jour du marron. — (Jean Mayet, 365 jours ou Les Éphémérides allant du xvie au xxe siècle, 2013, page 500 → lire en ligne)
- (Désuet) (Argot poilu) Balle d’arme à feu.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Mots qui riment avec "on"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "marron".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : on , ons , ont , onts , ond , onds , omb , ombs , noms et nom .
-
affalons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe affaler.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe affaler.
-
explication
?- Discours par lequel on cherche à faire comprendre un texte, une idée ou une œuvre en ajoutant des renseignements supplémentaires ou en en exposant les détails ou les motifs.
- Cela demande explication.
- L’explication d’une scène, d’un tableau, d’un panorama.
- Cet article n’est pas clair, il peut souffrir/recevoir deux explications différentes.
- La leçon de droit débute par la dictée des cahiers du professeur, et se poursuit par une explication, voire des interrogations. Cette procédure didactique n'est pas sans rappeler l'enseignement du droit tel qu'il se développe depuis le Moyen Âge. — (Nader Hakim, L'autorité de la doctrine civiliste française au XIXe siècle, éditions L.G.D.J., 2002, page 177)
- En vain donc ces dangereux interprètes nous crient que le gros des Pères n'a jamais examiné critiquement, le vrai ou le faux des explications littérales de la Bible ; […]. — (Père Ignace de Laubrussel, Traité des Abus de la Critique en Matière de Religion, Paris : Grégoire du Puis, 1711, volume 2, page 135)
- À la fin des trois confinements, on avait 60 millions d’épidémiologistes tellement nous étions abreuvés d’explications. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 2 septembre 2022, page 6)
- Ce qui aide à trouver la cause, le motif d’une chose difficile à concevoir.
- Cela me donne l’explication d’un fait dont je n’avais pu encore me rendre compte.
- Informations peu satisfaisantes données pour justifier un acte, un comportement ou une situation; faux-fuyant.
- C'est une gang d'hypocrites ! Menteurs un jour, menteurs toujours ! Ils changeront jamais. Tout le temps des cachettes, des belles explications pour se justifier, du blabla, du blabla… pas autre chose que du blabla. — (Robert Maltais, Le Curé du Mile End, Québec Amérique, 2009, page 251)
- Ce par quoi l'on prouve ou démontre.
- Enfin ne craignons pas de substituer à la science cabalistique ancienne, l’explication du monde par l’observation des phénomènes de la nature. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Simple traduction ou interprétation orale d’un auteur.
- Le professeur nous fait faire des explications de Virgile, de Tacite.
- Cet élève s’est fort bien tiré de son explication.
-
abloquons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe abloquer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe abloquer.
-
destruction
?- Action de détruire, au propre et au figuré.
- Par contre, en solution à 1 p. 100, l’arsénite de soude exerce des actions énergiques comme herbicide, herbifuge et insecticide. A la dose de 1/2 p. 100, il a été utilisé pour la destruction des criquets. — (Jardins de France, p. 165, Société nationale de France, 1917)
- On la dévasta, comme, au siècle précédent, on avait bombardé d’immenses agglomérations barbares, et parce qu’elle était à la fois trop forte pour être occupée par le vainqueur et trop indisciplinée, trop orgueilleuse pour se rendre dans le but d’échapper à la destruction. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 242 de l’édition de 1921)
- D’une manière générale, les femmes ménopausées sont les premières cibles de l’ostéoporose, en raison de la fin de la sécrétion osseuse, en raison de la fin de la sécrétion des œstrogènes, hormones qui empêchent la destruction osseuse par leur action frénatrice sur les ostéoclastes (ces cellules des os dont le rôle est à la fois de détruire l’os ancien et de le renouveler). — (France Mutuelle Magazine, n° 174, octobre-novembre-décembre 2022, page 22)
- Ces lettres furent recueillies, Dieu sait comment, après la destruction quasi totale de Cologne par bombardements aériens […]. — (Georges Blond, L'Agonie de l'Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, p.19)
- D'après l'Insee, le chômage devrait continuer à progresser et atteindre 11% d'ici l'été, avec 75000 destructions supplémentaires d'emplois marchands. — (Christophe Alix, La croissance en berne, dans Libération (journal) du 22 mars 2013, p.16)
- Ce qui subsiste des objets après leur destruction partielle ou totale, par opposition à construction. (généralement employé au pluriel)
- Les réfugiés tentent de s’installer au milieu de ces destructions qu’ils aménagent avec leur maigres moyens.
- Dans ce paysage de désolation, on ne voyait plus que les destructions toutes de gravas et de poussière grise.
-
marron
?- Fruit rond comestible de certains châtaigniers, plus gros qu’une châtaigne ordinaire, de couleur brune.
- Chaud là, les marrons, chaud ! — (Ernest Grenet-Dancourt, Monologues comiques et dramatiques, Librairie Ollendorf, 1883, page 157)
- Quoique la châtaigne et le marron soient de la même espèce, on préfère le marron, parce qu’il est plus gros et plus sucré. — (Balthazar Georges Sage, Supplément aux institutions de physique, 1812, page 46 → lire en ligne)
- Sur le trottoir, un type en passe-montagne vendait des marrons chauds. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 152)
- Nous achetions des marrons pour nous chauffer les doigts dans la poche de nos pèlerines. — (Alexandre Vialatte, Fred et Bérénice, Le Rocher, 2007, page 124)
- Devant l’Uniprix t’avais l’hiver un marchand de marrons chauds, qui te les grillait juste devant toi dans une grande bassine en tôle avec des trous partout dans le fond et de la braise en dessous. — (Alain René Poirier, Souvenirs mélangés d’un Parisien malgré lui, 2017, page 178)
- Avec le succès de son entreprise, M. Chestnut décide de se développer et d’acheter le fonds de commerce de son confrère M. Marron, qui vend des marrons chauds au parc Montsouris. — (André Lévy-Lang, L’Argent, la finance et le risque, 2006, page 126)
- Le scientifique appelle marron le fruit du châtaignier qui ne possède qu’une amande sous le tégument coriace et châtaigne celui qui en possède plusieurs séparés par le tan. L’industriel et le commerçant … auraient tendance à élargir la notion de marron à toutes les châtaignes un peu grosses et dodues. Quant au gastronome, … de la purée ou de la crème de marron, … châtaigne blanchie, … on parle de boudins aux châtaignes et de dinde aux marrons ! — (Robert Bourdu, Le châtaignier, 1996, Actes Sud, Le nom de l’arbre, page 21)
- (Par analogie) Brun, couleur du fruit mûr. #a04000 #602000 #402000 Voir la note sur les accords grammaticaux des noms de couleurs employés comme noms ou adjectifs.
- C’était le papier marron qui avait toujours régné chez les miens : « Votre grand-mère adore le marron. » — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 135)
- Le marron est issu du mélange des trois couleurs primaires. Les nuances de marron sont donc infinies selon la proportion de ces trois couleurs, plus le noir et le blanc pour la désaturation. — (Allan Carrasco, Le Grand Livre de la Peinture sur Figurines, 2007, page 46)
- Le choix de la couleur divise la population : le vert ne plaît pas, le marron est jugé fade, le jaune trop voyant et le noir salissant. — (Benigno Cacérès, Le bourg de nos vacances, 1970)
- Malartic et Lampourde, dont l’attention était éveillée, aperçurent un homme de moyenne taille, mais singulièrement alerte et vigoureux, hâlé de visage comme un More d’Espagne, les cheveux noués d’un mouchoir, vêtu d’un caban de couleur marron qui en s’entr’ouvrant permettait de voir un justaucorps de buffle et des chausses brunes ornées sur la couture d’un rang de boutons de cuivre en forme de grelots. — (Théophile Gautier, Le Capitaine Fracasse, 1863, pages 111-112)
- (Sens figuré) (Populaire) Coup de poing, châtaigne, gnon.
- Il s’était trouvé un cloporte pour le dénoncer, le directeur ne voulait pas d’ennuis et, manque de bol, ça avait déclenché un foin du tonnerre de Zeus vu qu’il lui avait mis un marron dans la gueule, au cloporte, un putain de marron… Les cloportes, c’est tout ce que ça mérite… L’Abbé avait bien fait, considérait Baudelaire. — (Françoise Guyon, Le diable bat sa femme et marie sa fille, 2010, page 32)
- Y m’a filé une beigne,j’y ai filé un marron,m’a filé une châtaigne,j’y ai filé mon blouson. — (Renaud, Laisse béton, 1977)
- — Quand on a reçu un marron, on fait l’mort. — (Léon Frapié, Réalisme, dans Les contes de la maternelle, Éditions Self, 1945, page 131)
- (Botanique) Marron d’Inde, graine non comestible du marronnier d’Inde.
- En 1825 , M. Vergnaud-Romagnési, dans ses travaux sur le marron d’Inde, dit que les marrons les plus avantageux rapportent 30 pour 100 de leur poids en belle fécule. — (Adolphe Thibierge et Dr Remilly, De l’amidon du marron d’Inde, ou des fécules amylacées des végétaux non-alimentaires, 1857, pages 101-102)
- Au fond une vingtaine de marronniers lâchaient comme des bombes leurs bogues piquantes sur la tête des enfants. Ceux-ci nous apportaient en cadeau des dizaines de marrons bien lustrés dont nous ne savions que faire. — (José Herbert, L’instituteur impertinent : Récit de vie, 2016)
- Quant au fruit à venir, le marron, c’est un excellent vasoconstricteur, base appréciée de médicaments pour traiter varices et hémorroïdes. — (Bernard Boullard, Plantes et arbres remarquables des rues, squares et jardins de Rouen, 2006 → lire en ligne)
- (Pyrotechnie) Pétard dont la détonation évoque l’éclatement d’une châtaigne sur le feu.
- Le tir de deux marrons d’air qui ont éclaté à 300 ou 350 mètres de hauteur a fait dans le nuage une large échancrure à travers laquelle apparut le ciel bleu ; deux autres marrons divisèrent le nuage en deux parties, qui prirent la direction des forces composant la résultante suivant laquelle se dirigeait sa masse. — (Congrès international de défense contre la grêle, Troisième Congrès international de défense contre la grêle et Congrès de l'hybridation de la vigne, 1902, tome 1, page 306)
- Peu d’instans après, le marron éclate en donnant une détonation sourde, et le glaçon se trouve brisé en morceaux assez petits pour passer sous les ponts ou dans les canaux d’une usine, sans causer aucun dommage. — (Bulletin des sciences technologiques, 1829, tome 12, page 363 → lire en ligne)
- Jeton servant à contrôler la présence d’une personne à son poste. Notamment en usage dans les mines, les casiers où ils se rangeaient se nommaient marronniers.
- Les marrons sont entre les mains des factionnaires : les rondiers les trouvent en faisant leur ronde et les déposent ensuite dans la boîte à marrons, dont le contenu est vérifié le matin par le capitaine d’armes. — (Robert de Parfouru, Manuel du marin, 1911, page 86)
- Un surveillant de ronde, qui inspectait le dortoir d’en bas du bâtiment-neuf, au moment de mettre son marron dans la boîte à marrons, − c’est le moyen qu’on employait pour s’assurer que les surveillants faisaient exactement leur service ; toutes les heures un marron devait tomber dans toutes les boîtes clouées aux portes des dortoirs. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
- (Populaire) Tête.
- Il a reçu un coup sur le marron.
- (Technique) Grumeau de farine se formant dans la pâte à pain lors du pétrissage.
- Marron, grumeau dans la pâte mal pétrie. — (Prudence Boissière, Dictionnaire analogique de la langue française, 1862, page 1080)
- (Technique) Peloton coagulé dans une table de plomb mal fondue.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- MARRON […] Sorte de grumeau qui reste dans le plomb mal fondu. — (Pierre Larrouse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, 1873, tome 10, page 1247)
- (Technique) Noyau non calciné d’une pierre passée au four à chaux.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Marbrerie) Partie très dure incluse dans le marbre et nuisant à son polissage.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Plâtrerie) Grumeau dans le plâtre.
- Cette gâchée est pleine de marrons !
- (Coiffure) Grosse boucle de cheveux ronde et nouée avec un ruban.
- Étienne de Jouy, le célèbre librettiste d’opéra, s’étonne en arrivant chez un ami pour dîner d’y trouver le père de celui-ci en habit de droguet à fleurs avec une perruque à marrons, son ami vêtu d’un habit français, sa femme en grande robe à la Médicis, tenant sur son bras un châle indien ; sa fille est vêtue à la grecque, son fils aîné à l’anglaise et les petits en mameluks. — (Patrick Barbier, À l’Opéra au temps de Balzac et Rossini, 2003 → lire en ligne)
- Le costume des juges peut paraître grotesque à un étranger : non que leur robe rouge doublée de satin blanc et leur rochet d’hermine n’aient de l’éclat et de la dignité ; mais ils sont affublés d’une perruque à marrons et à petite queue retroussée en plusieurs nœuds, poudrée plus ou moins également, et jetée au hasard de travers sur leurs cheveux, qu’elle ne cache pas en entier et qui déborde de toutes parts. — (Basile-Joseph Ducos, Itinéraire et souvenirs d’Angleterre et d’Écosse, 1834, page 34)
- (Ichtyologie) Petit poisson méditerranéen de la famille des pomacentridés, aplati latéralement (Chromis chromis)[17].
- Le Marron, ſelon Willughby, eſt un petit poiſſon qui n’a qu’environ quatre pouces de longueur, ſur une épaiſſeur aſſez conſidérable. — (Encyclopédie méthodique, Histoire naturelle, 1787, tome 3, page 247 → lire en ligne)
- Le marron a la chair fade et pleine d’arêtes.
- (Cinéma) Copie intermédiaire d’un film permettant de travailler sur une copie sans abîmer l’original.
- La première étape de la restauration a donc consisté à tirer un nouveau marron image à partir du négatif original et de rajouter les éléments manquants grâce à ce safety. — (Béatrice Valbin-Constant, Camille Blot-Wellens, Restauration du film « Donne-moi tes yeux » de Sacha Guitry, 3 décembre 2007, www.cinematheque.fr)
- Lettres et chiffres découpés en à jour dans une feuille de métal, destiné à être utilisé en tant que pochoir.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Désuet) (Alpes) (Lanslebourg-Mont-Cenis) Porteur savoyard dans les Alpes, guide de montagne, en particulier en Maurienne au Mont-Cenis.
- Du Passeur au Guide. Alors, et alors seulement, les marrons de Novalaise prennent une autre figure, à l’image de la montagne. On voit ses marrons l’aider, lui expliquer ce qu’on trouve en montagne […]. — (Renaud de Bellefon, Histoire des Guides de Montagne : Alpes et Pyrénées, 1760-1980, 2003, page 123)
- Apparut alors, disent les textes, quoddam genus hominum qui « marrones » vocantur (une sorte d’homme qu’on appelait marrons). On relève marones, marronai, marronnes, marucci, mazanes, et, en Val d’Aoste plus particulièrement, celle de marronniers. Leur clientèle était faite de grands personnages : diplomates, ambassadeurs, parfois de papes, d’ecclésiastiques […]. — (Nicolas Giudici, La philosophie du Mont-blanc, 2003, Literary Collections)
- On les appelle ordinairement Marrons. Ils sont divisés en plusieurs bandes et ont des petites chaises qu’ils portent tousjours à la main Quand la neige ni y est pas assez forte ni assez gelée, ils portent sur ces chaises les voyageurs, mais quand le froid a rendu la neige bien dur, et ils accommodent leurs chaises de façon, qu’ils ne portent a plus les voyageurs, mais les font glisser sur la neige avec tant de vitesse, particulièrement à la descente du Mont-Cenis, qu’à peine les peut on suivre des yeux. — (Guido Bentivoglio, 1713, Mémoires du Cardinal Bentivoglio, page 39)
- (Argot) Bagarre, baston, rixe.
- Prens toutes tes Baioffes [armes à feu], car il pourra bien y avoir du marron. — (Louis Ansiaume, Glossaire argotique des mots employés au bagne de Brest, 1821)
- (Argot) Testicule.
- À ce moment précis, j’ai dû vraiment agacer les abeilles car, à peine avais-je grimpé un iota de plus que BEEUUINZZZ BZZZZZ, toute une brigade ou compagnie m’attaqua, et vas-y que je te pique de la tête aux pieds, partout, semblait-il, avec un acharnement particulier sur mes fesses, ma saucisse beige et mes deux marrons couleur foncée ! — (Saer Maty Ba, Le serment du maître ignorant, 2020)
- (Cameroun) Beignet à base de farine de manioc ou de maïs.
- Kanga, achète-moi des marrons !
- Dans le calendrier républicain, nom du 29e jour du mois de fructidor[18].
- Dans le calendrier républicain c’était le 29e jour dans le mois de fructidor, le jour du marron. — (Jean Mayet, 365 jours ou Les Éphémérides allant du XVIe au XXe siècle, 2013, page 500 → lire en ligne)
-
disposition
?- Action de disposer ou résultat de cette action.
- Ce n'est pas parce qu'une matière a telle ou telle disposition qu'elle est unie à telle forme ; c'est l'inverse qui est vrai : pour que la forme soit telle, il importe que la matière soit optimalement disposée. — (François-Xavier Putallaz, Le sens de la réflexion chez Thomas d'Aquin, J. Vrin, 1991, page 67)
- II est établi dans la Commune un emplacement particulier, affecté spécialement à l’abattis des porcs , et mis à la disposition du public pour cet usage , en se conformant aux Règlemens y relatifs. — (Règlement de police de la Commune de Morges, art 178, Lausanne, Samuel Delisle, 1839, page 56)
- Tandis que nous nous entretenions amicalement avec ces bonnes gens, j’observais l’heureuse disposition du dressoir, de l’évier, des tablettes, où étaient rangés les pots et les assiettes. — (Goethe, Campagne de France, 1822 ; traduction française de Jacques Porchat, Paris : Hachette, 1889, page 93)
- La disposition à engrenages planétaires comporte un pignon central monté directement sur l'arbre du moteur, un équipage de satellites et une couronne fixe dans laquelle les satellites engrènent en tournant sur eux-mêmes. — (La Technique moderne, H. Dunod & E. Pinat, 1936, vol.28, page 481)
- Manière dont une chose est disposée.
- Le chénopode, appelé vulgairement patte d'oie ou ansérine, doit ce nom à la disposition de ses feuilles ; l’ambrosie en est une espèce. — (Eugène Cortambert, Physiographie. Description générale de la nature, pour servir d'introduction aux sciences géographiques, Paris : chez Ch. Piquet & chez Veuve Kilian, 1836, p.354)
- À la suite de la tour nº 11 est la tour nº 40, dite de Cahusac, qui présente une disposition curieuse. Le chemin de ronde tourne à l’entour, et est couvert par un portique ; […]. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Le massif dioritique de Lesterps, que la route de Bussière-Boffy recoupe transversalement sur 3 kilomètres, est en disposition synclinale : les gneiss plongent sous la diorite aussi bien à l'Ouest, près de Lesterps, que sur la bordure est. — (Maurice Chenevoy, Contribution à l'étude des schistes cristallins de la partie nord-ouest du Massif Central français, Imprimerie Nationale, 1958, page 25)
- (Absolument) (Rhétorique) Arrangement des parties dont un discours est composé.
- La rhétorique a trois parties : l’invention, la disposition et l’élocution.
- Tendance, acheminement à quelque chose de plus ou moins prochain, à une modification ou altération.
- La taille de cet enfant accuse une disposition à se déformer.
- On appelle diathèse en médecine la disposition du corps à contracter telle ou telle maladie.
- (En particulier) État bon ou mauvais du tempérament ou de la santé.
- Le climat influe beaucoup sur la disposition habituelle du corps.
- Être en bonne disposition ; être en mauvaise disposition.
- (Surtout au pluriel) Inclination ; aptitude.
- Je fis des progrès étonnants dans mes études. […]. Enchanté des dispositions que je montrois , mon protecteur voulut que je prisse le petit collet, & promit de me faire avoir au premier jour un bénéfice. — (Pierre-Jean-Baptiste Nougaret, « Histoire du Chevalier d'Industrie », dans Les Milles et une Folies, tome 7, Londres : aux dépens de la Compagnie, 1785, page 3)
- Cependant, en constatant quelques malheureuses dispositions de celui qu'elle ne nomme jamais, elle n'en dit pas de mal un instant. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
- La disposition religieuse est la chose au monde la mieux partagée. L’être humain a peur de la solitide et, si personne ne lui parle depuis l’au-delà, c’est la panique. — (Peter Sloterdijk, « La religion ? De la poésie ! », entretien dans Le Point n° 2533, 4 mars 2021, page 92)
- Naturellement on n’a que trop de disposition au mal.
- (Absolument) (En bonne part) — Cet enfant a des dispositions, beaucoup de dispositions, de grandes dispositions.
- Action de régler quelque chose, d’en disposer ou résultat de cette action.
- Il a laissé la disposition de ses affaires à un tel. - Il en a fait une sage disposition.
- Par une disposition particulière de la Providence.
- (Droit) (Souvent au pluriel) Action de disposer de son bien, ainsi que de tout acte par lequel on en dispose.
- (Acte notarié). La preuve testimoniale n'est pas admissible contre les énonciations d'un acte notarié relatives à sa substance , aux dispositions qu'il contient, aux formes et solennités qu'il constate avoir été observées. — (« Les codes annotés de Sirey », édition entièrement refondue par P. Gilbert, tome 1 : Code Civil, Paris : chez De Cosse & N. Delamotte, 1847, page 613)
- il résulte de l’article L. 121-16-1, III, devenu L. 221-3 du code de la consommation, que le professionnel employant cinq salariés au plus, qui souscrit, hors établissement, un contrat dont l’objet n’entre pas dans le champ de son activité principale, bénéficie des dispositions protectrices du consommateur[1]
- Par la disposition qu’il a faite de son bien, ou, simplement, Par la disposition de son bien.
- (Droit) Chacun des points que règle ou que décide une loi, une ordonnance, un arrêté, un jugement, un arrêt, etc.
- Le gouvernement local est paralysé, le DUP étant opposé aux dispositions douanières post-Brexit négociées entre Londres et Bruxelles. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 14 septembre 2022, page 4)
- L'usage d'un téléphone tenu en main par le conducteur d'un véhicule en circulation est interdit.Est également interdit le port à l'oreille, par le conducteur d'un véhicule en circulation, de tout dispositif susceptible d'émettre du son, à l'exception des appareils électroniques correcteurs de surdité.Les dispositions du deuxième alinéa ne sont pas applicables aux conducteurs des véhicules d'intérêt général prioritaire prévus à l'article R. 311-1 […]. — (Article R412-6-1 du Code de la route, version en vigueur au 28 juin 2015 → lire en ligne)
- (Jamais au pluriel) Pouvoir, faculté de disposer de quelqu’un ou de quelque chose.
- L’envie de s’encanailler sexuellement auprès d'un « wesh wesh » de banlieue était passée pour la pulpeuse Marjorie qui s'orientait davantage vers une vie de « Marie-Chantal » à la disposition d'une moitié politicienne. — (Marek Corbel, Il était une fois 1945, Marseille : IS Édition, 2013, règle n°1)
- Ce ministre a la disposition de beaucoup d’emplois, de sommes considérables.
- (Au pluriel) Préparatifs.
- Prendre ses dispositions pour partir.
- Prendre toutes les dispositions nécessaires.
- (Au pluriel) Sentiments où l’on est à l’égard de quelqu’un ou de quelque chose.
- C’est un homme qui a de très bonnes dispositions pour vous.
- Je l’ai laissé dans les meilleures dispositions à votre égard.
- Je veux d’abord m’assurer de leurs dispositions. - Sonder les dispositions de quelqu’un.
-
adjoignissions
?- Première personne du pluriel de l’imparfait du subjonctif du verbe adjoindre.
-
abattront
?- Troisième personne du pluriel du futur de abattre.
-
acagnarderions
?- Première personne du pluriel du conditionnel présent du verbe acagnarder.
-
accourons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent de accourir.
- Première personne du pluriel de l’impératif présent de accourir.
-
satisfaction
?- Contentement, plaisir que nous éprouvons quand les choses sont telles que nous pouvons les souhaiter.
- À plusieurs reprises, il s’était frotté joyeusement les mains, ce qui, chez lui, ne pouvait passer pour une satisfaction banale. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Gavinard)
- Et il savait que la satisfaction de ses désirs d’un moment ne méritait point qu’il s’engageât toute sa vie. — (Out-el-Kouloub, « Zaheira », dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Vois-tu, dans le monde entier, question rigolade et satisfaction, il n’y a que Paris qui compte, et dans Paris, Montmartre. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Ce prologue le fatiguait, mais il ne pouvait l’écourter. L’éloquence fait partie de la fonction ; et il en avait trop complaisamment composé les périodes pour se priver de la satisfaction de s’entendre les phraser et de jouir de ces cadences étudiées. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Réponse à un besoin de sorte qu’il ne soit plus nécessaire.
- Satisfaction des besoins naturels.
- Attendu que la société Cometik fait grief à l’arrêt d’anéantir les effets du contrat, de la condamner à rembourser à Mme X... les sommes par elle versées en exécution de celui-ci et de rejeter ses demandes, alors, selon le moyen, que l’objet d’un contrat entre dans le champ de l’activité principale du professionnel lorsqu’il participe à la satisfaction des besoins de l’activité professionnelle ; que la cour d’appel a elle-même retenu que le contrat conclu le 17 juillet 2014 par Mme X... portait « notamment sur la création d’un site Internet dédié à son activité » ; qu’en retenant pourtant que ce contrat n’entre pas dans le champ de l’activité principale du professionnel, la cour d’appel n’a pas tiré les conséquences légales de ses propres constatations et a violé l’article L. 121-16-1, III, du code de la consommation, dans sa rédaction applicable en la cause ;[1]
- Action de satisfaire quelqu’un en réparation de l’offense qu’on lui a faite.
- Il faut que la satisfaction soit proportionnée à l’offense.
- (Religion) Ce qu’on est obligé de faire à l’égard de Dieu, en réparation des péchés qu’on a commis.
- La satisfaction fait partie du sacrement de Pénitence.
-
accourciront
?- Troisième personne du pluriel du futur du verbe accourcir.
-
pression
?- (Physique) Force appliquée à une unité de surface, ou grandeur scalaire, exercée par un fluide sur une surface, perpendiculairement à celle-ci.
- La formation du pétrole par le métamorphisme du sapropel est due à la chaleur et à la pression, et, peut-être, à la pression seule : mais ce phénomène géologique doit encore être étudié. — (Annales des travaux publics de Belgique, éditions Goemaere, 1907, page 168)
- Dans le Point-d’Interrogation, […], nous avons toujours quelque chose à faire. […]. Il y a le manomètre de pression d’huile et de pression d’essence à contrôler. — (Dieudonné Costes et Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- Sous l’influence des courants, des vents, et des variations de température, de formidables pressions se produisent ; le soulèvement et le chevauchement de la glace donnent naissance à des monticules ou « hummocks » qui se présentent en lignes perpendiculaires au sens de pression. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Viennent ensuite les conduites forcées qui mènent l’eau jusqu’aux turbines. Ces impressionnants tuyaux en acier de 1,9 à 2,3 mètres de diamètre peuvent supporter une pression de 28 bars. — (Ludovic Dupin, « La centrale qui a électrifié la Bavière », dans L’Usine nouvelle, no 3 252, 8 septembre 2011, page 8)
- Action de presser.
- On fait quelquefois de la piquette avec le marc définitif qu’on délaye dans un peu d’eau et qu’on soumet à une nouvelle pression. C’est un vin très-faible et qui s’aigrit facilement. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 135)
- Dès le premier jour, les chevilles tuméfiées par la pression du fer se déchirèrent. Une plaie se forma, sanieuse, putride, entourée d’une auréole d’inflammation violente. — (Georges Clemenceau, À l’Île du Diable dans L’Aurore, 9 juillet 1899 - En réunion dans Justice militaire, Stock, 1901, page 247)
- D’une lente pression du pouce le piégeur défonçait le bréchet. L’œil se ternissait, le col mollissait… — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Contrainte morale destinée à convaincre ou faire agir.
- Combault réfutant l’assertion du tribunal, qu’il y avait dans l’Internationale des chefs et des dirigés dit : « Chacun de nous est libre et agit librement ; il n’y a aucune pression de pensée, entre les Internationaux… » — (Louise Michel, La Commune, Paris : P.-V. Stock, 1898, page 23)
- Certains articles sentent la pression, tantôt légère, tantôt brutale. Il y a un mot pour ce genre de littérature.— Je sais : chantage. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 240)
- Les résultats des sondages d’Oristano semblent montrer que le changement dans l’utilisation des deux langues se fait très vite ([…]), tandis que les études détaillées d’Ottava et de Bonorva (Province de Sassari) mettent en évidence que l’italianisation à la campagne est freinée par le manque de mobilité sociale et par la pression normative du réseau sardophone campagnard ([…]). — (Rosita Rinler Shjerve, « Sardaigne », dans Kontaktlinguistik / Contact Linguistics / Linguistique de contact, tome 2, Berlin & New-York : Walter de Gruyter, 1997, page 1379)
- (Par ellipse) Bière servie à la tireuse, sous une pression de gaz.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Par extension) Verre d’une telle bière.
- Servez-moi une pression bien fraiche.
- (Sport) Harcèlement de l’adversaire réduit à la défensive.
- (Basket-ball, Football) Marquage serré de l’adversaire en possession du ballon.
-
proposition
?- Action de proposer, de soumettre à un examen, à une délibération.
- Favrolles prend la parole. Son vide intérieur, son inconscience braillarde se masquent sous l'énergie de ses propositions. — (Léon Trotsky, Le drame du prolétariat français, 1922, annexe à l'édition de 1964 de Littérature et Révolution (les Lettres Nouvelles, éditeur))
- (Spécialement) (Par ellipse) Proposition de loi.
- Chose qui a été proposée.
- La proposition de ce député a été prise en considération.
- Il a retiré sa proposition.
- (En particulier) Chose proposée pour arriver à la conclusion d’une affaire ou à un arrangement.
- Le résultat de cette proposition conciliatrice fut que les deux jeunes gens […] se prirent par le bras, et, ajustant leurs épées, se dirigèrent vers la porte de l’hôtellerie, sur le seuil de laquelle se tenait l’hôte. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Tout ce qu'il entendait autour de lui, les tuyaux refilés d'une oreille à l'autre, les vaines discussions d'intérêts sordides, les propositions abracadabrantes, lui occasionnaient parfois des nausées. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- proposition raisonnable, satisfaisante, absurde, ridicule.
- Faire des propositions à quelqu’un.
- Propositions de paix, d’accommodement, de conciliation.
- Expression d’une idée, affirmation ou la négation de quelque chose.
- […], ils formulèrent la proposition suivant laquelle l’obéissance au souverain, bon ou mauvais, était préférable à la fitna (anarchie, désordre). Ce qui équivalait à la consécration formelle du quiétisme politique de l’islam. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 93)
- proposition universelle, générale, particulière.
- proposition hasardée.
- proposition insoutenable.
- Soutenir une proposition.
- Condamner une proposition.
- Censurer une proposition.
- proposition en matière de foi.
- (Grammaire) Membre de phrase composé essentiellement d’un sujet et d’un verbe et accessoirement d’un complément ou d’un attribut.
- Le terme de proposition remonte aux grammaires logiques où il désignait toute construction minimale porteuse d'un jugement : l'association d'un sujet (ce dont on dit quelque chose) et d'un prédicat (ce que l'on dit du sujet). Ainsi les grammairiens de Port-Royal analysaient la phrase « Dieu invisible a créé le monde visible » en trois propositions : Dieu a créé le monde — Dieu est invisible — Le monde est visible. Progressivement, la notion de proposition s'est confondue avec celle de phrase pour désigner l'unité syntaxique et prédicative combinant un sujet grammatical et un groupe verbal. — (Martin Riegel et alii, Grammaire méthodique du français, 1994)
- Ce La Fontaine qui me prouvait qu’il existe des propositions dont le verbe est au participe : Marché fait, les oiseaux forgent une machine. Ce Corneille qui me fournissait un exemple de propositions principales juxtaposées : J’ai fait ce que j’ai dû, je fais ce que je dois, tandis que Victor Hugo m’offrait un modèle d’indépendantes juxtaposées :Esclave, apporte-moi des roses !Le parfum des roses est doux ! — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 74)
- La syntaxe moderne nous a déjà habitués à considérer la proposition comme un nexus, un noyau, fonctionnant à la manière d'un accordéon dont les éléments sont extensibles ou comprimables à volonté. — (Cahiers de lexicologie, 1961, volume 2, page 48)
- Un cahier de grammaire m’apprend que la proposition indépendante était dite absolue, la principale pouvait s’appeler aussi primordiale alors que la subordonnée se satisfaisait de secondaire. La nomenclature grammaticale a quelque peu évolué depuis, mais à force de nuances, est-elle devenue plus claire ? — (Édouard Bled, Mes écoles, Robert Laffont, 1977, page 128)
- (Logique) Énoncé doué d’une valeur de vérité, généralement le vrai ou le faux.
- Une phrase impérative ou interrogative n’est pas une proposition logique.
-
aérons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe aérer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe aérer.
-
perversion
?- Changement de bien en mal, dépravation, corruption.
- J’ignorais leurs malpropretés morales et physiques, leurs tares, leurs perversions de tout ordre qui les souillaient, quelles abominations pouvaient s’y perpétrer et jusqu’où se dégradaient les sentiments les plus sacrés. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954)
- […] ce « centre de tri » n’était pas seulement un lieu de tortures pour les Algériens, mais une école de perversion pour les jeunes Français. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Pendant une soirée entre célibataires, on rigole un bon coup sur les perversions ou lacunes des hommes qu'on a rencontrés. Certaines rêvent de leur prince charmant. — (Yannick Forgé, Site-moi bien, Éditions Librinova, 2018)
- (Vieilli) Trouble, dérangement.
- Il y a perversion de l’appétit dans le pica, de la vue dans la diplopie.
-
adjugeons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe adjuger.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe adjuger.
-
accentuons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accentuer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accentuer.
-
modération
?- Vertu qui porte à garder une sage mesure en toutes choses.
- Convenons-en, les exemples de bombance qui lui sont ici donnés ne sont pas faits pour lui inspirer des idées de modération. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Ce café, le dimanche, accompagnait parfois la traditionnelle tarte au riz belge que découvre sans modération le commissaire Maigret à Givet… — (Jacques Lambert , « Histoires de frontière avec la Belgique », dans Le Journal du confinement, du mercredi 24 juin 2020, Charleville-Mézières : Éditions Terres Ardennaises)
- Même si les énoncés sont frelatés sur le plan scientifique, leur public associe la modération avec une posture savante. — (Foucart, Stéphane, Stéphane Horel, et Sylvain Laurens. « Introduction », , Les gardiens de la raison. Enquête sur la désinformation scientifique, sous la direction de Foucart Stéphane, Horel Stéphane, Laurens Sylvain. La Découverte, 2020, pp. 9-15.)
- (Vieilli) Retranchement, diminution d’un prix ou d’une taxe.
- La modération d’une contribution.
- On ne lui a fait aucune modération.
- On ne lui accorde aucune modération.
- Adoucissement, mitigation.
- La modération d’une peine, d’une amende.
- Présentation.
- La modération du Journal 8h (Europe 1) par Eva Roque.
- Conduite, direction, guidage, pilotage d'une discussion, d'une réunion, d'une séance, d'un congrès.
- Modération par les utilisateurs. Autre différence majeure : la modération n'est pas verticale mais horizontale. Comme sur Wikipédia, les utilisateurs ont la possibilité d'intervenir directement pour modifier un contenu, un moyen selon lui (Jimmy Wales) d'encourager les comportements vertueux. — (Basile Dekonink et Nicolas Madelaine, Le cofondateur de Wikipédia lance une alternative à Facebook et Twitter, journal Les Échos, 15 novembre 2019)
-
combattrons
?- Première personne du pluriel du futur de combattre.
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front
?- Partie antérieure de quelque chose. → voir de front
- Représentation de quelques parties du cerveau , depuis le côté antérieur, ou le front, jusqu'au côté postérieur. — (Mémoires de l'Académie [royale] de Prusse concernant l'anatomie, la physiologie, la physique, l’histoire naturelle ; la botanique ; la minéralogie, volume 8, Jean Joseph Niel, 1774, page 468)
- (Anatomie) Partie supérieure de la face.
- De l’occiput au front, la tête semble rasée. — (Paul Gervais, Animaux nouveaux ou rares ... dans les parties centrales de l’Amérique du Sud, Bertrand, 1855, page 17)
- (Anthropologie) Partie du visage qui est comprise entre la racine des cheveux et les sourcils. → voir front bas et front haut
- Doués d’une force prodigieuse, les gens employés à ce métier de portefaix mettent sur leur dos, les sacs et les meubles les plus lourds : c’est leur front seul, ceint d’une corde plate, qui soutient tout le poids du fardeau. On les voit ainsi traverser la ville, chargés d’un piano ou d’une armoire à glace. — (Eugène Blairat, Tunis : Impressions de voyages, Paris : Librairie Ch. Delagrave, 1891)
- J’aperçois, dans le décor que la pénombre commence à envahir, le modelé de mon front, l’ovale de mon visage et, sous paupière clignante, mon regard par lequel j’entre en moi comme dans un tombeau. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Ses yeux bruns étaient bordés de noir ou plutôt meurtris ; sa lèvre supérieure était ornée d’un duvet brun qui dessinait une espèce de fumée ; elle avait les lèvres menues, et son front impérieux était rehaussé par une chevelure jadis noire, mais qui tournait au chinchilla. — (Honoré de Balzac, Les Petits Bourgeois, 1844, version écrite par Balzac d’un roman inachevé, repris ensuite par un autre auteur)
- Ses petits cheveux filasse, frisottants, hérissés autour du front, lui donnaient un aspect farouche de méduse domestique tel qu’il fit reculer Théodule et Julot, venant, à la fin de la veillée, prendre des nouvelles de leur ami Le Mousse. — (Louis Pergaud, Le Retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Ses cheveux, étalés en frange sur le front, s’y déroulaient avec une élégance foraine du meilleur aloi. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Je jette les feuilles dans un tiroir et, le front dans les mains, je me prends à rêvasser. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 205)
- Il releva ses lunettes d’acier sur son front totalement chauve et ses yeux papillotèrent […] — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Zoologie) Partie supérieure de la tête.
- Mais ces animaux à grand front manquent d’occiput, et le sommet de leur tête n’a qu’une petite étendue. — (Pline l’Ancien, Histoire des animaux, Lefèvre, 1845, Page 646)
- La surface, la ligne, le point le plus avancé d'une chose qui progresse.
- (Glaciologie) Le point inférieur d'un glacier.
- (Industrie minière) Façade de l'épaisseur d'une partie d'un gisement exploité en un passage, dans une carrière.
- Depuis le milieu de l'année 1984 et pour des raisons de productivité, l’abattage des terrains de découverture de la mine à ciel ouvert de Bellezane est réalisé avec des fronts de 15 m de haut. — (Les techniques, vol. 70, n° 1 à 3, Société de l'industrie minérale, 1988, page 111)
- (Sens figuré) (Psychologie) Partie visible du soi.
- Etre jeune et Noir suffit à faire de nous des suspects, qu’on soit en survêt ou bien habillés. T’as l’impression que c’est collé sur ton front. A force, ça rend fou. — (Camille Bordenet, Le difficile dialogue sur les contrôles policiers : « J’ai vite capté qu’il fallait que j’aie le moins de contact possible avec le bleu-blanc-rouge », Le Monde. Mis en ligne le 26 juin 2020)
- (Poésie) (Soutenu) Expression de l’état intérieur. → voir marcher le front haut et marcher le front levé
- Il marche, le front calme, et le pas affermi. — (Troisième et dernière Encyclopédie théologique, J.P. Migne, 1864, page 1195)
- (Société) (Vieilli) Attitude sociale. → voir avoir le front et effronté
- De quel front osez-vous tenir un semblable langage ? — (Jean Chrysostome, Œuvres complètes, Bordes frères, 1867, page 169)
- Attitude adoptée, marquant la hardiesse, l’impudence.
- De quel front soutenir ce fâcheux entretien ? — (Jean Racine, Britannicus)
- Quoi ! Vous avez le front de trouver cela beau ! — (Molière, Le Misanthrope)
- Partie supérieure de quelque chose.
- Je me servirai donc du mot « cime » ou « front » pour l’opposer à la « base » qui est la partie pointue. — (Amédée de Foras, Le blason, Allier, 1883, page 437)
- (Métaphore) (Littérature) Partie la plus élevée d’un être.
- Chaque pas que fait le temps imprime alors sur les champs qui se dépouillent, ou au front des arbres qui jaunissent, un nouveau signe de caducité plus grave et plus imposant. — (Charles Nodier, Nouvelles, Charpentier, 1850, page 126)
- (Architecture) Sommet d’un bâtiment.
- Ce nouveau passage doit même être prolongé le long du mur au nord de l’hôtel du Préfet de police, jusqu’à une autre galerie transversale qui le réunira sur le front du bâtiment projeté pour les Assises, à la galerie Lamoignon. — (Seine (France). Préfecture, Documents relatifs aux travaux du Palais de justice de Paris, Typographie Charles de Mourgues Frères, 1858, page 181)
- Ligne séparative entre deux choses mouvantes. → voir ligne de front
- Son pied colossal laisse une trace éternelle sur le front mouvant du désert. — (Le littérateur universel, volume 3, 1837, page 370)
- (Météorologie) Ligne évolutive d’une perturbation. → voir front froid, front chaud et front d’orage
- L’arrivée d’un front annonce donc un changement dans le temps. — (Atlas de la météo, Québec Amerique, 2003, page 59)
- (Militaire) Ligne marquant la zone des combats. → voir à front renversé et monter au front
- Fallait être complètement fou, mais quoi, j’étais jeune ! La bêtise de jeunesse, comme on dit. Je me suis dit : « ces ordures-là, je les mène pas en Suisse », et j’obliquais aussi sec sur Provins. Je retournais au front ! Crédié ! Avec mes malades de la poitrine ! Je voulais leur faire goûter l’air de là-bas, à l’air gorgé de poudre ! Ça les amuserait sûrement pas autant que l’air des montagnes suisses mais j’étais trop furieux ! — (Pierre Siniac, L’Unijambiste de la cote 284)
- Cela par esprit de repartie, pour la raison qu'à la mi-février les Allemands, profitant d'une relève sans doute nonchalante, avaient lancé une attaque surprise qui leur avait permis d'avancer sur un front d'un kilomètre et demi au sud de Ripont. Il s'agissait de regagner coûte que coûte le terrain perdu... — (Claude Duneton, Le Monument : roman vrai, Paris : Balland, 2003, nouvelle éd. augmentée, Presses de la Cité, 2014, chapitre 25)
- Loin des réalités du front, les civils se laissaient plus facilement bourrer le crâne, selon l'expression familière aux combattants. À moins qu'ils n'aient adopté, par conformisme, le langage imposé par la société. — (Rémy Cazals, Les mots de 14-18, Presses universitaires du Mirail, 2003, page 21)
- (Politique) Lieu d’expression des idées progressistes. → voir front commun
- Notre front idéologique n’a pas encore fait face aux exigences urgentes de la reconstruction socialiste, entreprise dans le pays. — (Vŭlko Chervenkov, L’éducation marxiste-léniniste et la lutte sur le front idéologique, Direction de la presse, Ministère des affaires étrangères, 1949)
- (Sociologie) Réceptacle des propositions sociétales.
- Si un discours peut être étudié en tant que front de propositions, ces propositions n’ont pas toutes la même efficacité. — (Régine Delamotte-Legrand, Morales langagières, Publications des universités de Rouen et du Havre, 2008, page 172)
- (Histoire) Mouvement populaire qui s’oppose à un ordre établi. Note d’usage : Utilisé essentiellement avec une majuscule. → voir Front populaire et Front de libération
- Grèves des taxis et des minibus, manifestations de rue des militants du Front républicain, turbulence au sein du Rassemblement des républicains. — (Jeune Afrique économie, numéros 272 à 277, 1998, page 110)
- (Société) Domaine sur lequel les discussions sont vives.
- La pression est énorme sur le système de santé alors que l’on compte plus de 1200 hospitalisations. C'est critique sur ce front-là et c'est les soins à tous les malades qui sont en jeu. — (TVA Nouvelles, «Il y aura encore des hausses significatives», dit un microbiologiste, Le Journal de Montréal, 4 janvier 2021)
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cresson
?- (Botanique) (Cuisine) Plante de la famille des Brassicacées dont l’espèce la plus connue pousse dans les eaux vives et se mange ordinairement en salade ou avec du rôti (→ voir cresson de fontaine).
- Mais les antipathies qui résultent d’affinités contrariées ont été fort heureusement notées quand elles se rencontraient en des hommes célèbres. Ainsi Bayle éprouvait des convulsions en entendant jaillir de l’eau. Scaliger pâlissait en voyant du cresson. Érasme avait la fièvre en sentant du poisson. Ces trois antipathies procédaient de substances aquatiques. — (Honoré de Balzac, Louis Lambert, 1832)
- Pour que le cresson pousse, il n’y a point besoin d’un climat spécial : c’est une plante qui s’accommode sans souffrir d’une température même rigoureuse l’hiver. — (Cultivez le cresson de fontaine : la santé du corps, dans Almanach de l’Agriculteur français - 1932, Éditions La Terre nationale, page 28)
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rentrons
?- Première personne du pluriel du présent de l’indicatif de rentrer.
- Première personne du pluriel de l’impératif de rentrer.
- Rentrons sans tarder à la maison, ça mouillasse ! lui lança-t-elle. — (Alain Dubos, Les Tribus du roi, 2011)
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abrogeons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe abroger.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe abroger.
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abstrairons
?- Première personne du pluriel du futur de abstraire.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.