Dictionnaire des rimes
Les rimes en : léonardesque
Que signifie "léonardesque" ?
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- Relatif à Léonard de Vinci, son œuvre, ses disciples.
- Jean Mabuse s'exerça plus encore à conquérir le sfumato et le pastoso léonardesques qu'à connaître les architectures antiques ; tels de ses portraits, sortant d'un fond d'émail sombre, pourraient se confondre avec ceux que peignirent les élèves milanais de Léonard. — (La Peinture en Belgique)
- Ce serait elle aussi qui aurait donné l'idée de ce coiffage, idée dont on a fait ensuite honneur à l'artiste, idée qui consistait en somme à peindre la femme non pas en représentation mais surprise dans l'intime de sa vie de tous les jours. Je lui disais : « Mais dans la femme qui se coiffe, qui s'essuie la figure, qui se chauffe les pieds, quand elle ne croit pas être vue, il y a un tas de mouvements intéressants, des mouvements d'une grâce tout à fait léonardesque. » — (Marcel Proust, Le Temps retrouvé, 1927)
Mots qui riment avec "esque"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "léonardesque".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : esque et esques .
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aristophanesque
- Qui rappelle la manière des satires d'Aristophane, qui a le caractère de ses comédies où règne la fantaisie la plus hardie. (Pour ce qui relève d'Aristophane, on utilise plutôt aristophanien.)
- (1842) [L]a prose française [était] assez forte pour résister au commerce des génies les plus différents, [dont] la plaisanterie aristophanesque de Voltaire[.] (Victor Cousin, « Rapport à l'Académie française [etc.] », 1842)[fr 1]
- (1853) [Il y a dans La philosophie positive de M. Auguste Comte], pour quelqu'un qui voudrait faire des charges au théâtre, dans le goût aristophanesque, sur les théories sociales, des californies de rire[.] (Flaubert, Correspondance, 1853)[fr 2]
- (1856) Ce caractère aristophanesque du Mariage de Figaro [...] (Louis de Loménie, Beaumarchais et son temps, 1856)[fr 3]
- L’ensemble de la nation, hommes et femmes, devant les événements publics, est plus frivole encore que chez nous, où cependant règne une légèreté, une mobilité aristophanesque d’assemblées d’oiseaux. Mais l’Anglais est un oiseau migrateur, au lieu que la majorité des Français est sédentaire, attachée à son arbre intime, à son paysage familier. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, page 498)
- (2006) [Nous sommes] prêts comme aucun temps ne le fut jamais [...] à la raillerie aristophanesque de l'univers. (Friedrich Nietzsche, Par-delà le bien et le mal, trad. 2006 de 1866)[fr 4]
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turlupinesque
- (Rare) (Péjoratif) Qui tient du turlupin, bassement comique.
- Les mois passèrent, et les années ; la fatigue vint, et le dégrisement ; on se frotta les yeux : on avait devant soi ce spectacle turlupinesque : des jockeys de Grand Prix en train de chevaucher des limaces. — (Julien Gracq, La Littérature à l’estomac, 1989, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, ISBN 2-07-011162-8, page 524)
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grotesque
- (Art) Très orné, voire ampoulé, à la manière des fresques romaines découvertes à la Renaissance.
- Dans la grande salle qui précède, il y a des boiseries grotesques représentant des métiers, des masques, des dominos, tout un carnaval en bois. — (Jules Michelet, Journal, 1838, page 269)
- (Par analogie) Bizarre ; extravagant ; invraisemblable.
- Armé d’un chalumeau, le gnome absorbait à même le ruisseau la boisson répandue. C’était grotesque, révoltant. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 56)
- (Par hyperbole) Bouffon, excentrique, burlesque, caricatural, cocasse ou risible.
- Modeste avait surnommé ce grotesque premier clerc le nain mystérieux. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Il a noté avec une ironie sans amertume les gestes gauches de l’ouvrier endimanché, les silhouettes grotesques des petits bourgeois, en réalisant une galerie d’un intérêt sociologique très réel. — (Camille Mauclair, L’Impressionnisme, son histoire, son esthétique, ses maîtres, Libraire de l’Art Ancien et Moderne, 1904, page 169)
- Appuyé à la cheminée, il s’exprime d’un ton grave, tire un papier de sa poche, le consulte. Thérèse n’a plus peur ; elle a envie de rire ; il est grotesque ; c’est un grotesque. — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
- Le nain Ilioucha était parmi eux, hilare, effréné, grotesque, se livrant à un kozatchok endiablé. — (Louis Dumur, Les loups rouges, 1932, page 22)
- Outrancier et de mauvais goût.
- Si vous voulez voir le vrai Karel du Jardin, regardez ces Charlatans italiens, ce Polichinelle, qui passe la tête à travers les toiles de la baraque, et ce Scaramouche faisant la parade et se démanchant [sic : déhanchant] en poses grotesques sur des tréteaux que supportent des barriques, pendant qu’Arlequin au bas de l’estrade chatouille le ventre d’une guitare pour la faire rire. — (Théophile Gautier, Guide de l’amateur au Musée du Louvre, 1872, page 153)
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chevaleresque
- Qui est relatif à la chevalerie, qui en a le caractère.
- Précisons que les règles chevaleresques qui jouaient bel et bien au XIIIe siècle un rôle de contrainte absolue, n’interviennent dans le roman qu’à titre d’obstacle mythique et de figures rituelles de rhétorique. — (Denis de Rougemont, L'amour et l'occident, 1938)
- On les entendait dire : « Grâce pour le royalisme ! il a rendu plus d’un service. Il a rapporté la tradition, le culte, la religion, le respect. Il est fidèle, brave, chevaleresque, aimant, dévoué. […] » — (Victor Hugo, Les Misérables)
- L’urbanité, l’esprit chrétien et un je ne sais quoi d’antique et de chevaleresque qui régnait à sa cour, m’avaient fait désirer de la mieux connaître; […]. — (Arnauld d'Abbadie, Douze ans de séjour dans la Haute-Éthiopie, 1868)
- S’il a des goûts relevés et chevaleresques, il prend une femme qui ne fait pas passer la rue par son lit. — (Paul Lafargue, Sapho, paru dans Le Socialiste, 2 janvier 1886)
- Sire Réginald Front-de-Bœuf, avec ses nobles et chevaleresques alliés et compagnons, n’accepte point de défi de la part d’esclaves, de serfs ou de fugitifs. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- « Kevin contre la GroKo », cela pourrait être le titre d'une épopée enfantine et chevaleresque où un jeune héros finit par terrasser le monstre et réveiller la belle princesse endormie. Mais c'est bien autre chose. — (Thomas Schnee, Kevin contre la GroKo, dans Marianne, n° 1092 du 16 au 22 février 2018, page 44)
- ronesque
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chaplinesque
- Relatif à la vie et l’œuvre de Charlie Chaplin.
- D’emblée, ces derniers considèrent Charlie Chaplin comme un des leurs et son (indissociable) personnage comme l’incarnation de l’homme moderne aux prises avec les transformations du siècle naissant. Dès lors, peintres, sculpteurs, photographes, écrivains interrogent, reprennent, prolongent l’œuvre chaplinesque. — (Véronique Cauhapé, Peintres, sculpteurs, photographes… Comment l’œuvre de Charlie Chaplin a inspiré de nombreux artistes, Le Monde. Mis en ligne le 31 octobre 2019)
- Qui peut être rapproché de l’humour ou de la manière de faire de Charlie Chaplin.
- À titre d’exemple, nous consignons ci-dessous quelques-unes des attestations orales […] qui nous sont tombées sous les oreilles : […] une interprétation chaplinesque, presque charlotesque du mythe de Landru […] — (Jakob Jud, Arnald Steiger, Vox romanica : Annales helvetici explorandis linguis romanicis, Volumes 47-48, 1988)
- Cela dura peu, tourna au mode chaplinesque lorsque frère Grégoire, s’arrachant à l’étreinte enivrante tant chantée par Tino, se rua sur la passerelle. Mirabelle, panique, le religieux dérapa sur la planche et, comme à sa première visite, chut dans le canal. — (René Fallet, Le braconnier de Dieu, 1974, Bibliothèque du temps présent, page 62.)
- […] charlotesque et chaplinesque sont faits sur le surnom (Charlot) et le nom (Chaplin) du représentant-type de l’invention comique […] — (Albert Dauzat, Le Français moderne, Volume 26, 1958)
- cauchemaresque
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tintamarresque
- (Peu usité) Qui est excessivement bruyant, cacophonique.
- Et le cortège s’épand dans la ville, bruyant, tintamarresque, déchirant. — (Henri-Ludovic Jammes, Souvenirs du pays d’Annam, A. Challamel, 1900, page 92)
- Même en quittant les bruyants couloirs, si vous passez dans la cour intérieure du Conservatoire, ce n’est pas une harmonie, mais une véritable cacophonie que vous entendrez : des voix d’hommes et de femmes, ténors, barytons, basses, dominées par un concert tintamarresque de flûtes, de clarinettes, de bassons, de cors, de trompettes, de cornets à pistons ; toute la foire de Montmartre ! — (Maurice Couyba, Les Beaux-Arts et la Nation, Hachette, 1908, page 183)
- (Journalisme) Qui évoque l’univers satirique, la verve burlesque du Tintammarre, journal fondé par Touchatout [Léon-Charles Bienvenu].
- C’est une nature élevée, libre, très-blagueuse et très-tendre… Au fond, c’est une mélancolique tintamarresque… — (Edmond et Jules de Goncourt, Renée Mauperin, Charpentier, 1864, page 40)
- En un mot, guerre pour guerre, le colonel Stoffel aime mieux guerroyer avec l’Allemagne contre la Russie que contre l’Allemagne avec la Russie, et cela par l’unique raison que ce dernier pays est trop fort et trop puissant ! Tout cela parait absolument tintamarresque, et pourtant je défie de trouver dans la brochure du colonel autre chose que ce raisonnement fantaisiste. — (Élie de Cyon, La France et la Russie, La Nouvelle Revue, 1890, page 5)
- Touchatout, cet humouriste un peu dépassé, écrivait, traduisant Horace, en sa prose tintamarresque : « Carpe diem » – À chaque jour sa carpe ! — (Jules Claretie, La Vie à Paris : 1910, G. Charpentier et E. Fasquelle, 1911, page 404)
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tudesque
- (Histoire) Relatif aux anciens Germains.
- L’effet produit par le latin sur la langue celtique, qu’il a transformée en roman et en wallon, s’est aussi fait sentir sur la langue tudesque, dans les pays situés en deçà du Rhin et voisins de la France. — (François-Xavier Masson, Annales ardennaises, ou Histoire des lieux qui forment le département des Ardennes et des contrées voisines, Mézières : imprimerie Lelaurin, 1861, page 568)
- Les Romans appelaient « tudesque » tout ce qui était germanique et les Germains nommaient « welche » tout ce qui était roman.
- (Vieilli) Germanique ; allemand ancien.
- Je tiens à la fois et de l’Allemagne et du midi de la France, j’ai dans la pensée la rêverie tudesque, et dans le sang la vivacité provençale. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Il parlait couramment anglais, mais avec un fort accent tudesque, qu’on remarquait spécialement dans la prononciation des lettres v et b ; il adoucissait ses th jusqu’à faire entendre le son dz très doux, et il articulait le nom supposé de Bert avec un bruit de détonation : Pouteraidge. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 153 de l’édition de 1921)
- (Péjoratif) Par dénigrement, qualifie des expressions, un comportement, des manières grossières.
- C’est un rustre avec des manières tudesques.
- En homme qui ne sait rien faire légèrement, il était bien assis à la table du banquier, mangeait avec ce tudesque appétit si célèbre en Europe, et disait un adieu consciencieux à la cuisine du grand CARÊME. — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
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pittoresque
- (Vieilli) Qui concerne la peinture, qui appartient à la peinture. — Note : On dit plus volontiers aujourd'hui pictural.
- Je finis, sur la fin de cet hiver, le catalogue pittoresque des tableaux de M. de Sommariva, que j'écrivis de ma main et de ma belle écriture, et que j'ornai de culs-de-lampe et de vignettes; […]. — (Félicité de Genlis, Mémoires inédits de madame la comtesse de Genlis, Paris & Londres : Colburn, 1825, vol.7, p.181)
- Par ailleurs, même si l'art pittoresque privilégie les courbes irrégulières, les lignes brisées proches de la désintégration, il demeure fondamentalement un travail de composition, une mise en tableau. — (Marie-Odile Salati, New-York, le désespoir du peintre dans The American Scene, dans la revue Angliphonia/Caliba : n° 25/2009 : The Art of the City/L'Art de la Ville, sous la direction de Philippe Birgy, Presses Universitaires du Mirail, 2010, page 421)
- (Vieilli) Qui est illustré par des gravures. — Note : Dans ce sens, il entrait dans la composition des titres de nombreuses revues illustrées du XIXe siècle.
- Ce qui donnera un charme particulier à la relation , c’est l’atlas pittoresque, dans lequel on a réuni les paysages , les portraits , les représentations de costumes, les objets relatifs aux arts et aux usages des sauvages, […]. Ces dessins vifs et spirituels, […] , portent ce caractère de vérité qu’en désire surtout dans l’atlas pittoresque d’un voyage lointain. — (Voyage autour du monde, etc. par M. Louis de Freycinet, capitaine de vaisseau , etc. - Partie historique; 3 vol. in-4, accompagnés d’un atlas de cent dix planches, dont quarante coloriées, en présentation dans Annales des voyages, de la géographie, de l'histoire et de l'archéologie, publiés par MM. Eyriès, De Larénaudière & Malte-Brun, 2e série, tome 1, Paris Gide fils, 1826, p.279)
- Qui mérite d'être peint, qui est propre à faire de l’effet dans un tableau.
- Les rives de la Moselle sont vraiment pittoresques et réjouissantes au possible ; pour les artistes elles offrent un caractère tout particulier. — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1895)
- Tant bien que mal, on finit par se caser... et pendant qu'il mousine (pleuvote) légèrement... le pittoresque cortège s'ébranle. Hue ! dia ! — (Émile Badel, Dix ans du Souvenir français en Lorraine, Nancy : chez A. Crépin-Leblond, 1907, p. 84)
- La généralité des Américains s’imaginaient la guerre d’après les campagnes limitées, avantageuses et pittoresques, qui avaient eu lieu autrefois. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 211 de l’édition de 1921)
- Original, qui a du caractère, en particulier d'un point de vue visuel, puis, plus largement : étonnant, expressif, propre à faire de l'effet, surtout dans le domaine visuel.
- Un mot vaut une idée dans un pays où l’on est plus séduit par l’étiquette du sac que par le contenu. N’avons-nous pas vu la Librairie exploitant le mot pittoresque, quand la littérature eut tué le mot fantastique. — (Honoré de Balzac, L’Illustre Gaudissart, 1832)
- Ils tiennent à honneur, comme presque tous les bourgeois des villes d’Espagne, de montrer qu’ils ne sont pas pittoresques le moins du monde et de faire preuve de civilisation au moyen de pantalons à sous-pieds. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- Toutes ces vieilles coutumes ajoutent une note pittoresque à la vie de Santa-Cruz; mais elles finiront probablement bientôt par disparaître, emportées par le modernisme niveleur. — (Frédéric Weisgerber, Huit jours à Ténériffe, dans la Revue générale des sciences pures et appliquées, Paris : Doin, 1905, volume 16, page 1039)
- À l’encontre des autres routes d’Europe, celles du Royaume Uni n’avaient jamais été soumises à aucun essai organisé de redressement et d’aplanissement, et c’est à cela sans doute qu’il faut attribuer leur caractère pittoresque. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 47 de l’édition de 1921)
- — Pourquoi ne viendriez-vous pas à Guermantes, ma belle-mère serait folle de joie. Cela passe pour très laid, mais je vous dirai que ce pays ne me déplaît pas, j’ai horreur des pays « pittoresques ». — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 199)
- À Panama tout est pittoresque et imprévu et les traditions espagnoles ont survécu malgré le contact américain. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Est pittoresque tout ce qui est accidenté, […]. — (Roland Barthes, Mythologies)
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giottesque
- (Art) Relatif à Giotto di Bondone.
- Les écoles giottesques désignent les mouvements artistiques locaux que le peintre Giotto di Bondone a suscités au Trecento.
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ingresque
- Qui se rapporte à Ingres, peintre français du XIXe siècle.
- Le siècle passe, entre le regard apaisé que porte Ingres sur le dos placide de la Baigneuse dite «de Valpinçon», forme ingresque de l'harmonie, et le regard scrutateur de Bonnard qui traque, jour après jour, son épouse Marthe dans sa salle de bain. — (Michèle Haddad, La Divine et L'Impure: Le nu au XIXè, 1990)
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gigantesque
- Qui dépasse considérablement la taille ordinaire.
- Isaac […] partit accompagné de deux gigantesques forestiers, qui devaient lui servir à la fois de guides et de protecteurs à travers la forêt. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- C’est une verrière diaprée, une filigrane gigantesque, une parure de fête, aussi ouvragées que celles d’une reine et d’une fiancée. — (Hippolyte Taine, Philosophie de l’art, Germer Baillière, Paris, 1865, page 131)
- À ce tronc si court sont attachés des membres d’une longueur gigantesque : l’enjambée faite est ainsi profitable à une marche fort rapide ; […]. — (Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, Quelques Considérations sur la Girafe, 1827)
- Des azalées, des rhododendrons aux dimensions sénégaliennes donnent une note gaie à ce triste parc où les couleurs éclatantes étonnent, où leur taille gigantesque semble lutter de force avec les vieux remparts toujours solides. — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1895, 1923)
- […] et le porteur de pancarte, qui indiquait les rounds, se mis à promener dans le parterre un gigantesque numéro un. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- (Sens figuré) Qui excède beaucoup les proportions ordinaires.
- Il y a un an, il avait accusé le Maroc, le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) et le mouvement islamiste Rachad, deux organisations classées comme terroristes en Algérie, d’être à l’origine des incendies gigantesques qui ont frappé le pays. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 5)
- En examinant avec soin, en étudiant scrupuleusement, et dans les moindres détails, les ouvrages défensifs de ces temps, on comprend ces récits d’attaques gigantesques que nous sommes trop disposés à taxer d’exagération. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- […], un récif au large, dragon gigantesque, la gueule terrifiante, l’épine dorsale et la longue queue hérissées de pointes, semble en interdire l’accès; […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- D’énormes blocs de corail éblouissants de blancheur sortaient de l’eau et semblaient les débris d’une gigantesque convulsion. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
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hippopotamesque
- (Par plaisanterie) Énorme comme pourrait l'être un hippopotame.
- Je range les quelques journaux féminins, outils de fantasmes, où il y a des femmes minces et même malingres à l'opposé de Sarah qui a un corps hippopotamesque aux mille replis. — (Angeline Solange Bonono, Marie-France l'orpailleuse, L'Harmattan, 2012, page 78)
- L’Antonin ouvrit son hippopotamesque gueule, j'oserais dire son hippopotamesque bouche, et pesta dans son hippopotamesque langage. — (Gilbert Hennevic, Le Papetier des enfers, Éditions Publibook, page 50)
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titanesque
- Digne des Titans ; qui a la taille ou la force d’un titan.
- En ce temps-là, la Terre était peuplée d’espèces titanesques.
- Dans un effort titanesque, il souleva la charrette.
- Ensuite, don Elemirio la conduisit à la cuisine, titanesque et moderne. — (Amélie Nothomb, Barbe bleue, Albin Michel, Paris, 2012, p. 14)
- Démesuré du point de vue intellectuel.
- […], nous passons sous le pont suspendu de Brooklyn et devant Manhattan et ses gratte-ciel, et ma dernière vision de New-York me laisse une impression de ville monstrueuse et titanesque. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- L’Iliade et La Divine comédie font partie des œuvres titanesques que le génie humain a créées.
- Elle est douée d’une intelligence titanesque.
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romanesque
- Qui tient du roman ; qui est merveilleux comme les aventures de roman, ou exalté comme les personnages de roman, comme les sentiments qu’on leur prête. — Note : Cet adjectif souvent utilisé péjorativement pour qualifier des histoires invraisemblables, des aventures extraordinaires, des sentiments excessifs, loin de toute réalité.
- L'histoire de Diana Spencer, pour être romanesque, n'est pas féerique. — (Secrets d'histoire, n° 35, sept.-oct.-nov. 2022, p. 58)
- Maintenant, toutes les jeunes filles, romanesques ou non, peuvent imaginer dans quelle impatience vécut Modeste pendant quelques jours ! — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Mais pour le garder auprès de lui, il déploie sa maîtrise romanesque ultraconvaincante : par sa sobriété remarquable, par son sens souvent hilarant du micro-détail, il offre une belle densité à ses personnages. — (Les inrockuptibles, n° 544 à 552, 2006, page 129)
- Au cours des dernières années, les affaires avaient marché cahin-caha, avec une prédisposition romanesque à l’insécurité, dans une petite échoppe délabrée ouvrant sur la Grand’Rue. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 43 de l’édition de 1921)
- Les heures de la nuit ont un aspect romanesque. Deux heures de l’après-midi est prosaïque, presque vulgaire ; mais deux heures du matin est un aventurier qui s’enfonce dans l’inconnu. Et cet inconnu, c’est trois heures du matin, le pôle nocturne, le continent mystérieux du temps. On en fait le tour ; et si on croit l’avoir traversé jamais, on se trompe, car bientôt quatre heures du matin arrive sans que vous ayez surpris le secret de la nuit. Et le petit jour strie déjà les volets de ses baguettes bleues parallèles. — (Valery Larbaud, Fermina Márquez, 1911, réédition Le Livre de Poche, pages 220-221)
- Sans doute serait-il enfantin de représenter cette machine d'une manière grossièrement romanesque : le ministre de l’Intérieur ne se réunit pas avec son collègue de l’Instruction publique pour déterminer les sujets des thèses de doctorat et des cours de l’année : la pauvreté intellectuelle des gouvernements, leur étroite conscience, leur sottise enfin, enlèvent tout crédit à l’hypothèse d'un complot aussi méthodique. — (Paul Nizan, Les chiens de garde, 1932, page 118)
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dantesque
- Propre à Dante Alighieri, qui imite ou rappelle son œuvre.
- Un style dantesque.
- Grandiose dans l’horreur, terrifiant, en référence à sa description de l’enfer dans la Divine Comédie.
- Un paysage dantesque. Une vision dantesque.
- (Par extension) (Par analogie) D’une très grande horreur.
- … le terrible fait divers qui l’a inspiré: l’échouage de la frégate La Méduse … et l’abandon sur un radeau de 151 passagers qui dériveront pendant treize jours dans des conditions dantesques. — (Sabine Gignoux – Et vogue le radeau de « La Méduse »… - Journal La Croix, page 24, 22 mars 2015)
- Ce coup d’État marque le début d’une succession d’événements tragiques qui plongent le Liberia dans une période dantesque. — (Mikal Hem, Et si je devenais dictateur, traduit du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud, Gaïa, 2017, pages 17-18)
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donjuanesque
- Relatif au caractère de don Juan et à sa légende.
- C'est un des lieux communs de la critique moderne que de nier le caractère donjuanesque du personnage de Casanova. Certes Casanova n'est pas impie, n'est pas un démon, ne provoque ni Dieu ni les hommes. […]. Enfin il se contente de conquêtes faciles. — (Denis de Rougemont, Comme toi-même : Essais sur les Mythes de l'Amour, Albin Michel, 1961, note n°1, p.114)
- En privant le privé de son happy end habituel, en blessant sa virilité donjuanesque qui lui tient lieu de bonne éducation, elle envoie dire à tous les surmâles hollywoodiens de son espèce que les temps sont en train de changer. — (William Bourton, Robert Aldrich: Violence et rédemption, Presses Universitaires de France, 2015)
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sardanapalesque
- Relatif à Assurbanipal.
- Une figure peinte donna-t-elle jamais une idée plus vaste du despote asiatique que ce Sardanapale à la barbe noire et tressée, qui meurt sur son bûcher, drapé dans ses mousselines, avec une attitude de femme ? Et tout ce harem de beautés si éclatantes, qui pourrait le peindre aujourd’hui avec ce feu, avec cette fraîcheur, avec cet enthousiasme poétique ? Et tout ce luxe sardanapalesque qui scintille dans l’ameublement, dans le vêtement, dans les harnais, dans la vaisselle et la bijouterie, qui ? — (Charles Baudelaire, « L’Exposition de la galerie Martinet en 1861 », in Curiosités esthétiques)
- (Par extension) (Vieilli) (Littéraire) Excessivement luxueux démesuré et tapageur.
- Mais avant tout, on ferait un festin sardanapalesque, avec du vrai vin, de vrais aliments !… — (Georges Sim (pseudonyme de Georges Simenon), L’île des maudits, éditions J. Ferenczy et Fils, 1929, réédition 1980, chapitre XVIII)
- A ce souper sardanapalesque, Rarahu était déjà méconnaissable ; elle portait une toilette nouvelle, une belle tapa de mousseline blanche à traîne qui lui donnait fort grand air ; elle faisait les honneurs de chez elle avec aisance et grâce, […]. — (Pierre Loti, Le Mariage de Loti, Paris : chez Calmann-Lévy, 1881, chapitre 8)
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pharaonesque
- Relatif aux pharaons.
- La chambre était infectée de vapeurs phéniquées, j'étais ficelé comme une momie pharaonesque, dans des bandelettes antiseptiques. — (Revue mensuelle du Touring-Club de France, novembre 1901)
- premesques
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feuilletonesque
- Relatif au feuilleton ou aux feuilletonistes.
- Chose étrange! ce sont les Parisiens que nous trouvons les plus rebelles en intelligence feuilletonesque ou feuilletonine. — (Delphine de Girardin, Le Vicomte de Launay: Lettres Parisiennes, lettre XIV, V.1, 1856)
- La trame principale de ces fictions à épisodes est bien de type feuilletonesque puisqu'il s'agit de nous présenter au fil des épisodes la lente évolution de la vie personnelle et professionnelle (relationnelle) de chaque membre du groupe. — (Stéphane Benassi, Séries et feuilletons T.V.: pour une typologie des fictions télévisuelles, 2000, page 79)
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prudhommesque
- (Par plaisanterie) Façon de parler banale et sentencieuse qui s’accompagne d’un air important, comme Monsieur Prudhomme.
- Tous les deux ont donné dans le lieu commun prudhommesque. — (Journal de Genève, 23 décembre 1875)
- Dès qu’il entendait un mot grave dit sérieusement comme venait de l’être le mot « bonheur », il croyait que celui qui l’avait prononcé venait de se montrer prudhommesque. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913, Éditions Gallimard, Folio n°1924, 1987, page 201)
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léonardesque
- Relatif à Léonard de Vinci, son œuvre, ses disciples.
- Jean Mabuse s'exerça plus encore à conquérir le sfumato et le pastoso léonardesques qu'à connaître les architectures antiques ; tels de ses portraits, sortant d'un fond d'émail sombre, pourraient se confondre avec ceux que peignirent les élèves milanais de Léonard. — (La Peinture en Belgique)
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fourbesque
- Argot italien.
- Le fourbesque a donné naissance à des mots d’argot français.
- Oui, le fourbesque, parce qu'il a cours en Italie où je suis né. — (Robert Massin, La cour des miracles, 1991)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.