Dictionnaire des rimes
Les rimes en : lorsqu&rsquo
Mots qui riment avec "o"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "lorsqu&rsquo".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : o , os , ot , ôt , ots , ôts , au , aux , aut , auts , eau , eaux et ho .
-
andantino
?- (Musique) Moins lentement que l'andante.
-
azulejo
?- Carreau de faïence utilisé souvent en panneau mural.
- Les azulejos d’émail, joyeux et simples avec leurs blancs crus, leurs bleus paon, leurs verts aux reflets roux, qui recouvraient les vasques, et les bancs, et les murs, et les marches montant d’un jardin à l’autre, la jeunesse des feuillages vert lumière, les troncs d’arbres blanchis à la chaux, le rose saumon des briques en bordure des allées ardentes étendaient un grand tapis pimpant et diapré, comme glacé de fraîcheur. — (Henry de Montherlant, Les Bestiaires, 1926)
- (Par apposition) — O Mahomet chéri ! Encore combien de temps ? murmura-t-elle en levant un regard implorant vers les signes cabalistiques et les mosaïques sarracéniques des arabesques azulejos. — (Ronald Firbank, Œuvres romanesques, 1991, volume 2, page 297)
-
bocaux
?- Pluriel de bocal.
-
abbatiaux
?- Masculin pluriel de abbatial.
-
amoroso
?- (Musique) Tendrement, amoureusement.
- anticyclonaux
-
coquerico
?- (Désuet) Variante de cocorico.
- Le coq chanta coquerico.
- A cette lumière inattendue , elle reconnut qu’elle n’était qu’a dix pas de la maison de sa mère, et, quand elle entra dans la cour, le coq , croyant saluer l’aurore, battit des ailes et chanta à tue-tête : Coquerico! coquerico! Le jour éclot ! le jour éclot ! — (La semaine des enfants, 1862.)
- Au moment du passage du convoi, le cocq chante par trois fois coquerico , et la servante du marchand se met à rire. — (Les folies d'un mois, à deux liards par jour, Volume 2, 1791.)
-
banderillero
?- (Tauromachie) Variante de bandérilléro.
- Les banderilleros portent le même costume et ont pour spécialité de planter dans les épaules du taureau des espèces de flèches munies d’un fer barbelé et enjolivées de découpures de papier ; ces flèches se nomment banderilleras, et sont destinées à raviver la fureur du taureau et à lui donner le degré d’exaspération nécessaire pour qu’il se présente bien à l’épée du matador. On doit poser deux banderilleras à la fois, et pour cela, il faut passer les deux bras entre les cornes du taureau, opération délicate pendant laquelle des distractions seraient dangereuses. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- Le picador alcoolique et grisonnant avait devant lui un verre d’eau-de-vie de cazalas et se délectait à contempler une table où avaient pris place le matador dont le courage avait fui, et un autre matador qui avait renoncé à l’épée pour redevenir banderillero, et deux prostituées apparemment très décaties. — (Ernest Hemingway, La Capitale du monde, 1936. Traduit de l’anglais américain par Marcel Duhamel, 1946. Traduction revue par Marc Sapora, 2001, page 32)
-
cerneau
?- Noix tirée de la coque avant sa maturité.
- Comme dessert, il y eut de bonnes noix que Jonas brisait comme un pois entre le pouce et l'index et décortiquait en un tournemain. Jetant alors les coquilles dans le feu, il plantait les cerneaux dans un fromage frais de sa chèvre [...]. — (Robert Merle, Fortune de France, V. 1977)
- L’énoisage et la collecte des cerneaux sont ultérieurs et se développent à partir de 1860 environ quand le vieux commerce de l'huile est en recul. — (Paulette Fourniau, Les Farges: une communauté rurale en Périgord noir, éd. Les Indes savantes, 2005, p. 123)
- La spécialité maison? Tous les produits à base de truffe et, plus encore, de noix. [...] Cerneaux grillés trempés dans le chocolat amer, fondants, gâteaux au beurre et miel, croquants, tuiles croustillantes, sablés, confitures, huiles, vinaigres, moutardes... La noix est de tous ces coups-là. — (Le Figaro, 24 juin 2012)
-
basilicaux
?- Masculin pluriel de basilical.
-
arsenicaux
?- Masculin pluriel de arsenical.
-
albatros
?- (Ornithologie) Oiseau palmipède des mers australes comptant une vingtaine d’espèces, la grande envergure de leurs ailes en fait des voiliers exceptionnels.
- L’albatros est le plus gros des oiseaux palmipèdes ; il est reconnoissable à sa corporance massive qui lui a fait donner le nom de mouton du Cap, en le comparant à ce quadrupède pour sa grosseur. — (Encyclopédie méthodique : Histoire naturelle des Oiseaux, t.2, article Albatros, Paris, Panckouke & Plomteux, 1784, page 481)
- Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipagePrennent des albatros, vastes oiseaux des mers,Qui suivent, indolents compagnons de voyage,Le navire glissant sur les gouffres amers. — (Charles Baudelaire, L’Albatros)
- Avec le cinéaste Tati et le romancier Modiano, il était de ceux qui s’affolent quand on les interroge, comme un albatros sur le pont du navire, mais nous éblouissent par leur talent inimitable et indémodable, léger et distingué. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 13 août 2022, page 5)
-
baliveau
?- (Sylviculture) Jeune arbre réservé, lors de la coupe d’un taillis, afin qu’il puisse devenir un arbre de haute futaie.
- On n’apercevait qu’une vaste clairière dans laquelle on avait fait une coupe au printemps précédent, et dont les jeunes baliveaux aux tiges flexibles se courbaient sous le poids de la neige. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- La méthode du taillis sous futaie fait participer à la fois des avantages du taillis et d’une partie de ceux de la futaie, […]. Dans ce but on conserve à chaque coupe du taillis un certain nombre d’arbres appelés baliveaux auxquels on laisse parcourir plusieurs révolutions. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 161)
- La strate arborescente est constituée essentiellement par le Chêne pédonculé, le Chêne sessile en baliveaux sensiblement codominants. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 167)
- C'est un long vieillard, mince comme un baliveau, un peu courbé par une bonne septantaine d'ans. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Botanique) Arbre de pépinière ayant un tronc bien vertical et des branches latérales.
- Le chêne rouvre, planté dernièrement au Vallon du Salut par la classe de grande section de l’école Clair-Vallon, n’est à ce jour qu'un jeune plant d’à peine quelques dizaines de centimètres. Autant dire que les petits écoliers devront être patients avant de pouvoir profiter de son ombre. Mais leur enthousiasme pourrait bien favoriser la pousse de ce joli baliveau ainsi que des autres plants d’arbre qu’ils s’apprêtent à planter à divers endroits sur le territoire. — (La Dépêche, 28 avril 2015)
- (Échafaudage) Grande perche verticale qui supporte les échafauds.
- La surface inférieure du hourdis est nécessairement irrégulière. Aussi, plus tard, quand il s’agit de procéder au plafonnage, la première opération consiste-t-elle à couper les baliveaux correspondant aux joints des planches sur lesquelles a été coulé le hourdis et à dresser la surface. — (« Marché de Nangis (Seine-et-Marne) » par M. Cottin, architecte, & M. Nicaise, constructeur, dans les Nouvelles annales de la construction, 3e série - tome 7, février 1882, en recueil vol. 28, Paris : chez Baudry, 1882, page 25)
-
pot
?- (Linguistique) Code ISO 639-1 (alpha-2) du potawatomi.
-
censoriaux
?- Masculin pluriel de censorial.
-
chabot
?- (Zoologie) Espèce de poisson osseux marin ou d'eau douce à grosse tête.
- (Zoologie) Variante de chabot commun (au sens très restreint).
- Les poissons qu'on trouve dans la Charente sont la tanche, la truite, l’anguille, la plie, le barbeau, le chabot, l’âton, le dard, la brème, le goujon, l’ablette et l’écrevisse. Ceux qui remontent de la mer sont la lamproie, le meuil, qui s'arrêtent le plus ordinairement à Jarnac; la gathe, et rarement l’alose. — (J.-P. Quénot, Statistique du département de la Charente, Paris : chez Deterville & Angoulème : chez Trémeau & Cie & chez J. Broquisse, 1818, p. 6)
- (Zoologie) Synonyme de cottidé (au sens large) (poisson).
- (Maçonnerie) (Vieilli) Menu cordage pour les échafaudages.
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Contrairement au poisson, il est représenté en pal, la tête vers le chef et placé sur le ventre comme si on le voyait depuis une embarcation.
- D’or à trois chabots de gueules, qui est de Jarnac → voir illustration « armoiries avec 3 chabots »
-
écho
?- Répétition du son lorsqu’il frappe contre un corps qui le renvoie plus ou moins distinctement.
- Rien ne leur répondit que les fidèles échos de la vallée qui, dans la nuit étoilée et paisible, roulaient ironiques en se répercutant au loin. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- L’écho de l’angélus, si assourdi qu’on dirait la cloche de la paroisse la plus lointaine, où demain déjà se lève, oublie qu’il est écho et se pose, comme un vrai son. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 38)
- Cet animal s'oriente dans l’espace par écholocation : il émet des sons de très haute fréquence et utilise l’écho renvoyé par les obstacles ou les proies pour les localiser. — (Olivier Raurich, Science, méditation et pleine conscience, Chêne-Bourg : Jouvence Éditions, 2017)
- Il y a de l’écho ici. — Criez sous la voûte de ce pont, l’écho vous répondra.
- (Par métonymie) Ce qui produit cette répétition, le lieu où elle se fait.
- L’écho de la forêt voisine répétait nos cris, le mugissement des troupeaux, le tintement des clochettes et le claquement du fouet […] — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
- Les échos d’alentour. — Les échos répondaient à sa voix.
- Dominant la voix des porcs, Jeanne et Marie réclamaient depuis un moment Arlette à tous les échos. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, pages 215-216.)
- (Sens figuré) Personne qui répète ce qu’une autre a dit.
- La calomnie trouve ordinairement des échos. — Cet homme n’est que l’écho d’un tel. — Se faire l’écho des sottises d’autrui.
- (Par extension) Rumeur ; bruit qui court.
- Il y a des relaxes, et je n’ai pas eu écho de sanctions effroyables. — (Basile Ader, Jean-Baptiste Jacquin, « Gilets jaunes » : « Les comparutions immédiates sont une justice archaïque », Le Monde. Mis en ligne le 11 décembre 2018)
- L'écart entre avant-gardisme proclamé et anti-modernisme sous-jacent paraît trop évident pour que ces idées aporétiques trouvassent un écho favorable à l'époque. — (Andrea Oberhuber, Fictions modernistes du masculin-féminin: 1900-1940, Presses universitaires de Rennes, 2018, page 46)
- (Journalisme) Information anecdotique sur les rumeurs.
- Le métier est fichu. Plus moyen de trouver une tribune où l’on puisse s’exprimer librement… Alors quoi ! De basses besognes, de la copie à tant la ligne, parcimonieusement pigée, des échos sans saveur dont la plupart jonchent le fond des paniers. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, pages 10-11)
- Et voilà ce qui fait que, quand vos légitimesMontrent leurs fesses au peuple ainsi qu’à vos intimes,On peut souvent y lire, imprimés à l’envers,Les échos, les petits potins, les faits divers. — (Georges Brassens, Le Bulletin de santé, in Supplique pour être enterré à la plage de Sète, 1966)
- (Musique) Répétition adoucie ou affaiblie d’une ou de plusieurs notes.
- À un diapason plus grave et dans une mesure plus lente, les églises retentissaient des échos de l’exaltation martiale […] — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 213 de l’édition de 1921)
- Quand la jeune femme appuya sur la télécommande pour verrouiller sa voiture, les clignotants bipèrent en rythme avec les lointains échos de musique et de rires. — (Terry Goodkind, Les Sanctuaires du Mal, traduit de l'anglais (États-Unis) par Jean Claude Mallé, éditions Bragelonne, 2017, chapitre 30)
- Chœur en écho. — Faire un écho sur l’orgue. — Le jeu d’écho sur l'orgue.
- Effet de résonance, correspondance ou ressemblance.
- Ah ! Deubel, qui t’es si mal suicidé, quelle attirance avaient sous terre ton corps pourri et dans mon être l’écho douloureux de tes vers ? — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- Comme le bruit de la pluie entendu autrefois, cette espèce de gaucherie chez lui trouvait des échos en moi. — (Haruki Murakami, Saules aveugles, femme endormie, traduit par Hélène Morita, 2006)
- (Rhétorique) Figure de style fondée sur une répétition de la dernière syllabe du vers, ou de la phrase, répétition qui précède, de manière inattendue et souvent satirique, à une question posée plus avant.
-
faux
?- Qui n’est pas conforme, ou qui ne se conforme pas à la réalité. Quand il s’agit des idées et des sentiments, et de leur expression, il signifie que ces idées, ces sentiments ou leur expression sont contraires à la réalité par erreur ou par imposture.
- Ces gens-là savent bien qu’ils sont exposés à des dommages-intérêts et même à la prison ; mais que leur importe ? ils ont changé d’habit, donné un faux nom et une fausse adresse et par-dessus tout ils sont insolvables. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- (Souvent) Vain et infondé.
- Fausse joie ; fausse crainte ; fausse honte
- Fausse pudeur, pudeur qui se trompe d’objet.
- (Art) Ce qui s’écarte du naturel.
- Le faux goût qui règne dans cet ouvrage. — Fausse éloquence.
- Dessin faux. — Coloris faux ; ton faux. — Tableau faux de couleur.
- Faux brillants, pensées ingénieuses et qui ont quelque éclat, mais qui sont dépourvues de justesse et de solidité.
- Qui manque d’exactitude, de justesse ou de rectitude.
- Règle fausse. — Faux calcul ; argument, raisonnement faux
- Avoir le jugement, l’esprit, le goût faux. — Les esprits faux sont dangereux.
- Qui, soit volontairement et dans un dessein de mensonge, soit involontairement, par suite d’insuffisance, ne répondent pas à leur nom, à leur nature présumée ou à leurs apparences.
- Une presse complaisante jusqu’à la servilité répandait dans le public, depuis les salons jusqu’aux mansardes, les idées les plus fausses et les plus dangereuses. — (Général Ambert, Récits militaires : L’invasion (1870), Bloud & Barral, 1883, page 240)
- Fausse piété ; faux zèle ; fausse modestie ; fausse politesse
- Faux contrat ; faux acte ; faux titre ; faux testament. — Faux poids.
- Faux diamants ; bijoux faux
- Qui est postiche ou contrefait, sans qu’il y ait dans l’objet postiche ou dans la contrefaçon une intention de simulation frauduleuse.
- Fausse porte ; fausse fenêtre ; fausse dent ; faux cheveux
- La dame de Lespoisse, leur mère, ne menait grand train, à la Motte-Giron, que pour faire des dupes. En réalité, elle n’avait rien et devait jusqu’à ses fausses dents. — (Anatole France, Les Sept Femmes de la Barbe-Bleue et autres contes merveilleux, 1909)
- Qualifie des phénomènes ou des objets qui présentent l’apparence de phénomènes ou d’objets différents en réalité et peuvent ainsi causer des méprises.
- Faux croup, maladie des organes respiratoires qui ressemble à la diphtérie.
- (Par extension) Qualifie des objets ou à des actes irréguliers, incorrects, insuffisants, manquant à leur destination.
- Les petits faux sauniers imaginaient aussi toutes sortes de camouflages pour passer de faibles quantités de faux sel. — (Bernard Briais, Contrebandiers du sel : La vie du faux saunier au temps de la gabelle, Paris : Éditions Aubier Montaigne, 1984, page 74)
- Faux mouvement, faux bond, faux pas
- Faire un faux pas. — Fausse manœuvre. — Faire fausse route.
- (Musique) Qui n’est pas juste ; qui n’est pas dans le ton.
- Fausse corde, Corde qui n’est pas montée au ton juste.
- Corde fausse, Corde qui ne peut jamais s’accorder avec une autre.
- Qui n’est pas ce qu’elle semble ou ce qu’elle dit être, en parlant d’une personne.
- Le faux Smerdis, le faux Démétrius, Les imposteurs qui se firent passer pour Smerdis, pour Démétrius.
- Faux prophète. — Faux brave.
- Il s’est glissé parmi eux un faux frère qui les a trahis.
- Qui affecte des sentiments qu’il n’a pas, dans le dessein de tromper.
- L’essentiel pour les jésuites, c’était d’affaiblir, d’amoindrir, de rendre les âmes faibles et fausses, de faire des petits très-petits, et les simples idiots ; une âme nourrie de minuties, amusées de brimborions, devait être facile à conduire. — (Jules Michelet, Le prêtre, la femme, la famille, Paris : Chamerot, 1862 (8e éd.), page 65)
- Et le roi éclata de rire, mais d’un rire si faux, que l’écho de la chambre le répéta d’un ton lugubre. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VI)
- Le chevalier jeta un coup d’œil sur l’inconnu : sourire faux, regard sournois, l’homme lui déplut. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- navaux
-
défaut
?- Imperfection physique.
- La Girafe […] ne soutient point longtemps cet effort, qu’elle ressent comme une fatigue : c’est que ses poumons n’ont pas assez d’ampleur ; défaut que révèle la petitesse du coffre qui les contient. — (Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, Quelques Considérations sur la Girafe, 1827)
- Le maquignon de bas étage […] refait une jeunesse, farde, corrige, embellit ; mais avec un peu d’attention on peut démolir l’échafaudage, et mettre à nu les défauts que l’on voulait cacher. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- Imperfection morale.
- […] : c'est, par exemple, un des défauts les plus insociables de l’homme, que, tandis qu’il dort, et justement quand il goûte lui-même le plus profond repos, il tient souvent son compagnon éveillé par un ronflement effréné. — (Goethe, Campagne de France, 1822 ; traduction française de Jacques Porchat, Paris : Hachette, 1889, page 83)
- […], et il était connu à cinq lieues à la ronde pour sa bonté naturelle et aussi (chacun a ses petits défauts) pour son insolence rare et d’ailleurs sans malice, quand les libations trop prolongées l’avaient mis hors de ce qu'il est convenu d’appeler l’état normal. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- […] ; elle lui pardonna une légèreté d’esprit, dont, après tout, elle n’avait jamais souffert : quand les défauts des autres ne nous nuisent pas, il est rare qu’ils nous choquent beaucoup. — (Marie-Jeanne Riccoboni, Histoire d’Ernestine, 1762, édition Œuvres complètes de Mme Riccoboni, tome I, Foucault, 1818)
- Les amis vantent les mérites du mort, de la maison à l’église ; de l’église au cimetière, ils parlent de ses défauts, et du cimetière au bistrot, de ses vices inavouables. — (San Antonio, Réflexions définitives sur l’au-delà , S-A 9, Fleuve noir, 2000)
- (En particulier) Ce qui n’est pas conforme aux règles de l’art, de ce qui choque le goût, le bon sens, dans un ouvrage, dans une production quelconque.
- L’industrie moderne est caractérisée par un souci toujours plus grand de l’exactitude ; au fur et à mesure que l’outillage devient plus scientifique, on exige que le produit présente moins de défauts cachés et que sa qualité réponde ainsi parfaitement, durant l’usage, aux apparences. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre VII, La morale des producteurs, 1908, page 356)
- Il y a bien des défauts dans cet ouvrage, dans ce tableau, dans cette statue.
- Relever, critiquer les défauts d’un poème, d’une tragédie. On dit par analogie
- Un auteur sans défaut.
- Les défauts d’un écrivain, d’un artiste, etc.
- (Art) Parties faibles ou défectueuses dans une étoffe, dans du bois, dans un ouvrage quelconque.
- Il y a un défaut dans cette feuille d’acajou.
- Cette pièce de porcelaine a un défaut, plusieurs défauts.
- Absence, manque, privation de quelque chose.
- La roue devait, ordinairement, se porter sur la poitrine. […]. Le défaut du port de la roue était passible d’amende et même de châtiments corporels. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Le plus ennuyeux pour les agriculteurs fut sans aucun doute le défaut d’essence et de ficelle pour les lieuses. On voyait ressortir les anciens matériels mis au rebut comme les javeleuses et les batteuses à tripot. — (Gérard Giuliano, Jacques Lambert, Les Ardennais dans la tourmente : l’Occupation et la Libération, Terres ardennaises, Charleville-Mézières, 1994, page 81)
- En cas de défaut de production de cette note, les délais normaux de recueil de la signature du Premier ministre, et, le cas échéant, du Président de la République, et de publication au Journal officiel seront appliqués. — (Secrétariat général du gouvernement et Conseil d’État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8 → lire en ligne)
- (En particulier) Absence de certaines qualités, de certains avantages.
- Elle essaye de donner des tons aristocratiques à sa voix aigre ; mais elle n’y réussit pas plus qu’à couvrir son défaut d’instruction. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- II avait donc décidé de s’embarquer pour l’Irlande, où il pleut plus qu’en Écosse ; mais comme il a un défaut de prononciation , on lui a donné à Leith un passage pour l’Islande. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 25)
- (Droit) Manquement à une assignation ou une convocation.
- Condamner par défaut. — Jugement par défaut.
- (Comptabilité, Mathématiques) Manière d’arrondir.
- 123,5042 arrondi par défaut au centième donne 123,50.
- (Familier) Endroit du corps où se termine une pièce anatomique.
- – Vise-le à la tête !– Non, au défaut de l’épaule ! — (Octave Mirbeau, La mort du chien dans Lettres de ma chaumière, A. Laurent, 1886, page 69)
- J'ai mis double charge de poudre, dit-il. Avec ça, l'animal reste sur le carreau !… À condition, ajouta-t-il en se tournant vers mon père, de tirer au défaut de l'épaule gauche. Faites bien attention, Joseph… J'ai dit gauche ! — (Marcel Pagnol, La gloire de mon père, 1957, collection Le Livre de Poche, pages 227-228)
- On m’a enseigné à pister les bêtes comme un indigène, à placer une balle entre les deux yeux, juste au défaut de l’épaule, droit au cœur. — (Joseph Kessel, Le Lion, Gallimard, 1958)
- Il saisit les avant-bras d’Ouroz, les croisa derrière sa nuque, lia les poignets si durement que la peau en fut entaillée, ligota les reins, emprisonna la jambe valide au défaut du genou, puis à la cheville, et fixa la corde sous la plante du pied, par un dernier nœud, serré à toute épreuve. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
-
accot
?- Ce qui sert à accoter.
- (En particulier) (Jardinage) Paillage sur le côté des couches.
- Les accots sont des amas de feuilles, de paille, de mousse, de vieux fumier, formés autour des coffres pour empêcher le froid d'y pénétrer. (O. Bussard, Cultures légumières -1943)
-
naos
?- (Architecture) Sanctuaire d'un temple de l'Égypte ou de la Grèce antiques.
- Pendant trois jours, le Critique, dressé sur le pinacle, insulta la multitude qui se pressait autour du temple. Les bras levés, l’écume à la bouche, courant sur les pentes du toit, il hurlait des imprécations contre Homère et se proclamait son fléau.Vers la fin du troisième jour, il se précipita, la tête en bas, sur le pavement du naos, afin de salir une fois encore le sanctuaire de la Beauté. — (Albert t’Serstevens, « Zoïlos, Critique » dans Le carton aux estampes , Albin Michel, Paris, 1943, page 15)
- À Sélinonte (Sicile), le dieu Selinos est représenté dans le naos orné de la feuille d'ache ou de persil suspendue au mur, et derrière lui on voit la statue d’un taureau de bronze. — (L’Histoire et ses méthodes, 1961, page 364)
- Édicule où est la statue du dieu.
- Le naos de Mendès est un monolithe de basalte, haut de 6,50 m.
-
bourreau
?- (Sens figuré) Qui est une cause de tourment physique.
- La nature est assez bourrelle, elle nous force assez à manger, à rechercher la boustiffe, par tombereaux, par tonnes, pour entretenir sa chaleur, elle peut bien mettre un peu de drôlerie au fond de cette damnée carcasse. — (Louis-Ferdinand Céline, Les Beaux Draps, 1940, page 171)
-
bureau
?- (Mobilier) Meuble à tiroirs et à tablettes où l’on enferme des papiers et sur lequel on écrit.
- L’ameublement était sommaire : un bureau, un fauteuil de cuir, des classeurs métalliques, deux petites tables dont l’une supportait une presse à copier. — (Claude Orval, Un Sursis pour Hilda, Librairie des Champs-Élysées, 1960, première partie, chapitre premier)
- (Par extension) Table destinée au travail.
- J’ai mis ces papiers sur mon bureau.
- (Par extension) Tout endroit où travaillent habituellement des employés, des commis, des gens d’affaires, etc.
- C'est plutôt le contraire qui est vrai ou qui du moins renferme la plus forte part de vérité : maintes fois l'aristocratie mérita le nom de « kakistocratie », dit-il, qu'il soit empereur ou chef de bureau, dont Léopold de Ranke se sert dans son histoire. — (Elisée Reclus, L'évolution, la révolution et l'idéal anarchique, Paris : chez P.-V. Stock, 6e édition 1906, page 69)
- Depuis l’âge de seize ans, il avait été condamné à passer toute la journée dans une sorte de prison, et il n’avait cessé de maudire son sort. « Oh ! quelques années entre le bureau et la tombe ! gémissait-il. Un homme appelle son temps le temps dont il peut disposer comme il veut. Quand donc aurai-je du temps à moi ? »Et maintenant qu’il avait ce temps, il ne savait qu’en faire. — (Julien Green, Charles Lamb, dans Suite anglaise, 1927, Le Livre de Poche, page 72)
- Le Père Directeur, qui était venu me rejoindre dans mon bureau de l’hôpital , ne me répondit rien et continua à tirer silencieusement sur son long fume-cigare. — (Albert Gervais, Æsculape dans la Chine en révolte, Gallimard, 1953, page 31)
- Établissement ou succursale où des employés effectuent un travail plutôt intellectuel.
- Le bureau d’Halifax de Atlas Shipping était chargé de noliser les bateaux par vingt ou quarante à la fois. La contrebande était transportée, sur ces navires, de Saint-Pierre au Canada et aux États-Unis. — (Jean-Pierre Andrieux, La Prohibition… Cap sur Saint-Pierre et Miquelon, traduit de l’anglais par Georges Poulet, Ottawa : Éditions Leméac, 1983, page 171)
- (Vieilli) (Désuet) Étoffe de bure.
- Ils (les vilains) étaient vêtus de surcottes de gros bureau, tombant à mi-jambes, et portaient un chapeau clabaud garni d’une Notre-Dame de plomb. — (Henri Troyat, Le jugement de Dieu, Livre de Poche, page 83)
- (Vieilli) (Désuet) Lieu où se distribuent les billets d’entrée pour un spectacle ou pour tout autre lieu dans lequel on n’est admis qu’en payant. On dit aujourd'hui « guichet ».
- Jouer à bureaux fermés. Prendre un billet au bureau. La foule assiégeait les bureaux. Bureau de location, bureau des suppléments, etc.
- (Par extension) L'ensemble des employés eux-mêmes qui travaillent dans un bureau.
- Chaque bureau est composé d’un chef, d’un sous-chef, etc. Chef de bureau.
- Établissements qui dépendent, la plupart, de l’administration publique, qui sont destinés à quelque service public.
- Ce volume, petit in-32, semblable à un Annuaire du Bureau des Longitudes, est recouvert de drap pelucheux comme un bréviaire de chanoine, […]. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Certain nombre de personnes tirées d’une assemblée pour s’occuper spécialement d’une ou de plusieurs affaires dont elles doivent ensuite rendre compte à l’assemblée générale.
- L’assemblée fut partagée, divisée en tant de bureaux. Procéder à la formation des bureaux. Les membres de chaque bureau.
- Le président, le secrétaire d’un bureau. Cette proposition fut renvoyée à l’examen des bureaux. Le rapporteur du premier bureau, du deuxième bureau.
- Réunion du président, des vice-présidents, des secrétaires et aussi, dans certains cas, du trésorier, en parlant des assemblées législatives ou électorales, d’une académie, du comité, d’une société, d’un syndicat, d’une association, etc.
- Il appartient au ministère principalement intéressé de préparer le projet de loi de ratification afin qu’il puisse être soumis au Conseil d’État puis inscrit à l’ordre du jour du conseil des ministres et enfin déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale ou du Sénat dans le délai fixé par la loi d’habilitation. — (Secrétariat général du gouvernement et Conseil d’État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8 → lire en ligne)
- Les rouges étaient aux cent coups. Ils s'étaient réunis en comité restreint dans la cuisine du cafetier. Autour de la toile cirée, le bureau de la Libre-Pensée cogitait ferme. — (Arlette Aguillon, Le puits aux frelons, Éditions de l'Archipel, 2009, chap. 20)
- (Informatique) Surface de travail des environnements graphiques, permettant d’accéder aux différentes ressources de l'appareil (logiciels, fichiers, périphériques...), et sur laquelle s’ouvrent les fenêtres des applications.
- La disposition au sein du bureau des différentes icônes, raccourcis ou volets peut être gérée par le système d'exploitation ou bien prise en charge par l'utilisateur. — (Joël Green, J'apprends à me servir de Windows seven, page 108, www.informatique-bureautique.com, 2010)
- (Audiovisuel) Délégation décentralisée d’une agence de presse, d’un journal ou d’un organisme de radiodiffusion ou de télévision.
-
asticot
?- (Pêche) Petit ver blanc, servant d’appât pour la pêche et fixé à l’hameçon.
- L’asticot est l’appât naturel le plus utilisé pour la pêche au coup.
- (Entomologie) Larve de diptère, de mouche.
- Qu’est-ce que c’est au juste que les asticots funéraires ?− Je connais un peu la question, dit Offroir, l’ayant étudiée avec le savant docteur Mégnin. Ce sont bien en effet, tout au moins durant les premiers temps de la putréfaction, des asticots puisqu’il s’agit de larves de diptères, notamment de Calliphora vomitoria qui n’est autre que la grosse mouche bleue, de Curtonevra stabulans aux mœurs rurales, de Phora atterrima et d’Ophyra cadaverica lesquelles n’apparaissent que lorsque la fermentation ammoniacale succède aux fermentations butyrique et caséique. — (Raymond Queneau, Loin de Rueil, Gallimard, 1944)
- Chaque femelle de Musca domestica peut pondre jusqu’à cinq cents et parfois mille œufs. Ces œufs sont blancs et mesurent environ 1,2 mm de longueur. Au bout d’une seule journée, les larves (asticots) en sortent ; elles vivent et se nourrissent sur de la matière organique (généralement morte et en voie de décomposition avancée, telle qu’un cadavre, des détritus ou des excréments). Les asticots sont blanc pâle, d’une longueur de 3 à 9 mm. Ils sont plus fins dans la région buccale et n’ont pas de pattes. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, pages 265-266)
- (Populaire) Personne qui en asticote une autre.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.