Dictionnaire des rimes
Les rimes en : jubile
Que signifie "jubile" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de jubiler.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de jubiler.
- Élève dans un lycée agricole, Sohee jubile d’effectuer son stage de fin d’études au service clients d’un opérateur téléphonique. — (journal Le Journal du dimanche, 2 avril 2023, page 43)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de jubiler.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de jubiler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de jubiler.
Mots qui riment avec "il"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "jubile".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : il , ils , ille , illes , ill , ile , iles , yle , yles , ylle et ylles .
-
labile
?- Qui n’est pas fixe ; mobile, changeant.
- [...] il n’existe pas de « civilisations ». Il n’y a que des sociétés, des groupes culturellement et historiquement labiles. — (Marie de Gandt, Sous la plume. Petite exploration du pouvoir politique, Paris, Éditions Robert Laffont, 2013, p. 255)
- (Biochimie) Amovible, non-fixé, facilement détachable, voire instable, notamment en raison de la chaleur. Se dit par exemple de certaines protéines, des vitamines, etc.
- (Psychologie) Se dit d’une humeur changeante, qui se modifie aisément.
- (Médecine) Se dit d’un état variable d’un moment à l’autre.
- (Par extension) Sujet à défaillance, chute.
- En Amérique latine, les frontières sont encore labiles.
- (Linguistique) Se dit d’un verbe qui peut être à la fois transitif et intransitif, sans changement de forme.
- En effet, les verbes labiles, ou diffus, sont susceptibles de participer à des constructions aussi bien transitives qu’intransitives sans pour cela qu’il y ait une transformation de voix active en voix passive. — (Nicolas Tournadre, L’Ergativité en tibétain, 1996)
- Il est difficile d’établir le nombre exact de verbes labiles. Actuellement ils représenteraient entre 10 et 15% de la totalité des verbes français. — (Daniel Lebaud, Catherien Paulin, Katja Ploog (éds.), Constructions verbales et production de sens, 2006)
-
carbonyle
?- (Chimie organique) Groupement chimique ne comprenant qu’un atome de carbone et un atome d’oxygène, de formule -CO-, et que l’on retrouve dans les acides carboxyliques, les aldéhydes et les cétones principalement.
- L’énol ou l’enolatc est généré à partir d’un carbonyle, souvent un aldéhyde ou une cétone, sous l’action d'un acide ou d’une base. — (Livia Van Innis, Réaction aldol organocatalysée d’aldéhydes α,ß-insaturés : application à la synthèse de dérivés de la Goniothalamine, 2007)
-
anguille
?- (Ichtyologie) Poisson osseux de la forme d’un serpent, couverts d’une peau glissante, et dont les nageoires caudales, anales et dorsales sont continues, habituellement d’eau douce et se reproduisant dans l’océan, de la famille des anguillidés.
- Les poissons qu'on trouve dans la Charente sont la tanche, la truite, l’anguille, la plie, le barbeau, le chabot, l’âton, le dard, la brème, le goujon, l’ablette et l’écrevisse. Ceux qui remontent de la mer sont la lamproie, le meuil, qui s'arrêtent le plus ordinairement à Jarnac; la gathe, et rarement l’alose. — (J.-P. Quénot, Statistique du département de la Charente, Paris : chez Deterville & Angoulème : chez Trémeau & Cie & chez J. Broquisse, 1818, page 6)
- On pêche fréquemment dans le Rhône le barbeau et le goujon, quelquefois la truite ordinaire, la truite saumonée et même le saumon, le plus souvent la carpe, le brochet et les deux espèces d’anguilles de nos marais , que distinguent fort bien nos pêcheurs et mieux encore nos gourmets. A certaines époques, on y prend des esturgeons et des aloses en grande quantité. — (M. de Rivière, « Mémoire sur la Camargue », dans les Annales de l'agriculture française, 2e série, tome 34, Paris : chez Madame Huzard, avril 1826, pages 81-82)
- Pour l'anguille, il se contentait de déposer aux endroits convenables de petits fagots de serments ; mais sa plus grande joie était de prendre à la main les perches et chevesnes, à certains moments de l'année. — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 39)
- L’anguille se pêche essentiellement durant la belle saison (de mai à septembre) à l’aide de néréides ou de tronçons d’arénicole (voire de vers de terre qu’il faut cependant remplacer souvent). — (Bernard Breton, Régis Gérard, Toutes les pêches en surf-casting, 2000)
- Les petites gens du quartier venaient dîner dans cette friterie d'une portion d’anguilles à une peseta, ou de percebes, et de calmars frits. — (Joseph Peyré, Sang et Lumières, éd. Grasset, 2014, chapitre 8)
- (Familier) Personne qui manœuvre adroitement pour s’échapper ou se sortir de l’embarras.
- Le métro les avait entraînés jusqu’à la station Abbesses, puis tout à coup, Nasralh avait disparu. Une véritable anguille ce gars là !… — (Gérard Robert Cormy, Sous les cèdres du Liban - Tome II - A l’ombre de l’Elysée, Éditions Publibook, 2008, page 126)
- (Argot) (Vieilli) (Rare) Ceinture.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
bille
?- Tronc d’arbre brut, simplement débarrassé de ses branches pour être envoyé à la scierie.
- Il allait atteindre le milieu du bassin, lorsqu’une masse d’os, lourde comme une bille de chêne vert, lui tomba, du haut d’un arbre, entre les deux épaules, et le fit plonger jusqu’au fond du bassin. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, collection Le Livre de Poche, page 172)
- […], il rêve d’un châtiment exemplaire : un assommoir pour le bigle, une bille de bois qui lui cherrait de très haut en plein crâne ; […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Au ras du quai libéré bouillonnait la Marne en décrue, sur laquelle nous venions encore de voir passer un coq bien vivant perché sur une bille de chêne. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 31)
- On importa aussi de l'expertise technique : Matt Hemmingsen, bûcheron du Wisconsin, fut appelé sur l'île de Vancouver pour démanteler l'un des plus gros embâcles de billes de bois de toute l'histoire de la côte Ouest. — (John Vaillant, L'Arbre d'or: Vie et mort d'un géant canadien, Les Éditions Noir sur Blanc, 2014)
- Un camion de transport, un grumier, chargé de billes de sapins et dérobé par l'auteur du larcin, avait été placé sur la place, devant le monument pour masquer ce dernier. — (Pierre Pellegrini, Monumental, Librinova, 2017)
- (Par extension) (Belgique) (Chemin de fer) Traverse de chemin de fer.
- Rejeton qui pousse au pied d'un arbre.
- Bâton dont les mégissiers se servent pour tordre les peaux, et les teinturiers pour tordre les tissus.
- Rouleau à pâtisserie.
-
chèvrefeuille
?- Genre d’arbustes ou de lianes généralement grimpants, de la famille des Caprifoliacées à feuilles caduques ou persistantes, à fleurs disposées en paires latérales ou en inflorescences terminales et dont certaines espèces portent des fleurs odoriférantes et l’on s’en sert pour les berceaux de jardin et dans les palissades.
- — Qui vous déplaît dans le parfum du chèvrefeuille ? Tout le monde aime cette odeur, vous seule peut-être la trouvez mauvaise ; c’est ce qui fait qu’on a arraché ici tous les chèvrefeuilles qui avaient enveloppé les arbres. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- — Je regardais vos cheveux blancs. Ils s’enroulent sur les bords de votre chapeau comme du chèvrefeuille sur un balcon. Ils sont très beaux et je les aime. — (Anatole France, Le Crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; réédition Le Livre de Poche, 1967, page 231)
- […] le lyciet qu’elle mange, tu sais, c’est lui qui étouffe le chèvrefeuille… — Mais la chenille mangera aussi le chèvrefeuille… — Je ne sais pas… Mais que veux-tu que j’y fasse ? Je ne peux pourtant pas la tuer, cette bête… — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Le Livre de Poche, 1960, page 50)
- La nuit était pleine d’odeurs délicieuses, et il respirait un peu malgré lui, comme si la chose n’eût pas été tout à fait permise, le lourd parfum du chèvrefeuille mêlé à un âcre et fine senteur de feuilles mortes. — (Julien Green, Moïra, 1950, réédition Le Livre de Poche, page 65)
- Aussi, je me cachai derrière la première, à l’angle de la rue, dotée d’un gazon envahi par les mauvaises herbes et d’un grand lantana aux fleurs rouge et jaune couvertes de poussière qui luttait sur la façade contre un chèvrefeuille. — (Raymond Chandler, « L’Homme qui aimait les chiens », traduction de Michel Philip et Andrew Poirier, dans Les ennuis, c'est mon problème, Omnibus, 2009)
-
reptile
?- Vertébré apode ou à pattes très courtes, qui avance en se traînant sur le ventre, mais qui n’est plus considéré aujourd’hui comme une classe scientifique.
- Certains des serpents se dressent pour l’attaquer, mais il les ravage de son talon pilonneur, impitoyable et précis. Bientôt, l’écheveau de reptiles n’a plus que des soubresauts agoniques. — (Frédéric Dard, San Antonio : Meurs pas, on a du monde, Éditions du Fleuve Noir, 1980)
- (Par extension) Viande d'un de ces animaux.
- L’iguane est un plat médiocre, disent les uns, cela sent le reptile. Mais si l'on peut vaincre sa répugnance, cela constitue un plat de résistance et qui vaut bien le singe rouge. Quant à moi, j'en suis très friand ; […]. — (Henri Anatole Coudreau, Chez nos indiens : quatre années dans la Guyane Française, 1887-1891, Librairie Hachette et Cie, 1895, p. 399)
- (Vieilli) Dinosaure (appellation aujourd’hui rejetée par les scientifiques).
- (Vieilli) Animal qui rampe ou semble ramper.
- […] dès que la femelle couve, elle ne chante plus, et vers la fin de juin le mâle se tait aussi, ou ne se fait entendre que par quelques sons rauques semblables au coassement d'un reptile, et si différents des premiers qu'on a de la peine à se persuader que ces sons viennent du rossignol, ni même d'un autre oiseau. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, « Discours sur la nature des oiseaux », in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 1071.)
- Certains coins, les coins d’ombre humide, grouillaient d’un pullulement de reptiles, noirs, jaunes, violacés, zébrés, tigrés. — (Émile Zola, Le Ventre de Paris, Georges Charpentier, Paris, 1873)
-
fournil
?- Lieu où est le four et où l’on pétrit la pâte ; lieu de travail du boulanger.
- Je lui ai donné la clef du fournil, et il entre ici en mon absence, bricole un peu partout. — (Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne, 1936, réédition Le livre de poche, 1968, page 87)
- Malgré l’interdiction, elle se plaisait à descendre en vêtements nocturnes dans le fournil où maintenant il pétrissait la pâte. — (Jean Anglade, Un cœur étranger, 2008)
-
torpille
?- (Zoologie) Espèce de poisson voisin des raies, au corps arrondi et ayant un appareil électrique qui a la propriété de donner une commotion électrique à celui qui le touche.
- Mais pour ces deux femmes initiées aux mystères de son amour, sa contenance, le son de sa voix, l’expression de ses regards, eurent un peu de la puissance attribuée à la torpille. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
-
étoupille
?- Petite mèche facilement inflammable, servant à la mise à feu d'explosif.
- Dans le chargement du pot de la fusée, on a soin que le serpenteau soit placé perpendiculairement, l’étoupille en bas.On varie l'effet des serpenteaux, soit en dégorgeant les deux étranglements et établissant une communication entre eux par un brin d’étoupille que l'on lie en dehors du cartouche […]. — (Amand-Denis Vergnaud, Nouveau manuel complet de l'artificier, du poudrier et du salpêtrier, nouvelle édition refondue et considérablement augmentée, Paris : Librairie encyclopédique de Roret, 1852, p. 323)
- Suivant le chevalier de Ville, le plus ancien mode d’inflammation des mines en usage étaient la traînée de poudre et l’étoupille ou estoupin. — (H. Wauwermans, Applications nouvelles de la science et de l'industrie à l'art de la guerre, Bruxelles, chez E. Guyot, 1869, p. 112)
- (Artillerie) Autrefois mèche utilisée pour la mise à feu des canons.
- (Artillerie) Actuellement petit tube métallique renfermant du fulminate de mercure et qui sert à propager le feu à la charge de poudre d’une cartouche.
- Le fulminate contenu dans l'étoupille s’enflamme par percussion.
-
édile
?- (Antiquité) Magistrat romain qui avait inspection sur les édifices publics, sur les jeux, etc.
- Édile curule.
- Édile plébéien.
- (Administration) Élu municipal des grandes villes contemporaines.
- L’édile a travaillé avec le maire du 9e arrondissement, dès 2011, pour essayer de labelliser les « vrais » salons. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 28 septembre 2022, page 5)
-
nombril
?- (Anatomie) Cicatrice du cordon ombilical, placée au milieu du ventre de l’être humain et des quadrupèdes.
- Sous le soleil qui brille, elle veut admirer... son petit nombril ! Il est beau, ce nombril, si beau qu’elle marche tête baissée pour continuer à l’admirer. — (Frédéric Stehr, Sylvie Poilevé, Le nombril de Souricette, Milan Presse, 2018)
- […] : comment avait-il mérité que ses esprits et ses démons lui donnassent des ordres, que ses esprits et ses démons lui bouffassent son nez et sa tête et ses bras et ses jambes et son nombril, alors qu'il était le seul à écrire sur eux, le seul à chanter leurs louanges, le seul...? — (Der Nister, Contes fantastiques et symboliques, traduits par Delphine Bechtel, Éditions du Cerf, 1997, page 58)
- Adam avait-il un nombril ? — (Jacques Lanzmann, On nous cache tout, on nous dit rien, 1966)
- (Sens figuré) Centre. → voir nombril du monde
- Le temps avait passé. Dix heures venaient de sonner à la vieille horloge comtoise dont le nombril de verre laissait voir la lentille de cuivre du balancier passer et repasser impitoyablement. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Soi-même, dans une optique égocentrique.
- Tout préoccupés de leur nombril, de leurs travaux et de leurs fréquentations, ces jeunes gens sont bien légers… — (Nuit blanche, n° 155, été 2019, page 49)
- Alors que ceux qui se foutent de leurs voisins et qui ne pensent qu’à leur nombril sont de « courageux résistants » ! — (Richard Martineau, Le Journal chez les résistants!, Le journal de Québec, 29 décembre 2020)
- (Par analogie) (Botanique) Cavité qu’on aperçoit à la partie des fruits qui est opposée au pédoncule, et à laquelle les jardiniers donnent le nom d’œil.
- Dans tous les fruits à pépin plats et ronds , comme les ernsannes, les échasseries, les ambrettes, on remarque qu’ils sont plus remplis de jus, qu’ils ont la chair plus fine et plus tendre autour de la queue que vers le nombril. — (Louis Liger, La nouvelle maison rustique ou économie rurale, pratique et générale de tous les biens de campagne, Volume 2, Déterville, 1798, page 308)
- Croissant de lune en nombril (sens héraldique) (Héraldique) Emplacement du champ se trouvant à mi-chemin entre l’abîme (centre) et la pointe de l’écu.
- D'azur, à un soleil non figuré d'or chargé des lettres IC XC de sable, à un croissant d'argent posé en nombril, aux lettres grecques ΜΡ ΘΥ du second émail posés en pointe, au chef palé d'argent et de gueules de 13 pièces, qui est de l’éparchie de Newton. → voir illustration « croissant de lune en nombril »
-
péril
?- Danger, risque, état où il y a quelque chose de fâcheux à craindre.
- À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. — (Pierre Corneille, Le Cid, II, 2)
- Maurin crut que la République était en péril. — (Jean Aicard, Maurin des Maures - Chapitre XVII)
- […] il se demandait s’il avait bien réellement le droit d’associer à cette vie de périls et d’embûches continuelles une jeune fille de l’âge de sa nièce. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Loin du danger, il ne rêve qu’exploits héroïques, entreprises surhumaines et gigantesques ; mais, quand vient le péril, son imagination trop vive lui représente la douleur des blessures, le visage camard de la mort, et le cœur lui manque ; […]. — (Théophile Gautier, Le capitaine Fracasse, vol. 1, Charpentier, 1871, p. 270)
- C’était le coffret qu’Ayrton avait sauvé au péril de sa vie. — (Jules Verne, L’Île mystérieuse)
- Aussi, lorsque, après avoir franchi une porte vitrée immense, donnant sur un vestibule un peu moins vaste que le Square du temple, nous nous engageâmes dans un large escalier aux marches déclives, usées et traîtresses, mais qu’une rampe remarquablement ciselée aidait à gravir sans péril, je me contentai, toujours prudent, d’admirer l’élégante rampe en silence. — (Léo Malet, L’Ours et la Culotte, 1955, chapitre VIII)
- — Ma foi, mon cher Sorel, à vos risques et périls. — (Stendhal, Le Rouge et le Noir - Tome second, Chapitre III)
- Il se peut qu’à l’heure du péril de guerre, le syndicalisme souffrît d’un léger fléchissement. — (Henri Manceau, Des luttes ardennaises, 1969)
- Qu’y a-t-il Héloïse ? Le prénom familier rompait l’envoûtement, conjurait le péril. Il la rejetait vers l’enfance, niait sa flamboyante puberté […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Lorsque le pays est menacé d’un péril imminent dans ses institutions, dans son indépendance ou dans son intégrité territoriale, le Président de la République décrète l’état d’exception. — (Constitution algérienne du 28 novembre 1996, Art. 93)
-
calville
?- Variété de pomme.
- elles étaient de peaux différentes, les pommes d’api au berceau, les rambourg avachies, les calville en robe blanche, les canadas sanguines, les châtaigniers couperosées, les reinettes blondes, piquées de rousseur. — (Émile Zola, Le Ventre de Paris, Georges Charpentier, Paris, 1873)
- À côté, dans l'ex-sacristie, embaumait un étalage de reinettes grises, mélangées de calvilles. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 78)
-
mile
?- (France) Unité de mesure de longueur anglo-saxonne, valant 1 760 yards (verges), soit 5 280 pieds, ou encore exactement 1 609,344 mètres. Son symbole est mi.
- Les bois où nous sommes dominent sur plus d’un mile une des routes qui mènent hors de la ville. — (Julien Green, Moïra, 1950, réédition Le Livre de Poche, page 236)
- Il avait abandonné les commissariats de police pour ce petit journal tranquille et prospère, dans cette vallée dans histoires où la construction d’un nouveau mile sur la branche ouest de l’autoroute inter-États faisait figure d’événement cosmique. — (Philippe Labro, L’étudiant étranger, Gallimard, 1986, page 152)
- Je suis à 3623 miles de New York.Non. Ici, on parle en kilomètres.Je suis à 5 834 kilomètres et des poussières de chez moi : je suis à Paris. — (Marie Vareille, La vie rêvée des chaussettes orphelines, Éditions Charleston, 2020)
- (Par extension) (Économie) Point dans un programme de fidélité par une compagnie aérienne.
-
pentadactyle
?- (Zoologie) Qui a cinq doigts.
- Faut-il y voir, comme dans la « tétrapodie pentadactyle » des Vertébrés terrestres, une indication que la Vie, tout à ses débuts, a germé sur un pédoncule de section relativement étroite, dans une zone plus ou moins limitée de la Terre, et par une émission unique dans la Durée ? — (Pierre Teilhard de Chardin, La Place de l’homme dans la nature, Éditions Albin Michel, 1956, page 44)
-
manille
?- (Cartes à jouer) Jeu de cartes où le dix est la plus forte carte.
- Que veux-tu, c'est plus fort que moi ; quand je joue la manille, je ne me connais plus. — (Georges Courteline, Boubouroche, 1910, Acte I, scène 1)
- Un soir, après le dîner, une fois la vaisselle lavée et rangée ainsi que les bidons et autres ustensiles de table, Niang s'en va faire sa manille avec les soldats européens de la section hors rang. — (Raymond Escholier, Mahmadou Fofana, Crès, 1928)
- Tu n’en reviendras pas vieux joueur de manilleQu’un obus a coupé par le travers en deuxPour une fois qu’il avait un jeu du tonnerre — (Aragon, Les ombres se mêlaient et battaient la semelle, dans Le roman inachevé, Gallimard, Paris, 1956)
- Au jeu de manille, nom du 10, qui est la plus forte carte.
-
couille
?- (Vulgaire) Testicule.
- Tu nous casses les couilles ! Tu nous casses les pieds, tu nous importunes.
- La tête perdue, ne périt que la personne ; les couilles perdues, périrait toute nature humaine. — (François Rabelais, Le tiers livre)
- Ne prenez pas deux mandarines pour faire des couilles à une banane. — (Pierre Louÿs, Manuel de civilité pour les petites filles à l’usage des maisons d’éducation, 1926.)
- - T'es un pédé, a dit César. Tu m'as eu parce que je pensais à autre chose. Attends qu'on se retrouve. Je te reprends quand tu veux, comme tu veux, où tu veux. Je te la ferai bouffer, ta couille unique. — (Jean-Patrick Manchette, Morgue pleine, Réédition Quarto Gallimard, 1973, chapitre 6, page 490)
- L’image qui surnage pour moi de ce désastre du temps de Louis-Philippe n’en est pas moins celle d’un garçon de vingt ans fonçant la tête la première à travers une brèche, aveugle et sanglant comme au jour de sa naissance, portant dans ses couilles sa lignée. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 114)
- (Vulgaire) Connerie, mensonge, élucubration, fumisterie.
- Il ne raconte que des couilles.
- Et tout ce qu’il m’a dégoisé, cette histoire d’Henrietta trouvant les lettres dans le bureau de Granworth et les emmenant, c’est de la couille en barre. — (Peter Cheyney, Les femmes s’en balancent, traduction de Michelle et Boris Vian, Gallimard, 1949, page 91)
- (Vulgaire) (Sens figuré) Problème.
- Alors là, chef, il y a une grosse couille, plus rien ne marche !
- (Vulgaire) Symbole du courage, de la hardiesse.
- Lui, au moins, il a des couilles, il ne s’est pas dégonflé.
- Descends, si t’as des couilles !
- (Populaire) Bouchon doseur.
- Vas-y, mets-moi une couille de Pastis !
- (Argot) Pote.
- Ça va, ma couille ?
- Hé, Momo, tu promènes tes couilles ?!
- (Argot) Bon gars.
- Vous vous promenez dans la rue comme une bonne couille, quand soudain quelqu'un vient vous menacer.
-
tranquille
?- Qui est paisible, calme, sans agitation.
- Il regardait les vastes bâtiments de l’Asile, les ailes des différents quartiers, séparés par des jardins, celui des hommes et celui des femmes, ceux des fous tranquilles et des fous furieux. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre III)
- Par contraste, le côté du lagon était étrangement calme, une eau merveilleusement tranquille, à peine ridée par les alizés, où passaient des poissons aux couleurs éblouissantes. — (Alain Gerbault, À la poursuite du Soleil; t.1, de New-York à Tahiti, 1929)
- Cet enfant était très tranquille, mais il devient turbulent.
- Des voisins fort tranquilles.
- Dormir d’un sommeil tranquille.
- Un séjour tranquille.
- (Sens figuré) En paix, paisible.
- Avoir l’esprit tranquille.
- Sa conscience est tranquille.
- Tout est tranquille dans l’état.
- Quand vous serez plus tranquille, on vous parlera.
- Tenez-vous tranquille.
- Sans bulles, pour un vin.
- Dans les vins dits « tranquilles », c’est-à-dire sans bulles, les appellations bordelaises, gardent leur longueur d’avance et dépassent la barre des 2 milliards d’euros de ventes à l’export. — (L’alcool français continue de couler à flots à l’étranger, Le Monde. Mis en ligne le 13 février 2019)
-
pontille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe pontiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe pontiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe pontiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe pontiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe pontiller.
-
brandille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe brandiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe brandiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe brandiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe brandiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe brandiller.
-
gentil
?- Agréable, charmant, mignon, aimable. Qui a une certaine grâce, un certain agrément délicat.
- C’est une gentille attention.
- C’est alors que l’on vit passer une gentille petite souris grise.
- Charles est un trop gentil garçon, il est facile à tromper.
- Il a des défauts, mais nous l’aimons quand même, car nous sommes gentils.
- C’est un gentil petit pays, une gentille petite bourgade.
- Il n’est guère gentil avec moi, j’ai à me plaindre de lui.
- Vous aurez la même robe qu’elle, mais vous serez élégante. Vous serez coiffée comme elle, mais vous serez gentille. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 232.)
- Sage, tranquille.
- Les enfants ont été gentils, ce soir.
- Coquet, important.
- C’est une gentille somme d’argent.
- (Désuet) (XVIe siècle) Noble.
- Gentil compagnon.
- Dans le gentil pays de France, le gentilhomme se préparait à un tournoi.
- (Ironique) (Familier) Qui est bête, simplet.
- Dominique ? Oh, oui, il est gentil…
- (Ironique) Peu sympathique.
- Vous faites là un gentil personnage, un gentil métier : vous jouez là un rôle peu sympathique.
- (Ironique) Qualifie celui dont on désapprouve l’impertinence ou la sottise.
- Je vous trouve gentil de me dire cela.
- Pour exprimer poliment une désapprobation : C’est bien gentil, mais…
-
bistouille
?- (Boisson) (Nord de la France) Café chaud auquel on ajoute de l’eau-de-vie.
- Au comptoir des cafés devant la tasse de bistouille du matin, dans la douce chaleur d'une cuisine devant le bol de chicorée posé sur la toile cirée, à la bibliothèque municipale où il va chercher quelques livres, il en rencontre qui lui confient sans réticence […] qu'ils rêvent d'un pays où les travailleurs sont au pouvoir […]. — (François Maspero, Des saisons au bord de la mer, I : Voir les falaises, Le Seuil, 2009)
- Avant d'atteindre le fond de sa tasse, Karl y vidait une forte dose de liqueur de feu, gnôle, cognac ou genièvre ; alors le café changeait de nom et devenait bistouille. Une fois la bistouille consommée, il ajoutait une seconde dose pour rincer la tasse. — (Jean Anglade, Un cœur étranger, Presses de la Cité, 2010, chap.3)
- (Boisson) Boisson d’origine douteuse.
- À l’autre bout de l’auge de refroidissement sortait l’extérieur du tube, d’où coulait un liquide qui devait être de l’alcool— Je me demande à partir de quoi ils fabriquent leur bistouille, chuchota Vanninen à mon oreille, d’un air visiblement intéressé. — (Arto Paasilinna, Prisonniers du paradis, 1974. Traduit du finnois par Antoine Chalvin, 1996, p. 121.)
-
grouille
?- Apprentie qui fait les courses.
- (Vulgaire) (Populaire) Désordre, pagaille.
-
souquenille
?- (Désuet) (Habillement) Long vêtement fait de grosse toile, que prenaient les cochers et les palefreniers pour s’en couvrir quand ils pansaient les chevaux.
- Quitterons-nous nos souquenilles, monsieur ? — (Molière, L'Avare, III, 2)
- Voulez-vous gager que je l'épouse avec la casaque sur le corps, avec une souquenille si vous me fâchez ? — (Marivaux, Les Jeux de l'amour et du hasard, III, 7)
- L’épicière le contemplait d’un œil sépulcral que recouvrait parfois sa paupière longue comme une souquenille. — (Kléber Haedens, L’été finit sous les tilleuls, Le Livre de Poche, 1966, page 108)
- Mauvais vêtement, guenille, loque.
- M'ayant revêtu d'une vieille souquenille, ils me mirent dehors par les épaules. — (Lesage, Gil Blas, I, 13)
- Presque tous étaient vêtus de longues souquenilles sordides en lambeaux. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
- Après deux mois passés à suer dans d’infâmes souquenilles kaki, quelle volupté de revêtir enfin un dolman de toile immaculée ! — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 202)
- La composition de sa souquenille défiait toute investigation : les manches et les pans étaient si graisseux, si luisants qu'on aurait dit du cuir de bottes ; par derrières ballottaient quatre basques d'où le coton s'échappait par touffes. — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
- Au balcon armorié sont suspendues des souquenilles et derrière une descente de lit infâme se cache une mégère en camisole qui raccommode une chaussette ; çà et là, entre une casserole et un vieux pot une tête de peu apparaît dans une fenêtre. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 73)
- Vêtement du clown paillasse.
- Le matador était un vieux coquin vêtu d’une souquenille usée, chaussé de bas jaunes, trop à jour, ayant l’air d’un Jeannot d’opéra-comique, ou d’un queue-rouge de saltimbanque. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Florissac, en jeune pitre, un papillon balancé à un fil de fer lui dansant devant le nez, le feutre posé à la Jeannot, la souquenille de paillasse au dos, ressemblait à l'Antinoüs dans une toile à matelas. — (Goncourt, Ch. Demailly, 1860)
- Lévite.
- Je revois encore un pieux pèlerin, vêtu de la souquenille des juifs polonais : il déchiffrait les inscriptions hébraïques. — (Vogüé, Morts, 1899)
-
outil
?- Instrument dont les artisans, les jardiniers, etc., se servent pour leur travail.
- […] ; jadis, on croyait que la férule était l’outil le plus nécessaire pour le maître d'école ; aujourd'hui, les peines corporelles ont disparu de notre enseignement public. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VI, La moralité de la violence, 1908, p.266)
- Il faut se méfier des gens qui vendent des outils mais qui ne s’en servent jamais. — (Marcel Pagnol, La Fille du puisatier, 1940)
- Alors, c'était du neuf, à part un lot d’outils de jardin et quelques meubles en plastique que j'avais récupérés dans une vente de garage. — (Luc Baranger & André Marois, « Servez-vous, c'est gratis », dans Tab’arnaques : nouvelles, Québec Amérique, 2011)
- (Par extension) Instrument pour réaliser une action.
- Technique intéressante par son coût réduit tout en permettant de construire des forteresses solides, la motte castrale va devenir l’outil privilégié de la mise en place de la société médiévale. — (Des paysages à voir et à lire en Bourgogne, Dijon : Educagri, 2009, page 84)
- (Zoologie) Synonyme de corégone oxyrhynque (poisson).
- (Familier) (Populaire) Personne maladroite.
- Va donc, eh! outil! — (Pierre Larousse, Nouveau Larousse illustré: dictionnaire universel encyclopédique, Volume 6, 1898)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.