Dictionnaire des rimes
Les rimes en : chèvrefeuille
Que signifie "chèvrefeuille" ?
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- Nom usuel d’arbustes ou de lianes généralement grimpants, du genre Lonicera, de la famille des Caprifoliacées à feuilles caduques ou persistantes, à fleurs disposées en paires latérales ou en inflorescences terminales et dont certaines espèces portent des fleurs odoriférantes. On s’en sert pour les berceaux de jardin et dans les palissades.
- — Qui vous déplaît dans le parfum du chèvrefeuille ? Tout le monde aime cette odeur, vous seule peut-être la trouvez mauvaise ; c’est ce qui fait qu’on a arraché ici tous les chèvrefeuilles qui avaient enveloppé les arbres. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- Pierre revit avec joie les murs blanchis à la chaux, l’étroite lucarne donnant sur les jardins, d’où montait l’odeur sucrée des haies de chèvrefeuille. — (Émile Moselly, Terres lorraines, 1907)
- — Je regardais vos cheveux blancs. Ils s’enroulent sur les bords de votre chapeau comme du chèvrefeuille sur un balcon. Ils sont très beaux et je les aime. — (Anatole France, Le Crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; réédition Le Livre de Poche, 1967, page 231)
- […] le lyciet qu’elle mange, tu sais, c’est lui qui étouffe le chèvrefeuille… — Mais la chenille mangera aussi le chèvrefeuille… — Je ne sais pas… Mais que veux-tu que j’y fasse ? Je ne peux pourtant pas la tuer, cette bête… — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Le Livre de Poche, 1960, page 50)
- La nuit était pleine d’odeurs délicieuses, et il respirait un peu malgré lui, comme si la chose n’eût pas été tout à fait permise, le lourd parfum du chèvrefeuille mêlé à un âcre et fine senteur de feuilles mortes. — (Julien Green, Moïra, 1950, réédition Le Livre de Poche, page 65)
- Aussi, je me cachai derrière la première, à l’angle de la rue, dotée d’un gazon envahi par les mauvaises herbes et d’un grand lantana aux fleurs rouge et jaune couvertes de poussière qui luttait sur la façade contre un chèvrefeuille. — (Raymond Chandler, « L’Homme qui aimait les chiens », traduction de Michel Philip et Andrew Poirier, dans Les ennuis, c'est mon problème, Omnibus, 2009)
Mots qui riment avec "il"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "chèvrefeuille".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : il , ils , ille , illes , ill , ile , iles , yle , yles , ylle et ylles .
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empile
?- (Pêche) Fil auquel on attache l’hameçon.
- Il va être question plus loin de la pêche aux palangres, qui consiste à immerger une ligne de grande longueur, sur laquelle sont fixés de nombreux hameçons, par l’intermédiaire d’empiles et dont les extrémités sont maintenues à la surface au moyen de flotteurs. — (René de Ceccaty, in Pier Paolo Pasolini, Nouvelles romaines, Gallimard, « Folio bilingue » no107, 2002, page 147)
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antirouille
?- Qui retarde ou prévient l’apparition de la rouille.
- De la peinture antirouille.
- (Par extension) Qui ne rouille pas.
- L’industrie moderne, après de nombreuses tentatives, est parvenue à obtenir des aciers dits antirouilles, absolument inoxydables. — (Maurice Lecerf, Le Fer dans le monde, Payot, 1942)
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stérile
?- (Reproduction) Qui ne peut pas se reproduire, infécond.
- Fleur stérile, celle où ne s’opère point la fécondation.
- Homme stérile, homme qui ne peut pas avoir d’enfants, qui n’est pas propre à la génération.
- Ce qui m’embêtait, c’est qu’on pouvait pas avoir de gosses. On en a vu, des médecins, pour ça, tiens ! C’est ma femme, à ce qu’il paraît. Elle est…Il cherchait le mot.— Stérile ?— Mais non, dit Pinot d’un air choqué, qu’est-ce que tu vas chercher là ? Elle ne peut pas avoir d’enfants, voilà tout. — (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 97)
- Toutes les jumelles ne sont pas aptes à la reproduction ; on a constaté en particulier que 90 p. 100 des femelles, co-jumelles de mâles, sont stériles ou subfertiles : ce sont les free-martins. — (Recherches sur l'induction expérimentale de naissances gémellaires chez les bovins, Institut National de la recherche agronomique, 1970, page 11)
- Le Bon Dieu est censé nous avoir puni de ces pratiques, de ces potions, de ces interruptions, que sais-je, en me rendant, moi, dernière de la lignée, aussi stérile que la lande à bruyères. — (Marie Darrieussecq, Claire dans la forêt, nouvelle, supplément au magazine « Elle », 2000, page 8)
- (Par extension) Improductif, en parlant d’un sol.
- Des landes, des rocs stériles, çà et là une bande de pâturage aromatique et dru, quelques champs pierreux, partout des oliviers : on se croirait dans notre Provence. — (Hippolyte Taine, Voyage en Italie, vol. 2, 1866)
- Leur pouvoir était illimité ; ils guérissaient les malades abandonnés des médecins, rendaient fécondes les terres stériles, arrêtaient les épidémies de bestiaux, mais ils n’étaient point toujours d’humeur à ces sorcelleries bienfaisantes. — (Octave Mirbeau, Rabalan)
- Les moraines des glaciers sont presque stériles, cependant quelques espèces sont spécialisées dans cette station, par exemple l’Androsace des glaciers. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, pages 171-172)
- (Sens figuré) Qui ne produit rien de lui-même, qui manque d’invention, d’imagination.
- Un esprit stérile, un auteur stérile.
- La saison est stérile en nouvelles, il y a peu de nouvelles en ce moment.
- (Médecine) Qui est inerte, libéré des germes et de sa vie microbienne.
- Le dextran est obtenu en faisant agir une bactérie Leuconostoc mesenteroides sur des solutions stériles de glucose. — (Comptes rendus des séances de la Société de biologie et de ses filiales, 1970, page 1001)
- (Sens figuré) Se dit figurément de diverses choses.
- Sujet stérile, sujet qui de lui même fournit très peu de matière à l’écrivain.
- Louanges stériles, celles qui ne sont accompagnées d’aucune récompense, quoiqu’elles dussent l’être.
- Admiration stérile, celle qui ne va point jusqu’à faire imiter ce qu’on admire.
- Travail stérile, celui qui ne rapporte aucun avantage.
- Savoir stérile, celui qu’on ne met point ou qu’on ne peut point mettre à profit.
- Écoute, je vais te dire un mot qui va clore ce débat stérile. — (Guy Bedos, « Une voix humaine », dans Bête de scène, Éditions Hors Collection, 2004)
- Ce siècle a été stérile en grands hommes, dans ce siècle-là, il y a eu peu de grands hommes.
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délébile
?- (Latinisme) Effaçable.
- Encre, caractère délébile.
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infertile
?- Qui n’est pas fertile.
- Si les engrais verts donnent de fort bons résultats dans les sols infertiles et épuisés, à plus forte raison sont-ils avantageux dans les sols fertiles et riches. — (Charles-Victor Garola, Engrais : Le matières fertilisantes, Paris : J.-B. Baillière & fils, 7e éd., 1925, p.184)
- (Sens figuré) — Un esprit infertile.
- (Par extension) Qualifie un sujet, une matière qui fournit peu de choses à dire.
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fusil
?- (Vieilli) Petite pièce d’acier avec laquelle on battait un silex pour en tirer du feu.
- Vous savez (…) que l'école (…) est bâtie de bois et qu'il suffirait d'un fusil et d'un copeau pour la faire flamber comme un vrai feu de la Saint-Jean. — (France, Opinions J. Coignard, 1893)
- (Par extension) (Vieilli) Pièce d’acier qui couvrait le bassinet de certaines armes à feu, et contre laquelle donnait le silex qui était au chien.
- Fusil d’arquebuse. — Fusil de pistolet.
- Arquebuse à fusil. — Pistolet à fusil.
- (Par extension) Arme à feu portative qu’on tire en l’épaulant, et munie d’un mécanisme dont le mouvement de percussion enflamme la poudre renfermée dans le canon.
- Le feu des fusils Mauser commença ; ce fut un vacarme épouvantable dans lequel on percevait le ronflement des obus à la lydite, le crépitement des fusils Metford, les éclats des mitrailleuses boers et les sifflements des Mauser. — (Le Mémorial d’Aix, du 25 janvier 1900, page 1)
- Notre arsenal se compose du Winchester et du sabre d’ordonnance de notre cavalier d’escorte, d’un fusil de chasse à deux coups, un « idéal » de la manufacture de St-Étienne, […] et d’un bon revolver tirant des balles cal. 450 que je porte à la ceinture. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 45)
- Jusqu’ici, il s’était promené avec son fusil sous le bras, plein d’un sentiment d’altière sécurité. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 356 de l’édition de 1921)
- Notre chien de chasse suit mes promenades quand je prends un fusil et m’abandonne quand je me contente d’un revolver. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Les chasseurs s’étaient précipités sur leurs fusils, mais je donnai l’ordre de les remettre au râtelier. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- (Par extension) Habile tireur.
- Comme ils étaient, en ce temps-là, les deux seuls fusils de la commune, dès qu’un paysan avait repéré les lieux et heures de sortie d’un lièvre, […], il s’en venait annoncer la chose à l’un ou l’autre des deux compères. — (Louis Pergaud, Un renseignement précis, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Le Glaoui avait amené cinq cents cavaliers, les Rehamma autant et le Goundafi deux cents. Ces douze cents fusils formèrent le noyau le l’armée hafidiste. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 162)
- Et je passe pour un des bons fusils de l’Afrique Orientale. — (Joseph Kessel, Le Lion, Gallimard, 1958)
- Ce duc était, d’après eux, le premier fusil de France, et ce titre de « premier fusil de France », qu’ils énonçaient d’un ton respectueux, me causa, à moi, un haut-le-cœur. — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, page 67)
- (Cuisine) Aiguisoir à couteaux constitué d'une tige d'acier finement striée dans le sens de la longueur et emmanchée.
- (Héraldique) (Rare) Meuble représentant l’arme du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté en fasce, la bouche du canon à dextre. C’est un meuble entré récemment (XVIIIème siècle) dans les armoiries européennes. C’est souvent une référence à la chasse.
- Écartelé, au premier d’or à quatre pals de gueules, au second d’azur à un Saint-Sauveur bénissant de sa dextre et tenant un globe dans sa senestre, le tout d’or, au troisième d’azur à une boussole d’argent, l’aiguille partie de même et de gueules, le gueules pointant vers le Sud indiqué par la capitale de sable S, au quatrième d’or à une entrée de mine au naturel ouverte de sable surmontée d’un fusil contourné aussi au naturel, qui est de la commune de Lamanère des Pyrénées-Orientales → voir illustration « armoiries avec un fusil »
- (Argot) Estomac.
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potentille
?- (Botanique) Genre de plantes de la famille des rosacées, qui compte de nombreuses espèces.
- Bien sûr, il n’attendait pas un miracle de cette longue feuille rugueuse couverte d’un duvet blanchâtre, mais il eut soudain une envie désespérée de chercher, dans cette prairie aux couleurs chatoyantes et aux odeurs capiteuses, les plantes médicinales dont le nom lui revenait à la mémoire : l’aconit, la belladone, l’ergot de seigle, la stramoine, la jusquiame, le colchique, la digitale, l’adonis, le sénevé, le raisin d’ours, la gentiane, le muguet, la saponaire, la prêle, la potentille, la quintefeuille, le tussilage, le millepertuis, le genévrier, la mille-feuille, l’orchidée, l’aunée, le mélilot et la myrtille. — (Branimir Šćepanović, La Bouche pleine de terre, 1975. Traduit du serbo-croate par Jean Descat, 1975. Éditions du Rocher, 2008, pages 77-78)
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file
?- (Nom collectif) Suite ou rangée de choses ou de personnes disposées en long et l’une derrière l’autre.
- Sous une voûte de grands chênes, sous une feuillée touffue, on montait, on montait, par des chemins en zigzags, toute la famille à la file et à pied, formant serpent, comme ces pèlerins qui se rendent à des abbayes solitaires sur des cimes, dans les dessins moyen âge de Gustave Doré. — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
- J'ai donc repris la file des passants qui s'engageaient dans une des rues aboutissantes et nous avançâmes par saccades […] — (Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932, édition 1942, page 155)
- Prenez garde de ne pas perdre la file.
- Rompre, couper la file.
- Marcher en file indienne, Emboîter le pas de celui ou de celle qui précède.
- (Militaire) Ligne de soldats disposés les uns derrière les autres.
- Serrer les files.
- Chef de file, Celui qui marche le premier d’une file.
- (Sens figuré) Celui qui vient le premier dans une hiérarchie, qui est à la tête d’une entreprise, etc.
- (Marine) Vaisseau qui est le premier de la ligne de bataille.
- (Programmation) Type abstrait de données séquentielles en FIFO, c’est-à-dire où le premier élément accessible est le premier à avoir été ajouté.
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aryle
?- (Biochimie) Radical dérivé des composés benzéniques.
- Les groupes les plus enclins à migrer dans des intermédiaires radicalaires sont par exemple les aryles, les vinyles, les acyles ou d’autres substituants insaturés. — (Francis A. Carey, Richard J. Sundberg, Chimie organique avancée: Structures moléculaires et mécanismes réactionnels, 1990)
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bissextile
?- Féminin singulier de bissextil.
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nasille
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de nasiller.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de nasiller.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de nasiller.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de nasiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de nasiller.
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épistyle
?- Architrave, partie de l’entablement qui repose directement sur les chapiteaux de colonnes (terme essentiellement utilisé pour l’architecture de l’Antiquité).
- La colonne, qui est l’élément principal du temple, ne soutient pas, comme en Ègypte et en Perse, une architrave couronnée de quelques moulures, mais un entablement composé de trois parties distinctes : l’épistyle, la frise avec ses triglyphes et la corniche. — (Adolphe Bitard, Le monde des merveilles, Librairie illustrée, 1878, page 770)
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style
?- (Botanique) Filament reliant l’ovaire au stigmate, au centre de la fleur.
- Le Limettier acide (C. Aurantium, sous-espèce aurantifolia, var. proper), a le fruit limoniforme, terminé par un mamelon quelquefois surmonté par un style persistant. — (Encyclopédie biologique, vol.2 à 3, 1928, page 86)
- Le style est long car il est nécessaire de tenir haut le stigmate de façon à ce que les abeilles puissent s'y cogner. Cela oblige le tube pollinique à se lancer dans une odyssée difficile et cette épreuve permet à la plante de jauger ses prétendants. — (David George Haskell, 2 avril : L'empire des fleurs, dans Un an dans la vie d'une forêt, traduit de l'anglais (États-Unis) par Thierry Piélat, éd. Flammarion, 2018)
- (Vieilli) Sorte de poinçon ou de grosse aiguille, avec la pointe de laquelle les anciens écrivaient sur des tablettes enduites de cire.
- A ses pieds luisait un objet d’ivoire. Il le ramassa : c’était une tablette à écrire, d’où, pendait un style d’argent. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
- Aiguille d’un cadran solaire.
- Poser un style.
- Ce style est mal posé.
- Manière d'exprimer par écrit les pensées.
- En bon Champenois, il célébra le vin de Champagne dans une ode en vers iambiques, dont le style vif et pétillant, présente la belle image de cette charmante liqueur. — (Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Biographie ardennaise ou Histoire des ardennais, Paris : Ledoyen, 1830, page 259)
- Plus tard, lorsqu'il m'arriva d’être reporter dans un journal, on m'envoya visiter à la Toussaint les cimetières de Paris afin d'évoquer dans un style décent la douleur des familles […]. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- Le style ne doit faire qu’un avec l’idée, comme le sabre avec la main. — (Maurice G. Dantec, Le théâtre des opérations : Journal métaphysique et polémique 1999, Paris, Éditions Gallimard, 2000)
- Cependant l'un n'implique pas forcément l'autre, et dieu sait que même aujourd’hui il ne suffit pas de tenir un stylo pour avoir une plume. Le style en effet ne se confond pas avec l'écriture, et bien des gens écrivent qui n'ont pourtant aucun style, sauf à l'entendre au sens large : il y a certes un style administratif, très reconnaissable, un style publicitaire... À l'inverse, parfois, quelques mots suffisent : "Impossible rentrer ce soir stop Mensonge suit", ça a du style, avouez du style télégraphique. — (Camille Laurens (écrivain), Tissé par mille, éditions P.O.L., 2005)
- Manière d’agir ou de parler.
- Elle fréquentait les cocktails, skiait et s'adonnait au shopping de luxe, et elle n'était pas du style à traverser le pays pour venir au chevet d'une sœur aînée atteinte du sida. — (Marcia Rose, Service des urgences, traduit de l'américain par Thierry Arson, Éditions Archipoche (L'Archipel), 2017, chap. 32)
- (Art) Manière d'exécuter particulière à un artiste, à une époque, à un pays.
- […]; flétrissez aussi le charlatanisme de ces pseudo-virtuoses qui ont obtenu des succès apocryphes à New-York ou en Californie, et qui, […], viennent défigurer sur nos grandes scènes lyriques des partitions dont elles ridiculisent la majesté par les exagérations de leur style exotique. — (Stéphen de La Madelaine, Études pratiques de style vocal, T.1, 1868, page 18)
- Ces bois, étendus sur une centaine d’hectares, rejoignaient les deux ailes du château, une ancienne demeure, de style Louis XIII, à l’allure de ce qu’on appelle encore dans certaines campagnes une « maison de noblesse ». — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chap.1, 1910)
- (Par extension) Caractère de la composition.
- Le vénérable pont sur le Tarn a non seulement de hautes arches en ogive, mais ses piles de briques, entre les les voûtes et au-dessus des avant-becs, sont percées de baies du même style. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Vocabulaire, tournure, jargon caractéristique d’un langage administratif ou technique.
- On peut utiliser le style publicitaire sans faire de la publicité pour autant.
- Le style administratif est, pour une bonne part, responsable de la mauvaise image de l’administration.
- Apparence d’un objet ou d’une personne. Ensemble de caractéristiques définissant son identité.
- Partez à la découverte de votre style vestimentaire !
- Inutile de débattre sur le style de cette voiture, ce n’est qu’une affaire de goût.
- (Familier) Comportement habituel d’un individu.
- Ce n’est pas son style de partir comme ça, sans crier gare.
- Attachez vous de l’importance au style de conduite des autres conducteurs ?
- (Familier) Type, genre affectionné ou recherché.
- Ce mec là, ce n’est vraiment pas mon style.
- Cette radio diffuse mon style de musique.
- Genre, utilisé pour cataloguer quelqu’un ou quelque chose, souligner son appartenance à une catégorie.
- Un incident de ce style s’était déjà produit dans l’usine.
- Un diplôme de ce style serait sans doute la clef de la réussite.
- (Chronologie) Désigne le mode de datation du calendrier (grégorien ou républicain).
- — Vers la fin de vendémiaire, an VII, époque républicaine qui, dans le style actuel, correspond au 20 octobre 1799, deux jeunes gens, partis de Bonn dès le matin, étaient arrivés à la chute du jour aux environs d’Andernach, petite ville située sur la rive gauche du Rhin, à quelques lieues de Coblentz. — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
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fenil
?- (Agriculture) Lieu où on entrepose le foin.
- Il entrait dans la grange et ouvrait la lucarne du fenil, sur l’écurie, pour donner le fourrage aux bêtes. — (Erckmann-Chatrian, L’Ami Fritz, 1864)
- Assez souvent, le matin, il voyait un chemineau descendre du fenil. Le chemineau lui donnait un grand coup de chapeau et le père Renon lui demandait s’il avait bien dormi. — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, 1910, réédition Plein Chant, pages 91-92)
- La main de l’enfant, traînante, perçoit dans l’herbe l’humidité du soir. C’est l’heure des lampes. Un clapotis d’eau courante mêle les feuilles, la porte du fenil se met à battre le mur comme en hiver par la bourrasque. — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, Hachette, 1922, collection Livre de Poche, 1960, page 22)
- Il résistait, se dérobait, hennissait, et à la fin il n’eut plus d’autre moyen que de l’amener jusqu’à la cour, puis de pousser le lourd chariot à force d’homme assez près du fenil pour transborder le fourrage. — (Howard Phillips Lovecraft, La Couleur tombée du ciel, 1927 ; traduit de l’américain par François Bon, 2015, pages 36-37)
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protractile
?- (Anatomie, Zoologie) Qualifie un organe qui s’allonge de lui-même.
- La langue est noire ou grisâtre, longue, molle, protractile, fourchue a son extrémité ; […] — (Dictionnaire universel d’histoire naturelle, page 252, Charles Dessalines d’Orbigny, 1849)
- (Par extension) Bouche de certains poissons (les poissons de fonds principalement) qui peut s'allonger vers l'avant et se rétracter ensuite, permettant ainsi de fouiner dans le sable et les sédiments.
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condyle
?- (Anatomie) Tête articulaire d'un os, proéminente et arrondie.
- Le condyle externe et le condyle interne du fémur.
- Le condyle de l'humérus ou capitulum.
- Les condyles de la mâchoire, etc.
- Pour l’anatomiste, il n’existe qu’un condyle au coude : c’est la voussure arrondie qui fait face à la cupule radiale, comme la trochlée fait face aux surfaces articulaires cubitales. — (Revue médicale de la suisse romande, Volume 64, 1944)
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fifille
?- Fille, chouchoute.
- Eh ! bien, fifille, cette noisette est cause d’une révolution au logis. — (Honoré de Balzac, Histoire de la Grandeur et de la Décadence de César Birotteau, 1837, chapitre premier)
- Laure vint avec sa fifille qui depuis hier sait dire Tutus !!! — (Jehan Rictus, Journal quotidien, cahier 127, 20 mai 1926, page 105)
- – Oui, dit-elle, si l’un d’eux ou l’une d’elles m’a connue quand j’étais Elizabeh Baldridge la guenon arriviste, ambitieuse et carriériste, la fifille à sa maman agressive et arrogante, que va-t-il se passer ? — (Philippe Labro, L’étudiant étranger, Gallimard, 1986, page 256)
- De retour de Moscou, fifille s’est aussi laissé abuser par un lecteur du « Parisien ». — (J.-M. Th., Marine, Poutine et le Boursin, Le Canard Enchaîné, 29 mars 2017, page 5)
- Une bonne fifille qui veut juste un bon chocolat. Alors elle a fait un 180 et attrapé un sachet d’arôme cacao nano-certifié. — (Daniel Nayeri, Notre-Dame des Traîtres, dans Brigade des crimes imaginaires et autres histoires fantastiques et déglinguées, traduit de l’anglais par Valérie Le Plouhinec, Hélium, 2008, page 243)
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coquille
?- Enveloppe protectrice, dure et calcaire des œufs et de la plupart des mollusques.
- Coquille d’œuf.
- Enveloppe protectrice de l’homme, protégeant la personnalité.
- Ah! pourquoi ne peut-on pas briser cette transparente et dure coquille qui nous enferme chacun seul avec soi? — (Beauvoir, Tous hommes, 1946, page 57)
- Se renfermer, se retirer dans sa coquille.
- On sent, lorsqu’il en laisse échapper quelque chose, avec quelle joie il se renfermait dans sa coquille, comme ces insectes qui se cachent à l’approche de l’homme. — (Musset, Le Temps, 1831, page 143)
- Fossile d’une coquille de mollusque.
- Les fossiles mêmes […] que l’on trouve par couches au dessous de la terre végétale, tels que […] les bancs de coquilles. — (Bernardin de Saint-Pierre, Harmonies de la nature, 1814)
- On voit dès lors qu'il n'est point indifférent de représenter une coquille d'une manière ou d'une autre, et qu'il importe au zoologiste ou au paléontologue de donner aux géologues des points de comparaison sur lesquels ceux-ci puissent s'appuyer pour reconnaître l'état des couches à l'instant où les êtres qui y sont enfermés ont été recouvert de nouveaux dépôts. — (« Quelques considérations sur la station normale comparative des coquilles bivalves », par Alcide d’Orbigny, séance du 6 mars 1843 de la Société géologique de France, dans le Bulletin de la Société Géologique de France, Paris, 1843, page 296)
- La fromentelle est un calcaire jaunâtre, très-dur, coquillier, passant presque à la lumachelle. Les coquilles y sont tellement agrégées qu’il n’est guère possible d’en déterminer même le genre. — (Nicolas-Armand Buvignier, Statistique géologique, minéralogique, minérallurgique et paléontologique du département de la Meuse, Paris : J.-B. Baillière, 1852, page 390)
- Coque de noix, d’amandes, etc.
- Quant aux fruits qui viennent au sommet des grands arbres, ils sont, pour l’ordinaire, revêtus de coques dures et d’enveloppes molles ou élastiques, dont l’épaisseur est proportionnée à leur volume. Ainsi, la noix est revêtue de ses coquilles et de son brou. — (Bernardin de Saint-Pierre, Harmonies de la nature, 1814, page 95)
- (En référence au poussin sortant de l’œuf) Enfance.
- Un lycéen, qui sort de sa coquille,Tout triomphant,Dans ses bras m’étouffant,De me faire un enfantMe proteste qu’il grille. — (Béranger, Chans., t. 1, Bonne fille ou Mœurs du temps, 1829, page 41)
- Oh ! ce sera une excellente élève, maintenant qu’elle est sortie de sa coquille ! — (Colette Vivier, La maison des petits bonheurs, 1939, éd. Casterman Poche, page 267)
- (Ornithologie) Ensemble de plumes dressées en forme de coquille chez des pigeons.
- (Par extension) (Art) Objet en forme de coquille ou de conque marine.
- Paire de flambeaux portant une coquille sur le binet, un ornement rocaille sur le fût, et des canaux tournants sur la cloche. — (Exposition rétrospective de l'art français au Trocadéro (catalogue), Paris : Impr. L. Danel, 1889, page 217)
- (Papeterie) Sorte de papier collé, dont la marque est une coquille.
- David essaya de fabriquer une cuvée de pâte collée pour coquille, et il obtint un papier rêche comme une brosse, et où la colle se mit en grumeleaux. — (Honoré de Balzac, Illusions perdues, troisième partie : Les Souffrances de l’Inventeur)
- (Typographie) Erreur de typographie ; bourdon ; mastic.
- […] ; partant, un bon compositeur fait rarement des bourdons, et le meilleur est sans contredit celui qui, outre qu’il ne laisse que peu de coquilles ou de fautes légères à corriger, n’est pas du tout bourdonniste. — (A. Frey, Nouveau manuel complet de Typographie, nouvelle édition revue, corrigée et augmentée par M. E. Bouchez, Manuels-Roret, 1857, part. 1, page 108)
- Une revue parisienne venait de publier un de ses poèmes avec des fautes d’impression, coquilles aussi larges que des bénitiers, vastes comme la conque d’Aphrodite. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 127)
- Un jour il y eut un affreux scandale. Un typographe facétieux et spirituel — comme il n’en manque pas chez les Parigots — remplaça ce cadeau, un serpent qui se mord le dos, sujet en bronze et en argent, par cet autre : un sergent qui se mord le dos, sujet en bronze et en argent. Le numéro du Gaulois fit prime, à cause de cette incomparable coquille. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Salons et Journaux, Grasset, 1917, réédition Le Livre de Poche, page 287)
- (Escrime) Élément concave d'une épée séparant la lame du manche.
- C’est toujours au nom de la loyauté, de la foi conjugale, du respect des aïeux, de l’intégrité du blason, qu’il tire du fourreau sa grande épée à coquille de fer, souvent contre ceux qu’il aime de toute son âme, et qu’une nécessité impérieuse l’oblige d’immoler. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- —Les coquilles tintent, ding-don ! — (Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, 1897, acte 1, scène IVTexte sur Wikisource)
- (Sport) Accessoire servant à protéger des coups l’organe génital masculin.
- (Technique) Portion indivisible du cylindre d’impression des timbres-poste par rotative.
- En France, le cylindre porte quatre coquilles en typographie ou trois en taille-douce. — (Glossaire sur Leportaildutimbre.fr)
- (Cuisine) (Vieilli) Fourneau vertical qui sert à rôtir la viande.
- (Cuisine) (Bourgogne) Marmite en fonte.
- (Cuisine) (Nord de la France) Nom donné, par analogie de forme, à une brioche recouverte de grains de sucre, censée représenté l'enfant Jésus emmailloté et que l'on mange à Noël.
- (Métallurgie) Moule autour duquel passe de l’eau pour refroidir le métal en fusion après une coulée.
- (Bijouterie) Outil qu’utilisent les lapidaires pour maintenir les pierres pendant la taille.
- (Héraldique) Meuble représentant une coquille Saint-Jacques dans les armoiries. Elle est généralement vue de dessus et le pied tourné vers le chef. À rapprocher de conque, coquille Saint-Jacques, huître et vannet.
- De gueules à une coquille d’argent, qui est d’Artzenheim → voir illustration « armoiries avec une coquille »
- (Christianisme) Ornement en forme de coquillage sur une tombe destiné à recevoir de l’eau bénite ou du lait.
- La coquille creusée parfois dans la pierre tombale sert à recevoir de l’eau bénite le jour des Trépassés, ou du lait qui, mieux l’eau, doit blanchir le défunt. — (Michel de Mauny, Le Pays de Léon : Son histoire, ses monuments, Éditions Régionales de l’Ouest, Mayenne, 1993, 2e édition, page 362)
-
cantabile
?- (Italianisme) (Musique) (Désuet) Propre à chanter, à être chanté, à faire briller la voix.
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écureuil
?- (Zoologie) Petit mammifère rongeur et arboricole doué d’une grande agilité et remarquable par sa queue touffue qui se relève en panache.
- On voit apparaître une diversité de dispositifs. Des écoponts, des écoducs, des tunnels, des ponts aériens, des banquettes sous les ouvrages pour les loutres et castors, des échelles de corde pour les écureuils… — (journal 20 minutes, 25 mai 2022, page 10)
- Les gerboises abondent dans la vallée du Tensift, et les écureuils dans toutes les régions forestières. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 226)
- Un sursaut interrompit sa songerie. Elle jeta un cri :— Engeance !Devant elle, à dix pas, un écureuil traversait la route, tranquillement. C’était signe de male-mort ; elle en eut l’haleine coupée. Elle passa vite et se retourna pour regarder la bête qui bondissait maintenant avec une agilité diabolique. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- Dressé sur l’échelle légère et tremblante, en saule de marais, il cueillait sans relâche, leste comme un écureuil, promptement quoique sans se hâter […] — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 35)
- Elles mangent des sandwichs, des wraps et des chips, rient avec leurs collègues et amis, qui sont parfois au bout du fil. Et visiblement désopilants. Des écureuils et des pigeons attendent qu'on leur donne les restes. — (Justin Cartwright, Au paradis par la voie des eaux, traduit de l'anglais par France Camus-Pichon, Éditions Jacqueline Chambon (Actes Sud), 2017, chap. 8)
- (Par analogie) (Familier) Personne prévoyante par analogie avec un comportement de l’animal.
- Donc il a ce côté très radin... Un peu grippe-sou, écureuil. Donc c'est pas le genre à faire des cadeaux aux enfants. — (Jules Naudet, Grand Patron, fils d'ouvrier, Raconter la vie (éd. du Seuil), 2014)
- (Sens figuré) (Désuet) Personne vive, active, qui ne tient pas en place.
- C’est un écureuil.
- Il est vif comme un écureuil.
- (Entomologie) Synonyme de bombyx du hêtre.
- Communément appelé Écureuil, ou encore Bombyx du hêtre, Stauropus fagi est un papillon nocturne (ou Hétérocère) de la famille des Notodontidés, représentée en France par une cinquantaine d’espèces. Il est très largement répandu, mais n’est jamais abondant, du moins sur notre sol. — (André Lequet, L’Écureuil, dans Insectes, n° 173, Office pour les insectes et leur environnement (OPIE), 2014, page 13)
- (Pêche) (Familier) Sorte d'indicateur pour avertir des touches dans la pêche aux carpes et aux silures.
- Les écureuils assurent une bonne tension du fil et font office d'indicateurs de touches. Quand elles se produisent, ils remontent le long de leur tige. Le détecteur de touche sonore et lumineux appartient à la panoplie du carpiste moderne. — (Pascal Durantel, Pêche : l'encyclopédie, Éditions Artemis, 2003, page 344)
- L’écureuil s'abaisse et ne bouge plus. Prenez la canne en main et moulinez rapidement pour prendre contact avec le poisson et ferrez. — (Bernard Breton, Toutes les pêches en étang, Éditions Jean-Paul Gisserot, 1997, page 83)
- (Désuet) Ancien nom vernaculaire du serran de sable (Diplectrum formosum, L. 1766), poisson des zones tropicales américaines atlantiques.
- On donne vulgairement le nom d’écureuil à un poisson désigné par Linné sous la dénomination de perca formosa, et devenu le lutsaccus sciurus de Lacépède. — (Encyclopédie du dix-neuvième siècle: répertoire universel des Sciences, des Lettres et des Arts, édité par Ange de Saint-Priest, Paris, 1850, volume 11, page 104)
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté rampant, la queue le long du dos. À rapprocher de bièvre, castor, connil, lapin et lièvre.
- D’argent à l’écureuil contourné de gueules tenant une noisette du même, qui est de Soorts-Hossegor des Landes → voir illustration « armoiries avec un écureuil »
- Pompier ou secouriste qui a pour rôle de maintenir l’axe tête-cou-tronc de la victime lors d’une manœuvre de désincarcération, parfois à l’aide d’un collier cervical.
- L’écureuil est « celui qui se faufile dans le lit des autres sans leur permission », il aborde la victime par l’arrière pour commencer les soins avec la plus grande délicatesse possible : bilan, arrêt des hémorragies, pose d'un collier cervical pour le maintien de la tête, oxygénothérapie à l’aide d’un masque, etc.
-
facile
?- Qui se fait sans peine.
- Calcul facile.
- Opération facile.
- Il n’y a rien de si facile.
- C’est une chose facile.
- (Par extension) Qui est aisé à faire.
- C’est un homme qui n’est pas facile à contenter.
- Cet auteur n’est pas facile à comprendre, n’est pas facile.
- Ce passage, cette phrase est facile à traduire.
- (En particulier) Qui est aisé à aborder et à converser.
- Cet homme est de facile accès.
- (En particulier) Qualifie un travail qui coûte peu, qui se fait vite et bien.
- (Beaux-arts) Qui ne sent pas la gêne, qui paraît fait sans peine, sans effort.
- Un style naturel et facile.
- Des vers faciles.
- Une élocution facile.
- Des mouvements faciles et gracieux.
- La musique de ce compositeur est facile.
- Qui exécute sans peine.
- Un esprit facile.
- Un génie facile.
- Une plume facile.
- Un crayon, un pinceau, un ciseau facile.
- (Rare) (Péjoratif) Dont on voit qu'aucun effort ne fut fait pour le faire.
- Surtout, cette irruption de l’argent facile, avec la spéculation, et l’apparition de nouveaux riches, avait contribué à bousculer l’ordonnancement social : ainsi, était-ce la fille d'un commissaire aux vivres, une bourgeoise, une financière enrichie, la « Poisson », qui devint la favorite de Louis XV […]. — (Marc Ferro, Histoire de France, éd. Odile Jacob, 2003)
- Une basse littérature facile.
- Qui se plie sans peine aux circonstances, qui se prête aisément à ce que l’on attend de lui.
- Un caractère facile.
- Un homme facile à vivre, d’une humeur traitable et facile, d’un commerce facile.
- être d’un naturel doux et facile.
- (En particulier) (Péjoratif) Dont on peut faire tout ce qu’on veut.
- C’est un homme trop facile.
- Il s’est montré bien facile envers lui.
- Je ne l’aurais pas cru si facile.
- (En particulier) (Péjoratif) (Vieilli) Qualifiait une femme, une jeune fille, qui se laissait séduire aisément.
- C’est une femme facile et qui a déjà eu plusieurs intrigues.
- (Par extension) Peu sévère, peu contraignant, relâché, en parlant des choses.
- Avoir une conscience facile.
- Avoir des mœurs faciles.
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magouille
?- Action douteuse ou malhonnête voire illicite ou illégale.
- Les magouilles électorales.
- - La magouille, je peux plus. Je veux faire honnêtement un métier honnête.- Tu veux quitter la police ? — (Didier Kaminka, dialogues du film Ripoux contre ripoux, de Claude Zidi, 1990)
- Saint-Étienne, cité vouée pendant trois jours chaque année à la gloire littéraire, à ses pompes et à ses magouilles. — (François Cavanna, Lune de miel, Gallimard, 2011, collection Folio, page 298)
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souquenille
?- (Désuet) (Habillement) Long vêtement fait de grosse toile, que prenaient les cochers et les palefreniers pour s’en couvrir quand ils pansaient les chevaux.
- Quitterons-nous nos souquenilles, monsieur ? — (Molière, L'Avare, III, 2)
- Voulez-vous gager que je l'épouse avec la casaque sur le corps, avec une souquenille si vous me fâchez ? — (Marivaux, Les Jeux de l'amour et du hasard, III, 7)
- L’épicière le contemplait d’un œil sépulcral que recouvrait parfois sa paupière longue comme une souquenille. — (Kléber Haedens, L’été finit sous les tilleuls, Le Livre de Poche, 1966, page 108)
- Mauvais vêtement, guenille, loque.
- M'ayant revêtu d'une vieille souquenille, ils me mirent dehors par les épaules. — (Lesage, Gil Blas, I, 13)
- Presque tous étaient vêtus de longues souquenilles sordides en lambeaux. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
- Après deux mois passés à suer dans d’infâmes souquenilles kaki, quelle volupté de revêtir enfin un dolman de toile immaculée ! — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 202)
- La composition de sa souquenille défiait toute investigation : les manches et les pans étaient si graisseux, si luisants qu'on aurait dit du cuir de bottes ; par derrières ballottaient quatre basques d'où le coton s'échappait par touffes. — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
- Au balcon armorié sont suspendues des souquenilles et derrière une descente de lit infâme se cache une mégère en camisole qui raccommode une chaussette ; çà et là, entre une casserole et un vieux pot une tête de peu apparaît dans une fenêtre. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 73)
- Vêtement du clown paillasse.
- Le matador était un vieux coquin vêtu d’une souquenille usée, chaussé de bas jaunes, trop à jour, ayant l’air d’un Jeannot d’opéra-comique, ou d’un queue-rouge de saltimbanque. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Florissac, en jeune pitre, un papillon balancé à un fil de fer lui dansant devant le nez, le feutre posé à la Jeannot, la souquenille de paillasse au dos, ressemblait à l'Antinoüs dans une toile à matelas. — (Goncourt, Ch. Demailly, 1860)
- Lévite.
- Je revois encore un pieux pèlerin, vêtu de la souquenille des juifs polonais : il déchiffrait les inscriptions hébraïques. — (Vogüé, Morts, 1899)
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dépontille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe dépontiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe dépontiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe dépontiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe dépontiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe dépontiller.
-
spirille
?- Bactérie en forme de filament spiralé.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.