Dictionnaire des rimes
Les rimes en : ivors
Mots qui riment avec "or"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "ivors".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : or , ors , ort , orts , ord , ords , aur , aurs , aure , aures , orps , ore et ores .
-
confiteor
?- Prière de la liturgie catholique.
- Confiteor ! dit Caderousse en passant le diamant à son petit doigt — (Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo, édition de G. Sigaux, 1981 (date de l’édition), volume 2, page 1020. En italiques dans l'original)
- Frénétiquement il se baisse, se relève, esquisse les signes de croix, les génuflexions, raccourcit tous ses gestes pour avoir plus tôt fini. À peine s’il étend ses bras à l’Évangile, s’il frappe sa poitrine au confiteor. — (Alphonse Daudet, Les trois messes basses, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 200)
- U se diphtongue en ou dans un grand nombre de cas. […]. Aujourd'hui la tendance est si bien enracinée qu'en récitant le Confiteor, nos enfants disent mea keulpa, mea maxima keulpa. — (E. de Chambure, Glossaire du Morvan, Paris, H. Champion & Autun, Dejussieu père & fils, 1878, page 23. En italiques dans l'original)
- Je m'agenouillai devant lui et me signai.– Il vaut mieux que tu me racontes ça en confession, me dit-il. Confiteor…Il s'agenouilla à son tour. — (Henri Bosco, L’Âne Culotte, 1937)
- Raoul, qui ne savait plus son confiteor, marmonna n’importe quoi, mais de grand cœur. — (Daniel Boulanger, Le chemin des caracoles, Laffont, 1966, réédition Le Livre de Poche, page 91)
- Maxime exècre les remords humides et les confiteor, mais il était trop malheureux, ce jour-là, pour douter de la sincérité d’autrui. — (Pierre Moustiers, Demain, dès l’aube, 2005)
-
pyrophore
?- Préparation chimique qui a la propriété de s’enflammer à l’air.
- Le pyrophore s’obtient en calcinant de l’alun avec de l’amidon.
- (Sens figuré) Ce pyrophore humain est un savant ignorant, un mystificateur mystifié, un prêtre incrédule qui n'en parle que mieux de ses mystères et de ses dogmes. — (Honoré de Balzac, L'Illustre Gaudissart, 1832, La Comédie humaine, t. IV, Gallimard, « Bibliothèque de La Pléiade », 1976, p. 561)
-
kwashiorkor
?- (Médecine) Maladie due à la malnutrition grave du jeune enfant, observée surtout en Afrique noire.
- Il y avait des mères de famille qui en avaient assez de devoir déployer l’impossible chaque jour pour nouer les deux bouts, et de voir quand même leurs enfants mourir du kwashiorkor. — (In Koli Jean Bofane, Mathématiques congolaises, 2008, p. 221)
- Petit Piment, ce docteur t'a raconté des salades ! Le kwashiorkor est une maladie pour enfants ! Tout le monde le sait, sauf lui ! — (Alain Mabanckou, Petit Piment, Seuil, 2015, page 248.)
-
essor
?- Action de l’oiseau qui s’élance pour prendre son vol.
- Avant que la nitée Se trouvât assez forte encor Pour voler et prendre l’essor. — (Jean de la Fontaine, Fab. IV, 22.)
- (Sens figuré) Ses rues, dans le silence d’un lieu désert, attendent le claquement des volets, l’ouverture des portes, le hennissement des chevaux, l’essor d’une marmaille. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Par analogie) Envol d’un aéronef.
- […], nous menions une vie désordonnée, parce que nous étions toujours sur le qui-vive, prêts à prendre notre essor le lendemain matin. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- (Sens figuré) Élan vers le haut.
- Et dès que son Dieu l’ordonne, Son âme, prenant l’essor, s’élève d’un vol rapide Vers la demeure où réside Son véritable trésor. — (Jean Racine, Cantique, II.)
- Élan hâtif.
- M’en croirez-vous, monsieur ? Prenez l’essor. — (Hauteroche, le Souper mal apprêté, sc. 18.)
- (Sens figuré) Mouvement moral, comparé à l’essor de l’oiseau, par lequel un homme, un esprit, une âme se portent aux choses élevées, étendues.
- Et quand je me demande un titre légitime D’où prendre quelque gloire et chercher quelque estime, Je vois pour tout appui de mes plus hauts essors Le néant que je suis et le rien d’où je sors. — (Pierre Corneille, Imit. III, 40.)
- Succès qu’obtient un livre, une idée.
- N’espérons plus que la haine pardonne à mes chansons leur trop rapide essor. — (Pierre Jean de Béranger, Ad. à la camp.)
- (Sens figuré) Action de débuter en quelque chose avec énergie, avec hardiesse et liberté.
- Favoriser l’essor du talent.
- (Désuet) Publication, sortie d'un livre.
- Si l’on peut pardonner l’essor d’un mauvais livre, Ce n'est qu’aux malheureux qui composent pour vivre. — (Molière, Mis. I, 2.)
- Développement qui a quelque chose de rapide comme le vol de l’oiseau.
- La vie n'avait pas encore pris un grand essor à l'époque de la formation ardoisière. Ce n'est guère que dans la partie supérieure […] que l'on trouve quelques fossiles. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 17)
- Nous avons constaté l’essor d’Alès, et Nîmes même a gagné quelques milliers d’âmes de 1912 à 1926. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Pourtant ces épreuves et tribulations suscitèrent, dans leurs rangs, un essor idéologique et organisationnel nouveau, […]. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.98)
- Le XIXe siècle marque véritablement l’essor de la pêche hauturière : à Terre-neuve d'abord, puis en Islande. — (Christian Querré, La Grande Aventure de Terre-Neuvas de la baie de Saint-Brieuc, 1998)
- (Technique) Ouverture dans le haut d’une cave enterrée ou d’une galerie avec un conduit vertical vers la surface pour assurer une ventilation par convection naturelle.
- Essor d’une galerie de mine, d’une champignonnière, d’une cave à vin de champagne.....
- (Sens figuré) Libération d’une contrainte.
- On tenait ce jeune homme dans une trop grande contrainte, il a pris depuis son essor.
-
picore
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de picorer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de picorer.
- Le bécasseau variable picore son estran au gré des marées, tel un Sisyphe des sables. — (journal Sud-Ouest, supplément Guide saison 2022 Charente-Maritime, page 28)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de picorer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de picorer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de picorer.
- montemaggiore
-
tortore
?- (Argot) Nourriture, bouffe.
- Nous sommes sortis avec du fric plein nos chaussettesCe vieux coffre-fort était bourré comme un baronY avait d’quoi s’offrir de la tortore et des fillettesMais au coin d’la rue v’là Dudule qui s’écrie : « Les mecs, on est marrons » — (Boris Vian, Le Tango interminable des perceurs de coffres-forts. Chanson interprétée en 1958 par Les Frères Jacques.)
- Les grands désespoirs, je vais te dire : tu te suicides, ou bien tu bouffes ! La tortore a réconforté davantage d'amants trahis que la ciguë n'en a tués. — (San-Antonio, Réflexions définitives sur l'au-delà , S-A 9 , Fleuve noir, 2000)
- Il penche la tête, ça lui donne un air faux jeton, mais c'est la bonne pâte, il assure la tortore, c'est le seul qui gratte. — (Jackie Berroyer, « Les Rouvier », dans J'ai beaucoup souffert de ne pas avoir eu de mobylette, Éditions du Cherche Midi, 2013)
- C'était un homme qui savait vivre, Anatole, profiter des choses agréables de l'existence... la boisson, les dames, la tortore. — (Alphonse Boudard, Les combattants du petit bonheur, La Table Ronde, 1977, réédition Le Livre de Poche, 1990, page 34.)
-
parador
?- (Désuet) Hôtel, auberge espagnole.
- Nous descendîmes à un superbe parador, d'une propreté parfaite, où l'on nous donna deux belles chambres avec un balcon ouvrant sur une place. — (Gautier, Tra los montes, 1843, page 61)
- Torrequemada est remarquable par l’absence complète de vitres : il n’y a de carreaux qu’au parador qui, malgré ce luxe inouï, n’en a pas moins une cuisine avec un trou dans le plafond. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- (De nos jours) (Hôtellerie) En Espagne, hôtel de grand confort, aménagé dans une demeure historique ou de caractère et dont la gestion dépend des services du tourisme national.
- La route d'Arenas de San Pedro (...) vous hisse, à quelque treize cents mètres, jusqu'au parador de Gredos, un ancien relais de diligences aménagé par l'État en hôtel confortable, décoré avec goût. — (T'Serstevens, Itinér. esp., 1963, page 237)
- Tout ce qui pouvait encore tenir debout en Espagne en termes de châteaux forts moyenâgeux ou de couvents Renaissance avait été converti en parador. — (Michel Houellebecq, Sérotonine, Flammarion, 2019, page 39)
-
nord
?- (Géographie) Celui des quatre points cardinaux opposé au sud et qui correspond à la direction de l’étoile polaire ; direction du pôle de l'hémisphère boréal et correspondant à l'azimut 360°.
- La ville de Dunkerque se trouve au nord de Paris.
- Pendant la première semaine, la brise fut très légère et excessivement variable, tournant constamment du Nord au Suroit, en passant par l’Est. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- L’aiguille aimantée se tourne vers le nord magnétique.
- Une maison exposée au nord.
- (Géographie) Partie de la terre qui est opposée au midi.
- Les plus belles fourrures viennent du nord.
- Il a voyagé dans le nord.
- Région d’un pays ou partie du monde la plus rapprochée du nord.
- La Compagnie du chemin de fer du Nord.
- Milan est le centre économique de l'Italie du Nord.
- Pays du Nord. Pays développé.
- Les inégalités et disparités entre les nords et les suds révèlent ces nouvelles discontinuités que certains auteurs dénoncent comme des héritages de la colonisation. — (Gérard Bacconnier, La Mondialisation en fiches : Genèse, acteurs et enjeux, 2008)
- Vent soufflant vers le midi.
- Les suds sont aussi fort violens ; leur saison est dans le cours de juin, juillet et août, temps où les nords ne soufflent jamais. — (Jean-François de La Harpe, Abrégé de l’Histoire générale des voyages, 1820)
-
lécanore
?- Genre de lichens très répandu.
- La lécanore parelle, dite parelle, orseille terrestre ou orseille d'Auvergne, sert à la préparation de la pâte tinctoriale appelée orseille et pain de tournesol ; c'est en faisant macérer ces pains dans l'eau que les chimistes obtiennent leur teinture dite improprement de tournesol.
- La lécanore tinctoriale, nommée cochenille végétale, donne une belle laque violette.
- Le thallus des lécanores est toujours crustacé ou tartareux ; il est surtout très-épais et très-développé dans l’espèce dont nous allons parler. — (Antoine Laurent Apollinaire Fée, Cours d’histoire naturelle pharmaceutique, 1828, vol. 1, p. 181)
-
clore
?- Fermer, enfermer, mettre dans une enceinte.
- Une enceinte hermétiquement close.
- Clore un jardin, un parc.
- Fermer, faire que ce qui était ouvert ne le soit plus.
- Clore les passages.
- Clore les yeux.
- (Sens figuré) Terminer.
- Cela clôt le débat.
- (En particulier) Déclarer terminé.
- C'était la redoutable formule dont on avait coutume de clore ces sombres cérémonies. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
- Clore une discussion.
- Clore le débat dans une assemblée délibérante.
- Clore l’incident.
- Clore la session des Chambres.
- (Vieilli) (intransitif) Se fermer, être fermé.
- Cette porte, cette fenêtre ne clôt pas bien.
- (Pronominal) Enfermer sa propriété en l’entourant d’une haie, d’un mur, etc.
- Un propriétaire a le droit de se clore.
- (Pronominal) Devenir complète, en parlant de la nuit.
- La nuit se clôt. — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
-
chromatophore
?- Qui porte la couleur, la coloration.
- Tissu chromatophore, cellule chromophore.
-
aure
?- Synonyme de filaria à feuilles étroites.
- destord
-
sonore
?- Qui rend un son.
- Tous les hommes, […], écoutaient nonchalamment, sans y prêter grande attention, un mauvais phonographe, aux accents métalliques. Du pavillon sonore sortaient des paroles qui serrèrent le cœur de Bert d’une angoisse nostalgique […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 385 de l’édition de 1921)
- Les cris des coqs, les sabots des ânes poussés par l'encouragement sonore et monotone des paysans, réveillèrent Elhamy le lendemain. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- Qui donne beaucoup de son, qui a un beau son.
- Deux escaliers, sous un maigre lumignon, plongent aussitôt vers un sous-sol d'où la musique sonore et nasillarde de l'accordéon monte avec des accords de banjo. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Qui renvoie bien le son, où le son résonne bien.
- Le vieillard et sa fille […] distinguèrent alors un bruit d'éperons et un cliquetis d'épées qui retentirent sous le sonore péristyle du château. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Qui est mal isolé.
- Le palier était sombre, sonore. On entendait les bruits sourds de la maison comme les borborygmes d'un corps au repos. — (Henri Troyat, A demain Sylvie, J'ai lu, page 153)
- Qui est relatif au son.
- Le yé-yé désigne un genre, l'ensemble des exhibitions de mineurs ignares, exhibitions vocales ou instrumentales, individuelles ou collectives, caractérisées par leur outrance sonore et leur indigence d’expression. — (Jean-Louis Gérard, L'imposture Yé-Yé, dans Le Monde libertaire, n°107, décembre 1964, p.7)
- (Phonétique) Se dit d’une consonne dont la prononciation s’accompagne d'une vibration des cordes vocales.
- En français, les consonnes orales sonores sont b, d, ɡ, v z, et ʒ ; les autres sont dites sourdes.
-
fluore
?- (Désuet) Variante orthographique de fluor.
- M. Berzelius dit que le fluate de potasse et celui de soude cristallisent en cubes et en octaèdres réguliers, comme les muriates des mêmes bases ; mais on n’a aucune preuve que ce fait soit décisif pour l’isomorphisme du chlore et du fluore, puisque les formes des systèmes réguliers appartiennent aux composés les plus différens. — (G. Rose, « Sur la composition de l’apatite », in Annales de chimie et de physique, tome xxxv, Crochard, Libraire, Paris, 1827)
-
picador
?- (Tauromachie) Cavalier qui dans les combats de taureaux attaque l’animal avec la pique.
- Il y a deux classes principales de toreros : les picadors, qui combattent à cheval, armés d’une lance ; et les chulos, à pied, qui harcèlent le taureau en agitant des draperies de couleurs brillantes. Parmi ces derniers sont les banderilleros et les matadors, dont je vous parlerai bientôt. — (Prosper Mérimée, Lettres d’Espagne, 1832, rééd. Éditions Complexe, 1989, pages 38-39)
- mais le silence ne tarda pas à se rétablir, le taureau ayant fendu en deux le cheval du premier picador et désarçonné le second. — (Théophile Gautier, « Malaga, le cirque et le théâtre », Revue des deux Mondes, 1842).
- Le picador a pour arme une lance ferrée d’une pointe d’un ou deux pouces de longueur ; ce fer ne peut pas blesser le taureau dangereusement, mais suffit pour l’irriter et le contenir. Un pouce de peau adapté à la main du picador empêche la lance de glisser ; la selle est très-haute par devant et par derrière, et ressemble aux harnais bardés d’acier où s’enchâssaient, pour les tournois, les chevaliers du moyen âge ; les étriers sont en bois et forment sabots, comme les étriers turcs ; un long éperon de fer, aigu comme un poignard, arme le talon du cavalier ; pour diriger les chevaux, souvent à moitié morts, un éperon ordinaire ne suffirait pas. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- Le picador alcoolique et grisonnant avait devant lui un verre d’eau-de-vie de cazalas et se délectait à contempler une table où avaient pris place le matador dont le courage avait fui, et un autre matador qui avait renoncé à l’épée pour redevenir banderillero, et deux prostituées apparemment très décaties. — (Ernest Hemingway, La Capitale du monde, 1936. Traduit de l’anglais américain par Marcel Duhamel, 1946. Traduction revue par Marc Sapora, 2001, page 32)
-
nécrophore
?- (Entomologie) Coléoptère qui creuse la terre pour y enfouir un cadavre d’animal sur lequel il va pondre ses œufs.
- Une confrérie de Nécrophores vient à passer par là. Ce sont, comme vous savez, de petites bêtes noires qui ont fait vœu d’ensevelir les morts… Pieusement, elles s’attellent au Papillon défunt et le traînent vers le cimetière… — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, 1868, réédition Le Livre de Poche, page 193)
- Les Nécrophores noirs sont les seuls fossoyeursQui savent ne jamais vous emporter ailleurs, Pensant que la moins triste et plus pieuse tombe C’est la terre qui s’ouvre à la place où l’on tombe ! — (Edmond Rostand, écrivain, dramaturge, poète et essayiste français (1868 - 1918) / Chantecler)
-
tribord
?- (Marine) Qualifie la partie droite d’un navire.
- Le côté tribord.
-
aérotransport
?- (Militaire ou humanitaire) Transport par avion avec débarquement au sol (de personnel ou de matériel) par atterrissage (à comparer à aéroportage, qui n’implique pas forcément débarquement ni atterrissage).
- « Ce même jour, un C130 a participé à un aérotransport dans le cadre du pont aérien entre Darwin et Dili. » (22 sept. 1999 - Etat-Major des Armées)
- (Militaire) Ensemble des moyens de transport aérien au service de la défense d'un pays. On distingue :— L’aérotransport stratégique, qui désigne les moyens généraux d'un pays en aérotransport rapide de grande capacité et à long rayon d’action permettant le transport d’un grand nombre d’hommes et de matériel lourd ou de très gros gabarit pour des interventions militaires (ou humanitaires) sur des lieux éloignés.— L’aérotransport tactique, qui désigne les moyens de transport aérien (hélicoptères, cargos légers) permettant d’acheminer du matériel et des hommes en provenance ou à destination d’un théâtre d’opération ou à l’intérieur d’une zone opérationnelle.— L’aérotransport stratégique est un moyen clé des missions de projection militaire.
- (Par métonymie) Cargaison faisant l'objet d'un aérotransport
- L'hélicoptère s'approche du sol en vol stationnaire, le temps pour nous d'embarquer un aérotransport.
- monlaur
-
dévore
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de dévorer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de dévorer.
- La possession-destruction s’actualise quand le sujet, possédé par exemple par une bête humanisée et hommisée qui le dévore de l’intérieur, finit par mourir de cachexie, comme chez A. Doremieux : « Symbiose phase un » (in Couloirs sans issue) ou « Les bêtes » (Promenades au bord du gouffre). — (Louis-Vincent Thomas, Fantasmes au quotidien, 1984)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de dévorer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de dévorer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de dévorer.
-
ressort
?- (Sens propre) Reprise de l’état initial
- Mais, dans la course rétrograde du piston, le bourrelet cesse de soulever le trident, qui, sous l’action du ressort m, entre en prise avec les dents suivantes des longerons, et tout revient à l’état initial. — (Annales des mines, ou Recueil de mémoires sur l’exploitation des mines, et sur les sciences qui s’y rapportent, Chez Treuttel et Wurtz, 1879, page 430)
- (Physique) Plasticité résultant de l’étirement ou la compression.
- […] car il ne faut pas croire que l’air, parce qu’il a du ressort et qu’il est huit cents fois plus léger que l’eau, doive recevoir par l’action de la lune un mouvement de flux fort considérable. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Œuvres complètes, chez Audouin frères et chez N. Delangle, 1827, page 169)
- Organe élastique d’un mécanisme.
- Arrivée au troisième étage, qui passait pour être le second, Manon s’arrêta, fit mouvoir les ressorts d’une antique serrure, et ouvrit une porte peinte en couleur d’acajou ronceux grossièrement imité. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, premier épisode)
- (Mécanique) Elément d'un amortisseur qui sert, sur un véhicule (voiture, camion, moto, bicyclette, etc.) à amortir les chocs et à améliorer la tenue de route.
- Les premièrs amortisseurs à ressort apparurent sur les bicyclettes en 1990.
- (Sens figuré) (Par extension) Activité ; force ; énergie.
- D’un seul coup, le ressort de la vie s’était brisé en elle. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- …une jeune fille de l’âge de sa nièce, […] qui probablement ne pourrait pas s’accoutumer à ces dangers incessants et à ces agitations de la vie des prairies qui, en peu de temps, brisent les ressorts des âmes les mieux trempées. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, 1858)
- Et puis, il y a son passé dans le club de boxe universitaire. En effet. Avec le ressort d'un diable en boîte, il bondit sur Katinka et lui envoie un crochet au diaphragme. — (Peter Høeg, Les enfants des cornacs, traduit du danois par Anne-Charlotte Struve, Éditions Actes Sud, 2011)
- (Sens figuré) (Par analogie) Moyen dont on se sert pour faire réussir un dessein, une affaire.
- J’avais dénoué cent fois ce sophisme, en montrant que le ressort des guerres n’était pas tant l’intérêt que l’honneur ; chose bien aisée à comprendre pour des hommes qui présentement risquaient tout, avec une faible chance de gagner, et de gagner fort peu. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 215)
- Un des ressorts de l’épouvante moderne ne réside-t-il pas dans la terreur de l’altérité géographique, dans le sentiment, désormais diffus dans le cinéma américain d’horreur, que le monde extérieur aux Etats-Unis est fondamentalement menaçant ? — (Jean-François Rauger, « Midsommar » : cérémonie d’horreur pour odyssée intérieure, Le Monde. Mis en ligne le 31 juillet 2019)
- Il est habile à manier les ressorts de la politique.
- Le grand ressort de cette affaire était… Il a une politique mystérieuse qui n’agit que par des ressorts secrets.
- Faire jouer tous ses ressorts : Employer tout son pouvoir, tous les moyens dont on peut disposer.
- Domaine de compétence.
- Au son de la cloche de la tour du palais, à Toulouse comme à Paris, le parlement se rendait en corps et en grand costume à la messe du Saint-Esprit, dite aussi la messe Rouge, pontificalement célébrée, avec orgue et musique, par un des évêques du ressort, officiellement invité par le premier président au nom du parlement. — (Henri Bruno Bastard d’Estang, Les Parlements de France : essai historique sur leurs usages, leur organisation et leur autorité, volume 1, Didier & Cie, 1857, page 147)
- A vrai dire, ils n’étaient tous que les humbles instruments de Si Ahmed, ses secrétaires chargés d’expédier, conformément à ses ordres, les affaires de leur ressort. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 71)
- (Droit) Étendue de la compétence géographique d’une juridiction, les valeurs à l’intérieur desquelles elle peut statuer et, à l’intérieur de ces valeurs, les sommes au-delà desquelles les jugements qu’elle prononce sont susceptibles d’appel.
- Au Canada, les banques sont de ressort fédéral alors que les caisses populaires sont de ressort provincial.
- Juger en dernier ressort : Juger souverainement, lorsque l’appel n’est pas recevable.
- pomport
-
abord
?- (Vieilli) Action d’arriver au bord, de toucher le rivage.
- Nous avons tenté l’abord inutilement. - À notre abord dans l’île, nous fûmes attaqués. - L’abord de cette côte est difficile et dangereux.
- (Par extension) Accès.
- On a tenté l’abord de ce pays. - Ce pays est d’un abord difficile.
- (Par extension) (Au pluriel) Espace entourant un lieu.
- La Cara s’est engagée d’une part, à fournir des conteneurs dont le ramassage devrait être effectué quotidiennement par la Coved, et d’autre part à assurer le nettoyage du terrain et des abords, trois fois par semaine. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 9 juillet 2022, page 20)
- Tumultueux concours de monde aux abords de l’embarcadère, gens qui partent et gens qui regardent partir, recrutés parmi la population cosmopolite de Bakou. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre III, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Par surcroît, chaque été, des plaines du Bas-Languedoc (Hérault, Aude) montent par les drailles du Larzac et de la Montagne-Noire, vers les montagnes et jusqu’aux abords de l’Aubrac, 200 000 moutons. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Vieilli) Action d’approcher quelqu’un.
- Craindre l’abord de quelqu’un.
- (Par extension) Accueil fait par quelqu’un.
- Nombre de gens m'ont pris en grippe sur cette première impression, qui, plus tard, revenus de leur antipathie, m'ont témoigné une bonne et franche amitié, tout en m'avouant que mon abord les avait tout de suite agacés contre moi. — (Hippolyte de Villemessant, Mémoires d'un journaliste, 1867, tome 1)
- Seulement, je me rends compte qu’il n’apparaissait tel que je l’ai retenu que dans l’intimité du foyer, après que le contact avait dissipé les préventions que causaient son aspect et son abord. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.