Dictionnaire des rimes
Les rimes en : incapable
Que signifie "incapable" ?
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- Qui n’est pas capable ou qui n’est pas en état de faire une chose.
- Point besoin de souligner que cette brigade de spahis, […], serait incapable de s’opposer aux chars de la 1re Panzer, quand ceux-ci déboucheraient de la vallée de la Bar et se répandraient dans la dépression de Vendresse au cours de l’après-midi du 14 mai. — (Pierre Rocolle, La guerre de 1940, tome 2 : La défaite - 10 mai-25 juin, Editions Armand Colin, 1990, chapitre 2)
- — Je suis au fond du trou, dit–il au capitaine. Je suis en manque, je n'ai plus d'argent et je suis bien incapable de trouver un boulot pour en gagner. — (Philippe Kleinmann & Sigolène Vinson, Substance, Éditions du Masque, 2014, chap. 22)
- Il est incapable de se tenir debout, de marcher, de courir.
- Il est incapable de porter un si lourd fardeau.
- Qui est dans une disposition ou dans une situation qui ne lui permet pas certaines choses.
- Je suis incapable de rassembler deux idées ; votre vue m’a ébloui. Je ne pense plus, j’admire. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Sa mauvaise santé le rend incapable de toute attention.
- (Péjoratif) Qui n’a pas la capacité, le talent, l’aptitude, l’adresse nécessaire pour certaines choses.
- Il est absolument incapable d’exercer son emploi.
- Cet écolier est incapable d’application. Absolument,
- C’est un homme incapable, tout à fait incapable.
- C’est l’homme du monde le plus incapable.
- (En particulier) Qualifie une personne qui est tellement fortifiée dans une habitude qu’elle ne peut rien faire qui y soit contraire.
- C’est un homme incapable de manquer à sa parole.
- Il est incapable d’une mauvaise action.
- Il est incapable de bassesse, de lâcheté.
- Cela donne moi, malade et lamentable de complaintes, de litanies et de gémissements. Moi qui oublie tout le reste, les voyages et les numéros, les fêtes et les gens de nuit, qui les oublie parce que je suis faible, triste de nature, incapable de vivre avec conscience les bons moments, incapable d’en profiter mais très capable de les regretter ensuite. — (Tatiana Arfel, L’Attente du soir, Troisième partie « Trois », chap. 17, Éd. José Corti, coll. « Les Massicotés », 6e éd., Paris, 2018 (2008), pages 232-233)
Mots qui riment avec "able"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "incapable".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : able et ables .
-
insérable
?- Qui peut être inséré.
- Cet article n’est point insérable dans le journal.
-
guéable
?- Que l’on peut passer à gué.
- Voilà pourquoi il faut franchir les rivières sous la conduite d'un guide local qui connaisse les points guéables. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 11)
- Son embouchure, à 32 ou 33 kilomètres au sud de Safi, est bloquée par une barre guéable à marée basse pendant presque toute l'année. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 185)
- […]; mais la colonne resta bloquée à Dar El-Caïd Hafed par l’impraticabilité des pistes et des oueds. Ce ne fut que le 23, le Zegotta et le Mekkès étant devenus guéables, qu’elle put enfin quitter le territoire des Cherarda. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 215)
- […] sans s’informer si l'ondeÉtait ou guéable ou profonde. — (J.-B.-A. Clédon, Poésies diverses, tome Ier, Fables, livre Ier, V: Les deux enfans, Delaunay libraire, Paris, 1811, page 8)
-
inemployable
?- Qu’on ne peut employer.
- Auquel on ne peut donner un emploi.
- On a des raisons de supposer que ce phénomène des sans-travail, des inemployés qui sont en fait inemployables, se perpétuera à l’état de classe, […]. — (H. G. Wells, Anticipations, 1901, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Société du Mercure de France, Paris, 1904)
-
délectable
?- Qui est propre à délecter.
- Le caviar, pourtant délectable, n'eut pas la vertu de dérider mon homme. J'eus beau lui en faire resservir. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- L'ombre de M. de Lagreau savourait sans doute, entre autres mets délectables, le brochet maître-d’hôtel, les bouchées financière, le poulet à la crème, et louait hautement son confrère de « La Toque Blanche », à Eymet (Dordogne), […]. — (Bulletin de la Société des amis de Montaigne, 1957, page 27)
-
ensable
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de ensabler.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de ensabler.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de ensabler.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de ensabler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de ensabler.
-
augmentable
?- Qui peut être augmenté.
- Une grandeur supposée toujours augmentable ou divisible de plus en plus, ne peut être supposée augmentée ou divisée à l’infini, en sorte qu’elle ne soit plus augmentable ou divisible. — (Gilbert-Charles Le Gendre, Traité de l’opinion ou Mémoires pour servir à l’histoire de l’esprit humain, seconde édition, tome VI, Briasson, Paris, 1735, page 402)
- L’infini en puissance est potentialité, virtualité. Il se trouve dans le nombre, puisque ce dernier est augmentable à l’infini en puissance ; mais il ne saurait y avoir de nombre ultime, un nombre « infini actuel ». — (Jean-Pierre Luminet, Marc Lachièze-Rey, De l’infini : Horizons cosmiques, multivers et vide quantique, Dunod, Paris, 2005)
- Les AirPods Pro sont utilisables, en écoute continue, pendant 4h30, une durée augmentable jusqu’à 24 heures avec le boitier, lui-même rechargeable sans fil avec les chargeurs Qi. — (Nouvelle chute de prix sur les AirPods Pro avec 24% de remise chez XXX, laprovence.com, 29 décembre 2020)
-
impondérable
?- (Physique) (Désuet) Qualifie diverses substances dont la matérialité est constatée, mais dont le poids spécifique échappe à nos déterminations, de sorte qu’on ne peut affirmer que ces substances obéissent à l’action de la pesanteur.
- Le calorique est, dit-on, un fluide élastique impondérable et très-subtil, procurant la sensation de la chaleur (...]. — (Louis Gilliéron, Dissertation sur les difficultés que présentent les fluides impondérables, principalement le calorique et la lumière, Hignou & Cie, Lausanne, 1806, page 10)
- Des effets analogues ou inverses pourraient évidemment être occasionnés par un fluide subtil, invisible, impondérable, par une sorte de fluide nerveux, ou de fluide magnétique, si on le préfère, qui circulerait dans nos organes. — (Bureau des longitudes, Annuaire pour l’an 1853, Bachelier, Paris, page 437)
- (Par extension) Dont on ne peut déterminer ou mesurer le poids.
- De plus, l’air contient toujours une quantité à peu près constante de gaz carbonique, […], des traces impondérables d’autres substances (hydrogène, ammoniac, etc.), […]. — (Cousin & Serres, Chimie, physique, mécanique et métallurgie dentaires, 1911)
- Qui n’a pas de matérialité physique, mesurable, malgré une réelle efficience.
- Aux résultats tangibles des sciences, elles n’ont que de l’esprit impondérable à opposer, mais la nature, l’homme et la vie ne prennent de sens qu’en vertu d’une aventure — d’une expérience — essentiellement spirituelle, donc impondérable [...]. — (Raymond Tschumi, La crise culturelle: ses cinq siècles d'histoire et son dépassement, L’Âge d’homme, Lausanne, 1983, page 223)
- Il a conclu sa prise de parole en lisant les mots du sénateur Jean-Marie Bockel, père de Pierre Bockel, l’un des soldats décédés, puis en rappelant les mots du général de Castelnau : "Nos fils sont morts pour obéir à l’appel de cette réalité impondérable mais sensible et vivante qu’est l’âme de la France." — (Béziers : la Ville a rendu hommage aux treize soldats décédés au Mali, midilibre.fr, 2 décembre 2019)
- (Sens figuré) Dont l’action, quoique effective, ne peut être prévue.
- La germination de ces plantes exotiques dépend en effet d’un certain nombre de facteurs, les uns connus […], les autres impondérables. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 185)
- Par exemple, si le candidat s’inscrit mais ne se rend pas à l’examen sans qu’il ne soit capable de justifier d’un événement impondérable, ou qu’il s'inscrit à plusieurs créneaux, il ne pourra pas repasser l’examen avant 40 jours. — (Romain Pomian-Bonnemaison, Permis de conduire : réserver sa place à l’examen est désormais possible en ligne, site phonandroid.com, 4 mars 2020)
-
croyable
?- Qui peut ou qui doit être cru. Il se dit surtout des choses.
- On était bien loin alors de lui faire des procès sur les griffons ; on ne croyait que ce qui lui semblait croyable. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, VII. Les disputes et les audiences, 1748)
- Cela n’est pas croyable.
- C’est ce qui rend la chose plus croyable.
- Il n’est pas croyable combien on a perdu d’hommes dans cette bataille.
-
inconcevable
?- Qui n’est pas concevable, explicable ; dont on ne peut aisément se rendre raison.
- L’effondrement de la civilisation scientifique était inconcevable pour ceux qui vécurent à cette époque, qui furent entraînés par la débâcle. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 393 de l’édition de 1921)
- La mort, comme tout inconcevable, traite ainsi celui qui la contemple. — (María Zambrano, Les clairières du bois, 1989)
- (Didactique) Qui ne peut pas être saisi pleinement par l’esprit.
- Par une inconcevable mansuétude, Elle avait toléré l’affront des fêtes décadaires, l’outrage de la déesse Raison vautrée sur l’autel à sa place. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- (Par hyperbole) Qualifie ce qui est surprenant ou extraordinaire dans son genre.
- Mais qu'à l'époque tu étais maladivement pudibond. Inconcevable l'idée de comparaître tout nu sous les yeux du conseil de révision. Inimaginable, pour toi, l'idée de te faire examiner. Reluquer. Palper. Insupportable. — (Gerold Späth, Barbarville, traduit de l'allemand par Claude Chenou, Lausanne : L’Âge d’Homme, 1993, p. 83)
- Vous conviendrez qu'une maison sans chat, c'est comme un curé sans sa soutane ou un Basque sans son béret : inconcevable! Les souris, ces amies de l’homme, risquent de pulluler. — (Jacques Mallouet, Le pays de l’écir: dans les monts du Cantal, Éditions Payot & Rivages, 1995, p. 31)
- Il est d’une activité, d’une patience inconcevable. — Il parle avec une inconcevable facilité. — Une hardiesse inconcevable. — Voici des assertions inconcevables.
-
déchiffrable
?- Qui peut être déchiffré.
- Cette lettre, cette écriture n’est pas déchiffrable.
-
insoupçonnable
?- Qui ne peut être soupçonné, être l’objet d’un soupçon.
- Attendu 5°. le manque évident de délicatesse que le sieur Barbald affiche hautement, en se présentant dans de telles circonstances, pour remplir le ministere auguste de Juge, qui demande la plus évidente & la plus insoupçonnable impartialité. — (Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau, Premier mémoire à consulter pour M. le comte de Mirabeau contre M. le marquis de Monnier, 1782, page 56)
- Être insoupçonnable, ce n’est pas seulement n’avoir pas commis de faute grave ; c’est ne pas prêter le flanc à un quelconque soupçon de défaillance. — (Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, tome 2, éditions De Fallois, 1997)
- Cette exigence de pureté avait valeur de marque personnelle, elle le rendait insoupçonnable, ainsi quand il éclairait la détresse d’un couple par une solution non conventionnelle, quand il se proposait d’agir au sein de son cabinet comme dans les limites d’une loi autre, d’emblée il leur apparaissait irréprochable. — (Serge Joncour, In vivo, Éditions Flammarion, 2013, chap.6)
- Que l’on ne peut deviner, pressentir.
- Vivès écrivait en 1990 que la composition nominale du français s’avérait un domaine d’une complexité insoupçonnable à première vue. — (Pierre J. L. Arnaud, Les composés Timbre-poste, Presses Universitaires Lyon, 2003, page 1)
- Certes, il est tout cela. Mais, si on encourage ce qu’il a à dire, en lui prêtant attention, on voit se déployer un monde, à première vue insoupçonnable, d’événements, de sentiments, de difficultés qui émaillent son existence. — (Édouard de Perrot, La psychothérapie de soutien, De Boeck, Bruxelles, 2006, page 53)
- L’annonce d’une maladie dont on sait qu’elle va bouleverser une vie est d’une difficulté insoupçonnable. — (Lydie Violet et Marie Desplechin, La Vie sauve, éditions du Seuil, 2006)
-
irresponsable
?- Qui n’a pas à répondre de ses actes.
- Il pensait l'apaiser, même le lier, en lui accordant ce que peu de chefs de gouvernement auraient concédé au chef de l'État irresponsable. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Par expertise médicale, on entend expertise psychiatrique, pour déceler un éventuel trouble de la personnalité nécessitant des mesures de suivi sur le long terme, ce que la loi appelle l’injonction de soin, voire le suivi socio-judiciaire pour les infractions les plus graves, voire une maladie mentale pouvant affecter le discernement de l’auteur, parfois au point de le rendre carrément irresponsable pénalement. — (Maître Eolas, Petite leçon de droit à l’attention de Madame Le Pen (et de M. Mélenchon qui passait par là), 20 septembre 2018 → lire en ligne)
- Qui n’assume pas ses responsabilités, qui cause du tort sans s’en inquiéter.
- Agir comme un connard irresponsable ne me ressemble pas. Ce n'est pas moi. Mes valeurs auraient dû me pousser à réfléchir davantage avant de devenir le raté qui me fixe chaque matin dans le miroir. — (Juliette Mey, Entre Deux, Butterfly Éditions, 2016, chap. 5)
-
automobilisable
?- Qualifie une voie de circulation que peut emprunter une automobile.
- Arrivés hier soir à Bosoum où nous retrouvons la route automobilisable. — (André Gide, Souvenirs et voyages, Gallimard, Pléiade, 2001, p. 453)
-
inopérable
?- (Chirurgie) Qui ne peut être opéré.
- D'une part, on est volontiers amené à restreindre les cas jugés inopérables puisque l’inopérabilité sous-entend une mort prochaine quasi inéluctable. — (Maurice Bariéty, Les carcinomes bronchiques primitifs, Éditions Masson, 1967, p. 536)
- En outre, la distinction opérable / inopérable se complique, certains cancers inopérables peuvent devenir accessibles à l'exérèse si celle-ci est couplée à la radiothérapie. — (Patrice Pinell, Naissance d'un fléau: histoire de la lutte contre le cancer en France (1890-1940), Éditions Métailié, 1992, page 321)
-
indécelable
?- Qui n’est pas décelable, qui ne peut être décelé ou perçu.
- Le programme fut vite arrêté : avec un poison inconnu et indécelable, il empoisonnerait, dans son château, son beau-frère, et annoncerait qu’il avait été frappé d’une attaque d’apoplexie. — (Ernest Barillot, Traité de chimie légale: analyse toxicologique, recherches spéciales, Gauthier-Villars et fils, Paris, 1894, page 29)
- Cette pourriture interne se développe au verger et en entrepôt ; elle est indécelable à la cueillette. — (Etienne Laville, La protection des fruits tropicaux après récolte, CIRAD, 1994, page 52)
- Beaucoup de psychiatres allemands et autrichiens approuvèrent les conceptions d’Oppenheim, en faveur de l’action conjuguée de la commotion et de l’émotion, et de l’existence dans tous les cas d'une perturbation cérébrale objective, quoique « fonctionnelle » et anatomiquement indécelable. — (Louis Crocq, Les Traumatismes psychiques de guerre, Odile Jacob, Paris, 1999, page 226)
-
excusable
?- Qui peut être excusé.
- Or, on sait bien qu’un homme est reconnu comme plus excusable en violant les lois morales, qu’en paraissant ignorer la moindre minutie des lois de l’étiquette. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Ils étaient d’ailleurs excusables, car ils se trouvaient dans les conditions particulièrement terrifiantes à 780 kilomètres au Nord-Ouest de l’Islande […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- C’est drôle qu’il se fût plutôt entiché de la gamine… Céline Thiébault pourtant était plus en rapport d’âge avec lui. Ce n’eût été ni moins décent, ni moins excusable. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 92)
-
fable
?- (Sens propre) (Rare) (Vieilli) Ce que l’on dit, ce que l’on raconte.
- Vilquin, dont le désespoir le rendait la fable du Havre, venait de proposer une jolie habitation en toute propriété à Dumay, qui de nouveau refusa. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Sujet de malins récits.
- Être la fable du peuple, la fable de tout le monde, la fable de la ville : être le sujet des propos, des risées populaires.
- Si la science pauvre, affreuse et mespriséeSert au peuple de fable, aux plus grands de risée. — (Mathurin Régnier, Épistres : Discours au Roy, I)
- Il me laisse au milieu d’une terre étrangère,La fable de son peuple et la haine du mien. — (Pierre Corneille, Médée, I, 5)
- Gardez-vous de l’homme malicieux, qui est toujours appliqué à faire le mal, de peur qu’il ne vous rende pour jamais la fable du monde. — (Louis-Isaac Lemaistre de Sacy, Bible, Ecclésiastique, II, 35)
- Nous allons servir de fable et de risée à tout le monde. — (Molière, Les Précieuses ridicules, scène 19)
- Un prince sera la fable de toute l’Europe, et lui seul n’en saura rien. — (Blaise Pascal, Pensées, Première Partie, Article V : Vanité de l’homme, effets de l’amour-propre, VIII)
- Suis-je, sans le savoir, la fable de l’armée ? — (Jean Racine, Iphigénie, II, 7)
- Dieu me préserve de faire le jaloux, ce personnage est odieux ; mais aussi je ne prétends pas qu’une patience ridicule me rende la fable de la ville. — (Antoine Hamilton, Mémoires de la vie du Chevalier de Grammont, 8)
- Par vous la piété devient la fable du monde, le jouet des impies […] — (Jean-Baptiste Massillon, Sermon […] sur l’injustice du Monde envers les gens de bien, Deuxième Partie)
- Non, ça ne peut pas durer ainsi, je n’entends pas que nous redevenions la fable de la ville entière, avec tes histoires… — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre VI)
- Sa liaison sans maire ni curé était la fable de la ville. — (Daniel Boulanger, Le chemin des caracoles, Laffont, 1966, réédition Le Livre de Poche, page 61)
- Récit imaginaire, c’est-à-dire d’imagination.
- […] Si fortune s’en mocque, et s’on ne peut avoirNy honneur, ny crédit, non plus que si nos peinesEstoient fables du peuple inutiles et vaines. — (Mathurin Régnier, Satires, 1608, Satire IV : La Poésie toujours pauvre : À M. Motin)
- Et si l’enfer est fable au centre de la terre, Il est vrai dans mon sein. — (François de Malherbe, V, 21)
- Après y avoir bien pensé, il m’a semblé que cela sent extrêmement sa fable et qu’il n'est pas possible qu’il y ait au monde un homme si petit ni si galant. — (Vincent Voiture, Les Œuvres de Monsieur de Voiture : Lettres, 28)
- En une saison où l’histoire est si brouillée, j'ai cru que je vous pouvais envoyer des fables, et qu’en un lieu où vous ne songez qu’à vous délasser l’esprit, vous pourriez accorder à l’entretien d’Amadis quelques-unes de ces heures que vous donnez aux gentilshommes de votre province. — (Vincent Voiture, Les Œuvres de Monsieur de Voiture : Lettres, 3)
- Tu ne trouveras plus ici, Alexandre, de fables ridicules à conter pour te vanter d’être le fils de Jupiter. — (François de Salignac de La Mothe-Fénelon, tome XIX, page 238)
- (Par extension) Fausseté ; mensonge ; chose controuvée.
- Je me suis amusé à rechercher comment, tel journaliste sérieux et compétent, tel historien, tel psychologue, avaient pu reprendre à leur compte la fable du 80 %; chacun en fait la répétait pour l'avoir trop souvent lue. — (Albert Jacquard, Inventer l'homme, éditions Complexe, 1991, page 139)
- Cette aventure est vraie, ce n’est point une fable.
- Tu veux rendre, Asdrubal, par une pure fable, Le coupable innocent et l’innocent coupable. — (Jean de Mairet, Mort d’Asdrubal, II, 3)
- Sa mort est trop certaine et fut trop remarquablePour craindre un grand effort d’une si vaine fable. — (Pierre Corneille, Héraclius empereur d’Orient, I, 2)
- [Pharnace] […] me troublant par des fables,Grossit, pour se sauver, le nombre des coupables. — (Jean Racine, Mithridate, III, 4)
- (Religion) Récit ayant un caractère mythologique quelconque.
- Rien n’est beau que le vrai : le vrai seul est aimable ;Il doit régner partout, et même dans la fable :De toute fiction l’adroite faussetéNe tend qu’à faire aux yeux briller la vérité. — (Nicolas Boileau-Despréaux, Épitres, IX : Au Marquis de Seignelai)
- Le récit que fait Hérodote des premiers commencements de Cyrus a bien plus l’air d’une fable, que d’une histoire. — (Charles Rollin, Traité des Études, III, 2)
- Les fables sont l’histoire des temps grossiers. — (Voltaire, Mœurs, CXIX)
- Le pic tenait le premier rang dans les auspices ; son histoire, ou plutôt sa fable, mêlée à la mythologie des anciens héros du Latium, présente un être mystérieux et augural. — (Georges Louis Leclerc, Comte de Buffon, Histoire naturelle des oiseaux, tome XIII, page 14, dans Pougens)
- (Antiquité, Religion) Récit relatif aux divinités du paganisme.
- Euripide a laissé entendre dans son théâtre qu’il ne faut pas croire aux mensonges de la fable et trahit parfois dans ses vers un agnosticisme complet. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
- Les fables du paganisme, de l’antiquité païenne : Se prend, dans un sens collectif, pour toutes les fables de l’antiquité païenne.
- Les dieux, les divinités de la fable.
- Dictionnaire de la fable.
- (Poésie) En poésie épique et dramatique, la suite des faits qui forment une pièce, en tant qu’elle est un travail d’imagination. Sujet d’un poème épique, d’un poème dramatique, d’un roman.
- (Littérature) Apologue, récit en prose ou en vers dans lequel on exprime une vérité, une moralité sous le voile de quelque fiction. Petit récit qui cache une moralité sous le voile d’une fiction et dans lequel d’ordinaire les animaux sont les personnages.
- Les fables d’Ésope, de Phèdre, de La Fontaine.
- La fable du Loup et de l’Agneau.
- Le Chêne et le Roseau, fable.
- La moralité d’une fable.
- L’apologue est composé de deux parties, dont on peut appeler l’une le corps, l’autre l’âme ; le corps est la fable ; l’âme, la moralité. — (Jean de la Fontaine, Fables : Préface)
- Aristote n’admet dans la fable que les animaux. — (Jean de la Fontaine, Fables : Préface)
- Les fables ne sont pas ce qu’elles semblent être ;Le plus simple animal nous y tient lieu de maître. — (Jean de la Fontaine, Fables : Préface, VI, 1)
- On doute que les fables d’Ésope, telles que nous les avons, soient toutes de lui, du moins pour l’expression ; on en attribue une grande partie à Planude, qui a écrit sa vie, et qui vivait dans le XIVe siècle. — (Charles Rollin, Histoire ancienne, tome II, page 626, dans Pougens)
- Dans la plupart de ses fables il [la Fontaine] est infiniment au-dessus de tous ceux qui ont écrit avant et après lui, en quelque langue que ce puisse être. — (Voltaire, Louis XIV, Écrivains)
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irrachetable
?- Qu’on ne peut racheter.
- Des rentes irrachetables.
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contraignable
?- Qui peut être contraint, par quelque voie de droit, à donner ou à faire quelque chose.
- Les débiteurs ne sont plus contraignables par corps.
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irrécouvrable
?- Qui ne peut être recouvré.
- Taxes irrécouvrables.
- Créance irrécouvrable.
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amiable
?- (Vieilli) Doux, gracieux.
- (Droit) Qui agit ou qui se fait par les voies de la douceur et de la conciliation.
- Vente, partage, transaction amiable.
- Conventions de séparation amiable avant ou pendant le divorce. — (Michel de Juglart, Cours de droit civil, 1990)
- Le message envoyé aux victimes est catastrophique, soupire un avocat des parties civiles. Elles se disent que la justice des puissants ne passe pas et qu'il vaut mieux accepter des règlements amiables au ras des pâquerettes. — (Isabelle Barré, Servier a une potion pour endormir la justice, Le Canard enchaîné, 18 mai 2016)
- (Mathématiques) (Vieilli) Qualifie des nombres dont l’un est égal à la somme des parties aliquotes de l’autre.
-
concevable
?- Qui peut se concevoir, se comprendre.
- Une casquette et un abat-jour en taffetas vert à fil d’archal tout crasseux annonçaient soit des précautions prises pour se déguiser, soit une faiblesse d’yeux assez concevable chez un vieillard. — (Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846)
- Ces régimes ne sont concevables que dans le cadre d'entreprises monopolistiques qui peuvent toujours aller chercher plus de revenus en refilant la facture à leurs clients captifs. — (Retraites - Responsabilité collective, Le Devoir.com, 12 aout 2011)
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insaisissable
?- (Droit) Que l’on ne peut saisir valablement.
- Certains objets sont déclarés insaisissables par la loi : Une pension insaisissable ou une rente viagère stipulée insaisissable.
- (Courant) Dont on ne parvient pas à s’emparer.
- Les fells rôdaient, insaisissables ; on les croyait ici, ils apparaissaient plus loin ; on partait les y chercher, ils se trouvaient ailleurs. — (Michel del Castillo, Le Vent de la nuit, éditions René Julliard, 1972, livre premier, sixième chapitre)
- Nous en avons assez de ce jeu de cache-cache. Depuis des mois que nous grenouillons sur les pistes et dans les marais en croisant sans arrêt les traces d'une bande de fellouzes insaisissables. — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, p.165, France-Empire, 1963)
- (Sens figuré) Qui ne peut être saisi par l’esprit.
- J’avoue que, pour moi, cette différence est tout à fait insaisissable.
- (Par hyperbole) Qualifie une personne si occupée, si affairée que l’on ne peut avoir un entretien avec elle ni même la rencontrer.
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affable
?- Personne aimable et bienveillante à qui on peut parler (qui écoute et comprend).
- Il était affable et triste. Le peuple disait : Voilà un homme riche qui n’a pas l’air fier. Voilà un homme heureux qui n’a pas l’air content. — (Victor Hugo, Les Misérables, I, 5, 3 ; 1862)
- Il est d’un caractère doux et affable.
- Des manières affables.
- Sociable, affable, il noue facilement des contacts.
- De Talleyrand eut toujours dans son ambition le désir, le besoin, la volonté d’une grande existence, que seule la fortune peut donner ; et voilà pourquoi il se mêla tant aux affaires d’argent. Au reste, bon, charmant, affable, adoré de sa famille et de ses domestiques, il porta au dernier degré cet esprit de haute compagnie, de politesse et de bon goût qu’on ne retrouve plus ; sa force venait de son calme, de son impassibilité devant les emportements et les colères. — (Jean-Baptiste Capefigue, article De Talleyrand, dans la Biographie universelle ancienne et moderne, 1849)
- Quand elle m’écrivait cela, mon cœur était navré. Dans mon enfance, j’avais l’habitude de lui demander dix fois par jour : « Maman, êtes-vous contente de moi ? » Le sentiment d’un déchirement entre elle et moi m’était cruel. Je m’ingéniais alors à inventer des moyens pour lui prouver que j’étais toujours le même « fils affable » que par le passé. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 188.)
- Il paraît que c'est une bête bien affable, ajoutait Françoise qui tenait le renseignement de Théodore, spirituelle comme une personne, toujours de bonne humeur, toujours aimable, toujours quelque chose de gracieux. C'est rare qu'une bête qui n'a que cet âge-là soit déjà si galante. — (Marcel Proust, A la recherche du temps perdu, tome 1 : Du côté de chez Swann, Première partie: Combray, 1913 → lire en ligne)
-
explicable
?- Qui peut être expliqué.
- Ce passage est explicable.
- Cet accident n’est pas explicable.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.