Dictionnaire des rimes
Les rimes en : inénarrable
Que signifie "inénarrable" ?
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- Qui ne peut être narré ou raconté.
- Par contre, quand on aime, on est complètement présent dans ces inénarrables instants de passion. — (Piero Balestro, Parler l'amour : la thérapie des tendresses, Montréal, Médiaspaul, 1995, page 18)
- C'était une soirée délicieuse : dans le firmament d'une douceur et d'une pureté inénarrables, la lune gravitait solitaire, chassant devant elle une multitude de petits nuages floconneux […]. — (Michel Séligny, Homme libre de couleur de la Nouvelle-Orléans, Presses de l'Université Laval, 1998)
- (Familier) (Ironique) Cocasse ; impayable ; absurde.
- Nous demandions un certain vieux Dimitraki, que nous finîmes par trouver, au fond d’un bouge inénarrable. — (Pierre Loti, Aziyadé, 1879)
- Jolie somme ! Mais restait à la toucher... Or, ici, commence un procès aux complications inénarrables, et qui dura dix ans. — (Henry Guy, Histoire de la poésie française au XVIe siècle, 1910, vol.1, page 22)
- Tous les admirateurs de l’écrivain se souviennent également des difficultés inénarrables qu'il connut avec le Pouvoir algérien lorsqu'il tenta cette longue et difficile expérience de théâtre populaire en arabe algérien. — (Jacqueline Arnaud, Actualité de Kateb Yacine, L'Harmattan, 1993, page 7)
Mots qui riment avec "able"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "inénarrable".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : able et ables .
-
détestable
?- Qui doit être détesté.
- Lorsqu’on pense au gouvernement détestable qui pèse sur le peuple de ces fertiles contrées, et à la misère qui en est la conséquence forcée. — (Adriano Balbi, La Population des deux mondes, Revue des Deux Mondes, tome 1, 1829)
- La férocité des conventionnels s’explique facilement par l’influence des conceptions que le Tiers État avait puisées dans les pratiques détestables de l’Ancien Régime.— (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre III, Les Préjugés contre la violence, 1908, page 143)
- À les lire, il n’y avait de peuple plus barbare, plus détestable que les Serbes. Pouilleux, voleurs, régicides, ces Serbes abhorrés étaient encore des massacreurs. — (Rodolphe Archibald Reiss, Comment les Austro-Hongrois ont fait la guerre en Serbie, 1915)
- (Par hyperbole) (Familier) Qui est très mauvais dans son genre.
- Enfin Desplein prit plaisir à se livrer à toute sa verve d’athée, et ce fut un flux de plaisanteries voltairiennes, ou, pour être plus exact, une détestable contrefaçon du Citateur. — (Honoré de Balzac, La Messe de l’athée, 1837)
- Ainsi mis en goût, les Fresnois ne trouvèrent plus la nouvelle liqueur détestable, au contraire. — (Charles Deulin, Cambrinus)
- Ah! digne Corse que tu es ! Chez vous, vous vous régalez de merles et ici tu trouves détestable un gibier qui vaut bien mieux. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
-
inapaisable
?- Qui ne peut être apaisé.
- Plus loin que le réveil de l’amour-propre de peuples longtemps asservis […], ou que le conflit inapaisable des revendications ouvrières et sociales au sein des états qui tiennent encore en Europe. — (Louis Aragon, La Révolution d’abord et toujours, 1921)
-
déplorable
?- (Vieilli) Digne qu'on pleure sur son sort ; digne de pitié.
- Vous voyez devant vous un prince déplorable. — (Jean Racine, Phèdre, acte II, scène 2.)
- Semblable au déplorable malade d’Edgar Poë, Durtal entendait avec terreur des frôlements de pas dans les escaliers, des cris plaintifs derrière les portes. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Ce déplorable dingo racontait sa vie. Il avait eu pour mère une démente qui se faisait appeler Madame Satan. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Qui mérite d’être déploré, en parlant des choses.
- Une pareille entreprise est une insanité ; aussi aboutit-elle à des équivoques, quand elle n'oblige pas les députés à des attitudes d'une déplorable hypocrisie. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence Chap.II, La décadence bourgeoise et la violence, 1908)
- Il est dans un état déplorable.
- Sa situation est déplorable.
- Sa condition, son sort est déplorable.
- (Familier) Qui est très mauvais.
- On a fait là un choix déplorable.
- Sa conduite a été déplorable.
- Ces peintures sont d’un goût déplorable.
- Un élève déplorable.
- L’internet haute vitesse n’est même pas disponible partout au Québec. C’est déplorable. — (Jean-Denis Garon, « Les trois contradictions de cette année 2020 », Le journal de Québec, 21 décembre 2020)
-
congelable
?- Qui peut être congelé.
- Ce liquide n’est congelable qu’à une très basse température.
-
défavorable
?- Qui n’est pas favorable.
- Ces espèces adventices, dont les graines sont apportées avec les semences introduites, ont pu résister à des conditions climatiques défavorables […] — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises, les associations végétales de la vallée de La Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 34)
-
inébranlable
?- Qui ne peut être ébranlé.
- Une masse inébranlable.
- Ce roc demeure inébranlable contre la violence des vagues.
- Leurs bataillons semblaient inébranlables.
- (Sens figuré) Qui est constant, ferme, qui ne se laisse pas abattre.
- Mais c'est toujours en vain qu'ils somment les Charitois de chasser leur garnison: leurs menaces armées n'ont pas plus d'effet que leurs menaces écrites : toutes leurs démarches viennent se briser contre une inébranlable résolution. — (Antony Duvivier, « Histoire de la Fronde à La Charité-sur-Loire », dans L'art en province, Moulins, tome 7, 1836, p. 30)
- Il peut sembler au premier abord que les capitalistes, […], n’ont pas besoin d’exprimer leur haine des prolétaires ni même de l’éprouver tant leur position présente semble inébranlable et indépassable si on n’accorde pas une importance exagérée au lot inévitable des grèves sporadiques, des émeutes populaires et coups de colère en apparence sans lendemain. — (José Chatroussat, La haine du prolétariat par les classes dominantes, dans Variations n°15, 2011)
- Qu’on ne peut faire changer de dessein, d’opinion, etc.
- Oui, enfin, je pars avec la conviction très nette et désormais inébranlable de la fausseté absolue et du danger croissant que fait courir à la cause française votre système d'administration. — (Isabelle Eberhardt, Le Major,1903)
- Là encore, la maxime populaire est judicieuse : qui veut noyer son chien l'accuse de la rage. Et ce, d'autant plus que dans un monde d’inébranlables convictions, Sarkozy fait figure d’exception en ce qu'il semble faire sienne la profonde et humble idée de Montaigne sur la « branloire perpétuelle » qu'est notre humaine condition. — (Michel Maffesoli, Sarkologies: Pourquoi tant de haine(s) ?, éd. Albin Michel, 2011, chap. 7)
- Qui est solidement établi et indiscutable.
- Tout devient inébranlable pour tout ce que l’on résout entièrement selon le mode multiple en accord avec ce qui apparaît. — (Épicure, Lettre à Pythoclès, traduction anonyme.)
- Fresnel meurt phtisique à trente-neuf ans en 1827, paraissant avoir établi sur des bases inébranlables la théorie ondulatoire de la lumière. — (Louis de Broglie; La Physique quantique restera-t-elle indéterministe ? Séance de l'Académie des Sciences, du 25 avril 1953)
-
fable
?- (Sens propre) (Rare) (Vieilli) Ce que l’on dit, ce que l’on raconte.
- Vilquin, dont le désespoir le rendait la fable du Havre, venait de proposer une jolie habitation en toute propriété à Dumay, qui de nouveau refusa. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Sujet de malins récits.
- Être la fable du peuple, la fable de tout le monde, la fable de la ville : être le sujet des propos, des risées populaires.
- Si la science pauvre, affreuse et mespriséeSert au peuple de fable, aux plus grands de risée. — (Mathurin Régnier, Épistres : Discours au Roy, I)
- Il me laisse au milieu d’une terre étrangère,La fable de son peuple et la haine du mien. — (Pierre Corneille, Médée, I, 5)
- Gardez-vous de l’homme malicieux, qui est toujours appliqué à faire le mal, de peur qu’il ne vous rende pour jamais la fable du monde. — (Louis-Isaac Lemaistre de Sacy, Bible, Ecclésiastique, II, 35)
- Nous allons servir de fable et de risée à tout le monde. — (Molière, Les Précieuses ridicules, scène 19)
- Un prince sera la fable de toute l’Europe, et lui seul n’en saura rien. — (Blaise Pascal, Pensées, Première Partie, Article V : Vanité de l’homme, effets de l’amour-propre, VIII)
- Suis-je, sans le savoir, la fable de l’armée ? — (Jean Racine, Iphigénie, II, 7)
- Dieu me préserve de faire le jaloux, ce personnage est odieux ; mais aussi je ne prétends pas qu’une patience ridicule me rende la fable de la ville. — (Antoine Hamilton, Mémoires de la vie du Chevalier de Grammont, 8)
- Par vous la piété devient la fable du monde, le jouet des impies […] — (Jean-Baptiste Massillon, Sermon […] sur l’injustice du Monde envers les gens de bien, Deuxième Partie)
- Non, ça ne peut pas durer ainsi, je n’entends pas que nous redevenions la fable de la ville entière, avec tes histoires… — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre VI)
- Sa liaison sans maire ni curé était la fable de la ville. — (Daniel Boulanger, Le chemin des caracoles, Laffont, 1966, réédition Le Livre de Poche, page 61)
- Récit imaginaire, c’est-à-dire d’imagination.
- […] Si fortune s’en mocque, et s’on ne peut avoirNy honneur, ny crédit, non plus que si nos peinesEstoient fables du peuple inutiles et vaines. — (Mathurin Régnier, Satires, 1608, Satire IV : La Poésie toujours pauvre : À M. Motin)
- Et si l’enfer est fable au centre de la terre, Il est vrai dans mon sein. — (François de Malherbe, V, 21)
- Après y avoir bien pensé, il m’a semblé que cela sent extrêmement sa fable et qu’il n'est pas possible qu’il y ait au monde un homme si petit ni si galant. — (Vincent Voiture, Les Œuvres de Monsieur de Voiture : Lettres, 28)
- En une saison où l’histoire est si brouillée, j'ai cru que je vous pouvais envoyer des fables, et qu’en un lieu où vous ne songez qu’à vous délasser l’esprit, vous pourriez accorder à l’entretien d’Amadis quelques-unes de ces heures que vous donnez aux gentilshommes de votre province. — (Vincent Voiture, Les Œuvres de Monsieur de Voiture : Lettres, 3)
- Tu ne trouveras plus ici, Alexandre, de fables ridicules à conter pour te vanter d’être le fils de Jupiter. — (François de Salignac de La Mothe-Fénelon, tome XIX, page 238)
- (Par extension) Fausseté ; mensonge ; chose controuvée.
- Je me suis amusé à rechercher comment, tel journaliste sérieux et compétent, tel historien, tel psychologue, avaient pu reprendre à leur compte la fable du 80 %; chacun en fait la répétait pour l'avoir trop souvent lue. — (Albert Jacquard, Inventer l'homme, éditions Complexe, 1991, page 139)
- Cette aventure est vraie, ce n’est point une fable.
- Tu veux rendre, Asdrubal, par une pure fable, Le coupable innocent et l’innocent coupable. — (Jean de Mairet, Mort d’Asdrubal, II, 3)
- Sa mort est trop certaine et fut trop remarquablePour craindre un grand effort d’une si vaine fable. — (Pierre Corneille, Héraclius empereur d’Orient, I, 2)
- [Pharnace] […] me troublant par des fables,Grossit, pour se sauver, le nombre des coupables. — (Jean Racine, Mithridate, III, 4)
- (Religion) Récit ayant un caractère mythologique quelconque.
- Rien n’est beau que le vrai : le vrai seul est aimable ;Il doit régner partout, et même dans la fable :De toute fiction l’adroite faussetéNe tend qu’à faire aux yeux briller la vérité. — (Nicolas Boileau-Despréaux, Épitres, IX : Au Marquis de Seignelai)
- Le récit que fait Hérodote des premiers commencements de Cyrus a bien plus l’air d’une fable, que d’une histoire. — (Charles Rollin, Traité des Études, III, 2)
- Les fables sont l’histoire des temps grossiers. — (Voltaire, Mœurs, CXIX)
- Le pic tenait le premier rang dans les auspices ; son histoire, ou plutôt sa fable, mêlée à la mythologie des anciens héros du Latium, présente un être mystérieux et augural. — (Georges Louis Leclerc, Comte de Buffon, Histoire naturelle des oiseaux, tome XIII, page 14, dans Pougens)
- (Antiquité, Religion) Récit relatif aux divinités du paganisme.
- Euripide a laissé entendre dans son théâtre qu’il ne faut pas croire aux mensonges de la fable et trahit parfois dans ses vers un agnosticisme complet. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
- Les fables du paganisme, de l’antiquité païenne : Se prend, dans un sens collectif, pour toutes les fables de l’antiquité païenne.
- Les dieux, les divinités de la fable.
- Dictionnaire de la fable.
- (Poésie) En poésie épique et dramatique, la suite des faits qui forment une pièce, en tant qu’elle est un travail d’imagination. Sujet d’un poème épique, d’un poème dramatique, d’un roman.
- (Littérature) Apologue, récit en prose ou en vers dans lequel on exprime une vérité, une moralité sous le voile de quelque fiction. Petit récit qui cache une moralité sous le voile d’une fiction et dans lequel d’ordinaire les animaux sont les personnages.
- Les fables d’Ésope, de Phèdre, de La Fontaine.
- La fable du Loup et de l’Agneau.
- Le Chêne et le Roseau, fable.
- La moralité d’une fable.
- L’apologue est composé de deux parties, dont on peut appeler l’une le corps, l’autre l’âme ; le corps est la fable ; l’âme, la moralité. — (Jean de la Fontaine, Fables : Préface)
- Aristote n’admet dans la fable que les animaux. — (Jean de la Fontaine, Fables : Préface)
- Les fables ne sont pas ce qu’elles semblent être ;Le plus simple animal nous y tient lieu de maître. — (Jean de la Fontaine, Fables : Préface, VI, 1)
- On doute que les fables d’Ésope, telles que nous les avons, soient toutes de lui, du moins pour l’expression ; on en attribue une grande partie à Planude, qui a écrit sa vie, et qui vivait dans le XIVe siècle. — (Charles Rollin, Histoire ancienne, tome II, page 626, dans Pougens)
- Dans la plupart de ses fables il [la Fontaine] est infiniment au-dessus de tous ceux qui ont écrit avant et après lui, en quelque langue que ce puisse être. — (Voltaire, Louis XIV, Écrivains)
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incontrôlable
?- Qui ne peut pas être contrôlé, vérifié.
- Il nous apportait des preuves innombrables et incontrôlables de sa bonne foi, de « son dévouement jusqu'à terre ». — (Albert Londres, L'Homme qui s'évada, Les éditions de France, 1928, page 111)
- Hélas ! en même temps que la richesse, l’habitude de la distillation du cidre à domicile s’est répandue ! L’usage du privilège des bouilleurs de cru met à la disposition directe des paysans, en quantités immenses, incontrôlables, le poison. Les alambics circulent partout. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Qui ne peut pas être contrôlé, maîtrisé.
- Et en effet, vous sentez fort bien, mes amis, qu’un gouvernement dans lequel tous les pouvoirs seroient réunis entre les mains d’un monarque ou d’un sénat quelconque, aristocratique ou démocratique, seroit le pire de tous les gouvernemens, c’est-à-dire, un gouvernement absolument despotique par la raison qu’il seroit incontrôlable. — (Instruction familière au peuple par un de ses véritables amis, Belin, Paris, 1792, page 8)
- Comment ces mêmes sujets réagissent-ils à l’exposition prolongée à des stress incontrôlables ? L’augmentation de l’effort pour obtenir le contrôle sur un stress incontrôlable n’est pas efficace à long terme [...] — (Gabriel Moser, Les stress urbains, Armand Colin, 1992)
- Sans la formation du caillot sanguin, ces lésions causeraient une perte de sang (hémorragie) incontrôlable qui mettrait rapidement notre vie en danger. — (Robert Patenaude, Survivre à la leucémie, Québec Amérique, Montréal, 1997)
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inconsolable
?- Qualifie une personne que rien ne peut consoler
- Elle restait là où elle était, immobile, inconsolable et comme une chiffe aux mains des bonnes femmes qui s'efforçaient de la réconforter. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Par extension) Qualifie l'affliction qu’on ne peut consoler.
- Douleur inconsolable.
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inassimilable
?- Qui ne peut être assimilé au propre comme au figuré
- Ses thèses sont inassimilables avec les principes de la démocratie.
- C'est un aliment inassimilable par le corps.
- Boutroux résumait ainsi l’histoire de la philosophie : « En quoi consiste selon l’histoire le progrès de la raison ? Tout d’abord certains aspects des choses lui apparaissent comme inassimilable, tel le non-être chez Parménide, l’ananké chez Platon, le sensible chez Descartes. Mais la raison s’assouplit, s’élargit, et réussit de la sorte à s’assimiler des éléments de l’être qui d’abord la scandalisaient. Elle s’assimile le non-être avec Platon, la liaison synthétique avec Descartes, […] l’évolution avec Hegel. » — (Paul Nizan, Les chiens de garde, 1932, page 19)
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chantefable
?- Petite composition littéraire, où le récit en prose, alterne avec le chant en vers.
- Aucassin et Nicolette est un chantefable du début du XIIIe siècle, écrit en dialecte picard alternativement en prose et en laisses assonantes de sept syllabes. — (Wikipédia; article Aucassin et Nicolette)
- Mais la forme de la chantefable est plus complexe encore ; dans les laisses comme dans les parties en prose, le récit est coupé de monologues et de dialogues. — (Mario Roques, en introduction à une édition de Aucassin et Nicolette de 1936)
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inéquitable
?- Qui n'est pas équitable.
- La politique salariale de la compagnie n'est pas équitable.
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increvable
?- (Sens propre) Qui ne peut pas se crever.
- Brevet de quinze ans, 30 septembre 1913; Destriez (J.) & Duthilleul (E.), représentés par Smits, rue Colbrant, n" 23, à Lille (Nord). — Tube à air increvable et inéclatable remplaçant la chambre à air des pneumatiques pour automobiles. — (Bulletin des lois : Partie supplémentaire , 2e partie : Ordonnances, 1er et 2e section, Paris : Imprimerie nationale, 1915, p. 1297)
- (En parlant des personnes) Qui ne peut pas mourir.
- D’autre part j’avais mon roman de tête, je veux dire : un rêve organisé, bien construit, bien enchaîné, interminable comme ces films à épisodes où renaissent miraculeusement d’increvables héros. — (Hervé Bazin, La Mort du petit cheval, Grasset, Paris, 1950)
- (En parlant d’un animé ou d’un inanimé) Très résistant, très solide, robuste ; infatigable.
- Messires les rats jouissent d’une telle notoriété depuis les temps héroïques de la Batrachomyomachie , qu'il est inutile de vous décrire les mœurs et raconter les prouesses de cette increvable race. — (Au Tonkin occidental, pour faire suite au journal de Paris au Tonkin : récits d’un missionnaire, avec la permission des supérieurs, J. Mayet et Cie, Lons-le-Saunier, 1886, page 102)
- La vieille Coccinelle était increvable. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 38)
- (En parlant d’un renseignement) En qui on peut avoir la plus grande confiance.
- Benoit-Migette, qui a toujours un pied dans les journaux de sport et l’autre dans l’antichambre du juge d’instruction, déclara posséder un tuyau admirable, increvable, et l’ignoble Mouchin lui donna deux cents francs à ponter sur Coriolan ! — (A. Roguenant, Un Agitateur, dans La Nouvelle Revue, tome XCVII, Paris, 1er novembre 1895, page 144)
- Il était chargé aussi de remplacer, aussitôt mortes de langueur, les petites tortues caparaçonnées d’argent et de turquoises dont les dames s’ornaient alors ; et de jouer à Auteuil les bons tuyaux, les increvables. — (Paul-Jean Toulet, Mon Amie Nane, 1922)
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cultivable
?- Qui peut être cultivé.
- Le cryptocoque est cultivable à 38°, en ensemençant, avec du pus aseptique d'abcès, de la gélose au crottin de cheval recouverte d'une macération de ganglions du même animal : […]. — (G. Marotel, Parasitologie vétérinaire, J.-B. Baillière & fils, 1927, page 520)
- Terrain cultivable.
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endossable
?- Qui peut être endossé.
- Ce « pat » stratégique n’est pas supportable à long terme pour Moscou. Certes, du fait de l’absence d’opérations terrestres massives russes, l’effort militaire est tout à fait endossable. Les pertes humaines sont limitées et le coût des opérations aériennes est maîtrisé. — (Pascal Boniface, Syrie : un État failli sans souveraineté, iris-france.org, 8 mars 2017)
- Alors certes, il y a Paul Hamy, ambassadeur croustillant du désir qu’on suggère de renommer une fois pour toutes le Tom Hardy français – toutefois recruté pour un rôle endossable par un plagiste de passage. — (Sandra Onana, Critique : «Villa Caprice», un certain ringard, liberation.fr, 2 juin 2021)
- (En particulier) (Finance) Que l’on peut transmettre à un tiers en signant au dos.
- Le billet à ordre a pour avantage de permettre au tireur le paiement d’une quantité d’argent déterminée à une date convenue et peut être au porteur ou endossable, c’est-à-dire transmissible à un tiers. — (Léa Boluze, Billet à ordre : définition et endossement, capital.fr, 13 novembre 2019)
- Proposée dans la première mouture du Projet de Loi de finances (PLF), cette disposition se fixait comme objectif de contraindre les entreprises à régler toutes leurs transactions avec les fournisseurs par “chèque barré non endossable, effet de commerce, moyen magnétique de paiement, virement bancaire, procédé électronique ou par compensation”. — (Soufiane Chahid, Fisc: la guerre contre le cash est déclarée, telquel.ma, 22 février 2019)
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comprimable
?- Compressible
- Sans entrer maintenant dans la discussion, si l’eau pure n’est point comprimable elle-même, comme il se trouve qu’elle est dilatable quand elle évapore, cependant je suis dans le fond du sentiment de ceux qui croient que les corps sont parfaitement impénétrables, et qu’il n’y a point de condensation ou raréfaction qu’en apparence. — (Gottfried Wilhelm Leibniz, Nouveaux essais sur l'entendement humain, 1705, livre 2, chap.4 , dans les Œuvres de Leibnitz, Paris : Charpentier, 1842, vol.1, p.72)
- La syntaxe moderne nous a déjà habitués à considérer la proposition comme un nexus, un noyau, fonctionnant à la manière d'un accordéon dont les éléments sont extensibles ou comprimables à volonté. — (Cahiers de lexicologie, 1961, vol.2, page 48)
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canonisable
?- (Religion) Qui peut être canonisé.
- Tu vois là quelques traits de l’Homme incomparable,Que le sexe devot juge canonisable. — (Louis de Senlecque, Poésies héroïques, morales et satyriques, par M. de ***, avec quelques épigrammes, sonnets, madrigaux, etc. du même autheur, Charles Van-Den-Dael, Harlem, 1696, page 39)
- À partir du moment où Thérèse serait devenue une carmélite canonisable on verrait apparaître une volonté délibérée de rendre plus « compréhensibles » à l’extérieur certaines de ses paroles de la manière que j’ai indiquée ; [...] — (Claude Langlois, Les dernières paroles de Thérèse de Lisieux, Salvator, Paris, 2000, page 58)
- En conclusion, les conditions de la vertu héroïque, de la sainteté canonisable, peuvent, selon les discours du Magistère ci-dessus, s’adapter à la vie d’un jeune. — (Thierry Lelièvre, Même les enfants peuvent être canonisés!, Editions Pierre Téqui, Paris, 2005, page 108)
- « Cette jeune femme est canonisable, son témoignage est exceptionnel, je vais en parler cet après-midi même à notre évêque ! ». — (L’incroyable multiplication des sœurs de Boulaur, fr.aleteia.org, 11 février 2020)
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injouable
?- (Péjoratif) Qui ne peut être joué, en parlant d’une pièce de théâtre ou d’un morceau de musique.
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condamnable
?- Qui mérite d’être condamné.
- Action, opinion, maxime condamnable. Il est condamnable dans sa conduite.
- L’affaire, évidemment très condamnable, de son bodyguard particulier, amateur de baston et d’honneurs, qui a pris le melon en croyant avoir le gros bras très long, n’est pas pour autant une affaire d’État. — (Érik Emptaz, « Des poings en moins », Le Canard enchaîné, 1er août 2018, page 1)
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assimilable
?- (Didactique) Qui est susceptible d’assimilation.
- Certains éditeurs et agrégateurs proposent un accès illimité aux utilisateurs autorisés, d’autres le téléchargement d’un fichier chronodégradable assimilable à un prêt d’une durée limitée. — (Pierre Carbone, Les bibliothèques, collection « Que sais-je ? » n° 3934, 2017)
- Substances assimilables, non assimilables. — Les aliments assimilables s’assimilent au corps et lui profitent.
- (En particulier) (Politique) Qui est susceptible de s'intégrer dans une société, au point de devenir semblable aux autres.
- Si je m'en rapporte à certaines autorités, les Arméniens de Marseille se montreraient jusqu'à présent peu assimilables, très particularistes, soumis à la voix de leurs prêtres, …. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Qui peut être intégré à un autre corps hiérarchique par équivalence.
- Ne me racontez pas d’histoires avec votre inspecteur, dit-il. Même en cas de guerre, cette fonction-là n’est pas assimilable plus haut qu’au grade d’adjudant-chef ! — (Jean L’Hôte, La Communale, Seuil, 1957, réédition J’ai Lu, page 173)
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commutable
?- Qui peut être commuté.
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démobilisable
?- Qui peut être démobilisé.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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implacable
?- Qui ne peut être apaisé.
- L’œuvre de l’Industriel français qui pousse à l’association des petits contre l’implacable et mortelle concurrence des monopoleurs n’en est pas moins fort encourageable. — (Benoît Malon, La Revue socialiste, volume 1, page 560, 1885)
- La mort de Marat ne servit qu’à rendre les haines plus implacables. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- Il lut et relut l’ordre implacable, sans autre sens pour lui que celui-ci, partir, quitter Yasmina. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- […] ; mais le Bureau de Santé était implacable et livrait sans merci aux autorités administratives et judiciaires ceux qui débarquaient clandestinement, avec la complicité des terriens, des marchandises suspectes ; […]. — (Étienne Dupont, Le vieux Saint-Malo - Les Corsaires chez eux, p. 93, éd. Honoré Champion, 1925)
- En vain l’ambassadeur de France tenta de fléchir les négociateurs américains. Ils se montrèrent implacables. Il fallait se soumettre ou faire banqueroute. — (Camille Aymard, Devons-nous payer l'Amérique ?, Éditions Ernest Flammarion, 1932, page 119)
- Le délire déporte le tortionnaire : implacable pouvoir, ineffable jouissance de donner la mort. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Dont la rigueur est inflexible. (définition tirée du tlfi, consulté le 14 août 2017)
- Nous n'avons pas pu le contredire, son raisonnement était implacable.
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arrosable
?- Qui peut être arrosé.
- Sur ce principe, Leiser, dans son Jus georgicum, lib.3, cap.9, n° 18, décide d'après la loi 3, § 2, ff aqu pluv. arcend., que l'inférieur ne peut se plaindre de ce que le supérieur a converti une terre semable en un pré arrosable. — (Joseph Dubreuil, Charles Joseph Barthélémy Giraud, Analyse raisonnée de la législation sur les eaux, volume 1, page 374, 1842)
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coagulable
?- Qui peut se coaguler.
- On a émis de nombreuses théories pour expliquer la coagulation du sang […]. Nous n'avons pas à les examiner, et il nous importe seulement de rappeler : […] 2° que le seul agent de celle coagulation est la fibrine, dont le caractère essentiel, ainsi que nous l'avons dit, est d'être spontanément coagulable. — (Louis de La Berge, Édouard Monneret & Louis Fleury, Compendium de médecine pratique, ou Exposé analytique et raisonné, vol.4, 1846, page 389)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.