Dictionnaire des rimes
Les rimes en : importance
Que signifie "importance" ?
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- Ce qui fait qu’une chose est d’un grand intérêt, est considérable par elle-même, ou par les circonstances qui l’accompagnent, ou par les suites qu’elle peut avoir.
- Le soldat des guerres de la Liberté attachait une importance presque superstitieuse à l’accomplissement des moindres consignes. De là résulte qu'il n'éprouvait aucune pitié pour les généraux ou les fonctionnaires qu'il voyait guillotiner après quelque défaite, sous l'inculpation de manquement à leur devoir ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, page 357)
- Le proviseur adjoint l'écoute poliment et acquiesce à ses suggestions, le valorise et lui donne de l’importance. Je ne sais pas s'il est sincère. — (Rose Ceraudo , En CAE dans un lycée d'une riche banlieue, chez l'auteur, 2012, page 10)
- En toutes choses, il est d’une grande importance de bien commencer.
- Mettre, attacher de l’importance à une chose, La considérer comme ayant beaucoup d’importance.
- Il attache de l’importance aux plus petites choses.
- Je n’attache pas d’importance à ma tenue. — (Michel Talagrand, un improbable mathématicien : « J’ai voulu prendre des risques », David Larousserie, Le Monde, 23 mars 2024)
- Caractère de ce qui est considérable en nombre, en quantité, en volume, en dimension.
- Les mauvaises herbes sont pour l'agriculture de tous les pays un fléau dont il est malaisé de chiffrer l’importance. — (Les mauvaises herbes et leur destruction, dans Almanach de l'Agriculteur français - 1932, éditions La Terre nationale, page 82)
- Les seuls marchés qui aient conservé quelque importance sont ceux de Formerie, de Gournay et de Songeons. Le premier dépasse de beaucoup tous les autres, même celui de Gournay. — (Th Leroux & M. Lenglen, L'agriculture dans le département de l'Oise, J.B. Baillière, 1909, page 379)
- L’importance de la diffusion à Paris explique en partie la faiblesse des invendus, qui atteignent environ 20-22 % des exemplaires fournis aux NMPP, et par conséquent la facilité des réglages. — (Patrick Eveno, Histoire du journal "Le Monde" : 1944-2004, Éditions Albin Michel, 2004, page 254)
- Autorité, crédit, influence.
- Ils pensent en effet que le luxe vestimentaire est proportionnel à l'importance et à la renommée d'un individu : […]. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Cette place lui donne beaucoup d’importance dans le monde.
- (Péjoratif) Caractère de ceux qui montrent de l’orgueil, de la vanité et veulent paraître plus considérables qu’ils ne le sont réellement.
- Prendre un ton d’importance.
- Il se donne des airs d’importance qui choquent tout le monde.
Mots qui riment avec "ance"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "importance".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ance , ances , anse , anses , ence , ences , ense et enses .
-
souffrance
?- Douleur physique ou morale, état de celui, de celle qui souffre.
- Simplement une douleur infinie, une souffrance continue, sans trêve ni repos, la souffrance cruelle et injuste des êtres inconscients, enfants ou animaux, qui n’ont même pas l’amère consolation de comprendre pourquoi et comment ils souffrent… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Car il n’était pas fait pour la vie de collège. Pour lui, elle était un supplice renouvelé tous les jours. On comprenait, en l’observant, qu’il avait tellement pris l’habitude de souffrir que la souffrance était devenue sa meilleure amie. — (Valery Larbaud, Fermina Márquez, 1911, réédition Le Livre de Poche, page 163)
- Ne plus s’aimer, c’est pire que de se haïr, car, on a beau dire, la mort est pire que la souffrance. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Les jours qui suivirent furent pour la malheureuse fillette, qui découvrait à la fois l’amour et la souffrance, un supplice de tous les instants. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l'Amour et de la Mort », 1940)
- — Moi, dit Pierson, il me semble que j’essaierais de supporter mes souffrances.— Oh ! toi, naturellement ! Vous vénérez la souffrance, vous autres chrétiens !— Nous ne la vénérons pas, nous essayons de l’accepter.— Ça revient au même. — (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 148)
- Elle allait mourir dans des souffrances atroces, sans que rien pût la soulager. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Un des effets les plus immédiats de la souffrance est le repliement, pour ne pas dire l'enfermement sur soi. — (Bruno Chenu, Disciples d'Emmaüs, Bayard, Paris, 2003, page 124)
- (Droit) Tolérance en vertu de laquelle on accepte certaines choses que l’on pourrait empêcher.
-
éloquence
?- Don de la parole, talent de bien dire, d’émouvoir, de persuader, art d’entraîner.
- Ainsi l’éloquence, dans la bouche d’un Orateur vertueux, rend les hommes justes, & dans celle du méchant rend les autres comme lui. L’un fait le bonheur des peuples, l’autre est la peste des nations. — (J. Beauvais, L'art de bien parler et de bien écrire en français, Paris : chez Valade, 1773, page 33)
- L'éloquence n'est pas dans la quantité des choses dites, mais dans leur intensité. — (Antoine Albalat, L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (sixième leçon), 1899)
- La bouche grasse, les pommettes rouges, les yeux injectés de bourgogne, Guillaume-Adolphe Porcellet célébra la grève, la sainte grève!… Avec une rare éloquence, il parla des exploiteurs de peuples, des affameurs de pauvres. — (Octave Mirbeau, Le gamin qui cueillait les ceps, dans La vache tachetée, 1918)
- Quand nous ne pouvons plus penser, nous nous sauvons par l’éloquence. — (Jean Guéhenno, Journal d’un homme de 40 ans, Grasset, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 153)
- Ce prologue le fatiguait, mais il ne pouvait l’écourter. L’éloquence fait partie de la fonction ; et il en avait trop complaisamment composé les périodes pour se priver de la satisfaction de s’entendre les phraser et de jouir de ces cadences étudiées. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- S’il a peu d’affinités avec l’impénétrable Robespierre que tous ces jeunes queutards traitent d’eunuque, il est fasciné en revanche par l’éloquence de l’avocat Danton qui n'a pas son pareil pour retourner un auditoire hostile. — (Alain Bouzy, La loi de la guillotine : La véritable histoire de la bande d'Orgères, Le Cherche-Midi, 2016, part. 4, chapitre 1)
- (Par extension) Qualité de ce qui produit ou peut produire sur l’auditeur ou le spectateur les mêmes effets, les mêmes impressions que l’éloquence.
- Les femmes ont un inimitable talent pour exprimer leurs sentiments sans employer de trop vives paroles ; leur éloquence est surtout dans l'accent, dans le geste, l’attitude et les regards. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Ce fut un mouvement respectueux plein de cette vive éloquence particulière au geste et qui surpasse celle des plus beaux discours. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Dans ce domaine, la maussade arithmétique vous a des éloquences qu’on ne saurait contredire. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Le canon grondait en avant de nous, comme un orage lointain ; nous entendions cela depuis Toul ; ce n’était pour moi qu’une sorte d’éloquence. Nul parmi nous ne savait rien de la guerre ; […]. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 9)
-
importance
?- Ce qui fait qu’une chose est d’un grand intérêt, est considérable par elle-même, ou par les circonstances qui l’accompagnent, ou par les suites qu’elle peut avoir.
- Le soldat des guerres de la Liberté attachait une importance presque superstitieuse à l’accomplissement des moindres consignes. De là résulte qu'il n'éprouvait aucune pitié pour les généraux ou les fonctionnaires qu'il voyait guillotiner après quelque défaite, sous l'inculpation de manquement à leur devoir ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, page 357)
- Le proviseur adjoint l'écoute poliment et acquiesce à ses suggestions, le valorise et lui donne de l’importance. Je ne sais pas s'il est sincère. — (Rose Ceraudo , En CAE dans un lycée d'une riche banlieue, chez l'auteur, 2012, page 10)
- En toutes choses, il est d’une grande importance de bien commencer.
- Mettre, attacher de l’importance à une chose, La considérer comme ayant beaucoup d’importance.
- Il attache de l’importance aux plus petites choses.
- Caractère de ce qui est considérable en nombre, en quantité, en volume, en dimension.
- Les mauvaises herbes sont pour l'agriculture de tous les pays un fléau dont il est malaisé de chiffrer l’importance. — (Les mauvaises herbes et leur destruction, dans Almanach de l'Agriculteur français - 1932, éditions La Terre nationale, page 82)
- Les seuls marchés qui aient conservé quelque importance sont ceux de Formerie, de Gournay et de Songeons. Le premier dépasse de beaucoup tous les autres, même celui de Gournay. — (Th Leroux & M. Lenglen, L'agriculture dans le département de l'Oise, J.B. Baillière, 1909, page 379)
- L’importance de la diffusion à Paris explique en partie la faiblesse des invendus, qui atteignent environ 20-22 % des exemplaires fournis aux NMPP, et par conséquent la facilité des réglages. — (Patrick Eveno, Histoire du journal "Le Monde" : 1944-2004, Éditions Albin Michel, 2004, page 254)
- Autorité, crédit, influence.
- Ils pensent en effet que le luxe vestimentaire est proportionnel à l'importance et à la renommée d'un individu : […]. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Cette place lui donne beaucoup d’importance dans le monde.
- (Péjoratif) Caractère de ceux qui montrent de l’orgueil, de la vanité et veulent paraître plus considérables qu’ils ne le sont réellement.
- Prendre un ton d’importance.
- Il se donne des airs d’importance qui choquent tout le monde.
-
clairance
?- (Transport aérien, Transport maritime) Autorisation donnée à un navire ou un aéronef de faire mouvement.
- (Biologie) Paramètre biologique désignant la capacité d'un tissu, organe ou organisme à éliminer une substance donnée d'un fluide (le sang, la lymphe, etc.).
- Il y a sans cesse une nette diminution du filtrat glomérulaire avec forte diminution de la clairance de l’urée et de la créatinine, pour atteindre le zéro dans les phases les plus avancées de l’urémie. — (Luigi Catizone, Guide de la dialyse, 1982)
- (Médecine) Coefficient d’épuration plasmatique brute d’un corps, par voie extra-rénale aussi bien que rénale.
-
virescence
?- (Botanique) Métamorphose des organes appendiculaires en organes foliacés.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
rénitence
?- (Médecine) Caractère de ce qui est rénitent.
- La rénitence d’une tumeur.
- Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)
- (Philosophie) Signifie la force des corps solides par laquelle ils résistent à l'impulsion des autres corps, ou réagissent avec une force égale à celle qui agit sur eux.
-
signifiance
?- (Littéraire) Signification.
- Au final donc, l’argent, pour Simmel, n’est que « le moyen, le matériau ou l’exemple nécessaires pour présenter les rapports qui existent entre d’une part les phénomènes les plus extérieurs, les plus réalistes, les plus accidentels, et d’autre part les potentialités les plus idéelles de l’existence, les courants les plus profonds de la vie individuelle et de l’histoire. Le sens et l’ensemble se résume à ceci : tracer, en partant de la surface des évènements économiques, une ligne directrice conduisant aux valeurs et aux signifiances dernières de tout ce qui est humain ».
- (Linguistique) Fait d'être signifiant, d'avoir une signification ; caractère de ce qui signifie, de ce qui est un signe.
- La signifiance n’est pas forcément inhérente à la forme, et peut résulter de l’absence d’opposition sémantique qui crée la signification : ainsi le subjonctif français serait signifiant toutes les fois qu’on peut l’opposer à l’indicatif […] mais non quand il est régi, c’est-à-dire obligatoire, et qu’aucune autre forme verbale ne saurait figurer à sa place.
-
intempérance
?- Manque de tempérance, de sobriété.
- L'art de faire subsister ensemble l'intempérance et la santé est un art aussi chimérique que la pierre philosophale, l'astrologie judiciaire et la théologie des mages. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, XVI. Le basilic, 1748)
- À cette époque d’unanimité, la réalité était dominée par la Sainte Trinité. Nous avions un choix de trois en tout. […] Trois sortes de péchés en chaire : le blasphème, l’intempérance et la luxure; trois catégories de péchés que les prédicateurs traduisaient plus familièrement par la sacrure, la champlure et la créature. Pendant la retraite du carême des hommes, on laissait tomber les fioritures pour aller droit au fait : les péchés secs, les péchés mouillés et les péchés poilus. — (Jean-Claude Germain, L’Aut’journal, mars 2000)
- (Spécialement) Abus d’alcool.
- Et puis, nous en rapportant à Jullian, nous avions conclu avec tristesse que, déjà, l’intempérance des Gaulois avait fait perdre à ces guerriers indomptables l’empire du monde d’abord, leur indépendance ensuite. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Voyez comme son intempérance le rend vulnérable. — (Morris [Maurice de Bevere], Lucky Luke 21 — Les Collines noires, éditions Dupuis, 1969, page 44)
- Excès.
- Intempérance de travail.
- Intempérance de plume.
- Intempérance de langue : Trop grande liberté qu’on se donne en écrivant ou en parlant.
-
délinquance
?- Conduite caractérisée par des délits répétés, considérée surtout sous son aspect social mais également pénal.
- Il est bien connu que la civilisation ne tend nullement à faire disparaitre la délinquance mais bien à la faire évoluer. — (Achille Dehel, Le poison au service du crime, 1946)
- On m’y a volé mon portefeuille. Mais ce n’était pas grave. En homme modernisé, je savais bien que la petite délinquance était le fait de victimes innocentes de la société cruelle, qui ne leur donnait ni de travail, ni de vrais raisons de vivre. — (François-Xavier Ajavon, J’ai infiltré un stage de citoyenneté, sur RING : News, culture & société (www.surlering.com), le 24 mai 2010)
- Que répondre d'autre à cette femme qui avait été choyée, entourée... Qui n'avait certainement jamais su ce qu’étaient le besoin, les boulots permettant de gagner trois francs six sous puis la délinquance, la descente aux enfers... En dix ans, Clara avait tout connu ou presque. — (Carole Duplessy-Rousée, Le Silence d'Amarine, éd. Pygmalion, 2014, chap. 3)
- provence
-
recense
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de recenser.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de recenser.
- Il ne cherche pas à décanter, à ventiler, ni à trancher absolument ; il recense, il confronte ou déconfronte les avis, les positions respectives, de manière à prospecter en tout sens l’espace d’interprétabilité. — (Henry Duméry, Imagination et religion, 2006, page 166)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de recenser.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de recenser.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de recenser.
-
érubescence
?- (Didactique) Le fait de rougir, apparition d'une rougeur.
- Jusqu’à l’horizon, tout était prairie et fleurs dans leur printanière érubescence. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846, pages 302-311)
- Rougeur apparue sur la peau.
- Que pouvait-il y avoir de plus enfantin que ce nez retroussé, ce visage couvert de taches de rousseur ou cette tache violacée sur son cou nu là où un vampire de conte de fées s'était repu, ou encore ce mouvement inconscient de sa langue explorant un début d'érubescence rose autour de ses lèvres gonflées ? — (Vladimir Nabokov, Lolita, 1955, Gallimard, Folio, édition de 2005, traduction de Maurice Couturier, pages 241-242.)
-
prépotence
?- Pouvoir supérieur, supériorité de puissance avec une idée d’abus, d’absolutisme.
- Ôtez cette prépotence maritale, ôtez le dévouement de la beauté à la force, vous retombez dans le concubinat, vous détruisez le mariage. — (Pierre-Joseph Proudhon, La Pornocratie, ou les Femmes dans les temps modernes, A. Lacroix et Ce Éditeurs, 1875, p. 57)
- Loin de voir dans ces marques d’adoration un danger de folie ou de prépotence pour l’homme qui les accepte, j’y découvrais un frein, l’obligation de se dessiner d’après quelque modèle éternel, d’associer à la puissance humaine une part de suprême sapience. — (Marguerite Yourcenar, Mémoires d’Hadrien, Plon, 1958 ; coll. Folio, 1974, p. 151.)
-
pense
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de penser.
- Je ne pense pas que l’école doive aller vers le tout-numérique. — (Corinne Abensour, Frédéric Gomariz, L’édition d’éducation face aux défis du numérique, 2018, page 76)
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de penser.
- Autant le gnostique naassène avait l’esprit confus, autant le Pérate pense clairement. — (Eugène de Faye, Gnostiques et gnosticisme, 1913)
- La musique par ordinateur est en train de se libérer de ses jeunes pesanteurs parce qu’elle se pense dans son autonomie : elle se « dégadgétise » et désinstrumentalise l’ordinateur, au moment-même où elle en fait un instrument, comme nous le verrons avec Pierre Boulez. — (revue Autrement, n° 36 à 39, 1982, page 191)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de penser.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de penser.
- Et ça vaut pour tout le monde : la prochaine fois qu’un de vous s’avise de frotti-frotter un autre clown, qu’il pense au sort réservé à Cul-brillant. — (Ralph Robert Moore, Les Hommes fardés, 2016)
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de penser.
-
incandescence
?- État d’un corps qui est chauffé à blanc.
- Barre de fer échauffée jusqu’à l’incandescence.
- […] ce sont ces mêmes matières volatiles, aqueuses et aériennes, qui ont ensuite formé les atmosphères des planètes, lesquelles étaient semblables à l'atmosphère du soleil tant que les planètes ont été, comme lui, dans un état de fusion ou de grande incandescence. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Des époques de la Nature, in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 1227)
- (Sens figuré)
- Tout était douceur et quiétude dans ce qui m’avait autrefois causé les premiers troubles que j’aie connus. Quel changement ! pensais-je, et sous les incandescences dont j’étais brûlé, je retrouvais plus fraîche que jamais la source de mes premiers attachements. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 108)
-
reviviscence
?- (Biologie) Propriété de certains êtres vivants d’effectuer un retour aux manifestations de la vie lorsque les conditions extrêmes (sécheresse, climat…) qu’ils ont dû endurer sont terminées.
- La reviviscence des germes, des cellules.
- … ; cette mousse, adaptée à l’aridité sévère de la dune, présente le curieux phénomène de reviviscence.— (Jean-Marie Pelt, La Vie sociale des plantes, 1984)
- Cette capacité à la reviviscence permet aux lichens de supporter sans problème de nombreux stress : sécheresse, froid, chaleur, rayonnement ionisant…— (Jean-Yves Floc’H, Véronique Véto-Leclerc, Les Secrets des algues, 2019, page 67)
- (Par extension) Manifestation d’un retour à la vie.
- Et il s’ingénia aussi à éteindre les flammes qui, parfois, s’allumaient en son cerveau, à étouffer définitivement dans le respect ce maudit esprit dont il s’effrayait de sentir, à de certains jours, les brusques reviviscences et qu’il croyait mort à jamais. — (Octave Mirbeau, Le Journal d’une femme de chambre, 1900, page 239)
- (Psychologie) Répétition ou réapparition d’une scène traumatique.
- Laissé en attente, le souvenir n’est pas en lui-même pathogène, ni traumatisant. Il ne le devient que par sa reviviscence lors d’une seconde scène qui entre en résonance associative avec la première. — (Jean Laplanche, Nouveaux fondements pour la psychanalyse, PUF, 2008, page 112)
- Mais il témoigne aussi d’un désir traumatique. La pointe pourrait en être ce signe d’une reviviscence du désir de maternité chez cette mère, qui brusquement retrouve des geste de « jeune mère ». — (Jean-François Chiantaretto, Anne Clancier, Anne Roche, Autobiographie, journal intime et psychanalyse, Economica, 2005, Paul-Laurent Assoun, page 67)
- (Sens figuré) Rappel d’un souvenir.
- Les images. — Ce sont les reviviscences de la sensation ; on connaît leur rôle extraordinaire dans la vie intérieure à laquelle, contrairement à la sensation, elles appartiennent entièrement. — (Lucien Fabre, Le Rire et les rieurs, Gallimard, Paris, 1929, page 228)
- La renommée, qui l’a contourné, comme un serpent, piquera un jour sa mémoire de son venin de reviviscence. Car il ne faut pas croire que la gloire post mortem soit un plaisir de tout repos. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, pages 486-487)
-
durance
?- Durée.
- (Par extension) Une longue vie.
-
connivence
?- Complicité par tolérance et dissimulation d’un mal qu’on doit ou qu’on peut empêcher.
- Plus la lutte contre les schismatiques s’aggrave, plus l’Église s’acharne contre les juifs, qu’elle soupçonne d’être de connivence avec les hérétiques. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- C’est vrai qu’il [Napoléon Bonaparte] a eu une légende. C’est vrai qu’il y avait le chauvinisme qui se satisfaisait, en pensant à toute la gloire que la France avait conquise… C’est vrai aussi que cette légende s’appuyait sur de sombres profondeurs humaines, avec cette connivence qui est en nous à l’égard de la guerre et de la mort. — (Henri Guillemin, Les Dossiers de l'Histoire : Napoléon, 17e épisode, « Bilan », Radio Télévision Suisse, réalisé par Maurice Huelin, 3 août 1968)
- (Par extension) Entente secrète ou tacite, intelligence avec quelqu’un.
- Il se douta que la mère et la fille étaient de connivence, mais comme il n’aimait point les querelles de ménage, il ne souffla mot et sortit pour dissiper sa colère. — (Charles Deulin, « Martin et Martine » in Cambrinus et autres contes, circa 1847-1875)
- Elle m’adressa avec les sourcils, les paupières clignées, la bouche avancée, un langage de complicité que je n’espérais pas et qui m’enchanta. Je la vis destinée à la dissimulation, la connivence défendue, enfin le péché. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; réédition Le Livre de Poche, 1968, page 80)
- Il disparaissait dans le salon, et j’avais surpris un geste de connivence qu’il faisait à l’intention du notaire, et ce geste – mais peut-être avais-je l’esprit mal intentionné – voulait dire :— Essaie de le persuader. — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, page 167)
- Cette séance fut donc la dernière à rendre compte de cette intime connivence entre Monk et Rollins ; on ne peut s’empêcher de regretter qu’ils n’aient pas plus souvent associé leur destin sur disque ; mais c’est comme ça, alors on imagine… — (Laurent de Wilde, Monk, 1996, collection Folio, page 192)
-
prégnance
?- (Psychologie) Comportement d'une organisation psychologique privilégiée (sa force, sa stabilité, sa fréquence…), parmi toutes celles possibles.
- Quand certains soirs, à la faveur d’une de leurs phrases, d’un de leurs gestes, il m’est donné de constater chez ces deux-là la couleur de mes propres prégnances, je me dis que je serai sans doute en eux jusqu’à leur propre fin, comme une grande chair de clarté, une extrême fable nourricière. — (Geneviève Amyot, Je t’écrirai encore demain, « Lettre de septembre », Éditions du Noroît, Montréal, 1995, page 124)
- La prégnance renvoie à une notion de force, qui impressionne, s'impose à l'esprit. On peut opposer à la notion d'illusion proposée par les mystiques le caractère prégnant de ce monde que l'on peut voir, toucher, sentir, entendre exister.
- (Sens figuré) Idée qui s'impose à l’esprit.
- La prégnance de cette conception chez Freud est si puissante qu’il me semble qu’elle est en partie à l’origine de la seconde topique. — (Lionel Naccache, Le Nouvel Inconscient : Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Odile Jacob, 2009, page 351)
- (Philosophie) Production d'intelligibilité dans le vécu sensible, ne le réduisant pas aux sensations[1].
-
conductance
?- (Électricité) Capacité d’un matériau à conduire l’électricité, ou plus précisément à laisser circuler les porteurs de charge.
-
intendance
?- Fonction d’un intendant.
- Il lui a donné l’intendance de sa maison, de ses finances, de ses biens.
- (Par extension) — Cela n’est pas de son intendance.
- (Militaire) Corps chargé de tout ce qui concerne l’administration et la comptabilité de l’armée.
- […] il ne reste plus un habitant, plus une tête de bétail, plus un boisseau de grain. L’intendance ne réussit plus à pourvoir aux besoins de tous les ventres affamés dont elle a la charge. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 96)
- Les camions de l’intendance regagnent sans dignité l’arrière. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Ce soudain branle-bas de combat gagna jusqu’à l’intendance. On vit des secrétaires, cuisiniers et autres non-combattants entourer les instructeurs pour s’initier rapidement au maniement du bazooka et du mortier de tranchée, et apprendre l’art de poser une mine. — (Peter Elstob, Bastogne : la bataille des Ardennes, traduit par André Comhaire, Verviers : Gérard & cie (collection Marabout), 1970, page 51)
- Endroit où sont les bureaux de celui qui remplit la fonction d’intendant.
- (En particulier) (Histoire) Charge, fonction publique ou autre, maintenant abolies.
- L’intendance des bâtiments.
- L’intendance des menus plaisirs.
- L’intendance des vivres.
- L’intendance d’une province.
-
succulence
?- Qualité de ce qui est succulent.
- Des arbres fruitiers qui gagnent en luxe de branches et de feuilles ce qu’ils perdent en succulence de fruits. — (François-René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, éd. de Bruxelles, tome V, livre II, Chemin du Saint-Gothard, 1910)
- Il est vrai que cette graisse ultra-naturelle est aussi délicieuse, et que c’est au moyen de ces pratiques damnables qu’on leur donne cette finesse et cette succulence qui en font les délices de nos meilleures tables. — (Jean Anthelme Brillat-Savarin, Physiologie du Goût, méditation VI, Spécialités, 34, § III — Des volailles, 1825, édition de 1867)
- M. Bergeret n’atteint peut-être pas à la vigueur de ton et à l’éclat de M. Vollon, le maître du genre ; mais il a des délicatesses et des fraîcheurs d’harmonie qui sont bien à lui. Il saisit avec sûreté l’essence propre de chaque animal, poisson ou crustacé ; il rend pour ainsi dire les diversités de succulences de leurs chairs ; il nuance habilement les carapaces et les écailles, avant ou après la cuisson. Son art est là-dessus d’une adresse extrême, mais aussi d’une rare conscience. — (Émile Bergerat, Journal officiel 10 juin 1877, 1877, page 4291, 2e colonne)
- (Sens figuré) Qualité de ce qui plaît à l’esprit.
- Il s’agit d’analyser maintenant les succulences, les facteurs hallucinogènes dont est gorgé ce mythe qui enivra une ville. — (Edgar Morin, La rumeur d’Orléans, Seuil, Paris, 1969, page 42)
- Une enveloppe de chair si exactement remplie, une rondeur qui ne dénonçait rien de sa secrète armature, je n’ai vu cela, porté à un point de succulence extraordinaire, je n’ai vu cela qu’à elle… — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; éd. Le Livre de Poche, 1968, p. 77)
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putrescence
?- État de ce qui est putrescent, de ce qui se décompose et pourrit.
- Lors de l’autopsie, à l’ouverture, on trouve un épanchement de sérosités très âcres dans le thorax et l’abdomen, tous les viscères livides et dans un état de putrescence avancée.
- Des frissons secouaient ses membres décharnés et faisaient pour un instant lever l’essaim de mouches collé à sa plaie en putrescence. — (Joseph Kessel, Le Lion, Gallimard, 1958)
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conséquence
?- Suite qu’une action ou un évènement peut avoir.
- Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes. — (Bossuet, Extrait d’un Sermon)
- Les efforts inaccoutumés et excessifs imposés par Alphonse ne pouvaient rester sans conséquence, et le résultat ne s’est pas fait attendre, sous la forme de douleurs lancinantes qui ne me quittent plus. — (Richard Di Domenico, Moi, Lautrec / docteur litho - mister ribaud, Editions Phi, 2021)
- Entre un mauvais et un bon Économiste, voici toute la différence : l’un s’en tient à l’effet visible ; l’autre tient compte et de l’effet qu’on voit et de ceux qu’il faut prévoir.Mais cette différence est énorme, car il arrive presque toujours que, lorsque la conséquence immédiate est favorable, les conséquences ultérieures sont funestes, et vice versa. — (Frédéric Bastiat, Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas, Introduction, 1850)
- La masse croit qu'elle souffre parce qu'elle subit une inique conséquence d'un passé qui était plein de violences, d'ignorance et de méchanceté ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.V, La grève générale politique, 1908, p.227)
- Les difficultés, les mécomptes, les conséquences de la guerre et de la révolution même se font sentir de plus en plus vivement. — (Léon Trotsky, Le drame du prolétariat français, 1922, annexe à l'édition de 1964 de Littérature et Révolution (les Lettres Nouvelles, éditeur))
- Tout ce qui a été dit, […], sur les conséquences funestes des lois successorales imposées par le code Napoléon s'applique exactement à cette autre portion du pays gascon […]. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Des prêtres prêchaient que les malheurs du pays étaient la conséquence des hérésies et de la négligence des devoirs religieux. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- (Par métonymie) Qualité d'une personne qui dans sa conduite se montre conséquente, manifeste un esprit de suite.
- Importance.
- Un homme de peu de conséquence. - Une affaire de nulle conséquence. - Cela n’est d’aucune conséquence, est sans conséquence.
- J’ai des choses de la dernière conséquence à lui dire.
- Pauvres rois, pharaons ! Pauvre Napoléon !Pauvres grands disparus gisant au Panthéon ! Pauvres cendres de conséquence ! — (Georges Brassens, Supplique pour être enterré à la plage de Sète, 1966)
- (Logique) Conclusion tirée d’une ou plusieurs propositions et, en général, ce qui dérive, ce que l’on déduit d’un principe, d’un fait, etc.
- Tirer une conséquence. - La conséquence est fausse. - Suivre toutes les conséquences d’un principe, en admettre toutes les conséquences. - Les conséquences qui découlent, qui résultent d’un principe.
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présence
?- Existence d’une personne dans un lieu donné.
- Nous nous étions abstenus de faire du feu dans la crainte que la fumée ne révélât notre présence, mais voyant que nous étions découverts, nous fîmes la cuisine. — (Voyage au pays des Mormons relation, géographie, histoire naturelle, histoire, théologie mœurs et coutumes, par Jules Remy, Éditions E. Dentu, 1860, p. 93)
- Grande donc fut sa surprise lorsque, […], il se vit appréhender vigoureusement par deux douaniers qui s’étaient dissimulés dans l’intérieur du taillis et dont il n’avait naturellement pu soupçonner la présence. — (Louis Pergaud, L’Évasion de Kinkin, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Si l'on signale, en 350, la présence à Metz d'un évêque du nom de Siméon, qui aurait été un juif converti, cela ne signifie pas qu'il y ait déjà eu des juifs dans cette ville. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- J'avais pu constater, parmi cette cinquantaine de squales presque noirs, la présence d'un énorme requin blanc sale. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Sens figuré) — Elle était désormais indispensable. Elle seule emplissait la maison de sa discrète présence. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- Qu’ai-je besoin de demander aux choses d’autres jouissances que celle de leur présence, c’est-à-dire leur beauté et leur parfum ? — (Octave Mirbeau, Ma chaumière, dans Lettres de ma chaumière, 1885)
- (Droit) Existence d’une personne au lieu de son domicile.
- (En particulier) (En matière de prescription) Résidence habituelle d’une personne dans le ressort d’une cour d’appel.
- Manifestation ou sentiment de la présence de quelqu'un ou de quelque chose.
- Un léger souffle l'avertissait de ces présences. Geisha le comparait à ces vagues vents coulis traversant certaines pièces bien closes sans qu'on puisse découvrir d'où ils viennent. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 53)
- (Spécialement) (Religion) Ubiquité de Dieu.
- Dieu remplit l’univers de sa présence. — Se mettre, se tenir en la présence de Dieu.
- (Sens figuré) Ce qui semble nous accompagner, en parlant des choses.
- La présence de la mort. - Montrer du sang-froid en présence du danger.
- (En particulier) (Chimie, Médecine) Existence dans un corps d’une substance que l’on découvre par l’examen ou l’analyse.
- Les arômes contribuent à rendre le produit agréable au palais, ce qui dépend essentiellement de la présence de produits laitiers ou de la matière édulcorante dans la formule. — (Germain Ménard et al., « La Biscuiterie industrielle », dans Armand Boudreau & Germain Ménard (coordonnateurs), Le Blé: éléments fondamentaux et transformation, Presses de l’Université Laval, Québec (QC), 1992, page 305)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.