Dictionnaire des rimes
Les rimes en : impédance
Que signifie "impédance" ?
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- (Physique) Concept qui caractérise l’opposition au courant d’un dipôle pour une tension appliquée à ses bornes dans un circuit électrique par rapport à la fréquence, agrégation de la résistance, réactances inductive et capacitive.
- L’impédance est représentée par le symbole Z.
- Dans le schéma ci-contre, les Z désignent des impédances et les Y, des admittances. Nous avons une impédance Z1 en série avec deux admittances, Y1 et Y′, en parallèles. — (François Lavallou, « Les fractions continues s’invitent à la fête », Les nombres complexes, Bibliothèque Tangente no 63, mai 2018, page 144.)
- L'antenne dipolaire ou « dipôle demi-onde » ou « doublet demi-onde » est constituée d'un élément conducteur de longueur égale à la demi longueur d'onde. Son impédance caractéristique est résistive et voisine de 73 ohms pour un dipôle isolé dans l'espace. — (Antenne radioélectrique sur l’encyclopédie Wikipédia )
Mots qui riment avec "ance"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "impédance".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ance , ances , anse , anses , ence , ences , ense et enses .
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stridence
?- Caractère de ce qui est strident, d’une sonorité stridente.
- Il suffisait cependant de s'éloigner de quelques pas pour que la stridence de la meule fut atténuée par sa confusion avec les sons provoqués par les autres outils. — (Jean-Pierre Marin - Au forgeron de Batna)
- [...] pas le moindre grondement de machines à bielles et à volants, pas le plus mince sifflement de vapeur, mais la stridence continue des sauterelles, l'appel bref d'un roitelet des murs, le chant d'un coq. — (Maurice Bedel, La nouvelle Arcadie, 1934)
- Un ululement suraigu retentit et un autre et un autre encore. Ils semblaient venir de tous côtés en même temps et emplir tout l’espace de leur stridence. — (Joseph Kessel, Le Lion, Gallimard, 1958)
- Chaque fois qu'il venait au Palladium, il y restait une heure tandis que les orchestres et les chanteurs se succédaient sur l'estrade – adolescents de la banlieue ou jeunes employés du quartier. Et leur rêve était si fort, si violent leur désir d'échapper par la musique à ce qu'ils pressentaient de leur vie, que Bellune percevait souvent les stridences des guitares et les voix qui s'éraillaient comme des appels au secours. — (Patrick Modiano, Une jeunesse, Gallimard, collection Folio, 1981, pages 27-28)
- On tire vers l’aigu. Les profondeurs cuivrées font place à une stridence conquérante (a-t-on jamais écrit aussi haut pour sax soprano ? Il fallait bien Lacy pour tenir un pupitre aussi difficile). — (Laurent de Wilde, Monk, 1996, collection Folio, page 261)
- (Propulsion spatiale) Son aigu, d’une fréquence de quelques kilohertz, caractérisant une instabilité de combustion, en particulier dans un moteur à ergols liquides.
- (Propulsion spatiale) (Par extension) Cette instabilité elle-même.
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imminence
?- Qualité de ce qui est imminent.
- En outre, l'organisation de la famille française s'est achevée sous l'influence du droit canon et du droit romain qui revêtaient hier encore un aspect d'éternité et qui nous surprennent aujourd'hui par l'imminence de leur déclin. — (Pierre Louÿs, Liberté pour l'amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
- Il fallait cueillir sur ses lèvres les mots qu’elle s’arrachait dans un souffle et que leur mystère rendait troublants comme des oracles. Ses souvenirs, ses idées, ses soucis flottaient hors du temps, transformés en rêves irréels et poignants par sa voix puérile et l’imminence de sa mort. — (Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964, Le Livre de Poche, page 66)
- […], toutes deux dramatisées par le discours polémique qui tente de faire vivre l’imminence eschatologique à travers la prise de conscience d'une surgie de la Bête remplie d'ordure et d’impiété, […]. — (Denis Crouzet, Les guerriers de Dieu: la violence au temps des troubles de religion (vers 1525 - vers 1610), page 262, Champ Vallon, 2005)
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substance
?- (Philosophie) Ce qui subsiste par soi-même, indépendamment de tout accident.
- Je lui apprendrai, dit le docteur, les huit parties d’oraison, la dialectique, l’astrologie, la démonomanie, ce que c’est que la substance et l’accident, l’abstrait et le concret, les monades et l’harmonie préétablie. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, VI. Le ministre, 1748)
- Descartes a donné trois démonstrations de l’existence de Dieu. 1° J’ai en moi l’idée de Dieu. Par le nom de Dieu, j’entends une substance infinie, éternelle, immuable, indépendante, toute-connaissante et toute-puissante. — (Jules Simon, Introduction de: « Œuvres de Descartes », édition Charpentier à Paris, 1845)
- D’après Spinoza, il n’existe qu’une substance unique, dont tous les êtres sont des modes.
- (Sciences) Toute sorte de matière.
- Au niveau du siège du dépôt tuberculeux, le périoste se détache de l’os , s’injecte , s’enflamme et fournit de l’exsudation plastique , qui peut s’organiser en substance osseuse. — (Pierre-J. Haan, Abrégé de pathologie chirurgicale, 1863, page 77)
- Les poils de chèvre diffèrent de la laine du mouton par des cellules de surface externe qui sont un peu moins ou peu saillantes et par des stries de leur substance propre qui, au contraire, sont très apparentes. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Celui qui veut vendre un cheval atteint d’épilepsie n’en peut pas dissimuler les accès à son gré à moins qu’il ne puisse les retarder ou les modérer par la vertu de substances médicamenteuses : le bromure de potassium par exemple. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- Au cœur de la mêlée, l’un des joueurs surgit, accroché contre sa monture dressée à la verticale et, par-dessus la crinière, il brandissait la carcasse du bouc, déjà vidée à moitié de sang et de substance. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- Ce qu’il y a de meilleur, de plus succulent, de plus nourrissant en quelque chose.
- Les arbres, les plantes attirent la substance de la terre.
- Il n’y a guère de substance dans ces sortes d’aliments.
- Le bouillon a pris toute la substance de cette viande.
- (Sens figuré) Ce qu’il y a d’essentiel dans un discours, dans un écrit, dans une affaire, etc.
- (Acte notarié). La preuve testimoniale n'est pas admissible contre les énonciations d'un acte notarié relatives à sa substance , aux dispositions qu'il contient, aux formes et solennités qu'il constate avoir été observées. — (« Les codes annotés de Sirey », édition entièrement refondue par P. Gilbert, tome 1 : Code Civil, Paris : chez De Cosse & N. Delamotte, 1847, page 613)
- Certains « on dit » circulent, s’amplifient, se font écho à eux-mêmes indéfiniment, sans avoir cependant de substance réelle. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Il y a beaucoup de paroles et peu de substance dans ce discours, dans ce livre : Il y a beaucoup de verbiage et peu d’idées.— Je n’ai pu retenir tout ce qu’il a dit, mais je vous en rapporterai, je vous en dirai la substance.
- Par conséquent, même dans les rares cas où l’approbation de la cour FISA est nécessaire pour cibler les communications d’un individu, la procédure ressemble plus à une pantomime dénuée de substance qu’à un contrôle véritablement significatif qui s’exercerait sur la NSA. — (Glenn Greenwald traduit par Johan-Frédérik Hel Guedj, Nulle part où se cacher, JC Lattès, 2014, ISBN 978-2-7096-4615-4)
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voyance
?- Capacité à obtenir une information par des méthodes qui s’affranchissent des lois de la nature habituellement reconnues, comme les limites de temps et d’espace.
- Il n'y a pas de publicité vantant les talents de voyance d'une quelconque Ange-Marie. — (Camille Beaumier & Sylviane Beauregard, Ouate de phoque, éditions de Mortagne, Ottawa, 2012, page 58)
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malveillance
?- Mauvaise volonté pour les hommes en général ou pour quelqu’un en particulier.
- En me voyant, le colonel parut un peu gêné, et je crus m’apercevoir qu’il baissait la voix pour m’adresser la parole en français. Autour de nous, on chuchotait : « Frantzose… Frantzose… » Je sentais de la malveillance dans tous les yeux. — (Alphonse Daudet, L’empereur aveugle, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, pages 233-234)
- Pas la moindre festivité non plus, le 14 Juillet, à VIRIAT (Ain). Mais il ne faut pas y voir la moindre malveillance à l'égard de la République. On a l'habitude, ici, de célébrer le 14 Juillet... le 1er dimanche d'août ! — (Pierre Bonte, Bonjour la France **, Éditions De Borée, 2000 & 2013)
- Tandis que les deux textes des commissaires-ouvriers ménageaient la susceptibilité des marchands-fabricants afin de les amener à négocier, […], Dodieu transpose aux relations industrielles le style politique paranoïde des clubistes, suggérant une malveillance omniprésente autour des ouvriers « que l'incivisme dépourvoit de travail ». — (Alain Cottereau, « La désincorporation des métiers et leur transformation en publics intermédiaires : Lyon et Elbeuf, 1790-1815 », dans La France, malade du corporatisme?: XVIIIe-XXe siècles, sous la direction de Steven L. Kaplan et Philippe Minard, Paris : chez Belin, 2004, page 122)
- Acte criminel ayant pour objectif de nuire à autrui.
- La protection contre la malveillance, et ses formes extrêmes, le sabotage et les actes de terrorisme, a pris depuis quelques années une importance accrue, avec la montée des risques terroristes dans le monde. — (Georges Sapy, Introduction à l'ingénierie des installations nucléaires, EDP Sciences, 2012, page 64)
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exigence
?- Caractère ou prétention de celui qui exige, qui se montre exigeant.
- Il est d’une exigence insupportable, ridicule, d’une extrême exigence.
- Il pousse trop loin l’exigence.
- Rien ne peut satisfaire son exigence.
- Ce que l’on attend, ce que l’on exige de quelqu’un.
- C’est ce qui fait qu’une femme par toute nouvelle souffrance qu’elle nous inflige, souvent sans le savoir, augmente son pouvoir sur nous, mais aussi nos exigences envers elle. — (Marcel Proust, À l’ombre des jeunes filles en fleurs, 1919)
- Ce qu’exigent ou requièrent les circonstances.
- Une telle articulation conduit à moraliser le royaume futur et à téléologiser les exigences de la morale. — (Olivier Abel, Jean-Daniel Causse, Denis Müller, Introduction à l’éthique : penser, croire, agir, 2009)
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mésintelligence
?- Manque d’entente, d’accord entre personnes qui ont été ou qui devraient être bien ensemble.
- Et pour prévenir aussi par mer toute occasion qui pourrait faire naître quelque mésintelligence entre les deux parties pacifiantes, autant qu’il est possible, on a conclu et résolu que si les vaisseaux de guerre suédois, un ou plusieurs, soit qu’ils soient petits ou grands, passent dorénavant une des forteresses de Sa Majesté Czarienne, ils feront la salve de leur canon, et, ils seront d’abord ressalués de celui de la forteresse russienne ; et vice versa, si les vaisseaux de guerre russiens, un ou plusieurs, soit qu’ils soient petits ou grands, passent dorénavant une des forteresses de Sa Majesté le roi de Suède, ils feront la salve de leur canon, et ils seront d’abord ressalués de celui de la forteresse suédoise. — (Voltaire, « Histoire de la Russie sous Pierre le Grand », in Œuvres complètes de Voltaire, tome onzième, édition de Ch. Lahure et Cie, Librairie de L. Hachette et Cie, Paris, 1860)
- Certes ! il eût été préférable qu’aucun de leurs auteurs ne fut mort ou que la division ne se fût pas mise entre les époux ; mais étant donnée cette rupture du lien conjugal par mésintelligence ou par décès, la solution la plus préjudiciable pour les enfants est celle qui leur donne pour surveillant, pour éducateur, qu’un homme seul, ou qu’une femme seule. — (Alfred Naquet, Vers l’union libre, E. Juven, Paris, 1908)
- Ces forces étaient accrues … par la mésintelligence de nos deux généraux, qui se disputaient la conduite de cette guerre. — (Jules Michelet, Histoire de France, tome I, A. Lacroix et Cie, Paris, 1880, p. 82)
- Tout prince attaqué par beaucoup d’ennemis fera échouer leurs projets, s’il vient à bout par une adroite politique d’introduire la mésintelligence parmi eux. — (Machiavel, Maximes et pensées, traduction de Toussaint Guiraudet, Paris, Éditions André Silvaire, 1975)
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appétence
?- Tendance de tout être vers ce qui peut satisfaire ses instincts et ses besoins, surtout physiques.
- Un taux d’humidité élevé entraîne une trop grande production d’acide butyrique, ce qui risque de réduire l’appétence du fourrage, d’accroître les pertes et de provoquer une cétose subclinique chez les vaches laitières. — (Joël Bagg, Tassement et protection du fourrage dans les silos-couloirs, 2003)
- (Par extension) Attirance pour ce qui peut satisfaire un besoin ou une envie.
- [...] une femme bien plus jeune que lui, aux appétences bien au-delà de ses moyens. — (Glen Cook, Le Château noir, 1984)
- Il sentait couler dans ses veines toute la sanie des rêves impuissants, des appétences infécondes, et sur son échine s'appesantissait le fardeau de la résignation et de la timidité. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 27)
- Ce faisant, plane la menace du psychologisme : les moins combatifs feraient preuve d’une moindre « appétence » pour la formation, se laisseraient porter par le fil de l’eau et récolteraient au final les fruits amers de leur désinvestissement.Aussi est-il nécessaire de bien cerner l’origine du « manque d’appétit » apparent de nombreux salariés pour la formation afin de dissiper tout malentendu. — (Christine Fournier, Aux origines de l'inégale appétence des salariés pour la formation, Céreq, n° 209 juin 2004)
- Ayant passé d’une débauche presque infantile à la continence absolue datant du jour où il avait pensé au quai d’Orsay et voulu faire une grande carrière, il avait l’air d’une bête en cage, jetant dans tous les sens des regards qui exprimaient la peur, l’appétence et la stupidité. — (Marcel Proust, Sodome et Gomorrhe, in À la recherche du temps perdu, t. III, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1988, p. 44)
- (Commerce, Marketing) Désir d’usage ou d’achat ressenti par l’individu pour un produit ou une marque.
- Comment la connaissance client est-elle réellement exploitée par les forces de ventes du CCF dans leur action quotidienne? La création de scores d’attrition et de scores d’appétence client, associée aux alertes d’opportunités commerciales permet aujourd’hui de mieux cibler les contacts et d’optimiser l’efficacité des chargés de clientèle. — (Catherine Hazart, Au CCF, la connaissance client au service de l'action commerciale, dans BiMagazine, n°144, Juin 2004)
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déliquescence
?- (Chimie) Propriété qu’ont certains corps solides d’absorber l’humidité de l’air et de passer ensuite à l’état liquide ou semi-liquide.
- État d’un corps ainsi pénétré par l’humidité.
- Un sel qui tombe en déliquescence.
- (Sens figuré) État de décadence avancée.
- A ces dévergondages, à ces déliquescences, à ces dépravations, il y a de douloureuses conséquences. […] ; une partie de la jeunesse aurait été atteinte en sa constitution physique, aux sources mêmes de la vie. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Au Ve siècle, l'empire romain, miné par les luttes intestines, tombe en déliquescence. Des invasions de peuples barbares désolent et bouleversent aussi bien Rome que les Gaules. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
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impatience
?- Manque de patience, sentiment d’inquiétude ou d’irritation que l’on éprouve, soit dans la souffrance d’un mal, soit dans l’attente de quelque bien.
- Pendant une conversation donner les signes d'impatience.
- Et maintenant, parti dès l'aube par la belle route de Lambèse, il pressait son cheval, pris d'une impatience qui l'étonnait lui-même. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina,1902)
- Ainsi pour mon malheur, toujours brûlant des ardeurs de l’impatience, je dois soupirer sans cesse après ma santé, la demander instamment, et ne rien omettre pour l’obtenir. — (Tertullien, De la Patience, traduction anonyme)
- Maintenant, toutes les jeunes filles, romanesques ou non, peuvent imaginer dans quelle impatience vécut Modeste pendant quelques jours ! — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- (Au pluriel) (Familier) Sorte d’irritation nerveuse que cause l’impatience.
- Cet homme parle avec une lenteur qui donne des impatiences à ceux qui l’écoutent.
- (Au pluriel) (Médecine) Sorte de démangeaison.
- Les impatiences, encore dénommées le syndrome des jambes sans repos, provoquent des manifestations désagréables dans les jambes qui peuvent être modérées ou très invalidantes. Celles-ci surviennent davantage le soir et au cours de la nuit. — (http://sante-medecine.commentcamarche.net/faq/impatiences-155)
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préférence
?- Action de préférer une personne, une chose ou une situation à une autre.
- Juste préférence.
- Demander, avoir, obtenir la préférence.
- Disputer la préférence.
- Donner, accorder la préférence.
- Cicéron mérite la préférence sur tous les orateurs latins.
- Si vous ne trouvez pas de votre maison plus que je vous en offre, je vous demande la préférence.
- Si je ne trouve pas cette marchandise à meilleur marché que chez vous, je vous donnerai la préférence, vous aurez ma préférence.
- Vous avez certaines préférences que je ne puis approuver.
- (Droit, Finance) Avantages garantis à certains créanciers ou souscripteurs privilégiés.
- Action de préférence.
- (Au pluriel) Marques d’affection ou d’honneur plus particulières qu’on accorde à quelqu’un.
- Vous êtes trop accoutumé aux préférences.
- Vous ambitionnez toujours les préférences.
- (Informatique) Réglage personnalisé d’un logiciel, d’un site web.
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muance
?- (Musique) Passage d'un hexacorde à un autre.
- Bourgeois, dans Le droict Chemin de Musique, Genève 1550, réfute l'usage de faire une muance en montant sur ré alors qu'on l'a fait en descendant sur la.
- Lorsqu'un chant dépasse la tessiture de l’hexacorde, il faut passer d’un hexacorde à un autre, par le moyen d’une muance.
- (Droit) Droit de mutation.
- Le Plait, que les Latins appellent Placitum est un droict Seigneurial qui est dû par la mutation du Seigneur ou du possesseur de la chose qui y est sujette, ou de tous les deux ensemble, selon qu’il est stipulé: A cause dequoy is est également nommé Mutagium, et en notre langue Muage ou Muance, qui est le même droit que le Relief ou Rachat dans les Provinces de Coûtume. — (Denis de Salvaing de Boissieu, Traité du Plait Seigneurial et de son usage en Dauphiné, page 4 (imprimé dans le même volume et à la suite de) De l’usage des fiefs et autres droit Seigneuriaux, Seconde édition, Grenoble, Robert Philippe 1668.)
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romance
?- (Poésie) Poème espagnol en vers généralement octosyllabiques (les vers pairs étant assonancés et les impairs libres) et qui traite de sujets historiques, épiques, amoureux, etc. Note : en ce sens, il peut être masculin, comme le mot espagnol.
- [Corneille] ne nous a fait connaître qu’une très-faible partie des dicts, faits et gestes du Cid contenus dans les quatre ou cinq premières romances. — (Balzac, Œuvres div., t. 1, 1830, page 401)
- […] on voit surgir l’épopée espagnole dans ces fameuses romances, qui forment pour l’Espagne une gloire à part […] où sont enregistrées toutes les luttes et les beautés de son histoire […] et qui ont réfléchi […] l’élégance et la galanterie des Maures, sans jamais perdre ce sévère caractère catholique. — (Montalembert, Sainte Élisabeth, 1836)
- Il y a un romance fameux du romancero espagnol, où un chevalier (…) cherche refuge sous un chêne. « Sur la branche la plus haute, il vit que se tenait une petite infante ». — (Montherland, Pte Inf. Castille, 1929, page 604)
- (Musique) Chanson tendre ou plaintive.
- Les actrices d’opéra-comique de ce temps-là ne se bornaient pas à roucouler un air ou une romance : on voulait encore qu'elles jouassent la comédie; […]. — (Eugène de Planard, « Théâtre : 1772. Mort de madame Favart, actrice », dans les Éphémérides universelles, ou tableau religieux, politique, littéraire, scientifique et anecdotique, tome 4 : Avril, 2e éd., Paris : chez Corby, 1834, page 396)
- Lorsque Julie se leva pour aller au piano chanter la romance de Desdémone, les hommes accoururent de tous les salons pour entendre cette célèbre voix, muette depuis si long-temps, et il se fit un profond silence. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Ce qu’elle chantait – ah ! la fatale et maudite chanson ! –, c’était une vieille romance larmoyante et tendre, pareille à celles que les aveugles nasillent dans les rues. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : La Chanson de Carmen (1882))
- — Tenez, voilà une chanson que j'ai écrite il y a trois ans. Un peu de romance sentimentale, ça ne saurait faire de mal à personne. — (Henry Miller, L’Ancien Combattant alcoolique au crâne en planche à lessive, dans Max et les Phagocytes, traduction par Jean-Claude Lefaure, éditions du Chêne, 1947)
- (Par extension) Air sur lequel se chante une romance.
- Jouer une romance.
- (Sens figuré) Ce qui marque une certaine sensibilité banale.
- Les jeunes lecteurs de romances et de ballades romantiques se rappelleront sans peine que, dans ces siècles obscurs, comme on les appelle, les femmes étaient initiées aux mystères de la chirurgie […] — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Anglicisme) Relation romantique.
- Des histoires, des aventures, des flirts, des romances et des liaisons. Des amourettes sans importance et sans lendemain qui, avec du recul, ne semblaient exister qu’au pluriel. — (Ida Junker, Les Années fastes, chez l’auteur à Asnières, 2007, page 9)
- Je n'ai aucune envie de tricher, d'inventer une romance où j'aurais le rôle flatteur de l'amoureux triomphant ; parallèlement, lui présenter mon idylle comme un foirage complet risquerait de voiler l'image du macho insubmersible à laquelle il est attaché. — (James Fillol, Une autre gloire : Souviens-toi d'où tu es tombé, Société des Écrivains, 2011, page 192)
- Style de littérature consacrée aux aventures amoureuses.
- Après des débuts dans la romance et l’urban fantasy sous le pseudonyme Charlie Genet, elle s’est lancée dans le thriller. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 21 octobre 2022, page 9)
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excroissance
?- (Médecine) Sorte de tumeur qui se forme sur quelque partie extérieure du corps de l’homme ou de l’animal.
- Il lui est venu au visage une excroissance qu’il a fallu extirper.
- Excroissance charnue.
- (Par extension) Tumeur des arbres, des plantes.
- Les mycocécidies sont, le plus souvent, des tuméfactions diffuses, épaississant et déformant l'organe attaqué (par exemple la « hernie » du Chou […]). Quelques mycocécidies sont, cependant, de véritables galles, c'est-à-dire des excroissances nettement délimitées et de forme plus ou moins définies. — (Alexandre Guilliermond & Georges Mangenot, Précis de Biologie végétale, Paris : chez Masson & Cie, 1941, 2e éd, 5e tirage, 1960, p. 498)
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Par extension) Développement volumineux parasitaire.
- (Jeux) Petit bout arrondi d'une pièce de puzzle qui s'imbrique dans le creux d'une autre pièce.
- Les quatre pièces formant les coins du puzzle complet se repèrent par leur absence d'excroissance ou de creux sur deux côtés contigus — (La boite à puzzle, Histoire du puzzle)
- Corps secondaire qui croît vers l'extérieur d'un corps principal.
- Le sanglier est représenté avec une courte crinière de poils dressés, ainsi qu'une paire d'excroissances faciales ressemblant à des défenses, typiques des adultes mâles de l'espèce. — (AFP, La plus ancienne peinture rupestre au monde découverte dans une grotte indonésienne, radio-canada.ca, 14 janvier 2021)
- apance
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puissance
?- Pouvoir d’imposer son autorité.
- La puissance du faible qui peut se glisser partout est plus grande que celle du fort qui se repose sur ses canons. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Domination, empire.
- Mais quand l’Église, profitant de l’effondrement de la puissance romaine et du désarroi provoqué à travers les Gaules par les invasions barbares, s’installa dans le pays sans que nul n’y prît garde, son premier soin fut de s’assurer de la possession des terres. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- État souverain.
- Il jouait bien involontairement un rôle sinistre et mystérieux – le rôle d’espion international. Il surprenait des secrets ; il menaçait, en fait, les projets d’une puissance non moindre que l’Empire Germanique ; il se jetait étourdiment dans le foyer ardent de la WeltPolitik. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 112 de l’édition de 1921)
- L'Autriche déclarait en outre, qu'elle trouvait inadmissible que, dans l'article 3, les puissances se congratulassent de la signature de la paix entre la Prusse et le Danemarck, les hostilités ayant formellement repris. — (Eugène de Guichen, Les grandes questions européennes et la diplomatie des puissances sous la seconde république française, Paris : chez Victor Attinger, 1929, page 112)
- Au total, la Révolution n’est restée maîtresse du terrain qu’en Russie, après une lutte acharnée des Rouges contre les Blancs, ceux-ci soutenus par les puissances occidentales. — (Jacques Delpierrié de Bayac, Histoire du Front populaire, Fayard, 1972, page 13)
- Au moment où prenaient fin les principaux affrontements de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis, sur le plan militaire, s’étaient substitués dans le monde entier à la plupart des autres puissances capitalistes. — (Armando Uribe, Le livre noir de l’intervention américaine au Chili, traduction de Karine Berriot et Françoise Campo, Seuil, 1974)
- (Familier) (Au pluriel) Ceux qui possèdent les premières dignités de l’État.
- Avoir accès auprès des puissances.
- Il ne faut pas se brouiller avec les puissances.
- Il est bien avec toutes les puissances du jour.
- Pouvoir de faire une chose.
- Leur pouvoir était illimité ; ils guérissaient les malades abandonnés des médecins, rendaient fécondes les terres stériles, arrêtaient les épidémies de bestiaux, mais ils n’étaient point toujours d’humeur à ces sorcelleries bienfaisantes, et, plus volontiers, ils se servaient de leur puissance magique pour tourmenter les hommes et les bêtes. — (Octave Mirbeau, Rabalan)
- Ne revenez plus, monsieur, autrement vous tueriez aussi la mère, car la puissance de Dieu est infinie, mais la nature humaine a ses limites. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, deuxième épisode)
- À l’état naturel, les résineux comme les feuillus ont une grande puissance de conquête et une grande longévité. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 16)
- Force.
- Il affirme ainsi sa puissance, un peu par défi contre ceux de Vencimont ou de Vinemme, des Belges qui viennent se vanter en France de leurs forces pour enjôler les filles. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Sociologie) Probabilité, potentiel, capacité d’un acteur d’imposer sa volonté à un autre.[1]
- (Sens figuré) Ce qui exerce beaucoup d’empire sur l’âme ou sur l’esprit.
- Le général se croyait sous la puissance d’un songe, quand il se trouva les mains liées et jeté sur un ballot comme s’il eût été lui-même une marchandise. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Il est donc impossible pour le vétérinaire légiste, s’il n’a recueilli aucun renseignement, de pouvoir affirmer, à l’examen d’une morsure, si cette morsure a été faite par un animal sain ou un animal en puissance de rage. — (Alfred Gallier, Médecine légale vétérinaire, 1895)
- Efficacité qu’on attribue à certains remèdes, à certaines substances. Vertu, propriété.
- Le quinquina a la puissance de guérir la lièvre. - L’aimant a la puissance d’attirer le fer.
- (Philosophie) Possibilité qui n’est pas encore réalisée.
- Réduire la puissance en acte.
- Un gland est un chêne en puissance, parce qu’un gland peut devenir un chêne.
- Mais le frisson n’était pas une qualité naissante, un passage de la puissance à l’acte; c’était une chose; une chose-frisson se coulait dans l’arbre, s’en emparait, le secouait, et soudain l’abandonnait, s’en allait plus loin tourner sur elle-même. — (Jean-Paul Sartre, La Nausée, 1938)
- (Mécanique) Ensemble de forces motrices, de tout ce qui imprime ou peut imprimer un mouvement.
- Dans un moulin à eau, l’eau est la puissance.
- Toutes les puissances mécaniques se réduisent au levier et au coin.
- Puissance motrice.
- (Optique) Portée d’un instrument d’optique.
- Si, avec un télescope d’une profonde puissance, nous examinons soigneusement le firmament, nous découvrirons une ceinture de groupes faite de ce que nous avons jusqu’à présent nommé des nébuleuses, […]. — (Edgar Poe, Eureka, 1848, traduction de Charles Baudelaire, 1864)
- (Physique) Quantité d’énergie ou de travail fourni, ou susceptible d’être fourni ou consommé, par unité de temps, mesurée en watts.
- Malgré la marche extrêmement régulière du moteur, malgré son déploiement absolu de puissance, j’ai dû arracher le manche de toute la force de mes deux bras. — (Dieudonné Costes et Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- Le 15 janvier 1924, la centrale produit ses premiers kilowattheures. La station affiche bientôt une puissance de 124 MW. — (Ludovic Dupin, « La centrale qui a électrifié la Bavière », dans L’Usine nouvelle, n°3252, 8 septembre 2011, page 8)
- (Par extension) (Familier) Consommation d’un appareil électrique.
- La puissance de cette ampoule est de 40 watts.
- (Géologie) Épaisseur d’une couche de minerai exploitable entre deux couches de roches.
- Elle se présente en couches d’épaisseur très-variable, qui quelquefois n’ont que 4 à 5 mètres de puissance, et d’autres fois dépassent 50 mètres ; mais il est à remarquer que les couches les plus puissantes sont rarement les plus avantageuses pour l’exploitation. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 17)
- (Au pluriel) (Religion) Une des hiérarchies des anges.
- Voici comment s'exprime saint Grégoire le Biglosse : « Nous reconnaissons neuf degrés ou ordres d’Anges, parce que la Parole de Dieu rend témoignage des Anges, des Archanges, des Vertus, des Puissances, des Principautés, des Dominations, des Trônes, des Chérubins et des Séraphins. — (Macaire, Théologie dogmatique orthodoxe, tome 1, traduit du russe par un russe, Paris : chez Joël Cherbuliez, 1859, p. 484)
- Afin d’en finir avec cette orfèvrerie symbolique, disons encore que […] la sarde évoque les Séraphins, la topaze les Chérubins, le jaspe les Trônes, la chrysolithe les Dominations, le saphir les Vertus, l’onyx les Puissances, le béryl les Principautés, le rubis les Archanges et l’émeraude les Anges. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- (Mathématiques) Produit d’une quantité un nombre entier de fois par lui-même, la quantité pouvant être un nombre réel ou complexe, une indéterminée, etc.
- 128 est une puissance de 2.
- (Mathématiques) Nombre de fois qu’on multiplie une quantité par elle même.
- 3 élevé à la puissance 4 vaut 81.
- (Droit) ?
- Cette femme est en puissance de mari, (Droit) Elle ne peut contracter ni disposer de rien sans être autorisée de son mari.
- De notre pleine puissance, (Histoire) Formule dont le roi se servait en certaines lettres patentes.
- Gusman (parlant de Don Juan) --... jusqu’à forcer dans sa passion l’obstacle sacré d’un couvent, pour mettre Done Elvire en sa puissance. — (Molière, Don Juan, acte I scène I)
- (Équitation) Concours de saut d’obstacles de quatre à six obstacles dont un mur, ou un vertical de remplacement, qui doit être l’obstacle le plus haut.
-
inobservance
?- Défaut d’observance, manque habituel à observer des prescriptions religieuses et morales, etc.
- C’est sur l’inobservance de cette loi que sont construits la plupart des effets comiques où l’on met en scène un imbécile, incapable de se soustraire à une pente traîtreusement engageante, la plupart des mots d’esprit où l’auditeur est victime d’une « attrape ». — (Lucien Fabre, Le Rire et les rieurs, Gallimard, Paris, 1929, page 230)
- L’impossibilité de remplir ces prescriptions peut seule en justifier l’inobservance.
- L’inobservance de la règle s’était introduite dans ce monastère.
-
véhémence
?- Impétuosité, mouvement violent.
- Nous prenons deux otages, le vieux maire, […] et le jeune curé, qui proteste avec véhémence, bien que les soldats aient encore, épinglé à la capote, les Sacré-Cœur distribués à Paray-le-Monial. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- La soudaine irruption d’un ennemi prêt à l’offensive n’eut d’autre effet immédiat sur New York que d’accroître sa véhémence habituelle. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 212 de l’édition de 1921)
- Éloquence vigoureuse, accompagnée d’une action vive.
-
alliance
?- Union entre personnes, qui est le résultat d’une entente ou d’un pacte.
- Louis la donnait pour femme au roi Alphonse VI, avec lequel il désirait resserrer son alliance. Deux ans plus tard cette princesse déposa son mari, et épousa Don Pedro son beau-frère, […]. — (Sismondi, Histoire des Français, Bruxelles : à la Société typographique belge, 1842, volume 17, page 255)
- Cette alliance des « partis ouvriers » avec des formations « bourgeoises ou petite-bourgeoises » allaient les empêcher de prendre les mesures énergiques et « anticapitalistes » que réclamait la situation économique et sociale du pays. — (Françoise Bosman, Jean-François Chanet& al., La fédération de l’éducation nationale, 1928-1992 : histoire et archives en débat, Presses universitaires du Septentrion, 2010, page 160)
- Cela dit, à l'intérieur de l’alliance centriste, chacun essaie de conquérir la position la plus forte, ce qui le conduit à s’appuyer dans une certaine mesure sur le parti extrême correspondant à sa tendance. — (Maurice Duverger, Sociologie politique, Paris : Presses universitaires de France, 1964, page 162)
- (Bible, Religion) Union entre Dieu et les hommes.
- Arche d’alliance. → voir arche.
- (Politique) Union ou confédération qui se fait entre deux ou plusieurs États pour leurs intérêts communs.
- Non seulement il invita ses concitoyens à déposer leurs ressentiments et leurs griefs sur l'autel de la patrie, mais il demanda encore que le bienfait de cette pacification fût étendu aux autres peuples, et que la France, introduisant parmi les nations une nouvelle diplomatie, jetât les fondements d'une alliance universelle. — (« Isnard (Maximin) », dans la Biographie universelle et portative des contemporains; ou, Dictionnaire historique des hommes vivants et des hommes morts depuis 1788 jusqu'à nos jours, tome 10, Paris : chez l'Éditeur, 1836, page 2141)
- Toutes les parties idéologiques des traités locarniens sont tombées l'une après l'autre. Et le résidu constitue l’alliance. — (André Géraud, L'assistance mutuelle franco-britannique, dans la revue Politique étrangère, 1937, volume 2, n° 2, page 111)
- Il est le premier ministre de la Guerre qui se soit déclaré hostile à l’alliance franco-russe, thème favori des hommes de la « Jésuitière ». — (Pierre Miquel, L'affaire Dreyfus, « Que sais-je ? » n° 867, Presses Universitaires de France, 1959)
- L’alliance qui existe entre ces deux souverains.
- Ils ont formé une alliance redoutable.
- Renouveler une alliance.
- Rompre une alliance.
- Deux partis font alliance, ont contracté une alliance, etc.
- Liens contractés par le mariage.
- Ce retour, nous l'avons vu, n'est pas la simple rémanence d'un passé tribal et paysan, mais la reconstitution dans une société moderne de modes traditionnels de loyauté et d'exercice du pouvoir : alliances matrimoniales, solidarité des corporations, clientélisme, c'est-à-dire échange de la loyauté politique contre une prébende matérielle. — (Olivier Roy, L'échec de l'islam politique, Éditions du Seuil, 1992)
- Il a fait une grande alliance, une alliance honorable en mariant sa fille à un tel.
- Bague, anneau d’alliance, ou, absolument,
- Bague d’or ou d’argent, symbole de l’union contractée par le mariage.
- Porter au doigt une alliance.
- 12 mai 43 – On cherche des débris d’or pour fournir une contrepartie au bijoutier qui nous vend nos alliances. Véga a retrouvé une vieille dent qui fera l’affaire. Et si la guerre se prolonge, nous pourrons toujours remettre notre alliance au dentiste pour qu’il puisse nous faire une couronne. C’est le Cycle de l’Azote ! — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 280)
- « Et son alliance ? » a demandé Poupette en prenant l’anneau dans le tiroir de la table. Nous la lui avons passée au doigt. Pourquoi ? Sans doute parce qu’il n’y avait aucune place sur terre pour ce petit cercle d’or. — (Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964, Le Livre de Poche, page 127)
- Il y avait aussi les alliances que les deux hommes portaient à leur annulaire gauche et que la graisse de l’âge enchâssait déjà, mais amaigris ils ne les eussent jamais ôtées. — (Daniel Boulanger, Le chemin des caracoles, Laffont, 1966, réédition Le Livre de Poche, page 96)
- Les garçons et les filles couleur du pain bis qui passent près d'eux leur jettent le bref regard latin qui juge et jauge et résume à la fraction de seconde, avec une précision implacable : un couple de jeunes mariés (ils portent l’alliance), point riches, puisqu'ils sont ici et non là-bas ; elle, plus belle que lui ; lui, plus amoureux qu'elle. — (Jean-Louis Curtis, Un jeune couple, 1967)
- Une alliance se cachait au fond du coffret ; elle prit aussi le chemin de la fonte, ce genre d’anneau n’étant sacré que laissé au doigt d’une morte. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 69)
- Elle m’accompagne souvent au resto U de l’ÉcoIe et je pousse la plaisanterie jusqu’à m'acheter une alliance et la porter. — (Philippe Molle, Mémoires d’outre mers, 2005)
- Affinité entre un époux et les parents de l’autre époux.
- Cousin, neveu par alliance.
- Affinité spirituelle.
- (Sens figuré) Union et mélange de plusieurs choses différentes, opposées, disparates.
- Faire une alliance du sacré et du profane, du vice et de la vertu.
- La hardiesse de certaines alliances de mots.
- L’hémistiche « Il aspire à descendre » offre une heureuse alliance de mots.
- (Au pluriel) (Argot) (Rare) Poucettes.
-
recommence
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de recommencer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de recommencer.
- Au-delà de ce domaine de tension, le nombre d’impulsions recommence à croître, mais cela correspond à des impulsions parasites dont nous étudierons la cause dans le paragraphe suivant, consacré au compteur de Geiger. — (Jacques Franeau, Physique, 1963)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de recommencer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de recommencer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de recommencer.
-
condense
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de condenser.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de condenser.
- Avec son compte Serial Thinker, où il condense des notions du bac philo dans des vidéos de trois minutes, le professeur strasbourgeois Lev Fraenckel cartonne sur TikTok. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 28 novembre 2022, page 19)
- Première personne du singulier du subjonctif présent de condenser.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de condenser.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de condenser.
-
pénitence
?- Repentir suivi d’expiation, regret d’avoir offensé Dieu.
- La pénitence est une vertu chrétienne.
- Une pénitence tardive.
- Les fruits de la pénitence.
- Sacrement de pénitence ou
- Sacrement de la pénitence, Celui des sept sacrements de l’église par lequel le prêtre remet les péchés à ceux qui s’en confessent à lui.
- Le tribunal de la pénitence se dit du Prêtre qui confesse et du Lieu où il confesse.
- Aller porter ses péchés au tribunal de la pénitence.
- Ce que le prêtre ordonne en satisfaction des péchés que l’on lui a confessés.
- Son confesseur lui a donné pour pénitence un Pater et un Avé à réciter.
- Accomplir sa pénitence, satisfaire à sa pénitence, faire sa pénitence.
- Les pénitences publiques ne sont plus en usage dans l’église.
- Austérités qu’on s’impose volontairement pour l’expiation de ses péchés.
- Faire pénitence de ses péchés.
- Vivre dans la pénitence, dans une pénitence continuelle, dans les exercices de la pénitence.
- Il faut faire pénitence, si l’on veut être sauvé.
- Le carême est un temps de pénitence.
- Les psaumes de la pénitence. Voyez « psaume ».
- (Sens figuré) Faire pénitence de ses excès, de ses torts, de sa mauvaise conduite, En être puni par quelque maladie, par quelque infirmité, par quelque malheur.
- Il fait pénitence du passé.
- Il s’est abandonné à la débauche dans sa jeunesse, il en fait maintenant pénitence.
- Il s’est perdu par son indiscrétion, et il a maintenant tout le loisir d’en faire pénitence.
- (Sens figuré) (Familier) Mauvaise chère.
- Si vous voulez demeurer à dîner avec nous, vous ferez pénitence.
- Punition imposée pour quelque faute.
- Voilà une rude pénitence pour une faute bien légère.
- Faire subir une pénitence.
- Mettre un enfant en pénitence.
- Notre sœur Telcide, un jour que le chanoine Buran ne l’avait pas saluée, a décidé de mettre son portrait en pénitence dans le coin du buffet. Il doit y être encore. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, pages 131-132.)
- (Jeux) Peine qu’on impose à ceux qui ont manqué aux règles, aux conventions, ou qui n’ont pas deviné quelque chose, qui ont mal répondu.
-
permanence
?- Durée constante de quelque chose, état de ce qui est permanent.
- Le tragique est que là, devant moi, le passé reste mort en sa permanence et permanent en son dessèchement, tache ineffaçable ou parfum irretrouvable. — (Archives de philosophie, V.39, G. Beauchesne, 1976, p.162)
- Une tradition, une erreur, dont on constate la permanence.
- Un emploi dont la permanence n’est pas assurée.
- État de celui qui reste, qui demeure longtemps dans le même lieu, en parlant des personnes.
- Vous me trouverez à mon bureau à toute heure : j’y reste en permanence.
- Je suis resté là en permanence à vous attendre.
- État d'un groupe qui ne se sépare pas, qu’elle reste en séance.
- L’assemblée s’est déclarée en permanence.
- État d'une personne qui assure la continuité d'un service public durant les congés.
- Le 28 mai, jeudi de l'Ascension, Charasse est de permanence à l'Élysée, dans l'appartement dédié à cet effet, lequel comprend un salon-salle à manger et une chambre à coucher. Ce soir-là, Gaston Defferre, le puissant patron de la fédération des Bouches-du-Rhône nommé ministre de l'Intérieur est seul place Beauveau ; Charasse l'invite à dîner. — (François d'Orcival, Le Nouveau Roman de l’Élysée: Trois siècles d'histoires de France, Éditions du Rocher, 2012)
- (Religion, Théologie) Principe, admis par les chrétiens, de la présence continuée du corps de Jésus-Christ dans l’eucharistie.
- La permanence du corps de Jésus-Christ dans l’hostie consacrée,
- Local dans lequel se tiennent constamment certaines personnes chargées d’un service public ou privé.
- La permanence d’un député.
- (Éducation) Heure sans cours dans l’emploi du temps d’un élève.
- J’ai deux heures de permanence, je vais aller faire un tour au foyer !
- (Éducation) Salle de classe spécialement aménagée pour accueillir les élèves lorsqu’ils ont un trou dans leur emploi du temps, lors de l’absence d’un professeur, lors d’une exclusion, lors d’un devoir surveillé ou après les cours en étude ou en retenue.
- Monsieur, la permanence est fermée ; ça veut dire qu’on peut rentrer chez nous ?— Non sûrement pas, on va vous trouver une autre salle.
- Ton professeur de physique n’est pas là, va en permanence.
- (Éducation) Temps et lieu dédiés à la consultation des copies corrigées de certains examens.
- Les étudiants qui souhaitent voir leur copie sont invités à se présenter à la permanence de consultation des copies organisée pour chaque UE.— (site ufr-psycho.univ-tlse2.fr → lire en ligne)
-
connaissance
?- Exercice de la faculté par laquelle on connaît et on distingue les objets.
- Perdre toute connaissance.
- Il est resté longtemps sans connaissance.
- Elle se trouva mal en rentrant dans sa maison : on s’efforça vainement de la secourir, de la ranimer ; elle expira sans avoir repris ses sens, ni laissé apercevoir aucune marque de connaissance. — (Marie-Jeanne Riccoboni, Histoire d’Ernestine, 1762, édition Œuvres complètes de Mme Riccoboni, tome I, Foucault, 1818)
- Son mari était mourant et elle-même était très-gravement malade, n’ayant pas sa connaissance et ne sachant rien de ce qui se passait autour d’elle. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Idée, notion, concept qu’on a de quelque chose, de quelqu’un ; le fait de le connaître.
- La connaissance abstraite qui porte sur des notions générales est une connaissance confuse. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1925, éd. 1966)
- Ayant une suffisante connaissance des taudis de Marseille, je m’imaginais que leur misère n’était guère dépassable. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Il est vrai […] que les juifs, plus versés que les prêtres chrétiens dans la connaissance des Écritures, étaient de redoutables controversistes, à ce point que Saint Louis manifesta sa répugnance pour les discussions entre les juifs et les chrétiens insuffisamment instruits. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Claudel a rapproché, avec raison et magnifiquement, connaissance et naissance. Toute connaissance est une naissance, une naissance du monde en nous, une naissance de nous dans les autres ou des autres en nous. Et cette naissance dans la connaissance est quelque chose d'admirable parce que c'est par là que nous devenons un être nouveau, c'est par là que nous devenons libres. — (Maurice Zundel, Silence, parole de vie, éditions Anne Sigier, 1990, page 104)
- (Droit) En parlant d'un tribunal ou d'un juge, droit de traiter certaines affaires.
- La connaissance de ce crime appartient au tribunal pénal.
- Attribuer à un juge, à un tribunal la connaissance de certaines causes.
- Juger, se prononcer en connaissance de cause.
- Personne connue, avec laquelle on a des liaisons ou des relations.
- De n’pas danser, on mord les autres, n’est-ce pas ? et j’ai justement vu — quand tu m’interrogeais — une connaissance avec qui j’suis en affaire et qui, en douce, m’a fait signe de rappliquer. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Des amis, des connaissances de Justine Vayrac, rejoints par des anonymes, ont participé, dimanche, à une marche blanche en hommage à la jeune femme de 20 ans, tuée après une sortie en discothèque. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 7 novembre 2022, page 4)
- On a pu déambuler un peu plus tranquillement, Lewis, l'arabe et le chauffeur Sélim s'arrêtant à chaque pas pour saluer des connaissances enturbannées ou entarbouchées, Mabel et moi devisant sabir. — (Jacques Darribehaude, La grande vadrouille, Éditions de La Table Ronde, 1956, chapitre 4)
- (Au pluriel) (Absolument) Savoir, instruction, lumières acquises.
- Nous sommes si éloignés de connaître tous les agens de la nature, et leurs divers modes d’action ; qu’il ne serait pas philosophique de nier les phénomènes, uniquement parce qu’ils sont inexplicables dans l’état actuel de nos connaissances. — (Pierre-Simon de Laplace, Essai philosophique sur les probabilités, Mme Ve Courcier, Paris, 1814 (2e édition))
- Il n'est de véritable savoir que celui qui peut se changer en être et en substance d'être, c'est-à-dire en acte. Les connaissances les plus vaines sont celles qui se réduisent en pures paroles et qui ne peuvent sortir de ce cycle verbal. — (Paul Valéry, Tel Quel, Gallimard, édition 1943, page 277)
- Les premiers livres des peuples contiennent la masse entière de leurs connaissances, sous une enveloppe poétique ou religieuse, dans une vaste et confuse unité. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d’Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
- (Au singulier) Relation privilégiée avec les choses de la sorcellerie.
- Elle avait eu, dès son enfance, l’esprit trop nourri de croyances merveilleuses, pour ne pas compter sur la connaissance que sa mère lui avait donnée à l’effet de repousser les méchants fadets et les follets pernicieux. — (George Sand, Jeanne, 1844)
-
prégnance
?- (Psychologie) Comportement d'une organisation psychologique privilégiée (sa force, sa stabilité, sa fréquence…), parmi toutes celles possibles.
- Quand certains soirs, à la faveur d’une de leurs phrases, d’un de leurs gestes, il m’est donné de constater chez ces deux-là la couleur de mes propres prégnances, je me dis que je serai sans doute en eux jusqu’à leur propre fin, comme une grande chair de clarté, une extrême fable nourricière. — (Geneviève Amyot, Je t’écrirai encore demain, « Lettre de septembre », Éditions du Noroît, Montréal, 1995, page 124)
- La prégnance renvoie à une notion de force, qui impressionne, s'impose à l'esprit. On peut opposer à la notion d'illusion proposée par les mystiques le caractère prégnant de ce monde que l'on peut voir, toucher, sentir, entendre exister.
- (Sens figuré) Idée qui s'impose à l’esprit.
- La prégnance de cette conception chez Freud est si puissante qu’il me semble qu’elle est en partie à l’origine de la seconde topique. — (Lionel Naccache, Le Nouvel Inconscient : Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Odile Jacob, 2009, page 351)
- (Philosophie) Production d'intelligibilité dans le vécu sensible, ne le réduisant pas aux sensations[1].
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.