Dictionnaire des rimes
Les rimes en : franquette
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "franquette".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
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exégète
?- Personne qui s’occupe d’exégèse.
- Où vous ne voyez qu’une phrase concrète et brutale, l’exégète voit un sens mystique dont la hauteur échappe à votre entendement. — (Pierre Louÿs, Les Aventures du roi Pausole, 1901)
- Sieger dira qu’il énonce en exégète et non en théologien (enseigne à la faculté des arts, non de théologie), et que citer un auteur n’est pas reprendre à son compte l’énoncé. — (De l’art du passage : histoire et représentation, L’Harmattan, 2010, note de bas de page 515)
- Aux exégètes amateurs qui comblent leurs lacunes par des préjugés et à ceux de mauvaise foi pour qui le soupçon tient lieu de raisonnement, il faut opposer une analyse dépassionnée du droit. — (Jean-Jacques Urvoas, Rapport parlementaire N° 2697, 2015)
- Le lecteur contemporain se demandera, quant à lui, si le Réformateur n'est pas, sur ce point, pris en flagrant délit d’eiségèse. Plus généralement, il se demandera ce que pense de l’interprétation luthérienne de Paul un exégète professionnel. — (Unité et diversité des Réformes: Du XVIe siècle à nos jours, sous la direction de Simon Butticaz & Christian Grosse, Genève : Labor et Fides, 2018)
- « Awopbopaloobop alopbamboom » sera la première tentative de traduction de ce nouveau langage, qui ne repose pas sur des mots, mais sur une énergie fulgurante et créatrice. Little Richard parlait du « juste cri », Nik Cohn se fera l’exégète de sa glossolalie. — (Mathilde Serrell, Little Richard, le cri du futur, La Théorie, dans Les Matins de France Culture 11 mai 2020)
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proprette
?- Féminin singulier de propret.
- Lorenzo. – Proprette comme une Flamande ! — (Alfred de Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 1, 1834)
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anisette
?- (Boisson) Liqueur spiritueuse, composée avec de l’essence d’anis.
- Avec trois ou quatre sous par jour, un Andalou peut vivre splendidement ; pour cette somme, il aura du pain très blanc, une énorme tranche de pastèque et un petit verre d’anisette ; son logement ne lui coûtera que la peine d’étendre son manteau par terre sous quelque portique ou quelque arche de pont. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Pour se consoler, elle achetait un litre d’anisette, elle buvait le soir des petits verres avec sa fille, tandis qu’Antoine retournait au café. C’était là leur débauche. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
- Bibi-la-Grillade se leva pour aller lui chercher un verre d’anisette. — (Émile Zola, L'assommoir, 1876)
- Tenez, la semaine dernière, rue de Puteaux, on m’appelle, j’accours ; je trouve le malade trépassé et, auprès du lit, la famille qui finissait tranquillement une bouteille d’anisette achetée la veille pour satisfaire un caprice du moribond. — (Guy de Maupassant, En famille, dans La maison Tellier, 1891, réédition Le Livre de Poche, page 142)
- L’affaire fit beaucoup de bruit. À l’heure de l’anisette, les officiers de l’état-major en discutaient ! — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, France-Empire, 1963, page 47)
- Henri Seroka nous offrit l’apéritif, et dans une odeur d’anisette, nous tirâmes des plans pour la nuit. — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, page 142)
- (Par extension) Verre de cette boisson.
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pincette
?- (Technique) Ustensile de fer à deux branches égales, dont on se sert pour remuer le feu, pour atteindre les bûches et les tisons dans une cheminée.
- Un brasier s’élargissait peu à peu, un tas de cendre fine montait, une couche épaissie de feuilles noires où couraient des millions d’étincelles. Mais c’était une besogne longue, sans fin ; car, lorsqu’on jetait trop de pages à la fois, elles ne brûlaient pas, il fallait les secouer, les retourner avec les pincettes ; et le mieux était de les froisser, d’attendre qu’elles fussent bien enflammées, avant d’en ajouter d’autres. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre XIII)
- Du bout de sa pincette, Fernand Ricard sortait des cendres un objet tordu, noirâtre, impossible à définir. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, Les Souliers du mort, 1912, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 5, page 965)
- Le garde-cendre, les chenets, les pelles, les pincettes, tout était du plus grand prix. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, deuxième épisode)
- On ne le prendrait pas avec des pincettes. : se dit d’un objet sale, répugnant, d’un homme négligé dans sa mise, malpropre.
- (Dans divers métiers) Petits instruments de fer à deux branches dont on se sert pour saisir certains objets qu’on ne pourrait prendre facilement avec les doigts.
- (Suisse) Pince à linge.
- (Belgique) Fait de se blesser, et bien souvent de se faire une ampoule pleine de sang, en se pinçant.
- Il s'est fait une pincette en refermant les anneaux de son classeur sur son doigt.
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démouchette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe démoucheter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe démoucheter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe démoucheter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe démoucheter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe démoucheter.
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mouflette
?- Moufle, système de plusieurs poulies dans la même chape.
- Mouflettes à poulies inégales et à cordons parallèles. — (Cours de mécanique appliquée aux machines, Jean Victor Poncelet, 1826)
- Crotte de nez.
- Dans le jargon des enfants, on appelle une crotte de nez une mouflette.
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meurette
?- Sauce matelote bourguignonne au vin rouge utilisée en cuisine.
- De son côté, le grand-père s’occupait des viandes à rôtir. Aux femmes les subtiles et multiples combinaisons des bouilletures, meurettes, gibelottes, salmis, civets, saupiquets, qui supposent les casseroles, coquelles, cocottes et sauteuses, mais aux hommes, toujours, depuis le fond des temps, l’exclusivité des cuissons de grand feu, des rôts et des grillades, celles où brasier et venaisons communient sans intermédiaire. — (Henri Vincenot, La Billebaude, 1978, page 99)
- (au sujet des œufs en meurette) Mais bien sûr ! Vous avez cent fois raison, Monsieur Jean-Robert Pitte, il faut absolument pocher les œufs dans la meurette et surtout pas dans une eau vinaigrée ! — (Jacques Dupont, journal Le Point, n° 2226, 7 mai 2015, page 123)
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chaînette
?- Petite chaîne.
- Hélène, avec la patience mélancolique des malades, s'amusait à entortiller autour de ses doigts une chaînette d'argent qui lui servait de bracelet. — (André Dhôtel, Le Pays où l'on n'arrive jamais, 1955)
- (Architecture) Sorte de voûte dont le cintre est semblable à la courbe d’une chaîne suspendue par les deux extrémités.
- Et, sous les arceaux, entre les massifs, çà et là, des chaînettes de fer soutenaient des corbeilles, dans lesquelles s’étalaient des Orchidées. — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- (Mathématiques) Courbe plane, qui correspond à la forme que prend un câble lorsqu'il est suspendu par ses extrémités et soumis à son propre poids.
- (Élevage) La partie du harnais des chevaux de carrosse qui sert à soutenir le timon et à le reculer.
- (Imprimerie) Gouttière au bas d'un tympan.
- (Militaire) Troupe de soldats rangés en cercle et garantissant ceux qui sont chargés de fourrager.
- Accessoire, appelé aussi tricotin, permettant de tricoter un tube de laine.
- Il y avait l’époque de la chaînette comme il y avait celle des billes et de la marelle. Nous nous procurions une bobine dont le fil avait été utilisé. Nous plantions quatre petites pointes autour de l’orifice central et avec des bouts de laine et une épingle, nous nous appliquions à confectionner une chaînette régulière aux couleurs mélangées. Mais à quoi nous servait-elle ? A rien le plus souvent. C’était à qui assemblerait les tons les plus variés et ferait le plus long métrage. C'était une occupation pour l’adresse de la main et le plaisir de l’œil. — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, page 25.)
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duvette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe duveter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe duveter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe duveter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe duveter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe duveter.
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montagnette
?- (Familier) Petite montagne.
- (Alpes) (Construction) Espèce d’habitation temporaire de montagne, mieux aménagée qu’un chalet et comportant des aménagements pour le bétail.
- La montagne et le village peuvent se dédoubler. À la partie inférieure de la zone pastorale, parfois même au-dessous de cette zone, existe alors la montagnette. Toujours occupée par les animaux au printemps et à l’automne, la montagnette est essentiellement un habitat pastoral, mais parfois elle possède des cultures, de sorte qu’elle doit être définie tantôt comme une montagnette pastorale, tantôt comme une montagnette pastorale agricole. Sous l’une comme sous l’autre forme, la montagnette n’est pas particulière aux Alpes françaises ; elle n’est autre, en effet, que le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maiensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, le fourest du Val Pellicce, la casina du Valcamonica, le stavolo des Alpes carniques. — (Philippe Arbos, La Vie pastorale dans les Alpes françaises : étude de géographie humaine, A. Colin, 1922)
- Le bas de l’étage pastoral, parfois même la bande située au-dessous, tôt débarrassés de neige, reçoivent le bétail au printemps et à l’automne : la montagnette des Alpes françaises, le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maïensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, la casina du Val camonica, le stavolo des Alpes carniques, autant de noms pour désigner cette station, — nous négligeons les nuances d’exploitation entre la montagnette pastorale et la montagnette agricole. — (Maximilien Sorre, Les Fondements biologiques de la géographie humaine, A. Colin, 1950)
- Une difficulté se présente quand on recherche où se trouvent les montagnettes dans les diverses régions des Alpes françaises du Nord. Les bâtiments dont le rôle est celui que nous venons de rappeler ne portent pas toujours le nom de montagnette et il faut éviter de les confondre avec des remues ou des petites montagnes. Dans le Chablais, à Montriond et à Morzine, on utilise les pâturages du milieu, véritables montagnettes, puisque l’on y conduit le bétail au printemps et que le troupeau y revient pendant une quinzaine de jours en automne après l’inalpage. Dans la vallée d’Abondance (Chablais), et à Samoëns (Giffre) on emploie l’expression basse-montagne. Or certaines d’entre elles sont de véritables montagnettes, fréquentées du 20 mai au 21 juillet et, après l’inalpage, en septembre. Dans la vallée du Doron de Bozel, Saint-Bon, Pralognan, Saint-Jean, Saint-Martin possèdent des montagnettes mais, aux Allues, on a des mandes, à Planay et à Champagny-le-Bas, des hameaux ou métairies. En Maurienne, le paysan ne fait pas toujours de différences entre montagnette et petite montagne. Dans la commune de Valmeinier, les uns appellent montagnettes ce que d’autres désignent sous le nom de remue.II. — Les types de bâtiments : Les caractères générauxLa montagnette, intermédiaire entre le village et la montagne, tient également le milieu entre la maison permanente et le chalet. C’est une véritable habitation, plus petite, et d’un aménagement plus simple que celle du village, mais possédant l’essentiel pour permettre à un ménage de vivre pendant plusieurs semaines et, dans le cas des montagnettes agricoles et pastorales, plusieurs mois. Le plus souvent, une seule pièce à la fois cuisine, salle à manger et chambre à coucher. Pour le bétail, une ou deux écuries, parfois une porcherie, si possible isolée tout en s’accolant au bâtiment. Pour les récoltes, une grange. Pour le beurre et le fromage, comme il s’agit toujours de la tomme familiale, la cuisine suffit pour la fabrication. Un caveau à lait, parfois une cave à fromage complètent l’installation. Comparée au chalet de montagne, la montagnette est certainement plus vaste. La grange, destinée à contenir le fourrage réservé au bétail et celui que l’on descendra au village en automne et en hiver, ne ressemble pas à l’étroit grenier des chalets de montagne. La montagnette est aussi mieux construite. Grâce à des chemins relativement aisés, on peut apporter à pied d’œuvre des matériaux que l’on ne trouve pas toujours sur place, et la bâtisse dépendra moins que le chalet, plus difficilement accessible, des conditions du milieu. Enfin, la montagnette doit abriter humains et troupeau au printemps et en automne, à ces saisons intermédiaires où le climat capricieux peut connaître de brusques coups de froid, des chutes de neige tardives ou précoces. Alors que le chalet, demeure estivale, n’aura guère besoin de se protéger contre le mauvais temps, le bâtiment-étape devra se montrer plus prudent. — (Mélanges géographiques offerts au doyen Ernest Bénévent, professeur de géographie à la Faculté des lettres d’Aix, 1920–1953, Éditions Ophrys, 1954)
- Ainsi va le troupeau, de remue en remue. Après un séjour d’un mois à la montagnette juste le temps de faire quelques tommes pour les besoins du ménage, on donne le signal de l’emmontagnée, vers le 10 juin. Bêtes et hommes entament la longue marche vers les hauts alpages, proches des neiges éternelles qui narguent les blancs nuages. À la Saint-Michel (29 septembre), on prend doucement le chemin du retour, en s’accordant une étape généreuse à la montagnette, où le troupeau consomme la réserve de foin engrangée sur place au long de l’été.[…]Remue : déplacement des troupeaux, des hommes et du matériel d’un chalet à l’autre à l’alpage, ou entre le village et la montagnette.Montagnette : petite montagne [sic : Sens erroné !].Emmontagnée : la montée à l’alpage des troupeaux, des hommes et du matériel. — (Roger Loyet, Les Sentiers du petit bonheur, La Fontaine de Siloé, Montmélian, 2001, illustrations de Véronique Foltran et Jean-Luc Sollero, ISBN 2-842206-180-2 ISBN invalide)
- (Sens figuré) Petit tas.
- Je suis alors obligé par ma seule force psychique de dématérialiser cette montagnette de bois rouge, de la vaincre par les associations qui lui sont corrélées, tels le souvenir de parties effrénées ou la poésie que le jeu contient en lui-même avec ses caractères, ses bambous et ses dragons qui m’avaient tant plus que j’avais écrit à 20 ans 1 nouvelle intitulée 1 partie de mah-jong que je dois posséder dans mes archives, et qui racontait, autant qu’il m’en souvienne, le destin croisé de divers joueurs dans l’ambiance à la Duras et à la Paul Morand. — (Thomas Clerc, Intérieur, Gallimard, Paris, 2013)
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gorgerette
?- (Vieilli) Espèce de collerette servant à couvrir la gorge des femmes.
- Leur fine gorgerette blanche, leur jupe de tiretaine rayée rouge et bleue. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831, page 257, édition de Pocket (1989), ISBN 978-2-266-24000-0)
- Par la guimpe entrebâillée, je voyais de petites médailles d’argent qui reluisaient au fond de la gorgerette. — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, 1868, rééd. Le Livre de Poche, page 178)
- C'est ton sein dont la gorgeretteMe dévoile la blanche chair. — (Albert Glatigny, Poésies, Les flèches d'or, Paresse ; Alphonse Lemerre éditeur, Paris, 1870, page 115)
- — Une lettre pour Michel Corbier ! Il tint un moment la lettre haut en humant l’air. — Bigre ! celle-ci ne sent pas le tabac à priser... Une belle fille pourrait la mettre dans sa gorgerette. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- Bride destinée à nouer, les bonnets d'enfants.
- (Ornithologie) Fauvette à tête noire.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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époussette
?- (Vieilli) Brosse dont on se sert pour nettoyer des habits, des étoffes, etc. En ce sens, il s’emploie presque toujours au pluriel, comme une sorte de nom collectif.
- Morceau d’étoffe avec lequel on nettoie un cheval après l’avoir étrillé.
- Il y a en Turquie des chevaux arabes, des chevaux tartares, des chevaux hongrois et des chevaux de race du pays ; ceux-ci sont beaux et très fins, ils ont beaucoup de feu, de vitesse, et même d'agrément, mais ils sont trop délicats, ils ne peuvent supporter la fatigue, ils mangent peu, ils s'échauffent aisément, et ont la peau si sensible, qu'ils ne peuvent supporter le frottement de l'étrille ; on se contente de les frotter avec l'époussette et de les laver. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 544.)
- Chez lui, il enlevait les quinze centimètres de vertèbres pour les remplacer par un manche de bois sur quoi la peau était clouée et se fabriquait ainsi une époussette de crins pour ôter la poussière sur les chevaux après les avoir étrillés puis brossés, car il était essentiel que tous les chevaux fussent tenus propres, le commis de ferme s’y employait tôt le matin. — (Jean-Loup Trassard, Neige sur la forge, 2015)
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gentillette
?- Féminin singulier de gentillet.
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mazette
?- (Désuet) Mauvais petit cheval.
- Il était monté sur une mazette.
- Une petite, une vieille mazette.
- (Désuet) (Sens figuré) (Familier) Celui qui manque de force ou d’ardeur, soit en marchant, soit en portant des fardeaux.
- Vous n’avancez pas, vous êtes une mazette.
- Parce que pour faire un coup pareil, en plein quartier des Halles, c'est sûrement pas une mazette ! — (F. Carco, L'homme traqué, 1922)
- Personne inhabile à quelque jeu qui demande de la combinaison ou de l’adresse.
- Il ne sait pas jouer, c’est une mazette.
- (Désuet) (Par extension) Personne ou chose de mauvaise qualité ; insuffisante dans son emploi.
- Ah ! ces sacrées femmes, ça ne peut pas perdre un milliard sans tourner de l’œil. Quelles mazettes ! — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- Le docteur Bonfant est mort, c’est bien, nous avons le devoir de nous taire, mais le moins qu’on pourrait dire, si le silence au-dessus d’une tombe n’était pas sacré, c’est qu’il était une mazette et un criminel. — (Jean Anouilh, Le Voyageur sans bagage, 1937)
- Décidément, les types de l’autre rive tiraient comme des mazettes. — (Jean de Baroncelli, Vingt-six hommes, Grasset, 1941, page 155)
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aigrette
?- Faisceau de plumes effilées et droites qui orne la tête de quelques oiseaux.
- Arrivé au héron, il arracha de son cou ces plumes fines et élégantes qui forment une aigrette naturelle, et les attacha à son bonnet. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- Bouquet de plumes effilées et droites qui sert d’ornement de tête pour les personnes et pour les animaux et dont on décore aussi les dais et les lits de parade.
- Ce chapeau de paille noire haut de forme, est garni d'un bord de plumes rouleautées, touffe de plumes noires de côté et lyre de plumes vertes posée en aigrette au milieu des plumes noires. — (Louise de Taillac, « Revue des magasins », dans Le Moniteur de la mode: journal du grand monde, Paris : chez Adolphe Goubaud & fils, 2e n° d'avril 1870, page 122)
- Le radjah était un homme assez jeune, svelte et jaune, doté d’une moustache noire et d’un turban à aigrette. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 29)
- (Par extension) Sorte de pompon de crin en forme d’aigrette, qui sert d’ornement à une coiffure militaire.
- L’aigrette d’un shako. Aigrette blanche, rouge.
- Bouquet de diamants, de perles, etc., disposés en forme d’aigrette.
- Leurs cheveux, relevés sur le sommet de la tête, à une hauteur démesurée, étaient surmontés d’une aigrette de diamans, d’un nuage de plumes, ou d’une corbeille de fleurs : …. — (Julie de Querangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, T. 2, 4, 1833)
- Sorte d’ornement composé de fils de verre droits et fins.
- Aigrette de verre,
- Petit jet d’eau divergent qui affecte la forme d’une aigrette.
- Aigrette d’eau.
- À chaque palier, des jets abondants partent du milieu de petits bassins et poussent leur aigrette de cristal jusque dans l’épais feuillage du bois de lauriers, dont les branches se croisent au-dessus d’eux. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- (Physique) Faisceaux de rayons lumineux, divergents, qu’on aperçoit aux pointes et aux extrémités anguleuses des corps électrisés.
- Les rayons naissants sèment des aigrettes de feu à la cime des dattiers et les coupoles d'argent des marabouts semblent en or massif. — (Isabelle Eberhardt, Pleurs d’amandiers, 1903)
- (Botanique) Sorte de pinceau de poils ou filets déliés qui surmonte les graines de certaines familles de plantes telles que les astéracées ou les apocynacées.
- Aigrette pédiculée. Aigrette sessile. Aigrette plumeuse. Aigrette simple.
- Ainsi, les Asteraceae sont de grandes voyageuses et parmi les mieux représentées dans les îles océaniques. Leur fruits, des akènes, sont souvent munis d’aigrettes ou pappus, qui leur donnent le profil d'un volant de badminton ou de véritables parachutes.— (Philippe Danton, Les îles : réflexions sur l'isolement et l'endémisme, in Aux origines des plantes: Des plantes anciennes à la botanique du XXIe siècle, 2008, page 575)
- (Ornithologie)
- Nom vernaculaire qui désigne plusieurs espèces d’oiseaux pélécaniformes. Ce mot s’applique principalement aux oiseaux du genre Egretta aussi pour désigner quelques espèces du genre Ardea.
- Des aigrettes, perchées en foule pour le sommeil, couvraient les arbres noirs de merveilleux manteaux blancs. — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 313)
- (En particulier) Espèce de héron blanc qui porte une aigrette ; variante de grande aigrette.
- Des oiseaux qui parent encore agréablement les rives du Nil sont les hérons. Dans le nombre, on en distingue des espèces blanches, parmi lesquelles sont le garde-bœuf et l’aigrette. — (Léon de Joannis, Campagne pittoresque du Luxor, Paris : Mme Huzard, 1835, page 153)
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analphabète
?- Qui ne sait ni lire ni écrire.
- Et la culture d'un peuple analphabète, ce sont ses chansons, ses légendes et ses contes. — (Michel Laurin, La littérature québécoise en 30 secondes, Hurtubise, 2017, page 32)
- Alors qu’il est analphabète et ne possède pas d’ordinateur, que le représentant du fournisseur, la société X, lui a indiqué qu’il s’engageait pour la création d’un site Internet — (Cour d'appel de Lyon, 13 octobre 2016, n° 14/08884, Doctrine.fr, 2016)
- (Sens figuré) Ignare, qui ne sait rien.
- Analphabète pluridisciplinaire, il s’évertue tout de même à se donner une contenance à la hauteur de sa fortune. — (Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 51)
- Un idiot, un gros moche, un tas analphabète sur lequel crachent même les boudins. — (Régis Jauffret, Lacrimosa, Gallimard, 2008)
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guillerette
?- Féminin singulier de guilleret.
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ombrette
?- Échassier du Sénégal, son appellation binomiale est Scopus umbretta.
- (Provence) Ombrelle.
- Ah ! vaï, laissez-moi faire, je sais les lourdiges de tête qu'il vous donne ce grand coquin de soleil, quand on n'a pas l'habitude ; vous aviez votre ombrette, au moins ? Il faut toujours avoir l'ombrette... — (A. Daudet, Numa Roumestan, Éd. A. Lemerre, 1890)
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moyette
?- (Agriculture) (Régionalisme) (Normandie) Petite meule de blé ou de seigle.
- Dans les étés excessivement pluvieux de 1828 et 1829, je me suis très bien trouvé de l’adoption d’une méthode usitée dans quelques cantons de la Normandie, et qui consiste à mettre le blé, après le faucillage, en meulons ou moyettes, qui se font de la manière suivante : on place sur un endroit sec et élevé des champs une javelle, que l’on replie sur elle-même vers le milieu de la longueur de la paille, en sorte que les épis ne posent pas à terre, mais viennent s'appuyer sur l’extrémité opposée de la javelle. (Calendrier du bon cultivateur,ou Manuel de l’agriculteur praticien -1830)
- Pour établir une moyette, on pose d'abord à terre une javelle, dans un lieu élevé du billon ; on replie cette javelle sur elle-même, en soulevant les épis d’une main que l’on passe par dessous, pendant que l’on appuie l’autre bras sur le milieu de la javelle, et l’on ramène ainsi les épis sur l’extrémité opposée de la javelle ; [...]. — (Christophe Mathieu de Dombasle, Moisson dans les saisons pluvieuses, in Le Cultivateur, journal des progrès agricoles, juillet 1830, page 8)
- Ah ! la moyette, c’est encore elle, dans cette saison assurément, qui a sauvé notre récolte ! Sans la moyette, qu’aurions-nous fait par ces temps exceptionnellement humides ? Tout aurait germé, ou à peu près ! — (E. Cassé, Sur l’ensilage, in Journal de l’agriculture, année 1882, tome IV : octobre à décembre, page 138)
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margoulette
?- (Familier) Mâchoire.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Par métonymie) Visage, gueule.
- Mais, buvez un verre de vin, vous le méritez bien. Il faut vous mettre du velours sur l’estomac, si vous voulez entretenir convenablement votre margoulette. Monsieur, le vin de Vouvray, bien conservé, c’est un vrai velours. — (Honoré de Balzac, L’Illustre Gaudissart, 1832)
- Vous me paraissez tous de bons garçons, et assez convaincus pour aller vous faire casser la margoulette. Ces margoulettes, je les salue, mais j’efface la mienne !… — (Jules Vallès, L’Insurgé, 1886)
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extraite
?- Participe passé féminin singulier de extraire.
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esthète
?- Celui, celle qui professe le culte du beau, qui aime la beauté. — Note : S'emploie parfois de manière péjorative.
- "Tu es un esthète et un anarchiste, me dit Médéric, et je lui rétorque : "Tu es un militaire et un prêtre". Nous devons avoir raison tous les deux. — (Pierre-Henri Simon, Les Raisins verts, 1950)
- Il avait deux raisons de mépriser la foule : d’abord comme aristocrate, ensuite comme esthète. — (Henryk Sienkiewicz, Quo vadis, Chapitre II)
- Ce fut une époque de beuveries à décarcasser un veau, parmi les vapeurs des pipes et les proclamations d’esthètes crasseux, toutes lavallières dehors. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 28)
- Il fallait voir, le jeudi 10 décembre 1896, tous ces pauvres petits bonhommes et toutes ces pauvres petites bonnes femmes, esthètes infortunés des deux sexes qui, l’œil noyé, tendaient le cou et ouvraient à demi la bouche pour communier en l'honneur d’Ubu. — (Anatole Claveau, Les snobs, dans Sermons laïques, Paris : Paul Ollendorff, 1898, 3e éd., p.34)
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grandelette
?- Féminin de grandelet.
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chambrette
?- Petite chambre.
- Laissant toutes les chambres à la disposition des étrangers pour qu'ils s’y emménageassent comme ils l’entendaient, il se retira, seul et sombre, dans une chambrette dans laquelle il se verrouilla tout de suite. — (Revue générale, volume 41, Bruxelles : Comptoir universel d'imprimerie et de librairie, 1885, p. 666)
- Ma chambrette de bois était mignonne, étroite, basse, garnie de quelques meubles fabriqués à Copenhague et d’un grand poêle cylindrique, éclairée par deux toutes petites fenêtres […]. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 45)
- C’était, t’en souviens-tu, Lison,Dans ta chambrette :Tu enlevais ton petit jupon,Moi ma jaquette. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 64)
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gobette
?- Gobelet en fer-blanc, d'un tiers de litre, au moyen duquel, autrefois, les prisonniers cantinaient leur vin.
- Ce gobelet sert aux détenus dans les prisons pour prendre une ration de vin à la cantine où ils ont droit à trois gobettes par jour, en payant bien entendu. — (Charles Virmaitre, Dictionnaire d'argot fin-de-siècle, article Gobette ; A. Charles libraire, Paris, 1894, page 136)
- (Par métonymie) (Désuet) Verre de vin ou d’un autre alcool.
- Jean-Paul s’est allongé, il se remet mal de ce qu’il a bu, il n’a pas l’habitude, il est jeunot comme moi. On n’est pas encore de vrais bons Français tous les deux, on ne tient pas suffisant à la gobette. — (Alphonse Boudard, Le corbillard de Jules, Éditions de la Table Ronde, 1979, page 234)
- Avec Pied de vigne il s'accrochait question idées, ils s'envoyaient des vannes sévères, seulement à la gobette ils se retrouvaient, ils faisaient la trêve devant la boutanche. — (Alphonse Boudard, L’Hôpital : Une hostobiographie, Éditions de la Table Ronde, 1972, page 192)
- (Populaire) Jeune fille.
- Pour me dégourdir les idées, j’organise une grande partie de « grue » avec mes camarades, et les « gobettes » de la deuxième division, qui deviennent assez grandes personnes pour que nous les admettions à jouer avec nous. — (Willy et Colette, Claudine à l’école, Le Livre de Poche, 1900, p. 68)
- Ma lettre fermée, je songe trop tard que la pauvre gobette n’y comprendra rien du tout. — (Colette, Claudine à Paris; Armand Colin, Paris, 1901)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.