Dictionnaire des rimes
Les rimes en : fomentateur
Que signifie "fomentateur" ?
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- Celui qui fomente des troubles, qui excite à la sédition, à la révolte.
- Lorsqu’il [Napoléon dans la retraite de Moscou] campait, sa conversation roulait sur les ministres vendus, disait-il, aux Anglais, lesquels ministres étaient les fomentateurs de cette guerre. — (Chateaubriand, dans le dictionnaire de Dochez)
Mots qui riment avec "eur"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "fomentateur".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : eur , eurs , eure , eures , eurre , eurres et œur .
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chercheur
?- Personne qui cherche.
- L’apologue du lampadaire est paraît-il bien connu des chercheurs : un type qui a perdu ses clés explore en vain les dessous d’un lampadaire en pleine nuit. Pourquoi chercher seulement là ? Parce que c’est le seul endroit éclairé. — (Frédérique Roussel, « Trouvaille dans les archives de l’Académie française », dans Libération n° 11471, du 14 avril 2018, page 45)
- Chercheur d’or, chercheur d’aventures, chercheur de querelles.
- (Absolument) Esprit curieux poursuivant sans cesse de nouvelles découvertes.
- En mars 1978 apparaissait chez les libraires le premier reprint qui, s'il livrait enfin à de nombreux chercheurs le texte intégral, n'en respectait ni la pagination, ni le format. — (Philippe Schrauben, « Intoduction », avril 1984, dans La vraie langue celtique et Le Cromleck de Rennes-les-Bains, éd. originale : Carcassonne : chez François Pomiès, 1886, réédition : Nice : Éditions Belisane, 1984)
- Les deux officiers avaient trouvé plusieurs clés USB, ainsi que trois disques durs externes et des brouillons de formules mathématiques, certainement le fruit des recherches du défunt chercheur. — (Mirabelle C. Vomscheid, Meurtres à la Pépinière, BoD/Books on Demand, 2014, chapitre 20)
- Des chercheurs qui cherchent, on en trouve. Des chercheurs qui trouvent, on en cherche. — (Michel Beaudry, Çà et là, Le Journal de Montréal, 2 octobre 2021)
- (Par extension) Homme, qui seul ou membre d’une équipe, se consacre à la recherche scientifique.
- Il ne faudrait pas passer sous silence le fait que les chercheurs et chercheures francophones se rencontrent aussi dans le cadre de colloques annuels et autres activités organisées par les centres de recherches dans les provinces. — (« Introduction » de Une Langue qui pense: la recherche en milieu minoritaire francophone au Canada, sous la direction de Linda Cardinal, Presses de l'Université d'Ottawa, 1993, page 8)
- L’activité d’un chercheur se mesure essentiellement par ses publications. — (Jean-Pierre Luminet, Illuminations: Cosmos et esthétique, 2011)
- Il y a deux catégories de chercheurs qui ne cherchent plus. Ceux qui ont trouvé, en général multirécompensés, qui passent leur temps à intervenir dans des émissions télévisées et finissent conseillers du gouvernement. Et ceux qu’on a licenciés, nettement moins demandés. — (Laurent Bénégui, Mon pire ennemi est sous mon chapeau, Julliard, 2012, chapitre 3)
- conjoncteur
-
fomentateur
?- Celui qui fomente des troubles, qui excite à la sédition, à la révolte.
- Lorsqu’il [Napoléon dans la retraite de Moscou] campait, sa conversation roulait sur les ministres vendus, disait-il, aux Anglais, lesquels ministres étaient les fomentateurs de cette guerre. — (Chateaubriand, dans le dictionnaire de Dochez)
-
coopérateur
?- Celui qui opère avec quelqu’un.
- Dès le mois suivant, le 25 mars, je saisis l’occasion d’une cérémonie relative à la Garde Nationale; je me présentai à la porte principale de l’église, à la tête de mes coopérateurs, et je demandai à la municipalité de recevoir mon serment et le leur. — (Nicolas Philbert, L’évêque des Ardennes à la Convention nationale, Paris : impr. de Froullé, 1792 ou 1793)
- Titulaire d’une participation dans une coopérative.
- […], car elle se rattache à la grande et inévitable inimitié qui oppose dans toute la France détaillants et coopérateurs. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Grâce, en particulier, aux efforts d’Élie Cathala, l'expérience maraussanaise est très connue en France, même si elle ne fait pas l’unanimité en raison du conflit qui oppose, depuis 1903, les coopérateurs de Maraussan aux coopératives de consommation de la région parisienne qui achètent le vin. — (Jean Sagnes, Jean Jaurès et le Languedoc viticole, Presses du Languedoc, 1988, p. 41)
- (Par apposition) — La qualité d'associé coopérateur est établie par la souscription ou par l'acquisition d'une ou plusieurs parts sociales de la coopérative. — (Article R522-2, Code rural et forestier, France, 2008)
-
erreur
?- Fausse opinion ; fausse doctrine.
- La Foi qui sert de fondement à toutes les Religions n'est qu'un principe d’erreurs, d’illusions et d’impostures. — (Jean Meslier, Le Testament, chap. X, édition de Rudolf Charles, t.1, p.66, 1864)
- A l'opposé de George Sand qui s'élevait volontiers au-dessus des contingences et, sévère pour les erreurs des autres, était pleine d’indulgence pour ses propres erreurs, s’absolvait de ses chutes en planant, Musset avait une grande puissance de contrition et, par sa nature, était « mea-culpiste ». — (Maurice Donnay, Musset et l'amour, Éditions Flammarion, 1926, p. 42)
- Tirer quelqu’un d’erreur.
- C’est une erreur que de s’imaginer que… Vous croyez qu’il est franc avec vous : erreur.
- Vous faites erreur.
- Erreur dans la foi, en matière de foi.
- Vivre dans l’erreur.
- Persister dans l’erreur.
- La doctrine de cet homme est pleine d’erreurs.
- On a condamné ses erreurs.
- Combattre l’erreur.
- Laisser quelqu’un dans l’erreur.
- Triompher de l’erreur.
- Erreurs populaires, Fausses opinions, le plus souvent traditionnelles préjugés des ignorants.
- Les erreurs populaires en astronomie, en histoire.
- Illusion, comme dans cette expression.
- Les erreurs des sens.
- Faute ; méprise.
- Je pouvais être satisfait de mon atterrissage. Après quarante-huit jours de mer, mon erreur de longitude était inférieure à deux milles. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Quelque caillou qu'on lui présentât, il en situait toujours et sans erreur l'emplacement exact : […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958, page 70)
- Même fourmillement de fautes innombrables, d’erreurs ou d'inexactitudes phonétiques, dans les mots souletins que porte le dictionnaire du P. Lhande. — (Jean Larrasquet, Le basque de la Basse-Soule orientale, C. Klincksieck, 1939, page 21)
- (Droit) Erreur de personne ou sur la personne : erreur qui consiste à prendre une personne pour une autre ou à lui attribuer des qualités essentielles qu’elle n’a pas.
- « Au temps pour moi », concède ma prof de maths quand quelqu'un relève une erreur au tableau. — (Lily King, La Pluie et le beau temps, traduit de l'anglais (USA) par Bruno Boudard, Presses de la Cité, 2012, chap. 7)
- Il y a erreur dans ce calcul, dans ce relevé de comptes de droits d’auteur.
- (Proverbial) Erreur n’est pas compte.
- (Vieilli) Action d’errer, au sens d'aller de-ci de-là, ou de voyager.
- Au bord du lac ils viennent en cadenceEntrelacer les erreurs de leur danse,Et prolonger d'invisibles concerts. — (P. Fé de Barqueville, La belle au bois dormant, « Le palais d'Obéron », dans La belle au bois dormant, poème suivi d'élégies ; Urbain Canel libraire, Paris, 1825, page 75)
- Les erreurs d’Ulysse.
- (Psychologie) État d'esprit qui tient pour vrai ce qui est faux et réciproquement.
- Il se prend quelquefois, au pluriel, pour dérèglement dans les mœurs.
- Les folles erreurs de la jeunesse.
- Il est bien revenu de ses erreurs.
- Il est honteux de ses erreurs passées.
- (Sciences) Différence entre la valeur exacte et la valeur mesurée, calculée ou estimée.
- [...] on effectuera les opérations de l’arithmétique avec une erreur comprise entre 1/300 et 1/500 [...]. — (Machine à calculer in Annales des ponts et chaussées. 1. Partie. Mémoires et documents relatifs à l’art des constructions et au service de l’ingénieur ; Lois ; Ordonnances et autres actes concernant l’administration des Ponts et Chaussées - 1ère série, Paris, 1840, 2ème semestre, page 57 → lire en ligne)
- En pratique, suivant la qualité du récepteur employé, on observe une indication de la vitesse horizontale avec une erreur comprise entre 0,7 et 0,1 km/h dans 95 % des observations. — (Paul Correia, Guide pratique du GPS, Editions Eyrolles, 2012, page 41)
-
aéroglisseur
?- (Marine) Véhicule amphibie à portance aérostatique et à propulsion aérienne.
- Les savants avaient leurs quartiers autour du tout premier cercle, où leurs effets personnels allaient être acheminés par des hommes en tenue d’hiver, juchés sur un aéroglisseur. — (Romain Garnier, L’héritage de glace, 2011)
-
castrateur
?- Qui castre, qui châtre.
- De nos jours, les transsexuels sont des individus ayant eu recours à la chirurgie castratrice pour ressembler à l'autre sexe qu'ils auraient voulu être anatomiquement et pensent être déjà mentalement. — (Alex Raffy, La théorie psychanalytique et l'enfant: Développement et temporalité, Éditions L'Harmattan, 2010)
- (Psychologie) Qui va engendrer un complexe de castration.
- (Sens figuré) Qualifie une personne trop autoritaire soumettant une autre personne à sa volonté.
- Autoritaire, castratrice et manipulatrice, elle avait encastré, son fils dans un schéma de soumission. — (Odette Verhooste, L'âme en charpie, Publibook, 2004)
-
heure
?- (Métrologie) Unité de mesure du temps, compatible avec le Système international, dérivée de la seconde, dont le symbole est h. 1 heure = 60 minutes = 3600 secondes.
- Durée mesurée par cette unité.
- La grande avenue était complètement déserte : on avait accordé trois heures aux habitants pour vider les lieux, et tout le monde, semblait-il, s’était hâté d’en profiter. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 304 de l’édition de 1921)
- […] on la fait tremper pendant trois ou quatre heures, après quoi on la retire du bain, on laisse égoutter et on essore. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Et elle s’applique et se multiplie ; elle met beaucoup de temps à s’arranger, mais ce sont des heures importantes et non perdues. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- S’embusquant alors derrière un massif, le fusil au poing, il attendait, des heures et des heures, qu’un chat vînt à passer. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
- (Par extension) Ce temps qui est consacré à une tâche, à une activité, etc. — Note d’usage : Il est alors suivi de la préposition de.
- Le tatouage, en effet, est une institution dans la marine américaine et des heures de service sont spécialement réservées à ce divertissement artistique. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Une des vingt-quatre divisions de la journée, durant soixante minutes.
- Les heures de ces dimanches pareillement nus, glissent, lentes, torpides. Le temps semble s’être arrêté… — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 92)
- Moment d’une journée.
- C’est l’heure charmante où l’alouette s’élève dans le ciel, salue de ses trilles et de ses roulades le matin jeune, virginal et triomphant. — (Octave Mirbeau, Le Tripot aux champs, Le Journal, 27 septembre 1896)
- Moment du jour considéré par rapport au temps, aux heures écoulées depuis minuit ou depuis midi. Note : Écrit au pluriel excepté une heure, mais employé souvent au singulier. Peut être suivi par la minute ou par et demie.
- Les veilles furent fixées à deux heures chacune, en ce moment, neuf heures et demie sonnaient à l’église de Kervenheim. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- A midi, j'allais à la messe militaire. […]. De retour, nous dînions à deux heures et demie, et à cinq heures nous gagnions le théâtre où se donnait un opéra tragi-comique. — (La Vie française à la veille de la révolution (1783-1786) : Journal inédit de Madame Cradock, traduit de l’anglais par O. Delphin-Balleyguier, Paris : Perrin & Cie, 1911, page 153)
- D’un coup d’œil machinal il interrogea le cadran : six heures ; c’était le moment. Sa femme, elle, était déjà levée. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Nous étions à 800 kilomètres environ de la côte du Sénégal ; il était 10 heures (G.M.T.) et nous volions depuis 14 heures. — (Jean Mermoz, Mes vols, Flammarion, 1937, page 71)
- (Militaire) (Anglicisme) (Au pluriel) Indique l’heure et la minute sur le cadran de 24 heures montrées respectivement avec deux chiffres.
- Le 5 septembre, alors que la 3e division canadienne commençait d’investir Boulogne et Calais, le Régiment était prêt à avancer à 0730 heures, mais ne partait qu’à 0830 heures. — (Jacques Gouin, Par la bouche de nos canons, 1970, page 93)
- (Horlogerie) Indication de l’heure qu’il est, donnée par une horloge, par une montre, etc.
- Je me souviens que, dans les champs, les grillons chantaient et que, très loin, à la lisière du bois, j’entendais le chat-huant sonnant les heures nocturnes […] — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Le Colporteur)
- Sur le grands paquebots, on obtient chaque jour l’heure par T.S.F. et l’on peut connaître l’heure à moins d’un cinquième de seconde. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Au pluriel) (Rare) Les signes d’un cadran qui servent à l’indication des heures.
- Les heures de ce cadran sont en chiffres romains, en chiffres arabes. Les heures de ce cadran sont effacées.
- Moment qu’on indique, qu’on fixe pour un rendez-vous, pour une affaire, etc.
- Choisir une heure. Fixer une heure. Convenir d’une heure. Il m’a donné heure à cinq heures.
- Note : Dans ce sens, il est quelquefois précédé de l’adjectif possessif.
- Donner son heure. Demander à quelqu’un son heure.
- Moment de la journée où l’on fait habituellement quelque chose.
- Il est l’heure de dîner. Il est l’heure de se coucher.
- Il est l’heure de se retirer. Avancer l’heure du dîner.
- Divers moments de la journée, par rapport à la manière dont on les passe, dont on les emploie. — Note : Dans ce sens on le met ordinairement au pluriel, et il est souvent précédé de l’adjectif possessif.
- Passer les heures entières à quelque chose. Passer agréablement les heures. Employer bien, employer mal les heures.
- Avoir ses heures d’étude, ses heures de récréation. Il n’a point de temps à perdre, toutes ses heures sont précieuses, lui sont précieuses.
- (Plus largement) Temps, moment ou époque quelconque.
- La canonnade de Valmy retentissait encore à l’heure où se réunissait la Convention nationale, le 21 septembre 1792. — (Ch. Rémond, Les Trois Républiques et les Trois Carnot Paris : chez Georges Maurice, 1881, page 32)
- « Connaissez-vous mieux que lui les problèmes de l’heure ? » — (Affiche de propagande française montrant le portrait de Philippe Pétain, 1941)
- La grève ne pouvait légalement commencer qu’au soir du jeudi 15 septembre, à minuit, mais l’heure est à la panique aux Etats-Unis, à l’approche d’une possible paralysie des chemins de fer. — (Arnaud Leparmentier, Panique face à la perspective d’une grève des chemins de fer aux Etats-Unis, Le Monde. Mis en ligne le 15 septembre 2022)
- L’heure présente.
- (Avec article défini et complément de nom et, souvent, le verbe sonner) Moment où une chose arrive ou doit arriver.
- L'heure de la Révolution a-t-elle sonné ? — (Éric Bédard, Chronique d'une insurrection appréhendée, Québec, Septentrion, 2020, page 53)
- (Absolument) (Avec l’adjectif possessif) Temps, moment où quelque chose doit arriver à quelqu’un.
- Naguère l’artiste rebuté par la stupidité de la foule se repliait dans sa coquille, œuvrait silencieusement, en garde contre le pompiérisme odieux de son époque, attendant son heure qui sonnait toujours trop tard. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 133)
- Il y avait longtemps qu’il sollicitait; enfin son heure est venue, on lui a donné le poste qu’il désirait.
- Il y a longtemps qu’on parlait de la marier, mais son heure n’était pas encore venue.
- (En particulier) Le moment de la mort.
- Il est réchappé d’une grande maladie, son heure n’était pas encore venue. Mon heure est arrivée.
- (Astronomie) Unité d’angle valant 15 degrés.
- Heure d’ascension droite.
- (Militaire) (Par extension) Trente degrés, utilisé pour indiquer les directions approximatives selon le cadran de 12 heures.
- Cible à 3 heures : Cible à droite.
- (Au pluriel) (Religion) (Par ellipse) Livre d’heures. → voir heures
- M. Brentano possède encore quarante miniatures de la plus grande beauté, tirées d’un Livre d’heures de ce même trésorier, et qui, à juger d’après les miniatures de la traduction de Josèphe, sont aussi de la main de Jean Fouquet. — (Marie Ferey, Vies des peintres, sculpteurs et architectes, Tome 7, Just Tessier, 1841, page 241)
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décapeur
?- Ouvrier qui décape les métaux.
- Le décapage ou lavage de l’acier dans un bain d’acide sulfurique étendu d’eau est un travail pénible; d’une part, il faut assez fréquemment soulever avec effort de lourdes masses d'acier; d’un autre côté, le décapeur respire sans cesse la vapeur suffocante de l’acide. — (Les ouvriers des deux mondes - Études sur les travaux, la vie domestique et la condition morale des populations ouvrières des diverses contrées et sur les rapports qui les unissent aux autres classes, Volume 2, 1858)
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coadjuteur
?- (Religion) Celui qui est adjoint à un prélat de l'Église catholique romaine, pour l’aider à remplir ses fonctions, et qui est ordinairement destiné à lui succéder après sa mort.
- Je vais voir, dans quelques moments, monseigneur le coadjuteur, et il vous témoignera bientôt sa satisfaction. — (Honoré de Balzac, Les Employés, édition définitive)
- Quant au coadjuteur, M. Pictursson, il faisait actuellement une tournée épiscopale dans le bailliage du nord. — (Jules Verne, Voyage au centre de la Terre, chapitre 9, 1867)
- (Religion) Moine ou nonne qui assiste un abbé, une abbesse.
- Le père coadjuteur.
- Le frère coadjuteur.
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asservisseur
?- Celui qui asservit.
- C’est le grand asservisseur des rois et des consciences, le grand despote religieux, Grégoire VII, qui favorise la hardiesse et le premier élan de l’esprit populaire. — (Abel-François Villemain, Cours de littérature française Moyen âge, tome I, page 28)
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convertisseur
?- (Électricité) Machine électrique destinée à changer les caractéristiques d’un courant électrique.
- Le site belfortain de General Electric a fabriqué le convertisseur du parc hydrolien de Paimpol-Bréhat [...]. En pénétrant dans notre convertisseur, cette énergie va être transformée plusieurs fois pour cheminer le long du câble sous-marin en courant continu haute tension [...]. — (Le Mag n° 32, 24 avril 2016, Un sous-marin jaune bourré d'énergie)
- (Métallurgie) Réacteur chimique industriel où les impuretés contenues dans un métal en fusion sont oxydées pour obtenir un métal affiné
- (Familier) Celui qui opère ou s’efforce d’opérer des conversions religieuses.
- Mais les succès de ces convertisseurs bénévoles devaient être considérables, à en juger par les récriminations qu'il souleva de la part des auteurs des Évangiles et par les flèches que leur décochent les satiriques latins, …. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Il y va aussi d’un désintérêt pour La Comédie humaine au profit de La Divine Comédie — car somme toute, Sue n’ignore pas l’art tout balzacien d’« individualiser le type » et de « typiciser l’individu » : il le traite seulement à sa façon, substituant par exemple à la physiognomonie l’imagerie démoniaque familière aux sermonnaires et convertisseurs. — (Emmanuel Godo, La conversion religieuse, 2000)
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boudeur
?- Personne qui boude habituellement, fréquemment.
- C’est un vilain boudeur.
- Fuyez les boudeurs.
- Le vétéran de la route y trouve d’autres vétérans, le boudeur incurable son alter ego, le radical, l’optimiste, l’escroc, l’'alcoolique, tous y trouvent avec qui s’entendre. — (Nels Anderson, Le hobo, sociologie du sans abri, 1923)
- Le boudeur ne veut plus rien voir ni entendre. Il se fige, la tête dans les mains ou contre le mur, et ne répond à aucune parole. Sorte de fausse catalepsie dont il sort subitement sur un mystérieux signal et qui paraît ensuite frappée d’amnésie. La part de comédie qu’il y a dans la bouderie loin de la dévaluer ajoute à sa complexité. — (Michel Tournier, Journal extime, 2002, Gallimard, collection Folio, page 44)
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alternateur
?- (Rare) Qui fait alterner.
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chineur
?- (Argot) (Vieilli) Filou qui vole en augmentant frauduleusement la valeur apparente des objets.
- Le Mont-de-Piété n’a guère à se défendre que contre deux variétés de filous parfaitement catégorisées : les chineurs et les piqueurs d’once… faire la chine consiste à augmenter frauduleusement la valeur apparente des objets… on a gardé le souvenir d’un coup de chinage sur de faux galons d’or qui coûta aux commissaires-priseurs plus de 30 000 francs. — (Maxime du Camp, Revue des Deux-Mondes, 15 janv. 1873, page 332)
- Personne qui cherche une trouvaille dans les brocantes et les magasins d’occasion.
- Il s'est décidé un beau jour à postuler afin de passer de l'état de chineur au métier de bouquiniste. — (Guy Silva, Avec les bouquinistes des quais de Paris, 2000)
- Rechercheur d'antiquités… chineur, quoi ! … voilà ce que je vais devenir, monsieur Fandor. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, La Guêpe rouge, 1912, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 5, page 616)
- La saison des vide-greniers s'ouvre alors que le printemps pointe, pour la plus grande joie de tous leurs amateurs. Ceux-ci, vendeurs, « déballent » aux aurores sur des tréteaux branlants, ou « chineurs », farfouillent fébrilement dans les tas de vieilleries au charme désuet, en quête de la perle rare. — (Pascal Lardellier, Nos modes, nos mythes, nos rites: Le social, entre sens et sensible, Éditions EMS, 2013, p. 75)
- Dans le métier de chineur (tel est le nom des chercheurs d’occasions, du verbe chiner, aller à la recherche des occasions et conclure de bons marchés avec des détenteurs ignorants) ; dans ce métier, la difficulté consiste à pouvoir s’introduire dans les maisons. On ne se figure pas les ruses à la Scapin, les tours à la Sganarelle, et les séductions à la Dorine qu’inventent les chineurs pour entrer chez le bourgeois. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847, chapitre XXIX, page 115 de l'édition Garnier)
-
changeur
?- (Vieilli) Qui est changeant.
- Oh ! méfiez-vous, non pas de votre cœur qui est bon, mais de votre humeur qui est légère et changeuse; […]. — (Gérard de Nerval, « Desiderata », lettre 4, dans la Revue de Paris, 1er janvier 1855, tome 24, Paris, p. 809)
- Je crois qu’t’es coqueteuse, C’est-à-dire enjôleuse, et changeuse, et menteuse. — (Gustave de Saint-Jal, « Marguerite, ou il ne faut pas courir deux lièvres à la fois », scène 2, dans le Musée des familles: lectures du soir, 2e série, tome 8, 1850-1851, Paris, p. 83)
- (Technique) Qui fait changer.
- Une cause de mauvais fonctionnement : faible et sans sélectivité, dans les récepteurs utilisant une lampe changeuse de fréquence est la non-oscillalion de celle-ci. — (« Vérification de l’oscillation dans une lampe changeuse de fréquence », dans L’Électricien; revue internationale de l’électricité et de ses applications, 1940, page 71)
- (Rare) Qui fait le change de monnaie.
- […], il n’y aurait même probablement pas besoin d’aller chercher des machines en Amérique, car nous croyons savoir qu’un constructeur français étudie en ce moment une caisse encaisseuse et changeuse destinée aux magasins, mais qui s'appliquerait tout aussi bien dans les tramways. — (Jacquin, « Les tramways où l’on paie en entrant », dans La Nature : revue des sciences, 1910, page 342)
- Le change de ces devises doit donner lieu impérativement à l’établissement et à la délivrance par le guichet changeur, d’un bordereau de change que le touriste étranger doit conserver pendant toute la durée de son séjour au Maroc pour la reprise éventuelle du reliquat de ces dirhams comme indiqué ci-après. — (M’hammed Kettani, La banque au Maroc : opérations bancaires courantes et spécialisées, Maroc, 2001, page 101)
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avertisseur
?- Celui qui avertit.
- Il y a un avertisseur, au théâtre, pour que l’acteur ne manque pas son entrée.
- Cette loge paraissait un palais aux gamines du corps de ballet, qui étaient logées dans des chambres communes, où elles passaient leur temps à chanter, à se disputer, à battre les coiffeurs et les habilleuses et à se payer des petits verres de cassis ou de bière ou même de rhum jusqu’au coup de cloche de l’avertisseur. — (Gaston Leroux, Le Fantôme de l'Opéra, 1910)
- Eh bien ! madame, écoutez-moi ça : son plus jeune s’est mis à avoir des convulsions dès qu’il apercevait un sergent de ville ! Croyez-vous que c’était agréable ! Juché sur l’épaule de sa mère, il servait d’avertisseur, sans qu’elle eût la peine de rester aux aguets. — (Léon Frapié, La marchande, dans Les contes de la maternelle, 1910, éditions Self, 1945, page 202)
- (Histoire) Officier qui avertissait de l'approche du roi.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Art) Un appareil destiné à donner un signal ou à prévenir d’un danger.
- Dix secondes après, plusieurs avertisseurs se mirent à corner d’une façon lugubre, de loin en loin, appelant les « rondards » en tournée sur les lieux présumés du sinistre. — (Paul Gerrard, volume 1 de l’édition omnibus des livres de l’auteur, éditions du Masque)
- Klaxon.
- Hébé! Celui-là, il ne doit pas user son avertisseur. On l’entend venir… — (André Franquin, Gaston 6 — Des gaffes et des dégâts, éditions J.Dupuis & Fils, 1974, page 48)
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cohéreur
?- (Physique) Récepteur où se rassemblent les ondes sonores.
- Le physicien français Édouard Branly met au point en 1890 un « cohéreur » qui permet justement de recevoir des ondes électromagnétiques de manière infiniment plus précise. — (Jean-Guy Rens, L’empire invisible, 2014)
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cylindreur
?- Ouvrier qui fait passer au rouleau, au cylindre.
- Cylindreur d’étoffes. (Tarif des patentes.)
- Mon mari est un malheureux ouvrier, sans fortune, ne sachant ni lire ni écrire, n’ayant d’autre ressource pour faire vivre et subsister ses trois enfants et sa femme que le métier de cylindreur de rubans, état précaire et subordonné aux caprices du goût et à l’inconstance du commerce. — (Colin Lucas, La structure de la Terreur: L’exemple de Javogues et du département de la Loire, 1990)
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centralisateur
?- Qui centralise.
- […] ; il y a eu, sur ces rives du Tarn, une petite patrie autonome, très florissante, très fière, à laquelle, convenons-en, l'autorité centralisatrice venue du Nord n'a point été salutaire. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
-
conspirateur
?- Qui conspire.
- La phalange conspiratrice.
- Se penchant vers moi avec un air conspirateur, il a murmuré : « Je mets déjà en pratique la plupart de ces principes, mais ma femme avait vraiment besoin d’entendre cela. » — (Shawn Achor, Comment devenir un optimiste contagieux, 2012)
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fureur
?- Égarement d’esprit qui tient de la rage et de la frénésie.
- Il est devenu fou, et de temps en temps il lui prend des accès de fureur.
- Personne n’ose l’approcher lorsque la fureur le prend.
- Vous avez, dit-il en baissant la voix, des fureurs qui ressemblent à des jalousies ; savez-vous cela, milord ? or, ces jalousies, à propos d’une femme, ne vont point à quiconque n’est ni son amant, ni son époux — (Alexandre Dumas, Le Vicomte de Bragelonne, 1847, Michel Lévy frères, page 250)
- Extrême colère.
- Au moindre geste d’improbation, il nous apostrophait et nous imposait silence avec une fureur qui nous touchait sans nous convaincre ; […]. — (Anatole Claveau, Les snobs, dans Sermons laïques, Paris : Paul Ollendorff, 1898, 3e éd., p.36)
- (Religion) (Vieilli) Colère de Dieu.
- Seigneur, ne me reprenez pas dans votre fureur.
- Émotion et agitation violente qui s’empare d’un animal.
- Un lion en fureur. — La fureur d’un taureau.
- Mettre un taureau en fureur.
- Agitation violente de certaines choses.
- Ce ne sont que des rochers à pic contre lesquels la mer se brise avec fureur : les vents et les vagues les ont façonnés en pyramides, en tours, en cavernes, en arcades; d'innombrables oiseaux de mer animent le paysage. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 28)
- Les ravages faits dans les principaux États producteurs de coton par le ver du cotonnier (Aletia xylina. Say.) leur ont occasionné, dans les moments où ce fléau sévissait avec la plus grande fureur, une perte annuelle de 150 millions de francs, […]. — (C. V. Riley, « Les insectes nuisibles et les insectes utiles - Insecticides et modes d'application », traduit de l'américain, dans le Rapport sur les productions agricoles des États-Unis d'Amérique, préparé sous la direction du secrétaire de l'agriculture en vue de l'Exposition de 1889 à Paris, Éditions C. Noblet, 1889, page 3)
- Comme ce sont les dernières mesures de l’ouverture, l’orchestre est en pleine fureur. Les musiciens, sachant qu’ils vont pouvoir se reposer, donnent tout leur souffle. C’est une grande marée dans un ouragan. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 178.)
- La fureur de la tempête, des flots, des vents, des flammes.
- (Par hyperbole) (Familier) Habitude importune, nuisible, etc., que quelqu’un a de faire une certaine chose.
- Il a la fureur de se mêler des affaires des autres.
- Transport qui élève l’esprit au-dessus de lui-même et qui fait faire ou dire des choses extraordinaires.
- Elle livrait un culte magnifique à l’érotisme, dans une sexualité débordante qui constituait pour elle la vraie musique de l'être, la fureur et l’enchantement pour " inouïr " la vie. Géraldine B. aimait les hommes et ceux-ci le lui rendaient à merveille. — (Kä Mana, Guérir l'Afrique du SIDA: problèmes, handicaps, défis et perspectives, Éditions Sherpa, 2004, page 27)
- Fureur prophétique. — Fureur bachique. — Fureur poétique. — Une sainte fureur s’empara de lui.
- Passion excessive, démesurée pour une personne ou pour une chose.
- Il aime cette femme à la fureur, avec fureur.
- Il a la fureur du jeu.
- C’est un homme extrême en toutes choses, il aime et il hait jusqu’à la fureur.
- (Au pluriel) (Par hyperbole) (Familier) Transports frénétiques, emportement, excès auxquels on se livre dans la fureur, dans la colère, etc.
- Les fureurs de l’amour. — Les fureurs du désespoir.
- Les fureurs de la guerre civile.
-
fleur
?- (Botanique) Ensemble des organes de la reproduction sexuée et des enveloppes qui les entourent chez les angiospermes, aussi appelés « plantes à fleurs ».
- Soudain, sans raison valable, elle se réveillait chez un tel parce que les sorbiers croulaient de fleurs musquées, chez un autre parce qu’un gel tardif avait rôti leurs blancs corymbes. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- La scène de la réconciliation, où Béatrix fit rejurer haine à l’épouse qui jouait, dit-elle, la comédie du lait répandu, se passa dans un vrai bocage où elle minaudait environnée de fleurs ravissantes, de jardinières d’un luxe effréné. — (Honoré de Balzac, Béatrix, 1838-1844, troisième partie)
- (Sens figuré) — Elle contempla longtemps, comme pour engourdir sa peine, le patient manège des abeilles qui s’affairaient d’une fleur à l’autre. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- (Par métonymie) La plante à fleurs elle-même.
- Madame Hanson a la gracieuseté de nous apporter des fleurs, la chose la plus précieuse qu'elle puisse nous offrir sous ce triste climat; […]. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 34)
- Mais je n’aime pas les fleurs bêtes, car si blasphématoire que cela paraisse, il y a des fleurs bêtes, ou plutôt des fleurs, des pauvres fleurs à qui les horticulteurs ont communiqué leur bêtise contagieuse. — (Octave Mirbeau, Le Concombre fugitif, édition 1921)
- Non, il cultivait toutes sortes de fleurs, pas seulement des ipomées.— (Keigo Higashino, La Fleur de l’illusion, traduit par Sophie Refle, 2016)
- (Par extension) Motif décoratif qui imite ces fleurs.
- Mariées au lendemain de la Grande Guerre, on les a peut-être vues en robe à pois et blouse à fleurs, l’été, pendant quatre ou cinq ans, le temps que les funérailles entrent dans la danse. — (Maxime Rapaille, Le feu des Fagnes, Dricot, 2001, page 59)
- Au contraire, rien de plus gracieux que la statue de Xochipilli, dieu de la jeunesse, de la musique et des jeux, tout décoré de fleurs.— (Jacques Soustelle, Les Aztèques: « Que sais-je ? » n° 1391, octobre 2011)
- (Sens figuré) Service rendu aimablement par une personne à une autre.
- Le patron n'a pas voulu que je paie ma note. C'était bien le premier jour qu'il me faisait une fleur. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre XXV, Série noire, Gallimard, 1956, page 227)
- (Sens figuré) Le meilleur de quelque chose.
- Nos immenses possessions dans tous les empires de l’Europe, notre haute réputation militaire, qui fait que la fleur de la chevalerie, dans tous les climats chrétiens, s’est rangée sous nos bannières, […]. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- C’est une femme de vingt-cinq ans, dans la plus belle fleur de la jeunesse. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- D’un radieux univers villageois ils ne voulaient que la fleur, le meilleur, le plus désert, le non-foulé, tout ce qui rajeunit et recommence à l’écart de l’homme. — (Colette, Sido, 1930, Fayard, page 84.)
- D’ailleurs, qui est sur l’autre liste ? Toute la fleur : le quincaillier, le tailleur, le cordonnier… bref, un échantillon de tous les réactionnaires. — (Jean Rogissart, Mervale, Éditions Denoël, Paris, 1937, page 87)
- Le 4 août 1578, à Ksar el-Kébir, la bataille des Trois Rois se solda par une tragique victoire de l'allié d'Élisabeth : 8 000 morts, 15 000 prisonniers, la fleur de la noblesse portugaise décimée, et ce fut bien le diable si une centaine de survivants en réchappèrent. — (Joanny Moulin, Elisabeth : La reine de fer, Éditions du Cerf, 2015, chap. 23)
- (Canada) (Désuet) (Français dialectal) Farine. Note : Par réduction de fleur de farine.
- Va me chercher la fleur dans le garde-manger.
- Je me suis acheté quelques livres de fleur d’avoine et du sucre […]. — (Journal de Lorenzo Létourneau (1899), 17 Eldorado, Qualigram/Linguatech, Montréal, 2006)
- « Le lundi matin on ouvrait une poche de fleur et on se faisait des crêpes plein un siau, et tout le reste de la semaine, trois fois par jour, pour manger, on allait puiser dans le siau. Le mercredi n’était pas arrivé qu’il n’y avait déjà plus de crêpes, parce qu’elles se collaient toutes ensemble ; il n’y avait plus rien qu’un bloc de pâte. On se coupait un gros morceau de pâte avec son couteau, on se mettait ça dans le ventre et puis bûche et bûche encore !… — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
- Ce mot n’est plus vraiment employé. Quand j’en entends parler, c’est toujours quelqu’un qui me raconte un souvenir d’une de ses aïeules qui utilisait le mot fleur pour nommer la farine. Évidemment, comme l’anglais flour « farine » se prononce de la même manière que flower « fleur », il est très facile de conclure à l’anglicisme. Pourtant, il n’en est rien. […] L’expression fleur de farine était utilisée pour faire référence à la farine la plus fine. Par économie, on en est venu à utiliser seulement le mot fleur. — (Anne-Marie Beaudoin-Bégin, La langue rapaillée, éditions Somme toute, 2015, page 88)
- (Par analogie) Virginité d’une femme.
- Il est bon de garder sa fleur;Mais pour l’avoir perdue il ne se faut pas pendre — (Jean de la Fontaine, La fiancée du roi de Garbe)
- (Par analogie) Sexe des femmes.
- Aude m'observait toujours, les jambes légèrement écartées, et j'aperçus, tout en nageant, cette petite fleur rose et nacrée qui m'avait fait dire à Aude, chez Mme de Lugarde, qu'elle avait le sexe le plus élégant qu'il m'ait jamais été donné de contempler [...] — (Jean Raspail, Les Yeux d'Irène, Paris, Albin Michel, 1984)
- (Chimie) Substances à l’état de pureté ou d’extrême division, produites par sublimation. → voir fleur de sel → voir fleur de soufre
- […], on descendit dans des caves, on suivit des souterrains dont les parois, cotonnées par les fleurs du nitre, […], laissaient suinter l’eau qui retombait en gouttes. — (Maurice Maindron, Blancador l’avantageux, Éditions de la Revue Blanche, 1901, page 362)
- Surface d’une chose.
-
cavaleur
?- Celui qui mène une vie de débauche, qui recherche les aventures amoureuses.
- Oui, c’est un cavaleur… C’est-à-dire qu’il profite de toutes les occasions qui lui tombent dans les bras. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre XIX, Série noire, Gallimard, 1956, page 165)
-
annonciateur
?- Avant-coureur, qui présage.
- Un signe annonciateur.
- Ce sont des instruments allégoriques exprimant un message éthique : non des êtres réels, mais des créatures effrayantes, annonciatrices de malheurs : des entités surgies des enfers. — (Patrick Sbalchiero, Enquête sur les exorcismes. Une histoire du diable, Perrin, 2018, page 166.)
- (Désuet) Qui annonce, apporte un message.
- Mais dès cet instant, messieurs, je pourrais presque, découvrant ma tête et ployant le genou comme le héraut annonciateur des trépas royaux, oui, messieurs, je puis dire : le roi est mort !... — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.