Dictionnaire des rimes
Les rimes en : antérieur
Que signifie "antérieur" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- (Familier) Patte avant d'un animal.
- À peine les deux antérieurs avaient-ils quitté la terre, que le poney, allégé d’autant, accentuait son effort. Déséquilibré, le rouan retombait gauchement sur ses quatre membres, et se laissait traîner quelques pas en titubant. — (Maurice Constantin-Weyer, Un homme se penche sur son passé, 1928, réédition Nelson, page 48)
Mots qui riment avec "eur"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "antérieur".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : eur , eurs , eure , eures , eurre , eurres et œur .
-
boudeur
?- Personne qui boude habituellement, fréquemment.
- C’est un vilain boudeur.
- Fuyez les boudeurs.
- Le vétéran de la route y trouve d’autres vétérans, le boudeur incurable son alter ego, le radical, l’optimiste, l’escroc, l’'alcoolique, tous y trouvent avec qui s’entendre. — (Nels Anderson, Le hobo, sociologie du sans abri, 1923)
- Le boudeur ne veut plus rien voir ni entendre. Il se fige, la tête dans les mains ou contre le mur, et ne répond à aucune parole. Sorte de fausse catalepsie dont il sort subitement sur un mystérieux signal et qui paraît ensuite frappée d’amnésie. La part de comédie qu’il y a dans la bouderie loin de la dévaluer ajoute à sa complexité. — (Michel Tournier, Journal extime, 2002, Gallimard, collection Folio, page 44)
-
longueur
?- Étendue d’un objet considéré, dans une seule dimension, d’une de ses extrémités à l’autre.
- À ce tronc si court sont attachés des membres d’une longueur gigantesque : l’enjambée faite est ainsi profitable à une marche fort rapide ; […]. — (Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, Quelques Considérations sur la Girafe, 1827)
- Le travail de filature consiste à retirer le fil du cocon dont la longueur est d’environ 480 mètres et à le dévider sans le briser. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- La brume survenant épaisse, une veille très sévère fut nécessaire ; nous avancions cependant, mais à minuit on ne voyait plus à une longueur de bateau, et force nous fut de stopper. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- La distance qui se trouve sur le composteur entre sa tête et la tête de la coulisse inférieure , fixe la longueur de chaque ligne; et c'est ce qu'on nomme la Justification. — (Dictionnaire technologique ou Nouveau dictionnaire universel des arts et métiers, Bruxelles : Lacrosse & Cie, 1839, nouvelle édition avec planches, volume 3, page 285)
- […], on y trouve des muriers, des amandiers et, surtout, des dattiers, qui forment une véritable forêt de 10 à 12 kilomètres de longueur, au nord et à l'est de Marrakech. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 222)
- Étendue d’une surface considérée dans sa plus grande dimension, par opposition à largeur.
- A condition de cuber l’épandeur en multipliant la longueur par la largeur et par la hauteur du chargement pour connaître le volume de fumier qu’il contient, il est possible d’approcher le poids de fumier chargé de 2 façons. — (Comment régler son épandeur d’engrais ou de produits organiques ?, ARVALIS, 2004)
- (Sport) Unité de convention pour apprécier la distance qui sépare les concurrents à l’arrivée.
- Ce cheval a gagné de deux longueurs.
- (Par extension) Durée du temps.
- L’année du crapaud se partage en trois périodes distinctes de longueur inégale. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
- (Spécifiquement) Temps qu’on met à lire, à réciter, à entendre, un ouvrage de l’esprit.
- La longueur d’un ouvrage, d’un discours, d’un sermon.
- Ce poème est d’une longueur excessive.
- (Œnologie) Durée exprimée en caudalies de la persistance des arômes après la dégustation. Le mot s’emploie seul ou dans l’ expression « longueur en bouche ».
- (Surtout au pluriel) Ce qui est superflu, ce qui surabonde.
- La nécessité d’éviter des longueurs excessives m’oblige constamment à écarter toute sorte de traits obtenus par l’observation directe ; […]. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Vieilli) Lenteur dans les actions, dans les affaires.
- Je suis excédé de ses longueurs. — Ce sont des longueurs insupportables, d’étranges longueurs.
- Les longueurs de la procédure.
- Tirer les choses en longueur.
- (Théorie des graphes) Nombre d’arcs entre deux sommets.
- (Cyclisme) Distance correspondant à la longueur d’un vélo, utilisée pour mesurer l’écart entre deux coureurs.
- C’était un sprint loyal, Cavendish a gagné de deux longueurs — (Renshaw : « Je n’avais pas le choix », La République des Pyrénées. Mis en ligne le 16 juillet 2010)
- Mais il a vu, aussi, quelle force mentale habite le Maillot jaune, décramponné de deux longueurs, mais capable, sur les dix derniers mètres, de venir dompter son assaillant à l’arraché. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 9 juillet 2022, page 30)
- (Équitation) (Argot de turfiste) Distance correspondant à la longueur d’une tête de cheval, utilisée pour mesurer l’écart entre les chevaux dans une course.
- Deux longueurs séparent l’as et le 12.
-
débourbeur
?- (Métier) Ouvrier qui procède au débourbage.
- Les pelotes à désagréger sont portées à la tête du sluice ; la venue d'eau est un peu diminuée, et l'ouvrier débourbeur les délite dans le courant d'eau, pendant que les femmes placées en aval achèvent le travail à la main. — (E. D. Levat, Recherche et exploitation de l’or en Guyanne française, in Annales des mines, tome 13, 1898.)
- Dispositif, machine qui débourbe, trommel.
- Le débourbeur est plein : il contient 110 L d'eau, 1,5 L d'hydrocarbures et de la boue. — (Pierre-François Thomas , Précis de physique-chimie, éd. Bréal, 2006.)
-
fleur
?- (Botanique) Ensemble des organes de la reproduction sexuée et des enveloppes qui les entourent chez les angiospermes, aussi appelés « plantes à fleurs ».
- Soudain, sans raison valable, elle se réveillait chez un tel parce que les sorbiers croulaient de fleurs musquées, chez un autre parce qu’un gel tardif avait rôti leurs blancs corymbes. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- La scène de la réconciliation, où Béatrix fit rejurer haine à l’épouse qui jouait, dit-elle, la comédie du lait répandu, se passa dans un vrai bocage où elle minaudait environnée de fleurs ravissantes, de jardinières d’un luxe effréné. — (Honoré de Balzac, Béatrix, 1838-1844, troisième partie)
- (Sens figuré) — Elle contempla longtemps, comme pour engourdir sa peine, le patient manège des abeilles qui s’affairaient d’une fleur à l’autre. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- (Par métonymie) La plante à fleurs elle-même.
- Madame Hanson a la gracieuseté de nous apporter des fleurs, la chose la plus précieuse qu'elle puisse nous offrir sous ce triste climat; […]. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 34)
- Mais je n’aime pas les fleurs bêtes, car si blasphématoire que cela paraisse, il y a des fleurs bêtes, ou plutôt des fleurs, des pauvres fleurs à qui les horticulteurs ont communiqué leur bêtise contagieuse. — (Octave Mirbeau, Le Concombre fugitif, édition 1921)
- Non, il cultivait toutes sortes de fleurs, pas seulement des ipomées.— (Keigo Higashino, La Fleur de l’illusion, traduit par Sophie Refle, 2016)
- (Par extension) Motif décoratif qui imite ces fleurs.
- Mariées au lendemain de la Grande Guerre, on les a peut-être vues en robe à pois et blouse à fleurs, l’été, pendant quatre ou cinq ans, le temps que les funérailles entrent dans la danse. — (Maxime Rapaille, Le feu des Fagnes, Dricot, 2001, page 59)
- Au contraire, rien de plus gracieux que la statue de Xochipilli, dieu de la jeunesse, de la musique et des jeux, tout décoré de fleurs.— (Jacques Soustelle, Les Aztèques: « Que sais-je ? » n° 1391, octobre 2011)
- (Sens figuré) Service rendu aimablement par une personne à une autre.
- Le patron n'a pas voulu que je paie ma note. C'était bien le premier jour qu'il me faisait une fleur. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre XXV, Série noire, Gallimard, 1956, page 227)
- (Sens figuré) Le meilleur de quelque chose.
- Nos immenses possessions dans tous les empires de l’Europe, notre haute réputation militaire, qui fait que la fleur de la chevalerie, dans tous les climats chrétiens, s’est rangée sous nos bannières, […]. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- C’est une femme de vingt-cinq ans, dans la plus belle fleur de la jeunesse. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- D’un radieux univers villageois ils ne voulaient que la fleur, le meilleur, le plus désert, le non-foulé, tout ce qui rajeunit et recommence à l’écart de l’homme. — (Colette, Sido, 1930, Fayard, page 84.)
- D’ailleurs, qui est sur l’autre liste ? Toute la fleur : le quincaillier, le tailleur, le cordonnier… bref, un échantillon de tous les réactionnaires. — (Jean Rogissart, Mervale, Éditions Denoël, Paris, 1937, page 87)
- Le 4 août 1578, à Ksar el-Kébir, la bataille des Trois Rois se solda par une tragique victoire de l'allié d'Élisabeth : 8 000 morts, 15 000 prisonniers, la fleur de la noblesse portugaise décimée, et ce fut bien le diable si une centaine de survivants en réchappèrent. — (Joanny Moulin, Elisabeth : La reine de fer, Éditions du Cerf, 2015, chap. 23)
- (Canada) (Désuet) (Français dialectal) Farine. Note : Par réduction de fleur de farine.
- Va me chercher la fleur dans le garde-manger.
- Je me suis acheté quelques livres de fleur d’avoine et du sucre […]. — (Journal de Lorenzo Létourneau (1899), 17 Eldorado, Qualigram/Linguatech, Montréal, 2006)
- « Le lundi matin on ouvrait une poche de fleur et on se faisait des crêpes plein un siau, et tout le reste de la semaine, trois fois par jour, pour manger, on allait puiser dans le siau. Le mercredi n’était pas arrivé qu’il n’y avait déjà plus de crêpes, parce qu’elles se collaient toutes ensemble ; il n’y avait plus rien qu’un bloc de pâte. On se coupait un gros morceau de pâte avec son couteau, on se mettait ça dans le ventre et puis bûche et bûche encore !… — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
- Ce mot n’est plus vraiment employé. Quand j’en entends parler, c’est toujours quelqu’un qui me raconte un souvenir d’une de ses aïeules qui utilisait le mot fleur pour nommer la farine. Évidemment, comme l’anglais flour « farine » se prononce de la même manière que flower « fleur », il est très facile de conclure à l’anglicisme. Pourtant, il n’en est rien. […] L’expression fleur de farine était utilisée pour faire référence à la farine la plus fine. Par économie, on en est venu à utiliser seulement le mot fleur. — (Anne-Marie Beaudoin-Bégin, La langue rapaillée, éditions Somme toute, 2015, page 88)
- (Par analogie) Virginité d’une femme.
- Il est bon de garder sa fleur;Mais pour l’avoir perdue il ne se faut pas pendre — (Jean de la Fontaine, La fiancée du roi de Garbe)
- (Par analogie) Sexe des femmes.
- Aude m'observait toujours, les jambes légèrement écartées, et j'aperçus, tout en nageant, cette petite fleur rose et nacrée qui m'avait fait dire à Aude, chez Mme de Lugarde, qu'elle avait le sexe le plus élégant qu'il m'ait jamais été donné de contempler [...] — (Jean Raspail, Les Yeux d'Irène, Paris, Albin Michel, 1984)
- (Chimie) Substances à l’état de pureté ou d’extrême division, produites par sublimation. → voir fleur de sel → voir fleur de soufre
- […], on descendit dans des caves, on suivit des souterrains dont les parois, cotonnées par les fleurs du nitre, […], laissaient suinter l’eau qui retombait en gouttes. — (Maurice Maindron, Blancador l’avantageux, Éditions de la Revue Blanche, 1901, page 362)
- Surface d’une chose.
-
bouquineur
?- (Familier) Celui qui bouquine.
- C’est un bouquineur.
- Mais les quais de la Seine exercent encore un autre attrait sur moi : j’y complète mes très graves études sur les bouquineurs et les pêcheurs à la ligne. — (Jacques Barozzi, Littératures parisiennes: de Guillaume Apollinaire à Stefan Zweig : morceaux choisis, 1997)
-
chasseur
?- Qui chasse ; de la chasse.
- Il est à observer qu’un peuple chasseur doit se répandre sur un vaste continent, beaucoup plus vite qu’un peuple cultivateur. — (Jonathan Carver, Voyage dans les parties intérieures de l’Amérique septentrionale, pendant les années 1766, 1767 & 1768, traduction anonyme, page 141, Yverdon, 1784)
- Car la région que nous traversons est assez giboyeuse, et les grands nemrods de la m’halla, […], qui ont emmené des meutes de lévriers et des faucons chasseurs, font des hécatombes de lièvres, de perdrix, de poules de Carthage, de renards et de chacals. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 123)
- Je découvrais dans ces jeux Concha telle que je ne l’avais guère imaginée, non plus poursuivie mais poursuivante, non plus chassée mais chasseresse après une proie consentante bien qu’étourdie, et comme béate des attentions qu’on lui prodiguait. — (Philippe Sollers, Une curieuse solitude, Seuil, 1958, réédition Le Livre de Poche, page 59)
- Sa fille m’a dit qu’il aime mieux tirer sur les chasseurs que sur les oiseaux !– Je comprends ça, dit l’oncle sur un ton grave, je comprends ça : c’est plus facile. Parce qu’un chasseur c’est plus gros, et puis ça ne vole pas. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 121)
- Qualifie une arme ou un système d’armes destiné à donner la chasse à une cible pour la détruire.
- Un destroyer chasseur de sous-marins, un avion chasseur de sous-marins, un char chasseur de char…
- Qualifie une personne ou un objet destiné à rechercher une personne ou un objet.
- Un satellite chasseur d’exoplanètes.
- (Cuisine) Qualifie un plat ou une sauce à base de champignons et de vin.
- Ce lapin chasseur est vraiment délicieux.
- Un civet de sanglier chasseur.
-
amuseur
?- (Péjoratif) Celui qui amuse.
- Pour eux, tout artiste n’est qu’un amuseur, tout comédien ou chanteur, un guignol à leur solde, qu’ils admettent ou rejettent, le geste las. — (Maurice Chevalier, Bravo, Maurice !, 1968, page 160)
- En revanche, un amuseur involontaire n'a aucune raison d'espérer une récompense, et si l'on rit à ses dépens, il se voit même infliger une sorte de punition (déshonneur, dégradation morale). — (Institut français de Damas, Bulletin d'études orientales: Volumes 49 à 51,1997)
-
conseilleur
?- (Littéraire) Celui qui donne des conseils.
- Le conseilleur idéal reste à inventer. — (Vincent Boggio, Que faire ? Mon enfant est trop gros, 2002)
- (Péjoratif) Celui qui donne des conseils hors de propos.
- Le Brun n’hésite pas, frappe juste à chaque coup ; les remaniements ne viennent que des conseilleurs. — (Jean de La Varende, Versailles, Paris, édition Henri Lefebvre, 1959, page 179)
- C’est un ennuyeux conseilleur.
-
buveur
?- Personne qui boit.
- Au troisième stade, si le buveur y arrivait, c’était l’enivrement complet. L’homme tombait ivre-mort et rien au monde ne pouvait le tirer de son sommeil profond. — (Tutuuehitu, Le trésor des îles Marquises, Paris : Nouvelles Éditions Latines, 1977, page 132)
- La plus récente causerie de Wambery portait sur l’existence d’un tyran walachien, le Voïvode Drakula (ou Vlad Drakul), réputé buveur de sang humain. Le tout-Londres ne parle bientôt plus que de vampires. — (François Rivière, Dracula, cent ans et toutes ses dents, dans Libération (journal), 31 décembre 1987)
- (En particulier) (Médecine) Curiste, personne qui boit de l’eau dans les stations thermales.
- La promenade des buveurs.
- (Populaire) Homme qui aime le vin, qui est sujet au vin et qui boit beaucoup.
- Il est certain que le débauché dissipera son talent, que le buveur le dépensera dans ses libations, sans que l’homme vertueux puisse se donner du talent par une honnête hygiène. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Les buveurs se regardaient : ils chantaient l’un pour l’autre, au comble de l'émotion. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- L'autre raison pour laquelle les buveurs de vin haïssaient le « château-la-pompe » ou le « jus de parapluie », c'était qu'alors il n'était pas rare qu'il fut versé dans des verres contenant de vrais châteaux. — (Bernard Pivot, Dictionnaire amoureux du vin, Éditions Plon, 2006 & 2014, article « Eau »)
-
dateur
?- Qui sert à apposer, à imprimer une date.
- Un timbre dateur.
-
bretteur
?- (Vieilli) Celui qui aime à se battre à l’épée, à ferrailler.
- Mais tu étais cadet, et sous l’ancien droit, le patrimoine dont tu as eu la moitié appartenait entièrement à ton frère aîné. […]. Si la Constituante n'avait passé un trait de plume sur cet article de la loi, tu serais à l’heure qu'il est de toute nécessité chevalier d’industrie, barnabote, aventurier, abbé, bretteur, coureur de ruelles. — (Eugène Pelletan, Les Droits de l’homme, 1858)
- Personne ne se permettait de railler Augereau [1757-1816] sur cet article, car on savait qu'il était grand bretteur, très brave, et avait fait mettre les pouces au célèbre Saint-Georges [1745-1799], la plus forte lame de France. — (Marcellin Marbot, Mémoires, tome 1, chap. 2, Paris : chez Plon & Nourrit, 1891, page 13)
- Bretteurs et menteurs sans vergogne,Ce sont les cadets de Gascogne ! — (Edmond Rostand, Cyrano De Bergerac, 1897, acte II, scène VII)
- S’il croisait le chemin d’un tigre féroce, il le tuait en le frappant violemment avec son bâton [car ses parents ne voulaient plus qu'il joue avec les couteaux]. Les gens de la région, fascinés par son talent de bretteur, l’ont surnommé Quât Gioi (Maître Fouet). — (Le Courrier du Vietnam, La légende du kumquat, lecourrier.vn, 23 mai 2020)
- (Sens figuré) Celui qui se bat avec les idées.
- […] sa vie de bretteur théorique ferraillant contre les idées coupables, selon lui, d’avoir engendré le nazisme, mais aussi contre une extrême gauche dont il a qualifié les dérives de « fascistes » dans les années 1960 : tout cela a fini par confondre son trajet d’homme et de penseur avec l’histoire de l’Allemagne d’après-guerre. — (Nicolas Weill, Rencontre avec Jürgen Habermas, géant de la pensée mondiale, Le Monde. Mis en ligne le 21 février 2018)
-
bouchoteur
?- Celui qui dirige un bouchot ou parc à moules, c'est-à-dire un enclos fait de forts pieux enfoncés dans la vase, dont les intervalles sont clayonnés avec des fascines ou branchages[1].
-
aboyeur
?- Qui aboie ou pousse des cris semblables à des aboiements.
- Les conquérants espagnols ont soumis les empires d’Amérique du Sud en partie grâce à de grands chiens aboyeurs et féroces. — (Pierre Schulz, Consolation par le chien : De la caninisation, PUF, 2010)
-
monsieur
?- Appellation permettant de s’adresser de façon polie à un homme (un client, un professeur, un passant, etc.).
- Bonjour, monsieur !
- On s’est habitué, de notre temps, à mettre monseigneur devant un nom propre, à dire monseigneur Dupanloup, monseigneur Affre. C’est là une faute de français ; le mot « monseigneur » ne doit s’employer qu’au vocatif ou devant un nom de dignité. En s’adressant à M. Dupanloup, à M. Affre, on devrait dire : monseigneur. En parlant d’eux, on devrait dire : monsieur Dupanloup, monsieur Affre, monsieur ou monseigneur l’archevêque de Paris, monsieur ou monseigneur l’archevêque d'Orléans. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 154)
- Autant pour moi monsieur le directeur, autant pour moi. Si ça continue, c’est moi qui vais finir par pleurer ! Mais rassurez-vous, juste des larmes d’expert-comptable, monsieur le directeur. — (Emmanuelle Ménard, Deux jours comme l'hiver, L’Harmattan, 2012, page 41)
- Homme dont on ne connaît pas le nom (par opposition à dame, madame).
- Un monsieur et une dame passent devant moi, interrompant leur conversation pour que je ne les entende pas, comme s’ils me refusaient l’aumône de ce qu’ils pensent. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Un monsieur, courant, une serviette sous le bras, le heurta sans ménagements et l’arracha à son hébétude. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 21)
- Il n’y a plus rienQue les pères et les mèresQue ceux qui t’ont faitQue ceux qui ont fait tous les autresQue les « monsieur »Que les « madame » — (Léo Ferré, « Il n’y a plus rien »)
- Terme courtois pour un homme (par opposition à dame et demoiselle).
- Mais super, super catholique pratiquante : les scouts, les rallyes, les premières communions, les jupes bleu marine, les cols Claudine, les talons plats, les madeleines confectionnées pour les vendre à la kermesse de monsieur le curé. — (William Rejault, Tous ces jours sans toi, Plon, 2010)
- Le chef, le maître de maison, dans le langage des domestiques.
- Vous demandez monsieur, il est sorti.
- Lorsqu’il était tout près de mourir, les métayers disaient : « Après lui, il n’y aura plus de monsieur, ici. » — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
- Homme qui a les dehors d’un bourgeois, dont le langage et les manières annoncent quelque éducation.
- Il est venu un monsieur vous demander.
- — moi, je ne connais pas les monsieurs les uns des autres. Ça me paraît qu’ils sont tous habillés et tous faits de même. C’est la vérité que je n’y connais rien, ma foi ! — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Quelques minutes s’écoulèrent, puis apparut un grand jeune homme qui n’était pas un ouvrier, mais bien un monsieur, beaucoup plus monsieur même par ses manières et sa tenue soignée que l’ingénieur et les employés. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- LE VALET DE CHAMBRE, frappe et entre. – Je demande pardon à Madame ; mais c’est un Monsieur, ou plutôt un homme, qui demande Madame la duchesse. Vu sa tenue, je dois dire à Madame que je n’ai pas osé l’introduire. — (Jean Anouilh, Le Voyageur sans bagage, 1937)
- Personnage d’un rang important (→ voir grand monsieur).
- Leur père, le Granger, gros cultivateur, mi-paysan, moitié monsieur ayant, comme on dit, du foin dans ses bottes, était bien avec toutes les grosses légumes du canton […] — (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Pourtant, ils étaient tous accourus pour contempler ce spectacle insolite : une robuste Ford transportant dans la petite bourgade des « messieurs de Paris », puis fonçant en pleine lande en broyant au passage les cades et les genévriers. — (Pierre Rousseau, La Terre, ma Patrie, collection "Savoir', librairie Arthème Fayard, 1947, page 145)
- Oui, c’est le maître. Il faut que ce soit queuque gros, gros Monsieur, car il a du dor à son habit tout depis le haut jusqu’en bas ; et ceux qui le servont sont des Monsieux eux-mesmes ; et stapandant, tout gros Monsieur qu’il est, il serait, par ma fique, nayé, si je n’aviomme esté là. — (Molière Dom Juan ou Le Festin de pierre acte 2, scène première)
- (Ancien patois normand) Nom donné, par antiphrase, au cochon.
- Dans le Bas-Maine, nom donné autrefois au vin.
- Au XVIe siècle encore, chez nos voisins la bière était la boisson du peuple et des domestiques « comme moins chère et plus commune » (Traité du Sidre, par Paulmier, 1573), et le cidre la boisson de luxe réservée aux maîtres. Nous avons vu qu’il en était tout différemment dans le Bas-Maine, à cette époque où le vin était appelé « Monsieur », et le cidre « Gilles du Pommain, breuvage de maczons ». — (A. Angot, Le cidre, son introduction dans le pays de Laval, 1889)
- (Péjoratif) (Mépris ironique) Un homme quelconque.
- Jusqu’aux cravates, au petit nœud suavement bloqué par une épingle dans l’échancrure du col, jusqu’au feu d’un vrai diam’ et au cuir mat du bracelet-montre, on sentait ces messieurs soucieux de leur mise. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- La Condamine avait exigé aussitôt de Hugo un quart-de-cercle tout semblable pour Bouguer et lui-même, et Godin n’avait pu s’y opposer, mais depuis monsieur faisait bande à part et ne communiquait plus ses résultats comme il en avait été connu. — (Patrick Drevet, Le Corps du monde, Seuil, 1997, page 173, ISBN 2020323117)
- On aurait pu se demander si Joseph n’avait pas seulement parlé pour lui seul, pour s’entendre dire ce qu’il venait de découvrir: le mot de la fin en matière des monsieurs Jo. — (Marguerite Duras, Un barrage contre le Pacifique, 1950, Folioplus classiques, page 77, ISBN 207030728X)
-
assommeur
?- Celui qui assomme.
- Prendrons-nous l’épée du sergent, la trique de l’assommeur, ou le poignard de l’ordre public ? — (Pierre-Clément Bérard, Les cancans politiques, 1832)
- Le Provéditeur. – Eh ! ventrebleu ! quel est l’assommeur, ici ? — (Alfred de Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 2, 1834)
-
chapardeur
?- (Bivouac) Celui qui va au fourrage, en maraude.
- (Par extension) Celui qui chaparde : petit voleur à la tire.
- D’après ses propres dires – mais il prenait peut-être plaisir à se noircir –, Augustin aurait été un enfant difficile, médiocrement intéressé par l’étude, un peu « chapardeur », un peu menteur et passablement dissipé. — (Bernard Quilliet, L’acharnement théologique: Histoire de la grâce en Occident, 2007)
-
bradeur
?- Personne qui brade, soldeur.
- Léchée de Dakar a donné le ton, dans la presse collaborationniste sur le thème d'un de Gaulle vendu aux Anglais et bradeur de l'Empire colonial français, que renforce le contrôle total de la France libre sur le Gabon. — (Espoir, Institut Charles de Gaulle)
- Il ne vient à l’esprit de personne de demander à la bradeuse d’identité comment elle importe tous ces sachets de terre empilés dans son réduit. — (Lottin Wekape, Je danserai pour toi ce soir, 2015)
-
comparateur
?- (Métrologie) Instrument qui permet de détecter et de mesurer à l'échelle microscopique les différences de longueur entre deux pièces ou entre une pièce et un étalon.
- (Informatique) Logiciel permettant de comparer des prix, des tarifs.
- Comparateur de prix, d’assurances-vie.
-
accélérateur
?- Qui accélère.
- Muscles accélérateurs.
- Force accélératrice.
-
blancheur
?- Qualité de ce qui est blanc.
- Et alors, ce rire de gorge qui lui renversait la tête en arrière, découvrait ses dents d'une blancheur laiteuse, donnait à Jacques une sensation de désir et une prescience de voluptés grisantes... — (Isabelle Eberhardt, Yasmina,1902)
- Sa maison était propre, bien tenue ; elle tranchait avec la blancheur gaie de sa façade et le luisant de ses meubles, sur les taudis immondes où, d’ordinaire, croupissent dans la fange et dans la vermine, les marins bretons. — (Octave Mirbeau, Les eaux muettes )
- Là-bas, en Alsace, la neige tombe en silence et recouvre tout de sa blancheur immaculée. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 33)
- D’énormes blocs de corail éblouissants de blancheur sortaient de l’eau et semblaient les débris d’une gigantesque convulsion. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- L’omniprésence du blanc dans le vêtement et l’intérieur coréens résulte d’anciennes réglementations réservant les teintes les plus vives aux classes dominantes, de sorte que cette blancheur uniforme est moins une couleur (ainsi qu’en bien des pays) que le refus de toutes les autres. — (Pezeu-Massabuau, Jacques. « Habiter une couleur. Quinze regards sur le rouge », Nouvelle revue d’esthétique, vol. 1, no. 1, 2008, pp. 75-81.)
- (Par extension) Ce qui apparaît blanc.
- Au réveil, dans les premières blancheurs de l’aube apparaît un fleuve qui tourne sous ses fumées matinales, […]. — (Hippolyte Taine, Voyage en Italie, volume 2, 1866)
- Quelques blancheurs commencent à nuancer l’horizon vers l’est. Les nuages du zénith en reçoivent une première coloration. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre IV, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Un pâle soleil adoucit la blancheur de murs, des draps, du jour même ; cette blancheur générale semble gagner les âmes, et le petit chuchotement enfantin, tel un chant d’oiseau, complète l’impression bénie de bonheur et de pureté. — (Léon Frapié, La bonne visite, dans Les contes de la maternelle, éditions Self, 1945, page 41)
- Je naquis au temps où les cerisiers sont pareils à des communiantes, quand tout le pays n'est plus que blancheur à perte de vue, au long des chemin et des routes, […]. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 17)
- […] ; c’était une semaine après cette nuit alcoolisée, et Camila était en train de travailler son art funambulesque, vêtue d’un bermuda marron qui laissait voir la blancheur presque transparente des ses mollets. — (Joao Tordo, Le Domaine du Temps, traduit du portugais par Dominique Nédellec, éditions Actes Sud, 2010)
- Le soleil dérange sous ces latitudes. Il perturbe en particulier les femmes sahraouies qui, voyant dans la blancheur de leur peau un signe de beauté, préfèrent couvrir leur visage de leur vêtement traditionnel (la melfast, voile multicolore). — (Victoria Veguilla del Moral, « À l’ombre de la khayma : Résistance culturelle et politique des jeunes Sahraouis à Dakhla », chapitre 16 de Jeunesses arabes: Du Maroc au Yémen : loisirs, cultures et politiques, sous la direction de Laurent Bonnefoy et Myriam Catusse, Éditions La Découverte, 2013)
- (Sens figuré) Innocence ; candeur.
-
perturbateur
?- Celui qui cause du trouble.
- Perturbateur du repos public.
- Il y a eu du désordre dans cette réunion et l’on dut expulser les perturbateurs.
- Reconnaissant la gêne qu'il cause aux autres, il se donne l'identité d'un perturbateur, mais renvoie une mauvaise image des autres, maîtres ou élèves. — (Bernard Gaillard, Suivi et accompagnement psychologiques en milieu scolaire, 2000)
-
argumentateur
?- Qui argumente, qui se plaît à argumenter.
- L’Eglise catholique n’est point argumentatrice de sa nature ; elle croit sans disputer ; car la foi est une croyance par amour, et l’amour n’argumente point. — (Joseph de Maistre, Du pape - livre 1, chapitre 1, 1821)
-
cafardeur
?- Qui a le cafard.
- Ce soir je suis crevée et un peu cafardeuse.
- Qui dénonce hypocritement.
- Je n'ai jamais eu aucune sympathie pour ces gens sournois et cafardeurs.
-
cavaleur
?- Celui qui mène une vie de débauche, qui recherche les aventures amoureuses.
- Oui, c’est un cavaleur… C’est-à-dire qu’il profite de toutes les occasions qui lui tombent dans les bras. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre XIX, Série noire, Gallimard, 1956, page 165)
-
racoleur
?- (Vieilli) Celui qui faisait profession d’engager des hommes pour le service militaire.
- Dans ce petit cabaret, je trouvai trois braves dont les chapeaux étaient galonnés d’or, l’uniforme blanc, les revers roses, les moustaches cirées de noir, les cheveux tout poudrés à frimas, et qui parlaient aussi vite que des vendeurs d’orviétan. Ces trois braves étaient d’honnêtes racoleurs. — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- Personne qui racole.
- — On a toujours fait pour le bien ! leur psychologie du racoleur leur ayant depuis longtemps appris que celui-ci interprétait toujours le « bon côté » et le « bien » comme étant sa façon de voir à lui et d’agir. — (Louis Pergaud, Deux Électeurs sérieux, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.