Dictionnaire des rimes
Les rimes en : findrol
Mots qui riment avec "ol"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "findrol".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ol , ols , oll , ole , oles , olle , olles , aul , aule et aules .
-
épaule
?- (Anatomie) Partie du corps qui attache au cou l’articulation du bras chez l’être humain et du membre antérieur chez les quadrupèdes ; articulation qui relie l'arrière-bras au tronc.
- Rien de gracieux comme ses mouvements d’épaules, lorsqu’elle attire le menton pour se cacher entièrement la figure, qui, par instants, se montre à la dérobée. — (Flora Tristan; Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836)
- Un long baiser rescella leur pacte. Aïssa, lourde de langueur, avait renversé sa tête sur l’épaule de son amant. — (Victor Margueritte, Un cœur farouche, Paris : Ernest Flammarion, 1921 page 61)
- Les cordelettes m’entraient dans la chair, les mains me faisaient mal et la position dans laquelle mes bras étaient maintenus me brisaient les épaules. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Il tient volontiers sa tête courbée, les épaules un peu hautes, le dos rond, les bras ballants. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 208)
- Malgré les mouvements brusques, imprévisibles souvent du bateau, il restait debout à son poste, bien d’aplomb sur ses courtes jambes et il ne tressaillait même pas quand des paquets de mer s’abattaient sur ses vastes épaules. — (Georges Sim (pseudonyme de Georges Simenon), L’île des maudits, éditions J. Ferenczy et Fils, 1929, réédition 1980, chapitre VIII)
- […]; et le maréchal, avec son tablier de cuir et ses manches de chemise retroussées jusqu'à l’épaule, tenait le cheval par la bride, parce que le cheval était un peu nerveux. — (Gilbert Guisan, C.-F. Ramuz ou Le génie de la patience, page 43, E. Droz, 1958)
- (Par extension) (Au pluriel) Carrure.
- C’est un bel homme bien en chair, élégant en effet, quoique de massive encolure, avec de larges épaules, des joues pleines, de beaux yeux noirs caressans, […]. — (Ernest Duvergier de Hauranne, Huit mois en Amérique, Revue des deux mondes, Vol.2005, 1866, p. 495)
- C’était en somme, avec sa peau blanche, sa haute taille et ses larges épaules, un fort beau cavalier dans l’acception ordinaire du mot, […]. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- (Familier) Symbole de la force de caractère.
- Dès l’Ite Missa est, la sacristine s’agita. Longue, plate et noire comme un staphyllin, desséchée par cinquante ans de célibat concentré, elle semble porter sur ses épaules étroites tout le deuil de la terre, expier tous les péchés du monde. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Il n’a pas les épaules assez fortes, il a les épaules trop faibles pour un tel emploi, pour soutenir une telle charge, pour mener à bien cette entreprise : Il n’a point assez de talent, assez de bien, de ressources.
- (Fortification) Partie saillante que forme la réunion des pans nommés flanc et face d’un bastion.
- Rieux réfléchissait. Par la fenêtre de son bureau, il regardait l’épaule de la falaise pierreuse qui se refermait au loin sur la baie. — (Albert Camus, La Peste, 1947)
- bezolles
- champagnolles
- recole
-
convole
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe convoler.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe convoler.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe convoler.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe convoler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe convoler.
-
girasol
?- Pierre précieuse chatoyante, sorte d’opale.
- Tournesol.
- Sur le devant on a représenté cette fleur que l’on nomme girasol (tournesol), qui regarde sans cesse le soleil. — (Gérard Sabatier, Versailles, ou, La figure du roi, Éditeur Albin Michel, 1999).
-
grisolle
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe grisoller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe grisoller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe grisoller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe grisoller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe grisoller.
- chuignolles
- foucherolles
-
bagnole
?- (France) (Belgique) (Suisse) (Familier) (Automobile) Voiture ; automobile.
- Barboter des voitures la nuit, on n’y perd pas son temps, quoique à r’vendre une bonne bagnole neuve d'occasion, t’en tires rien. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928.)
- « Je veux une bagnole. Les filles en sont dingues.— C’est pour ça que Superman bosse seul. » — (Batman et Robin, 1997.)
- Yvon n'a pas perdu de temps pour dégueulasser le décor. Une carcasse de bagnole, des débris variés s'entassent près de l'ancien puits. — (Claude Courchay, Quelqu'un dans la vallée, éd. J-C Lattès, 1997)
- Toutes ces nuits de planque dans des bagnoles pourraves alors que vous pétiez dans la soie, ces centaines de crevures arrêtées et aussitôt relâchées par des juges à la mords moi le nœud. Qu’est-ce que j’y ai gagné ? Des nèfles ! — (Jean-Jacques Michelet, Le poulet veille au grain, L’Harmattan, 2012, page 44.)
- Ça vous inspire quoi ? demanda-t-elle après quelques minutes […]. Les artifices, reprit-elle, les gadgets sophistiqués, pour une bagnole, ou une moto, ça s'appelle le customing ou le tuning. — (Danielle Thiery, Le festin des anges, éd. Versilio, 2012, chap. 35)
- (Anjou) (Picardie) (Poitou) (Désuet) Maisonnette ; cabane.
- (Désuet) Chariot, de petite ou grande taille, voiture à bras.
- Je vis le long du trottoir une bagnole pleine de fleurs qui embaumaient l’air. [...] Alors j’ai acheté à la marchande ébahie sa voiturette et ainsi arrangée, je l’ai envoyée à Mme de Pardeilhac. La bagnole fera une jolie tache de couleurs dans son salon et cette fantaisie amusera, qui sait, sa cervelle fantasque de Parisienne, lui prouvera que partout où je vais, je pense à elle, je cherche ce qui peut la ravir et la tenter. — (René Maizeroy, série Les Parisiennes, Petite Reine, page 191. Paris : Victor-Havard éditeur, 1888 (1re édition.)
- Ribouldingue était de ces types qui, à l’instar des marchands de balais, ne regardent point au luxe et à la dépense. Il le prouva d’ailleurs en installant ses invités dans une somptueuse bagnole à bras empruntée ainsi que son moteur à mominette à la ménagerie Cajapoux. — (Louis Forton, Les Pieds nickelés, volume 2 (juillet 1909-octobre 1910) Ribouldingue se marie. Édition numérique : ACT éditions, mars 2017.)
- (Désuet) Véhicule hippomobile, comme par exemple un corbillard.
- Notre grande voiture de Romanis, on l’a gardée, et on nous a laissé seulement la rubidal, la bagnole noire des trépassés. Ah ! quels maux, depuis, à rouler là dedans avec toi pour mauvais sort ! — (Jean Richepin, Miarka : la fille à l’ourse, page 32. Paris : F. Dentu éditeur, 1888 (réédition, 1re éd. en 1883))
- (Désuet) Roulotte hippomobile des gens du voyage.
- La bâche, bossuée par une gesticulation frénétique, tirée par de soudaines empoignades aux courroies intérieures, arrachée de ses boutonnières, claquait à la façon d’une voile que le vent fouette, et la bagnole bousculée de soubresauts tanguait et roulait à la fois ainsi qu’une barque dans un ressac. — (Jean Richepin, Miarka : la fille à l’ourse, page 38. Paris : F. Dentu éditeur, 1888 (réédition, 1re éd. en 1883))
-
taillole
?- (Provence) Longue ceinture de laine, presque toujours rouge, avec laquelle les gens se serraient les reins, pour retenir leur pantalon.
- Un grand garçon, alerte et solide, les reins étroitement serrés dans sa taillole en laine rouge. — (Alphonse Daudet, Journal officiel 3 août 1874, page 5514, 1ière colonne)
- C'était enveloppé dans sa taillole et lui, il traînait sa grande pioche avec des jambes de sept lieues. — (Henri Bosco, Le Trestoulas, Paris: Éditions Gallimard, 1935, chap. 1)
- Son ventre retombait en plis grassouillets sur une taillole de flanelle grège retenant le pantalon. — (Jean Siccardi, La Chênaie de Seignerolle, Presses de la Cité, 2010, chap. 17)
- Éclatantes blancheurs recherchées, semble-t-il, pour encore plus fortement accentuer la rutilance vermillonne des bérets à pompon et des tailloles rouges, les « zaïelles », c'est tout ce cinabre au cœur qui vous monte à la tête. — (Jean-Baptiste Giovannoli, Le frelon des Chabrands, Éditions Baudelaire, 2020)
-
créosol
?- (Chimie) Liquide incolore d'odeur agréable, que l'on extrait des goudrons, son point d’ébullition est à 221°. 2-méthoxy 4-méthylphénol.
- Les phénols de la créosote du goudron de hêtre constituent un mélange complexe de composés dont deux seulement, le gaïacol et le créosol, qui sont bivalents, présentent ici de l’intérêt. — (J.-P. Durvelle, Fabrication des essences et des parfums: chimie des parfums, 1908)
-
foliole
?- (Botanique) Chacune des petites feuilles qui forment une feuille composée.
- Sibbaldie, […]. Ce genre , qui est figuré pl. 221 des Illustrations de Lamarck, renferme des herbes à feuilles ternées, à folioles simples, dentées et découpées; à fleurs axillaires et terminales, quelquefois décagynes. — (Nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle appliquée aux arts, ouvrage collectif, tome 20, Paris : chez Deterville, an XI, page 471)
- (Par extension) (Vieilli) Chaque pièce d’un calice ou d’un involucre.
- Les folioles de l'artichaut.
- marolle
-
arboricole
?- Qui vit dans les arbres.
- Le prédateur humain avait hérité de ses ancêtres arboricoles, perchés sur les branches, de formidables « récepteurs à distance » : la vue et l’ouïe. — (Bernard Lenteric, L'empereur des rats, 1997, Plon, page 52)
- Qui a trait à l’arboriculture, c’est-à-dire la culture des arbres.
-
fléole
?- (Botanique) Graminée commune dans les prés.
- Il alla droit à l’écurie et fit lever son coursier du lieu confortable où il dormait profondément en rêvant de montagnes de blé et d’avoine et de pleines vallées de fléole ou de trèfle. — (Washington Irving, « La Légende du val ensommeillé », in Gene Baro, Couleurs locales. Treize nouvelles régionales américaines, traduction de Hélène Terré, collection « Vent d’ouest » n° 13, Seghers, 1965, page 60)
- corvol
-
envole
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de envoler.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de envoler.
- Le Moyen Âge les confond : si, dans les textes, Mélusine s’envole sous forme de serpent, dans l’iconographie qui illustre ses manuscrits elle est femme-serpent ou, le plus souvent, dragon volant ; et de même les « serpents » du Roman de la Violette ou du Lancelot en prose sont figurés comme des dragons ailés jetant du feu ; dans le Calendrier des bergers, les damnés suppliciés voient tomber sur eux des serpents « draconifiés », en ce qu’ils ont des embryons d’ailes et de pattes, le plus acharné d’entre eux ayant une tête de chien, des ailes de chauve-souris, des pattes à griffes de rapace. — (Bernard Sergent, Les Dragons, 2018, page 26)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de envoler.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de envoler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de envoler.
-
patafiole
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de patafioler.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de patafioler.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de patafioler.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de patafioler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de patafioler.
-
pyrrol
?- (Chimie) (Désuet) Variante orthographique de pyrrole.
- Ce glucoside donne la réaction de Millon aussi bien que la réaction xanthoprotéique ; dans ses vapeurs, on décèle du pyrrol. — ( Henri Colin, De la matière à la vie, 1926)
- Le pyrrol forme un liquide incolore, d’une odeur agréable, rappelant le chloroforme, d’une saveur brûlante ; il bout à 133° et possède une densité de 1,077. — (Ad. Wurtz, Dictionnaire de chimie pure et appliquée, Hachette, 1876)
-
rossignol
?- (Ornithologie) Une des espèces de petits oiseaux passereaux réputés pour leur chant varié, harmonieux et pur.
- À moins d’aimer les rossignols du parc Vilquin, ou quelque prince Lutin, Modeste n’avait pu voir personne, n’avait pu recevoir ni donner aucun signal. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- […] le thane de Coningsburg […] avait pris le contenu du karum pie pour des alouettes et des pigeons, tandis que c’étaient des becfigues et des rossignols, son ignorance l’exposa à un ridicule qu’il eût été plus juste d’attribuer à sa gloutonnerie. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- — « Tiens, dit-il, les rossignols chantent dans le jour : c’est donc que les femelles couvent. »Un rossignol ! Elle n’en avait jamais entendu, et l’idée d’en écouter un fit se lever dans son cœur la vision des poétiques tendresses. Un rossignol ! c’est-à-dire l’invisible témoin des rendez-vous d’amour qu’invoquait Juliette sur son balcon : cette musique du ciel accordée aux baisers des hommes ; cet éternel inspirateur de toutes les romances langoureuses qui ouvrent un idéal bleu aux pauvres petits cœurs des fillettes attendries !Elle allait donc entendre un rossignol. — (Guy de Maupassant, Une partie de campagne, dans La maison Tellier, 1891, réédition Le Livre de Poche, pages 197-198)
- Six années m’ont appris à reconnaître, dans le trille rauque, dans la courte gamme chromatique descendante que jette, dès février, un gosier d’oiseau, la voix du grand chanteur, un rossignol d’Auteuil fidèle à son bosquet, un rossignol dont la voix, au printemps, illumine les nuits. — (Colette, Bellaude, dans La maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Livre de Poche, 1960, page 135)
- Moi aussi, les soirs trop chauds m’ont terrassée ; moi aussi, l’odeur musquée des foins, les roulades du rossignol m’ont livré à la folie, à la faute. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 10)
- Crochet de serrurerie, clé « passe-partout » ou jeu de passepartouts.
- En conséquence, il tira de sa poche, non pas un trousseau de clefs, mais un trousseau de ces instruments destinés à les remplacer, et que l’on appelle rossignol, du nom sans doute de ce fameux Rossignol, qui se vantait d’avoir la clef de tous les chiffres. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- Le brigadier a hésité. Il a fini par se décider à entrer, en se servant d’un rossignol. — (Georges Simenon, Les 13 Mystères, Fayard, 1932, réédition Le Livre de Poche, page 78)
- (Familier) Objet démodé, vieilli en magasin.
- On espère découvrir un de ces merles blancs dans ces petites cages des bouquinistes des quais, — où chantent si piteusement tant de rossignols. — (Alfred Delvau, Les Heures parisiennes, 1865)
- Ce journal lui mangeait chaque année un millier de francs ; mais il faisait de lui le champion de l’Église, et l’aidait à écouler les rossignols sacrés de sa boutique. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
- Ce dernier, ayant remarqué que les marchandises démodées, les rossignols, s’enlevaient d’autant plus rapidement que la guelte donnée aux commis était plus forte, avait basé sur cette observation un nouveau commerce. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- Monsieur Chaluzier, le libraire, qui a un vieux stock de Discours de la méthode à écouler, fait revêtir ces rossignols de bandes qui disent : « Pour adultes seulement » ; il en compose une pleine vitrine : « For adults only » ; c’est un coup de génie ! Discours de la méthode ? Que vont imaginer ces Américains ? — (Alexandre Vialatte, Fred et Bérénice, Le Rocher, 2007, page 69)
- Tu te sens comme une poupée oubliée, un invendu sur une étagère, un rossignol délaissé en vue d'un nouvel arrivage. — (Camille Laurens, Fille, Éditions Gallimard, 2020)
- (Sens figuré) — Déflorée hors mariage, dans quel statut tomberait-elle, sinon celui de rossignol invendable, fond de tiroir, célibataire à vie qu'on baise puis refile aux copains ? En demeure soudain de respecter une membrane alors que rien ne presse, je me laisse vagabonder à des hauteurs métaphysiques. — (Arnaud Benstruc, L'année lunaire, Éditions Publibook, 2001, page 122)
- (Musique) Petite flûte, sifflet ou jeu d’orgue.
- Cinquante églises paroissiales, collèges, hôpitaux ou couvents ont désormais leur orgue. Dix à quinze jeux ne sont pas chose rare, non plus que les montres de seize pieds. Le goût du temps fait apparaître d'étonnantes sonorités. Il y a à Saint-Eustache un rossignol et deux «soleils avec cymbales». — (Jean Favier, Paris: Deux mille ans d'histoire, éditions Fayard, 1997, chapitre 14)
- Maladie de la peau caractérisée par des ulcérations des doigts, souvent d’origine professionnelle.
- Les mégissiers sont en outre exposés à une autre affection non moins bizarre et plus douloureuse encore que la précédente : ils l'appellent rossignol, parce qu'elle leur arrache des cris de douleur. Son siège est à l'extrémité des doigts, sur la pulpe de ces organes : sur un point très limité, la chaux corrode et détruit l'épiderme, et le corps papillaire mis à nu se trouve exposé aux frottements et à toutes les causes d'irritation; les douleurs qui en résultent sont parfois d'une extrême acuité; néanmoins, les ouvriers continuent leur travail sans conséquences fâcheuses. — (Leçons théoriques et cliniques sur les affections cutanées artificielles et sur la lèpre, les diathèses, le purpura, les difformités de la peau, etc, professées par Ernest Bazin & rédigées & publiées par L. Guérard, Paris : Adrien Delahaye, 1862, page 95)
- (Charpenterie) Morceau de bois destiné à bloquer le tenon dans la mortaise, ou pour compenser une mortaise trop grande.
- Le tenon-mortaise du pied de ce poinçon est bloqué dans l'entrait par une cheville en bois et par un rossignol. — (Frédéric Épaud , De la charpente romane à la charpente gothique en Normandie, Éd. CRAHM, Caen 2007)
- (Marine) Petit sifflet utilisé par le maître d'équipage pour donner ses ordres.
- Ils prirent le petit sifflet anglais, le rossignol, et le suspendirent à leur boutonnière, [...] — (Auguste Jal, Glossaire nautique, Éd. Firmin-Didot, Paris 1848)
- (Médecine vétérinaire) Fistule artificielle qu'autrefois les maréchaux-ferrants faisaient venir sous la queue d'un cheval poussif croyant ainsi donner une issue au gaz intestinaux, qui selon eux gênaient le cheval.
- Le rossignol est un trou qu'on fait entre la queue et le fondement et qui doit communiquer avec le boyau, ce trou se fait avec une grosse gouge que l'on fait rougir. — (de Garsault, Le Nouveau Parfait Maréchal, éditions De Poilly, Paris 1746)
-
grolle
?- (Populaire)(Argot) Chaussure.
- Il a encore trouvé à redire à propos de mes grolles, que je faisais avec trop de bruit dans les escaliers.— (Louis-Ferdinand Céline, Mort à crédit, Denoël, Paris, 1936)
- – Ben, qu’on nous laisse au moins mettre nos grolles !Les grolles !.. C’est devenu un mot, une chose tragique, pour ces pauvres pieds de fantassins affreux à voir et à traîner, des pieds sans chaussettes, éraillés par le cuir des gros souliers, […] — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, collection Le Livre de Poche, pages 13-14.)
- C'est fou ce qu’elles usent de grolles. — (Georges Brassens, La Complainte des filles de joie sur l’album Le temps ne fait rien à l’affaire, 1961)
- Y m’a filé une beigneJ’lui ai filé une torgnoleY m’a filé une châtaigneJ’lui ai filé mes grolles — (Renaud, Laisse béton sur l’album Laisse béton, 1977)
-
floricole
?- (Écologie) Dont la vie se passe sur les fleurs.
- La Cétoine dorée ou Émeraudine de Geoffroy est très commune; à l'état parfait, elle est essentiellement floricole, elle fréquente depuis la fin de mai jusqu'au commencement de l'automne, dans les champs, les fleurs des Ombellifères et des Chardons, et dans les jardins, les Roses, les Pivoines et les Lilas. — (E. Lucet, Les insectes nuisibles aux rosiers sauvages & cultivés en France: descriptions et mœurs, dégâts, moyens de destruction , Rouen : imprimerie E. Cagnard 1898, & Librairie des sciences naturelles P. Klincksieck, 1900, p. 51)
- Il est toujours délicat de lutter contre un insecte floricole. — (A. Bournier, Les thrips: biologie, importance agronomique, 1983)
- Qui se rapporte aux fleurs.
- Lʼessentiel du travail floricole se déroule en été au moment où tous les bras sont occupés par un calendrier agricole particulièrement fourni.— (Paul Castéla, La fleur en Europe occidentale: étude géographique de la production et du commerce des plantes ornementales, 1968)
- grandeyrolles
-
hyperbole
?- (Littéraire) Figure de style qui consiste à augmenter la vérité des choses, exagération volontaire dans le but de produire un effet.
- Moy-mesme, qui faicts singuliere conscience de mentir et qui ne me soucie guiere de donner creance et authorité à ce que je dis, m’apperçoy toutesfois, aux propos que j’ay en main, qu’estant eschauffé ou par la resistance d’un autre ou par la propre chaleur de la narration, je grossis et enfle mon subject par vois, mouvemens, vigueur et force de parolles, et encore par extention et amplification, non sans interest de la verité nayfve. Mais je le fais en condition pourtant, qu’au premier qui me rameine et qui me demande la verité nue et crue, je quitte soudain mon effort et la luy donne, sans exaggeration, sans emphase et remplissage. La parole vive et bruyante, comme est la mienne ordinaire, s’emporte volontiers à l’hyperbole. — (1595, Montaigne, Essais, Livre III, Chapitre 11, P. U. F., 1965)
- Il y a un tour de Fiction, au moyen duquel la penſée ne doit pas être entendue littéralement comme elle eſt énoncée, mais qui laiſſe apercevoir le véritable point de vûe en le rendant ſeulement plus ſenſible & plus intéreſſant par la Fiction même. De là naissent l’Hyperbole, la Litote, l’Interrogation, la Dubitation, la Prétérition, la Réticence, l’Interruption, le Dialogiſme, l’Épanorthoſe, l’Épitrope, & l’Ironie ; celle-ci ſe ſoudiviſe, à raison des points de vûe ou des tons, en ſix eſpèces ; ſavoir, la Mimèſe, le Chleuaſme ou Perſifflage, l’Aſtéiſme, le Charientiſme, le Diaſirme, & le Sarcaſme. — (Encyclopédie méthodique : Grammaire et Littérature, tome second, Panckoucke / Plomteux, Paris / Liège, 1784)
- Il était exaspéré, parlait très-haut, et pour la première fois peut-être de sa vie mettait des hyperboles là où sans cesse il employait des diminutifs de mots ou d’idées. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, pages 194-195)
- Ils ne sont pas en peine d’être gouailleurs et d’employer avec la pratique un langage ambigu, la métaphore et l’hyperbole. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- Telle est, fleurie de métaphores et d’hyperboles, la beauté de la femme arabe vue par son poète ; […] — (Pierre Louÿs, La femme dans la poésie arabe, dans Archipel, 1932)
- Vossius justifie son hypothèse par des remarques d’ordre philologique : les paroles de Moïse ne doivent pas nécessairement être prises dans un sens absolu, mais elles doivent être entendues d’après le génie propre des langues orientales, qui ont souvent recours à l’hyperbole, aussi bien dans les écrits historiques que dans les textes poétiques. — (Seguin, Maria Susana. « Déluge et déluges : de la pluralité des mondes au polygénisme », Dix-septième siècle, vol. 221, no. 4, 2003, pp. 685-694.)
- Les astrologues n’ont jamais fourni d’explication satisfaisante à la question suivante : pourquoi les astéroïdes et les satellites ne sont-ils pas pris en compte dans l’élaboration d’un horoscope ? Les réponses que l’on entend habituellement relèvent davantage de l’hyperbole que de la logique. — (Barry Williams (traduit par Claude Lafleur), L’astrologie confrontée aux progrès de l’astronomie, dans Le Québec sceptique, n°24, p.41, décembre 1992)
- Dans la vie, y’a le Superbowl, et l’hyperbole — (2017, Fares C. aka John Mitzewich) Les deux hyperboles (2) (rouge).
- (Géométrie) Section faite dans un cône du second degré par un plan qui, étant prolongé, rencontre les deux nappes de cette surface.
- Toute vie signifie, fût-ce celle d’un insecte, et le sentiment de son importance, énorme en tout cas pour celui qui l'a vécue, ou du moins de son unique singularité, augmente au lieu de diminuer quand on a vu la parabole boucler sa boucle, ou, dans des cas plus rares, l’hyperbole enflammée décrire sa courbe et passer sous l'horizon. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 157)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.