Dictionnaire des rimes
Les rimes en : faux
Que signifie "faux" ?
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- Qui n’est pas conforme, ou qui ne se conforme pas à la réalité. Quand il s’agit des idées et des sentiments, et de leur expression, il signifie que ces idées, ces sentiments ou leur expression sont contraires à la réalité par erreur ou par imposture.
- Ces gens-là savent bien qu’ils sont exposés à des dommages-intérêts et même à la prison ; mais que leur importe ? ils ont changé d’habit, donné un faux nom et une fausse adresse et par-dessus tout ils sont insolvables. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- Le voleur, m'avez-vous dit, portait une fausse barbe; c'était Berry qui s'était ainsi déguisé afin que M. de Bernage ne le reconnût pas. — (Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, p. 264)
- (Souvent) Vain et infondé.
- Fausse joie ; fausse crainte ; fausse honte
- Fausse pudeur, pudeur qui se trompe d’objet.
- (Art) Ce qui s’écarte du naturel.
- Le faux goût qui règne dans cet ouvrage. — Fausse éloquence.
- Dessin faux. — Coloris faux ; ton faux. — Tableau faux de couleur.
- Faux brillants, pensées ingénieuses et qui ont quelque éclat, mais qui sont dépourvues de justesse et de solidité.
- Qui manque d’exactitude, de justesse ou de rectitude.
- Règle fausse. — Faux calcul ; argument, raisonnement faux
- Avoir le jugement, l’esprit, le goût faux. — Les esprits faux sont dangereux.
- Qui, soit volontairement et dans un dessein de mensonge, soit involontairement, par suite d’insuffisance, ne répondent pas à leur nom, à leur nature présumée ou à leurs apparences.
- Une presse complaisante jusqu’à la servilité répandait dans le public, depuis les salons jusqu’aux mansardes, les idées les plus fausses et les plus dangereuses. — (Général Ambert, Récits militaires : L’invasion (1870), Bloud & Barral, 1883, page 240)
- Fausse piété ; faux zèle ; fausse modestie ; fausse politesse
- Faux contrat ; faux acte ; faux titre ; faux testament. — Faux poids.
- Faux diamants ; bijoux faux
- Qui est postiche ou contrefait, sans qu’il y ait dans l’objet postiche ou dans la contrefaçon une intention de simulation frauduleuse.
- Fausse porte ; fausse fenêtre ; fausse dent ; faux cheveux
- La dame de Lespoisse, leur mère, ne menait grand train, à la Motte-Giron, que pour faire des dupes. En réalité, elle n’avait rien et devait jusqu’à ses fausses dents. — (Anatole France, Les Sept Femmes de la Barbe-Bleue et autres contes merveilleux, 1909)
- Qualifie des phénomènes ou des objets qui présentent l’apparence de phénomènes ou d’objets différents en réalité et peuvent ainsi causer des méprises.
- Faux croup, maladie des organes respiratoires qui ressemble à la diphtérie.
- (Par extension) Qualifie des objets ou à des actes irréguliers, incorrects, insuffisants, manquant à leur destination.
- Les petits faux sauniers imaginaient aussi toutes sortes de camouflages pour passer de faibles quantités de faux sel. — (Bernard Briais, Contrebandiers du sel : La vie du faux saunier au temps de la gabelle, Paris : Éditions Aubier Montaigne, 1984, page 74)
- Faux mouvement, faux bond, faux pas
- Faire un faux pas. — Fausse manœuvre. — Faire fausse route.
- (Musique) Qui n’est pas juste ; qui n’est pas dans le ton.
- Fausse corde, Corde qui n’est pas montée au ton juste.
- Corde fausse, Corde qui ne peut jamais s’accorder avec une autre.
- Qui n’est pas ce qu’elle semble ou ce qu’elle dit être, en parlant d’une personne.
- Le faux Smerdis, le faux Démétrius, Les imposteurs qui se firent passer pour Smerdis, pour Démétrius.
- Faux prophète. — Faux brave.
- Il s’est glissé parmi eux un faux frère qui les a trahis.
- Qui affecte des sentiments qu’il n’a pas, dans le dessein de tromper.
- L’essentiel pour les jésuites, c’était d’affaiblir, d’amoindrir, de rendre les âmes faibles et fausses, de faire des petits très-petits, et les simples idiots ; une âme nourrie de minuties, amusées de brimborions, devait être facile à conduire. — (Jules Michelet, Le prêtre, la femme, la famille, Paris : Chamerot, 1862 (8e éd.), page 65)
- Et le roi éclata de rire, mais d’un rire si faux, que l’écho de la chambre le répéta d’un ton lugubre. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VI)
- Le chevalier jeta un coup d’œil sur l’inconnu : sourire faux, regard sournois, l’homme lui déplut. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
Mots qui riment avec "o"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "faux".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : o , os , ot , ôt , ots , ôts , au , aux , aut , auts , eau , eaux et ho .
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nélombo
?- (Botanique) Lotus hindou.
-
brûlot
?- (Navigation) Navire rempli de matières combustibles et destiné à incendier d’autres vaisseaux. — Note : C’est le sens initial du mot.
- Au milieu de la nuit, des brûlots lancés par les Anglais vinrent tomber au milieu de l’escadre. Les capitaines effrayés coupèrent leurs câbles et s’efforcèrent de gagner la haute mer. — (Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, Hachette, Paris, 1873, 3e édition, 1877, page 12)
- (Sens figuré) (Journalisme) Pamphlet incendiaire au ton très virulent.
- De juillet 1888 à février 1890, Alfred Le Petit réactive son journal satirique de 1871, La Charge, pour en faire un brûlot boulangiste, mais il s’enlise avec le déclin du général. — (Bertrand Tillier, À la charge ! : la caricature en France de 1789 à 2000, Éditions de l’Amateur, 2005, page 73)
- Il y a presque dix ans paraissait un brûlot collectif intitulé : Interdit aux autruches (Les Intouchables, 1997). Dans l’un des textes du recueil farouchement anti-boomer, l’écrivain Stéphane Despatie déversait tout son fiel sur une « génération qui, selon lui, exerce une mainmise autoritaire sur ses aînés et ses cadets », et qui serait menée par « les trop nombreux péteux d’bretelles, flatteux d’bedaines, mangeux d’avenir et fêteux d’rues se prenant pour les premiers et, bien sûr, les derniers révolutionnaires et citoyens responsables de l’histoire du monde. » (p. 121) — (L’Action nationale, volume 96, numéros 1 à 5, Ligue d’action nationale, 2006)
- C’est un véritable brûlot que M. Aussant a lancé depuis Londres où il travaille dans le secteur financier. Dans une lettre ouverte adressée au Devoir, intitulée « Si j’étais militant péquiste », il plaide pour « une refondation du Parti québécois ». — (Les candidats à la direction du PQ commentent le brûlot d’Aussant, dans http://www.lapresse.ca, 10 septembre 2014)
- Moutier écrit donc que sa liberté d’expression littéraire a été limitée au nom d’une morale qu’il varlope avec ironie. Le brûlot du statut Facebook fait boule de neige. Le milieu littéraire québécois est en émoi. — (Émilie Dubreuil, Le psychanalyste, la censure et l’air du temps, radio-canada.ca, 10 février 2021)
- (Par extension) (Cuisine) Eau-de-vie ou rhum que l’on brûle pour relever une omelette, une salade d’oranges, etc.
- Un brûlot mon gendre, ça chauffe la tripe et ça nettoie la tête; y a rien de meilleur pour le corps. — (Guy de Maupassant, Toine, dans Les Contes normands)
- Faut faire un brûlot ! cria Mes-Bottes ; deux litres de casse-poitrine, beaucoup de citron et pas beaucoup de sucre ! — (Émile Zola, L’Assommoir/Chapitre III, 1877, Charpentier, 1879, page 111)
- « Un verre de vin ! me disent-elles.— Oui, un verre de vin. »Je n’en bois que pour trinquer dans les cabarets ou dans les auberges, parce que c’est gai les verres qui se choquent, comme je ne bois de cognac que pour faire des brûlots : c’est joli, les flammes bleues. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- (Lorraine) (Cuisine) Préparation culinaire consistant à brûler du sucre avec de l’eau-de-vie ; récipient destiné à cet usage.
- M. Léon Collin, de Grand-Failly, m’a rappelé une préparation à base d’alcool qui se faisait dans la commune : le brûlot, Dans un récipient métallique conçu pour cet usage — et portant le même nom —, on faisait brûler du sucre sur de la goutte enflammée. — (Daniel Bontemps, Au temps de la soupe au lard, éditions Serpenoise, 1993, ISBN 978-2-87692-179-5)
- (Cuisine) (Vieilli) Morceau très salé ou très poivré [2].
- (Technique) (Miroiterie) Ancien polissoir pour les miroirs [2].
- (Vieilli) (Désuet) Homme ardent, inquiet, entreprenant, boutefeu [2].
- (Antiquité) Baliste [2].
- Homme imbibé d’alcool Référence nécessaire
- (Par analogie) Sorte d’insecte qui, en automne, cause des démangeaisons à la peau en s’y attachant.
- (Canada) Moucheron (genre Simulium) dont la piqûre donne une sensation de brûlure intense.
- Je pardonne au « moustique à collier blanc », qui provoque un jet de sang à chaque piqûre. Je subis avec patience les coups du « frappe d’abord », les impressions cautérisantes du microscopique « brûlot » ; mais le culex, je le hais, je le méprise, je voudrais le conspuer et le martyriser pendant toute une éternité. — (Henry de Puyjalon, Récits du Labrador, 1894, Imaginaire/Nord, 2007, page 54)
- Il pourrait désigner, en forçant un peu la note, cette mouche du coche de Lafontaine, qui « pique l’un, pique l’autre, et pense à tout moment qu’elle fait aller la machine… Va, vient, fait l’empressée… » mais malheureusement, je n’ai pas même vu l’ombre d’une mouche à mon départ : Maringouins, frappe-d’abord, mouches noires, moustiques, toute la gent pique-fort était restée dans ses retranchements, car il soufflait un vent du nord qui poussait bien notre pirogue, mais qui n’était pas du tout favorable aux mouches. Nous n’avons pas même senti la piqûre du brûlot, ce liliputien du monde des insectes. — (Napoléon Caron, Voyages, 1888, page 182)
- Il est vrai que c’est par curiosité que notre mère Ève mangea le fruit défendu. Avec le résultat qu’il nous est désormais interdit de passer nos journées à nous promener dans le jardin d’Éden […] et de manger des bleuets et des catherinettes en caressant négligemment les gentils petits tigres et les éléphanteaux domestiques. Au lieu de cela, du fait de notre première mère nous habitons les rives du Saint-Laurent, mangeons notre pain à la sueur du boulanger et sommes soumis aux attaques des bêtes féroces telles que moustiques, brûlots, frappe-d’abord et inspecteurs du Revenu. — (Ringuet (Philippe Panneton), Confidences, Fidès, Montréal/Paris, 1965, page 83)
- Le nord du Québec possède pourtant un bien meilleur moyen de repousser les hordes de touristes avides de grande nature […] Au Québec, nous pouvons compter sur les maringouins, les brûlots, les mouches noires et les différentes espèces de « frappe-à-bord » : mouches à chevreuil, à orignal, à caribou, à vache, à tout-ce-que-vous-voudrez et qui, faute de ces animaux, s’accommodent très bien d’une bonne bouchée de pêcheur ou de campeur. […] Chaque insecte se distingue par sa taille, sa rapidité et son mode de torture. De plus, ils ont des horaires complémentaires. Les mouches noires et « frappe-à-bord » dominent durant le jour, tandis que brûlots et maringouins préfèrent le crépuscule, bien qu’ils s’accordent fréquemment des heures supplémentaires. Ces charmantes bestioles ne semblent dormir que par les nuits très fraîches. […] De plus, l’humidité favorise la prolifération de ces meutes de mini-perceuses. — (Québec Chasse et Pêche, juillet 1975, page 45)
- (Poitou) Feu que l'on fait avec des broussailles, des petites branches, des débris de jardinage, dans le but de s'en débarrasser.
- Lalie tournait autour du brûlot en battant des mains. Michel, qui avait ramassé des châtaignes précoces, les lui installa dans un petit tas de cendre chaude qu'il tira à l'écart du brûlot. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920, cité dans École et la Vie, volume 34, 1950, page 292)
- Que fait-il en cette fin d'été 1939 au beau milieu du jardin de la petite maison de Brouvilliers, affairé qu'il est, autour d'un brûlot improvisé où se consument feuilles, branches, cartons et documents ? — (Pierre Gastineau, "Double mètre", vie et mort d’un syndicaliste, Éd. Publibook, 2005)
-
appassionato
?- Passionné.
- un bacio appassionato.
- un baiser passionné.
- una mecenate appassionata di musica.
- une mécène passionnée de musique.
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primordiaux
?- Masculin pluriel de primordial.
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cicéro
?- (Typographie) Point typographique de 4,512 mm.
- Il brûlait du désir de voir quel effet produirait sa prose imprimée en caractère cicéro. — (Henry Murger, Scènes de la vie de bohème, 1848)
- (Cartographie) Multiple du point typographique, égal à douze points[1].
-
bigarreau
?- Fruit du bigarreautier ; sorte de cerise rouge et blanche qui a la chair plus ferme que les autres cerises (Prunus avium).
- II y a le bigarreau tardif ou de fer, qui mûrit plus tard, & qui n'est pas si sujet aux vers que l'ordinaire : il fait un bel arbre. Le cœuret est une espece de bigarreau plus tendre & fait en cœur , dont le goût est relevé. — (La nouvelle Maison rustique, ou, Économie rurale pratique et générale de tous les biens de la campagne, par Louis Liger, tome 2, Paris : chez les Libraires associés, 1790, p. 152)
- Les bigarreaux ont un pédoncule long et grêle, un fruit cordiforme avec un sillon longitudinal bien marqué et la chair est ferme. — (Nicole Tonelli, François Gallouin, Des fruits et des graines comestibles du monde entier, 2013)
- Quand auras-tu fini, cria-t-elle, de tourner une mèche de cheveux autour du bout de ton nez ? Excellent moyen d’avoir le nez rouge et en forme de bigarreau ! — (Colette, Le képi, Fayard, 1943 ; éd. Le Livre de Poche, 1968, p. 121.)
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peso
?- Monnaie de plusieurs pays, d’anciennes colonies espagnoles. Son symbole est ₱ (Unicode U+20B1).
- Les pesos sont réservés aux Cubains et les touristes doivent acheter des pesos convertibles.
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abyssaux
?- Masculin pluriel de abyssal.
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chalumeaux
?- Pluriel de chalumeau.
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architecturaux
?- Masculin pluriel de architectural.
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crado
?- Cradingue.
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casseau
?- (Typographie) Moitié de casse dont les compartiments sont plus grands et plus profonds et qui sert de réserve pour différents caractères.
- Victoire Versailles, petite parente et fille de chambre de Mme Knapen, avait pour amant aimé M. Champagne, élève imprimeur, dont le lit était dans une soupente au-dessus des casseaux de caractères. — (Nicolas Rétif de la Bretonne, Monsieur Nicolas, 1796, bibliothèque de la Pléiade, tome 1, page 1117)
-
boléro
?- (Musique) Air de danse espagnol joué à la guitare sur un rythme à trois temps, qui accompagne un couple de danseurs jouant des castagnettes.
- (Danse) Danse que cet air accompagne.
- (Habillement) Petite veste de femme d’origine espagnole.
- Le costume des femmes est d’un éclat tout asiatique ; il se compose d'une culotte bouffante, serrée à la cheville, d’un boléro très ouvert qui laisse la poitrine libre dans la mince étoffe. — (Pierre Louÿs, Lesbos aujourd’hui, 1901, dans Archipel, 1932)
- Sur scène, elle portait une jupe très large de satin et un boléro incrusté de jais, costume que lui avait prêté la direction. — (Patrick Modiano, Une jeunesse, Gallimard, collection Folio, 1981, page 76)
- Sa partenaire, la fille qui porte un boléro pour exhiber son piercing au nombril, vient de New York. — (William Bayer, La Ville des couteaux, trad. Gérard de Chergé, éditions Payot & Rivages, 2006, chapitre 2)
- (Habillement) Petit chapeau rond espagnol.
- broncho
-
caveaux
?- Pluriel de caveau.
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numéro
?- Identifiant numérique ou parfois alphanumérique qu’on met sur quelque chose et qui sert à le reconnaître.
- Tout s’effaça de ce qui avait été sa vie, jusqu'à son nom; il ne fut même plus Jean Valjean; il fut le numéro 24601. — (Victor Hugo, Les Misérables, I, 2, 6 ; 1862)
- […] et le porteur de pancarte, qui indiquait les rounds, se mit à promener dans le parterre un gigantesque numéro un. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Une fois, un petit pâtissier, qui portait sur sa tête une énorme architecture de friandises, descendit de l’impériale, et l’on appela les numéros – Numéro 66 !Numéro 66 !… Et moi, j’avais le 364.998 ! — (Octave Mirbeau, En attendant l’omnibus, Le Journal, 27 septembre 1896)
- […] et ils sont bien assez malins pour lui avoir demandé son numéro de livret de Caisse d’épargne avant. Loueur de voitures, c’est comme marchand de bêtes, c’est des métiers d’arcandier. — (Alain Aucouturier, Le Bon Dieu dans les orties, Éditions de Borée, 2003, page 117)
- Sur trois rangées de tables, les joueurs étaient alignés en bon ordre, […]. Des cartons de loto avec de gros numéros noirs et des cases vides en face des joueurs. — (Xavier-Marie Bonnot, Les Âmes sans nom, éd. Belfond, 2010, chap. 28)
- (Informatique, Mathématiques) Place ordonnée d’un élément dans un ensemble dénombrable, généralement traduit par un ordinal ou une lettre et un intervalle de variation. Note : Selon le contexte, cet élément prend un nom spécifique : coefficient, terme, etc. ; et sa place ordonnée également : rang, indice, index, etc.
- Ainsi puisque dans la progression géométrique proposée, le premier terme, la raison & le terme dont on demande le numéro, sont donnés ; […] en ajoûtant 1 à ce nombre, on aura le numéro qu’on demande. — (Charles-Etienne-Louis Camus, Cours de mathématique : Élémens d’arithmétique, volume 1, 1764)
- Si la suite (SN) n’est pas bornée, cela signifie que quelle que soit une constante M, on peut toujours trouver un numéro N tel que SN > M. — (Ekaterina Voltchkova, Suites numériques 5)
- Analyse de la relation entre le numéro d’une figure donnée dans une suite et une quantité qui lui est associée ; représentation par un ensemble de couples, un tableau de valeurs, un nuage de points. — (Ministère de l’Education Nationale, Enseignement de mathématiques Classe de première STMG)
- Ainsi, si une erreur apparaît, le message d’erreur sera donné avec ce numéro de ligne ou avec ce nom de fichier. — (Marylène Micheloud et Medard Rieder, Programmation orientée objets en C++ : une approche évolutive, 2002, ISBN 9782880745042, p. 123)
- Renvoie le numéro de colonne de la référence de cellule spécifiée. Par exemple, la formule =COLONNE(D10) renvoie 4, car la colonne D est la quatrième colonne. — (Microsoft, COLONNE (COLONNE, fonction))
- (Par extension) Rang dans une hiérarchie.
- J’écrirai au général commandant l’école ; il verra votre fils, il s’en occupera, et le numéro de sortie sera un bon numéro, croyez-le. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- Les propos de la nouvelle secrétaire générale de la fédération CGT Mines-énergie, Virginie Gensel, sont tout aussi pugnaces que ceux de Bernard Thibault, le numéro un du syndicat. — (Christophe Bys, Une militante énergétique, dans L’Usine nouvelle no 3186, du 1er avril 2010, page 10)
- Grandeur ou qualité de certaines marchandises.
- Deux fils de même ténacité, mais de numéros différents, qui doivent être tendus conséquemment avec la même traction, ne peuvent donc pas, au dévidoir, prendre le même dispositif de tension. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature, 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Publication périodique numérotée suivant sa date. — Note : il est très souvent écrit nº quand il est suivi par un nombre.
- La Guerre Civile durait depuis trois mois, elle avait cinq cents abonnés et huit cents acheteurs au numéro, […]. — (Paul Nizan, La Conspiration, 1938, p. 44)
- Les manuscrits originaux de Camille Desmoulins, utilisés sans doute par Matton aîné, constituent une importante liasse de la Bibliothèque de la Ville de Paris. Il prouvent surabondamment que Camille Desmoulins a rédigé le numéro VII du Vieux Cordelier. — (Fernand Mitton, La Presse française, vol.2 : sous la Révolution, le Consulat, l'Empire, Paris : chez Guy Le Prat, 1945, page 169)
- Dans son numéro du 15 janvier 1899, le journal bimensuel parisien le Correspondant médical tirait la sonnette d’alarme en disant : « L’enfant boit ! […]. Les nourrices donnent du vin à leurs nourrissons et s’ébaudissent de leur exubérante gaîté. » — (Alberto Toscano, Critique amoureuse des Français, Fayard/Hachette littérature, 2009)
- (Par extension) Exemplaire d'une telle publication.
- Mais, à Guingamp, les journaux ne sont pas encore arrivés ; à Saint-Brieuc ils sont bien arrivés : seulement il n’en reste plus un numéro à la marchande ; le Briochins l’ont dépouillée avant nous. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, page 56)
- Les volumes de la Ire série (années 1936, 1937, 1938 et 1939) sont épuisés ; on peut toutefois se procurer certains numéros séparés au prix de 2 NF le fascicule simple et 4 NF le fascicule double. — (Les Monuments historiques au service des orgues de France, Caisse nationale des monuments historiques, 1962)
- (Art) Spectacle donné par un acteur.
- Les magnifiques music-halls terminaient chaque numéro du programme par un couplet chauvin qui soulevait des scènes d’enthousiasme éperdu ; […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 213 de l’édition de 1921)
- Il avait appartenu, en qualité de porteur, à une troupe d’acrobates de cirque, puis s’était entraîné au tapis, en vue d’un numéro de « flic-flac » avec rattrape sur les épaules. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- S’il en est capable, le bonisseur fait encore un numéro à l'intérieur, pour corser le spectacle. — (Jacques Deslandes, Histoire comparée du cinéma, Casterman, 1966, page 188)
- (Par extension) (Péjoratif) Comportement de quelqu'un qui se donne en spectacle.
- Aussi je vais faire mon petit numéro de taquineuse, m'asseoir et revérifier le présent, à partir de mon neuf millième moment « de bonne prose sur le point de naître ». — (James Ellroy, Lune sanglante, traduit de l'anglais (États-Unis) par Freddy Michalski, Éditions Payot & Rivages, 1987, 2015)
- Sauf que cette fois, les numéros pagnolesques devant les caméras ne suffisent plus à conjurer la crise. Gaudin a choqué la population en s'enfermant d'abord dans le déni, allant jusqu'à accuser la pluie. — (Louis Hausalter, A Marseille, l'effondrement du système Gaudin, dans Marianne n° 1132 du 23-29 novembre 2018, page 28)
- (Sens figuré) Personne drôle ou particulière.
- Celui-là, quel numéro !
- Il en riait comme d’une bonne farce qu’il se fût faite à lui-même et disait à Adélaïde qu’il était tombé sur un drôle de numéro. — (Marcel Aymé, La Jument verte, éd. Gallimard, Paris, 1933)
- (Par ellipse) Numéro de téléphone.
- « Si on est dans la rue, dans un bar et qu'il y a un mec relou, pas dangereux mais qui est quand même insistant, et qu'on n'a pas envie d'entrer dans des explications sur le consentement, l'idée, c'est qu'on lui donne ce numéro pour s'en débarrasser », explique-t-elle à Franceinfo. — (« Harcèlement : un numéro à donner aux "relous" », Le Point, 27 octobre 2017)
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biseaux
?- Pluriel de biseau.
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cabot
?- (Familier) (Péjoratif) Chien.
- À ce moment-là, le cabot est arrivé en aboyant ;j’ai voulu m’en saisir, mais la sale bête, elle a failli me prendre le nez entre ses dents. — (Nikolaï Gogol, Les nouvelles de Petersbourg - Les carnets d'un fou, 1835 (traduction d’André Markowicz, réédition Éditions Acte Sud, 2007, page 287))
- L'ouverture donnait sur la loge de Gaby Million où la vedette avait laissé ses chiens. Les bêtes se mirent à aboyer.Naturellement c'est plein de cabots, crut devoir déclarer spirituellement Mr. Morgan. Mes girls aussi en trimbaleraient une meute si je le tolérais. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
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bocaux
?- Pluriel de bocal.
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albédo
?- (Astrophysique) Grandeur caractérisant la proportion d’énergie lumineuse réfléchie ou diffusée par un corps éclairé.
- L’albédo moyen terrestre est de 0,3 toutes surfaces confondues.
- L’albédo planétaire dépend à la fois de l’albédo des surfaces et de la présence de nuages. — (Philippe Bougeault, Robert Sadourny, Dynamique de l’atmosphère et de l’océan, 2001)
- (Botanique) Mésocarpe de couleur blanche des agrumes. (Face interne de la peau des agrumes).
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bestiaux
?- (Collectif) (Au pluriel) Ensemble des animaux domestiques d’une exploitation rurale, comprenant à la fois le gros et le petit bétail.
- Faciès anthropogène à Polygonum sp. pl. observable dans les zones plus ou moins fangeuses fréquentées par les bestiaux et où s’installent des espèces nitratophiles […] — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 55)
- (Collectif) (Au pluriel) Gros bétail d’une exploitation.
- Je vais apprendre, je le devine, que mes bestiaux ont été enlevés pour arracher à la faim les bandits voraces que leurs maîtres ne peuvent entretenir qu’à l’aide du vol et du brigandage. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Vous vous pâmez platoniquement devant des sultanes de bas lieu, qui doivent, ce me semble, à l’aspect de la délicate personne d’un poëte, ouvrir des yeux aussi grands que des bestiaux qui se réveillent dans un incendie. — (Charles Baudelaire, La Fanfarlo, 1847 ; Gallimard, 2012, collection Folio, page 23.)
- Le brave et honnête garçon que vous avez vu en bas le remplace avec beaucoup d’intelligence, quand il va en foire acheter des bestiaux. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
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bourreau
?- (Sens figuré) Qui est une cause de tourment physique.
- La nature est assez bourrelle, elle nous force assez à manger, à rechercher la boustiffe, par tombereaux, par tonnes, pour entretenir sa chaleur, elle peut bien mettre un peu de drôlerie au fond de cette damnée carcasse. — (Louis-Ferdinand Céline, Les Beaux Draps, 1940, page 171)
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museau
?- Partie de la tête de certains animaux, qui comprend la gueule et le nez (surtout lorsque cette partie est pointue).
- Contre sa jambe trottinait son chien « Lirot », un fort mâtin à museau aigu, à poil d’hyène, hérissé de piquants noirs de l’échine au panache. — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, 1910, chapitre 2)
- Museau de brochet, de requin.
- (Familier) Visage en parlant des personnes, mais seulement par mépris ou par plaisanterie.
- – Non, je ne l'ai pas vu. Personne ne le voit. Depuis qu'il s'est amené dans le pays et qu'il s'est installé là-haut, il n'a pas montré son museau une seule fois. — (Henri Bosco, L’Âne Culotte, 1937)
- Quand je vois maintenant passer une poutrôneQui se teint la tignasse et se peint le museau,C’est à courir piquer sa tête dans le RhônePour se désemplâtrer et se rincer la peau. — (Joanny Gonindard, Au gré du vent, 2016)
- (Ironique) (Populaire) Homme qui fait l’agréable.
- Voilà encore un beau museau, un plaisant museau.
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barreaux
?- Pluriel de barreau.
- Comment se fait-il que l’Alhambra de nougat conserve intactes ses délicates aiguilles et ne tombe pas en ruines, que la compote soit assez patiente pour ne pas s’évader à travers les barreaux de pâte de la tarte, que le saint-honoré tremblant et mollasse ne devienne pas une informe bouillie semblable à de la neige longtemps piétinée, que le godiveau, continuant à présenter une figure géométrique, ne soit pas démantelé de ses quenelles, décasematé de ses écrevisses, et que la timbale elle-même ne finisse point par s’effondrer, laissant de son ventre ouvert dégouliner ses entrailles fumantes ? — (Jean Richepin, Le Pavé)
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calicot
?- (Textile) Toile de coton moins fine que la percale et dont le tissu n’est pas croisé.
- Le billard a des rideaux de calicot gris avec des bordures vertes et deux divans. — (Honoré de Balzac, Béatrix, 1838-1844, première partie)
- Sur la scène, une table est maintenant installée, qu’on surcharge de lots, les premiers qui doivent être tirés. Le président de la Jeunesse catholique dirige l’organisation. Il tient un grand sac de calicot à carreaux bleus et blancs et s’avance jusqu’à la rampe plate-bande. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 191.)
- Cuisinier, il s’affublait pour l’amour de l’ornement, d’une toque blanche monumentale en calicot qui accusait son Pontife à vingt pas. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 136)
- (Par extension) Banderole.
- Le textile et le football. L’usine en haut, football en bas. L’usine pour l’argent, le stade pour l’honneur. Pendant qu’une saine jeunesse agite des calicots, elle ne brandit pas de pancartes. — (Monologue intérieur du personnage de François Leclerc (joué par Jean-Paul Belmondo), dans le film Le Corps de mon ennemi (1976), réalisé par Henri Verneuil, sur un scénario de celui-ci, de Michel Audiard et de Félicien Marceau, adapté du roman éponyme de ce dernier.)
- Quand un avion survole la plage en tirant le calicot publicitaire du parc d’attractions régional, [...] — (Jean-Dominique Bauby, Le scaphandre et le papillon, Paris, Éditions Robert Laffont, 1997, page 101)
- J’étais incapable de comprendre ce qu’ils criaient, je ne parvenais pas à lire ce qui était écrit sur les calicots. — (Claude Nemry, Bukavu, 2002, L’Harmattan, page 318)
- (XIXe siècle) (Péjoratif) Commis chez les marchands de drap, de bonneterie, de nouveautés[2].
- Messieurs du rayon — ce que sous la Restauration on appelait des calicots — quittent avec empressement le magasin. — (Alfred Delvau, Les Heures parisiennes, 1865)
- Ses compagnes n’avaient pour amants que des rustres, des calicots ou des commis de quincaillerie. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
- C’est à cinq heures que Lemaître nous rejoint. Lemaître est calicot et Matoussaint le tient en petite estime ; il ne comprend que les professions nobles. Cependant, comme Lemaître connaît des douillards et des rigolos, il l’accueille à bras ouverts. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Ne me regarde pas de cet air-là, tu veux bien ? Des petits calicots marlous dans ton genre, il en faut beaucoup pour faire une bourrique comme moi. — (Marcel Aymé, Travelingue, chapitre XVIII. Publié dans Je suis partout du 20 septembre 1941 au 17 janvier 1942, reproduit dans le tome III (page 3214) des Œuvres romanesques complètes de Marcel Aymé, aux éditions Gallimard, dans la Bibliothèque de la Pléiade)
- Monsieur Perkins, notre locataire depuis bientôt quinze ans, se mit en quatre pour m’aider. Il était chef de rayon dans un magasin de nouveautés, et c’est là qu’il me procura une place. L’éventuel futur duc de Chalfont devint ce qu’il est convenu d’appeler un calicot. — (Doublage français de la narration du film Noblesse oblige, de Robert Hamer, sorti en France en 1950. Extrait de dialogue, dont la traduction, supervisée par André Maurois, figure au début de la 14e minute du film.)
- (Péjoratif) Personne fringante et vive comme un jeune commis.
- Jarry, lui, ressemblait à quelque calicot de petite ville. — (Christian Brulls (pseudonyme de Georges Simenon), L’Amant sans Nom, éditions Arthème Fayard, 1929, réédition 1980, première partie, chapitre V)
- J’ai appris de Marcel Adéma un détail que j’ignorais sur l’engagement militaire d’Apollinaire dans la guerre de 1914-1918. Il m’avait donné comme raison de cet engagement […] [qu’il] ne voulait pas qu’on puisse lui faire grief un jour d’être resté indifférent devant cet événement. Or, c’est uniquement après sa connaissance faite à Nice de Louise de Coligny, sous l’effet d’une forte déception amoureuse causée par l’indifférence de celle-ci, qu’il s’est engagé. Je n’ai pas caché à Adéma que ce côté calicot sentimental chez Apollinaire ne me le rend pas brillant. — (Paul Léautaud, Journal littéraire, 4 octobre 1948, Paris, Gallimard, Folio, page 1161)
- (Construction) En plâtrerie, bande de renfort mise en œuvre entre deux plaques de plâtre.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.