Dictionnaire des rimes
Les rimes en : esclavelles
Mots qui riment avec "el"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "esclavelles".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : el , els , elle , elles , aile , ailes , èle et èles .
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maternel
?- Qui est propre à la mère, qui est naturel à une mère.
- Premiers matins où les jeunes mères aiment leur fils, mais pas encore par amour maternel ; elles le plaignent, elles l’admirent : il sera un grand artiste : il se mariera. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- Sa chair épanouie, luxuriante, lui renvoyait une image maternelle, et cela bien que sa propre mère n'eût que la peau sur les os. — (Pierre Bordage, Rohel 3.3 : Le chœur du vent, Nantes : Éditions L’Atalante, 2013)
- (Par extension) Qualifie un comportement de mère.
- Vous êtes maternelle pour lui.
- Relatif à la lignée du côté de la mère.
- L’invasion de la Belgique et du nord de la France par les Allemands disperse la famille Mermoz. Les grands-parents maternels de Jean choisissent la prudence et quittent précipitamment Mainbressy pour se réfugier à Aurillac, […]. — (Note de l’éditeur scientifique dans Défricheur du ciel: correspondance 1923-1936, de Jean Mermoz, rassemblée et présentée par Bernard Marck, Éditions Archipel, 2001, page 381)
- Côté maternel, ligne maternelle, biens maternels
- Qualifie la langue que l’on a appris avec ses parents.
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haridelle
?- Mauvais cheval maigre.
- Cependant, Mousqueton continuait sa route, et, traversant le Pont-Neuf, toujours chassant devant lui ses deux haridelles, il atteignit la rue aux Ours. — (Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires, 1844)
- À peine le charretier, jurant et indigné, avait-il eu le temps de prononcer avec l’énergie convenable le mot sacramentel : mâtin ! appuyé d'un implacable coup de fouet, que la haridelle était tombée pour ne plus se relever. — (Victor Hugo, Les misérables, 1862)
- La plupart des domaines meurent mal. Privé de ses parterres et de son parc, il en était de celui-ci comme de ces pur-sang qu’on réduit à l’état de haridelles avant de les envoyer à l’équarisseur. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 96)
- « Quelle haridelle as-tu là, camarade ? » s’écrie-t-il. « Sommes-nous en carnaval pour la promener de la sorte ? »Et les rires ne cessaient pas.— « Monsieur, » répondit tristement l’ânier piqué au vif, « cette bête, toute laide qu’elle est, me gagne encore mon pain. Je suis un malheureux, moi, et je n’ai pas d’argent pour en acheter une autre. » — (Prosper Mérimée, Lettres d’Espagne, 1832, réédition Éditions Complexe, 1989, page 100)
- (Péjoratif) Femme grande, sèche et maigre, dont l’extérieur est désagréable à voir.
- M. Bovary père, brisant une chaise contre les pavés, accusa sa femme d’avoir fait le malheur de leur fils en l’attelant à une haridelle semblable, dont les harnais ne valaient pas la peau. — (Gustave Flaubert, Madame Bovary, Michel Lévy frères, Paris, 1857)
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glockenspiel
?- (Musique) Carillon d'orchestre composé autrefois de clochettes, aujourd'hui de lames de métal, que l'on met en vibration à l'aide de maillets ou d'un clavier.
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cartel
?- (Histoire) Écrit par lequel on défiait quelqu’un pour un combat singulier. Défi par écrit pour un combat dans une fête, comme aux tournois.
- C’est une lettre formelle de défi, répondit le templier ; mais, par Notre-Dame de Bethléem ! si ce n’est pas une sotte plaisanterie, c’est le cartel le plus extraordinaire qui ait jamais passé le pont-levis d’un château seigneurial. — (Walter Scott, Ivanhoé, ch. XXV, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Sens figuré) Il se senti assez fort pour lancer un cartel à l’univers. Sa personnalité s’enflait. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 31)
- Le soleil se lève sans témoins, commence à pousser des cartels sur les tables désertes et va risquer un œil dans l’entresol de Dame Marmotte, là, tout en bas, sur la moraine. — (Samivel, L’Amateur d’abîmes, 1940, réédition Le Livre de Poche, pages 91-92)
- (Par extension) Convention entre les chefs de deux armées belligérantes en vue d’une suspension d’armes, d’un échange de prisonniers, etc.
- Régler le cartel. Le cartel est fait. Cartel d’échange.
- (Muséologie) Plaquette ou étiquette, fixée sur le cadre d’un tableau, sur le socle d’une statue, ou à côté d’une œuvre et donnant diverses informations : titre, auteur, etc.
- L’œuvre expose ses craquelures, ses courbes polies et rosies par endroits par la lumière. S’agit-il du sentier qui monte en lacets… ? Sur place, nul cartel explicatif. — (Corinne Boyer, « Les Étonnants Refuges d’art d’Andy Goldsworthy », La Croix, 1er septembre 2014, page 18)
- L’air du temps est de réévaluer les grands noms de la culture, notamment dans les musées anglo-saxons, et de nettoyer les cartels d’œuvres de leurs marqueurs raciaux —nègre devient noir, etc. — (Michel Guerrin, « Juger les créateurs du passé avec notre morale d’aujourd’hui invite à censurer Hitchcock, Michael Jackson ou Céline », Le Monde. Mis en ligne le 29 novembre 2019)
- Ornement qui entoure le cadran de certaines pendules portatives faites pour être appliquées à la muraille, au lambris, dans un appartement et, par extension, la pendule même.
- Rigou contempla, pour la millième fois, cette salle à manger, planchéiée en chêne, plafonnée à moulures, garnie de belles armoires bien peintes, boisée à hauteur d’appui, ornée d’un beau poêle et d’un cartel magnifique, provenus de Mlle Laguerre. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, deuxième partie, chapitre quatrième, 1845)
- Un vieux cartel de cuivre incrusté d’arabesques en écaille ornait le manteau de la cheminée en pierre blanche. — (Honoré de Balzac, Eugénie Grandet, 1834 ; page 218 de l’édition Houssiaux de 1855)
- Quand l’aiguille du cartel inévitablement Louis XIV hissa sa tête ouvragée vers un chiffre X en écaille, je n’y tins plus, et je me levai. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; réédition Le Livre de Poche, 1968, page 97)
- (Diplomatie, Marine) Bateau chargé d’une mission pacifique, ou parlementaire, il n’est pas armé et ne doit pas être attaqué par les belligérants.
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escabelle
?- (Mobilier) Escabeau, siège de bois sans bras ni dossier.
- Il restait suspendu au bord d’une table de granit, le bras tendu comme celui d’un fakir de l’Inde, tandis que son père, assis sur une escabelle, attendait, dans le silence et dans les ténèbres, le plus grossier des coquillages, et du pain, si le voulait la mer. — (Honoré de Balzac, Un drame au bord de la mer, 1834, réédition Gallimard, Folio, page 78)
- Puis, çà et là, des escabelles à trois pieds, formées par des bâtons fichés dans une simple planche de fayard, une huche à pain, une grosse cuiller en bois pour puiser de l’eau, un seau et des poteries pour le lait, un rouet sur la huche, quelques clayons à fromages, des murs noirs, une porte vermoulue ayant une imposte à claire-voie ; tels étaient la décoration et le mobilier de cette pauvre demeure. — (Honoré de Balzac, Le Médecin de campagne, 1833, édition de 1845, chapitre premier)
- Et puis, quand on est entré chez les gens par prière, on ne va pas dire en sortant que leur feu charbonne et que leur escabelle boite. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- Assise entre deux vaches elle s’était levée au premier cri, renversant son escabelle à traire et laissant tomber son seau. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- Chez les petits esprits, cette lèpre tourne la cupidité lâche et brutale à la fois, à la fois audacieuse et cachée ; chez les esprits cultivés, elle engendre des doctrines antisociales dont on se sert comme d’une escabelle pour dominer ses supérieurs. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre septième)
- (Belgique) Escabeau, échelle autoportante grâce à sa forme en V inversé lui donnant en tout quatre pieds.
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fréquentiel
?- Qui concerne les fréquences.
- L’élève ingénieur procède à l’analyse fréquentielle du fichier audio, et tente d’en retrouver les caractéristiques en testant diverses plaques métalliques. — (Élise Descamps, Un instrument de musique voit le jour en Lorraine, Journal La Croix, page 19, 2 janvier 2015)
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dénivelle
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe déniveler.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe déniveler.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe déniveler.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe déniveler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe déniveler.
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bimensuelle
?- Féminin singulier de bimensuel.
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décarrelle
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe décarreler.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe décarreler.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe décarreler.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe décarreler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe décarreler.
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grenelle
?- Variante orthographique de Grenelle.
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autel
?- (Religion) Table ou monument, en bois ou en pierre, à l’usage des sacrifices.
- On trouvait dans le Latium une fontaine du soleil, auprès de laquelle étaient élevés deux autels, sur lesquels Énée arrivant en Italie sacrifia. — (Charles-François Dupuis, Abrégé de l'origine de tous les cultes, 1794)
- Non seulement il invita ses concitoyens à déposer leurs ressentiments et leurs griefs sur l’autel de la patrie, mais il demanda encore que le bienfait de cette pacification fût étendu aux autres peuples, et que la France, introduisant parmi les nations une nouvelle diplomatie, jetât les fondements d'une alliance universelle. — (« ISNARD (Maximin) », dans la Biographie universelle et portative des contemporains ; ou, Dictionnaire historique des hommes vivants et des hommes morts depuis 1788 jusqu'à nos jours, tome 10, Paris : chez l'Éditeur, 1836, page 2141)
- (En particulier) (Liturgie) Table où l’on célèbre la messe, chez les chrétiens.
- C'était, comme je l’ai dit, une ancienne chapelle ; […]. Je cherchai des yeux s’il restait à la muraille, ou sur ce qui avait été l’autel, quelque signe de culte ; la muraille était nue, l’autel était ras. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- Quand je la menai à l’autel, j’étais bien convaincu que ma femme l’emportait en beauté sur toutes les femmes belles de la terre, […]. — (Octave Mirbeau, La tête coupée in Contes Cruels)
- (Sens figuré) Religion, culte religieux.
- Enfin la Camarilla et le parti monastique tout entier, se sont empressés à l’envi de prédire qu’une ville si suspecte ne pouvait manquer d’être bientôt un foyer de libéralisme et de philosophie ; […] ; que c’était appeler une révolution nouvelle, et livrer l’autel et le trône à des mains impies. — (Anonyme, Espagne. - Cadiz et Gibraltar, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- Si dans le salon de l’hôtel de la Mole, quelque imprudent oubliait le lieu où il était et se permettait l’allusion la plus éloignée à une plaisanterie contre les intérêts vrais ou supposés du trône ou de l’autel, Mathilde devenait à l’instant d’un sérieux de glace. — (Stendhal, Le rouge et le noir, 1830, réédition Gallimard, 2020, page 432)
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judelle
?- (Ornithologie) Synonyme de foulque macroule (oiseau aquatique).
- Quelquefois une judelle gloussait dans le marais. — (Camille Lemonnier, L’hallali, 1906)
- Çà et là s'évasent quelques mares où barbotent des culs-blancs, des bécassines et des judelles. — (Maxime Du Camp, Le Nil: Égypte et Nubie, 1854)
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conversationnel
?- Relatif à la conversation.
- Les emprunts arabes ne concernent pas seulement le vocabulaire philosophique ou religieux mais s’étendent au vocabulaire conversationnel […] — (Nicolas Tournadre, Le prisme des langues, page 297, 2014, ISBN 978-2-36057-047-8)
- (Informatique) Qui concerne l’interface homme-ordinateur.
- Un agent conversationnel.
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individuelle
?- Féminin singulier de individuel.
- Il eut tort de citer le mot de Voltaire, qui est beaucoup trop décisif et immodéré : « L’écriture est la peinture de la voix ; plus elle est ressemblante, meilleure elle est », et qui conduirait à l’orthographe individuelle, c’est-à-dire à une confusion telle qu’on ne se comprendrait jamais quand on s’écrirait les uns aux autres. — (Émile Faguet, Simplification simple de l’orthographe, 1905)
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gamelle
?- (Vieilli) Sorte de grande marmite qui était en usage sur les vaisseaux, dans les armées et les prisons et dans laquelle plusieurs matelots, soldats ou détenus mangeaient ensemble.
- Les Gamelles font remplies trois fois par jour . il y a six ou sept personnes , plus ou moins à chaque gamelle. On a tous les matins une pleine gamelle de gruau chaud cuit avec des prunes et du beure. — (Nicolaas de Graaff, Voyages de Nicolas de Graaf aux Indes Orientales, et en d'autres lieux de l'Asie. Avec une relation curieuse de la ville de Batavia et des moeurs, & du commerce des Hollandois établis dans les Indes, 1719)
- Au repas du midi et du soir, les matelots, assis en rond autour des gamelles, plongeaient l’un après l’autre, régulièrement et sans fraude, leur cuiller d’étain dans la soupe flottante au roulis.— (François-René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, Volume 1, 1848)
- Les hommes de troupe mangent dans des gamelles collectives (pour sept ou huit) jusqu’au milieu du xixe siècle, puisque le ministre n’autorisa l’usage de la gamelle individuelle qu’en 1833, pour l’étendre en 1852. — (Sylvie-Anne Mériot, Le cuisinier nostalgique , 17 avril 2002)
- (Par extension) (Militaire) Écuelle de fer-blanc destinée aux soldats.
- […] et, du haut en bas de la butte, une dégringolade de bidons, de sabres, de gamelles. — (Alphonse Daudet, Contes du lundi (Paysages d’insurrection), 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 87.)
- Hier, me dit Paradis, il est venu ici même avec sa gamelle pleine de riz qu’i’ n’voulait plus manger — (Henri Barbusse, Le Feu, 1916)
- (Par extension) Récipient individuel permettant d'emporter ses repas sur son lieu de travail.
- Depuis que son garçon était parti, celui-ci déjeunait dans un bouillon proche du bureau, ou emportait sa ratatouille dans une petite gamelle et mangeait parmi la poussière des cartons […] — (Marcel Martinet, La Maison à l’abri, 1919)
- Cinquante balais, c'est pas vieux : qu'est-ce qu'il va faire de son bleu, de sa gamelle, de sa gapette ? C'est toute sa vie qu'était dans sa musette… — (Renaud Séchan, Son bleu, À la belle de mai, 1994)
- (Par extension) (Argot) Récipient divers en terre, en bois ou en fer-blanc, casserole
- (Par extension) (Élevage) Écuelle des animaux familiers.
- Raoûl se précipite, freine brutalement et plonge la tête dans sa gamelle. Il s'arrête, tétanisé. Au bout de son nez, il fixe les trois croquettes insignifiantes, négligeables, riquiqui, microscopiques et mesquines. — (Marc Cantin, Mon chat, mes copines et moi, 28 mai 2008)
- « Kaï', kaï, kaï ! » crie le petit être, imitant à la perfection le cri du chihuahua terrien surpris le nez dans la gamelle d’un doberman. — (Michel Pagel, Les escargots se cachent pour mourir, Le Bélial, 2011)
- (Vieilli) (Marine, Militaire) Table commune des officiers de marine.
- C’est selon les passagers, et s’ils se contentaient de la gamelle du bord. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846)
- (Familier) (Cuisine) Repas, bouffe.
- Si je pouvais réussir ça et me sentir bien, pouvoir rigoler ou me faire une gamelle en y prenant plaisir, sans tisaner, je serais déjà content. — (Vincent Ravalec, Cantique de la racaille, 2013)
- On se fait une petite gamelle dimanche avant la pétanque ?
- (Familier) (Audiovisuel) Projecteur au théâtre, en studio etc.
- Dans l'espace de la salle vide, une énorme « gamelle », projecteur à arc d'avant-guerre, est un clin d'œil au cinéma « classique ». — (François Albéra, Béatrice Picon-Vallin, Le film de théâtre: études et témoignages de François Albéra, 1997)
- On ne pouvait se payer des électriciens et des machinots pour déplacer toutes sortes de gamelles : pas d'auréole derrière la tête d'un acteur avec l'aide d'un spot.— (Cahiers du cinéma, n° 307 à 318, 2013)
- (Familier) Chute.
- Sur fond de projecteurs qui transforment tout pour moi en théâtre d'ombres, la silhouette à contre-jour d'une fille tente un sprint le long de la façade d'un immeuble et se ramasse une gamelle spectaculaire. — (Martin Lussan, Fuyu: Les cinq saisons du senseî, BoD/Books on Demand, 2017, page 45)
- Celui-ci rebondit devant les roues du vélo, et Lise faillit bien se prendre une gamelle à son tour. — (Jacques-Olivier Bosco, Coupable, Éditions Robert Laffont, 2018)
- (Familier) (Sens figuré) Échec cuisant.
- […] même ceux qui n'ont pas forcément conscience des déséquilibres majeurs qui menacent nos sociétés, trouvent cette paresse et ce cynisme absolument insupportables: « Cela fait 30 ans que le chômage augmente, cela fait 3 fois qu'on se prend une gamelle aux Présidentielles, et ils refusent toujours de se remettre en cause? » — (Pierre Larrouturou, Le livre noir du libéralisme, Éditions du Rocher, 2007, p. 372)
- (Baby-foot) Au baby-foot, balle entrée puis ressortie du but.
- Zolten jouait bien au baby-foot. Il me battait à chaque partie. J'avais beau ratissé des demis, il faisait gamelle sur gamelle. — (Elliott Smith, En désespoir de cause: (Récit vécu), 1965)
- Je ne pouvais m'empêcher de crier « Gamelle » et de commenter chacune des actions : « Pissette. Râteau. Roulette. » Ce qui me valait des grognements de la part des joueurs fautifs. — (Thierry Crouzet, Baby-foot: inclassable exploration d'un objet (et rituel) inclassable : Crouzet funambule, et attaquant, 2012)
- (Jeux) Jeu dont le but est de shooter dans un ballon sans être vu par le gardien du ballon.
- Quand ils jouaient à la gamelle, l'été, on pouvait presque trouver la cachette de Börje en reniflant. — (Gunnar Ardelius, La liberté nous a conduits ici, 2015)
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institutionnelle
?- Féminin singulier de institutionnel.
- Dans ce cas de figure, les élections ne devraient pas déconfigurer entièrement l’architecture institutionnelle de la transition. — (Philippe Biyoya Makutu, Pari d’une transition apaisée en République démocratique du Congo, L’Harmattan, 2008, page 201)
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impersonnel
?- (Didactique) Qui ne constitue pas une personne.
- Pour les panthéistes, Dieu est impersonnel.
- (Plus courant) Qui n’appartient pas, qui ne se rapporte pas à une personne.
- De toute façon, l’État d’Europe occidentale, en tant qu’expression de la réalité politique et source impersonnelle du droit public, est une institution relativement récente […]. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.61)
- On a soutenu que la raison, en tant qu’elle conçoit, dans une certaine mesure, l’infini, est impersonnelle, c’est-à-dire la même chose chez tous, parce qu’elle n’appartient en propre à personne.
- (Grammaire) Qui est employé à la troisième personne du singulier, sans relation à un sujet déterminé, en parlant de certains verbes.
- Les verbes impersonnels proprement dits sont ceux qui n’ont que l’infinitif et la troisième personne du singulier, tels que falloir, pleuvoir (parfois personnel), neiger, etc., qui font il faut, il pleut, il neige, etc. Quelques verbes impersonnels employés figurément prennent le pluriel : Les honneurs pleuvent sur lui. Certains verbes personnels deviennent quelquefois impersonnels, comme Il convient de faire cela, etc.
- Modes du verbe qui ne reçoivent pas d’inflexions indiquant les personnes.
- L’infinitif et le participe sont des modes impersonnels.
- Les formes impersonnelles du verbe.
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continuel
?- Qui ne cesse pas ou cesse rarement.
- Abattue après la mort de sa sœur, Modeste s’était jetée en des lectures continuelles, à s’en rendre idiote. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- D'un bout à l'autre de l'Islande, il n'est si pauvre habitation qui n'ait son thermomètre : c'est que dans cette froide Terre de glace la température est la préoccupation continuelle des habitants. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 47)
- La basse-cour, les écuries, l’étable reportées dans les bâtiments de la faisanderie et cachées par des massifs, au lieu d’attrister le regard par leurs inconvénients, mêlaient au continuel bruissement particulier aux forêts ces murmures, ces roucoulements, ces battements d’ailes, l’un des plus délicieux accompagnements de la continuelle mélodie que chante la nature. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre dixième)
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conventionnel
?- Qui résulte d’une convention.
- Ce qui est pareillement decidé par plusieurs de nos Coûtumes ; & c’est ce qu’elles appellent convenance de succeder, & heritier conventionnel. — (Recueil de plusieurs notables arrests donnez en la Cour de Parlement de Paris, tome second, Vve de Damien Foucault, Paris, 1678, page 507)
- Les indices ne se laissent normalement ramener ni aux catégories du symbole, qui est un signe conventionnel, ni à celle du signal, qui est un signe intentionnel. — (Denis Thouard (éd.), L’Interprétation des indices : Enquête sur le paradigme indiciaire avec Carlo Ginzburg, Presses Universitaires du Septentrion, Villeneuve d’Ascq, 2007, page 91)
- Il est possible de qualifier cette indemnisation de conventionnelle dans la mesure où le versement est fondé sur une convention ad hoc qui n’est pas nécessairement une transaction (et ne nécessite donc pas un passage en comité ministériel des transactions pour les administrations concernées). — (Direction des achats de l’État, Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, Kit à destination des acheteurs publics pour la mise en œuvre des préconisations en matière de modification des conditions financières des contrats de la commande publique afin de faire face à des circonstances imprévisibles, 16 novembre 2022)
- (Ironique) En me voyant entrer, le patron ramène ses pattes sur le bureau. Dans la pantomime conventionnelle, ça veut dire que je ne vaux pas plus qu’une crotte sur un terrain vague. — (Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 54)
- (Par extension) Qui ne montre aucune originalité.
- Pourquoi avait-il dit que, là-bas, Ferdinand comprendrait ? Parce qu’il serait entouré de ce luxe paisible et conventionnel ? — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre VI, Gallimard, 1937)
- Il expérimente alors la vidéo avec sa compagne Anne-Marie Miéville et intervient à la télévision pour parler de l’influence de l’image, avant de revenir à un cinéma plus conventionnel dans les années 1980 avec Sauve qui peut (la vie), mais sans retrouver la place centrale qu’il occupait dans les années 1960. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 14 septembre 2022, page 12)
- (Histoire de France) Relatif à la Convention.
- Les canonniers qui gardaient l’Hôtel de Ville se dispersèrent en apprenant que les troupes conventionnelles avançaient. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- (Militaire) (Anglicisme)[1] Qui est classique, traditionnel, qui n’est pas nucléaire.
- En attendant, nous perfectionnons, nous accumulons, nous disséminons des armes conventionnelles de plus en plus meurtrières, nous tentons de garder en laisse les fusées de la fin du monde, nous multiplions les Tchernobyl en puissance, nous éliminons les espèces vivantes par centaines de milliers, nous perçons les derniers atolls et nous réchauffons la planète au risque de déclencher un déluge sans pluie. — (Jacques-Yves Cousteau, préface du livre Le grand livre des espèces disparues, éditions Ouest-France, 1989)
- Les plans des quatre puissances occidentales prévoyaient alors une imbrication du désarmement conventionnel et nucléaire par un système d’étapes successives. — (Goldschmidt, Avent. atom., 1962, page 187)
- La conscience des limites capacitaires se traduit, aussi, par la préservation d’un rôle pour les armes nucléaires dans les scénarios d’escalade d’un conflit conventionnel. — (Isabelle Facon, Isabelle Facon : « L’armée russe, une puissance militaire fantasmée à l’épreuve », Le Monde. Mis en ligne le 17 mars 2022)
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intellectuelle
?- Femme dont l’activité repose sur l’exercice de l’esprit, qui s’engage dans la sphère publique pour faire part de ses analyses.
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mademoiselle
?- (Désuet) (XIXe siècle) Employé pour désigner, ou s’adresser à, toute femme mariée, roturière ou noble mais non titrée.
- Dans cette pièce se tenaient le respectable bourgeois et sa femme, mademoiselle Lecamus. — (Balzac, Martyr calviniste, 1841, page 58)
- On l’appelle mademoiselle, quoiqu’elle ait été mariée. Le nom de dame était encore réservé aux femmes nobles. — (Michelet, Insecte, 1857)
- — Et qui est mademoiselle Marthe ? Est-ce de Marthe que vous voulez parler ? Oui, n’est-ce pas, c’est de celle que vous appeliez Marthe tout court, quand elle était petite ? Eh bien ! pour avoir grandi, elle n’a pas cessé d’être Marthe, et elle n’est pas devenue une demoiselle pour vous, qui avez débarbouillé son nez plein de confitures. Vous lui disiez tu alors, et maintenant vous l’appelez mademoiselle. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- Elle tenait à sa classe, ne quitta jamais ses coiffes de bourgeoise, ne souffrit jamais d’être appelée que mademoiselle. Les dames nobles l’avaient en haute estime. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 65)
- Employé pour désigner, ou s’adresser à, une femme en soulignant son jeune âge ou son statut de célibataire. — Note : Au Québec, il n’est employé que pour qualifier de très jeunes filles.
- Enfin, en guise de dessert, la cuisinière avait confectionné une sorte de rabote garnie de trois pommes offertes par la bonne du curé, mademoiselle Alice. — (Françoise Bourdon, La forge au Loup, Presses de la Cité, 2001, chapitre 33)
- Pardon, mademoiselle, connaissez-vous un bureau de tabac ouvert ?
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inhabituelle
?- Féminin singulier de inhabituel.
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nouvelle
?- (Littérature) Genre littéraire basé sur un récit de fiction habituellement court, en prose, centré sur un seul événement, laissant peu de répit au lecteur et dont la chute est souvent surprenante.
- […], il en est un que Poe affectionne particulièrement, c'est la Nouvelle. Elle a sur le roman à vastes proportions cet immense avantage que sa brièveté ajoute à l'intensité de l'effet. Cette lecture, qui peut être accomplie tout d'une haleine, laisse dans l'esprit un souvenir bien plus puissant qu'une lecture brisée, interrompue souvent par le tracas des affaires et le soin des intérêts mondains. — (Charles Baudelaire, Notes nouvelles sur Edgar Poe, p. XVI, dans les Nouvelles histoires extraordinaires, par Edgar Poe, Paris : chez Michel Lévy, 1857)
- La nouvelle, c’est une nuit dans un motel américain. — (Paul Morand, Le Prisonnier de Cintra)
- Le recueil fut prêt en 1941, toutes les nouvelles et les novellas ayant été traduites par d’éminents écrivains italiens tels que Cesare Pavese (1908-1950), Alberto Moravia (1907-1989) et Eugenio Montale (1896-1981). — (Les traducteurs, acteurs sur la scène du pouvoir, chapitre 5 de Les traducteurs dans l’histoire, ouvrage collectif sous la direction de Jean Delisle et Judith Woodsworth, Presses de l’Université d'Ottawa/Éditions UNESCO, 1995, page 150)
- Si le conte ressortit à l’oralité, la nouvelle, elle, est faite pour être lue. Comme son nom l’indique, elle ressemble aux nouvelles du journal. D’ailleurs, c’est un genre réaliste, souvent sombre, brutal, pessimiste. — (Michel Tournier, Raconte-moi une histoire…, dans Les vertes lectures, collection Folio, 2007, page 23)
- Fait nouveau dont on est informé ; annonce d’une chose arrivée récemment.
- Lorsqu'une bande de baleines est signalée, la nouvelle se répand aussitôt dans tout l'archipel au moyen de feux allumés sur les montagnes ; […]. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 37)
- Le télégraphe venait d’apporter la nouvelle que l’Assemblée nationale avait adopté les préliminaires de la paix […] — (Charles Le Goffic, Le Biniou du mobilisé (1871), dans Bourguignottes et pompons rouges, 1916, page 233)
- La nouvelle était montée de la Vallée comme un influenza et les griveleux ne doutaient ni de sa vérité, ni de l’hostilité qu’on leur vouait. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (En particulier) Information donnée par un média (journal, radio, télévision, etc.)
- Ils peuvent se réjouir, tous ces journalistes qui annoncent de fausses nouvelles. […]. Ils font la course au sensationnel et pissent de la ligne pour remplir du papier. C’est tout. — (Jérémy Vandurme, Jusqu’à ce que la mort nous sépare…, Auteur lulu (Lulu.com), 2011, page 180)
- Mon père avait déplié son journal, L’Express de l’Est', dirigé par M. Chatelain, un ex-Kédale. Il commentait les nouvelles. Il était passionné par les exploits de l’Aéropostale - chose normale pour un facteur des Postes ! — (Marcel Thomas, L’enfant du siècle se souvient: Mémoires, Éditions Criterion, 2018)
- Renseignement sur l’état d’une personne ou d’une chose dont on n’était pas informé depuis quelque temps.
- Depuis son départ de Rejkjavik en Islande, le 9 août, on en est sans nouvelles, et malgré ma grande confiance en lui, je suis fort inquiet. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Sans doute étonné par l'absence de nouvelles de Ned, George Brough, le constructeur de motocyclettes, lui a proposé, il y a quelques semaines, la dernière-née de ses ateliers : une nouvelle version du modèle Brough SS 100. — (Julien Jean Loup, Lawrence d'Arabie, Éditions Chronique/Dargaud, 2006)
-
conditionnel
?- Qui est soumis à certaines conditions ou subordonné à quelque événement incertain.
- Si des étrangers sont punis de l’expulsion judiciaire exécutoire après subissement de la peine privative de liberté, il ne reste pas de place pour la libération conditionnelle avec patronage ; […]. — (Actes du Congrès pénitentiaire international de Londres, 1925 Commission internationale pénale et pénitentiaire, Berne, 1927)
- Cette promesse n’est pas pure et simple, elle est conditionnelle.
- (Conjugaison, Logique) Qui exprime une condition.
- Les conjonctions conditionnelles sont celles qui désignent, entre les propositions, une liaison conditionnelle d’existence, fondée sur ce que la seconde est une suite de la supposition de la première. — (Encyclopédie méthodique ou par ordre de matières: grammaire et littérature, Paris : Panckoucke & Liège : Plomteux, 1782, vol.1, page 455)
- Proposition conditionnelle.
-
bimensuel
?- Qui a lieu ou paraît deux fois par mois.
- Dans son numéro du 15 janvier 1899, le journal bimensuel parisien le Correspondant médical tirait la sonnette d’alarme en disant : « L’enfant boit ! […] Les nourrices donnent du vin à leurs nourrissons et s’ébaudissent de leur exubérante gaîté. » — (Alberto Toscano, Critique amoureuse des Français, Fayard/Hachette littérature, 2009)
- Qui a lieu ou paraît tous les deux mois, bimestriel (ce sens est le sens d’origine, celui donné par Littré, et il continue à être utilisé, ce qui peut causer des confusions avec le sens précédent).
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.