Dictionnaire des rimes
Les rimes en : ego
Que signifie "ego" ?
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- (Linguistique) Code ISO 639-3 de l’eggon.
Mots qui riment avec "o"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "ego".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : o , os , ot , ôt , ots , ôts , au , aux , aut , auts , eau , eaux et ho .
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conjecturaux
?- Masculin pluriel de conjectural.
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coteau
?- Colline peu élevée.
- Devant eux, la route de Nice montait le versant opposé de la vallée ; mais ils ne pouvaient en voir qu’un bout assez court, car elle fait un coude brusque, à un demi-kilomètre du pont, et se perd entre des coteaux boisés. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. I ; réédition 1879, p. 27)
- Des landes et des coteaux calcaires ou marno-calcaires plus ou moins pâturés à flore xérothermique se rencontrent en différents points de la vallée de la Lanterne. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 100)
- Je m'engage sur la pente. Zinder est là-bas, au centre d'une vaste crique à l'apparence de golfe desséché que bornent, à l'Est et à l'Ouest, des coteaux pierreux en forme de promontoire. — (Louis Alibert, Méhariste, 1917-1918, Éditions Delmas, 1944, page 14)
- (Spécialement) Colline plantée de vignes.
- La route parcourt une campagne fertile et variée par des jardins, par des plantations de noyers, et par des coteaux plantés de vignes: à gauche, ou suit presque constamment le cours de l'Yonne; […]. — (Girault de Saint-Fargeau, Guide pittoresque du voyageur en France, Firmin Didot frères, 1837, vol.1 (Route de Paris à Genève : Département de l'Yonne), page 1)
- Des coteaux d’Arbois, de Poligny et de Salins, descendait, chaque automne, avec les cuves pleines, le beau vin couleur peau d’oignon, jailli des grappes de poulsard. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Quoi qu’il en soit, on peut imaginer que le désastre phylloxérique mit subitement en présence des plus dures nécessités toute une population vigneronne qui avait jusque-là vécu insouciante sur ses coteaux. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
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bihoreau
?- (Ornithologie) Nom normalisé donné à trois genres et sept espèces d'échassiers de la famille des ardéidés (e.g. hérons, butors, etc.) de la taille du butor étoilé ou plus petits , qui nichent en colonies comme ce dernier, et dont on retrouve des espèces sur tous les continents (sauf l'Antarctique) (genres Gorsachius, Nycticorax et Nyctanassa).
- (Ornithologie) (En particulier) Synonyme de héron bihoreau (oiseau).
- Le bihoreau n’est point commun ; il est de passage irrégulier. — (Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand (France), Bulletin historique et scientifique de l’Auvergne, 1911)
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naos
?- (Architecture) Sanctuaire d'un temple de l'Égypte ou de la Grèce antiques.
- Pendant trois jours, le Critique, dressé sur le pinacle, insulta la multitude qui se pressait autour du temple. Les bras levés, l’écume à la bouche, courant sur les pentes du toit, il hurlait des imprécations contre Homère et se proclamait son fléau.Vers la fin du troisième jour, il se précipita, la tête en bas, sur le pavement du naos, afin de salir une fois encore le sanctuaire de la Beauté. — (Albert t’Serstevens, « Zoïlos, Critique » dans Le carton aux estampes , Albin Michel, Paris, 1943, page 15)
- À Sélinonte (Sicile), le dieu Selinos est représenté dans le naos orné de la feuille d'ache ou de persil suspendue au mur, et derrière lui on voit la statue d’un taureau de bronze. — (L’Histoire et ses méthodes, 1961, page 364)
- Édicule où est la statue du dieu.
- Le naos de Mendès est un monolithe de basalte, haut de 6,50 m.
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asticot
?- (Pêche) Petit ver blanc, servant d’appât pour la pêche et fixé à l’hameçon.
- L’asticot est l’appât naturel le plus utilisé pour la pêche au coup.
- (Entomologie) Larve de diptère, de mouche.
- Qu’est-ce que c’est au juste que les asticots funéraires ?− Je connais un peu la question, dit Offroir, l’ayant étudiée avec le savant docteur Mégnin. Ce sont bien en effet, tout au moins durant les premiers temps de la putréfaction, des asticots puisqu’il s’agit de larves de diptères, notamment de Calliphora vomitoria qui n’est autre que la grosse mouche bleue, de Curtonevra stabulans aux mœurs rurales, de Phora atterrima et d’Ophyra cadaverica lesquelles n’apparaissent que lorsque la fermentation ammoniacale succède aux fermentations butyrique et caséique. — (Raymond Queneau, Loin de Rueil, Gallimard, 1944)
- Chaque femelle de Musca domestica peut pondre jusqu’à cinq cents et parfois mille œufs. Ces œufs sont blancs et mesurent environ 1,2 mm de longueur. Au bout d’une seule journée, les larves (asticots) en sortent ; elles vivent et se nourrissent sur de la matière organique (généralement morte et en voie de décomposition avancée, telle qu’un cadavre, des détritus ou des excréments). Les asticots sont blanc pâle, d’une longueur de 3 à 9 mm. Ils sont plus fins dans la région buccale et n’ont pas de pattes. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, pages 265-266)
- (Populaire) Personne qui en asticote une autre.
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chapiteau
?- (Architecture) Partie du haut de la colonne, sur laquelle est posée la frise, et qui repose sur le fût.
- Chapiteau corinthien. Chapiteau ionique.
- En face, sur le chapiteau d’un pilier, trois moines trapus, dodus et pansus, semble s’attrister du badigeon beurre frais qu’on leur a infligé. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, page 141, 2012)
- Quelques autres ornements d’architecture qui forment la partie supérieure, le couronnement de certaines choses.
- Chapiteau de pilastre. Chapiteau de balustre. Chapiteau de couronnement. Chapiteau de niche, etc.
- (Par extension) Corniches et autres couronnements qui se posent au-dessus des buffets, des armoires et d’autres ouvrages.
- (Par extension) Partie supérieure d’un alambic, dans laquelle se condensent les vapeurs qui s’élèvent de la cucurbite.
- (Par extension) Morceau de carton en forme d’entonnoir, qui se met vers le haut d’une torche, pour recevoir ce qui en dégoutte de cire ou de poix.
- (Par extension) (Histoire, Militaire) Deux ais joints qui couvrent la lumière d'un canon.
- (Par extension) (Alchimie) Vaisseau sur la cucurbite.
- (Par extension) Cornet placé au sommet d’une fusée volante.
- Grande tente destinée à accueillir les spectacles, principalement ceux du cirque.
- Note : Il se compose, en général, de mâts, poteaux de tour, d’une grande toile confectionnée spécialement avec, éventuellement, des mâts intermédiaires appelés corniches. Cette architecture est maintenue par des pinces (de grands pieux en acier), plantées autour et amarrées par des sangles.
- Elle repense à ce comédien qui, pendant qu'elle ajustait son costume, lui contait avec force détails l’accouplement zoophilique auquel il avait assisté sous un chapiteau en compagnie d'une trentaine d'autres gringos. — (Serge Brussolo, Cheval rouge, Le Masque, 2017, chapitre 28)
- Quand les catcheuses regagnèrent les vestiaires, les spectateurs se retirèrent lentement du chapiteau. Les commentaires fusèrent. — (Daniel Crozes, Un été d'herbes sèches, Éditions du Rouergue, 2016)
- (En particulier) (Cirque) Tente de cirque.
- Peu d'années après sa création, le cirque fermé et couvert trouva le moyen de devenir nomade. La tente de toile ou « chapiteau » soutenue par un mât central, les gradins démontables, une enceinte formée de matériaux légers, ont permis au cirque de transporter son spectacle de ville en ville. — (Gustave {Fréjaville, « Cirques fixes et cirques voyageurs », dans Encyclopédie française, Tome XVI : Arts et littératures dans la société contemporaine, Paris, 1935, pages 16.76-16)
- Ils ont les mêmes grands mâts — on définit un chapiteau comme un bateau par leur nombre — et les mêmes mâts annexes, de charge ou de corniche. — (Louis Merlin, C'était formidable !, Mémoires, Tome II, Julliard, Paris, 1966, chap. XI « Radio-Circus », p. 227)
- Les monteurs eux-mêmes se répartissaient en plusieurs groupes. Un des plus importants érigeait les mâts, plantait les pinces, tendait les haubans, fixait les corniches, bref hissait le chapiteau. — (Achille Zavatta, Viva Zavatta, coll. "Vécu", Robert Laffont, Paris, 1976, chap. 8 « Le spectacle continue ! », page 84)
- En contrebas, derrière les arbres,on distinguait la toile à rayures blanches et bleues d'un cirque. Des baltringues en maillots de corps, après avoir monté les chapiteaux, étaient venus se désensoiffer. — (Jean-Michel Morel , Le prix du pardon, éditions Stock, 2006)
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eau
?- Liquide transparent, incolore, inodore et insipide à l’état pur, qui est le principal constituant des lacs, rivières, mers et océans.
- En vain, j’avais cherché un ru, dont l’eau fraîche chante sous les feuilles, ou bien une source, comme il s’en trouve pourtant beaucoup dans le pays […] — (Octave Mirbeau, Le Père Nicolas, dans Lettres de ma chaumière, 1885)
- À Mogador, nouvelle relâche, mais la barque envoyée à terre pour rapporter de l’eau fraîche faillit être capturée par les Arabes. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 419 de l’édition de 1921)
- Ses soupçons se portèrent sur l’eau, véhicule naturel des germes contagieux. — (Louis Pergaud, Un petit logement, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Un nouveau réservoir d’eau claire de 200 litres conservera l’eau, mieux que des barils de chêne. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Elle se redressa, longea le bassin qui se dressait au milieu du jardin, prit de l’eau dans ses mains et la porta à ses yeux pour cacher les traces de ses larmes. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- Eau, tu n’as ni goût, ni couleur, ni arôme, on ne peut pas te définir, on te goûte, sans te connaître. Tu n’es pas nécessaire à la vie : tu es la vie. — (Antoine de Saint-Exupéry, Terre des hommes (1939), VII, 7)
- (En particulier) Pluie.
- Maintenant il pleut… J’entends l’eau qui ruisselle des gouttières, et qui fouette les vitres de ma chambre… — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière, La Tête coupée, 1886)
- Lorsque le vent venait à s'apaiser, l’eau tombait du ciel avec abondance, comme si Dieu eût voulu inonder la terre d'un déluge nouveau ; les torrents de pluie étaient tels, que les vivres et les vêtements des gens de guerre se pourrissaient, […]. — (Chronique du Religieux de Saint-Denys, contenant le règne de Charles VI, de 1380 à 1422, publiée en latin pour la première fois et traduite par M. Louis-François Bellaguet, tome 1, Paris : Imprimerie de Crapelet, 1839, p. 459)
- L’eau tombait dru, presque à l’horizontale, soufflée par les rafales. Au contact sur le visage, dès que je fus dehors, elle me fit mal. — (Laurent Mérer, Le roman des marins, Editions du Rocher, 2010)
- (Chimie) (nom UICPA) Substance pure de formule brute H2O existant surtout sous forme de glace, d’eau liquide ou de vapeur, mais aussi d'eau de constitution.
- L’eau se durcit par le froid et se vaporise par la chaleur.
- L’acide tellurique cristallise en gros prismes hexagonaux qui contiennent trois équivalents d’eau. — (J. Pelouze et Edmond Fremy, Traité de chimie générale, volume 1, 1854, page 438)
- Le jaune d’œuf contient des lipides, des protéines, des glucides, des minéraux, des vitamines et de l’eau. L’eau constitue 48 % de la masse totale du jaune. — (Reproduction des animaux d'élevage, Educagri, 2005, page 348)
- Et sur notre propre planète, deux molécules d’hydrogène meurent à leur existence autonome pour s’unir à une molécule d’oxygène qui fait de même; alors apparaît une entité nouvelle extraordinaire qu’on appelle l’eau. — (Jean Proulx, Grandir en humanité, Fides, 2018, page 90)
- (Par extension) (Au pluriel) Quantités ou étendues liquides naturelles.
- Voici le Madon, affluent de la Moselle, dont les eaux limoneuses invitent peu à la baignade, malgré la grande chaleur. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
- (Au pluriel) Zone maritime considérée comme un territoire appartenant à tel ou tel pays que baigne cette mer.
- Deux mots encore sur la marine marocaine, cette marine si redoutée, autrefois, quand les corsaires barbaresques infestaient les eaux européennes, étendant leurs déprédations à tout le littoral méditerranéen et jusqu’aux côtes de l’Angleterre. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 88)
- (Marine) (Au pluriel) Sillage, houaiche.
- Le bateau s’enfonce dans l’obscurité. Le projecteur fixé au-dessus du chalut éclaire les eaux vertes et écumantes qu’accompagne le cortège des mouettes. — (Jacky Durand, La nuit où le hareng sort, dans Libération (journal) du 29 novembre 2010, pages 30–31)
- Fluides, sérosités qui se trouvent ou qui se forment dans le corps de l’homme ou de l’animal.
- L'Auguste se cramponna, devint blanc comme un linge, mais ne lâcha pas le morceau avant d'être arrivé à l'enclume, la paume gonflée par une cloque pleine d’eau. — (Yves Viollier, La Chasse aux loups, Editions Flammarion, 1984, chap. 3)
- Salive.
- Comme un flot grossi par la fonteDes glaciers grondants,Quand l’eau de ta bouche remonteAu bord de tes dents,Je crois boire un vin de bohême,Amer et vainqueur,Un ciel liquide qui parsèmeD’étoiles mon cœur ! — (Charles Baudelaire, Le Serpent qui danse, dans Les Fleurs du mal, éd. 1861)
- (Reproduction) (Au pluriel) Liquide amniotique qui est exhalé par l’amnios et qui environne le fœtus pendant toute la durée de la gestation.
- La face interne de l'amnios est libre, lisse, semblable à la face interne des séreuses ; c'est elle qui sécrète probablement les eaux de l’amnios, qui remplissent la poche que forme cette membrane et dans lesquelles nage le foetus. — (Ernest-Alexandre Lauth, Nouveau manuel de l'anatomiste, 2e édition, Paris & Srasbourg : chez Berger-Levrault, 1835, p. 597)
- J'avais perdu les eaux mais y avait rien. J'étais pas trempée, rien. Mais j'étais allée aux toilettes avant de partir à l'hôpital, donc peut-être que c'est là que j'ai perdu les eaux, sans m'en rendre compte. — (Julie Ancian, Les Violences inaudibles: Récits d’infanticides, Éditions du Seuil, 2022)
- Sueur.
- Lui qui transpire si peu de manière générale, est en eau. La sueur suinte de son front, lui pique les yeux. — (Richard Caron, De la poudre et des balles, Éditions Fleuve Noir, 1967, chap. 9)
- Le cheval était en eau ; la sueur et la poussière lui dégoulinaient des flancs en une pommade crayeuse. — (Gérard Boutet, La guerre en sabots, Éditions Jean-Cyrille Godefroy, 1984, chap. 12)
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bractéaux
?- Masculin pluriel de bractéal.
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clôt
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de clore.
- Toutefois, Jean-Paul Goujon souligne l’influence décadente subie par Renée Vivien et clôt son article sur ce constat : en elle «se fondirent une parnassienne et une préraphaélite, une baudelairienne et une décadente». — (Marie Perrin, Renée Vivien, le corps exsangue, 2003)
- Terme ultime d’une interrogation à laquelle, comme d’habitude, Flaubert n’apporte pas de solution, mais à quoi Maupassant répond (et cela aussi c’est déflaubertiser) : le livre va au néant - ou au feu -, car l’ouvrage qui se feuillette tout seul dans “Le Horla” sera détruit dans l’incendie sur lequel se clôt le récit. — (Liana Nissim, Le Letture/la lettura di Flaubert: Gargnano del Garda, Gargnano del Garda, 7-10 aprile 1999, 2000, page 191)
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chameau
?- Mammifère quadrupède ruminant haut de jambes du genre Camelus, ayant une ou deux bosses sur le dos.
- Le poney est le seul moyen de transport dans ce pays dépourvu de voies de communication; il est à l’Islandais ce que le chameau est au Bédouin : il porte le voyageur et tous ses impedimenta. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 9)
- Ces chameaux des Touaregs sont de la meilleure espèce ; ils peuvent rester de trois à sept jours sans boire, et deux jours sans manger ; leur vitesse est supérieure à celle des chevaux, et ils obéissent avec intelligence à la voix du khabir, le guide de la caravane. — (Jules Verne, Cinq semaines en ballon, J. Hetzel et Cie, Paris, 1863)
- Nous avions un troupeau de chèvres assez nombreux, et quelques malheureux chameaux, maigres et épuisés, — épave de l’expédition d’In-Salah, qui a dépeuplé de chameaux le Sahara pour des années […] — (Isabelle Eberhardt, Dans la dune)
- Le poil de chameau naturel est de toutes les couleurs, depuis le brun foncé jusqu'au blanc, mais la teinte moyenne des blousses est fauve. […] Malheureusement le poil de chameau se file mal et se feutre très lentement. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature, 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- La pluie se remet à tomber, drue et froide, et la nuit s'approche à grands pas. Nous sommes trempés et glacés, et les chameaux portant nos tentes sont bien loin encore. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 28)
- Au Tchad, nous changerons nos chevaux de réquisition (qui sont d’insignes rosses) et nos bêtes de somme contre des chameaux pour continuer notre route dans la zone désertique d’Agadem. — (Louis Alibert, Méhariste, 1917-1918, Éditions Delmas, 1944, page 23)
- « Il faut faire attention avec les chameaux ! lançai-je avec enjouement. D’ailleurs, ce sont des dromadaires.– Le Robert donne chameau à une bosse ou chameau d’Arabie », remarqua-t-il d’un ton pensif, sans bouger pour autant. — (Michel Houellebecq, Rudi, nouvelle, supplément au magazine « Elle », 2000, page 13)
- (En particulier) Chameau de Bactriane par opposition au dromadaire.
- Mais il faut, si l’on compare le cheval de trait et le cheval de course, le dromadaire et le chameau, les diverses races de moutons adaptées soit aux plaines cultivées, soit aux pâturages des montagnes, et dont la laine, suivant la race, est appropriée tantôt à un usage, tantôt à un autre ; […] — (Charles Darwin, L’Origine des espèces, Chapitre I, traduit par Edmond Barbier, 1876, édition de 1906)
- À Daoulad Abas, comme dans tout l’Afghanistan, on avait la passion des spectacles où des animaux se dévorent, s’étranglent, se déchirent. Mais entre tous les jeux de cette nature : – combats de coqs, de chiens, de béliers, combats de cailles –, les gens préféraient de beaucoup les combats de chameaux parce que ces rencontres étaient de beaucoup les plus rares. Il y fallait des bêtes d’une vigueur et d’une férocité singulières, et encore n’avaient-elles le goût de tuer qu’à la saison du rut. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- (Argot polytechnicien) (Vieilli) Femme.
- (Sens figuré) (Familier) (Populaire) Personne méchante et désagréable.
- — Quand mon quatrième est né, j’étais si en colère que je n’arrêtais pas de cogner sur l’aîné, comme si c’était de sa faute : « Toi, chameau, si tu n’étais pas là, ça ne m’en ferait pas quatre. » — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- Il est cardiaque. Et elle, c'est un chameau. On sait peu de chose sur leur relation, cela permet de laisser naviguer son imagination. — (Marie-Noëlle Himbert , Marie Curie: Portrait d'une femme engagée (1914-1918), Éditions Actes Sud, 2014)
- Ce que tu m'as fait courir, vieux chameau, dit-elle. — (Pierre Lemaître, Le Serpent majuscule (1985), Albin Michel, 2021, page 284)
- (Zoologie) Notodonte chameau (Notodonta dromedarius).
- (Afrique) Faute de français.
- Enfin, si chameauser renvoie bien à chameau, il faut savoir qu'un chameau est, dans le langage scolaire, une faute de français : chameauser signifie donc «faire une faute de français ». — (Henriette Walter, Le Français d'ici, de là, de là-bas, éditions Jean-Claude Lattès, 1998)
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bureau
?- (Mobilier) Meuble à tiroirs et à tablettes où l’on enferme des papiers et sur lequel on écrit.
- L’ameublement était sommaire : un bureau, un fauteuil de cuir, des classeurs métalliques, deux petites tables dont l’une supportait une presse à copier. — (Claude Orval, Un Sursis pour Hilda, Librairie des Champs-Élysées, 1960, première partie, chapitre premier)
- (Par extension) Table destinée au travail.
- J’ai mis ces papiers sur mon bureau.
- (Par extension) Tout endroit où travaillent habituellement des employés, des commis, des gens d’affaires, etc.
- C'est plutôt le contraire qui est vrai ou qui du moins renferme la plus forte part de vérité : maintes fois l'aristocratie mérita le nom de « kakistocratie », dit-il, qu'il soit empereur ou chef de bureau, dont Léopold de Ranke se sert dans son histoire. — (Elisée Reclus, L'évolution, la révolution et l'idéal anarchique, Paris : chez P.-V. Stock, 6e édition 1906, page 69)
- Depuis l’âge de seize ans, il avait été condamné à passer toute la journée dans une sorte de prison, et il n’avait cessé de maudire son sort. « Oh ! quelques années entre le bureau et la tombe ! gémissait-il. Un homme appelle son temps le temps dont il peut disposer comme il veut. Quand donc aurai-je du temps à moi ? »Et maintenant qu’il avait ce temps, il ne savait qu’en faire. — (Julien Green, Charles Lamb, dans Suite anglaise, 1927, Le Livre de Poche, page 72)
- Le Père Directeur, qui était venu me rejoindre dans mon bureau de l’hôpital , ne me répondit rien et continua à tirer silencieusement sur son long fume-cigare. — (Albert Gervais, Æsculape dans la Chine en révolte, Gallimard, 1953, page 31)
- Établissement ou succursale où des employés effectuent un travail plutôt intellectuel.
- Le bureau d’Halifax de Atlas Shipping était chargé de noliser les bateaux par vingt ou quarante à la fois. La contrebande était transportée, sur ces navires, de Saint-Pierre au Canada et aux États-Unis. — (Jean-Pierre Andrieux, La Prohibition… Cap sur Saint-Pierre et Miquelon, traduit de l’anglais par Georges Poulet, Ottawa : Éditions Leméac, 1983, page 171)
- (Vieilli) (Désuet) Étoffe de bure.
- Ils (les vilains) étaient vêtus de surcottes de gros bureau, tombant à mi-jambes, et portaient un chapeau clabaud garni d’une Notre-Dame de plomb. — (Henri Troyat, Le jugement de Dieu, Livre de Poche, page 83)
- (Vieilli) (Désuet) Lieu où se distribuent les billets d’entrée pour un spectacle ou pour tout autre lieu dans lequel on n’est admis qu’en payant. On dit aujourd'hui « guichet ».
- Jouer à bureaux fermés. Prendre un billet au bureau. La foule assiégeait les bureaux. Bureau de location, bureau des suppléments, etc.
- (Par extension) L'ensemble des employés eux-mêmes qui travaillent dans un bureau.
- Chaque bureau est composé d’un chef, d’un sous-chef, etc. Chef de bureau.
- Établissements qui dépendent, la plupart, de l’administration publique, qui sont destinés à quelque service public.
- Ce volume, petit in-32, semblable à un Annuaire du Bureau des Longitudes, est recouvert de drap pelucheux comme un bréviaire de chanoine, […]. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Certain nombre de personnes tirées d’une assemblée pour s’occuper spécialement d’une ou de plusieurs affaires dont elles doivent ensuite rendre compte à l’assemblée générale.
- L’assemblée fut partagée, divisée en tant de bureaux. Procéder à la formation des bureaux. Les membres de chaque bureau.
- Le président, le secrétaire d’un bureau. Cette proposition fut renvoyée à l’examen des bureaux. Le rapporteur du premier bureau, du deuxième bureau.
- Réunion du président, des vice-présidents, des secrétaires et aussi, dans certains cas, du trésorier, en parlant des assemblées législatives ou électorales, d’une académie, du comité, d’une société, d’un syndicat, d’une association, etc.
- Il appartient au ministère principalement intéressé de préparer le projet de loi de ratification afin qu’il puisse être soumis au Conseil d’État puis inscrit à l’ordre du jour du conseil des ministres et enfin déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale ou du Sénat dans le délai fixé par la loi d’habilitation. — (Secrétariat général du gouvernement et Conseil d’État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8 → lire en ligne)
- Les rouges étaient aux cent coups. Ils s'étaient réunis en comité restreint dans la cuisine du cafetier. Autour de la toile cirée, le bureau de la Libre-Pensée cogitait ferme. — (Arlette Aguillon, Le puits aux frelons, Éditions de l'Archipel, 2009, chap. 20)
- (Informatique) Surface de travail des environnements graphiques, permettant d’accéder aux différentes ressources de l'appareil (logiciels, fichiers, périphériques...), et sur laquelle s’ouvrent les fenêtres des applications.
- La disposition au sein du bureau des différentes icônes, raccourcis ou volets peut être gérée par le système d'exploitation ou bien prise en charge par l'utilisateur. — (Joël Green, J'apprends à me servir de Windows seven, page 108, www.informatique-bureautique.com, 2010)
- (Audiovisuel) Délégation décentralisée d’une agence de presse, d’un journal ou d’un organisme de radiodiffusion ou de télévision.
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adjectivaux
?- Masculin pluriel de adjectival.
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bigorneau
?- Coquillage marin comestible à forme d’escargot, du genre Littorina, en particulier Littorina littorea.
- On privilégiera les abords de la Cotinière, sur Oléron, pour les étrilles, les oursins, les bigorneaux et les patelles. — (journal Sud-Ouest, supplément Guide saison 2022 Charente-Maritime, page 24)
- Tout autre coquillage de forme analogue.
- (Art) Petite bigorne. [1]
- (Familier) Téléphone. (en raison probablement de la forme évasée du microphone et de l'écouteur)
- (Sens figuré) (Familier) Personne quelconque ; quidam.
- Sur les cinq bigorneaux qu’on vous alignera pour le juger, derrière le tapis, y en aura pas un d’assez culotté pour bien savoir ce que c’est que la frousse !… — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, collection Le Livre de Poche, page 206.)
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stylo
?- (Technique) Objet allongé muni d’un réservoir d’encre et d’une pointe, destiné à être pris en main et à réaliser un tracé par application de la pointe sur une surface plane et poreuse par capillarité.
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allegretto
?- (Musique) D’un mouvement très vif.
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bigot
?- du vieil anglais by God (« par Dieu »)[1] ; les jurons sont parfois substantivé pour décrire ceux qui les profèrent → voir goddam. Contre cet étymon, le fait que bi godd n’est attesté en moyen anglais qu’au XIIIe siècle.
- Apparenté[2] à l’italien sbigottire (« sidérer »).
- Apparenté[2] à l’espagnol bigote (« moustache »), à bigoudi. Voir l’italien bacchettone (« bigot »).
- Avec changement de suffixe, il pourrait être apparenté à bégard (« membre d'une secte chrétienne du XIIIe siècle qui refusait l'autorité de l'aristocratie et du clergé ») et béguin (« franciscain qui s’opposa, durant le Moyen Âge, à l’Église ») ; voir begart pour l’étymon et bigardie (« hypocrisie ») pour la forme en biɡ-.
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couteaux
?- Pluriel de couteau.
- C’était là que nous entreposions des voitures, des motos et des bicyclettes abandonnées, volées, retrouvées et pas réclamées, et rangions nos véhicules cassés, la cahute en ciment abritant des foultitudes d’objets illicites, tels revolvers, carabines, couteaux de toutes sortes, pilules, poudres et herbes de toutes autres sortes, publications cochonnes (de toutes autres sortes encore) et des tonnes de biens dérobés à droite et à gauche. — (Michael Malone, Juges et assassins, 1994)
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automnaux
?- Masculin pluriel de automnal.
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zonaux
?- Masculin pluriel de zonal.
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bosco
?- (Marine marchande) Maître d’équipage qui se situe hiérarchiquement entre les officiers et les membres de l’équipage.
- Il se prétendait le plus fin pêcheur et le plus fin manœuvrier de Bretagne parce qu’il avait été jadis bosco à bord d’un quatre-mâts qui faisait le Chili. — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 120)
- (Marine nationale française) Officier marinier supérieur en charge des manœuvriers.
- Le bosco, un vieux second maître, jaillit de l’obscurité, gnome hilare. — (Pierre Schoendoerffer, Le Crabe-tambour, 1976, page 32)
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anomaux
?- Masculin pluriel de anomal.
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alto
?- (Musique) Dans la musique vocale, voix correspondant à la voix féminine la plus grave.
- En l'espace de quelques années, il fit évacuer tous les falsettistes restants pour les remplacer par des castrats sopranos, les parties d’alto demeurant encore assez longtemps confiées à des faussets. — (Patrick Barbier, Histoire des Castrats, Grasset , 1989, page 17)
- (Musique) Ellipse pour violon alto.
- Jouer de l’alto.
- J’essayai donc pour plaire à l’illustre virtuose d’écrire un solo d’alto, mais un solo combiné avec l’orchestre de manière à ne rien enlever de son action à la masse instrumentale, bien certain que Paganini, par son incomparable puissance d’exécution, saurait toujours conserver à l’alto le rôle principal. — (Hector Berlioz, Mémoires, 1870)
- (Musique) (Familier) Dans un orchestre de jazz, ellipse pour saxophone alto.
- Charlie Parker jouait de l'alto.
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commissuraux
?- Masculin pluriel de commissural.
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aérospatiaux
?- Masculin pluriel de aérospatial.
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arioso
?- (Musique) Indique un chant soutenu et approprié aux airs.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.