Dictionnaire des rimes
Les rimes en : dissemblance
Que signifie "dissemblance" ?
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- Manque de ressemblance.
- En pareil cas, la dissemblance des destinées est presque toujours un puissant lien d'amitié. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
Mots qui riment avec "ance"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "dissemblance".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ance , ances , anse , anses , ence , ences , ense et enses .
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vraisemblance
?- Apparence de vérité.
- Malheureusement nous avons rarement des éléments suffisants pour reconstituer cette histoire avec vraisemblance. Les documents fossiles tertiaires sont assez rares […]. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 69)
- Faute de pouvoir faire toute la lumière désirable sur ce fait énigmatique, nous réunirons ici le faisceau de vraisemblances et de témoignages qui peuvent seuls nous éclairer pour le moment. — (Robert Triomphe, Joseph de Maistre, Droz, 1968, page 67)
- Il n’y a pas de vraisemblance à ce que vous dites.
- Cela choque la vraisemblance.
- Contre toute vraisemblance.
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nuisance
?- Trouble, dérangement, gêne persistante, calamité, fléau, pollution. Cause de perturbation pour le bon fonctionnement d'une entreprise, d'un projet.
- Hitler, Staline, Mussolini, tout le monde connaît leurs crimes et leurs capacités de nuisance sur leurs congénères. — (France Mutuelle Magazine, n° 174, octobre-novembre-décembre 2022, page 63)
- Les astres ne nous font pas de nuisance : ils sont donc pleins de bonté. — (Montaigne, Essais , II, 12 – Apologie de Raymond Sebond, 1595)
- La tour lyonnaise UAP est déconstruite étage par étage, sous une coiffe, pour limiter les nuisances de ce chantier situé en périphérie immédiate des halles de Lyon et d’une école notamment. — (Vincent Charbonnier, La déconstruction inédite d'une tour lyonnaise, dans l'Usine nouvelle du 22 mars 2012, page 24)
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rance
?- Se dit des corps gras qui, laissés au contact de l’air, ont pris une odeur forte et un goût désagréable.
- Ce lard est rance.
- Cette huile, ce beurre est rance.
- L’eau qu’on essaye d’y boire est-elle toujours aussi rance ? aussi[sic] tiède ? — (Louis-Ferdinand Céline (Louis-Ferdinand Destouches), Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932 (réédition Gallimard, Folio #28, 2019, page 203)
- Il faut que mademoiselle Préfère se soit imaginée que j’ai pour le beurre des goûts de Sarmate, car celui qu’elle m’offrit, préparé en fines coquilles, était rance à l’excès. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; éd. Le Livre de Poche, 1967, page 197)
- (Sens figuré) Qui s’est encore envenimé.
- Bien patient et bien équilibré tel que je l’ai connu, il gardait cependant sur le coeur un vieux reliquat de haine bien rance à l’égard des familles… — (Louis-Ferdinand Céline (Louis-Ferdinand Destouches), Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932 (réédition Gallimard, Folio #28, 2019, page 532)
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révérence
?- Respect profond, vénération.
- J’omettais de le dire par bon goût, bienséance, convenance et révérence. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 245)
- Le seul Arsène André, l'instituteur des Hautes Héez, ne craint pas le potentat, et M. Hector a échoué pour l'amener à plus de révérence, […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- J'avais d'abord préparé une longue introduction dédiée à Aristote et Galien. Je voulais que mon émerveillement pour ces grands hommes soit fortement exprimé. Trop souvent on m'avait fait reproche d'irrespect pour les Anciens. Et pourtant la révérence qu'ils m'inspirent est tout à fait sincère. — (Jean Hamburger, Le Journal d'Harvey, 1983)
- (Religion) Titre d’honneur qu’on donne à certains religieux.
- S’il plaît à Votre Révérence, ajouta Dennet, un prêtre ivre était venu rendre visite au sacristain de Saint-Edmond…– Il ne plaît pas à Ma Révérence, répondit l’ecclésiastique, qu’il y ait eu là un animal tel qu’un prêtre ivre, ou, s’il y en a eu, qu’un laïque le dépeigne comme tel. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Mouvement du corps qu’on fait pour saluer, en s’inclinant, pour les hommes; ou en pliant les genoux, pour les femmes.
- Oui, ça n’est pas tout ; aujourd’hui une dent, demain une oreille ; s’ils pouvaient trouver une sauce pour manger nos fressures comme celles des veaux, ils mangeraient du chrétien ! dit la vieille Bonnébault, qui montra son profil menaçant au comte quand il passa, lui lança un regard mielleux et lui fit la révérence. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, deuxième partie, chapitre sixième)
- Tout mon sang afflua au cerveau. Elle me fit sa révérence, et, quand je relevai la tête, elle était très rouge, et elle avait des yeux! Ah! ces yeux! — (Léopold de Sacher-Masoch; Don Juan de Kolomea in « Contes Galiciens », traduction anonyme de 1874)
- Au bout de deux mois, c’est à peine si je suis en état de faire une révérence à trois glissades. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Les girls saluaient en ployant les genoux, ainsi que des petites filles qui font la révérence et en envoyant des baisers. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
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inexpérience
?- Manque d’expérience.
- En effet, une jeune fille a trop d’illusions, trop d’inexpérience, et le sexe est trop complice de son amour, pour qu’un jeune homme puisse en être flatté. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- L’énorme rouf construit sur l’embarcation et son gréement, démontraient l’inexpérience totale que son propriétaire avait des choses de la mer. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Cette inquiétude, pour moi, ne tient ni au nombre des députés LREM, ni à leur jeunesse, ni à l’inexpérience politique qu’on leur prête. — (Irène Frain, La vie est lente, l’espérance violente, Le 1, 21 juin 2017, page 3)
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persévérance
?- Qualité ou action de celui qui persévère.
- Ce principe de la philosophie cartésienne « je pense, donc je suis », est ce que les adversaires du cartésianisme ont attaqué avec le plus de persévérance ; et cela se conçoit, car ce principe admis, l'autorité de la conscience et de la raison s'ensuit nécessairement. — (Jules Simon, Introduction de : « Œuvres de Descartes », édition Charpentier à Paris, 1845)
- Une telle persévérance, sans garantie de succès, forçait le respect. — (Antoine Bello, Les Producteurs, 2015 ; édition Blanche, 2015, p. 226)
- Car ce que la persévérance nous aide à atteindre à la fin, ce qu'elle nous aide à atteindre toujours, c'est l'estime de soi. — (Mustapha Fahmi, La leçon de Rosalinde, éditions La Peuplade, Chicoutimi (Québec), 2018, p. 98)
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substance
?- (Philosophie) Ce qui subsiste par soi-même, indépendamment de tout accident.
- Je lui apprendrai, dit le docteur, les huit parties d’oraison, la dialectique, l’astrologie, la démonomanie, ce que c’est que la substance et l’accident, l’abstrait et le concret, les monades et l’harmonie préétablie. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, VI. Le ministre, 1748)
- Descartes a donné trois démonstrations de l’existence de Dieu. 1° J’ai en moi l’idée de Dieu. Par le nom de Dieu, j’entends une substance infinie, éternelle, immuable, indépendante, toute-connaissante et toute-puissante. — (Jules Simon, Introduction de: « Œuvres de Descartes », édition Charpentier à Paris, 1845)
- D’après Spinoza, il n’existe qu’une substance unique, dont tous les êtres sont des modes.
- (Sciences) Toute sorte de matière.
- Au niveau du siège du dépôt tuberculeux, le périoste se détache de l’os , s’injecte , s’enflamme et fournit de l’exsudation plastique , qui peut s’organiser en substance osseuse. — (Pierre-J. Haan, Abrégé de pathologie chirurgicale, 1863, page 77)
- Les poils de chèvre diffèrent de la laine du mouton par des cellules de surface externe qui sont un peu moins ou peu saillantes et par des stries de leur substance propre qui, au contraire, sont très apparentes. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Celui qui veut vendre un cheval atteint d’épilepsie n’en peut pas dissimuler les accès à son gré à moins qu’il ne puisse les retarder ou les modérer par la vertu de substances médicamenteuses : le bromure de potassium par exemple. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- Au cœur de la mêlée, l’un des joueurs surgit, accroché contre sa monture dressée à la verticale et, par-dessus la crinière, il brandissait la carcasse du bouc, déjà vidée à moitié de sang et de substance. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- Ce qu’il y a de meilleur, de plus succulent, de plus nourrissant en quelque chose.
- Les arbres, les plantes attirent la substance de la terre.
- Il n’y a guère de substance dans ces sortes d’aliments.
- Le bouillon a pris toute la substance de cette viande.
- (Sens figuré) Ce qu’il y a d’essentiel dans un discours, dans un écrit, dans une affaire, etc.
- (Acte notarié). La preuve testimoniale n'est pas admissible contre les énonciations d'un acte notarié relatives à sa substance , aux dispositions qu'il contient, aux formes et solennités qu'il constate avoir été observées. — (« Les codes annotés de Sirey », édition entièrement refondue par P. Gilbert, tome 1 : Code Civil, Paris : chez De Cosse & N. Delamotte, 1847, page 613)
- Certains « on dit » circulent, s’amplifient, se font écho à eux-mêmes indéfiniment, sans avoir cependant de substance réelle. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Il y a beaucoup de paroles et peu de substance dans ce discours, dans ce livre : Il y a beaucoup de verbiage et peu d’idées.— Je n’ai pu retenir tout ce qu’il a dit, mais je vous en rapporterai, je vous en dirai la substance.
- Par conséquent, même dans les rares cas où l’approbation de la cour FISA est nécessaire pour cibler les communications d’un individu, la procédure ressemble plus à une pantomime dénuée de substance qu’à un contrôle véritablement significatif qui s’exercerait sur la NSA. — (Glenn Greenwald traduit par Johan-Frédérik Hel Guedj, Nulle part où se cacher, JC Lattès, 2014, ISBN 978-2-7096-4615-4)
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impudence
?- Manque de pudeur, effronterie extrême.
- Ces rustres n’eussent pas osé agir avec une impudence aussi inconcevable s’ils ne se sentaient appuyés par quelque forte bande. — (Walter Scott, Ivanhoé, ch. XXV, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Le Truculentus représente la vie et les gestes d'une gueuse, qui, par sa rapacité, ses éhontements et l’impudence de sa mauvaise foi, révolterait même les blasés de nos petits théâtres. — (Edelestand Pontas Du Méril, Histoire de la comédie ancienne, Paris : chez Didier & Cie, 1869, volume 2, page 285)
- Ce mouvement était inimitable; il avait la canaillerie, l’impudence, la persuasion d’un dresseur, d’un tombeur de femmes. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- En effet, je n'en ai pas, et cela m'est égal, mais je ne désire pas supporter une nouvelle impudence de votre part ! — (Jean Ray, Harry Dickson, La Chambre 113, 1933)
- (Par extension) Action et parole impudentes.
- Il mérite d’être châtié pour ses impudences.
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jouissance
?- Satisfaction voluptueuse, éprouvée tantôt par les sens, tantôt par l’âme ou l’esprit.
- Cette fête était donc une espèce d'adieu aux jouissances de Paris, à cette vie rapide, à ce tourbillon de pensées et de plaisirs que l'on calomnie assez souvent, mais auquel il est si doux de s'abandonner. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Qu’ai-je besoin de demander aux choses d’autres jouissances que celle de leur présence, c’est-à-dire leur beauté et leur parfum ? — (Octave Mirbeau, Ma chaumière, dans Lettres de ma chaumière, 1885)
- Se regarder à travers l'eau était pour elle une jouissance. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
- Depuis quelque temps, une idée singulière venait le hanter et quoique la sachant bien enfantine, bien irréalisable, il s'y abandonnait, y trouvant une jouissance étrange... — (Isabelle Eberhardt, Yasmina,1902)
- Arrière l'honnêteté ! fi de la probité ! vautrons-nous dans toutes les jouissances d'abord… — (Henri Louatron, À la messe noire ou le Luciférisme existe, Mamers (Sarthe) : à compte d'auteur, s.d. (vers 1918-1920), page 31)
- Le délire déporte le tortionnaire : implacable pouvoir, ineffable jouissance de donner la mort. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (En particulier) Plaisir né de la relation sexuelle épanouie.
- Jean Borie, en accord avec Sartre aussi bien qu'avec Foucault, souligne qu'un retournement s'était, à ce propos, opéré depuis le XVIIIe siècle; le désir et la jouissance, que l'on cesse d'exalter en les associant à la génération, se trouvent relégués au nouveau statut d'instinct génésique; dès lors, le coït conjugal se trouve plus étroitement associé à la notion de devoir. — (Alain Corbin, Les filles de noce, 1978)
- (Droit) Possession d’une chose dont on tire des profits, des avantages, etc.
- La jouissance de leur droit naturel doit être fort bornée dans cet état de pure nature et d’indépendance, où nous ne supposons encore entr’eux aucun concours pour s’entr’aider mutuellement. — (François Quesnay, Observations sur le Droit naturel des hommes réunis en société, 1765)
- Et ils ont cherché à accaparer, chacun pour soi, la plus grande quantité de jouissances possible, sans s'occuper des intérêts d'autrui. — (Errico Malatesta, Le Programme anarchiste,)
- Enfin, en pays de droit écrit, au moins après la renaissance du droit de Justinien, la femme pouvait avoir des paraphernaux dont elle gardait la propriété, la jouissance et même l'administration, […]. — (Gabriel Lepointe, La Famille dans l'Ancien droit, Montchrestien, 1947 ; 5e éd., 1956, p.189)
- Sauf circonstances particulières, la jouissance de ce logement est attribuée au conjoint qui n'est pas l'auteur des violences. — (Article 220 du Code civil français)
- L'héritier receleur est tenu de rendre tous les fruits et revenus produits par les biens recelés dont il a eu la jouissance depuis l'ouverture de la succession. — ((Article 778 du Code civil français))
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obsolescence
?- Désuétude ; vieillissement.
- Au « régime normal » de la fiscalité anglaise, correspond, aux États-Unis, « l’amortissement pour dépréciation », mais entendu d’une façon plus large en ce sens qu’il couvre la dépréciation physique et l’obsolescence. — (Statistiques & études financières, n° 1–12, Imprimerie nationale, Paris, 1949, page 234)
- Cette tendance à l’obsolescence est maximale chez nous en matière de vêtements, surtout féminins mais aussi masculins, et en matière d'automobiles de tourisme ou de ville. — (Annales de l’Institut de philosophie, Éditions de l’Université de Bruxelles, 1982, page 114)
- Les mutants, cette minorité créatrice source de toutes les grandes aventures humaines, méritent une attention particulière. Mais celle-ci ne saurait toutefois conduire à oublier les autres, menacés par une inertie qui risque de les condamner à l’obsolescence à quarante ans, mi-temps de leur vie active. — (Silvère Seurat, « La Coévolution créatrice », dans la Revue des deux Mondes, juillet-août 1988, p. 120)
- À l’obsolescence technique s’adjoint donc une obsolescence psychologique : un téléphone de deux ans est ringard, un vêtement de six mois est démodé, un écran plat est déjà bien triste face à une télévision 3D. — (Christophe Sempels & Jonas Hoffmann, Les Business models du futur : créer de la valeur dans un monde aux ressources limitées, Pearson Education France, 2012, p. 120)
- Formé sur le participe présent du latin obsolescere, le substantif obsolescence et son dérivé adjectival obsolescent sont des néologismes créés d’après l’anglais. Ils désignent tout ce qui est tombé en désuétude. Leur emprunt s’explique par le fait que l’adjectif obsolète, ayant le même sens et venu lui aussi de l’anglais d’après le latin obsoletus, a un champ d’application sémantique limité. Terme littéraire et vieilli, il se dit, non exclusivement mais surtout, de ce qui se rapporte à la langue, au vocabulaire, à la grammaire. Est obsolète ce qui est dépassé, suranné, désuet, vieillot, bref, ce qui ne fait plus partie des normes actuelles du langage.Dans la langue usuelle, obsolescence, ayant une aire sémantique plus large, offre l’avantage de se dire de tout ce qui n’a plus cours, de ce qui est périmé, aussi bien en matière de langage (notions frappées d’obsolescence) que de toute activité humaine (obsolescence d’un produit, d’une machine, d’un équipement, d’une pratique, d’une technique).Dans la langue spécialisée, obsolescence fait partie du vocabulaire de l’économie. Le Trésor de la langue française lui assigne un sens restreint : « Diminution de la valeur d’usage d’un bien de production due non à l’usure matérielle, mais au progrès technique ou à l’apparition de produits nouveaux. » Aujourd’hui, le sens d’obsolescence s’est élargi; il en est venu à s’étendre au cas de l’usure matérielle d’un bien. — (« obsolescence / obsolescent, ente / obsolète », Juridictionnaire, Centre de traduction et de terminologie juridiques (CTTJ), Faculté de droit, Université de Moncton & Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada, 2015)
- (Médecine) Sorte d’atrophie avec induration ; racornissement.
- Mais il y a plus : lorsque la tuberculisation pulmonaire passe à guérison, l’on rencontre en général les tubercules à l’état d’obsolescence, enveloppés d’une espèce de capsule qui les isole des parties environnantes : c’est un tissu noir induré […] — (Bulletin de l’Académie royale de médecine de Belgique, vol. 7, 1864, page 240)
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condescendance
?- Complaisance qui fait qu’on se rend aux sentiments, aux volontés de quelqu’un. Mais depuis le XIXe siècle, le sens a glissé vers la 2e définition[1].
- Mme de Rênal s’était trouvée assez de sens pour oublier bientôt, comme absurde, tout ce qu’elle avait appris au couvent ; […] Avec l’apparence de la condescendance la plus parfaite, et d’une abnégation de volonté, que les maris de Verrières citaient en exemple à leurs femmes, et qui faisait l’orgueil de M. de Rênal, la conduite habituelle de son âme était en effet le résultat de l’humeur la plus altière. Telle princesse, citée à cause de son orgueil, prête infiniment plus d’attention à ce que ses gentilshommes font autour d’elle, que cette femme si douce, si modeste en apparence, n’en donnait à tout ce que disait ou faisait son mari. Jusqu’à l’arrivée de Julien, elle n’avait réellement eu d’attention que pour ses enfants. — (Stendhal, Le Rouge et le Noir, 1830)
- […], je vais vous remettre les deux lignes ; vous les porterez au grand homme en l’assurant d’une entière condescendance à ses désirs ; mais à une condition. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844 ; page 337 de l’édition Houssiaux de 1855)
- Delouche nous offre à chacun la goutte, mais il n’y a qu’un verre et nous buvons tous dans le même. On me sert le premier avec un peu de condescendance, comme si je n’étais pas habitué à ces mœurs de chasseurs et de paysans… — (Alain-Fournier, Le Grand Meaulnes, 1913)
- Bienveillance mêlée d’un léger mépris ; comportement distant, presque hautain, arrogant, ou qui pourrait être ressenti comme tel.
- Oh ! l’ignorance ! murmura le savant, et il ajouta tout haut avec ce ton de condescendance doctorale particulier aux disciples d’Esculape : mon ami, je cueille des simples que je collectionne, afin de les classer dans mon herbier ; […]. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, 1858)
- Puis, dans la songerie de Clotilde, la figure de sa grand’mère Félicité s’évoquait. Celle-ci venait la visiter de temps à autre, avec une condescendance de parente puissante, qui est d’esprit assez large pour pardonner toutes les fautes, quand elles sont cruellement expiées. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre XIV)
- Il saluait chapeau bas tous ceux qui appartenaient à une classe sociale supérieure à la sienne, il traitait avec mépris ou condescendance ses inférieurs, […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910)
- En Afrique, un Blanc qui adresse la parole à un Noir n’a plus la condescendance raciste des colonisateurs d’antan ; désormais c’est bien plus violent. Désormais, il a le regard apitoyé du prêtre qui administre l’extrême-onction à un condamné à mort. — (Frédéric Beigbeder, 99 francs, Gallimard, 2000, collection Folio, page 141)
- Lorsqu’il gémit et dans mon cou laissa tomber sa tête, porté enfin, sur et dans mon ventre, j’en conçus avec étonnement, une fugitive condescendance. — (Marie Darrieussecq, Claire dans la forêt, nouvelle, supplément au magazine « Elle », 2000, page 13)
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invraisemblance
?- Défaut de vraisemblance.
- Cette histoire n’est pas fantastique, elle n’est que romanesque. Faut-il en conclure qu’elle ne soit pas vraie, étant donnée son invraisemblance ? — (Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, pages 1-16)
- Choses invraisemblables.
- Cette tragédie est pleine d’invraisemblances.
- Les invraisemblances de son récit l’ont rendu suspect.
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soutenance
?- Exposé oral de travaux de recherche devant un jury pour l'obtention d'un diplôme, par exemple un doctorat, un master ou une habilitation à diriger des recherches.
- Je ne manquerai pas d’assister à votre soutenance.
- Vous êtes cordialement invités à la soutenance publique de la thèse de Doctorat de Mr. X. La soutenance sera suivie d'un pot auquel vous êtes également conviés.
- Une brillante soutenance.
- (Vieilli) Planche ayant une échancrure pour y coincer de la filasse et pour pouvoir l'espader, c'est à dire la battre.
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reconnaissance
?- Action par laquelle on retrouve dans sa mémoire l’idée, l’image d’une chose ou d’une personne quand on vient à la revoir.
- Une lettre fut cause de leur mutuelle reconnaissance. - Il reconnut les meubles qu’on lui avait volés ; et, après que la reconnaissance qu’il en fit eut été vérifiée devant le juge, ils lui furent délivrés.
- Action d’examiner en détail et avec soin certains objets pour en constater l’espèce, le nombre, etc.
- Dans les premières grammaires du français, se pose le problème de la reconnaissance de l’article comme catégorie, ou plutôt celui de la forme que doit prendre son traitement. — (Jean-Marie Fournier, À propos des grammaires françaises des XVIIe et XVIIIe siècles : le traitement des exemples et des parties du discours , dans Histoire Épistémologie Langage, 1998, volume 20, n° 20-2, page 135)
- Faire la reconnaissance des lieux, des meubles, des papiers. - La reconnaissance sera longue.
- Acte par lequel on reconnaît qu’on a reçu quelque chose, soit par emprunt, soit en dépôt, ou pour reconnaître qu’on est obligé à quelque chose.
- Pourtant, tous les actes unilatéraux ne sont pas réceptices alors même qu'ils produisent des effets sur des tiers. Ainsi, la reconnaissance d’enfant naturel, le testament et l'acceptation de succession sont de nature à produire des conséquences sur des tiers. Pourtant ils ne s'adressent à personne. — (Jamal Rbii, « L’acte unilatéral réceptice », dans Métamorphoses de l’acte juridique, sous la direction de Marc Nicod, Presses de l'Université de Toulouse 1 Capitole, 2011, page 98)
- Il me donna ses pierreries en garde, je lui en donnai ma reconnaissance. Il m’a passé une reconnaissance de la rente, de la pension qu’il me doit.
- Aveu ou confession d’une faute.
- Cette prompte reconnaissance de sa faute lui en a mérité le pardon.
- (Diplomatie) Action de reconnaître, d’admettre comme légal un gouvernement étranger.
- La reconnaissance de ce gouvernement par l’Angleterre ne se fit point attendre.
- Gratitude ; souvenir des bienfaits reçus.
- Eh ! Mon cher grand génie, vous êtes un homme supérieur, vous savez bien que la reconnaissance est un mot d’imbécile, on le met dans le dictionnaire, mais il n’est pas dans le cœur humain. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Et ce pauvre hère, ragaillardi lui aussi par le thé et la bonne chère, traduit alors la reconnaissance de son estomac repu par un concert qui porte la satisfaction générale à son comble. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 32)
- Sa santé laissant de plus en plus à désirer il avait refusé le renouvellement de son mandat de T∴ P∴ S∴ G∴ C∴, mais le Sup∴ Cons∴, désireux de lui témoigner sa reconnaissance et de conserver sa précieuse collaboration, lui décerna à l’unanimité le titre de T∴ P∴ S∴ G∴ C∴ d'Honneur. — (Ordre maç∴ mixte international "Le Droit humain", Hommage à nos aînés, Comité d’édition de l’ordre, 1954, page 60)
- (Spécialement) Considération.
- Chez Aviapartner, les syndicats demandent « une juste reconnaissance de leur travail » soit « au moins 200 euros brut ». — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 16 juillet 2022, page 6)
- Un troisième ami de la maison, le principal du collège d’Arbois, M. Romanet, exerça une influence décisive sur la carrière de Louis Pasteur. Ce maître, qui se proposait chaque jour d’élever davantage l’esprit et le cœur de ses collégiens, inspirait à Pasteur quelque chose de plus que le respect et la reconnaissance; c’était de l’admiration. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 14)
- Raschi, en se cantonnant dans son rôle de commentateur, s'est attiré, lui, la reconnaissance de tous. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- (Militaire) Action d’examiner la position, la nature d’un terrain et les dispositions de l’ennemi.
- […], et, pour se procurer des renseignements précis en faisant quelques prisonniers, il résolut de lancer une vigoureuse reconnaissance de l'autre coté de Buzancy. Mais cette reconnaissance ne tarda pas à prendre les proportions d'un véritable combat, […]. — (Vicomte Ulric-Guelfe de Civry, Un engagement de cavalerie, le combat de Buzancy, 27 Août 1870, Londres : Arliss Andrews, 1878)
- Le 22 Août, la marche vers le Nord devait être continuée. Mais un épais brouillard couvrait le sol empêchant les reconnaissances. — (Colonel-commandant Gelbert, Historique du 8e Régiment de Chasseurs : Campagne 1914-1918, Luxeuil : chez A.-F. Faivre d'Arcier, s.d (vers 1920), p. 5)
- En résumé, la reconnaissance a pour but de communiquer de l’information au commandant pour qu’il prenne des décisions éclairées. — (Vladimir Kessia, « La reconnaissance blindée : son rôle au sein de l’Armée canadienne », dans Revue militaire canadienne, printemps 2022 [texte intégral])
- (Marine) Action d’apercevoir, de découvrir, d’explorer des côtes, des rades, etc., en naviguant.
- Il fit la reconnaissance d’une baie qui avait échappé à tous les autres navigateurs.
- (Droit féodal) Droit payable en nature.
- Dès 1505, nous voyons le receveur de Saint-Dié adjuger, pour douze années, à un habitant de Plainfaing, la part du prince sur le Rosberg, moyennant un canon de 32 francs et une reconnaissance de 2 fromages. — (Pierre Boyé, Les Hautes-Chaumes des Vosges, Rencontres transvosgiennes, 2019, ISBN 978-2-9568226-0-8)
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grandiloquence
?- Abus des grands mots dans le discours, éloquence boursouflée.
- […] ; et l’on nous a assuré qu’il existe de lui, ou que l’on a connu de lui, à cette lointaine époque, des tragédies d’un mouvement et d’une grandiloquence impétueuses, … — (Victor Serge, Portrait de Staline, 1940)
- Pugnace, grave, solennel jusqu'à la grandiloquence, hyperbolique et redondant. — (Vincent Hugeux, Soupçon de financement libyen: les failles du Sarko-show sur LExpress.fr, Groupe L'Express. Mis en ligne le 23 mars 2018)
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défense
?- Action de défendre, de se défendre.
- Pourquoi porter des chapeaux et des vêtements, quand la pigmentation de la peau est la meilleure défense contre le soleil des tropiques […]? — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Et l’avarice, considérée comme un péché par l’Église catholique, est devenue le signe d’une défense intelligente contre la surconsommation. — (Alain Rey, Les radins savent gérer leur argent, dans 60 millions de consommateurs, hors-série n° 151, octobre-novembre 2010)
- S’armer pour la commune défense, pour sa propre défense.
- Être dans le cas de légitime défense.
- (Militaire) Action ou manière de défendre une place, un poste, etc., de s’y défendre.
- Belgrade est une ville ouverte, car son ancienne forteresse turque ne peut pas être considérée comme un ouvrage de défense moderne. — (Rodolphe Archibald Reiss, Comment les Austro-Hongrois ont fait la guerre en Serbie, 1915)
- La ville avait la réputation d’être imprenable ; son château s’élevait à l’est et la ceinture de murailles qui entourait la cité venait s’y attacher; des portes, des bastions, des fossés formaient un respectable appareil de défense. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895)
- Nos grandes places de guerre, Strasbourg et Metz, les véritables boulevards de notre défense, n'avaient été ni armées, ni approvisionnées. — (Général Ambert, Récits militaires : L’invasion (1870), Bloud & Barral, 1883, page 124)
- Après le « mur murant » de 1786, les fortifications de 1840 ont été démolies pierre par pierre, et la terre de leurs glacis à servi à combler les fossés de défense dont on l'avait tirée. — (Jean Valmy-Baysse, La curieuse aventure des boulevards extérieurs, Éditions Albin-Michel, 1950, page 243)
- Faire une belle défense, résister longtemps à quelque proposition, à quelque sollicitation, etc.
- (Politique) Gestion de l’armée et de la marine.
- Le ministère de la Défense.
- Dépenses de défense.
- (Au pluriel) Fortifications, ce qui sert à garantir, à couvrir une place.
- Les bases des tours visigothes sont carrées ou ont été grossièrement arrondies pour recevoir les défenses du Ve siècle. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Démolir les défenses d’une place.
- (Eaux et forêts) Ce bois est en défense: Il est en tel état de force qu’on n’a plus besoin d’empêcher les bestiaux d’y aller.
- (Droit) Action de défendre quelqu’un contre une accusation soit en justice, soit dans les rapports sociaux.
- La défense de sa cause.
- Prendre la défense de l’accusé.
- Qu’avez-vous à dire pour votre défense ?
- On ne voulut point écouter ma défense.
- (Droit) Ce qu’on répond, par écrit et par ministère d’avoué, à la demande de sa partie.
- Donner, fournir, faire signifier ses défenses.
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nuance
?- (Imprimerie, Peinture) Chacun des degrés différents par lesquels peut passer une couleur, en conservant le nom qui la distingue des autres.
- On distingue ici les fils de nuance unie à foulage prolongé, les fils de couleur pour les nouveautés et les fils fantaisie et retors. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Le maquignon de bas étage teint, en tout ou en partie, les robes pour rendre un équipage similaire, au risque de s’exposer à voir fondre la nuance sous une averse. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- La particularité de la ressource ocrière de Puisaye réside en la présence d'une ocre pure à l'état naturel. De cette ocre jaune naît l'ocre rouge, par calcination, offrant des dégradés de nuances variées et chaleureuses […]. — (Petit Futé de l'Yonne, 2005, page 30)
- Il n'y avait point de nationalités, quoique les nuances de la peau différassent dans les diverses parties de la planète. — (Benjamin De Casseres, Arcvad le terrible, traduction de Émile Armand, dans Les Réfractaires, n°1, janvier 1914)
- (Sens figuré) Caractéristique subtile changeant légèrement la nature d'une chose.
- À mesure que le rhum vieillit, il se colore, se brunit ; il prend, avec une odeur piquante, une saveur acre & desséchante, dont la nuance empyreumatique huileuse fait dire, à ceux qui n’y sont point accoutumés, que cette liqueur sent le vieux cuir. — (Antoine-François Fourcroy et Louis-Nicolas Vauquelin, Encyclopédie méthodique: Chimie et métallurgie, volume 6, 1815, page 51)
- Cette reparatio correspond à la conversion néoplatonicienne, avec cette nuance que Boèce l’historicise, mieux, la généalogise selon quatre étapes et les « lignées » correspondantes : […]. — (Lambros Couloubaritsis, Histoire de la philosophie ancienne et médiévale, Grasset, 1998)
- Différence plus ou moins subtile entre deux idées.
- Maurice, qui avait le caractère résolu, classait trop nettement les connaissances humaines. Comme l’empereur Charlemagne, il avait mis d’un côté les idées qui ne lui plaisaient pas et de l’autre celles qui lui plaisaient. Il pensait : « Là-bas, c’est l’erreur, mais ici, c’est la vérité. » Comme l’empereur Charlemagne, il n’avait pas le sentiment des nuances. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 78)
- je ne suis pas morte, je repose, nuance. — (Patrick Kermann, La mastication des morts, page 22, 1999, Éditions Lansman)
- (Par extension) Façon d'exprimer les idées qui ne tombe pas dans le tout ou rien.
- Sans nuances, on donne l'impression d'avoir raison. — (Jean-Guilhem Xerri, La vie profonde, éditions du Cerf, Paris, 2021, page 65)
- Le titreur de Paris-Jour, ce matin, ne s'est pas embarrassé de nuances. Il a annoncé sur la largeur de la « une » : « Peyrefitte va interdire les minijupes. » — (Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, éditions. Fayard, 2000, volume 3)
- (Musique) Inflexions d'une musique allant dans le sens de la force ou de la douceur.
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radiance
?- (Indénombrable) Rayonnement.
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inintelligence
?- Manque d’intelligence, de clairvoyance.
- Une bise, reste de l’hiver, avait déniché, on ne sait où, des feuilles mortes qui couraient après elle, s’arrêtant net quand elle s’arrêtait, avec l’inintelligence de vieilles dames qui veulent rejoindre le tramway. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 144)
- Pour vous fourrer le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate, Éminence, il fallait que vous soyez aveuglé non par l’inintelligence mais par la passion. Alors, là est la question : la passion est-elle le lot d’un prêtre ? — (Léon Degrelle, Lettres à mon cardinal, Éditions L'Europe réelle, 1975, p. 170)
- andance
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silence
?- Absence de bruit.
- Si tout est silence et repos dans les savanes de l’autre côté du fleuve, tout ici, au contraire, est mouvement et murmure : […]. — (François-René de Chateaubriand, Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert)
- Tout était calme autour de lui ; on était arrivé à cette heure mystérieuse de la nuit où la nature semble dormir, et où tous les bruits sans nom de la solitude s’éteignent pour ne laisser, suivant l’expression indienne, entendre que le silence. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Et puis le silence , ce grand silence qui plane au-dessus des solitudes islandaises , et que trouble seul le sifflement du vent ou le cri des pluviers dorés. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 81)
- Aux arrêts, dans les gares, tous les bruits du dehors – la sonnerie du télégraphe, le clac-clac rythmique du graisseur, […] –, tout cela vous arrive multiplié par le silence, rendu plus net par la nuit. — (Octave Mirbeau, La Chambre close, Ernest Flammarion, Paris, 1920)
- Enfin, en ces temps particulièrement bruyants médiatiquement, de nombreux fans d’Arte y apprécient les silences et chuchotements, et l’absence d'émissions et de jingles criards. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 28 septembre 2022, page 10)
- Le silence tombait du haut du ciel comme une cascade vertigineuse, traversant de part en part la Terre, sans rencontrer la plus légère résistance. — (Jules Supervielle, Le voleur d’enfants, Gallimard, 1926, collection Folio, page 125)
- Le cri du gravier sous ses bottines, dans le silence, la fit tressaillir. — (Pierre Louÿs, Psyché, 1927, page 136)
- Tout à coup, deux coups de feu brisent le silence de midi. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Le fait de se taire, de ne plus faire de bruit.
- […], la jeune fille porta un doigt à sa bouche pour lui commander le silence, et de l’autre main lui fit signe de la suivre. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- Au moindre geste d’improbation, il nous apostrophait et nous imposait silence avec une fureur qui nous touchait sans nous convaincre ; […]. — (Anatole Claveau, Les snobs, dans Sermons laïques, Paris : Paul Ollendorff, 1898, 3e éd., page 36)
- Puisqu’on a lyrisé tous les bruits de la nature, depuis le murmure de l'ouragan jusqu'au beuglement du cricri, je vais mettre, moi, ses silences en musique. — (Karol Beffa, « Bruit et musique », dans Parler, composer, jouer : Sept leçons sur la musique, éditions Le Seuil, 2017)
- (Par extension) Action de ne pas exprimer sa pensée, oralement ou par écrit ; fait de se taire.
- Quoique très instruite, elle n’avoit ni les caprices, ni l’humeur qu’on attribue aux gens de lettres, qui tantôt se livrent à une loquacité importune, tantôt se renferment dans un silence méprisant. — (E.-F. Lantier, Voyages d’Anténor en Grèce et en Asie, Paris : chez Belin & chez Bernard, 2e édition revue, an VI, tome 1er, page 35)
- Il nous semble être retourné au collège, de nouveau nous marchons en rang, nous faisons des devoirs et surtout des pensums, et l’on nous astreint au silence […] — (Jean Heimveh, Question d’Alsace, 1889)
- Et rien en effet dans son langage, pas plus que dans ses silences ni dans son attitude, ne décela à sa bourgeoise qu’il avait les sens aux aguets et faisait bonne garde. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Mon passe-temps favori est la conversation coupée de silences. Les autres fournissent la conversation, moi les silences. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 74)
- Aussi, lorsque, après avoir franchi une porte vitrée immense, donnant sur un vestibule un peu moins vaste que le Square du temple, nous nous engageâmes dans un large escalier aux marches déclives, usées et traîtresses, mais qu’une rampe remarquablement ciselée aidait à gravir sans péril, je me contentai, toujours prudent, d’admirer l’élégante rampe en silence. — (Léo Malet, L’Ours et la Culotte, 1955, chapitre VIII)
- Le silence est l’arme la plus puissante du mal. — (Maurice Magre, Le Sang de Toulouse, 1931)
- Absence de mention d’une chose, du manque de témoignage sur un sujet, sur un fait.
- Mon manuel fait silence sur ce fait. - Le silence des journaux sur cet incident est significatif.
- (En particulier) (Internet) Absence d’un document pertinent dans un moteur de recherche.
- Le moteur de recherche doit fonctionner rapidement et efficacement (en minimisant à la fois le silence — informations pertinentes auxquelles on n’a pas accès — et le bruit — informations non pertinentes auxquelles on accède. — (Jean-Marc Hardy, Gaetano Palermo, Réussir son site web en 60 fiches, 3e édition, page 70)
- (Musique) Interruption du son dans une phrase musicale.
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expérience
?- Connaissance des choses, acquise par l’usage du monde et de la vie.
- Sur les réseaux sociaux, la « vanlife » (vie en van), regroupe une communauté grandissante, partageant expériences et bons plans. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 8)
- Ce n'est pas par raison qu'un pilote agit avec mesure: il le fait instinctivement, avec d'autant plus de naturel qu'il a de l'expérience et de ce fait, une tendance à ne rien risquer. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- La jeunesse connaît ces privilèges : Qui saurait la confondre ? L’expérience, cette béquille pour éclopés de la vie, ne vient point alourdir le survol de ses certitudes. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 26)
- Le maire sortant de Bordeaux Alain Juppé (UMP) a présenté lundi sa liste pour les élections municipales, qu’il a voulue « équilibrée » en y associant « l'expérience » de sortants à « deux tiers de nouveaux candidats » […]. « Ce n’est pas une liste de partis », a souligné devant la presse M. Juppé, en précisant qu’il avait souhaité « associer l'expérience et la nouveauté » […].. — (L'Express, 21 janvier 2008)
- La validation des acquis de l’expérience (VAE), mise en place en 2002, est souvent présentée comme une réforme de consensus. Son principe est, il est vrai, séduisant : faire reconnaître sous forme de diplômes ou de certifications l’expérience acquise au cours de la vie professionnelle et sociale. — (Le Monde diplomatique, octobre 2007)
- Épreuve instituée pour étudier la façon dont se passent les phénomènes naturels et rechercher les lois qui les régissent, en les reproduisant artificiellement.
- Un célèbre Académicien a déjà tenté cette expérience , & j'ai lieu de croire que la répétant & opérant avec tout le soin qu'elle exige, nos résultats seront à-peu-près les mêmes. — (Résultat des Expériences & Observations de MM. De Ch… & Cl… sur l'Acier fondu, dans le Journal de physique, de chimie, d'histoire naturelle et des arts, juillet 1788, , vol.33, p.46)
- De nombreuses expériences m'avaient convaincu que le régime végétarien était celui qui me convenait le mieux et me donnait la plus grande résistance physique. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- L’expérience consista à faire disparaître un dé à jouer en acajou dans une salle d’expérience de l’Université du Texas afin qu'il réapparaisse dans un laboratoire de GeoTricks, quelques kilomètres plus loin. — (Christian Ost, « Un dé en acajou a disparu », dans Un dé en acajou a disparu et autres nouvelles économiques : Nouvelles, Éditions Quadrature, 2011)
- (En particulier) Essai pratiqué avec le matériel réduit d’un laboratoire dans un but scientifique ou industriel.
- Rentré en Russie, Pavlov […] découvrit les nerfs réglant la sécrétion pancréatique et réalisa son expérience classique sur l'alimentation fictive. — (E. Asratian, I. Pavlov : sa vie et son œuvre, p.13, Éditions en langues étrangères, Moscou, 1953)
- Au sein de chaque groupe, tous les participants étaient complices avec l’expérimentateur, sauf un, dénommé le sujet. L’expérience visait à observer comment ce dernier allait réagir au comportement des autres. — (Henri-Pierre Maders, Animer une équipe projet avec succès: les meilleures pratiques au service des chefs de projet, Éditions Eyrolles, 2012, p. 145)
- (Spécialement) (Néologisme) (Anglicisme) (Souvent en apposition) Situation vécue considérée comme exceptionnelle ou marquante.
- L'expérience poker au Casino de Montréal — (La Presse, 13 janvier 2008)
- Vivez l'expérience de l’Opéra de Montréal — (Voir, 12 avril 2007)
- (Philosophie) Acquisition de connaissances par l’épreuve des choses, soit au moyen des sens, soit au moyen de la conscience (par opposition à raison ou à raisonnement).
- Pour échapper au monisme de Parménide, Aristote eût pu faire remarquer que l'expression « L'Être est » est vide de sens, car aucune expérience vécue ne correspond à la saisie de l'être en soi : nous n'appréhendons que des « étants ». — (Louis Rougier, Histoire d'une faillite philosophique: la Scolastique, 1925, éd.1966)
- Le caractère de l’homme se reconnaît donc, et s’explicite alors, en fonction des données de sa programmation totale, qui s’appellent son expérience. Expérience, qui porte l’action et comprend la pensée. — (Bélanger, Henri, Place à l’homme, Hurtubise HMH, Montréal, 1972)
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remontrance
?- Discours par lequel on remontre à quelqu’un les inconvénients de ce qu’il a fait ou qu’il est sur le point de faire.
- Malgré les sages remontrances de M. Le baron Roger, il part de nouveau avec quelques marchandises, pour le pays de Brakuas, dans l’intention d’apprendre l’arabe, ainsi que la pratique du culte des Maures. — (Anonyme, Revue littéraire, 1830, Revue des Deux Mondes, 1830, tome 1)
- Sans adresser à l’infracteur de la paix jurée ni remontrances, ni sommation préalable, Gonthramn fit marcher contre Chlodowig des troupes conduites par le meilleur de ses généraux, Eonius Mummolus, […]. — (Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, 2e récit : Suites du meurtre de Galeswinthe — Guerre civile — Mort de Sighebert (568-575), 1833 - éd. Union Générale d’Édition, 1965)
- (Au pluriel) Discours adressé aux rois par un parlement et dans lequel il exposait les inconvénients d’un édit, d’une loi fiscale, etc.
- Tous les ordres de l'empire vinrent faire à Nabussan des remontrances. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, XXI. Les yeux bleus, 1748)
- Aussi, les harangues des princes, les remontrances des ministres, y tiennent-elles une grande place. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d'Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
- (Par extension) Revendications d'une assemblée au gouvernement.
- Elles adressèrent au gouvernement les remontrances les plus énergiques, et lui recommandèrent d’assumer lui-même le patronage du clergé. — (Anonyme, Mexique.- Situation des partis, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
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différence
?- Objet de comparaison, de distinction d’une chose par rapport à une autre.
- Chez le vertébré comme chez l’annelé, nous voyons d’ailleurs les fils ressembler au père ou à la mère, aux différences individuelles près. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856 (pages 496-519))
- Car il y a plus de différence entre telle et telle tribu peau-rouge, qu'entre un Arabe et un Norvégien, un Anglais et un Turc ! — (René Thévenin & Paul Coze, Mœurs et Histoire des Indiens Peaux-Rouges, Payot, 1929, 2e éd., page 14)
- La principale différence entre le Baccara en banque et le Chemin de fer réside en ce que chaque joueur, dans ce dernier jeu, devient banquier à tour de rôle. — (Frans Gerver, Le guide Marabout de Tous les Jeux de Cartes, Verviers : Gérard & C°, 1966, page
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référence
?- Action de référer ou de renvoyer d’une chose à une autre, à un texte, à une autorité.
- Vous vous sentirez des âmes de dandy en montant le superbe escalier Napoléon III qui mène vers le lounge proprement dit, appelé le Salon Rouge en référence à la couleur des banquettes aux formes origamiques. — (Petit Futé Paris 2017)
- Ce dictionnaire contient beaucoup de références d’un article à un autre.
- Cet ouvrage d’histoire est très intéressant, mais l’auteur aurait eu intérêt à indiquer ses références.
- La référence qu’il donne est fausse.
- (Par extension) Chose ou personne qui fait autorité ; étalon.
- Les bancs d’essai automatiques de dosage des protéines dans les céréales seront vérifiés globalement à l'aide de farines de référence. — (L’audit de la métrologie dans le cadre des certifications de systèmes de management, Collège Français de Métrologie & Lexitis Éditions, 2014, page 10)
- C'était ma sœur tout craché : elle ne pouvait pas rester sérieuse. Il fallait à tout prix qu’elle désamorce les tensions avec des références de geek. — (Jenny Fischer, Next Stop : 1re escale, tome 1, Éditions 12/21 (Univers Poche), 2017, chap. 2)
- Il est une référence dans son domaine.
- Ouvrages de référence, ouvrages faits pour être consultés, tels que dictionnaires, recueils, etc.
- Témoignages de personnes pouvant donner des renseignements sur quelqu’un qui est en quête d’un emploi, qui propose une affaire.
- Il se présente avec les meilleures références.
- (Commerce) Échantillonnage qui donne une idée de la marchandise proposée.
- Un album de références.
- (Commerce) Variétés de produit, d’articles et de marques qu’un magasin propose en rayon et qui constitue son assortiment.
- L’accroissement de la longueur des linéaires s'est accompagné d'une plus grande diversité des références: progression de 11% dans les hypers et de 9% dans les supers. — (Pierre Mora, Les vins de marque: avec 25 études de cas, Éditions Dunod, 2008, page 62)
- (Programmation) Valeur permettant d’accéder en lecture ou en écriture à une donnée située en mémoire principale ou ailleurs.
- Les références ne sont pas comme des pointeurs en C : vous ne pouvez pas effectuer d’opération arithmétique de pointeurs sur celles-ci, ce ne sont pas des adresses mémoires, etc. — (Qu'est ce qu'une référence ?)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.