Dictionnaire des rimes
Les rimes en : dégouline
Que signifie "dégouline" ?
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- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de dégouliner.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de dégouliner.
- La respiration demeure calme, le cœur est encore bon, mais le sang lui dégouline du crâne sur le nez, dans les yeux, poisse la chemise. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, 1958)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de dégouliner.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de dégouliner.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de dégouliner.
Mots qui riment avec "ine"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "dégouline".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ine , ines , inne , innes , îne , înes , yne et ynes .
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bottine
?- (Habillement) Petite botte de cuir mince ou d’étoffe dont la tige a peu de hauteur.
- Des bottines de peau de daim non tannée le garantissaient des morsures des reptiles, […]. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Puis je lui proposai, à l’occasion, de livrer ses chapeaux les jours de pluie pour qu’elle ne crottât pas ses bottines. — (Isabelle Bricard-Glaunes, Moi Léon fils de l'empereur, 2015)
- Tu marchais dans les rues, enfoncée dans tes bottines ridicules à trois francs six sous. Tu marchais comme d’hab’, en baissant la tête. Jamais je t'ai vue regarder le ciel. — (Magyd Cherfi, Livret de famille, Actes Sud Littérature, 2011)
- À ceux qui pour avoir le respect du milieuEt de belles bottines,Livrent leur sœur cadette à de vilains messieurs,Pour des prix de famine. — (Louis Aragon, Les Fourreurs)
- (Habillement) Sorte de brodequin à boutons, à élastiques ou à lacets.
- Le soin excessif de sa toilette, des bottines de velours, une collerette de dentelles, le châle mis droit, tout attestait la sollicitude de Modeste pour sa mère. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Le cri du gravier sous ses bottines, dans le silence, la fit tressaillir. — (Pierre Louÿs, Psyché, 1927, p. 136)
- Il vérifia une dernière fois la nominette aux armes de la ZP3 Uccle/Watermael-Boitsfort/Auderghem, laça les bottines à tige et se prépara à sortir. — (Isabelle Corlier, Ring Est, Ker Éditions, 2018, chap. 4)
- (Argot) (Afrique centrale francophone) Préservatif.
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pinne
?- (Par ellipse) Pinne marine, grand coquillage.
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fine
?- (Typographie) Terme utilisé communément dans l’imprimerie et par les typographes pour désigner une espace insécable, mais d'une largeur fixe non justifiable (en cas de justification des lignes complètes de paragraphes entre les deux marges), et plus fine (entre un sixième et un quart de cadratin, selon les polices de caractères utilisées) que l’espace normale (un demi cadratin) séparant les mots ; la fine est utilisée soit en juxtaposition avec certains signes de ponctuation, soit aussi (dans les conventions typographiques françaises) comme séparateur de groupes de chiffres dans un nombre ou un numéro.
- On insèrera en français une fine avant les signes de ponctuation double comme les deux-points, le point-virgule, le point d’exclamation, le point d’interrogation, ainsi qu’à l’intérieur des guillemets français, ou parfois aussi après une puce ou un tiret demi-cadratin en tête d’un élément dans une liste ou énumération afin que les premiers termes de chaque élément apparaissent verticalement alignés en cas de justification des paragraphes. On utilisera aussi la fine comme séparateur de groupes de chiffres dans les nombres et numéros.
- Les fines typographiques juxtaposées aux signes de ponctuation dans les documents déjà mis en page sont le plus souvent codées U+2009 (un cinquième de cadratin, soit 0,2 em) dans les normes Unicode et ISO/IEC 10646. Cependant les typographes francophones recommandent traditionnellement souvent plutôt U+2005 (la fine d’un quart de cadratin, soit 0,25 em), contrairement aux typographes anglophones qui lui préfèrent traditionnellement U+2006 (la fine d’un sixième de cadratin, soit 0,166 em, presque invisible et très souvent omise). La différence de largeur entre les fines dépend de la façon dont sont conçues les polices de caractères utilisées, et notamment de l’approche incluse dans les glyphes eux-mêmes, puisque les typographes français ont souvent utilisé dans leurs polices une avance plus réduite que les typographes anglophones, afin de faire tenir plus de texte dans les lignes de paragraphes, sans trop augmenter le nombre de pages dans les ouvrages imprimés. Les polices de caractère modernes tiennent compte de la conception de leur glyphes pour ajuster la largeur de la fine typographique U+2009 qu’elles contiennent. Les autres fines à largeur constante U+2005 et U+2006 sont réservées aux typographes pour le rendu final des documents déjà totalement mis en page, avec des polices de caractères bien déterminées.
- Dans certains cas, la fine typographique U+2009 peut être partiellement justifiable (et légèrement agrandie) mais uniquement en cas d’activation de la justification des espaces d’approche intercaractère. La justification usuelle des paragraphes ne fait souvent pas appel à cet ajustement (nécessaire seulement dans la présentation de colonnes de texte très étroites afin d’éviter des espacements excessifs entre les mots lorsque les paragraphes sont justifiés), mais ne justifiera que les autres espaces. Les autres espaces fixes U+2000..U+2006, exprimées en cadratins, ne sont normalement pas affectées par la justification, et sont donc recommandées chaque fois que l’espace doit absolument conserver une largeur fixe, mais elles restent sécables.
- Toutefois, toutes ces fines ont le défaut de rester encore sécables (à cause d’une omission non corrigeable dans les propriétés Unicode du caractère U+2009), et une autre fine de largeur équivalente (mais insécable) a été ajoutée plus récemment (depuis Unicode 5.1) pour corriger ce défaut, codée U+202F. Cette dernière n’est pas encore supportée par nombre de polices, et les navigateurs internet ou moteurs de rendus, s’ils la traitent correctement comme insécable, omettent souvent de la remplacer par U+2009 quand cette dernière est disponible dans les polices utilisées. Pour ces raisons, la fine typographique devrait plutôt être représentée en SGML de façon symbolique avec « &nnbsp; », afin que les moteurs de rendus puissent déterminer plus librement le caractère Unicode équivalent à utiliser ; en HTML cependant (et aussi dans les documents graphiques SVG), cette référence symbolique (absente de leurs normes) n’est que rarement supportée par les moteurs de rendu : on lui préférera alors «   » (U+2009), un caractère bien supporté mais rendu insécable par une propriété CSS « white-space:nowrap ».
- (Vieilli) Eau-de-vie de raisin, en particulier cognac, de qualité supérieure. Apocope de fine champagne.
- — Je veux, dit Bénin, un grog au rhum.— Tiens ! moi aussi.— Je ne connais pas ça messieurs…, mais j’ai de la fine que je ne vous dis que ça.— Donnez de la fine ! — (Jules Romains, Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 83)
- Sur ces mots, il a commandé trois nouvelles fines à l'eau. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre IX, Série noire, Gallimard, 1956, page 89)
- Ce traitement, on l’imagine N’est que pour la petite angine,Car s’il s’agit d’une grosse angineFaut ajouter un litre de fine. — (Jean Constantin, La petite angine, 1960)
- L’oncle Jules rapportait du Roussillon des raisins à l’eau-de-vie, des gâteaux mielleux qui collaient aux dents, un foie d’oie comme un cœur de veau, de la fine d’avant le déluge, et des R remis à neuf. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 26)
- Toute seule au barDans un coin noirUne blonde platineSirote sa fine — (Chagrin d'amour (groupe), Chacun fait (c'qui lui plaît), 1981)
- (Industrie minière) Fraction fine issue d’un concassage ou d’un broyage.
- Les opérations de broyage marquent usuellement le terme des opérations d’épuration des fines, que celles-ci soient destinées à l’agglomération ou à la carbonisation. — (Ch. Berthelot, Épuration, séchage, agglomération et broyage du charbon, Paris : chez Dunod, 1938, page 362)
- Aphérèse de perle fine.
- Et voilà au cou de Bertille, médusée, deux cents fines tirées du profond des mers chaudes où le requin parfois vient croquer du plongeur. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 114)
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méandrine
?- (Zoologie) Madrépore des mers chaudes aux polypiers disposés en méandres.
- Un robot ronflant et ventru infusait vaillamment son ardeur dans un système de tuyaux dont les arborescences méandrines aboutissaient dans l'immense cuisine et dans les deux lugubres salles de bains, [...] — (Vladimir Nabokov, Ada ou l'Ardeur, 1969, traduction de G. Chahine et J.-B. Blandenier, Librairie Arthème Fayard, 1975, ch. VI)
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chalcosine
?- Minéral synonyme de chalcocite.
- Au 16e siècle, il connut une intense activité minière pour le cuivre et l’argent (chalcopyrite, bornite, chalcosine, cuivre gris). — (Jean-Paul Jacob, Michel Mangin, De la mine à la forge en Franche-Comté: des origines au XIXe siècle, 1990)
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domine
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de dominer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de dominer.
- On peut observer dans la position no 2 ( « le monsieur d’âge moyen ayant perdu la tête » ) l’équivalent d’un mini-effondrement psychotique dont émerge (position no 3), « le petit garçon diabolique » pervers), avec une solution fondée sur les clivages et sur le reversal (renversement des rôles) : un Umberto « fort et méchant » (le « petit garçon » est en réalité masque infantile déresponsabilisant) domine et sadicise les femmes rendues impuissantes, mais aussi son self affectif et dépendant, clivé et projeté sur elles. — (Stefano Bolognini, Vrais et faux loups. L’alternance du refoulement et du clivage dans les tableaux cliniques complexes, in Revue française de psychanalyse 2003/4, volume 67, pages 1285 à 1304)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de dominer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de dominer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de dominer.
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achemine
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe acheminer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe acheminer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe acheminer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe acheminer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe acheminer.
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doline
?- (Géologie) Dépression de terrain karstique dont le fond argileux et fertile est constitué d’argiles de décalcification.
- Une doline… c’est une fissure, un cratère, comme une crevasse de glacier, mais dans le karst… — (René Freund, La femme qui traversait les Alpes avec une valise à roulettes et une urne, 2017)
- Une sorte de plateau karstique, creusé de peu profondes dolines et rehaussé d'arches de pierres rousses apparut devant nous. — (Alain Damasio, La Zone du dehors, éditions La Volte, 2007, Gallimard Folio SF, 2009, page 617)
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lactalbumine
?- Holoprotéine synthétisée par la glande mammaire, classée parmi les albumines, qui est le constituant le plus caractéristique du lactosérum, présent dans le lait de tous les mammifères.
- Les autres protéines du lait sont surtout la lactalbumine et la lactoglobuline, protéines solubles de haute valeur nutritive.
- Or les protéines du lait, comme par exemple la lactalbumine qui est une petite protéine globulaire de 129 acides aminés, sont très différentes de la kératine. — (Jean-Luc Picq, Biologie pour psychologues, 2009)
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déchagrine
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe déchagriner.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe déchagriner.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe déchagriner.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe déchagriner.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe déchagriner.
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gamine
?- (Vieilli) Enfant pauvre qui vit dans les rues.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Familier) Petite fille. — Note d’usage : Il se dit en particulier des enfants qui passent leur temps à jouer dans les rues.
- Mêmes les gamines grandelettes peuvent prier en se rendant à l'école et au retour : ça leur fera oublier les prônes du maître d’école, ce suppôt de Satan-là. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Par contre, la grande gueule, celui qui balance les « krèles », je le connais. Il tape sa petite sœur. La gamine a déjà fait trois séjours à l’hosto. — (Gipsy Paladini, Vices : 2e enquête : Zabulu, Éditions Fleuve Noir, 2017, chapitre 7)
- Les gamines n’ont parfois que dix ou douze ans, comme Janaki. — (Laetitia Colombani, Le cerf-volant, chapitre 20)
- (Familier) Fille espiègle et hardie. Il s’emploie souvent en mauvaise part.
- Quelle gamine !
- (Par hyperbole) Femme notablement plus jeune par rapport à une autre.
- C’est drôle qu’il se fût plutôt entiché de la gamine… Céline Thiébault pourtant était plus en rapport d’âge avec lui. Ce n’eût été ni moins décent, ni moins excusable. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 92)
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mélusine
?- De sorcière, envoûtant.
- Il y avait la jolie dame de la région Centre et ses yeux mélusine, Graziella la savoyarde incendiaire ou encore le diamant océan venu de Tahiti. — (Joris Karl, Boulevard Voltaire, « Miss France : ils ont osé voter Marine ! », 11 décembre 2012)
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comptine
?- Chanson ou poème enfantin, souvent traditionnel.
- En résumé, à la gloire du genre littéraire que constitue la comptine, soulignons d’abord que ses aspects phonétiques et rythmiques sont particulièrement mis en relief. — (Raymond Renard, Apprentissage d’une langue étrangère/seconde: Volume 2. La phonétique verbo-tonale, 2002)
- Alignés sur le devant de l'estrade dans des chasubles de crépon rouge, les enfants chantaient une comptine. — (Yasmina Reza, Serge, éditions Flammarion, 2021, page 132)
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cuisine
?- (Construction) Pièce où l’on prépare et fait cuire les aliments.
- Zaheira disparut vers la cuisine, revint avec des plats alléchants, disposa gentiment l’eau et le pain sur la table. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", 1940)
- Gaspard vit avec joie la femme poser une soupière fumante sur la table de la cuisine. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- Après avoir calculé le temps nécessaire pour sortir de la cuisine et venir tirer le cordon placé sous la porte, il resonna encore de manière à produire un carillon très significatif. — (Honoré de Balzac, Le Curé de Tours, 1832)
- (Par métonymie) Ensemble du personnel travaillant dans cette pièce à l’élaboration des plats.
- (Par métonymie) Ensemble d’ustensiles servant à préparer les aliments et qu’on peut transporter d’un lieu dans un autre.
- La poussière de craie donnait soif et cet automne était chaud. Je me souviens d’avoir bu un jour peut-être dix quarts de bouillon brûlant pris à la cuisine roulante. — (Alain, Souvenirs de guerre, page 111, Hartmann, 1937)
- (Par extension) Ordinaire d’une maison, repas qu’on y prépare habituellement.
- Cela intéressait vivement notre maître d’hôtel pourtant, car le voici ceint de son blanc tablier, la mine souriante, la bouche en cœur, le visage jambonné par la chaleur des fourneaux et venant connaître notre opinion sur sa cuisine. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
- Action de préparer à manger.
- Mais avec un petit poële net, propre, chauffé par l’électricité et pourvu de thermomètres, avec des températures absolument contrôlables et des écrans protecteurs, la cuisine pourrait devenir une distraction et un amusement même pour les dames âgées ou valétudinaires. — (H. G. Wells, Anticipations, 1901, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Société du Mercure de France, Paris, 1904)
- Il me quitte ; il doit acheter du jambon et du vinaigre, car les officiers l’ont naturellement chargé de leur cuisine, comme ils en chargent immanquablement tout professeur, tout prêtre, tout poète. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- (Cuisine) Art d’apprêter les mets, les aliments.
- Ils étaient parfaitement d’accord, surtout sur la nécessité d’appeler toute la pharmacie de la nature au secours de la cuisine. Piments, poudres anglaises, safraniques, substances coloniales, poussières exotiques, tout leur eût semblé bon, voire le musc et l’encens. — (Charles Baudelaire, La Fanfarlo, 1847 ; collection Folio, page 61)
- C’est chez la veuve Thorsdal que j’appris à savourer les délices de la cuisine islandaise. Le dîner se composait invariablement de poisson bouilli. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 45)
- Au début du XXe siècle, la papesse de la cuisine bourgeoise, la célèbre madame Saint-Ange, écrira avec émotion, à propos d'un plat traditionnel dans les bonnes familles : « […]. » — (Maguelonne Toussaint Samat, Histoire de la cuisine bourgeoise: du Moyen Âge à nos jours, Éditions Albin Michel, 2001, page 120)
- Fierté des maîtresses de maison formées aux traditions familiales, la blanquette est, révérence gardée, à la cuisine française ce que Molière est au théâtre. — (Sylvie Girard-Lagorce, Grandes et petites histoires de la gourmandise française: traditions et recettes, Plon, 2003, De Borée, 2005, page 95)
- La cuisine française, ça me semble vieux et prétentieux, alors que la cuisine japonaise, ça a l’air… eh bien, ni jeune ni vieux. Éternel et divin. — (Muriel Barbery, L’élégance du hérisson, 2006, collection Folio, page 112)
- (Sens figuré) (Familier) Manœuvre ; intrigue.
- La cuisine électorale, parlementaire.
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cabotine
?- (Théâtre) (Péjoratif) Comédienne ambulante.
- (Par extension) (Théâtre) Tout comédien sans talent.
- L’appartement, très riche, avait des coins de bohême, où l’on retrouvait la cabotine. — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- (Sens figuré) Celle qui affecte dans la vie privée des attitudes de théâtre.
- Contre l'oubli, les cabotines illustres et périmées ont une suprême ressource : elles organisent leur publicité sur un collier de perles qui leur a peut-être été offert par un admirateur, qu'elles ont sans doute perdu, qui leur a certainement été rapporté par un inconnu. — (Georges de La Fouchardière, « Devant la tribune », en préface à Le Collier de Bellone : Âneries, palabres, mensonges - et document officiels - relatifs à la Guerre, recueillis par Ermenonville, Paris : Éditions du Progrès civique, s.d. (1921), page III)
- Ah ! ah ! ah ! voilà avec quoi elle se tue, un accessoire de théâtre !… Va donc… cabotine ! — (Georges Feydeau, Un fil à la patte, 1894)
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houssine
?- Verge ou baguette flexible de houx ou d’autre arbre dont on se sert pour aiguillonner des animaux au labour et au débardage ou pour battre des habits, des meubles, etc.
- Je te ferai faire sur le dos un carillon de houssines par les carrefours de Paris. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
- Vicente tourna la tête d’un air d’inquiétude pour voir s’il n’était pas observé ; il hâta le pas du cheval d’un coup de houssine, et, tout en courant à côté de moi, il haussait légèrement la tête, ouvrant la bouche et levant les yeux en l’air, signe d’affirmation ordinaire à des gens qu’on serait tenté de croire silencieux, vu la difficulté que l’on éprouve pour en tirer une réponse à une question précise. — (Prosper Mérimée, Lettres d’Espagne, 1832, rééd. Éditions Complexe, 1989, page 110)
- Si le cheval n’a pas de l’âme, à chaque enjambée du garçon il est aiguillonné par la houssine ou le bâton qui agit adroitement, quand toutefois ce stimulant n’est pas remplacé par le claquement du fouet, […]. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- L’officier allemand s’avançait d’un pas à la fois nonchalant et élastique. Il tenait dans sa main droite une houssine dont il décapitait, distraitement, les hampes des larges fleurs bleues dont la clairière était parsemée. — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 321.)
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hyaline
?- Variante de hyalite.
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luétine
?- (Biologie) Substance obtenue par culture du tréponème et qui servirait dans certains cas à déceler la syphilis.
- La réaction à la luétine et celle de Wassermann aideront à préciser le diagnostic. — (Le nourrisson: revue d’hygiène et de pathologie de la première enfance, volumes 9 à 10, 1921)
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étamine
?- (Botanique) Organe mâle de la fleur produisant le pollen. Les étamines se composent d’une partie allongée (le filet) et d’une partie supérieure renflée (l’anthère).
- À Bourges, j'ai vu danser sur un vitrail une Salomé vêtue de pourpre ; elle allait, sautant sur les mains, creusant les reins ; et ses jambes pendaient au-dessus de sa tête comme deux étamines issues d’un lis rouge. — (Maurice Bedel, Traité du plaisir, 1945)
- M. Dickson dit avoir vu toutes les fleurs d’un Iris pseudacorus ayant un tépale converti en étamine à sommet pétaloïde. — (Mémoires de l’Académie des Sciences, Inscriptions et Belles lettres de Toulouse, neuvième série, tome III, 1891, page 207)
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glycérine
?- (Chimie, Cosmétologie) Liquide incolore, transparent, facilement soluble dans l’alcool, d’une saveur sucrée et d’une consistance sirupeuse, qui est le produit de la saponification des graisses.
- […] à la fin du mois, je pouvais apporter à ma femme, une centaine de francs, qu’elle dépensait aussitôt en pommades, en glycérine, en menus objets avec lesquels elle se parait, se maquillait, se pomponnait. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Les corps gras sont des éthers composés ou glycérides tertiaires formés par la glycérine et divers acides gras à teneur élevée en carbone. Les glycérides les plus répandus sont ceux des acides stéarique, palmitique et oléique. — (J. Fritsch, Fabrication et raffinage des huiles végétales, manuel à l'usage des fabricants, raffineurs, courtiers et négociants en huiles, Paris : chez H. Desforges, 1905, page 3)
- L’acide glycérophosphorique C3H5(OH)2PO4H2, préparé dans l’action de PO4H3 à chaud sur la glycérine, est la base des glycérophosphates de chaux, de soude, maintenant très employés. — (Cousin et Serres, Chimie, physique, mécanique et métallurgie dentaires, 1911)
- Le fil est coagulé par l’alcool, l’éther, l’acide acétique, l’ammoniaque et la glycérine. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Et elle tourna vers l’homme des yeux pleins de larmes : c’étaient de splendides larmes qui remplissaient les yeux jusqu’aux bords, sans tomber, comme de jolies larmes de glycérine, au cinéma… — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 80)
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opine
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de opiner.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de opiner.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de opiner.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de opiner.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de opiner.
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carabine
?- (Armement) Arme à feu du type fusil mais plus légère et généralement à canon rayé, utilisée dans la cavalerie, la gendarmerie, etc.
- En France, les armes du cavalier léger sont la Carabine, le Pistolet, le Sabre et la Lance. — (Antoine Fortuné de Brack, Avant-postes de cavalerie légère, Breda, 1834, page 33)
- Nos chasseurs à pied surtout, avec leurs carabines qui envoient un homme ad patres à des distances de tous les diables, avaient la manie de chercher leur cible quotidienne de l’autre côté du ravin. — (Georges Bell, La croix d’honneur, Achille Faure, Paris, 1867, page 30)
- Cette arme était une longue et lourde carabine qui avait sans doute appartenu à quelque contrebandier ; à l’épaisseur de la crosse et à la culasse puissante du canon, on reconnaissait un ancien fusil à pierre qu’un armurier du pays avait transformé en fusil à piston. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. I ; réédition 1879, p. 12-13)
- (Chasse) Arme à feu à canon rayé, tirant généralement des munitions à balle et non chargées de plombs.
- Voici dans ce sac des vivres pour deux jours ; je vous laisse cette carabine rayée qui dans ma main n’a jamais manqué le but […] de la poudre et des balles dans ces cornes de buffalos […] — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Je ne pus réussir à attraper un seul requin […] Et cependant, lorsque je tuais l’un d’entre eux avec ma carabine sprinfield, c’était aussitôt une bataille féroce autour du festin cannibale. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Jouet d’enfant imitant l’arme à feu du même nom.
- Âgé de six ou sept ans, en jouant avec un carabine Eurêka, j’envoyai un jour par maladresse un flèche dans l’œil de la servante de mes parents. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 79.)
- (Familier) Étudiante en médecine (pour un homme, on dit : carabin).
- La question de l’égalité des parcours en faculté de médecine : les conditions d’entrée à l’université des nouvelles carabines — (Céline Avenel, « La question de l’égalité des parcours en faculté de médecine : les conditions d’entrée à l’université des nouvelles carabines », dans Éducation et socialisation, no 31, 2012 [texte intégral])
- « Jeune carabin, jeune carabine, dans cette dernière ligne droite avant le 20 juin, déstresse ! » — (Stéphane Long, « Les ECN, à quoi ça sert ? Réponse tout en dérision d’un youtubeur », dans Le Quotidien du médecin, 14 juin 2016 [texte intégral])
- (Désuet) (Familier) Maitresse, souvent pauvre, d’un étudiant en médecine (au xixe siècle).
- … Son petit air mutinPlaît fort au quartier Latin.C’est Flora la carabine,Dont la mine si lutine,Promet à chacun son tourUn beau jour d’amour. — (Jules Choux, Le petit citateur : notes érotiques et pornographiques : recueil de mots et d’expressions anciens et modernes, sur les choses de l’amour, etc., pour servir de complément au Dictionnaire érotique du professeur de langue verte, Paphos, 1869, page 70)
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babine
?- Lèvre pendante de certains animaux.
- Parfois, certains gémissaient, en proie à des rêves inquiétants, et les chevaux ronflaient ou soufflaient en retroussant leurs babines. — (Bernadette Boissié-Dubus, Un mur de trop, vol.2 : Le pouvoir des mots, Clair de Plume34/Lulu.com, 2010, page 75)
- Un singe qui remue les babines.
- (Par analogie) Lèvres humaines.
- Il laisse parler les autres et écoute. Puis finit par dire « Moi aussi, je pense comme eux » avec la voix chevrotante et les babines molles. — (Mario Dumont, Trudeau et la Chine: pourquoi cette hésitation?, Le Journal de Québec, 10 décembre 2021)
- Les babines se faisaient aller, mais les bottines ne suivaient pas. — (Richard Martineau, Justin Trudeau est-il capable de diriger le pays ?, Le Journal de Québec, 25 juin 2022)
- Il s’en est donné par les babines, se dit de quelqu’un qui a beaucoup mangé.
- Il s’en lèche les babines, se dit d’un homme qui va manger ou boire quelque chose de bon et qui en témoigne par avance son plaisir.
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dégazoline
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe dégazoliner.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe dégazoliner.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe dégazoliner.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe dégazoliner.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe dégazoliner.
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érine
?- (Chirurgie) (Moins courant) Variante orthographique de érigne.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.