Dictionnaire des rimes
Les rimes en : décontenance
Que signifie "décontenance" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe décontenancer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe décontenancer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe décontenancer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe décontenancer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe décontenancer.
Mots qui riment avec "ance"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "décontenance".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ance , ances , anse , anses , ence , ences , ense et enses .
-
finance
?- (Vieilli) Argent comptant.
- Moyennant finance.
- La finance ne servait en rien au bien de la chose publique, et s’en allait toute dans les bourses particulières. — (Barante, Histoire des ducs de Bourgogne, tome 1, 1821-24)
- Pour se faire des financesOn fabrique des lardonsOn touche l’assuranceEt les allocations— (Boris Vian, Le Petit Commerce, 1955)
- Gestion de la fortune, des ressources pécuniaires d’une personne ou d'une entreprise.
- C’est le tracas du commerce & des arts, c’est l’avide intérêt du gain, c’est la mollesse & l’amour des comodités, qui changent les services personnels en argent. On cede une partie de son profit pour l’augmenter à son aise. Donnez de l’argent, & bientôt vous aurez des fers. Ce mot de finance est un mot d’esclave ; il est inconnu dans la Cité. — (Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social, Marc Michel Rey, 1762, pages 211-212)
- Il est mal dans ses finances.
- Ses finances sont basses, sont fort dérangées.
- Adressez-vous au département Finance.
- Il enseigne la finance d'entreprise à ESSEC.
- (Au pluriel) Budget de l’État, ses ressources et ses dépenses.
- Mais malgré les malversations des fonctionnaires et l’absence de tout contrôle, les finances publiques étaient prospères. Mouley El Hassan avait achevé de payer à l’Espagne 120 millions de pesetas d’indemnité de guerre pour les campagnes de Tetuan (1859-60) et de Melilla (1893) et avait laissé à son fils un bit el-mal contenant 60 millions. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 69)
- L’administration des finances.
- Le maniement des finances.
- La loi de finances.
- Ménager les finances de l’état.
- Le ministre des Finances.
- Le Ministère des Finances.
- Inspecteur des finances.
- Sous-secrétaire d’état aux Finances.
- Receveur des finances.
- (Par extension) Ensemble de ceux qui font des opérations de banque, de grandes affaires d’argent.
- Se trouvant à la traîne de la finance anglaise au cours des années cinquante, la finance française menait le même combat en Tunisie, en Égypte et dans l'Empire ottoman. — (Mohamed Lazhar Gharbi, Le capital français à la traîne: ébauche d'un réseau bancaire au Maghreb colonial, 1847-1914, Université de la Manouba, 2003, page 45)
- On recommencera tout à zéro, dans un monde enfin débarrassé de la finance, des religions, de Monsanto, d'Aréva, d'Universal, de Mac Donald, des sept frangines pétrolières, du coaching pour tout et portnawak, de la téléréalité, des exodes aoûtiens et du curling discipline olympique ! — (Bruno Pochesci, « Mondo zombi », dans Histoires de… Zombies, ouvrage collectif, Lune Ecarlate Éditions, 2015, p. 207)
- Matières, affaires de finance : Matières, affaires relatives aux finances.
- Style de finance, termes de finance : Le style, les termes usités dans les matières de finance.
-
enfance
?- Première partie de la vie de l’être humain, précédant l’adolescence.
- Jadis, aux temps lointains de ma jeunesse, aux temps de mon enfance à jamais disparue, je me réjouissais en arrivant pour la première fois dans un endroit inconnu… — (Nicolas Gogol, Les âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
- De ma tendre enfance je ne parlerai pas. […]. Eussé-je autrement décidé que je me garderais du ridicule qui s’attache à quiconque fait un sort aux minuties du premier âge. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, 1942, page 15)
- Ma grand-mère a des principes, elle est le cadre rigide et clair de mon enfance, celui sur lequel on s'appuie, à l'opposé de l'agitation trouble de l'hôtel. Pas de bruit le dimanche chez mamie, pas de vélo, la table est un lieu de silence, pas une friterie de gare. — (Sylvia Kristel, Nue : Dans l'ombre du fantasme, écrit avec Jean Arcelin, Le Cherche-Midi, 2006)
- État de celui qui est enfant, qui se comporte comme tel.
- De sa bouche lisse, Amédée souriait, repris par l’hébétude de l’enfance. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- être, tomber ou retomber en enfance, se dit d’une personne âgée qui n’a plus l’usage de la raison, se dit aussi d’une personne qui retrouve l’exubérance de sa jeunesse.
- Elle me l’avait écrit en effet, et il fallait que j’eusse perdu un peu la tête pour l’oublier. Ce fut l’opinion du domestique, car il me regarda d’un air qui disait : « Monsieur Bonnard est tombé en enfance », et il se pencha sur la rampe de l’escalier pour voir si je ne me livrerais pas à quelque action extraordinaire. Je descendis raisonnablement les degrés et il se retira désappointé. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; éd. Le Livre de Poche, 1967, p. 204.)
- Les litanies de saint Antoine de Padoue que sa petite-fille vient lui réciter aux trois Angelus ont seules la vertu de calmer la grand-mère en enfance qu'on ne voit pas, cachée qu’elle demeure dans sa chambre, mais comme l’âme de la maison, on la devine partout présente. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 276)
- (Sens figuré) Commencement, début.
- Les monuments qui nous restent de cette époque lointaine, attestent que les premiers Ardennais étaient des hommes demi-sauvages et appartenant à un peuple encore dans l’enfance de la civilisation. — (François-Xavier Masson, Annales ardennaises, ou Histoire des lieux qui forment le département des Ardennes et des contrées voisines, Mézières : imprimerie Lelaurin, 1861, p.22)
- (Collectivement) Ensemble des enfants.
- Le seul aspect de la femme révèle qu’elle n’est destinée ni aux grands travaux de l’intelligence, ni aux grands travaux matériels. Elle paie sa dette à la vie non par l’action mais par la souffrance, les douleurs de l’enfantement, les soins inquiets de l’enfance ; […]. — (Arthur Schopenhauer, Essai sur les femmes, dans Pensées & Fragments, traduction par J. Bourdeau , Félix Alcan, éditeur, 1900 (16e éd.))
-
conductance
?- (Électricité) Capacité d’un matériau à conduire l’électricité, ou plus précisément à laisser circuler les porteurs de charge.
-
repense
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de repenser.
- Je repense à une chose, murmura Marie-Thérèse. — (Alain Demouzon, La Pêche au vif, 1977, chapitre 7)
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de repenser.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de repenser.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de repenser.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de repenser.
-
insolence
?- Manque de respect qui se manifeste par de l’effronterie et une hardiesse excessive.
- Ils prirent des femmes parmi eux, et menèrent une vie agréable jusqu’à l’époque où leur insolence et leur cruauté poussèrent les naturels à en massacrer une partie. — (Dillon, Voyage dans la mer du sud, Revue des Deux Mondes, 1830, tome 1)
- Les infirmiers étaient devenus nettement ironiques et, dans leur attitude, au lieu de la bonhomie ragaillardie qu'il avait su leur laisser prendre, il y eut parfois de l'insolence, presque du mépris. — (Isabelle Eberhardt, Le Major,1903)
- Ce sont pour la plupart des hommes de Front-de-Bœuf, détestés par les Anglais pour des milliers d’actes d’insolence et de tyrannie. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Aussi n’est-il pas rare de voir une bicoque résister pendant des mois à une armée nombreuse. De là, souvent, cette audace et cette insolence du faible contre le fort et le puissant, cette habitude de la résistance individuelle qui faisait le fond du caractère de la féodalité, […]. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- (Au pluriel) Paroles et actions où il y a de l’insolence.
- Quant à l'autre femme dont tu parles, elle provoqua les propos de madame de Mi. par sa folle jalousie , et même par des insolences. Cela étoit d'autant plus bizarre et impardonnable , qu’elle avoit alors deux ou trois hommes , et que presque certainement elle ne m'a jamais aimé. — (Lettre à Sophie, non datée, probablement début juillet 1779, dans les Lettres originales de Mirabeau, écrites du donjon de Vincennes, pendant les années 1777, 78, 79 & 80, recueillies par P. Manuel, tome 3, Paris : chez J.B. Garnery, Strasbourg : chez Treuttel & Londres : chez Boffe, 1792, p. 323)
- (Parfois) Orgueil offensant.
- L’insolence d’un parvenu.
-
imminence
?- Qualité de ce qui est imminent.
- En outre, l'organisation de la famille française s'est achevée sous l'influence du droit canon et du droit romain qui revêtaient hier encore un aspect d'éternité et qui nous surprennent aujourd'hui par l'imminence de leur déclin. — (Pierre Louÿs, Liberté pour l'amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
- Il fallait cueillir sur ses lèvres les mots qu’elle s’arrachait dans un souffle et que leur mystère rendait troublants comme des oracles. Ses souvenirs, ses idées, ses soucis flottaient hors du temps, transformés en rêves irréels et poignants par sa voix puérile et l’imminence de sa mort. — (Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964, Le Livre de Poche, page 66)
- […], toutes deux dramatisées par le discours polémique qui tente de faire vivre l’imminence eschatologique à travers la prise de conscience d'une surgie de la Bête remplie d'ordure et d’impiété, […]. — (Denis Crouzet, Les guerriers de Dieu: la violence au temps des troubles de religion (vers 1525 - vers 1610), page 262, Champ Vallon, 2005)
- amance
-
impénitence
?- (Théologie) État de celui qui est impénitent.
- Vivre, mourir dans l’impénitence.
- Impénitence finale, l’impénitence dans laquelle on meurt.
- Familièrement et par manière de plaisanterie,
- Mourir dans l’impénitence finale, persister dans une opinion, dans une habitude auxquelles on est fort attaché et qui d’ailleurs ne sont point blâmables.
- Ils y trouvent leur gloire, fût-ce dans l’impénitence ou dans le mal. — (Colette Becker, Jean-Louis Cabanès, Le Roman au XIXe siècle, 2001)
-
inintelligence
?- Manque d’intelligence, de clairvoyance.
- Une bise, reste de l’hiver, avait déniché, on ne sait où, des feuilles mortes qui couraient après elle, s’arrêtant net quand elle s’arrêtait, avec l’inintelligence de vieilles dames qui veulent rejoindre le tramway. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 144)
- Pour vous fourrer le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate, Éminence, il fallait que vous soyez aveuglé non par l’inintelligence mais par la passion. Alors, là est la question : la passion est-elle le lot d’un prêtre ? — (Léon Degrelle, Lettres à mon cardinal, Éditions L'Europe réelle, 1975, p. 170)
-
éloquence
?- Don de la parole, talent de bien dire, d’émouvoir, de persuader, art d’entraîner.
- Ainsi l’éloquence, dans la bouche d’un Orateur vertueux, rend les hommes justes, & dans celle du méchant rend les autres comme lui. L’un fait le bonheur des peuples, l’autre est la peste des nations. — (J. Beauvais, L'art de bien parler et de bien écrire en français, Paris : chez Valade, 1773, page 33)
- L'éloquence n'est pas dans la quantité des choses dites, mais dans leur intensité. — (Antoine Albalat, L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (sixième leçon), 1899)
- La bouche grasse, les pommettes rouges, les yeux injectés de bourgogne, Guillaume-Adolphe Porcellet célébra la grève, la sainte grève!… Avec une rare éloquence, il parla des exploiteurs de peuples, des affameurs de pauvres. — (Octave Mirbeau, Le gamin qui cueillait les ceps, dans La vache tachetée, 1918)
- Quand nous ne pouvons plus penser, nous nous sauvons par l’éloquence. — (Jean Guéhenno, Journal d’un homme de 40 ans, Grasset, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 153)
- Ce prologue le fatiguait, mais il ne pouvait l’écourter. L’éloquence fait partie de la fonction ; et il en avait trop complaisamment composé les périodes pour se priver de la satisfaction de s’entendre les phraser et de jouir de ces cadences étudiées. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- S’il a peu d’affinités avec l’impénétrable Robespierre que tous ces jeunes queutards traitent d’eunuque, il est fasciné en revanche par l’éloquence de l’avocat Danton qui n'a pas son pareil pour retourner un auditoire hostile. — (Alain Bouzy, La loi de la guillotine : La véritable histoire de la bande d'Orgères, Le Cherche-Midi, 2016, part. 4, chapitre 1)
- (Par extension) Qualité de ce qui produit ou peut produire sur l’auditeur ou le spectateur les mêmes effets, les mêmes impressions que l’éloquence.
- Les femmes ont un inimitable talent pour exprimer leurs sentiments sans employer de trop vives paroles ; leur éloquence est surtout dans l'accent, dans le geste, l’attitude et les regards. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Ce fut un mouvement respectueux plein de cette vive éloquence particulière au geste et qui surpasse celle des plus beaux discours. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Dans ce domaine, la maussade arithmétique vous a des éloquences qu’on ne saurait contredire. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Le canon grondait en avant de nous, comme un orage lointain ; nous entendions cela depuis Toul ; ce n’était pour moi qu’une sorte d’éloquence. Nul parmi nous ne savait rien de la guerre ; […]. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 9)
-
désagence
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe désagencer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe désagencer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe désagencer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe désagencer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe désagencer.
-
afférence
?- (Anatomie) Ce qui est afférent.
- Il existe une organisation très précise des connexions en fonction de la position des afférences par rapport au neurone. — (Pierre Césaro, dir. Bernard Lechevalier, Francis Eustache, Fausto Viader, Traité de neuropsychologie clinique)
-
efficience
?- (Philosophie) Capacité d’une cause à produire un effet.
- (Industrie) Rapport entre les résultats obtenus et les ressources utilisées pour les atteindre.[2] Caractère de ce qui est efficace (qui atteint un objectif) et qui produit le maximum de résultats avec le minimum d’efforts, de moyens.
- Elle jugeait important tout ce qu'elle entreprenait. L'éducation américaine, la hantise de l'efficience avaient exercé sur elle leurs ravages. — (Edmonde Charles-Roux, Oublier Palerme, Grasset, 1966)
- Le risque avec un adolescent qui désobéit à ses parents en restant devant son écran jusqu'à pas d'heure est une baisse d’efficience scolaire, parce qu'il ne fait pas ses devoirs et ne dort pas assez ; […]. — (Antoine Alaméda, Parler à ses enfants, Éditions Odile Jacob, 2005, page 380)
- C’est le principe même de la démarche qualité qui, appliquée au domaine commercial, donne naissance à la notion d'efficience de la production commerciale. — (Christophe Benaroya, Henri Lagrasse, L’efficience commerciale en B to B, Éditions EMS, 2010, page 122)
-
réticence
?- Action de taire à dessein une chose qu’on pourrait ou qu’on devrait dire.
- Indépendamment des causes ordinaires de nullité, […], le contrat d’assurance est nul en cas de réticence ou de fausse déclaration intentionnelle de la part de l’assuré, quand cette réticence ou cette fausse déclaration change l’objet du risque ou en diminue l’opinion pour l’assureur, alors même que le risque omis ou dénaturé par l’assuré a été sans influence sur le sinistre. — (Article L113-8, Code des assurances, France, version 2010)
- Dans le récit qu’il m’a fait, il a mis beaucoup de réticence.
- Il a usé avec moi de réticence.
- Chose même que l’on n’a pas dite.
- Dans ce discours, il n’y a point de mensonge formel, mais il y a bien des réticences.
- Dans cet acte, il y a une réticence frauduleuse.
- Des réticences perfides.
- (En particulier) (Rhétorique) Figure par laquelle l’orateur en s’interrompant fait entendre ce qu’il ne veut pas dire expressément.
- Il y a un tour de Fiction, au moyen duquel la penſée ne doit pas être entendue littéralement comme elle eſt énoncée, mais qui laiſſe apercevoir le véritable point de vûe en le rendant ſeulement plus ſenſible & plus intéreſſant par la Fiction même. De là naissent l'Hyperbole, la Litote, l'Interrogation, la Dubitation, la Prétérition, la Réticence, l'Interruption, le Dialogiſme, l'Épanorthoſe, l'Épitrope, & l'Ironie ; celle-ci ſe ſoudiviſe, à raison des points de vûe ou des tons, en ſix eſpèces ; ſavoir, la Mimèſe, le Chleuaſme ou Perſifflage, l'Aſtéiſme, le Charientiſme, le Diaſirme, & le Sarcaſme. — (Encyclopédie méthodique : Grammaire et Littérature, tome second, Panckoucke / Plomteux, Paris / Liège, 1784)
- La réticence en dit quelquefois plus que les paroles.
- Réserve ou restriction.
- En effet, il n’y a pas si longtemps que la réunion des deux éléments de ce titre — préhistoire et Amérique — aurait suscité beaucoup de réticence chez plus d’un américaniste. — (Marc-R. Sauter, en préface de Préhistoire de l’Amérique, par Salvator Canals Frau, Paris : Payot, 1953, page 5)
- Dans leur ardeur surexcitée, ils morigénaient ceux qui marquaient quelque indécision ou réticence, leur démontrant que dans les circonstances actuelles la meilleure des prudences était d’agir vite.— (Émile Pataud et Émile Pouget, Comment nous ferons la Révolution, 1909)
-
encense
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de encenser.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de encenser.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de encenser.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de encenser.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de encenser.
-
partance
?- (Vieilli) Départ.
- Faites hisser le pavillon et tirer le coup de canon de partance. — (Eugène Sue, Kernok le pirate, 1830)
- On commence à charger le bois pour la partance. — (Jules Supervielle, Gravitations, page 67, © 1925, Gallimard, 1988)
- (Par extension) Départ d’un train, d’une personne, etc.
- Comme je voudrais savoir que tu as eu le temps quand même de quelques pages, que j’ai pu te faire ce don, au moins, au cœur de tes partances. — (Geneviève Amyot, Je t’écrirai encore demain, « Lettre de mars », Éditions du Noroît, Montréal, 1995, page 71)
- La partance féminine vers l’occident marocain — (Brahim Labari, dans le titre de l’article La partance féminine vers l’occident marocain. L’attractivité ambivalente d’une ville-monde : le cas de Casablanca, in Migrations société, n° 103, 2006)
-
garance
?- (Botanique) Plante herbacée à feuilles verticillées, lancéolées et accrocheuses, et à fruits charnus, dont une variété, la garance des teinturiers (Rubia tinctorum), fournit une matière colorante rouge.
- (Botanique) Variété tinctoriale de cette plante, synonyme de garance des teinturiers (espèce de plantes).
- Par surcroît, la garance, devant la concurrence écrasante de l’alizarine artificielle, a perdu 60 % de sa valeur et ne rémunère plus ses frais de culture; […]. — (La ramie, nouveau textile soyeux: communication présentée à la Société des sciences industrielles de Lyon, dans la séance du 14 février 1877, par M. Léger, Lyon : Imprimerie Storck, 1877, page 4)
- La garance est une plante de couleur vert clair aux feuilles effilées, rugueuses et collantes. — (Karin Delaunay-Delfs, Teintures naturelles: Plus de 130 recettes expérimentées et partagées, 2012)
- (Par extension) Couleur rouge vif que l’on tire de la plante du même nom.
- Une étoffe teinte en garance.
- Le jeune homme bouleversait toute une pile de vêtements posée sur les rayons d’une armoire et finissait par atteindre le pantalon de garance qu’il devait revêtir pour arriver en tenue à sa nouvelle garnison. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, L’Agent secret, 1911, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 1, page 1022)
- Un dur sur la besogne, son garçon ; il posait la garance et les épaulettes, et, en arrivant sur le champ, il s’y mettait plus fort que personne. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 173)
-
bienveillance
?- Motivation à respecter autrui et agir pour son bien.
- La bienveillance consiste, résume Catherine Gueguen, « à porter sur autrui un regard aimant, compréhensif, sans jugement, en souhaitant qu’il se sente bien, et en y veillant ».— (Christine Legrand, Pour une éducation bienveillante - Journal La Croix, page 13-14, 16 septembre 2015)
- Il se comportait avec autant de bienveillance à l’égard des hommes ; il était donc peu surprenant qu’on aimât généralement l’étranger, et chacun s’empressait de venir à son aide […] — (E. T. A. Hoffmann, Le Diable à Berlin, 1820, traduit par Henry Egmont)
- Pas de revendications, ni d’interpellations ad nominem : pendant une heure, le successeur de Jean-Michel Blanquer a nagé dans la bienveillance, passant d’un stand à un autre sans avoir à gérer le comportement imprévisible de professeurs insatisfaits, voire mécontents. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 9 juillet 2022, page 7)
- Nous avons tous entendu parler de l’omniprésent moulin à prière au Tibet. Il suffit de le faire tourner en récitant le mantra (une prière) approprié pour attirer la bienveillance de divinités sur soi, purifier son karma (ses actions) et accumuler du mérite pour une future réincarnation heureuse. — (Louis Dubé, La sagesse du dalaï-lama : Préceptes et pratique du bouddhisme tibétain, dans Le Québec sceptique, n° 66, été 2008, page 5)
-
bombance
?- (Familier) Bonne chère abondamment servie.
- c’était là que Florent et Gavard venaient faire des bombances avec ces deux salopes de Méhudin ; au dessert, il se passait des choses abominables. — (Émile Zola, Le Ventre de Paris, Georges Charpentier, Paris, 1873)
- Toujours très longs, les dîners que donnait ce bon vieux prêtre ; souvent même, c’étaient des bombances méridionales auxquelles plusieurs des notables de la région étaient conviés. Dix ou quinze plats se succédaient, accompagnés des fruits les plus dorés, les plus beaux, et des vins les plus choisis parmi ceux que la contrée produisait si abondamment en ce temps-là. — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
- Le jeûne commence au f’jer, à l’heure où l’on parvient à distinguer un fil blanc d’un fil noir. Au moghreb, un coup de canon, salué avec allégresse par les fidèles affamés et altérés, annonce sa fin et la reprise des bombances qui durent toute la nuit. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 126)
- Le contrat jouait depuis deux mois, et l’argent, s’il en restait au bout du semestre, paierait des bombances, des filets à papillons, une nasse à goujons… — (Colette, Sido, 1930, Fayard, page 100)
- Convenons-en, les exemples de bombance qui lui sont ici donnés ne sont pas faits pour lui inspirer des idées de modération. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
-
becquetance
?- Nourriture, aliment.
- Deux fois par jour, Dorgius se chargeait d’aller aux cuisines chercher notre becquetance, escorté par un homme de garde, jugulaire au menton. — (Jean Galtier-Boissière, Mémoires d’un Parisien - Volume 1, 1960)
-
importance
?- Ce qui fait qu’une chose est d’un grand intérêt, est considérable par elle-même, ou par les circonstances qui l’accompagnent, ou par les suites qu’elle peut avoir.
- Le soldat des guerres de la Liberté attachait une importance presque superstitieuse à l’accomplissement des moindres consignes. De là résulte qu'il n'éprouvait aucune pitié pour les généraux ou les fonctionnaires qu'il voyait guillotiner après quelque défaite, sous l'inculpation de manquement à leur devoir ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, page 357)
- Le proviseur adjoint l'écoute poliment et acquiesce à ses suggestions, le valorise et lui donne de l’importance. Je ne sais pas s'il est sincère. — (Rose Ceraudo , En CAE dans un lycée d'une riche banlieue, chez l'auteur, 2012, page 10)
- En toutes choses, il est d’une grande importance de bien commencer.
- Mettre, attacher de l’importance à une chose, La considérer comme ayant beaucoup d’importance.
- Il attache de l’importance aux plus petites choses.
- Caractère de ce qui est considérable en nombre, en quantité, en volume, en dimension.
- Les mauvaises herbes sont pour l'agriculture de tous les pays un fléau dont il est malaisé de chiffrer l’importance. — (Les mauvaises herbes et leur destruction, dans Almanach de l'Agriculteur français - 1932, éditions La Terre nationale, page 82)
- Les seuls marchés qui aient conservé quelque importance sont ceux de Formerie, de Gournay et de Songeons. Le premier dépasse de beaucoup tous les autres, même celui de Gournay. — (Th Leroux & M. Lenglen, L'agriculture dans le département de l'Oise, J.B. Baillière, 1909, page 379)
- L’importance de la diffusion à Paris explique en partie la faiblesse des invendus, qui atteignent environ 20-22 % des exemplaires fournis aux NMPP, et par conséquent la facilité des réglages. — (Patrick Eveno, Histoire du journal "Le Monde" : 1944-2004, Éditions Albin Michel, 2004, page 254)
- Autorité, crédit, influence.
- Ils pensent en effet que le luxe vestimentaire est proportionnel à l'importance et à la renommée d'un individu : […]. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Cette place lui donne beaucoup d’importance dans le monde.
- (Péjoratif) Caractère de ceux qui montrent de l’orgueil, de la vanité et veulent paraître plus considérables qu’ils ne le sont réellement.
- Prendre un ton d’importance.
- Il se donne des airs d’importance qui choquent tout le monde.
-
connivence
?- Complicité par tolérance et dissimulation d’un mal qu’on doit ou qu’on peut empêcher.
- Plus la lutte contre les schismatiques s’aggrave, plus l’Église s’acharne contre les juifs, qu’elle soupçonne d’être de connivence avec les hérétiques. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- C’est vrai qu’il [Napoléon Bonaparte] a eu une légende. C’est vrai qu’il y avait le chauvinisme qui se satisfaisait, en pensant à toute la gloire que la France avait conquise… C’est vrai aussi que cette légende s’appuyait sur de sombres profondeurs humaines, avec cette connivence qui est en nous à l’égard de la guerre et de la mort. — (Henri Guillemin, Les Dossiers de l'Histoire : Napoléon, 17e épisode, « Bilan », Radio Télévision Suisse, réalisé par Maurice Huelin, 3 août 1968)
- (Par extension) Entente secrète ou tacite, intelligence avec quelqu’un.
- Il se douta que la mère et la fille étaient de connivence, mais comme il n’aimait point les querelles de ménage, il ne souffla mot et sortit pour dissiper sa colère. — (Charles Deulin, « Martin et Martine » in Cambrinus et autres contes, circa 1847-1875)
- Elle m’adressa avec les sourcils, les paupières clignées, la bouche avancée, un langage de complicité que je n’espérais pas et qui m’enchanta. Je la vis destinée à la dissimulation, la connivence défendue, enfin le péché. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; réédition Le Livre de Poche, 1968, page 80)
- Il disparaissait dans le salon, et j’avais surpris un geste de connivence qu’il faisait à l’intention du notaire, et ce geste – mais peut-être avais-je l’esprit mal intentionné – voulait dire :— Essaie de le persuader. — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, page 167)
- Cette séance fut donc la dernière à rendre compte de cette intime connivence entre Monk et Rollins ; on ne peut s’empêcher de regretter qu’ils n’aient pas plus souvent associé leur destin sur disque ; mais c’est comme ça, alors on imagine… — (Laurent de Wilde, Monk, 1996, collection Folio, page 192)
-
obligeance
?- (Soutenu) Disposition à se montrer obligeant, serviable.
- Il eut le soin de se faire donner, par le Directeur-général des Postes, un mot qui recommandait silence et obligeance au directeur du Havre. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Ne me raccompagnez pas, je trouverai bien le chemin. Il le trouva, en effet, grâce à l’obligeance d’une sœur souriante et muette qui l’extrayit des cuisines, où il s’était fourvoyé, pour le conduire jusqu’à la lourde porte bardée de ferrures. — (Alain Demouzon, La Pêche au vif, 1977, chapitre 6)
- Sa générosité n’est pas faiblesse ; son obligeance ne dépasse pas les obligations normales et naturelles ; aucune arrière-pensée en son comportement. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
-
naissance
?- (Famille) Venue d’un être à la vie.
- On avait bien enregistré trois décès, occasionnés par l’influenza, mais les naissances compensaient les décès. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Le système de raréfaction des naissances est ici tellement ancré dans les esprits, qu’il finit par être jugé comme le signe d’une vie raisonnable. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Quoi qu’il en fût, ma naissance fut pénible. Je déchirai ma mère si cruellement que le contact de son mari lui devint un supplice. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 24)
- J’ai demandé une autorisation qui me permît de prendre le nom de ma mère, une femme excellente et respectable dont le souvenir, car je l’ai perdue trop tôt, vaut mieux que celui de mon père, à qui je dois seulement l’accident de ma naissance. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 185)
- (Famille) Origine ; extraction.
- Être de grande, d’illustre naissance.
- Naissance illégitime.
- — Mais, ma chère, un inconnu ! un homme sans naissance, un ouvrier peut-être ! dit-il d’un air suppliant à sa belle moitié. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- (Absolument) (Vieilli) Noblesse.
- Trois jours auparavant, à la même heure, il était heureux et fier, faisant les honneurs du château de Godesberg à la chevalerie la plus noble des environs, et maintenant, […] il se trouvait […] mêlé parmi une troupe d’hommes braves et loyaux sans doute, mais sans naissance et sans avenir. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- – Il y a dans ce pays, cinq ou six petites filles à marier, avec un million dans leur tablier : c'est de l'argent gagné dans la manufacture..., mais gagné honnêtement. Croyez-vous que ces filles sans naissance ne seraient pas fort heureuses que vous acceptassiez leurs écus ? Vous leur feriez encore beaucoup d'honneur ; vous y mettriez du vôtre, mon neveu. — (Gaston de Raousset-Boulbon, Une Conversion (1855).)
- (Par extension) Commencement.
- Et si le cyclone descend jusqu’à la terre, se forment des tornades, quelle que soit la façon dont leur naissance a lieu selon le mouvement du vent ; s’il descend jusqu’à la mer, ce sont des tourbillons qui se constituent. — (Épicure, Lettre à Pythoclès, traduction anonyme.)
- Le XVe siècle apparaît affolé, dès sa naissance. Il semble que la démence de Charles VI se propage. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Point, endroit où apparaît pour la première fois une chose qui se prolonge ensuite dans une certaine direction.
- Ce fleuve, à sa naissance, reçoit plusieurs ruisseaux qui le grossissent.
- La naissance d’une tige, d’un rameau.
- Couper une branche à sa naissance.
- La naissance de l’épaule, du mollet.
- (Architecture) Commencement, là où prend appui un objet.
- La naissance d’une colonne, le commencement du fût.
- La naissance d’une voûte, le commencement de sa courbure.
-
mense
?- (Désuet) Table.
- Au moment où les convives alloient s’approcher de la mense hospitalière. — (François-René de Chateaubriand, Les Martyrs, tome 1, 1810, page 165)
- Des capitaines au long cours et des armateurs faisaient quelquefois figure à la mense des patrons. — (Victor Hugo, Les Travailleurs de la mer, 1866)
- (Religion) Revenu d’une abbaye, d’un évêché, etc. affecté à l’entretien de la table d’une communauté religieuse, de l’abbé, de l’évêque.
- Lui ! s’exclama, en riant l’abbé, mais il ne possède aucune fortune ; il touche en tout et pour tout un traitement annuel de dix mille francs car il n’y a pas de mense à Chartres […] — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Mense abbatiale, conventuelle, épiscopale.
- (Par extension) Revenu ecclésiastique, sans affectation spécifique.
- Vous auriez part encore à la mense abbatiale et au revenu des pauvres. — (Paul-Louis Courier, Pamphlets politiques, Lettre IX, 1820, page 34)
- Les biens mobiliers et immobiliers des menses, fabriques, conseils presbytéraux, consistoires et autres établissements publics du culte. — (Recueil de textes historiques, Loi de séparation, 1905, page 98)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.