Dictionnaire des rimes
Les rimes en : cuveau
Que signifie "cuveau" ?
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- Petite cuve.
- Le treuil doit être rapproché de l’un des bords du puits, dont l’orifice est disposé de manière à ce que les cuveaux pleins puissent être facilement tirés sur le bord. — (Ch. Combes,Traité de l'exploitation des mines, Volume 3, 1846)
- Parfois la mère se dressait, bâillant d’indignation, puis replongeait dans son cuveau et frottait avec tant de colère qu’elle se brûlait la peau des mains. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 222)
- Voilà-t-il pas que les tonneaux manquèrent ; et, faute de récipients, on laissa le raisin en cuve, ou bien en cuveau de lessive, sans seulement le pressurer ! — (Romain Rolland, Colas Breugnon, 1919)
Mots qui riment avec "o"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "cuveau".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : o , os , ot , ôt , ots , ôts , au , aux , aut , auts , eau , eaux et ho .
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bedeaux
?- Pluriel de bedeau.
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coteau
?- Colline peu élevée.
- Devant eux, la route de Nice montait le versant opposé de la vallée ; mais ils ne pouvaient en voir qu’un bout assez court, car elle fait un coude brusque, à un demi-kilomètre du pont, et se perd entre des coteaux boisés. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. I ; réédition 1879, p. 27)
- Des landes et des coteaux calcaires ou marno-calcaires plus ou moins pâturés à flore xérothermique se rencontrent en différents points de la vallée de la Lanterne. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 100)
- Je m'engage sur la pente. Zinder est là-bas, au centre d'une vaste crique à l'apparence de golfe desséché que bornent, à l'Est et à l'Ouest, des coteaux pierreux en forme de promontoire. — (Louis Alibert, Méhariste, 1917-1918, Éditions Delmas, 1944, page 14)
- (Spécialement) Colline plantée de vignes.
- La route parcourt une campagne fertile et variée par des jardins, par des plantations de noyers, et par des coteaux plantés de vignes: à gauche, ou suit presque constamment le cours de l'Yonne; […]. — (Girault de Saint-Fargeau, Guide pittoresque du voyageur en France, Firmin Didot frères, 1837, vol.1 (Route de Paris à Genève : Département de l'Yonne), page 1)
- Des coteaux d’Arbois, de Poligny et de Salins, descendait, chaque automne, avec les cuves pleines, le beau vin couleur peau d’oignon, jailli des grappes de poulsard. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Quoi qu’il en soit, on peut imaginer que le désastre phylloxérique mit subitement en présence des plus dures nécessités toute une population vigneronne qui avait jusque-là vécu insouciante sur ses coteaux. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
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caillot
?- Petite masse de liquide coagulé.
- Aussitôt l’abatage des animaux, le sang est fortement agité, pour en séparer la fibrine, et empêcher la formation du caillot sanguin. — (Charles-Victor Garola, Engrais : Le matières fertilisantes, Paris : J.-B. Baillière & fils, 7e éd., 1925, page 205)
- Il y a de grandes vagues dans la cuve, et le sucre ruisselle par terre, pend en caillots noirs qui roulent sur la terre couverte de feuilles et de paille. — (J. M. G. Le Clézio, Le Chercheur d'or, Gallimard, 1985)
- Il existe aussi des médicaments (warfarine) dont l'usage est destiné à ralentir la formation du caillot sanguin, à « éclaircir le sang », comme disent certains patients. — (Robert Patenaude, Survivre à la leucémie, Éditions Québec/Amérique, 1997)
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bitonaux
?- Masculin pluriel de bitonal.
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clôt
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de clore.
- Toutefois, Jean-Paul Goujon souligne l’influence décadente subie par Renée Vivien et clôt son article sur ce constat : en elle «se fondirent une parnassienne et une préraphaélite, une baudelairienne et une décadente». — (Marie Perrin, Renée Vivien, le corps exsangue, 2003)
- Terme ultime d’une interrogation à laquelle, comme d’habitude, Flaubert n’apporte pas de solution, mais à quoi Maupassant répond (et cela aussi c’est déflaubertiser) : le livre va au néant - ou au feu -, car l’ouvrage qui se feuillette tout seul dans “Le Horla” sera détruit dans l’incendie sur lequel se clôt le récit. — (Liana Nissim, Le Letture/la lettura di Flaubert: Gargnano del Garda, Gargnano del Garda, 7-10 aprile 1999, 2000, page 191)
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capot
?- (Jeu de cartes) Ne faire aucune levée.
- Être capot, (Jeu de cartes) N’avoir fait aucune levée.
- Faire quelqu’un capot, (Jeu de cartes) Ne lui laisser aucune levée à faire.
- Mettre quelqu’un capot, (Jeu de cartes) Ne lui laisser aucune levée à faire.
- – Je n'ai jamais eu une guigne pareille. La petite vient de me faire capot trois fois d'affilée. — (Pierre Benoit, Le Soleil de minuit, Albin Michel, 1930, réédition Le Livre de Poche, page 140)
- Demeurer capot, (Sens figuré) Demeurer confus et interdit auprès de quelqu’un.
- (Sens figuré) (Familier) Se voir frustré de son espérance.
- Il a été bien capot de se voir reconnu.
- Elle est demeurée capot.
- Deux hommes de la patrouille emmenèrent les prisonniers qui, maintenant, étaient capots. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 243)
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copeaux
?- Pluriel de copeau.
- D’un papier plié il sortit en effet quelques légers copeaux de bois, auxquels adhérait une substance colloïdale, déjà durcie au contact de l’air. — (Jean Ray, Harry Dickson, Le Temple de fer, 1933)
- (Architecture) Ornements en volutes. (Note : dans ce sens, le mot est toujours au pluriel.)
- [...] portant sur des murs est et ouest extradossés d'arcades aveugles plein cintre reposant sur des corbeaux ornés de copeaux, cavets ou billettes [...]. — (Revue d'Auvergne, Volume 114, Éd. Société des amis de l'Université de Clermont, 2000)
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baliveau
?- (Sylviculture) Jeune arbre réservé, lors de la coupe d’un taillis, afin qu’il puisse devenir un arbre de haute futaie.
- On n’apercevait qu’une vaste clairière dans laquelle on avait fait une coupe au printemps précédent, et dont les jeunes baliveaux aux tiges flexibles se courbaient sous le poids de la neige. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- La méthode du taillis sous futaie fait participer à la fois des avantages du taillis et d’une partie de ceux de la futaie, […]. Dans ce but on conserve à chaque coupe du taillis un certain nombre d’arbres appelés baliveaux auxquels on laisse parcourir plusieurs révolutions. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 161)
- La strate arborescente est constituée essentiellement par le Chêne pédonculé, le Chêne sessile en baliveaux sensiblement codominants. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 167)
- C'est un long vieillard, mince comme un baliveau, un peu courbé par une bonne septantaine d'ans. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Botanique) Arbre de pépinière ayant un tronc bien vertical et des branches latérales.
- Le chêne rouvre, planté dernièrement au Vallon du Salut par la classe de grande section de l’école Clair-Vallon, n’est à ce jour qu'un jeune plant d’à peine quelques dizaines de centimètres. Autant dire que les petits écoliers devront être patients avant de pouvoir profiter de son ombre. Mais leur enthousiasme pourrait bien favoriser la pousse de ce joli baliveau ainsi que des autres plants d’arbre qu’ils s’apprêtent à planter à divers endroits sur le territoire. — (La Dépêche, 28 avril 2015)
- (Échafaudage) Grande perche verticale qui supporte les échafauds.
- La surface inférieure du hourdis est nécessairement irrégulière. Aussi, plus tard, quand il s’agit de procéder au plafonnage, la première opération consiste-t-elle à couper les baliveaux correspondant aux joints des planches sur lesquelles a été coulé le hourdis et à dresser la surface. — (« Marché de Nangis (Seine-et-Marne) » par M. Cottin, architecte, & M. Nicaise, constructeur, dans les Nouvelles annales de la construction, 3e série - tome 7, février 1882, en recueil vol. 28, Paris : chez Baudry, 1882, page 25)
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continentaux
?- Masculin pluriel de continental.
- On “décorsifie” de plus en plus les emplois : les vicaires, les contrôleurs des tours…, devront être, désormais, di Terra ferma, c’est-à-dire continentaux. — (Simon Grimaldi, La Corse et le monde, 1988, page 242)
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zozo
?- (Péjoratif) Bête ; niais.
- Je repasse dans ma tête le petit compliment un peu zozo, œuvre d’Antonin Rabastens, que je réciterai tout à l’heure. — (Willy et Colette, Claudine à l’école, Le Livre de Poche, 1900, page 231)
- — Si j'ai vu la momie ? Complètement zozo, notre curé ! fit-elle en se touchant deux fois la tempe avec l'index. — (Henri Prévost-Allard, Contes tropéziens, éditions Albin Michel, 2016)
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cambiaux
?- Masculin pluriel de cambial.
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argot
?- Langage de convention utilisé à l’origine par les voleurs, les malfaiteurs.
- Dans l’argot du temps on appelait M. Louis un homme spécial ; sa spécialité financière l’avait conduit à entasser l’argent des contribuables dans le trésor, pour le faire prendre par Bonaparte. — (François-René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, tome III, livre IV, Garnier, 1910, page 502)
- C'est un garçon fort agréable que Bernard. Soigné, rasé de près, le teint clair, il s'exprime dans une langue choisie et ne fait usage de l’argot qu'en d'exceptionnelles circonstances. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Et, tout à l'heure, quand il s'était adressé à la prostituée enceinte, il avait usé d'un terme dont la grossièretéTirant son origine d'une langue moins noble et moins enveloppée que l’argotMe choquait encore secrètement. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Après une vie exemplaire de vigilance et d’autorité, il paraît que le pauvre homme est tombé en enfance, qu’il se promène par les chemins de Claquebue en disant des vilains mots d’argot et en prêchant la fraternité. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 231.)
- Il convient de savoir qu'un « coq », dans l’argot d’avant guerre, signifiait un louis, car mon récit repose sur cette explication, […]. — (Francis Carco, Histoire sans titre, dans Pages choisies, Albin Michel, 1935, p.37)
- Les jeunes Français parlent un mélange de français, de verlan, d’arabe, de tzigane, d’anglais, de vieil argot et d'expressions inventées. « J'ai le seum » tiré de l'arabe, veut dire « Je suis en colère ». — (Isabel Rivero Vila, L’interculturel à travers le multimédia dans l’enseignement du français langue étrangère, Ediciones Universidad de Salamanca, 2014, page 370)
- Si l’on met à part les simples témoignages d’argotiers proprement dits ou de personnes les fréquentant professionnellement (policiers, magistrats), ce qui frappe c’est le caractère relativement tardif des études consacrées aux argots. — (Jacques Dargaud, Les argots, réunion du 22 janvier 2011, La Lettre de la DLF Champagne-Ardenne, Reims, lettre n° 84 de février 2011)
- (Par extension) Jargon ou sociolecte ; vocabulaire (et parfois autres traits de langage) utilisé au sein d'une profession ou bien d'un milieu ou classe sociale particulière.
- L’argot des peintres, des écoliers.
- L’argot des coulisses.
- L’argot de la Bourse.
- L’argot des cités.
- Langage populaire, non académique.
- En argot français, si le hareng saur est appelé gendarme, c'est peut-être parce qu'on pense qu'un gendarme est raide comme un hareng saur. — (Pierre Avenas & Henriette Walter, La fabuleuse histoire du nom des poissons, Robert Laffont, 2011)
- La cuisine était la préfecture de police dans l’argot des voleurs qui redoutaient sans doute de s'y retrouver pour être cuisinés. — (Philippe Normand, Langue de keufs sauce piquante, Cherche midi, 2014)
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coteaux
?- Pluriel de coteau.
- Et, du côté de l’est, au-delà de la vallée du Loir, où se cachait à deux lieues Cloyes, le chef-lieu du canton, se profilaient les lointains coteaux du Perche, violâtres sous le jour ardoisé. — (Émile Zola, La Terre, première partie, chapitre I)
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arbitraux
?- Masculin pluriel de arbitral.
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peau
?- (Anatomie) Enveloppe d’un corps humain ou animal.
- Elles n’ont point la peau basanée, comme on le croit en Europe ; la plupart sont, au contraire, très blanches ; les autres, selon leurs diverses origines, sont brunes, mais d’une peau unie et veloutée, d’une teinte chaude et pleine de vie. — (Flora Tristan; Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836)
- Qu’est-ce que l’expression se coucher, comparée à se piausser, revêtir une autre peau ! — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, quatrième partie)
- Il n’y avait point de nationalités, quoique les nuances de la peau différassent dans les diverses parties de la planète. — (Benjamin De Casseres, Arcvad le terrible, traduction de Émile Armand, dans Les Réfractaires, nº 1, janvier 1914)
- Pourquoi porter des chapeaux et des vêtements, quand la pigmentation de la peau est la meilleure défense contre le soleil des tropiques […] ? — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Les quadrupèdes ont la peau couverte de poils, les oiseaux de plumes, et les poissons d’écailles.
- Les os lui percent la peau, il n’a que la peau et les os, il a la peau collée sur les os : Se dit d’un homme ou d’un animal fort maigre.
- (Par métonymie) La personne elle-même.
- Les chroniqueurs rapportent que Nicolas Sarkozy, pour expliquer qu’il se sentait bien dans sa peau de Président, aurait dit qu’il avait la banane. — (Charles Debbasch, Les orages de la Sarkozye: de la présidence impériale au pouvoir tempéré, L’Harmattan, 2011, page 51)
- Il crève dans sa peau : Il est si gras qu’il semble ne pouvoir plus tenir dans ses habits. (Sens figuré) Se dit d’un homme qui a quelque grand dépit qu’il s’efforce de renfermer en lui-même.
- Vous avez beau faire, il ne changera jamais de peau, il mourra dans sa peau : Il ne changera pas de conduite, de manières, il ne se corrigera point.
- Il mourra dans la peau d’un insolent, d’un effronté, d’un fat, etc.
- Je ne voudrais pas être dans sa peau : Je ne voudrais pas être à sa place, dans la position fâcheuse ou périlleuse où il se trouve.
- Faire bon marché de sa peau : Risquer sa vie, s’exposer aux coups avec un complet mépris du danger.
- Craindre, trembler pour sa peau, avoir peur pour sa peau, ménager sa peau : Craindre les coups, le danger, la mort, éviter de s’y exposer.
- Tenir à sa peau, sauver sa peau : Tenir à la vie, sauver sa vie.
- Vendre bien cher sa peau : Se défendre vaillamment contre ceux qui vous attaquent.
- Avoir la peau de quelqu’un : (Familier) Venir à bout d’un adversaire par n’importe quel moyen, le tuer.
- Dépouille de l’animal ; cuir.
- Les peaux sont exportées ou tannées dans le pays pour être converties en babouches, gibecières, etc. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 229)
- Sans les peaux des agneaux tués chaque été, les ganteries de Millau n’existeraient pas. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Peau de vélin : Peau de veau, très mince, préparée pour la reliure, la peinture, l’écriture ou l’impression.
- Parties tendineuses et coriaces qui se trouvent dans la viande.
- Cette viande n’est pas mangeable : il n’y a que des peaux.
- Enveloppe des fruits, amandes, oignons, etc.
- Le raisin muscat a la peau dure.
- La peau des noix fraîches est amère.
- Une peau d’orange.
- Les oignons sont couverts de plusieurs peaux.
- Croûte plus ou moins fine qui se forme sur les substances liquides ou onctueuses, par l’épaississement qui résulte de l’évaporation.
- — Tu vas prendre une tasse de café au moins ? — Tu sais, comme je t’en donnais en cachette de ta mère, avec du lait. — Tu l’écrémais toujours, — tu disais : « donne-moi la peau. » — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Versons le lait dans sa casserole et l’eau dans sa bouilloire, puisque Monsieur prend du thé, comme je prends, moi, du café noir et Maman du chocolat, bien passé, à cause des peaux. — (Hervé Bazin, Qui j’ose aimer, Grasset, 1956, page 141)
- Il se forme une peau sur le lait bouilli, sur l’encre, sur le fromage, etc.
- (Péjoratif) Personne méprisable.
- – Comment !… Vous ne savez pas ?… Mais nous sommes fâchées depuis un mois… depuis qu’elle m’a chipé un consul, mon cher, un consul d’Amérique, qui me donnait cinq mille par mois !… Oui, elle me l’a chipé, cette peau-là !… — (Octave Mirbeau, Le Calvaire, 1886, XII)
- Un homme à femmes ! un viveur ! Et avant de séduire Armelle, cette liaison qu’il avait eue avec cette… milliardaire ? […]. Avoir osé amener ici à l’hôtel du Héron cette parvenue, cette fausse Anglaise […] Ils se voyaient encore, croyait-elle savoir. Roland faisait des séjours chez cette… peau, […] Fi donc, des chiens, pour sûr ! — ( Louis Guilloux , Les batailles perdues, Gallimard, 1960, page 29)
- (Technique) Partie externe d'une pièce composée d'un assemblage de matériaux.
- Les capots des moteurs sont le plus souvent réalisés avec des sandwichs constitués de peaux en carbone-époxy collées sur des âmes en nida aluminium. — (Philippe Cognard, Collage des composites: constructions aérospatiale, automobile et ferroviaire, Éditions Techniques de l'Ingénieur, n° AM 5-221, s.d., page 7)
- Femme de mauvaise vie, prostituée.
- Et non seulement il faisait des orgies à domicile, mais il s’en allait à la ville où il demeurait quelquefois plusieurs jours, traînant dans tous les mauvais lieux de l’endroit, en compagnie des voyous et des peaux. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 29)
- – Il n’y a pas besoin d’être renseignée autrement pour savoir que les filles de chez Maloret ont toujours été des peaux. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 145)
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macho
?- (Péjoratif) Qui met sa masculinité en avant de façon considérée comme excessive, presque phallocrate ou misogyne.
- Il y a une espèce d'innocence dans ses propos machos. Il demeure un enfant gâté, toujours prêt à opérer un quelconque Anschluss pour s'approprier les jouets qu'il convoite. — (Frédéric Dard, San-Antonio : Mesdames, vous aimez ça !, Fleuve Noir, 1994)
- Peut-être est-ce le manque de biographies existant dans le domaine, peut-être que le monde du swing est particulièrement macho (pourquoi plus qu’un autre ?). — (Laurent de Wilde, Monk, 1996, collection Folio, page 75)
- Le piège dans lequel il est important de ne pas tomber, c'est de confondre le principe masculin avec le comportement macho de beaucoup d'hommes de notre époque. Ce comportement tordu et dégénéré ne se retrouve chez aucune espèce animale vivant dans la nature. — (Claude Traks, A la recherche du message des dauphins, Communicare Icerc Europe, 2009)
- Tu te comportes avec moi exactement comme un macho de base se comporterait avec une femme, mais la vaginocratie, c'est pareil que la phallocratie, et ça ne rendra pas le monde plus beau. — (Jacques Morize, Le Diable de Montchat, Les enquêtes du commissaire Séverac : tome 1, chez l'auteur, 2009, Éditions AO, 2018, chap. 3)
- J'aimais bien sa voix et ses yeux et même son apparence un peu féminine. Les mecs baraqués à l’allure macho n'étaient pas du tout mon genre. — (Andreas Rosseel, Dinah ou le désir de tout dire, Éditions Edilivre, 2013, page 126)
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colinot
?- Petit colin.
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basilicaux
?- Masculin pluriel de basilical.
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centraux
?- Masculin pluriel de central.
- La cosmogonie, cette réflexion sur les processus et les causalités qui ont provoqué l’existence du monde est un des sujets centraux du ZoHaR et de la doctrine kabbalistique en général. — (Isaïe Tishby, La Kabbale, 2014)
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azulejo
?- Carreau de faïence utilisé souvent en panneau mural.
- Les azulejos d’émail, joyeux et simples avec leurs blancs crus, leurs bleus paon, leurs verts aux reflets roux, qui recouvraient les vasques, et les bancs, et les murs, et les marches montant d’un jardin à l’autre, la jeunesse des feuillages vert lumière, les troncs d’arbres blanchis à la chaux, le rose saumon des briques en bordure des allées ardentes étendaient un grand tapis pimpant et diapré, comme glacé de fraîcheur. — (Henry de Montherlant, Les Bestiaires, 1926)
- (Par apposition) — O Mahomet chéri ! Encore combien de temps ? murmura-t-elle en levant un regard implorant vers les signes cabalistiques et les mosaïques sarracéniques des arabesques azulejos. — (Ronald Firbank, Œuvres romanesques, 1991, volume 2, page 297)
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équatoriaux
?- Masculin pluriel de équatorial.
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bigorneaux
?- Pluriel de bigorneau.
- On privilégiera les abords de la Cotinière, sur Oléron, pour les étrilles, les oursins, les bigorneaux et les patelles. — (journal Sud-Ouest, supplément Guide saison 2022 Charente-Maritime, page 24)
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chiot
?- Très jeune chien (mâle ou femelle).
- C’est pourquoi, il est nécessaire d’observer son propre chiot et de le guider en se calquant sur son rythme. — (Irène Sautelet, Les clés pour apprendre la propreté à votre chiot ou votre chien adulte, 2014)
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bistro
?- Petit café ou restaurant sans prétention.
- Comme tout bistro qui se respecte, celui-ci réservait aux habitués une arrière-salle et deux étages de chambres meublées […]. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- On traverse la place de la gare pour aller au bistro d’en face. Il neige dur. La place est toute blanche. — (Albert Vidalie, C'était donc vrai, éd. René Julliard, 1952, p. 34)
- J’vais au cinéma voir des films suédoisEt j’entre au bistro pour boire du whisky à gogo — (Boris Vian, J’suis snob, 1955)
- Murs de brique, bois, tableaux noirs : tout indique la nature du restaurant et la cuisine qu’on y sert. Il s’agit en fait d’un bistro français avec soupe à l’oignon, bière Boréale, bavette, confit de canard et crème brûlée, entre autres. — (Le Devoir, 26 janvier 2007)
- C’est bien fait pour le genre, le dosage entre ready-mades et autres touches rigolotes est bon. Ça ne fait ni grano ni concept. Juste une ambiance de bistro de quartier un peu déjanté. Dans l’air, un mélange de western et de hits des années 80. — (Le Devoir, 2 février 2007)
- (France) Tenancier de cet établissement (métonymie, ici synonyme de bistrotier).
- Allons, les gosses, filez chez le bistro et apportez des litres… on trinquera su’ l’coin de la voiture. — (Léon Frapié, Réalisme, dans Les contes de la maternelle, 1910, éditions Self, 1945, page 134)
- Et il n’y avait pas que M. Bobin, crémier, fruitier et bistro, à s'exalter ainsi ; M. le professeur Dumont n’était pas plus calme. — (Marcel Martinet, La maison à l’abri, 1919)
- […] puis le vingt-cinq au soir, son sac d’outils en bandoulière et son baluchon sur l’épaule, il fit au bistro et à ses clients des adieux ironiques et rien moins que polis . — (Louis Pergaud, Un petit logement, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Pendant des années, sans penser aux enfants, elle buvait ; elle se piquait le nez chez le bistro. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
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bigarreau
?- Fruit du bigarreautier ; sorte de cerise rouge et blanche qui a la chair plus ferme que les autres cerises (Prunus avium).
- II y a le bigarreau tardif ou de fer, qui mûrit plus tard, & qui n'est pas si sujet aux vers que l'ordinaire : il fait un bel arbre. Le cœuret est une espece de bigarreau plus tendre & fait en cœur , dont le goût est relevé. — (La nouvelle Maison rustique, ou, Économie rurale pratique et générale de tous les biens de la campagne, par Louis Liger, tome 2, Paris : chez les Libraires associés, 1790, p. 152)
- Les bigarreaux ont un pédoncule long et grêle, un fruit cordiforme avec un sillon longitudinal bien marqué et la chair est ferme. — (Nicole Tonelli, François Gallouin, Des fruits et des graines comestibles du monde entier, 2013)
- Quand auras-tu fini, cria-t-elle, de tourner une mèche de cheveux autour du bout de ton nez ? Excellent moyen d’avoir le nez rouge et en forme de bigarreau ! — (Colette, Le képi, Fayard, 1943 ; éd. Le Livre de Poche, 1968, p. 121.)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.