Dictionnaire des rimes
Les rimes en : coteau
Que signifie "coteau" ?
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- Colline peu élevée.
- Devant eux, la route de Nice montait le versant opposé de la vallée ; mais ils ne pouvaient en voir qu’un bout assez court, car elle fait un coude brusque, à un demi-kilomètre du pont, et se perd entre des coteaux boisés. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. I ; réédition 1879, p. 27)
- Des landes et des coteaux calcaires ou marno-calcaires plus ou moins pâturés à flore xérothermique se rencontrent en différents points de la vallée de la Lanterne. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 100)
- Je m'engage sur la pente. Zinder est là-bas, au centre d'une vaste crique à l'apparence de golfe desséché que bornent, à l'Est et à l'Ouest, des coteaux pierreux en forme de promontoire. — (Louis Alibert, Méhariste, 1917-1918, Éditions Delmas, 1944, page 14)
- (Spécialement) Colline plantée de vignes.
- La route parcourt une campagne fertile et variée par des jardins, par des plantations de noyers, et par des coteaux plantés de vignes: à gauche, ou suit presque constamment le cours de l'Yonne; […]. — (Girault de Saint-Fargeau, Guide pittoresque du voyageur en France, Firmin Didot frères, 1837, vol.1 (Route de Paris à Genève : Département de l'Yonne), page 1)
- Des coteaux d’Arbois, de Poligny et de Salins, descendait, chaque automne, avec les cuves pleines, le beau vin couleur peau d’oignon, jailli des grappes de poulsard. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Quoi qu’il en soit, on peut imaginer que le désastre phylloxérique mit subitement en présence des plus dures nécessités toute une population vigneronne qui avait jusque-là vécu insouciante sur ses coteaux. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
Mots qui riment avec "o"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "coteau".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : o , os , ot , ôt , ots , ôts , au , aux , aut , auts , eau , eaux et ho .
-
manteau
?- (Habillement) Vêtement de dessus qui prend depuis les épaules jusqu’au-dessous des genoux et sert à se garantir de la pluie et du froid.
- […] : puis il […] se coiffa d’un toquet de velours noir sans plume ni pierreries, s’enveloppa d’un manteau de couleur sombre, […]. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre II)
- Il jeta sur son lit son grand manteau réglementaire, moitié djellaba, moitié manteau de paysan andalou écussonné sur la poitrine aux armes de la Légion. — (Pierre MacOrlan, la Bandera, 1931)
- (En particulier) Vêtement de femme à manches qui se porte sur une robe.
- Suzanne, en minaudant, me parle d'un manteau de fourrure, véritable occasion pour cet hiver et qu'il ne faudrait pas laisser passer ! — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 230)
- Couverture placée sur le dos d’un cheval pour le protéger du froid et de la pluie.
- Ce manteau de cheval qui était une merveille mais dont on ne pouvait même pas supporter la vue par la chaleur qu’il faisait fut soigneusement plié et parfumé de thym et de lavande par Lavinia. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 269)
- Partie de la cheminée qui fait saillie dans la chambre, au-dessus de l’âtre, au-dessus du foyer.
- Quel plaisir, le soir, de feuilleter sous le manteau de la cheminée flambante et parfumée d’une bourrée de genièvre, les preux et les moines des chroniques […] — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Une relique, sans doute sauvée du pillage de l’abbaye de Chelles, ornait le manteau de la cheminée. — (Honoré de Balzac, Un épisode sous la Terreur, 1831)
- (Art) Partie d’un artéfact qui recouvre ou enveloppe une autre partie.
- La balle est constituée de la façon suivante: Le manteau contient du plomb dans la pointe et dans la base de la balle. — (Rodolphe Archibald Reiss, Comment les Austro-Hongrois ont fait la guerre en Serbie, 1915)
- (Sens figuré) — La raison d'État n'est le plus souvent qu'un manteau commode pour couvrir l'ignorance, la bêtise ou la scélératesse d'une oligarchie... — (Maurice Paléologue, Journal de l'Affaire Dreyfus 1894-1899 : L'affaire Dreyfus et le Quai d'Orsay, Paris : Librairie Plon, 1955, page 91)
- Ce qui recouvre quelque chose.
- Dans ces régions de massifs anciens, à faible manteau détritique, les nappes phréatiques sont généralement peu importantes et limitées au seul talweg. — (Eaux et climats : mélanges géographiques offerts en hommage à Charles-Pierre Péguy, édité par Pierre Pagney, CNRS (E.R. 30 de Grenoble), 1981, page 146)
- (Géologie) Couche géologique terrestre située entre la croute et le noyau, d’une épaisseur moyenne de 3000 kilomètres.
- Les croûtes, continentale et océanique, sont riches en silicium, en oxygène et en aluminium. Le manteau est le domaine du silicium, de l’oxygène et du magnésium. Enfin, le noyau est presque uniquement formé de fer et de nickel. — (Dars, René. « Les matériaux qui constituent la Terre », René Dars éd., La géologie. Presses Universitaires de France, 2005, pp. 27-41.)
- L’ensemble de ces matériaux s’est structuré selon un noyau (de fer et de nickel, éléments lourds) et un manteau (d’éléments plus légers), d’où se sont échappés des éléments volatiles. — (Frances Westall, La Terre avant la vie, Pour la Science, 1er juillet 2008)
- Mais d’où viennent ces quantités extraordinaires de fer ? La source la plus considérable est le manteau terrestre, où les péridotites sont justement formées de minéraux ferro-magnésiens comme les olivines et les pyroxènes. — (Cyrille Delangle, Le fer rubané, Centre de Géologie Terrae Genesis, février 2016)
- (Héraldique) La fourrure herminée sur laquelle est posé l’écu.
- (Zoologie) Le dos quand sa couleur du plumage d’un oiseau ou du pelage d’un animal diffère du celle du reste du corps. → voir mantelure
- Un bruant à manteau gris.
- (Zoologie) Une enveloppe de peau des mollusques qui abrite les autres organes et sécrète la coquille chez les espèces qui en sont pourvues.
- L’eau nécessaire à la respiration pénètre par l’une des ouvertures, est chassée par l’autre, grâce aux contractions du manteau, et, sortant avec rapidité, refoule pour ainsi dire en sens contraire l’animal, qui nage seulement à l’aide des mouvemens respiratoires. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856, page 509)
- (Zoologie) Espèce d’huître.
-
abricot
?- (Botanique) (Cuisine) Fruit charnu de l’abricotier de couleur variant du jaune au orange et de forme arrondie, qui se consomme principalement frais ou en confiture.
- La ſaveur d’un Abricot d’eſpalier n’eſt pas comparable à celle du plein-vent, il n’y acquiert jamais cette couleur d’un rouge de brique, tiquetée de points plus foncés, qui déſigne une maturité parfaite. — (Jacques Joseph Juge de St. Martin, Notice des arbres et arbustes du Limousin, 1790, page 3)
- L’eau d’abricot se fait avec le ſirop d’abricot confit : lorsque l’on tire les abricots confit de leur sirop pour les faire sécher, on a soin de prendre tout de suite le sirop , sans mélange d’autre : […]— (Antoine Hornot, Traité raisonné de la distillation, ou La distillation réduite en principes, 1778, page 288)
- Les abricots de Damas, et ceux même du midi de la France, sont supérieurs, en qualité, aux abricots qui viennent près de Paris. — (Nouveau dictionnaire d’histoire naturelle, volume 1, 1803, page 55)
- On fait la confiture d’abricot avec le fruit parfaitement mûr et moitié ou tiers de sucre. L’abricot ouvert et le noyau séparé, on le met dans une terrine de gré, les lobes renversés de manière à pouvoir en saupoudrer l’intérieur de sa quantité de sucre que l’on a rappé à cet effet.— (Antoine-Alexis Cadet-de-Vaux, Le ménage ou l’emploi des fruits dans l’économie domestique, 1810, page 66)
- La pitagra (également appelée pistil, du turc pestil) est une confiserie que l’on trouve dans les épiceries orientales ; elle est à base de pulpe d’abricots séchés […] — (Évelyne Nahmias, La robe couleur abricot: El fostan de pitagra - Enfances sépharades Éditions L’Harmattan 2008 page 12)
- Mélangez la crème avec la compote d’abricots et les pistaches. — (Valéry Drouet, Soufflés, 2011, page 62)
- Essayez cette tarte aux abricots et sa somptueuse crème pâtissière à la cardamome.— (Niki Segnit, Le répertoire des saveurs, 2012)
- Elle découpe ce qui ressemble à une tarte aux abricots. Evana se lève en jetant un œil timide dans ma direction. — (Jena Rose Lanabellia, Intouchable, 2016)
- (Argot) Vulve.
- Je me fais remplir le vestibule, je me fais ramoner l’abricot — (Guy Breton, Les Nuits d’une demoiselle chanson chantée par Colette Renard, 1963)
- « Quant un moribond l’appelaitNarguant la mort à son chevetElle la collait comme un défiLa bouche édentée de l’ancêtreÀ son abricot en folieEt le papi était guéri. » — (Pierre Perret, La belle fermière, Chansons éroticoquines, 2002)
-
cadeau
?- (Vieilli) Fête que l’on donnait principalement à des femmes, partie de plaisir.
- Elles y ont reçu des cadeaux merveilleux de musique et de danse. — (Molière, Am. magn. I, 1)
- Des promenades du temps,Ou dîners qu’on donne aux champs,Il ne faut point qu’elle essayeSelon les prudents cerveaux,Le mari dans ces cadeauxEst toujours celui qui paye. — (Molière, L’École des femmes, III, 2)
- Présent, don.
- Je me représentais sa mine lorsqu’elle recevrait mon cadeau, et je me demandais : « Qu’est-ce qu’elle dira ? » — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Je reçus de France un important matériel, un nouveau cinématographe, cadeau de mon ami Pierre Albaran, et un phonographe envoyé par Jean Borotra, le champion de tennis. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Le « gros » l'entretenait parcimonieusement de repas et de cadeaux mesquins et lui payait sa chambre, au coin de la rue Grange-Batelière. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 88)
- Cheikh Gaafar se montra généreux pour la dot et les cadeaux. Il fit célébrer de belles fêtes pour le mariage. […]. Le village entier fut en liesse. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", 1940)
- J’ai reçu des sous-vêtements, des montres, même des étuis à crayon. Que des choses pratiques. Ce ne sont pas des cadeaux, ça! Les cadeaux, c’est le luxe, l’inattendu, le flafla. Ça ne sert à rien, un cadeau qui sert à quelque chose. — (David Goudreault, La bête à sa mère, Stanké, 2015, page 152)
- (Ironique) Employé par antiphrase pour désigner quelqu’un ou quelque chose qui déplait ou qui nuit.
- Ah ! C’est un joli cadeau ! Depuis vingt-huit ans que je l’endure ! Ah ! Je suis servie ! — (Louis-Ferdinand Céline, Mort à crédit, Denoël & Steele, Paris, 1936)
- Avec ça le crâne aussi lisse que ces saletés de melons qui font la richesse de la région, mais l’intelligence en moins.Incapable de prononcer une phrase sans mettre un mot à la place d’un autre.Un cadeau pour l’humanité. — (Tito Topin, Shanghai Skipper, Série noire, Gallimard, 1986, page 20)
- Ivre mort, le salaud ! Allons bon, v’là autre chose ! Tu parles d’un cadeau, ce mec ! — (Frédéric Dard (San-Antonio), La Matrone des Sleepinges, Fleuve Noir, 1993)
-
caillot
?- Petite masse de liquide coagulé.
- Aussitôt l’abatage des animaux, le sang est fortement agité, pour en séparer la fibrine, et empêcher la formation du caillot sanguin. — (Charles-Victor Garola, Engrais : Le matières fertilisantes, Paris : J.-B. Baillière & fils, 7e éd., 1925, page 205)
- Il y a de grandes vagues dans la cuve, et le sucre ruisselle par terre, pend en caillots noirs qui roulent sur la terre couverte de feuilles et de paille. — (J. M. G. Le Clézio, Le Chercheur d'or, Gallimard, 1985)
- Il existe aussi des médicaments (warfarine) dont l'usage est destiné à ralentir la formation du caillot sanguin, à « éclaircir le sang », comme disent certains patients. — (Robert Patenaude, Survivre à la leucémie, Éditions Québec/Amérique, 1997)
-
cahot
?- Saut que fait un véhicule en roulant sur un chemin pierreux ou mal uni.
- Luizzi la soutenait dans ses bras en protégeant sa tête contre le mouvement et les cahots de la voiture ; il l'enveloppa dans la roulière et la contempla ainsi pâle, froide, presque mourante. — (Frédéric Soulié, Les mémoires du diable, chapitre 26, tome 2, Paris : chez Michel Lévy frères, 1858, page 236)
- Depuis un instant, des bruits confus venaient de derrière les coteaux, au milieu desquels se perd la route de Nice. C’étaient comme les cahots éloignés d’un convoi de charrettes. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
- En jeep ou en command-car, il fallait bien compter dix heures de piste pour arriver au taladro où s’était produit l’accident de la veille. Le grand patron et son brain-trust avaient les fesses talées par les cahots. — (Georges Arnaud, Le Salaire de la Peur, 1950)
- L’avion roulait avec de rapides cahots, puis il n’y eut plus de secousses, mais un glissement doux. Ils avaient quitté le sol. — (Joseph Kessel, L’Équipage, Gallimard, 1969, page 50)
- (Sens figuré) (Vieilli) Chose ne s’étant pas bien passée, mécompte.
- Nous avons eu, nous avons éprouvé beaucoup de cahots dans cette affaire.
-
allegro
?- Variante, dans l’orthographe traditionnelle, de allégro (orthographe rectifiée de 1990).
- Jadis, quand on avait écrit un allegro pour instruments à cordes, on le faisait paisiblement entendre à la première occasion et on se mettait à élaborer un petit morceau de piano orné d’un titre généralement exquis. — (Guillaume Lekeu, Luc Verdebout, Correspondance, 1993)
-
boyau
?- Intestin, tripes, viscères. Note : se dit des animaux et péjorativement de l’homme.
- Une même pensée, qui mettait en leur tête comme une odeur de cuisine, allongeait les jambes, mouillait les bouches de salive, descendait jusqu'au fond des ventres où elle faisait chanter les boyaux. — (Guy de Maupassant, Une vie, 1883, réédition Folio Classique Gallimard, 1974, page 67)
- Boyaux de chat, de porc.
- Rendre tripes et boyaux, vomir avec de grands efforts.
- Corde à boyau ou corde de boyau, corde faite des boyaux de certains animaux et servant à garnir divers instruments de musique, comme violon, guitare, harpe, etc., à monter des raquettes, et à beaucoup d’autres usages.
- Racler le boyau, jouer mal d'un instrument.
- Membrane de l’intestin qui sert à diverses industries, telles qu’en charcuterie la préparation des boyaux soufflés, la fabrication des baudruches, etc.
- Léon, de la main droite, soulevait un long bout de boyau vide, dans l'extrêmité duquel un entonnoir très évasé était adapté ; et, de la main gauche, il enroulait le boudin autour d’un bassin, d’un plat rond de métal, à mesure que le charcutier emplissait l’entonnoir à grandes cuillerées. La bouille coulait, toute noire et toute fumante, gonflant peu à peu le boyau, qui retombait ventru, avec des courbes molles. — (Émile Zola, Le Ventre de Paris, ch. II, Georges Charpentier, Paris, 1873, p. 110 de l’éd. de 1878)
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calvados
?- Eau-de-vie de cidre fabriquée dans le Calvados, et plus généralement en Normandie.
- On trouvait le père et la mère [Prouane] en travers des portes, assommés par le calvados, la terrible eau-de-vie normande ; tandis que la petite les enjambait, pour égoutter leurs verres. — (Émile Zola, La Joie de vivre, 1884, p. 898)
- Jésus-la-Caille poussa la porte vitrée du bar. Il entra et, s’accoudant au comptoir, annonça qu’il boirait « un » calvados. — (Francis Carco, Les Malheurs de Fernande, ch. XXIII, L’Édition, Paris, 1918, p. 213)
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clodo
?- (Populaire) Clochard.
- Il a l'air d'un vrai clodo.
- Des flics allaient et venaient, débonnaires, surtout attentifs à ne pas poser leurs godasses sur des détritus, ce qui leur auraient fait perdre l’équilibre et ramasser un gadin incompatible avec leur dignité. Ils frôlaient des clodos et des tapineuses. — (Léo Malet, Le soleil n’est pas pour nous, Fleuve noir, Paris, 1949)
- Et j’étais restée seule là-bas, avec Ismaël. Il avait offert tout l’argent de son enveloppe à un clodo qui l’insultait sur les marches de Saint-Paul. — (Lolita Pille, Eléna et les joueuses, Éditions Stock, Paris, 2019, p. 33)
- Lorsque l’on consulte leur site web, rubrique “Notre Histoire”, l’appropriation culturelle et symbolique de la bourgeoise sur le prolo y est étonnamment assumée, et rendue légitime grâce à une petite histoire romantique digne de la belle et le clodo. — (Du jogging de cité au bleu d’ouvrier, avoir la classe est une affaire de classe, Frustration magazine, 13 septembre 2021)
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corbeaux
?- Pluriel de corbeau.
- J’aime l’épaisseur, l’humidité, le demi-jour d’une forêt vigoureuse; les chemins glissants qui se bronzent, les formes bizarres des fonges et des morilles, le ruisseau contournant la racine, les corbeaux qui bataillent sur la cime des chênes, l’impatience du pic-vert interrogeant une écorce vermoulue, et tous les cris indistincts qui éclatent dans la solitude. — (Octave Pirmez, Jours de solitude, Paris : J. Hetzel & Cie, Bruxelles : Veuve Parent & fils, Leipzig & Gand : Henry Merzbach, 1869, page 61)
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bonneteaux
?- Pluriel de bonneteau.
-
eau
?- Liquide transparent, incolore, inodore et insipide à l’état pur, qui est le principal constituant des lacs, rivières, mers et océans.
- En vain, j’avais cherché un ru, dont l’eau fraîche chante sous les feuilles, ou bien une source, comme il s’en trouve pourtant beaucoup dans le pays […] — (Octave Mirbeau, Le Père Nicolas, dans Lettres de ma chaumière, 1885)
- À Mogador, nouvelle relâche, mais la barque envoyée à terre pour rapporter de l’eau fraîche faillit être capturée par les Arabes. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 419 de l’édition de 1921)
- Ses soupçons se portèrent sur l’eau, véhicule naturel des germes contagieux. — (Louis Pergaud, Un petit logement, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Un nouveau réservoir d’eau claire de 200 litres conservera l’eau, mieux que des barils de chêne. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Elle se redressa, longea le bassin qui se dressait au milieu du jardin, prit de l’eau dans ses mains et la porta à ses yeux pour cacher les traces de ses larmes. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- Eau, tu n’as ni goût, ni couleur, ni arôme, on ne peut pas te définir, on te goûte, sans te connaître. Tu n’es pas nécessaire à la vie : tu es la vie. — (Antoine de Saint-Exupéry, Terre des hommes (1939), VII, 7)
- (En particulier) Pluie.
- Maintenant il pleut… J’entends l’eau qui ruisselle des gouttières, et qui fouette les vitres de ma chambre… — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière, La Tête coupée, 1886)
- Lorsque le vent venait à s'apaiser, l’eau tombait du ciel avec abondance, comme si Dieu eût voulu inonder la terre d'un déluge nouveau ; les torrents de pluie étaient tels, que les vivres et les vêtements des gens de guerre se pourrissaient, […]. — (Chronique du Religieux de Saint-Denys, contenant le règne de Charles VI, de 1380 à 1422, publiée en latin pour la première fois et traduite par M. Louis-François Bellaguet, tome 1, Paris : Imprimerie de Crapelet, 1839, p. 459)
- L’eau tombait dru, presque à l’horizontale, soufflée par les rafales. Au contact sur le visage, dès que je fus dehors, elle me fit mal. — (Laurent Mérer, Le roman des marins, Editions du Rocher, 2010)
- (Chimie) (nom UICPA) Substance pure de formule brute H2O existant surtout sous forme de glace, d’eau liquide ou de vapeur, mais aussi d'eau de constitution.
- L’eau se durcit par le froid et se vaporise par la chaleur.
- L’acide tellurique cristallise en gros prismes hexagonaux qui contiennent trois équivalents d’eau. — (J. Pelouze et Edmond Fremy, Traité de chimie générale, volume 1, 1854, page 438)
- Le jaune d’œuf contient des lipides, des protéines, des glucides, des minéraux, des vitamines et de l’eau. L’eau constitue 48 % de la masse totale du jaune. — (Reproduction des animaux d'élevage, Educagri, 2005, page 348)
- Et sur notre propre planète, deux molécules d’hydrogène meurent à leur existence autonome pour s’unir à une molécule d’oxygène qui fait de même; alors apparaît une entité nouvelle extraordinaire qu’on appelle l’eau. — (Jean Proulx, Grandir en humanité, Fides, 2018, page 90)
- (Par extension) (Au pluriel) Quantités ou étendues liquides naturelles.
- Voici le Madon, affluent de la Moselle, dont les eaux limoneuses invitent peu à la baignade, malgré la grande chaleur. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
- (Au pluriel) Zone maritime considérée comme un territoire appartenant à tel ou tel pays que baigne cette mer.
- Deux mots encore sur la marine marocaine, cette marine si redoutée, autrefois, quand les corsaires barbaresques infestaient les eaux européennes, étendant leurs déprédations à tout le littoral méditerranéen et jusqu’aux côtes de l’Angleterre. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 88)
- (Marine) (Au pluriel) Sillage, houaiche.
- Le bateau s’enfonce dans l’obscurité. Le projecteur fixé au-dessus du chalut éclaire les eaux vertes et écumantes qu’accompagne le cortège des mouettes. — (Jacky Durand, La nuit où le hareng sort, dans Libération (journal) du 29 novembre 2010, pages 30–31)
- Fluides, sérosités qui se trouvent ou qui se forment dans le corps de l’homme ou de l’animal.
- L'Auguste se cramponna, devint blanc comme un linge, mais ne lâcha pas le morceau avant d'être arrivé à l'enclume, la paume gonflée par une cloque pleine d’eau. — (Yves Viollier, La Chasse aux loups, Editions Flammarion, 1984, chap. 3)
- Salive.
- Comme un flot grossi par la fonteDes glaciers grondants,Quand l’eau de ta bouche remonteAu bord de tes dents,Je crois boire un vin de bohême,Amer et vainqueur,Un ciel liquide qui parsèmeD’étoiles mon cœur ! — (Charles Baudelaire, Le Serpent qui danse, dans Les Fleurs du mal, éd. 1861)
- (Reproduction) (Au pluriel) Liquide amniotique qui est exhalé par l’amnios et qui environne le fœtus pendant toute la durée de la gestation.
- La face interne de l'amnios est libre, lisse, semblable à la face interne des séreuses ; c'est elle qui sécrète probablement les eaux de l’amnios, qui remplissent la poche que forme cette membrane et dans lesquelles nage le foetus. — (Ernest-Alexandre Lauth, Nouveau manuel de l'anatomiste, 2e édition, Paris & Srasbourg : chez Berger-Levrault, 1835, p. 597)
- J'avais perdu les eaux mais y avait rien. J'étais pas trempée, rien. Mais j'étais allée aux toilettes avant de partir à l'hôpital, donc peut-être que c'est là que j'ai perdu les eaux, sans m'en rendre compte. — (Julie Ancian, Les Violences inaudibles: Récits d’infanticides, Éditions du Seuil, 2022)
- Sueur.
- Lui qui transpire si peu de manière générale, est en eau. La sueur suinte de son front, lui pique les yeux. — (Richard Caron, De la poudre et des balles, Éditions Fleuve Noir, 1967, chap. 9)
- Le cheval était en eau ; la sueur et la poussière lui dégoulinaient des flancs en une pommade crayeuse. — (Gérard Boutet, La guerre en sabots, Éditions Jean-Cyrille Godefroy, 1984, chap. 12)
-
chaudeau
?- (Désuet) Bouillon, potage que l’on portait notamment au jeunes mariés dans leur lit après la nuit de noces.
- Les caudiaux ne sont pas non plus la même chose que les chaudels ou chaudeaux, qui sont des soupes chaudes non acides.
- Toute boisson chaude[1].
- Là-dessus, son épouse, en habit d’Alecton,Masquée, et de sa voix contrefaisant le ton,Vient au prétendu mort, approche de sa bière,Lui présente un chaudeau propre pour Lucifer. — (Jean de La Fontaine, L’Ivrogne et sa femme.)
- Lait de poule[1].
-
bardot
?- (Zoologie) Équidé hybride produit par l’accouplement d’un cheval et d’une ânesse. → voir mulet, cet hybride d’âne et de jument est plus fréquent.
- En général, le bardot est stérile, le mâle a cependant des érections et la femelle des chaleurs et il arrive -très rarement- que l’un des sexes soit fécond.
- Des voitures passaient, passaient toujours, lourdes charrettes, banneaux, carrioles coiffées de leurs bâches, tombereaux traînés par des bardots. — (Octave Mirbeau, Le Calvaire , 1886)
- Mulet utilisé pour porter des charges (d'où son nom). L'équivalent pour un cheval se dit roncin.
- Mulet qui marche ordinairement à la tête des autres mulets et qui porte le muletier avec ses provisions et ses ustensiles.
- (Zoologie) Synonyme de merlu commun (poisson).
- (Vieilli) (Sens figuré) (Familier) Homme sur qui les autres se déchargent de leur tâche ou qu’ils prennent pour sujet de leurs plaisanteries.
- Ce domestique fait l’ouvrage de tous ses camarades, c’est le bardot de la maison.
- C’est le bardot de la compagnie.
-
auguraux
?- Masculin pluriel de augural.
-
antigouvernementaux
?- Masculin pluriel de antigouvernemental.
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capriccio
?- Caprice.
-
chabrot
?- (Limousin) (Périgord) Mélange de bouillon et de vin.
- - M. le président : Le chabrot, c’est un mélange de bouillon et de vin. — (Gazette des Tribunaux 10 mars 1876, page 241, 4e colonne)
- On commençait la journée en mangeant une bonne soupe au lard brûlante où l’on faisait chabrot, un verre de vin rouge dans le bouillon. — (Henri Vincenot, La Billebaude, 1978, page 161)
- Cette pratique du chabrot était une manière de communier dans un savoir pastoral. — (Jean-Paul Malaval, L'Auberge des diligences, Presses de la Cité, 2009, chapitre 5)
- — C'est dégoûtant le chabrot. Ça pue ! — (Roger Cavalié, Le Vieux cartable, éditions De Borée, 2017, chapitre 13)
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caveaux
?- Pluriel de caveau.
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beau
?- D’aspect agréable à l’œil ou à l’oreille.
- Il n’y a de beau que ce qui nous semble inutile ! — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- On ne pouvait voir de fille plus fraîche, plus riante ; elle était blonde, avec de beaux yeux bleus, des joues roses et des dents blanches comme du lait ; […]. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Vuillet était la bête noire d’Aristide. Il ne se passait pas de semaine sans que les deux journalistes échangeassent les plus grossières injures. En province, où l’on cultive encore la périphrase, la polémique met le catéchisme poissard en beau langage : Aristide appelait son adversaire « frère Judas », ou encore « serviteur de saint Antoine », et Vuillet répondait galamment en traitant le républicain de « monstre gorgé de sang dont la guillotine était l’ignoble pourvoyeuse. » — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 99)
- Mettez-vous en garde contre ces belles promesses, elles cachent souvent la plus infame des tromperies. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- D’ailleurs, elle voyait bien qu’il était tout jeune et très beau sous sa simple tenue de toile blanche. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Il n’y a de beau que ce qui nous semble inutile ! — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Marseille, quand elle est belle, est extrêmement belle, mais, dans ses hideurs, elle va au paroxysme. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Zaheira ne put s’empêcher de penser qu’elle n’avait jamais vu un homme aussi prodigieusement beau. Elle se sentit rougir. Sa gorge se serra. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », Édition Corrêa, 1940)
- (Par extension) Agréable.
- Et puis, je continuais à embellir ma maison : […]. Les lilas plantés par Sam étaient en fleur à présent et, l'un dans l'autre, la vie était belle. — (Kristan Higgins, Un grand amour peut en cacher un autre, traduit par Karine Xaragai, éditions Harper Collins & Mosaïc, 2014)
- (Météorologie) Qualifie un temps ensoleillé.
- Le ciel demeurait beau, mais le vent fraîchissait et le roulis de l’aéronat s’accentuait. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 179 de l’édition de 1921)
- Les jours de beau, ils s'asseyent sur les chaises en métal au milieu de la pelouse. — (Sandrine Collette, Ces orages-là, J-C Lattès, 2021)
- (Cuisine) Gros.
- Prendre trois belles tomates.
- Grand.
- — Pourquoi n’as-tu pas mangé un morceau de pain ?— J’en ai mangé deux, mais j’ai encore une belle faim. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- Dans les noms composés de parenté, indique que la relation est due à une alliance (incluant un second mariage).
- Le beau-frère est le frère de l’épouse ou l’époux de la sœur (ou de la belle-sœur).
-
consistoriaux
?- Masculin pluriel de consistorial.
-
chevreaux
?- Pluriel de chevreau.
-
curiaux
?- Masculin pluriel de curial.
-
beaux
?- Masculin pluriel de beau.
- Mais voilà, tant qu’il y aura des gogos, il y aura des affaires véreuses, des gens pour les lancer et des « experts » intéressés pour faire de très beaux rapports. — (Revue universelle des mines, 1914)
-
cruciaux
?- Masculin pluriel de crucial.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.