Dictionnaire des rimes
Les rimes en : contenir
Que signifie "contenir" ?
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- Avoir une certaine contenance, comprendre dans certain espace, dans certaine étendue.
- Ce vase contient tant de litres.
- Cette salle de spectacle contient, peut contenir deux mille personnes.
- Cette pièce de terre contient tant d’hectares.
- à contenir mes passions
- Renfermer.
- Si donc, dans ces conditions, on veut mécher le tonneau, celui-ci ne contenant plus assez d’oxygène dans l'air qu'il renferme, ne pourra entretenir la combustion du soufre, et la mèche s’éteindra dès qu'elle sera introduite. — (Claude Ladrey, L'art de faire le vin, 1863, page 217)
- Au retour, ils rencontrèrent un officier et deux hommes qui procédaient à un inventaire sommaire des marchandises utilisables que contenaient les magasins. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 304 de l’édition de 1921)
- L’eau-de-vie ordinaire est généralement à 49°, et l’esprit connu sous le nom de trois-six à 84° ; cela signifie que ces esprits contiennent respectivement 49 et 84 % d'alcool pur. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 142)
- La salive contient abondamment de l’enzyme protéolytique qui attaque les albumines. — (René Guy Busnel, Études physiologiques sur le Leptinotarsa decemlineata Say, Paris : libr. E. Le François, 1939, p.91)
- (Sens figuré) Renfermer.
- […] elle se contenta de regarder les adresses, comme si à l’inspection de ces seules adresses sa mémoire lui rappelait ce que contenaient ces lettres ; […]. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre II)
- Cette histoire contient des détails fort intéressants.
- La définition doit contenir le genre et la différence.
- Ce précepte contient tous les autres.
- Retenir dans certaines bornes.
- Là aussi, j’ai besoin de ton aide, Thian. Tu contiendras la famille en bas pendant que je visiterai sa chambre en haut. — (Daniel Pennac, La fée carabine, Folio, éd. Gallimard, 1987, page 174)
- Ces digues, ces levées ont été faites pour contenir la rivière dans son lit.
- (Sens figuré) Retenir dans certaines bornes.
- Le fracas de l'orchestre leur arrivait, assourdissant. Par instants, les violons dominaient le vacarme qu'ils semblaient apaiser, caresser, contenir, mais le saxo, le piston, la clarinette et surtout la trompette […] se mettaient ensemble à mugir et à pétarader de telle sorte que personne ne parlait plus. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Il se contint, cette fois encore et prit un air de grand frère qui morigène son cadet. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954)
- Secoué des pieds à la tête, il atchoumait jusqu'à épuisement. L’expuition catarrhale était d'autant plus stridente qu'elle était longtemps contenue. — (Patrick Roegiers, La Nuit du monde, Éditions du Seuil, 2013, chap. 3)
- La police avait peine à contenir la foule. — contenir quelqu’un dans le devoir, dans l’obéissance. — contenir son indignation, sa fureur, ses transports.
- Et si l'offre était honnête, l'attitude révélait une insolence si mal contenue que le sang monta à la tête du jeune homme. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- (Pronominal) Résister à la tentation de se mettre en colère.
- Nabet vit rouge et sentit monter en lui une colère irrationnelle. Pourtant il se contint, l'angoisse était plus forte que son ressentiment. — (Bernadette Boissié-Dubus, Sous les pavés, la plage... est rouge, éd. Clair de Plume 34, 2015, page 40)
Mots qui riment avec "ir"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "contenir".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ir , irs , ire , ires , irre , irres , yr et yrs .
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déraidir
?- Faire cesser d’être raide.
- Fort habilement, grâce aux sollicitations lentes de sa musicalité toujours contestable mais toujours suggestive, M. Massenet déshérisse et déraidit l’âpre conception du poète. — (Camille Le Senne, Le théâtre à Paris, volume 5, 1890, page 399)
- Lasse de harceler ses doutes, Mme Lagruelle se déraidit un peu et, retrouvant d’instinct l’attitude qu’elle adoptait pour voir venir le client, croisa les mains sur son ventre. — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 203)
- Les membres engourdis par le froid se déraidissent auprès du feu.
- (Sens figuré) Son caractère commence à se déraidir.
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cachemire
?- (Textile) Relatif aux poils de la chèvre du Cachemire.
- a) Chèvre Cachemire. Elle fournit ce qu'on appelle la laine cachemire. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
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cinétir
?- Procédé d’entraînement au tir pour la chasse par lequel on tire sur un écran projetant des scènes de chasse filmées en conditions réelles.
- Calvet est en outre un véritable inventeur qui mit au point le cinétir consistant à projeter sur une cible des images que le tireur s’entraîne à atteindre. — (Françoise Lemaire, Établissement cinématographique et photographique des armées (France), Les films militaires français de la première guerre mondiale: catalogue des films muets d’actualité réalisés par le Service cinématographique de l’Armée, 1997)
- Local permettant de s’adonner à cette activité.
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désobéir
?- Ne pas obéir, refuser d’obéir à quelqu’un, soit en faisant ce qui est défendu, soit en ne faisant pas ce qui est commandé, refuser de se soumettre à une volonté.
- Désobéir à son supérieur, à ses parents.
- (Par extension) Désobéir à la loi.
- Désobéir d’un commandement, à des ordres.
- (Absolument) Cet enfant a désobéi.
- Il désobéit, mais bêtement, pour des riens et avec une ruse mesquine ; il fait penser à l’employé qui use ses facultés à tromper la vigilance du chef, pour des niaiseries : pour lire son feuilleton, pour s’absenter dix minutes. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- Il est ainsi des cas où, non pas d'ailleurs une obligation, mais un droit de désobéir a été, à moins de frais, reconnu. — (René Chapus, Droit administratif général: Volume 2, 2001)
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récrire
?- Variante de réécrire.
- S’appuyant sur les résultats acquis ces quarante dernières années par cette archéologie de sauvetage, il récrit l’histoire de France. — (É. Crubézy, Le livre du mois, La Recherche, juillet-août 2012)
- On n'a rien inventé, et je ne sais pas si on peut récrire l'histoire, réinventer des scénarii inscrits dans le cœur humain depuis toujours. — (Wendy Delorme, La mère, la sainte et la putain, Au diable vauvert, 2012, page 84)
- Parce qu’il ne traduisait pas, il récrivait. Parfois c’était mieux que l’original. — (Réjean Tremblay, Les droits de Bobby Orr, dans Le journal de Montréal, 3 novembre 2020)
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respire
?- (Québec) (Normandie) Variante orthographique de respir.
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radoucir
?- Rendre plus doux.
- La pluie a radouci le temps.
- Le temps s’est bien radouci depuis peu.
- (Métallurgie) Rendre un métal moins cassant.
- (Sens figuré) Apaiser, rendre moins aigre, moins rude.
- Radoucir quelqu’un.
- On est parvenu à radoucir son humeur.
- Son ton s’est bien radouci.
- Il n’est plus si en colère, il commence à se radoucir.
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assourdir
?- Rendre sourd momentanément.
- Elle ne disait pas une phrase que mes oreilles ne fussent assourdies par ce mot qui tintinnabulait sans cesse et secouait sur moi l’agaçante et folle musique de ses mille grelots. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Le canon, le bruit du canon l’avait assourdi.
- Il criait à nous assourdir.
- Dans la première année de leur liaison, Tereza criait pendant l’amour, et ce cri, comme je l’ai dit, cherchait à aveugler et assourdir les sens. — (Milan Kundera, L’insoutenable légèreté de l’être, Folio, page 241)
- Ce bruit m’assourdit tellement que je ne puis entendre ce que vous me dites.
- Rendre moins sonore, étouffer le son.
- Cet épais rideau assourdit les bruits de la rue.
- Sons assourdis.
- Notes assourdies.
- Il dévissa les barres de fer, les sortit de leurs trous sans faire le plus léger bruit, les plaça près du mur, et ouvrit les volets en pesant sur les gonds afin d’en assourdir les grincements. — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
- Les hommes mangeaient dans la chambre de Michel ; pour entrer ils passaient par la porte de derrière, en assourdissant leurs pas. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- (Peinture) (Par extension) Diminuer la lumière et les détails dans les demi-teintes.
- Teinte assourdie.
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redéfinir
?- Définir une nouvelle fois, en changeant quelque chose.
- La glose est définitoire, ce qui autorise Raoul de Presles à ne pas redéfinir ou regloser le terme dans la deuxième occurrence. — (Olivier Bertrand, Du vocabulaire religieux à la théorie politique en France au XIVe siècle, 2004)
- Bientôt, il lui faudrait affronter la rentrée, commencer une nouvelle année. Aussi loin qu’elle s’en souvienne, Lucile détestait cette période. Chaque année, il fallait réinventer les horaires, redéfinir les itinéraires, tout recommencer. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
- Au contraire, souvent, les jeunes ont trouvé un intérêt à garder des relations avec cette association, même s'ils les redéfinissent pour assurer plus d'efficacité à leurs initiatives. — (Les clubs des jeunes musulmans du désert, dans L'Afrique des générations: entre tensions et négociations, Karthala, 2012, page 245)
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mentir
?- Ne pas dire la vérité ; dire quelque chose de contraire à la vérité ; cacher la vérité ; induire volontairement en erreur.
- Le colonel éprouvait, tandis que les mots sortaient de ses lèvres, qu’il mentait de moins en moins, ou si l’on préfère, que ce qui était mensonge durant les premiers mots était en train de devenir vérité pure, sans aucun alliage suspect. — (Jules Supervielle, Le voleur d’enfants, Gallimard, 1926, collection Folio, page 140.)
- La vérité, c'est une agonie qui n'en finit pas. La vérité de ce monde c'est la mort. Il faut choisir, mourir ou mentir. Je n'ai jamais pu me tuer moi. — (Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932, édition 1942, page 156)
- Delcassé ne mentait pas, mais il lui arrivait de tromper sur ses intentions, sur ses projets. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Puisqu'il ne faut jamais mentir, alors il faut mentir de temps en temps : l'obligation d'être véridique à tout prix contraint à mentir quand la vérité elle-même est plus fallacieuse que le mensonge. — (Raphaël Enthoven, Le Mensonge, Philosophie magazine n° 20, novembre 2009)
- (Par extension) Déguiser ou cacher le caractère, en parlant du visage, de la physionomie d'une personne.
- D’un tyran il n’avait assurément que le visage, comme si le froid des longs hivers et la bonne humeur raisonnable de sa race fussent entrés en lui pour lui faire un cœur simple, doux, et qui mentait à son aspect redoutable. — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
- (Intransitif) (Vieilli) Donner un démenti par ses actes.
- Mentir à son passé, à sa réputation.
- (Pronominal) (réfléchi) Se persuader à soi-même une chose qu'on sait être fausse.
- (Pronominal) (réciproque) Se dire des mensonges les uns aux autres.
- Elles se sont toujours menti.
- (Transitif) (Désuet) Dire, répondre, manifester quelque chose de mensonger, d’insincère.
- Je m'assis cependant: je mentis l'allégressePour ne pas nous trahir, dévorant ma tristesse,J'ai souri, quand pleurer m'aurait été si doux ! — (Édouard Thierry, Les enfants et les anges, Déception ; A. Belin imprimeur-libraire, Delaunay libraire, Mesnier libraire, 1833, page 170)
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garantir
?- (Droit) Se porter garant, répondre d’une chose, du maintien, de l’exécution d’une chose. — Note : Se dit surtout en matière de procès, d’affaires et de négociation.
- Garantir une créance.
- Garantir la propriété d’une maison.
- Garantir un contrat, une vente, un traité entre puissances, etc.
- Se rendre garant de la valeur, de la qualité d’une chose.
- Je vous garantis cette montre pour six mois.
- Je vous garantis ce cheval, cette montre de tout défaut.
- Le contrôle garantit le titre des pièces d’or et d’argent.
- Ce qu’il vient de faire vous garantit sa fidélité.
- Qui me garantit que vous serez plus sage à l’avenir ?
- Se rendre garant de l’existence de la réalité d’une chose.
- Je vous garantis que les choses se sont passées ainsi.
- Je lui ai garanti le fait.
- Je vous garantis qu’il ne fera pas cela.
- On m’a assuré cela, mais je ne vous le garantis pas.
- Défendre quelqu’un contre une demande, ou l’indemniser du tort qu’il souffre par une éviction, une condamnation, etc.
- Garantir quelqu’un de toutes poursuites. — Garantir d’une éviction.
- Le débiteur doit garantir sa caution des condamnations qui peuvent être prononcées contre elle.
- Donner l’assurance ; assurer.
- Ce petit potager remonte aux années 1920. Il garantissait aux habitants l’autosuffisance alimentaire et leur offrait l’occasion d’un sain exercice physique – un souci très allemand. — (Svenja Flaßpöhler, traduction Octave Larmagnac-Matheron, « Carnet de la drôle de guerre », dans la newsletter du 30/03/220 de Philosophie Magazine)
- (Plus courant) Mettre à l’abri ; préserver de ; protéger de.
- Le seul moyen de se garantir d’oignons, & même de toute incommodité aux pieds, c'est d'être absolument en garde contre les chaussures trop courtes; […]. — (Nicolas Laurent Laforest, L'art de soigner les pieds : contenant un traité sur les cors, verrues, durillons, oignons, engelures, les accidens des ongles & leur difformité, Paris : chez l'auteur & Maison de M. Bourdet et Versailles : Blaizot, 1781, page 77)
- Sans les digues élevées et solidement établies qui l’en garantissent, la Camargue serait submergée par le Rhône plusieurs fois durant le cours du printemps, au moment sur-tout de la fonte des neiges, et pendant l’automne lors des pluies équinoxiales : […]. — (M. de Rivière, « Mémoire sur la Camargue », dans les Annales de l’agriculture française, 2e série, tome 34, Paris : chez Madame Huzard, avril 1826, page 77)
- Pendant de longues heures nous marchons en silence, ne regardant ni à droite ni à gauche, la tête baissée sous nos capuchons pour nous garantir de l'ondée cinglante. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 36)
- L’œuf pondu le vendredi saint préservait de la foudre, mangé il garantissait de la fièvre ou de la rage… — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
- Voyez-vous […] nous avons à Paris plusieurs catégories de malandrins. Pour nous en garantir, il nous faut recourir à des hommes présentant des qualités particulières. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
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échampir
?- (Vieilli) Réchampir.
- Une courte fugue à la Côte d’Azur m'a permis de visiter un palais luxueux où l'on échampit actuellement les derniers ors et qui va s'ouvrir prochainement à la colonie cosmopolite. — (Bulletin médical et administratif du Dispensaire général de Lyon, 1897, page 3)
- Il mit la main sur ses yeux, pour regarder l'Orient. Du jour s’échampissait, pointait à l'horizon, avec des nuances veloutées de chairs féminines. Il fut charmé de ce jaune rose, qui mourait en bleu, procédant par couches allongées en poussière de pastel brouillée de lumière... — (Charles Méré, Grèce et Provence, §. II : Finis Hellandis, concours de l'Académie du Var, dans le Livre d'Or du Centenaire de l'Académie du Var, Toulon : Imprimerie Bech et Bordato, 1900, page 76)
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tenir
?- (Transitif) Garder fermement dans la main ou dans les mains.
- Demain, par exemple, il tiendra dans son bras un portefeuille de maroquin rouge. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1886, page 39)
- Voyez, je vous tiens la main ; ainsi vous saurez que je suis auprès de vous. — (Dorothy Garlock, Prisonnière des mirages, FeniXX, 1984)
- Il tenait une lettre à la main, il leva les yeux me regarda puis de nouveau la lettre puis de nouveau moi. — (Claude Simon, La Route des Flandres, Éditions de Minuit, 1960, page 7)
- Le maréchal […] tenait le cheval par la bride, parce que le cheval était un peu nerveux. — (Gilbert Guisan, C.-F. Ramuz ou Le Génie de la patience, E. Droz, 1958, page 43)
- Destiné souvent à mieux tenir l’outil lorsque la main glisse sur le bois à cause de la transpiration. — (Georges Comet, L’outillage agricole médiéval et moderne et son histoire, Presses Univ. du Mirail, 2003, page 161)
- Il n’existe également pas de reliefs où le dadophore de gauche tiendrait un pedum et celui de droite une torche. Au cas où un seul dadophore tient le pedum, il s’agit toujours du dadophore de droite. — (Ljubica Zotović, Les Cultes orientaux sur le territoire de la Mésie supérieure, E. J. Brill, 1966, page 15)
- Portez votre bébé contre votre hanche, tenez-le bien et balancez-vous doucement de gauche à droite en musique. — (Liesbeth Verhoeven, Bien bouger pour bien grandir : 0 à 6 ans, De Boeck Superieur, 2017, page 118)
- […] je me revois petite fille à deux ans. “Tu me tiens hein ? — Mais oui je te tiens.” — (COLLECTIF LA VIE, Faut-il avoir peur ?, Place des éditeurs, 2011)
- Rinri me tenait la main, ainsi que chaque amoureux du parcours tenait la main de celle qui l’accompagnait. — (Amélie Nothomb, Ni d’Ève ni d’Adam, 2007, page 65)
- Le militaire le suit de près ; il attrape un pan d’étoffe ; il croit tenir son homme par l’habit […] — (Le Constitutionnel : journal du commerce, politique et littéraire, 1818, page 30)
- Il se servira de la gauche pour tenir et suspendre la partie qu’il veut disséquer […] — (Theophile Gelée, L’Anatomie françoise, En forme d’Abregé, Chez Jean Gregoire, 1655, page 17)
- (Transitif) Maîtriser, avoir le contrôle (d'un animal, par exemple), d'un lieu (dans le langage militaire), de quelqu'un, etc.
- Il observera de tenir son cheval dans une position qui lui laisse de la liberté pour embrasser ses voltes. — (J. B. Von Sind, L'art du manege pris dans ses vrais principes, G. Desprez, 1774, page 38)
- Ce Metier qui leur a paru plus dans l’ordre, est celui de tenir des Chiens. — (Le Philosophe nouvelliste, volume 2, 1735, page 290)
- Abattre l’Oiseau , c'est le tenir & serrer entre deux mains pour le Garnir de jets, le Poivrer & luy donner quelque medicament : on dit, il faut Abattre ce Faucon. — (Delices de la campagne, volume 2, M.C. Le Cene, 1732, page 272)
- Désormais seul, le 10e CA doit renoncer à son offensive et défendre ses positions, qu’il réussit à tenir jusqu’au soir. — (Damien Baldin, Emmanuel Saint-Fuscien, Charleroi : 21-23 août 1914, Tallandier, 2012)
- […] pour le prévenir des événements et du dessein qu’avait le maréchal de porter l’armée dans le Tras-os-Montes. On l’invitait å tenir poste à Mezenfrio et Povoa-da. — (chevalier Pierre-Madeleine Le Noble, Mémoires sur les opérations militaires des Français en Galice, en Portugal, et dans la Vallée du Tage, en 1809, Barrois l’aîné, 1821, page 244)
- […] pensant ôter aux peuples la connaissance de cette mesure funeste au commerce, il exigea des officiers des monnaies le serment de tenir l’opération secrète. — (Antoine Bailly, Histoire financière de la France, Moutardier, 1830, page 99)
- Vous irez avec moi partout. Je vous l’ai dit, je vous tiens. Pour de bon et pour une durée indéterminée. — (Lisa Barel, De l’odeur de l’encre, Le Serpent à Plumes, 2018)
- […] et puisque nous vous tenons, vous allez venir souper et loger avec nous. — (Alexandre Dumas, Romans et Nouvelles)
- Et pourtant elle (la dépendance NDLR) nous tient, par définition, nous retient… peut-être même qu’elle nous maintient, voire nous soutient. — (Michel Bille, Marie-Françoise Bonicel, Didier Martz, Dépendance, quand tu nous tiens !, Eres, 2014)
- — « C’est plus fort que moi ; faut que j’y aille. Ça me tient depuis ce matin. » — (Guy de Maupassant, En famille, dans La maison Tellier, 1891, réédition Le Livre de Poche, page 157)
- Ils passaient leur temps enlacés sous les arbres, entre les rochers et, finalement, dans une cabane, sur de la paille… Il fallait que cela les tînt pour que Catherine se passât de confort, pour qu’Alexis oubliât les mille yeux de la campagne, […] — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 148)
- Dans un vent léger, lorsqu'il n’y a pas de turbidité et que le bateau tient la vague, la pêche peut réussir. — (Pêche sur la Volga fin juillet sur murmanprokat.ru. Consulté le 9 novembre 2020)
- (Transitif) (Société) Occuper (un poste, un rôle…).
- De 1567 à sa mort, en 1590, il a tenu la fonction de mathématicien du duc de Savoie, c’est-à-dire qu’il a eu à s’occuper de nombreux problèmes techniques, qu’il a été socialement un théoricien chargé de la science appliquée. — (P. Costabel, Vers une mécanique nouvelle, dans Sciences de la Renaissance : VIIIe Congrès International de Tours, J. Vrin, 1973, page 135)
- Elle a tenu les emplois les plus divers, pour finir dans les vestiaires d’une boîte de nuit. — (Mohed Altrad, Éden : l’extrême tu éviteras, L’Harmattan, 1998, page 98)
- Quant aux artistes qui se sont engagés à jouer tous les rôles qui leur seront assignés par le directeur , il est incontestable qu’ils ne peuvent, sous aucun prétexte, se refuser à tenir ceux qui leur sont distribués. — (Charles Le Senne, Code du théâtre : lois, règlements, jurisprudence, usages, Tresse, 1878, page 269)
- Quelle place tenez-vous au château ? — J’étais la femme de l’intendant. — (Daniel Tharaud, Le temps d’éveil, Éditions Publibook, 2016, page 215)
- (Transitif) Obtenir la réponse à une question qu'on se posait, après des difficultés.
- Si je n’ai réponse à la première question, qui devient en fait la seconde, je tiens la réponse à la seconde, qui est en fait la première. — (Jean-Louis Major, Appartenances : essai en pièces détachées, Éditions David, 2010, page 113)
- On sait d’ailleurs, puisqu’il nous l’a dit dès l’abord, que, s’il pose cette difficile question, c’est parce qu’il tient la réponse. — (André Combes, Essai sur la critique de Ruysbroeck par Gerson, volume 1, J. Vrin, 1945, page 208)
- (Transitif) Exprimer quelque chose, oralement, par écrit, ou mentalement, de façon contrôlée.
- Je revendique en revanche la liberté de tenir des raisonnements, d’argumenter à-propos de toutes les opinions. — (Albert Jacquard, Huguette Planès, Nouvelle petite philosophie, Stock, 2005)
- Comment la mère peut-elle tenir le fil quand celles qui écoutent piaffent d’impatience dès les premières paroles pour faire de cette histoire leur propre histoire ? — (Claude de La Genardière, Encore un conte ? Le Petit Chaperon Rouge à l’usage des adultes , L’Harmattan, 1996, page 192)
- (Transitif) S'occuper de quelque chose (qui exige des compétences).
- Ne regardez pas la maison aujourd'hui : je n’ai plus le courage de nettoyer, ni de surveiller le boy. Mais je vous jure que je sais tenir un ménage… — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, 1937)
- L’Art de bien tenir les Livres de Comptes en parties doubles à l’italienne, avec une table alphabétique des termes en usage dans le commerce, etc. — (J. Isler, Nouvelle méthode suisse, pour tenir les livres en partie double, Weissenbruch, 1810, page 264)
- Il y a deux boutiques où l'on vend de la viande rôtie, kebab. Ces boutiques sont tenues par des Turcs, le kebab n'étant pas un mets arabe. — (Burckhardt, « Voyages en Asie », dans Histoire universelle des voyages effectués par mer ou par terre dans les cinq parties du Monde, revus ou traduits par Albert Montémont, Paris : chez Armand-Aubrée, 1833, page 31)
- Il y avait en outre, au finage de Launay, au lieu dit Vauvagis, 400 arpents de bois que divers habitants de Barrault, tenaient à bail emphytéotique de la commanderie, moyennant la redevance annuelle d'un bichet de blé, d’un bichet d'avoine, et d'un denier par chaque arpent. — (Eugène Mannier, Ordre de Malte : les commanderies du grand prieuré de France, Paris : Auguste Aubry & Dumoulin, 1872, page 336)
- La caisse tient un registre ou grand-ivre sur présent décret et qui sont inscrits sous la rubrique […] — (Journal officiel de la République française, 1951, page 11839)
- (Transitif) Maintenir.
- Il avoit même écrit à l’empereur pour implorer sa clémence en faveur de ce criminel, et pour le prier de se contenter de le tenir en prison perpétuelle loin de l’Italie. — (Ch. Le Beau, Histoire du Bas-Empire, commençant a Constantin-le-Grand, volume 6, de l’imprimerie de Didot le jeune, 1819, page 453)
- Il tressaille de joie, il vit en liberté : Rien ne peut le tenir dans la captivité. — (abbé L.-Clément Gerard, L’imitation de Jésus-Christ traduite en vers français, J.-B. Mensio, 1873, page 123)
- Un clou à vis tient le bout inférieur du crochet […] — (François Bedos de Celles, L’art du facteur d’orgues, partie 1, L. F. Delatour, 1766, page 208)
- Cette chaîne tient l’ancre pendue dehors contre la coque. — (Philippe de Boissy, Bonhomme Ecriture : Naissance à l’écriture, éditions du Jasmin, 2018)
- Cette règle souffre cependant des exceptions, et parfois le chant peut commencer une mesure et réciter sans accompagnement sur un accord qui ne s’est point fait encore entendre, et réciproquement les instruments peuvent tenir un accord avant que la voix attaque le récitatif. — (Alexandre Choron, Nouveau manuel complet de musique vocale et instrumentale, Roret, 1838, page 235)
- Le lecteur lui-même sera tenu dans l’incertitude, sachant de moins en moins au fur et à mesure qu’il avance dans le texte, si les événements qu’on lui rapporte sont réels ou illusoires. — (Bulletin de psychologie, volume 31, n° 332 à 337, 1977, page 668)
- (Transitif) Respecter (une promesse).
- Tenez vos engagements. Cela découragera totalement vos adversaires. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 13 août 2022, page 36)
- (Transitif) (Politique) (Vieilli) Rester sur les termes d’un accord.
- Le lendemain matin il envoïa sommer Vitellius de tenir l’accord qu’il avoit fait (sic). — (Lawrence Echard, Histoire romaine depuis la translation de l’empire par Constantin, jusqu’à la prise de Constantinople par Mahomet II, volume 4, 1730, page 422)
- (Tenir pour) Considérer comme.
- Il faut […] tenir pour maxime que chaque partie qu’on écrit en débit doit avoir son encontre en crédit. — (Le stile des marchands pour tenir liures de raison, ou de comptes, de l’imprimerie de Claude Cayne, 1631, page 2)
- En conséquence , nous vous tenons pour parjure, et dans cette conviction , nous ne saurions vous obéir plus longtemps. — (John Allen Giles, Saint Thomas Becket … sa vie et ses lettres, volume 2, Ambroise Bray, Libraire-Éditeur, 1860 , page 24)
- Il y avait, aux carmélites de Lerma, une béate, tenue pour sainte, la mère Agueda.— (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e édition, Hachette & Paulin, 1845, page 178)
- Organiser (une réunion, etc.).
- Le lendemain, le conseil général de salut public tient sa séance dans l’église des ci-devant Cordeliers de Lons-le-Saunier, afin d-y admettre une plus nombreuse assistance.-— (Désiré Monnier, Souvenirs d'un octogénaire de province, Gauthier, 1871, page 103)
- (Transitif) Occuper (de la place, la place nécessaire pour quelque chose).
- La laine est un des principaux articles d’exportation. Une certaine quantité en reste dans le pays, où elle sert à rembourrer les matelas qui tiennent une place prépondérante dans l’ameublement des maisons marocaines, […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 229)
- On voudrait savoir si vos pichets de grès tiennent le litre. Ce monsieur, que vous voyez, qui a le nez rouge, prétend que oui ; moi je prétends que non. Il y a un pari d’engagé. — (Jules Romains, Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 7)
- (Tenir à (premier sens)) Être très attaché à quelque chose ou à quelqu'un.
- Le 25 novembre dernier est décédé, à Dergneau, M. Léopold Bruneau qui, depuis plus de 30 ans, vulgarisait l'apiculture raisonnée dans sa région. Ses funérailles ont eu lieu au milieu d’une grande affluence de monde ; tous les apiculteurs du pays avaient tenu à conduire, à sa dernière demeure, leur bien-aimé conseiller. — (« Fédération apicole du Hainaut et environs », dans L’Apiculture rationnelle et l’utilisation des produits du rucher, tomes 8-9, éditions E. Palate-Snappe, 1924, page 15)
- Est-ce que tu peux dire que tu as eu des ennemis, Ivo ? Je n’ai pas l’impression : des ennemis, tu en as si tu tiens à quelque chose, si tu agis, si tu essaies de te faire une place quelque part […] — (Francesco Pecoraro, La vie en temps de paix, JC Lattès, 2017)
- Je veux uniquement savoir si tu tiens à moi ou non. — (Victory Storm, Tu Es À Moi, Litres, 2020)
- (Tenir à (deuxième sens)) Être contigu ; jouxter.
- J’occupais, il y a quinze ans, dans un quartier fort solitaire, une maison dont le jardin tenait à celui d’un couvent de femmes. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e édition, Hachette & Paulin, 1845, page 246)
- (Tenir à (troisième sens)) Dépendre de (cf. tenir de).
- L’oracle répondit ce peu de mots : « La couronne tient à la jarretière ». — (François Félix {Nogaret, Podalire et Dirphé, ou la couronne tient à la Jarretière, Louis, 1800 , page 273)
- Cette fragilité est-elle propre aux os des cancéreux, ou tient-elle au développement des cancers multiples dans le système osseux ? — (Eugène Follin, Traité élémentaire de pathologie externe, Paris : Victor Masson & fils, 1869, volume 1, page 299)
- (Tenir de) Être lié à, avoir pour cause.
- Cet enfant tient du miracle, vous savez. Nous avons essayé si longtemps et me voilà enceinte, à quarante et un ans ! — (Louisa George, Karin Baine, Marie Ferrarella, Un enfant pour le Dr Braird, Harlequin, 2018)
- Celte Piéride nouvelle tient de la Napi et de la Callidice […] — (Société linnéenne de Lyon, Annales , volume 9, 1863, page 3)
- Et comme Félicité prenait l’attitude d’une femme piquée, il ajouta à son oreille, en l’embrassant de nouveau :— Je tiens de toi, bien que tu m’aies renié. Trop d’intelligence nuirait en ce moment. Lorsque la crise arrivera, c’est toi qui devras conduire l’affaire. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, page 101)
- Vous savez que la créature tient de vous toute sa force et toute sa vertu […] — (Nouveau formulaire de prières : dédié aux enfants de marie, Vanryckegem, 1853 , page 204)
- La Bible tient largement de la fiction, mais elle peut encore procurer de la joie à des milliards de gens et encourager les humains à la compassion, au courage et à la créativité - à l’instar d’autres grands œuvres de fiction comme « Don Quichotte », « Guerre et Paix » et « Harry Potter ». — (Yuval Noah Harari, 21 leçons pour le XXIe siècle, traduit de l'anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat, Albin Michel, 2018)
- il tient cela de vous, d’être aimé de toutes les femmes — (Molière, Les Femmes savantes)
- Si ce que nous ressentons vient de l’Inferno, cela tient du fantasme et non de la réalité. — (Day Leclaire, Trish Wylie, Captive du destin, Harlequin, 2009)
- Il ne tiendra qu’à vous beau sire,D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.— (Jean de La Fontaine, Le Loup et le Chien, Fables, Livre I, 5)
- (Tenir pour) (Politique) Rester partisan de.
- Paris fut dès ce moment divisé en deux camps : l’un qui embrassait dans son enceinte les Tuileries, le Carrousel, le Palais-Royal, tous les quartiers opulents ou commerçants de la ville dont les bataillons, composés de citoyens amis de l’ordre tenaient encore pour les Girondins. — (Alphonse de Lamartine, Histoire des Girondins, 1847, page 99)
- (Intransitif) Pouvoir être contenu.
- En nous serrant bien, nous pouvons tenir tous les cinq : Nadir au volant, Violet à la place du passager et les trois autres derrière. — (Fabrice Colin, Passeurs de mort, Flammarion Jeunesse, 2014)
- Tout tient dans ces quelques mots, je vais te les répéter une dernière fois. — (Michel Moatti, Et tout sera silence, HC éditions, 2019)
- (Intransitif) Résister, perdurer dans l’espace ou le temps, résister aux critiques, convenir…
- Justin. – (Il éternue.) Cré rhume !… ça me tient dans le cerveau ! — (Eugène Labiche, L’affaire de la rue de Lourcine, 1857, Scène 1)
- Le roman s’est détaché de ses sources, de ses référents historiques ou géographiques : il tient tout seul « sans attache extérieure » […] — (Sylvia Roustant, Françoise Cahen-Pinon, Annales ABC du BAC 2016 Littérature Term L, Nathan,, 2016)
- Celui-ci a un doute, au dernier moment. — Vous pensez que cela va tenir ? — (Pierre Bellemare, Jean-François Nahmias, Derniers Voyages : Quand la mort est au bout du chemin, Flammarion, 2013)
- Combien de temps croient-ils que nous pouvons tenir ? J’ignore tout des intentions du commandement, et ce que je sais des chances de Dien-Bien-Phu, je ne peux pas le lui dire. — (Jean Pouget, Nous étions à Dien-Bien-Phu, FeniXX, 1964)
- Les potamologues savent que les levées de la Loire ne tiendront pas si des crues comme celles de 1854 et 1864 se reproduisent. Les renforcer coûterait cher et obligerait à déplacer des gens. — (Daniel Zajdenweber, Regard sur l'assurance des catastrophes, Propos recueillis par Margueritte Laforce et Guillaume Maujean, Les Échos (www.lesechos.fr), le 18/04/2006)
- Les desservants peuvent, désormais, disparaître ; le peuple tiendra. Il tiendra, car il est, par caractère, obstiné ; car il vit groupé dans un rayon peu étendu. Il tiendra, car, de son sein, des chefs surgissent qui organisent un nouveau culte. — (Auguste Billaud, La Petite Église dans la Vendée et les Deux-Sèvres, 1800-1830, Nouvelles Éditions Latines, 1961, page 594)
- Mais tout cela ne tient pas ni ne résiste à l’analyse. — (Jean-Paul Betbèze, La Peur économique des Français, Odile Jacob, 2004)
- Cette musique tient dans un salon certes ; mais est tout sauf salon, et amabilités. — (André Tubeuf, Dictionnaire amoureux de la Musique, Place des éditeurs, 2012)
- (Intransitif) (Jeux de boules) Avoir le point ; être la plus proche du but.
- Le Lyonnais à une boule qui tient, la première jouée par Boério. Deux boules niçoises sont seulement dans le cadre. Dubois, d’un seul coup, les nettoie et fait ainsi 7 points facilement. — (Boules : le concours de la Côte-Saint-André, Le Petit Dauphinois, 8 août 1933, page 5)
- (Faire tenir) Faire tenir = faire parvenir.
- Lettre du général de Gaulle à Sir Alexander Cadogan, Sous-secrétaire d'État permanent au Foreign Office. Londres, le 21 janvier 1941. Mon cher sous-secrétaire d’État, Vous avez bien voulu me faire tenir un mémorandum exprimant le point de vue du Gouvernement britannique au sujet de la situation en Indochine. — (Charles de Gaulle, Mémoires de guerre, 1954, page 338)
- (À l’impératif) Formule sans sens particulier, pouvant servir quand on vient de penser à quelque chose.
- Patience, Vial, bientôt je viendrai ici au printemps… et à l’automne… et aussi pendant les mois qui servent à bourrer les intervalles entre deux saisons… février, tiens, ou bien la deuxième quinzaine de novembre. — (Colette, La Naissance du jour, Flammarion, 1960, page 351)
- Quoi ? Chez moi ?. — Évidemment, tiens. — Et suppose que je tombe sur moi ? — Et alors, tu es toujours très fort pour te faire des amis. — (Terry Pratchett, Johnny et la bombe: Les aventures de Johnny Maxwell, volume 3, L'Atalante, 2017)
- Tenez, mon cher papa, il est tems (sic) que je m’explique franchement. — (Paul de Kock, L’Agnès de Belleville, Imprimerie Dondey-Dupré, 1835, page 19)
- (À l’impératif singulier seulement) A un rôle d'interjection marquant la surprise. Note d’usage : Souvent doublé ou triplé.
- Tiens tiens tiens. Elle avait le nez tordu. Et maintenant il est droit. — (Sarah Mlynowski, Claudine Richetin, Parle-moi !, Albin Michel, 2012)
- (À la forme passive) Être obligé de faire quelque chose.
- Dans toute obligation, nous sommes tenus à réparer le dommage apporté à la chose d’autrui […] — (Leopold August Warnkönig, Éléments de droit romain privé, Deschamps, 1827, page 148)
- Vous êtes tenus de ne pas ajouter aux convoitises de la nature, funestes compagnes du péché d’origine […] — (Jacques Monsabré, Conférences de Notre-Dame de Paris, Année dominicaine, 1891, page 91)
- […] faire quelques traffique dont je nay nulle volenté ; mais suis délibéré de servir loyaument et faire ce que je suis tenu. — (Philippe Augustin Chrétien Kervyn de Volkaersbeke, Les missions diplomatiques de Pierre Anchemant, E. & S. Gyselinck, 1873, page 106)
- […] je suis tombé dans une vie si pénible que je n’en veux plus … et je suis tenu, toujours tenu. - Est - ce l’habitude ? — (Archives d'anthropologie criminelle, de médecine légale et de psychologie normale et pathologique, volume 11, Rey, page 321)
- (Pronominal) (Se tenir à, s’en tenir à) Se limiter à quelque chose.
- Floche.— J’ai eu vingt-cinq ans ! Oui, parbleu ! Seulement, le jour où je les eus, je me suis dit à moi-même : "Bel âge ! Tenons-nous-y ! " Je m’y suis donc tenu, je continue à m’y tenir, et je m’y tiendrai jusqu’à ce que mort s’ensuive, avec votre permission. — (Georges Courteline, Le commissaire est bon enfant, 1899)
-
désétablir
?- Faire cesser un établissement, une institution.
- (En particulier) (Protestantisme) Ôter à l’Église anglicane les droits et privilèges dont elle jouit en tant qu’Église nationale.
- Les partis qui s’y entre-choquent [dans l’Église nationale d’Angleterre] s’habituent à la désétablir. — (Joseph Milsand, Revue des Deux-Mondes, 15 septembre 1874, page 379)
-
déverdir
?- (Tissage) Perdre la couleur verte, en parlant des étoffes sortant de la cuve au pastel, l’air leur enlevant la teinte verte, pour leur faire prendre un ton bleu.
- Faire perdre une couleur verte à.
- (Viticulture) Faire baisser l’acidité par adjonction d’une substance.
- de tels concentrés ainsi décaramélés, comme d’ailleurs ceux provenant de moûts déverdis, ne peuvent donc être également employés à la chaptalisation. — (Revue de viticulture, 1938, volume 89, page 582)
-
rechampir
?- Variante de réchampir.
- Les chambranles des croisées et des portes sont rechampis d’un blanc qui tranche sur les couleurs vives des murailles, et, derrière les vitres, la mousseline suisse étale ses larges ramages. — (Théophile Gautier, Ce qu’on peut voir en six jours, 1858, réédition Nicolas Chadun, page 27)
- Une formidable pièce de bois, horizontalement appuyée sur quatre piliers qui paraissaient courbés par le poids de cette maison décrépite, avait été rechampie d’autant de couches de diverses peintures que la joue d’une vieille duchesse en a reçu de rouge. — (Honoré de Balzac, La Maison du chat-qui-pelote, Houssiaux, 1855)
- […] une des quatre voitures que Mouret venait de lancer dans Paris : des voitures à fond vert, rechampies de jaune et de rouge. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- Une balle siffla à mes oreilles et alla se paumer dans le mur, la partie de ce mur qui semblait avoir été fraîchement rechampie. — (Léo Malet, Les Eaux troubles de Javel, Éditions Robert Laffont, 1957)
-
pire
?- Comparatif de mauvais. Plus mauvais, plus défectueux, plus nuisible.
- La dernière faute sera pire que la première, elle aura des suites, des conséquences plus fâcheuses.
- Se venger, les tuer ! La violence naturelle à son tempérament sanguin lui dicta les pires conseils. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Ne plus s’aimer, c’est pire que de se haïr, car, on a beau dire, la mort est pire que la souffrance. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Pauvre Bernard – non pire qu’un autre ! — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
-
affaiblir
?- Rendre faible.
- les réformes de Henry II, en affaiblissant les nobles, les avaient rapprochés de leurs tenants. Entre le manoir et le village, les conflits devenaient plus rares. — (André Maurois, Histoire d'Angleterre, A. Fayard & Cie, 1937, p.158)
- Et semblablement ce sera affaiblir les monnaies, si leur cours demeure invariable, que de diminuer leur poids ou d’abaisser leur titre. — (Adolphe Landry, Essai économique sur les mutations des monnaies dans l’ancienne France de Philippe le Bel à Charles VII, 1910)
- L'essentiel pour les jésuites, c'était d’affaiblir, d'amoindrir, de rendre les âmes faibles et fausses, de faire des petits très-petits, et les simples idiots ; une âme nourrie de minuties, amusées de brimborions, devait être facile à conduire. — (Jules Michelet, Le prêtre, la femme, la famille, Paris : Chamerot, 1862 (8e éd.), p.65)
- (Pronominal) Devenir plus faible.
- Il s’affaiblit.
- Son esprit, sa tête s’affaiblit.
-
finir
?- Achever, terminer, arriver à échéance, cesser, finaliser.
- Finir une tâche.
- Finir un discours par une belle péroraison.
- Finir une affaire, un ouvrage.
- Finissons ce badinage.
- J’ai fini par apprendre ce que veut dire finir.
- (Art) Exécuter avec un soin minutieux.
- Ce peintre finit patiemment, finit trop.
- Cet artiste ne sait pas finir.
- Être la fin ou le terme de quelque chose.
- La période qui finit son discours est remarquable.
- Cette campagne finira la guerre.
- L’instant qui doit finir sa vie, le cours de sa vie.
- J’ai commencé par où il avait fini.
- Je ne finirai pas sans un mot d’espoir.
- Finissez donc, vous êtes bien long.
- Finissez donc, vous me faites mal.
- Cet enfant ne finira pas, si on ne le châtie.
- Faites-le donc finir.
- Savoir finir à propos.
- Terminer l’action indiquée par le verbe à l’infinitif.
- Finir de parler, d’écrire, de jouer, etc.
- Cesser des choses trop longues, ennuyeuses, désagréables ou intolérables.
- Nous n’en finirions pas si nous voulions tout rapporter.
- Cette discussion a trop duré, il est temps d’en finir.
- En finir avec une question.
- En finir avec les rebelles, avec une sédition.
- En finir avec un ennemi, le détruire.
- Je suis pressé d’en finir avec cet homme.
- Dès qu’il s’y met, il n’en finit plus.
- C’est un homme qui n’en finit jamais.
- (Intransitif) Se terminer ou être terminé.
- Ce mur finit à tel endroit.
- C’est là que finit mon champ.
- Ce mot finit par une voyelle.
- Cela finit en pointe.
- Prendre fin, arriver à son terme.
- Le sermon finissait.
- Laisse-moi te finir.
- Son bail finira à Pâques.
- Tout finit en ce monde.
- Il est temps que cela finisse.
- Avoir une certaine fin ou une certaine issue ; arriver à un certain résultat.
- Elle a tenu les emplois les plus divers, pour finir dans les vestiaires d’une boîte de nuit. — (Mohed Altrad, Éden : l’extrême tu éviteras, L’Harmattan, 1998, page 98)
- Désormais, pour continuer de se voir, il faut aux amants user de subterfuges. Après tout, il est prêtre, elle est mariée, tous deux savent ou devraient savoir que cela finira mal. — (Jean-Paul Desaive, Délits sexuels et archives judiciaires (1690-1750), Communications, 1987, volume 46, no 46, page 119)
- – Vous finirez chez Renault ! — (David McNeil, 28 boulevard des Capucines, Gallimard, 2012, collection Folio, page 50)
- (En particulier) Mourir.
- Ainsi finit ce prince.
- Suivi de « par » et d’un infinitif il indique que l’action est le terme ou le résultat de ce qui a précédé. → voir finir par
- […]; tout le monde dit que la France se dépeuple, qu’il naît de moins en moins d’enfants, et que l’Allemagne, dont la population augmente toujours, finira par avoir deux fois autant de soldats que nous. — (Émile Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, page 321)
- […], on lui glisse toujours quelques douceurs. Elle les refuse, puis finit par les accepter pour sa vieille mère : un pot de miel, une paire de grives, une hottée de pommes. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Pronominal) (Familier) Assouvir un désir jusqu’à l’épuisement et l’oubli.
- […] se finir au whisky dans les bras d’un clochard ou qui sait du Prince Charmant sur son beau cheval blanc ? — (Françoise Payot, Le loup noir, 2007)
- (Familier) Jouir, avoir un orgasme jusqu’à atteindre la période réfractaire, éjaculer.
- Est-ce que tu as fini ?
-
enorgueillir
?- Rendre orgueilleux.
- Alors les bas et les étoffes de soie enorgueillissaient l’industrie de cette ville. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Pronominal) Devenir orgueilleux ; s’emplir d’orgueil.
- La Sapho de M. Daudet n’a pas été lue et achetée par cette clientèle, mais par la bourgeoisie frottée de littérature et qui s’enorgueillit d’aimer les études psychologiques. — (Paul Lafargue, Sapho, paru dans Le Socialiste, 2 janvier 1886)
- J’avais laissé Reykjavik, un grand village ; les maisons en bois étaient toiturées de tôle ondulée ; les plus importantes s’enorgueillissaient d’un étage surmontant l’entresol ; […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- La plupart de ces messieurs que tu vois là, autour de nous, s’enorgueillissent de casiers judiciaires confortables... Ils sortent de prison ou vont y entrer. Ce sont les risques du métier, mais le métier a du bon. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, pages 19-20)
- Le monde musulman put alors s’enorgueillir de quatre États célèbres : L’Égypte des Mamelouks, la Turquie ottomane, la Perse séfévide et l’Inde moghole. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.37)
-
affermir
?- Rendre stable.
- […]; le sol s'affaisse en s’asséchant. Pour l’affermir, il faut d'abord brûler les choins, massettes, roseaux, et, pour cela, tenir le marais le plus à sec possible, […]. — (François Rozier, Cours complet d’agriculture ou Dictionnaire universel d’agriculture, tome 11, 1805, page 480)
- Il y eut un silence pendant lequel l’homme affermit son lorgnon, fouilla dans la poche intérieure de sa veste et en retira son passeport. — (Julien Green, Le voyageur sur la terre, 1927, Le Livre de Poche, page 227)
- Rendre consistant.
- Affermir sa voix.
- La gelée affermit les chemins.
- Les chemins s’affermiront bientôt.
- Des piqûres propres à affermir les gencives.
- Ce poisson s’est affermi en cuisant. Dans ce sens on dit plus souvent « raffermir ».
- (Sens figuré) Rendre plus assuré, plus difficile à ébranler.
- Le noyau d’une kabila est constitué par des bonda reliées entre elles : leur relation se fonde sur la parenté et un lien qui s’est affermi au fil du temps. — (Jan Jansen, Épopée, histoire, société : le cas de Soundjata: Mali et Guinée, Karthala, 2001, page 73)
- Nous devons nous affermir mutuellement. — (Timothy Radcliffe, Que votre joie soit parfaite, 2002)
- Ce mot d’« ami » venant d’un homme d’expérience affermissait mon courage. — (Stefan Zweig, traduit par Alzir Hella (2002), La pitié dangereuse, Grasset, Paris, 1939, page 297)
- (Droit) Rendre ferme ce qui était optionnel ou conditionnel.
- Le marché doit comporter une tranche ferme et une ou plusieurs tranches conditionnelles, que le pouvoir adjudicateur peut ou non affermir, chaque tranche devant former un ensemble cohérent. — (Direction des affaires juridiques, Les marchés à tranches conditionnelles, site economie.gouv.fr, consulté le 19 juin 2020)
-
couvrir
?- Garnir, revêtir, pour protéger ou orner en appliquant, en déposant quelque chose.
- Avant la paix d’Amiens, cet Anglais avait résolu le problème de couvrir le buste sans assommer le corps de cet affreux carrick qui finit aujourd’hui sur le dos des vieux cochers de fiacre ; mais comme les fines tailles sont en minorité, la mode du spencer pour homme n’eut en France qu’un succès passager, quoique ce fût une invention anglaise. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
- Ils avaient une maison à eux. […]. Oh ! une vraie cabane ! couverte de chaume, bâtie en pisé, fermée par des volets qui claquaient au vent ; […]. — (Émile Thirion, La Politique au village, page 324, Fischbacher, 1896)
- Couvrir un véhicule avec la bâche.
- Vêtir chaudement.
- Cet enfant s’enrhumera, vous ne le couvrez pas assez.
- Garnir en grande quantité, en déposant quelque chose sur quelque chose, ou en s'étendant uniformément sur quelque chose.
- La région que nous parcourons est une vaste plaine monotone, […]. Son sol est formé d'une couche presque ininterrompue d'une terre végétale noire et grasse qui, au printemps, se couvre de blé, d'orge, de maïs, de fèves, de pois chiches. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 36)
- Le thermomètre est descendu à -6° ; tout le gréement était couvert de givre et de glace que je dus casser en montant dans la mâture ; […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Le ciel est huit dixième couvert par cumulus et cumulo-nimbus, et un vent de S.-S.-E. à S.-E. de 60 kilomètres-heure augmente notre vitesse jusqu'à 240 kilomètres-heure. — (Jean Mermoz, Mes Vols, Flammarion, 1937, page 91)
- La grande forêt des Ardennes est une des plus chargée de mystères. Dans sa partie orientale, elle couvre un plateau accidenté coupé de vallées et de ravins profonds. — (Georges Blond, L'Agonie de l'Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, page 130)
- Interposer une chose comme défense ou rempart.
- Il le couvrit de son corps.
- (Militaire) Assurer un tir de suppression pour protéger un élément ami en mouvement.
- Vas-y, je te couvre !
- Cacher.
- Elle tâchait de couvrir sous ces paroles menaçantes la joie de son cœur.
- Pallier ; excuser.
- Or, c’est bien ça le nœud du problème de la pédophilie dans l’Église catholique: ce n’est pas qu’il y ait des prêtres pédocriminels mais qu’ils aient été couverts continûment par leurs supérieurs. — (Josselin Tricou et Anthony Favier, « Pédocriminalité dans l'église catholique française : une commission parlementaire est indispensable », le 5 octobre 2018, dans Libération (www.liberation.fr))
- Effacer, réparer, en parlant des fautes, des manquements.
- Une amnistie a couvert ce délit.
- Dominer, étouffer.
- Le bruit qui se faisait dans l’assemblée couvrait la voix de l’orateur.
- (Commerce) Suffire à.
- Malgré ces avancées, Claire Hédon, la Défenseure des droits, dénonce « le nombre grandissant d’enfants dont les besoins sont très largement non ou mal couverts ». — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 12 septembre 2022, page 6)
- (Biologie) S’accoupler avec la femelle.
- […] on les met au vert au mois de mars, quand l’herbe est assez grande ; c’est dans cette même saison que l’on fait couvrir les juments, et on a grand soin de leur jeter de l'eau froide sur la croupe, immédiatement après qu’elles ont été couvertes […]. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 543)
- Il s’indigne qu’une fille pauvre choisisse de se faire couvrir par un amant de passage, souvent de connivence avec sa propre mère, dans l’espoir de coiffer dans dix ou onze mois le bonnet enrubanné des nourrices et de trouver chez des riches une bonne place qu’elle gardera peut-être des années, si, plus tard, de nourrice elle est promue bonne d’enfants. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 35)
- (Médias) Relater journalistiquement un événement.
- Cette manifestation a été largement couverte par les médias.
- (Sports hippiques) En parlant d'un cheval dans une course hippique, se rabattre devant un autre.
- (Pronominal) (Réfléchi) Se vêtir, s’envelopper.
- Se couvrir d’un manteau.
- (Sens figuré) Se couvrir des apparences, du manteau de la vertu, cacher ses vices sous des apparences d’honnêteté.
- (Pronominal) Mettre sur sa tête quelque chose qui coiffe. Absolument : mettre son chapeau.
- Couvrez-vous, monsieur.
- Je m’étais souvent arrêté malgré moi, comme saisi par un charme, devant l’ancienne copie qu’en possède à Orsenna la Galerie du Conseil, et devant laquelle un rite séculaire exige qu’on se couvre, en signe d’exécration pour la mémoire d’un traître dont Orsenna porta longtemps le souvenir gravé dans sa chair. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
- (Sens figuré) Se couvrir de lauriers, remporter d’éclatantes victoires.
- Rembourser une perte, un dommage.
- Cela lui était complètement égal, à lui, Rollner, que ces « saloperies » d’assurances refusent désormais de « couvrir » Tellegen. — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, page 101)
- (Pronominal) Être rempli.
- À partir du mois de juin, la plage, aujourd'hui disparue, se couvrait de tentes pour la saison des bains de mer. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 19)
- Je suis plein d'ardeur. J'invente la parité, en lançant la liste « femme, homme » avec laquelle non seulement je vais perdre des voix mais aussi me couvrir de ridicule – on va l'appeler la « liste chabadabada ». — (Michel Rocard, Si la gauche savait, Robert Laffont, 2005)
- Incapable d'exprimer mes émotions profondes, je pique une crise et je me couvre de ridicule. On dit que le ridicule ne tue pas. Eh bien moi, ça me tue! — (Paul Longpré, Dans le jardin du monde : Chroniques d'un voyage intérieur, Éditions Fides, 1996, page 140)
- (Sens figuré) Se couvrir du sang de quelqu’un, le tuer ou le faire tuer.
- (Sens figuré) Se couvrir de gloire.
- Aujourd’hui, mon cher, tout le monde veut se couvrir de gloire et beaucoup se couvrent de ridicule, de là des caricatures entièrement neuves… — (Honoré de Balzac, Les Comédiens sans le savoir, 1846)
- Se couvrir de honte. Se couvrir de boue, s’avilir par des bassesses.
- Le ciel, le temps se couvre de nuages, ou, absolument, le ciel, le temps se couvre, des nuages s’étendent sur le ciel.
- (Pronominal) (Militaire) Se défendre, se protéger.
- Se couvrir d’un bois, d’un retranchement, d’une rivière, s’en faire un abri contre l’ennemi.
- (Pronominal) Se cacher sous.
-
retentir
?- Rendre ou renvoyer un son éclatant.
- Cette voûte retentit du bruit des trompettes.
- Faire ou produire un bruit éclatant.
- Le jour commençait à paraître; la générale retentissait, battue dans toutes les sections de Paris; ce mouvement et ce bruit se répercutaient jusque dans la tour, et glaçaient le sang dans les veines de l'abbé de Firmont et de Cléry. — (Alexandre Dumas, La Comtesse de Charny, 6e partie, chap. 23, 1853)
- Mais, vers quatre heures et demie, la tempête se caractérisa. Des sifflements aigus retentirent dans les hautes couches de l'air. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Et, pour égayer le voyage, les chansons bientôt fusèrent d'elles-mêmes. Les notes joyeuses retentissaient au loin sur la terre nue […] — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Dans dix ans, parmi les vestiges de Beaumat, les souffles du vent, les croassements des corbeaux et la chute des pierres retentiront seuls ; nulle oreille humaine ne les entendra et la cloche du village elle-même se taira, fatiguée de tinter seulement pour les morts. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Mais ce n’est pas seulement cela, cette fanfare qui retentit dans les pierres de la ville… Quand j’étais petit, à là campagne où j’ai été élevé, j’entendais cette sonnerie, au loin, sur les chemins des bois et du château. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- (Sens figuré) - Ses louanges retentissent dans tout l’univers.
- (Par extension) (Sens figuré) Produire dans l’âme une forte impression.
- Ses paroles ont retenti en moi.
-
pétrir
?- Malaxer de la farine détrempée avec de l’eau pour en faire de la pâte.
- Pétrir du pain, un gâteau.
- Ce boulanger pétrit bien sa pâte, son pain.
- Ce boulanger pétrit bien.
- (Par extension) Presser et malaxer pour faire prendre une forme, modeler, façonner.
- Pétrir de l’argile.
- On dit que pétrir, c’est modelerMoi je dis que péter, c’est démolir. — (Stupeflip. L.E.C.R.O.U., extrait de l’album Stupeflip, 2003.)
- (Par extension) Presser fortement avec les mains pour donner une autre forme ou pour assouplir.
- Au voleur ! Au voleur ! A l’assassin ! Au meurtrier ! Justice, juste ciel… qu’il hurlait… et de flancher du genou, et de pétrir son menton à main que veux-tu, et de piauler, les yeux au blanc. — (Gérard-Fernand Bianchi, Brune intestine, Éditions Éphémère/Lulu.com, 2015, chapitre 12)
- Anaïs pétrissait son grand mouchoir, puis le dépliait pour le refroisser à nouveau. — (Serge Montigny, Meurtres pour dames, Librairie des Champs-Élysées, 1978, chapitre II)
- (Sens figuré) Façonner, travailler en profondeur.
- À ses débuts, il avait acquis une véritable célébrité par la façon habile dont il pétrissait la matière électorale et en tirait ce qu’il voulait. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- (Sens figuré) Produire un bruit désagréable semblable à ces cris et gémissements.
- Certains peuples sauvages pétrissent la tête des enfants nouveau-nés.
- Façonner d’une matière, d’un matériau, etc.
- J’ai vu, dans ma longue carrière d’ingénieur acousticien, bien des matières excellentes conductrices du son, mais jamais je n’en rencontrerai une seule comparable, même de loin, à celle dont sont pétris les murs de l’hôtel Terminus à Marseille. — (Alphonse Allais, Le petit loup et le gros canard, dans Deux et deux font cinq, Paris, Paul Ollendorff, 1895)
- « L’être humain est pétri de contradictions », dit l’adage. — (Richard Martineau, Qui est la vraie Lise Payette?, Le Journal de Québec, 27 janvier 2021)
- (Sens figuré) (Voix passive) Imbiber de sentiments.
- Être pétri d’orgueil, de bons sentiments, etc.
- On pourrait dire de son beau visage aux traits délicats, comme d’ailleurs de toute sa personne, qu’ils sont « pétris de bonté »… elle irradie des plis autour de ses lèvres, de ses yeux clairs délavés, et même des petites poches qu’il a sous les yeux… — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 196)
- Son visage avait la pâleur et l’éclat des perles, ses cheveux la profondeur sombre des nuits étoilées et son tempérament était pétri de bonté et de tendresse. — (David Lelait-Helo, Si l’amour m’était conté: 50 passions du monde entier, Univers Poche, 4 février 2016)
- Mais l’impérialisme, de par ses progrès mêmes, est pétri de contradictions ; les forces révolutionnaires doivent savoir préparer leur action pour être prêtes au moment où ces contradictions éclateront, et profiter ainsi du déséquilibre pour faire sauter le maillon le plus faible du système. — (Nguyen Khac Vien, propos cités par Jean Chesneaux, Le Vietnam : études de politique et d’histoire, éditions François Maspero, collection « Petite collection Maspero » no 24, 1968, pages 101-102 → lire en ligne)
- Pour les sceptiques pyrrhoniens, le monde semble à tel point pétri de contradictions qu’il vaut mieux s’abstenir de s’interroger, afin de ne pas déchoir dans une agitation frénétique. Peu importe que le monde soit porteur d’une vérité ou d’une autre : ses contradictions apparentes le rendent trop complexe pour qu’on puisse y réfléchir sans trouble. — (Thibault Isabel, Manuel de sagesse païenne, Le Passeur éditeur, 2020, page 33 → lire en ligne)
-
ourdir
?- (Tissage) Préparer ou disposer sur une machine, l’ourdissoir, les fils de la chaîne d’une étoffe, d’une toile, etc., pour mettre cette chaîne en état d’être montée sur le métier, où l’on doit la tisser en faisant passer au travers, avec la navette, le fil de la trame.
- Dans d’immenses pièces où règne une atmosphère chaude et humide afin d’éviter toute électricité statique, les fibres sont ourdies et ensuite tissées.— (Fabrice LÉONARD – Au pays des fils d’or - Journal Le POINT, page 144, N° 2193-25, septembre 2014)
- (Par extension) (Sens figuré) Préparer la trame d’une action.
- La ruse la mieux ourdiePeut nuire à son inventeurEt souvent la perfidieRetourne à son auteur. — (Jean de La Fontaine, Fables, « La Grenouille et le Rat »)
- Malgré moi, j’ourdissais des plans abominables ; et chaque jour Madeleine, à son insu peut-être, mettait le pied dans des trahisons. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 177)
- Que les instruments qui ont servi à ourdir cette sanglante machination politique doivent disparaître, cela est évident … — (Victor Serge, Portrait de Staline, 1940)
- Ah ! elle avait été bien ourdie la machination du docteur de La Pommerais ! Il est bien connu que la civilisation ne tend nullement à faire disparaitre la délinquance mais bien à la faire évoluer. — (Achille Dehel, Le poison au service du crime, 1946)
- Dès minuit, le père Canquoëlle pouvait ourdir toutes les trames, recevoir des espions et des ministres, des femmes et des filles, sans que qui que ce soit au monde s’en aperçût. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, première partie)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.