Dictionnaire des rimes
Les rimes en : colineau
Que signifie "colineau" ?
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- (Ichtyologie) Jeune colin.
- 3 octobre 1940 – Il a l’air d’un contremaître endimanché. Faut-il que tu sois à jeune pour prendre ce colineau pour un homard ! — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 87)
Mots qui riment avec "o"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "colineau".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : o , os , ot , ôt , ots , ôts , au , aux , aut , auts , eau , eaux et ho .
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cicéro
?- (Typographie) Point typographique de 4,512 mm.
- Il brûlait du désir de voir quel effet produirait sa prose imprimée en caractère cicéro. — (Henry Murger, Scènes de la vie de bohème, 1848)
- (Cartographie) Multiple du point typographique, égal à douze points[1].
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bureaux
?- Pluriel de bureau.
- Il prend à l’avance la peine de prénoter son droit sur un registre spécial tenu dans les bureaux de la Commission foncière. — (Bulletin de la Société de législation comparée, 1878, volume 7, page 492)
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bécasseaux
?- Pluriel de bécasseau.
- On y croise donc essentiellement des oiseaux de mer : barges rousses ou à queue noire, bécasseaux, tourne-pierres, courlis, pluviers argentés… — (journal Sud-Ouest, supplément Guide saison 2022 Charente-Maritime, page 29)
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canaux
?- Pluriel de canal.
- Dans tous les cas, la possibilité d’utiliser de l’eau douce est capitale : rivières, canaux, sources, eaux souterraines fossiles non renouvelables, eaux salées qu’il faut désaliner, transport par conduites de pipes-lines, même par transports flottés de la glace des banquises ou des icebergs ; la désalinisation est capitale : on pense que l’osmose électrique inverse serait la moins chère, quoique certains pensent que c’est le transport des glaces. — (Comptes rendus des séances de l’Académie d’Agriculture de France, 1978)
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saut
?- Action de sauter, bond, mouvement brusque par lequel on s’élance en l’air.
- Sur le trottoir, l’un des hommes fit un saut fort comique, un saut de terreur sans doute, au moment où la bombe tomba devant lui. — (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908, traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, page 240, Mercure de France, 1921)
- Il s’élança tout d’un saut sur l’autre bord du fossé.
- Ce cheval ne va que par sauts et par bonds.
- (En particulier) (Sport) Discipline sportive.
- Les sauts sont notés et répertoriés selon des difficultés: axel, salto, etc.
- (Par hyperbole) Se rendre d’un lieu à un autre avec une extrême promptitude.
- Ne faire qu’un saut d’un endroit à un autre.
- Chute d’eau qui se rencontre dans le courant d’une rivière.
- Le saut du Doubs.
- (Philosophie) Interruption dans la marche continue et graduelle des phénomènes.
- La plupart des saltationnistes acceptent l’idée d’une évolution graduelle de petite ampleur, mais ils considèrent que les grands changements, comme l’apparition de nouveaux organes, de nouvelles espèces ou de nouveaux genres, se font par des sauts évolutifs. — (Luc Perino, Darwin et les sciences de l’évolution pour les Nuls, 2018)
- (Hippologie) (Haras) Saillie.
- L’étalon a donné trois sauts à cette jument.
- (Science-fiction) Voyage supraluminique non observable dans l’espace ordinaire.
- (Réseaux informatiques) Passage du flux d'un routeur à l'autre.
- (Sens figuré) Passage rapide d'un état à un autre.
- Peu d'entre eux ont pris en considération le rôle des mrabtin dans la communauté villageoise. Leur ignorance et leur approche dénigrante de l'islam ont exigé des convertis des grands écarts et des sauts culturels et identitaires impossibles à accomplir. — (Karima Direche, Convertir les Kabyles : Quelles réalités ?, dans Religions et colonisation, XVIe-XXe siècle : Afrique, Amérique, Asie, Océanie, sous la direction de Dominique Borne & Benoît Falaize, Éditions de l'Atelier, 2009, p.160)
- navaux
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bistro
?- Petit café ou restaurant sans prétention.
- Comme tout bistro qui se respecte, celui-ci réservait aux habitués une arrière-salle et deux étages de chambres meublées […]. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- On traverse la place de la gare pour aller au bistro d’en face. Il neige dur. La place est toute blanche. — (Albert Vidalie, C'était donc vrai, éd. René Julliard, 1952, p. 34)
- J’vais au cinéma voir des films suédoisEt j’entre au bistro pour boire du whisky à gogo — (Boris Vian, J’suis snob, 1955)
- Murs de brique, bois, tableaux noirs : tout indique la nature du restaurant et la cuisine qu’on y sert. Il s’agit en fait d’un bistro français avec soupe à l’oignon, bière Boréale, bavette, confit de canard et crème brûlée, entre autres. — (Le Devoir, 26 janvier 2007)
- C’est bien fait pour le genre, le dosage entre ready-mades et autres touches rigolotes est bon. Ça ne fait ni grano ni concept. Juste une ambiance de bistro de quartier un peu déjanté. Dans l’air, un mélange de western et de hits des années 80. — (Le Devoir, 2 février 2007)
- (France) Tenancier de cet établissement (métonymie, ici synonyme de bistrotier).
- Allons, les gosses, filez chez le bistro et apportez des litres… on trinquera su’ l’coin de la voiture. — (Léon Frapié, Réalisme, dans Les contes de la maternelle, 1910, éditions Self, 1945, page 134)
- Et il n’y avait pas que M. Bobin, crémier, fruitier et bistro, à s'exalter ainsi ; M. le professeur Dumont n’était pas plus calme. — (Marcel Martinet, La maison à l’abri, 1919)
- […] puis le vingt-cinq au soir, son sac d’outils en bandoulière et son baluchon sur l’épaule, il fit au bistro et à ses clients des adieux ironiques et rien moins que polis . — (Louis Pergaud, Un petit logement, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Pendant des années, sans penser aux enfants, elle buvait ; elle se piquait le nez chez le bistro. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
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copeaux
?- Pluriel de copeau.
- D’un papier plié il sortit en effet quelques légers copeaux de bois, auxquels adhérait une substance colloïdale, déjà durcie au contact de l’air. — (Jean Ray, Harry Dickson, Le Temple de fer, 1933)
- (Architecture) Ornements en volutes. (Note : dans ce sens, le mot est toujours au pluriel.)
- [...] portant sur des murs est et ouest extradossés d'arcades aveugles plein cintre reposant sur des corbeaux ornés de copeaux, cavets ou billettes [...]. — (Revue d'Auvergne, Volume 114, Éd. Société des amis de l'Université de Clermont, 2000)
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cruzeiro
?- Monnaie du Brésil de 1942 à 1986 et de 1990 à 1993. Son symbole est ₢ (Unicode U+20A2).
- À la fin du mois d’octobre 1991, il y eut une attaque spéculative contre le cruzeiro. — (Luiz Carlos Bresser-Pereira, Crise économique et réforme de l’État au Brésil: Pour une nouvelle interprétation de l’Amérique latine, 1996)
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afocaux
?- Masculin pluriel de afocal.
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boqueteau
?- Petit bois, groupe d’arbres.
- […], puis il avait remonté les crêts par un des milles[sic] sentiers que l’ingéniosité des contrebandiers leur fait sans cesse frayer à travers ces prés-bois et ces boqueteaux de sapins. — (Louis Pergaud, L’Évasion de Kinkin, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Regardez ce boqueteau : une des entrées des souterrains du manoir y aboutit. — (Jean Ray, Harry Dickson, Les Vengeurs du Diable, 1932)
- (Sens figuré) Nous touchons le fond obscur près d’un boqueteau marinOù les poissons de couleur jouent aux oiseaux du latin — (Jules Supervielle, Gravitations, page 183, 1925, Gallimard, 1988)
- Un boqueteau de sapins leur servit d’abri et tous deux s’y dissimulèrent. — (James Oliver Curwood, Kazan, 1914, traduit de l’anglais par P. Gruyer et L. Postif, Hachette, 1937, page 80)
- Certes des boqueteaux peuvent être rencontrés aux détours de Gollainville avec les bois de Châteaugay, près de Fresnay-les-Chaumes avec les bois de Bel-Ebat tous proches, ou vers Fromonvilliers et Baccon. Mais la tendance reste à la rareté de la végétation. — (Bruno Martinet, Maisons et paysages du Loiret, Éditions Créer, 1988, page 37)
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beau
?- D’aspect agréable à l’œil ou à l’oreille.
- Il n’y a de beau que ce qui nous semble inutile ! — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- On ne pouvait voir de fille plus fraîche, plus riante ; elle était blonde, avec de beaux yeux bleus, des joues roses et des dents blanches comme du lait ; […]. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Vuillet était la bête noire d’Aristide. Il ne se passait pas de semaine sans que les deux journalistes échangeassent les plus grossières injures. En province, où l’on cultive encore la périphrase, la polémique met le catéchisme poissard en beau langage : Aristide appelait son adversaire « frère Judas », ou encore « serviteur de saint Antoine », et Vuillet répondait galamment en traitant le républicain de « monstre gorgé de sang dont la guillotine était l’ignoble pourvoyeuse. » — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 99)
- Mettez-vous en garde contre ces belles promesses, elles cachent souvent la plus infame des tromperies. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- D’ailleurs, elle voyait bien qu’il était tout jeune et très beau sous sa simple tenue de toile blanche. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Il n’y a de beau que ce qui nous semble inutile ! — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Marseille, quand elle est belle, est extrêmement belle, mais, dans ses hideurs, elle va au paroxysme. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Zaheira ne put s’empêcher de penser qu’elle n’avait jamais vu un homme aussi prodigieusement beau. Elle se sentit rougir. Sa gorge se serra. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », Édition Corrêa, 1940)
- (Par extension) Agréable.
- Et puis, je continuais à embellir ma maison : […]. Les lilas plantés par Sam étaient en fleur à présent et, l'un dans l'autre, la vie était belle. — (Kristan Higgins, Un grand amour peut en cacher un autre, traduit par Karine Xaragai, éditions Harper Collins & Mosaïc, 2014)
- (Météorologie) Qualifie un temps ensoleillé.
- Le ciel demeurait beau, mais le vent fraîchissait et le roulis de l’aéronat s’accentuait. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 179 de l’édition de 1921)
- Les jours de beau, ils s'asseyent sur les chaises en métal au milieu de la pelouse. — (Sandrine Collette, Ces orages-là, J-C Lattès, 2021)
- (Cuisine) Gros.
- Prendre trois belles tomates.
- Grand.
- — Pourquoi n’as-tu pas mangé un morceau de pain ?— J’en ai mangé deux, mais j’ai encore une belle faim. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- Dans les noms composés de parenté, indique que la relation est due à une alliance (incluant un second mariage).
- Le beau-frère est le frère de l’épouse ou l’époux de la sœur (ou de la belle-sœur).
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amnios
?- (Anatomie) La plus interne des enveloppes du fœtus.
- La face interne de l’amnios est libre, lisse, semblable à la face interne des séreuses ; c'est elle qui sécrète probablement les eaux de l’amnios, qui remplissent la poche que forme cette membrane et dans lesquelles nage le fœtus. — (Ernest-Alexandre Lauth, Nouveau manuel de l'anatomiste, 2e édition, Paris & Srasbourg : chez Berger-Levrault, 1835, p. 597)
- Le poulain se présente ordinairement la tête la première, comme dans toutes les autres espèces d'animaux, il rompt ses enveloppes en sortant de la matrice, et les eaux abondantes qu'elles contiennent s'écoulent, il tombe en même temps un ou plusieurs morceaux solides formés par le sédiment de la liqueur épaissie de l'allantoïde ; ce morceau, que les anciens ont appelé l'hippomanès du poulain, n'est pas, comme ils le disent, un morceau de chair attaché à la tête du poulain, il en est au contraire séparé par la membrane amnios […]. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 534.)
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bitos
?- (Argot) Chapeau d’homme.
- — Oh ! je sais très bien que c'est un beau bitos, et ça m'étonne pas qu'il aille chercher dans les quarante-huit balles. — (Marcel Pagnol, La Prière aux étoiles, 1941, dans les Œuvres complètes de Marcel Pagnol, vol.6, Club de l'honnête homme, 1977)
- Lorsque Bérurier prend place dans l'embarcation, il le fait avec tant de vigueur que la gondole décrit une embardée inattendue. Le gondolier avant se retrouve au jus et son bitos part à la dérive sur le Grand Canal. — (San-Antonio, Béru-Béru, Éditions Fleuve noir, 1970, chap. 6)
- À propos de gapettes et de bitos, on avait récemment lu un article dans lequel il était dit que les Texans avaient la manie de flinguer les zigs aux cheveux longs. — (Thierry Léger, Avant la fête, Robert Laffont, 1976, p. 209)
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calicot
?- (Textile) Toile de coton moins fine que la percale et dont le tissu n’est pas croisé.
- Le billard a des rideaux de calicot gris avec des bordures vertes et deux divans. — (Honoré de Balzac, Béatrix, 1838-1844, première partie)
- Sur la scène, une table est maintenant installée, qu’on surcharge de lots, les premiers qui doivent être tirés. Le président de la Jeunesse catholique dirige l’organisation. Il tient un grand sac de calicot à carreaux bleus et blancs et s’avance jusqu’à la rampe plate-bande. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 191.)
- Cuisinier, il s’affublait pour l’amour de l’ornement, d’une toque blanche monumentale en calicot qui accusait son Pontife à vingt pas. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 136)
- (Par extension) Banderole.
- Le textile et le football. L’usine en haut, football en bas. L’usine pour l’argent, le stade pour l’honneur. Pendant qu’une saine jeunesse agite des calicots, elle ne brandit pas de pancartes. — (Monologue intérieur du personnage de François Leclerc (joué par Jean-Paul Belmondo), dans le film Le Corps de mon ennemi (1976), réalisé par Henri Verneuil, sur un scénario de celui-ci, de Michel Audiard et de Félicien Marceau, adapté du roman éponyme de ce dernier.)
- Quand un avion survole la plage en tirant le calicot publicitaire du parc d’attractions régional, [...] — (Jean-Dominique Bauby, Le scaphandre et le papillon, Paris, Éditions Robert Laffont, 1997, page 101)
- J’étais incapable de comprendre ce qu’ils criaient, je ne parvenais pas à lire ce qui était écrit sur les calicots. — (Claude Nemry, Bukavu, 2002, L’Harmattan, page 318)
- (XIXe siècle) (Péjoratif) Commis chez les marchands de drap, de bonneterie, de nouveautés[2].
- Messieurs du rayon — ce que sous la Restauration on appelait des calicots — quittent avec empressement le magasin. — (Alfred Delvau, Les Heures parisiennes, 1865)
- Ses compagnes n’avaient pour amants que des rustres, des calicots ou des commis de quincaillerie. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
- C’est à cinq heures que Lemaître nous rejoint. Lemaître est calicot et Matoussaint le tient en petite estime ; il ne comprend que les professions nobles. Cependant, comme Lemaître connaît des douillards et des rigolos, il l’accueille à bras ouverts. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Ne me regarde pas de cet air-là, tu veux bien ? Des petits calicots marlous dans ton genre, il en faut beaucoup pour faire une bourrique comme moi. — (Marcel Aymé, Travelingue, chapitre XVIII. Publié dans Je suis partout du 20 septembre 1941 au 17 janvier 1942, reproduit dans le tome III (page 3214) des Œuvres romanesques complètes de Marcel Aymé, aux éditions Gallimard, dans la Bibliothèque de la Pléiade)
- Monsieur Perkins, notre locataire depuis bientôt quinze ans, se mit en quatre pour m’aider. Il était chef de rayon dans un magasin de nouveautés, et c’est là qu’il me procura une place. L’éventuel futur duc de Chalfont devint ce qu’il est convenu d’appeler un calicot. — (Doublage français de la narration du film Noblesse oblige, de Robert Hamer, sorti en France en 1950. Extrait de dialogue, dont la traduction, supervisée par André Maurois, figure au début de la 14e minute du film.)
- (Péjoratif) Personne fringante et vive comme un jeune commis.
- Jarry, lui, ressemblait à quelque calicot de petite ville. — (Christian Brulls (pseudonyme de Georges Simenon), L’Amant sans Nom, éditions Arthème Fayard, 1929, réédition 1980, première partie, chapitre V)
- J’ai appris de Marcel Adéma un détail que j’ignorais sur l’engagement militaire d’Apollinaire dans la guerre de 1914-1918. Il m’avait donné comme raison de cet engagement […] [qu’il] ne voulait pas qu’on puisse lui faire grief un jour d’être resté indifférent devant cet événement. Or, c’est uniquement après sa connaissance faite à Nice de Louise de Coligny, sous l’effet d’une forte déception amoureuse causée par l’indifférence de celle-ci, qu’il s’est engagé. Je n’ai pas caché à Adéma que ce côté calicot sentimental chez Apollinaire ne me le rend pas brillant. — (Paul Léautaud, Journal littéraire, 4 octobre 1948, Paris, Gallimard, Folio, page 1161)
- (Construction) En plâtrerie, bande de renfort mise en œuvre entre deux plaques de plâtre.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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colineau
?- Jeune colin.
- 3 octobre 1940 – Il a l’air d’un contremaître endimanché. Faut-il que tu sois à jeune pour prendre ce colineau pour un homard ! — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 87)
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clôt
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de clore.
- Toutefois, Jean-Paul Goujon souligne l’influence décadente subie par Renée Vivien et clôt son article sur ce constat : en elle «se fondirent une parnassienne et une préraphaélite, une baudelairienne et une décadente». — (Marie Perrin, Renée Vivien, le corps exsangue, 2003)
- Terme ultime d’une interrogation à laquelle, comme d’habitude, Flaubert n’apporte pas de solution, mais à quoi Maupassant répond (et cela aussi c’est déflaubertiser) : le livre va au néant - ou au feu -, car l’ouvrage qui se feuillette tout seul dans “Le Horla” sera détruit dans l’incendie sur lequel se clôt le récit. — (Liana Nissim, Le Letture/la lettura di Flaubert: Gargnano del Garda, Gargnano del Garda, 7-10 aprile 1999, 2000, page 191)
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conjungo
?- (Par plaisanterie) Mariage.
- Après neuf mois de conjungo,Digne fille de la Bourgogne,L'épouse allant vite en besogneLui donne un gras et gros marmot. — (Paul Parelon, Chansons folles et sages, Père et parrain ; Librairie de Frédéric Henry, Paris, 1864, page 65.)
- Il paraît que vous persistez dans votre entêtement de ce matin, dans votre idée fixe du conjungo. — (Eugène Chavette, La Chambre du crime, 1875)
- Je me sens, en face de vous, de l'humeur de ces moralistes, qui, hors du conjungo, ne voient dans le plaisir de la chair que péché et réprouvent toutes relations à l'exception des légitimes. — (André Gide, Corydon, Folio, 1924, page 31)
- Un type honnête, Charles. La preuve, c’est qu’il venait de lui proposer le conjungo. — (Raymond Queneau, Zazie dans le métro, Gallimard, Paris, 1959)
- Plus tard, il prit du plaisir à voir Olga, à l’ouïr discourir ; Olga, lui racontant son conjungo trop tôt rompu, lui disait sa passion pour Douglas Haig. — (Georges Perec, La Disparition, Gallimard, Paris, 1969)
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affixaux
?- Masculin pluriel de affixal.
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propos
?- Paroles échangées dans la conversation.
- C’étaient des commerçants du quartier […]. Il suffisait de les voir, d’écouter leurs propos inoffensifs, émaillés de vérités premières. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- La quakeresse répéta en détail la conversation qu'elle avait entendue la veille. Sa mémoire était excellente et elle put redire mot pour mot les propos des officiers britanniques. — (Kurt Singer & Jane Sherrod, Les espions qui ont changé l’histoire, traduit de l'anglais par Bruno Bax, Paris : Presses de la Cité, 1961, page 36)
- Sous le titre allusif « le poids de l’administration », il taillait un costume sur mesure à Si Omar et pour ce faire rapportait des propos qu’il imputait à Meyer. — (Anne Leduc, Le chant du lendemain: Alger, 1962-1969, Bouchène, 2004, page 63)
- Très vite, on trouve de bien étranges propos. Ceux-ci par exemple, dans les Pages françaises, de Paul Déroulède : « En avant ! Tant pis pour la tombe. La mort n'est rien. Vive la tombe ! » — (Thérèse Delpech, L'ensauvagement : Le retour de la barbarie au XXIe siècle, éd. Bernard Grasset, 2005, p. 173)
- Élément du discours.
- Et sans doute avait-il encore moins envie de faire le moindre commentaire sur l’interminable litanie des propos rabat-joie que L’Ecclésiaste donne à entendre dans la Bible. — (Jean Bessière, La Vie de l'esprit pour garde du corps, Editions Edilivre, 2017, page 102)
- Propos interrompu, Discours, conversation sans suite, sans liaison.
- Nom d’un petit jeu de société.
- Jouer aux propos interrompus.
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congénitaux
?- Masculin pluriel de congénital.
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rideau
?- Pièce d’étoffe, qu’on emploie pour cacher, couvrir, entourer quelque chose.
- Par un entrebâillement de rideaux, un rayon de soleil planta dans la pièce sa lance d’or, et son éclat, […], sembla transformer la chambre du poêle du père Jourgeot. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Par la fenêtre entr’ouverte, l’air entrait, gonflant comme une voile les rideaux de mousseline, et j’apercevais un pan de ciel bleu, […]. — (Octave Mirbeau, La Chambre close, Ernest Flammarion, Paris, 1920)
- Cette pièce était meublée d’un petit lit de fer, muni de rideaux en calicot blanc, avec embrasses de cretonne rouge ; […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Une seule boutique restait fermée. On avait enlevé simplement le volet de la porte et écarté à l'intérieur le rideau de satinette rose. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 158)
- […] ; j’ai un faible pour la délicatesse ! La preuve ? Vous ne me verrez jamais me moucher dans les rideaux de votre salon […]. — (Frédéric Dard, San Antonio : Du mouron à se faire, Fleuve noir, 1955)
- La salle des fêtes était habillée pour une grande cérémonie, de somptueux rideaux blancs et pourpres qui tombaient du haut plafond jusqu'au bas des portes et des fenêtres. — (Maboa Bebe, Ewande Amours, peurs, espoir, L’Harmattan Cameroun, 2014, page 7)
- (Spécifiquement) (Théâtre) Grande toile qu’on lève ou qu’on baisse pour montrer ou pour cacher la scène d’un théâtre aux spectateurs.
- Un rideau de velours grenat s’abaissait lentement, cependant que s’atténuait la lumière et que bruissaient les derniers chuchotements. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 82)
- Pareil à une bête tapie dans les hauteurs, le lourd rideau s’abattait, puis remontait au cintre, tandis que les duettistes venaient saluer. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Ces légers événements s’évanouissent comme des scènes de comédie sur lesquelles le rideau tombe. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- (Par extension) Ligne d’arbres, d’arbrisseaux plantés en haie ou en palissade, pour produire de l’ombre ou pour rompre la violence du vent.
- Car l’endroit rappelle, par son rideau de peupliers surtout, la partie de la propriété d’Ermenonville où les restes mortels de Jean-Jacques Rousseau avaient été déposés par les soins du comte de Girardin.— (C. A. Lefebvre, Mémoires de la Société d’émulation de Cambrai : agriculture, sciences et arts, 1859, page 75)
- Grande Terrasse s’adosse en arrière au Parc, puis à la Forêt de Saint-Germain, appuyée à un imposant rideau de tilleuls, qui ont été plantés en 1745.— (Paul Gruyer, Saint-Germain, Poissy, Maisons, Marly-le-Roi, 1922, page 102)
- Ce qui borne la vue, ce qui sert à cacher, à couvrir.
- Un rideau de collines.
- Un rideau de nuages.
- Pour couvrir sa retraite, il laissa devant l’ennemi un rideau de troupes.
- C’est par ces rues montantes, grouillantes de peuple, qui s’en vont vers les hauteurs de Belleville et de Ménilmontant, qu’on verra la marchande pousser à grand’peine sa charretée de petits pots de fleurs : résédas, géraniums, rosiers nains, qui font une forêt en miniature, et, aux jolis matins de mai, capucines, liserons, cobéas, qui encadreront les fenêtres des hautes maisons à l’aspect sordide, où le grand luxe est de suspendre une petite boule argentée entre deux rideaux de plantes grimpantes. — (Henry Gréville, Les Petites Marchandes des rues dans Les Types de Paris, E. Plon, Nourrit et Cie (Paris), 1889)
- (Sports hippiques) Dans une course hippique, rang d’un cheval dans un wagon.
- Attentiste sur un troisième rideau, dans le wagon de la deuxième épaisseur, avec Davidson du Pont (2), le Sulky d’Or s’est montré patient. — (Johan Gérard, Prix de Croix (Gr. II) : Examen réussi pour Davidson du Pont, Paris-Turf, 14/01/2018)
- (Sens figuré) (Par analogie) Fin de quelque chose.
- Un peu vétuste, elle souffre de la concurrence du tout jeune métro, et des lignes de tramway. En juillet 1934, rideau : la ligne est arrêtée, du moins pour les trains de voyageurs. — (Denis Cosnard, A Paris, La Flèche d’or au cœur d’une bataille très politique, Le Monde. Mis en ligne le 23 décembre 2019)
- Stromae revient après un long silence, puisque « Racine carrée », l’album de tous ses succès, remonte à 2013. L’enchaînement de tubes était impressionnant, le disque n’en finissait pas de se vendre, le chanteur belge n’en finissait pas de tourner. Jusqu’au burn-out. Rideau. Oubli.— (Sophie Delassein et Arnaud Gonzague, Pourquoi la prestation de Stromae sur TF1 était franchement embarrassante, L’Obs, 10 janvier 2022)
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cantonaux
?- Masculin pluriel de cantonal.
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appeau
?- (Chasse) Sorte de sifflet avec lequel on contrefait la voix des oiseaux pour les faire approcher ou pour les attirer dans quelque piège.
- Un appeau pour prendre des cailles.
- Ils parlaient […] de la chasse à la palombe, des appeaux qu’il faudrait bientôt monter, car les ramiers, qui précèdent les palombes, ne tarderaient pas. — (François Mauriac, Le Mystère Frontenac, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 117)
- Nʼimporte quel appeau imitera vaguement le cri du corbeau si vous soufflez dedans; mais, pour réussir, il faut que votre imitation soit parfaite. — (Au bord de lʼeau; plaine et bois - Numéros 222 à 233, 1955)
- Le chant artificiel propre à attirer les oiseaux se nomme un appeau. Les Sirènes sont la revanche des oiseaux sur les appeaux qui en font des victimes de leur propre chant. — (Pascal Quignard, La haine de la musique, Gallimard, 1996, collection Folio, pages 167-168)
- (Sens figuré) — A son appeau se prendront aisément les républicains français qui n'auront pas assez d’épithètes laudatives quand ils célébreront la victoire de Sadowa : l’intelligence philosophique, l’organisation moderne ont vaincu les donneurs d’eau bénite, les marchands de patenôtres. — (Georges Duveau, Sociologie de l'utopie et autres essais, ouvrage posthume, Presses Universitaires de France, 1961, partie 3, chapitre 3, § 5)
- (Chasse) Oiseau dont on se sert pour appeler et attirer les autres oiseaux.
- Bientôt passeraient les palombes : il fallait s’occuper des appeaux, leur crever les yeux. — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
-
carpeau
?- (Pêche) Petite carpe.
- Un Carpeau qui n'était encore que fretin Fut pris par un Pêcheur au bord d'une rivière. — (Jean de La Fontaine, Le petit Poisson et le Pêcheur,)
- Il parait qu'à Strasbourg on engraisse les carpeaux du Rhin, et on les fait grossir dans des réservoirs d’où on les tire pour les demandes du pays, et souvent de Paris. — (Maison rustique du XIXe siècle: encyclopédie d'agriculture pratique, volume 4, 1836, page 204)
- (Pêche) Variété de carpe que l’on pêche dans le Rhône et dans la Saône et qui est d’un goût fort délicat.
- Il y a, dans les rivières, des brochets (que l’on quenellise ici aussi), des carpeaux que l’on déguste farcis à la crème. — (R. J. Courtine, La cuisine des terroirs, La Manufacture, 1989, page 215)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.