Dictionnaire des rimes
Les rimes en : colineau
Que signifie "colineau" ?
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- (Ichtyologie) Jeune colin.
- 3 octobre 1940 – Il a l’air d’un contremaître endimanché. Faut-il que tu sois à jeune pour prendre ce colineau pour un homard ! — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 87)
Mots qui riment avec "o"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "colineau".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : o , os , ot , ôt , ots , ôts , au , aux , aut , auts , eau , eaux et ho .
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chenaux
?- Pluriel de chenal.
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basaux
?- Masculin pluriel de basal.
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boulot
?- Déverbal sans suffixe de boulotter (« mener un train de vie tranquille, sans surprise »), dérivé de bouler (« rouler »), avec le suffixe -oter, le sens de « travailler », a été concurrencé par le sens de boulotter (« manger ») et repris par le verbe boulonner → voir bosse et bosser pour un autre lien sémantique entre « rond » et « travail » ;
- La dérivation sémantique de bouleau (« bois difficile à travailler et qui donne beaucoup de travail aux menuisiers », d’où « travail pénible ») semble peu probable.
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calot
?- (Désuet) Petite calotte.
- Calot d’enfant de chœur.
- Coiffure des soldats, de forme allongée, sans bords.Calot des troupes coloniales
- Or j’eus comme voisin de lit un aumônier du genre fier et silencieux, qui s’équipait en musulman pour les tirailleurs marocains. Le croissant sur son calot était un beau sujet de plaisanterie. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 43)
- Un edelweiss séché glissa d’une des enveloppes de rhodoïd et M. Abel le replaça avec des gestes précautionneux sur la photo aux vilaines couleurs qui lui servait de support : sur un vague fond de mosquée, trois militaires en calot et treillis se tenaient par l’épaule. — (Alain Demouzon, Monsieur Abel, 1979, section Dimanche, 16 heures)
- Coiffure plate de drap portée par les étudiants, les conscrits, les anciens combattants, les membres de divers corps ou de diverses associations.
- L’adolescent se tenait debout, son calot à la main. Il avait l’air songeur, préoccupé : une ride lui sillonnait douloureusement le front. — (Francis Carco, Les Hommes en cage, Éditions Albin Michel, Paris, 1936, page 121)
- Coiffe féminine en forme de bonnet ou de toque.Petit calot noir.
- Sa petite silhouette de gargouille, coiffée jusqu’aux sourcils d’un de ces calots « à la mode ». — (Colette, La Vagabonde, 1910)
- (Argot) (Désuet) Teigneux.
- Callots sont ceux qui sont teigneux, véritables ou contrefaits.
- Daignez me recevoir au moins en qualité de monstre, de phénomène, de calot propre à faire amasser la foule. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Dédicace à Alexandre Dumas, 1854)
- (Nouvelle-Calédonie) (Familier) Testicule[3].
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barreau
?- Barre de bois ou de fer qui sert de clôture.
- La loge de l’héroïne, également, est intéressante à cet égard, puisqu'elle est constituée d'une roulotte-cage aux barreaux chamarrés. — (Le style de Max Ophuls, dans Analyse d'une œuvre: "Lola Montès", Max Ophuls, 1955, sous la direction de Julien Servois, éditions Vrin, 2011, page 78)
- J'en bande, j'en ai des bouffées. […]. Le Pierrot à côté doit être comme moi, la gueule entre les barreaux à frimer, gamberger un viol en levrette à la surprenante. — (Alphonse Boudard, La cerise, Éditions Plon, 1963)
- Un des bâtons qui servent à assembler et à maintenir les montants d’une chaise.
- En appuyant son pied sur le barreau de cette chaise, il l’a cassé.
- (Imprimerie) (Vieilli) Barre de fer terminée par un gros manche de bois qui servait à faire mouvoir la vis de la presse.
- (Numismatique) Barre d’un balancier.
- (Droit) Enceinte réservée où se mettent les avocats pour plaider.
- Le nom de barreau vient de la place réservée à l’avocat dans une salle d’audience lorsqu’il plaide. — (choisir un avocat)
- (Par extension) (Droit) Ordre ou corps des avocats.
- Les quelque 2500 avocats du barreau de Lyon, composé depuis 2008 en majorité de femmes, auront dû patienter jusqu'en janvier 2010 pour avoir, pour la première fois de leur histoire, une femme, Maître Myriam Picot, comme bâtonnière. — (Jean-Louis Debré, Ces femmes qui ont réveillé la France, éditions Fayard, 2013)
- L'Iranienne Nasrin Sotoudeh a été élue "membre d’honneur" du barreau de Paris mardi 12 mars. Une manière de soutenir cette avocate, qui vient d’être condamnée à Téhéran à trente-trois années de prison supplémentaires et 148 coups de fouet. — (Iran : le barreau de Paris soutient l'avocate Nasrin Sotoudeh et "ne la laissera pas tomber", site francetvinfo.fr, 13 mars 2019)
- (Droit) Profession même d’avocat.
- Depuis son entrée au barreau, madame X se consacre principalement à la protection de la vie privée.
- Te voilà stagiaire au barreau de Paris, et c’est la plus belle carrière du monde qui s’ouvre désormais devant toi. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, La Guêpe rouge), 1912, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 5, page 589)
- (Ichtyologie) Synonyme de bar commun (poisson).
- (Argot) (Sexualité) Érection.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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ammoniacaux
?- Masculin pluriel de ammoniacal.
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chorizo
?- Saucisse le plus souvent sèche fabriquée à partir de viande de porc ou d'un mélange de porc et de bœuf.
- Depuis ce temps, à la cour de Charles IV, les chorizos furent en honneur : le muletier fit sa fortune; toute la grandesse sentit l’ail par amour des chorizos, à ce qu’elle soutenait : par flatterie pour le roi, à ce que dit le peuple. — (Paul Lacroix, Le Gastronome : journal universel du goût / rédigé par une société d’hommes de bouche et d’hommes de lettres, Paris, 27 mars 1831, page 6)
- De ce premier repas espagnol, bien entendu, on s’en délectait d’avance : le chorizo, la paella valencienne, etc., et un grand coup de vin d’Espagne par-dessus, que fallait-il de plus pour de solides estomacs de montagnards ? — (Bernard Clos, « Bagnères de Bigorre » dans Revue pyrénéenne / Section du Sud-Ouest du Club alpin français et Ski-club bordelais, Bordeaux, Ski club bordelais, juin 1986, page 20)
- Il se saisit de trois rondelles de chorizo, les disposa sur un bout de pain, engloutit l’ensemble, puis se resservit un verre de vin. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, page 167)
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corbeaux
?- Pluriel de corbeau.
- J’aime l’épaisseur, l’humidité, le demi-jour d’une forêt vigoureuse; les chemins glissants qui se bronzent, les formes bizarres des fonges et des morilles, le ruisseau contournant la racine, les corbeaux qui bataillent sur la cime des chênes, l’impatience du pic-vert interrogeant une écorce vermoulue, et tous les cris indistincts qui éclatent dans la solitude. — (Octave Pirmez, Jours de solitude, Paris : J. Hetzel & Cie, Bruxelles : Veuve Parent & fils, Leipzig & Gand : Henry Merzbach, 1869, page 61)
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bordereaux
?- Pluriel de bordereau.
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anaux
?- Masculin pluriel d’anal.
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clos
?- Espace de terre cultivé et fermé de murs ou de haies, de fossés, etc.
- Un clos de vingt arpents.
- Un clos de vigne.
- (Spécialement) Parcelle plantée de vigne.
- Terroir de clos honorés jusque sur les tables royales, l’Orléanais se vantait de posséder sa propre « façon de barillerie » qu’on pouvait reconnaître de Jargeau à Beaugency. — (Gérard Boutet, La belle ouvrage, Éditions de Borée, 2003, page 151)
- (Rhône-Alpes) Terrain généralement clos consacré au jeu de boules, en principe attaché à un débit de boissons, ombragé et pourvu d’une buvette.
- Les joueurs éméritesFont, pour vider des pots,De fréquentes visitesAux tonnelles du clos.Quand le petit vin coule,Disent-ils finement,On lance mieux la boule,Incontestablement. — (J.-M. Percier, Les joueurs de boules, La Boule, Lyon, 5 juin 1898, page 3)
- Et puis dans un clos, on est mieux chez soi, entre amis, entre bons copains pour qui la partie de boules est, avant tout, une façon de se rencontrer et de passer quelques heures ensemble. — (M. Chaux, Notre sport - Les terrains de jeux, La France bouliste, 31 juillet 1931, page 1)
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adverbiaux
?- Masculin pluriel de adverbial.
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bourreaux
?- Pluriel de bourreau.
- Dans le grenier, on trouve que la punition est suffisante et les bourreaux descendent la victime, qui n’a rien de plus pressé que de se défaire de la corde malencontreuse et de courir en son logis pour se désenfieller. — (Édouard Bonnet, Les coudes sur la table, 1884, page 122)
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bocaux
?- Pluriel de bocal.
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architecturaux
?- Masculin pluriel de architectural.
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cacao
?- Graine du cacaoyer qui sert à la fabrication du chocolat.
- Je viens d’adresser quatre balles de Cacao à Rouen. — (Supplement au Dictionnaire œconomique contenant divers moyens d’augmenter son bien et conserver sa santé, volume 1, 1743, page 29)
- La Côte d’Ivoire a baissé de 36% le prix du cacao payé au producteur. — (Claire Fages, Cacao: les filières ébranlées par la chute des prix RFI le 3 avril 2017)
- (Par métonymie) Poudre soluble obtenue après torréfaction et broyage de l’amande des fèves de cacao fermentées produites par le cacaoyer, pressage et séparation de la graisse de cacao.
- Disposer une nouvelle couche de biscuits et de crème puis terminer en saupoudrant du cacao.— (Joséfa Lopez, « Astuce de chef italien : préparer un tiramisu léger », Le Monde le 12 mars 2017)
- Je me suis lié d'amitié avec un cracheur de feu. Je lui ai dit : je te donne cent balles, tu m'apprends à cracher le feu, il a pris les cent balles, il m'a appris. Il y a deux méthodes pour cracher le feu : le cacao très pur et le kerdane. J'ai appris au kerdane. C'est un mélange de pétrole, je crois, je n'ai jamais très bien su. — (Thomas Baumgartner , L'Oreille en coin, une radio dans la radio, Nouveau Monde éditions, 2013)
- Christophe Michalak — encore un pâtissier canon ! — conseille de saupoudrer le tiramisu de sucre glace avant de le recouvrir de cacao ; la couche de sucre va absorber l’humidité de la crème, laissant le cacao impec… — (France Mutuelle Magazine, n° 174, octobre-novembre-décembre 2022, page 54)
- Boisson cacaotée.
- Les cuisiniers avaient retrouvé intacts leurs appareils de chauffage sans feu et ils avaient préparé du cacao pour les officiers et de la soupe pour les hommes. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 261 de l’édition de 1921)
- Il mangea mollement sa biscotte-confiture – des gâteaux de l’autre année, pas trace ! – la trempant dans une étrange décoction, nommée infusion de coques de cacao. Même plus de thé dans cette boîte ! La petite fille à sa table n’était pas contente, parce qu’il était interdit de servir les coques de cacao aux enfants de moins de huit ans, et qu’elle en voulait ! — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 180)
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manteau
?- (Habillement) Vêtement de dessus qui prend depuis les épaules jusqu’au-dessous des genoux et sert à se garantir de la pluie et du froid.
- […] : puis il […] se coiffa d’un toquet de velours noir sans plume ni pierreries, s’enveloppa d’un manteau de couleur sombre, […]. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre II)
- Il jeta sur son lit son grand manteau réglementaire, moitié djellaba, moitié manteau de paysan andalou écussonné sur la poitrine aux armes de la Légion. — (Pierre MacOrlan, la Bandera, 1931)
- (En particulier) Vêtement de femme à manches qui se porte sur une robe.
- Suzanne, en minaudant, me parle d'un manteau de fourrure, véritable occasion pour cet hiver et qu'il ne faudrait pas laisser passer ! — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 230)
- Couverture placée sur le dos d’un cheval pour le protéger du froid et de la pluie.
- Ce manteau de cheval qui était une merveille mais dont on ne pouvait même pas supporter la vue par la chaleur qu’il faisait fut soigneusement plié et parfumé de thym et de lavande par Lavinia. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 269)
- Partie de la cheminée qui fait saillie dans la chambre, au-dessus de l’âtre, au-dessus du foyer.
- Quel plaisir, le soir, de feuilleter sous le manteau de la cheminée flambante et parfumée d’une bourrée de genièvre, les preux et les moines des chroniques […] — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Une relique, sans doute sauvée du pillage de l’abbaye de Chelles, ornait le manteau de la cheminée. — (Honoré de Balzac, Un épisode sous la Terreur, 1831)
- (Art) Partie d’un artéfact qui recouvre ou enveloppe une autre partie.
- La balle est constituée de la façon suivante: Le manteau contient du plomb dans la pointe et dans la base de la balle. — (Rodolphe Archibald Reiss, Comment les Austro-Hongrois ont fait la guerre en Serbie, 1915)
- (Sens figuré) — La raison d'État n'est le plus souvent qu'un manteau commode pour couvrir l'ignorance, la bêtise ou la scélératesse d'une oligarchie... — (Maurice Paléologue, Journal de l'Affaire Dreyfus 1894-1899 : L'affaire Dreyfus et le Quai d'Orsay, Paris : Librairie Plon, 1955, page 91)
- Ce qui recouvre quelque chose.
- Dans ces régions de massifs anciens, à faible manteau détritique, les nappes phréatiques sont généralement peu importantes et limitées au seul talweg. — (Eaux et climats : mélanges géographiques offerts en hommage à Charles-Pierre Péguy, édité par Pierre Pagney, CNRS (E.R. 30 de Grenoble), 1981, page 146)
- (Géologie) Couche géologique terrestre située entre la croute et le noyau, d’une épaisseur moyenne de 3000 kilomètres.
- Les croûtes, continentale et océanique, sont riches en silicium, en oxygène et en aluminium. Le manteau est le domaine du silicium, de l’oxygène et du magnésium. Enfin, le noyau est presque uniquement formé de fer et de nickel. — (Dars, René. « Les matériaux qui constituent la Terre », René Dars éd., La géologie. Presses Universitaires de France, 2005, pp. 27-41.)
- L’ensemble de ces matériaux s’est structuré selon un noyau (de fer et de nickel, éléments lourds) et un manteau (d’éléments plus légers), d’où se sont échappés des éléments volatiles. — (Frances Westall, La Terre avant la vie, Pour la Science, 1er juillet 2008)
- Mais d’où viennent ces quantités extraordinaires de fer ? La source la plus considérable est le manteau terrestre, où les péridotites sont justement formées de minéraux ferro-magnésiens comme les olivines et les pyroxènes. — (Cyrille Delangle, Le fer rubané, Centre de Géologie Terrae Genesis, février 2016)
- (Héraldique) La fourrure herminée sur laquelle est posé l’écu.
- (Zoologie) Le dos quand sa couleur du plumage d’un oiseau ou du pelage d’un animal diffère du celle du reste du corps. → voir mantelure
- Un bruant à manteau gris.
- (Zoologie) Une enveloppe de peau des mollusques qui abrite les autres organes et sécrète la coquille chez les espèces qui en sont pourvues.
- L’eau nécessaire à la respiration pénètre par l’une des ouvertures, est chassée par l’autre, grâce aux contractions du manteau, et, sortant avec rapidité, refoule pour ainsi dire en sens contraire l’animal, qui nage seulement à l’aide des mouvemens respiratoires. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856, page 509)
- (Zoologie) Espèce d’huître.
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aequo
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de aequare.
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alto
?- (Musique) Dans la musique vocale, voix correspondant à la voix féminine la plus grave.
- En l'espace de quelques années, il fit évacuer tous les falsettistes restants pour les remplacer par des castrats sopranos, les parties d’alto demeurant encore assez longtemps confiées à des faussets. — (Patrick Barbier, Histoire des Castrats, Grasset , 1989, page 17)
- (Musique) Ellipse pour violon alto.
- Jouer de l’alto.
- J’essayai donc pour plaire à l’illustre virtuose d’écrire un solo d’alto, mais un solo combiné avec l’orchestre de manière à ne rien enlever de son action à la masse instrumentale, bien certain que Paganini, par son incomparable puissance d’exécution, saurait toujours conserver à l’alto le rôle principal. — (Hector Berlioz, Mémoires, 1870)
- (Musique) (Familier) Dans un orchestre de jazz, ellipse pour saxophone alto.
- Charlie Parker jouait de l'alto.
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curaçao
?- Liqueur préparée avec de l’eau-de-vie, de l’écorce d’oranges amères (ou bigarade) et du sucre.
- Elle alla chercher dans l’armoire une bouteille de curaçao, atteignit deux petits verres, emplit l’un jusqu’au bord, versa à peine dans l’autre, et après avoir trinqué, le porta à sa bouche. — (Gustave Flaubert, Madame Bovary, 1857, édition de Nelson Éditeurs (1952), page 36)
- Mistingue, lui versant un plein verre de curaçao.– Avale-moi ça… c’est un velours.Lenglumé, vidant le verre d’un trait.– Mais c’est du curaçao !Mistingue.– De Hollande !Lenglumé.– C’est doux… ah ! ça fait du bien !Mistingue.– Ça donne du ton. — (Eugène Labiche, L’affaire de la rue de Lourcine, 1857, Scène 10)
- Un beau jour, je trouvai la champagne trop fine et le curaçao trop sec. Il était bien temps. La liquidation fut désastreuse. — (Alphonse Allais, Pas pressé, in Œuvres posthumes, novembre 1887, Éditions Robert Laffont, collection Bouquins, 1990, page 150)
- Les enfants, des fillettes rondes avec des joues roses et de grands yeux riants, candides, viendraient embrasser les parents au dessert. On leur donnerait un morceau de sucre trempé dans le café ou dans le petit verre de curaçao de Hollande ; elles riraient avec une franche voix éclatante et pourtant auraient l’air un peu honteux en posant le morceau de sucre entre leurs lèvres rouges ! Comme on serait heureux d’être heureux ! — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- (Vieilli) Orange amère de l’île de Curaçao.
- Couleur.
- Il faut voir cela par une belle matinée d’hiver ou d’été, sous le ciel rose en été et « curaçao » en temps de frimas, qui est celui des Pays-Bas, ou encore au crépuscule d’été, dans le déliement d’une journée chaude. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, page 461)
- navaux
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naseau
?- Chacune des deux ouvertures du nez par lesquelles l’animal respire et flaire. Il se dit surtout des narines du cheval.
- […] les Housards et les Hongrois leur fendent les naseaux, dans la vue, dit-on, de leur donner plus d'haleine, et aussi pour les empêcher de hennir à la guerre ; on prétend que les chevaux auxquels on a fendu les naseaux ne peuvent plus hennir : je n'ai pas été à portée de vérifier ce fait, mais il me semble qu'ils doivent seulement hennir plus faiblement […]. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 539.)
- Il chancelait sur ses longues jambes faibles, et les mouches bourdonnaient autour de ses naseaux blancs, humides encore du lait de sa mère. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, page 173, 2012)
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museau
?- Partie de la tête de certains animaux, qui comprend la gueule et le nez (surtout lorsque cette partie est pointue).
- Contre sa jambe trottinait son chien « Lirot », un fort mâtin à museau aigu, à poil d’hyène, hérissé de piquants noirs de l’échine au panache. — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, 1910, chapitre 2)
- Museau de brochet, de requin.
- (Familier) Visage en parlant des personnes, mais seulement par mépris ou par plaisanterie.
- – Non, je ne l'ai pas vu. Personne ne le voit. Depuis qu'il s'est amené dans le pays et qu'il s'est installé là-haut, il n'a pas montré son museau une seule fois. — (Henri Bosco, L’Âne Culotte, 1937)
- Quand je vois maintenant passer une poutrôneQui se teint la tignasse et se peint le museau,C’est à courir piquer sa tête dans le RhônePour se désemplâtrer et se rincer la peau. — (Joanny Gonindard, Au gré du vent, 2016)
- (Ironique) (Populaire) Homme qui fait l’agréable.
- Voilà encore un beau museau, un plaisant museau.
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anticlinaux
?- Masculin pluriel de anticlinal.
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bigot
?- du vieil anglais by God (« par Dieu »)[1] ; les jurons sont parfois substantivé pour décrire ceux qui les profèrent → voir goddam. Contre cet étymon, le fait que bi godd n’est attesté en moyen anglais qu’au XIIIe siècle.
- Apparenté[2] à l’italien sbigottire (« sidérer »).
- Apparenté[2] à l’espagnol bigote (« moustache »), à bigoudi. Voir l’italien bacchettone (« bigot »).
- Avec changement de suffixe, il pourrait être apparenté à bégard (« membre d'une secte chrétienne du XIIIe siècle qui refusait l'autorité de l'aristocratie et du clergé ») et béguin (« franciscain qui s’opposa, durant le Moyen Âge, à l’Église ») ; voir begart pour l’étymon et bigardie (« hypocrisie ») pour la forme en biɡ-.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.